Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
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 LA Maison Gaveau

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Libellule

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MessageSujet: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 00:23





L'autre jour je me promenais dans le quartier des Gaveau (je dis cela après avoir vu le nom des rues et les nombreuses références à cette famille autour de l'ancienne usine) de Fontenay sous Bois.

Cela me plairait bien que nous échangions sur ce sujet.

A part les photos ci-dessus, je n'ai pas d'éléments probants sur l'incendie lui-même à ce stade de mes recherches... sinon ce qui les accompagne

Date : 03/1908
Un violent incendie, dont les flammes ont éclairé pendant deux heures toute la banlieue Est de Paris, a éclaté rue Castel et rue Pasteur, à Fontenay-sous-Bois....

========================================

Et comme il faut toujours une entame à un sujet je vous propose de découvrir ce texte pour ceux qui ne le connaitraient pas.

Paru dans "1914-1918 L'aéronautique pendant la Guerre Mondiale". Maurice de Brunoff. 1919

ÉTABLISSEMENTS GAVEAU
Société anonyme au Capital de 3.000.000 de francs, entièrement versés
MANUFACTURE DE PIANOS FONDEE PAR J.-G. GAVEAU EN 1847 ÉTIENNE GAVEAU, ADMINISTRATEUR-DIRECTEUR
SIÈGE SOCIAL : 45 ET 47, RUE LA BOÉTIE, PARIS - USINE MODÈLE A FONTENAY-SOUS-BOIS

La Maison GAVEAU a été fondée à Paris en 1847 par M. Joseph Gaveau qui, pendant quarante-six années d'un labeur assidu, parvint à réaliser d'importants progrès dans l'art de la fabrication du piano. Ses traditions de travail et de probité commerciale furent fidèlement poursuivies par son fils, M. Étienne Gaveau, qui, depuis plus de vingt-cinq ans, assume la direction de la Maison et s'applique à doter les pianos qui portent son nom de tous les perfectionnements de la facture moderne.

En 1907, le siège social fut installé dans l'immeuble qu'il occupe aujourd'hui, 45 et 47, rue La Boétie, au cœur du quartier le plus élégant et le plus riche de Paris. Cette vaste construction à sept étages commencée en 1906 contient non seulement les services administratifs, les magasins de vente et les ateliers de révision, mais encore deux salles de concerts où se donnent les séances des plus importantes Sociétés musicales telles que les Concerts Lamoureux, les Concerts Colonne, la Société Philharmonique, la Société Bach, etc.

L'usine, située depuis 1898 à Fontenay-sous-Bois (Seine),occupe un quadrilatère de plus de 17 000 mètres carrés; les ateliers proprement dits représentent une superficie de 11 000 mètres carrés. Une commutatrice et un groupe électrogène distribuent le courant aux machines-outils. Deux chaudières assurent le chauffage général. Il n'existe pas de feux nus. A la veille de la guerre, les machines-outils de la scierie débitaient en douze mois 2 000 arbres de toutes essences et travaillaient au total plus de 6000 mètres cubes de pièces de bois constituant les diverses parties du piano. La consommation annuelle atteignait 48000 mètres carrés de placage, 3.000.000 de mètres linéaires de fil d'acier, 250000 kilos de fonte spéciale, 1.250.000 vis et 600.000 chevilles. La production moyenne s'élevait à 10 pianos par jour.

Désireux de contribuer de façon directe à la Défense nationale, les Usines Gaveau ont consacré depuis 1916, une part importante de leur activité à la fabrication de pièces pour l'aviation. L'outillage dont sont dotées ces usines et la présence parmi les ouvriers d'une main-d'œuvre spécialement exercée au travail du bois les ont mises à même de fournir en grandes quantités, durant la guerre, les plans supérieurs, les stabilisateurs, les empennages, les gouvernails, les dérives, bref, tout ce qui constitue les voilures de rechange des avions types Spad VII et XIII pour les armées française et américaine.


j'ajoute par ailleurs ce lien, au copyright non autorisé
http://auclavier-bientempere.fr/histoire-piano-gaveau.htm

Ce pdf accompagnant une exposition qui s'est tenue au palais Lascaris l'année dernière et que j'avais eu l'occasion de visiter
http://www.sebastienerard.org/docs/LascarisInventaireGEP.pdf

Et ce lien vers un didactibook partiel
http://www.didactibook.com/extract/show/75729

dont voici la copie de l'intro aune foi spassée la table des matières

AVANT-PROPOS
La musique française, le piano français, choses « qui datent » ? Certes, ils ne datent pas d’hier mais d’avant-hier. Et avant-hier on avait fait aussi de belles choses en France que l’on peut aimer sans pour autant être chauvin ou encore nationaliste car on apprécie sans réserve les merveilles venues d’ailleurs.

Mais le propos de cette étude est l’histoire d’une grande marque de pianos, de pianos français, justement, qui s’est déroulée au cours de sa dernière partie de son existence dans un climat musical étrange où le rejet du passé, de l’héritage musical français allait en croissant pour finir par tout balayer en peu de temps. Ainsi peut-on constater sur une très courte période la disparition du son français des orchestres ; du chant français, de la diction française, du style français et des chanteurs français de
l’opéra ; de la technique française du toucher pianistique et du son du piano français des salles de concert ; et, pire encore, le répertoire français est devenu quasi-inexistant dans des salles de concert et des théâtres lyriques, pour être remplacé par un tout venant de loin.

Ira-t-on chercher pour retrouver une certaine identité musicale propre, maintenant que le premier élan du rejet est passé? Des habitudes ont été prises, l’oreille n’y est plus réceptive, l’esprit est ailleurs et, surtout, ce n’est plus à la mode, c’est du passé, c’est dépassé, « ça date ».

En faisant les recherches sur l’histoire de la Maison Gaveau en particulier, nous avons été confronté rudement à cette liquidation de l’héritage musical français en France et le naufrage de Gaveau y avait naturellement sa place.

Dès lors une présentation de quelques éléments concernant cette liquidation nous a paru nécessaire pour tracer l’environnement culturel dans lequel évoluait la Maison Gaveau et ceci s’ajoute aux données recueillies sur son histoire et sur les développements de ses instruments.

INTRODUCTION

Fondée à Paris en 1847 par Joseph Gaveau (1824- 1903) la Maison Gaveau était une des trois grandes marques françaises de piano – avec la Maison Erard (fondée en 1780) et la Maison Pleyel (fondée en 1807) - qui ont dominé la vie musicale française jusqu’au milieu du 20e siècle. Elle était arrivée la dernière, elle a pris son envol à partir du début du 20e siècle et c’est avec elle que la grande tradition nationale de piano a pris fin, un peu plus de cent vingt ans plus tard.

A l’époque de la fondation de la Maison Gaveau, les grandes inventions qui ont façonné l’instrument ont été déjà accomplies. En effet, c’est dans les années 1820 que furent déposés les brevets les plus importants qui ont déterminé la structure de l’instrument moderne.

Ainsi le principe du mécanisme utilisé actuellement dit «à double échappement » fut breveté par Erard à la fin de l’année 1821 à Londres et en début 1822 à Paris. Ensuite venait en 1825 le brevet du cadre métallique coulé d’une seule pièce déposé par Babcock à Boston aux Etats-Unis.

Pape est l’inventeur d’un élément essentiel du piano moderne : les marteaux recouverts de feutre au lieu de cuir comme auparavant et le brevet fut déposé en 1826 à Paris. Le croisement des cordes des pianos actuels était une idée déjà fort ancienne. Le piano à ses origines -appelé pianoforte pour avoir la possibilité de jouer doucement ou fort contrairement au clavecin - avait comme ce dernier, dont il avait hérité le dispositif harmonique (mais non pas la mécanique !), des cordes
disposées parallèlement les unes aux autres.

L’idée de faire passer les cordes des graves par dessus du médium pour leur donner un peu plus de longueur (et donc un peu
plus de volume sonore) était appliquée dans des petits pianos carrés déjà tout au début du 19e siècle : on la trouve dans des pianos à bon marché qui étaient un peu méprisés pour leur sonorité alors considérée comme pauvre.

Le brevet fut déposé par Pape en 1828, également à Paris, cette fois-ci pour son application dans des petits pianos droits.

Une trentaine d’années plus tard, en 1859, Steinway allait breveter aux Etats-Unis l’idée d’une combinaison du cadre métallique coulé d’une seule pièce et du croisement des cordes destinée maintenant au grand piano à queue de concert et on l’a appelée la
« nouvelle technologie ». Elle allait concurrencer l’ancienne méthode des cordes parallèles soutenues par un cadre composite que l’on pourrait alors appeler la « technologie classique ».

La « nouvelle technologie » allait s’imposer et déterminer l’avenir du piano et profondément modifier la sonorité de l’instrument, la technique d’exécution ainsi que l’interprétation pianistique.

La Maison Gaveau n’était donc pas pionnière dans le développement du piano comme l’étaient ses aînés Erard et Pleyel ; elle appartenait à cette deuxième vague de grands facteurs de pianos qui se sont installés à la seconde moitié du 19e siècle pendant laquelle l’industrialisation prenait le pas sur l’artisanat.

Outre le chef de file de la « nouvelle technologie », Steinway, cette vague comportait des facteurs très importants tels que Bechstein et Blüthner en Allemagne (par un curieux trait du hasard, ces trois sociétés ont été fondées en 1853). Les deux facteurs allemands ont adopté assez rapidement cette «nouvelle technologie » de Steinway et ensemble ils en ont fait une promotion d’une telle force et efficacité que la « technologie classique » (surtout défendue par Erard en France, par la firme
Broadwood [fondée en 1769] en Grande-Bretagne et par la firme Chickering [fondée en 1823] aux Etats-Unis) était
progressivement poussée dans une situation d’infériorité qui a fini par l’éliminer totalement.

Les deux technologies ont leurs points forts et leurs faiblesses. La « nouvelle technologie» donne aux instruments une solidité exceptionnelle qui permet une tension des cordes extrême donnant une puissance sonore inégalée mais au détriment des harmoniques, du timbre. Avec sa sonorité homogène et immédiatement jolie, plus percutante mais moins personnelle, le piano moderne est aussi plus passe-partout que l’instrument classique : il peut servir (et il sert) pour exécuter la musique de Bach
jusqu’au Jazz.

La sonorité produite par les instruments construits selon la « technologie classique », même dans son état le plus évolué, a des qualités plus variées : elle est plus riche en harmoniques, plus chantante, plus délicate mais ayant besoin d’une technique pianistique plus complexe pour faire ressortir toutes ses possibilités. Ceci va avec des performances de puissance sonore à peu près semblables à celles de la « nouvelle technologie » tout au moins au stade de son développement à cette époque.

On peut constater pour les deux catégories des dimensions accrues, une grande solidité, une puissance sonore fortement augmentée (mais, en ce qui concerne les pianos fabriqués selon la « technologie classique », sans doute insuffisante pour les salles surdimensionnées et les orchestres hypersonores de notre époque, auxquels la « nouvelle technologie » s’est naturellement adaptée).

Précisons que la Maison Erard, un des défenseurs acharnés de cette « technologie classique », a construit dès 1850 des grands pianos à queue de concert ayant un cadre composite complet, solide mais assez léger, portés à l’étendu de 90 notes (au lieu de 88 notes adoptées habituellement) et à la longueur de 2m60 (au lieu de 2m40 auparavant) mais, bien sûr, toujours à cordes parallèles.

Ces pianos à queue de concert ont été qualifiés comme les plus accomplis jamais construits (1). Il faut comprendre par là qu’il s’agit d’un piano équilibré, avec des basses très présentes et sonores (mais qui ne dominent pas comme dans des pianos modernes), un médium ayant des timbres très variés où il est possible de faire des mélanges sonores infinis, et dont l’aigu est une peu court mais scintillant qui complète bien les harmonies de l’instrument qui a conservé ce halo moiré des anciens pianofortes.

Il est donc permis d’admettre que les pianos construits selon la «technologie classique » après 1850, instruments solides, ayant une étendue et une puissance sonores augmentée, et que l’on pourrait appeler des « pianos classiques» pour les différencier des
pianofortes, plus délicats et fragiles, sont tout de même plus proches des instruments du temps des compositeurs dits « classiques » et « romantiques» que les pianos modernes.

Les cordes parallèles ont gardé par ailleurs la préférence de certains compositeurs jusqu’à la première moitié du 20e siècle, notamment, de Gabriel Fauré qui a gardé son quart de queue Erard à Maurice Ravel qui est resté fidèle à son demi-queue Erard jusqu’à sa disparition en 1937.

A l’heure actuelle quelques adeptes rares existent toujours et qui vont revivre ces « pianos classiques » de façon très marginale en concert et quelques fois aux disques.

La Maison Gaveau était en fait peu concernée par ces rivalités entre la «technologie classique » et la « nouvelle technologie ». Au départ elle aurait suivi la grande et prestigieuse Maison Erard en adoptant les cordes parallèles. Mais malheureusement peu de documents peuvent attester avec précision de l’évolution des pianos de cette marque pendant les premières décennies qui
suivent sa fondation : les registres de fabrication antérieurs à l’année 1908 ont disparu probablement dans l’incendie
qui a ravagé l’usine de Fontenay-sous-Bois en banlieue- Est parisienne le 12 mars 1908.

Il nous reste les brevets détenus à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI). Ceux qui datent de 1880 et de 1883 donnent en exemple des figures qui montrent les pianos droits à cordes parallèles obliques. Le passage aux cordes croisées
se situerait aux alentours de l’année 1890. Le catalogue de 1899 montre une quasi-totale conversion à la « nouvelle
technologie ».

L’ascension de la Maison Gaveau est assez lente, ce que démontrent les récompenses successives aux Expositions Universelles de Paris : la médaille de Bronze à celle de 1855, Argent en 1867 et la médaille d’Or en 1878 et en 1889, Gaveau était hors concours à l’Exposition Universelle de 1900. Il n’y a pas eu de concerts de présentation avec les instruments de Gaveau
pendant les Expositions Universelles comme c’était le cas avec les marques prestigieuses Erard et Pleyel ou encore
avec ceux des firmes alors fort connues telles que celle de Henri Herz ou Mangeot, ce qui indique que Gaveau n’était
pas encore dans la cour des grands à la fin du 19e siècle.

Il est à noter que les succès obtenus par Steinway et Bechstein furent immédiats. En effet, les grands virtuoses comme Paderewski et Anton Rubinstein ont soutenu Steinway dès le départ et c’est sur un piano de concert de Bechstein qu’a été créée la sonate de Franz Liszt à Berlin en 1857 (donc 4 ans après la création de la firme et cet instrument était encore équipé de cordes
parallèles). On a affirmé que Gaveau aurait pris les instruments de Bechstein comme modèle pour concevoir ses pianos modernes (et Pleyel se serait tourné vers Steinway) (2).

Le vrai démarrage des pianos de concert Gaveau se situe en 1903 où pour la première fois un instrument de cette marque sonne lors d’un concert avec l’Orchestre Lamoureux: le fait a été signalé par «La Revue Musicale » du 15 juillet 1903. A cette époque les pianos à queue de cette firme étaient tous équipés de cordes croisées et de cadre en fonte ; pour certains modèles de
pianos droits, on pouvait encore choisir entre cordes croisées et cordes parallèles et ces dernières étaient parfois tendues sur un cadre en fonte (cf. tarif 1899).

L’ouverture de la Salle Gaveau en 1907 a confirmé et amplifié le succès de la marque. Elle était la première vraie salle de concert à Paris qui peut contenir 1000 auditeurs et elle prenait tout de suite une place centrale dans la vie musicale parisienne. On y jouait naturellement sur des pianos de concert Gaveau mais dans de rares cas les pianistes y introduisaient d’autres marques – on peut trouver dans les annales de cette époque quelques Erard ou Pleyel pour les français et un rarissime Steinway pour un pianiste étranger. Dans ce cas il fallait alors louer l’instrument ce qui pouvait être très onéreux et donc dissuasif (3). Alfred Cortot, par exemple, y jouait sur Pleyel mais Arthur Rubinstein, encore en début de carrière, devait accepter (à contrecoeur) le Gaveau maison (4).

Il est donc intéressant de noter que les pianos de la Maison Gaveau ne faisaient pas l’unanimité, ils avaient leurs supporteurs mais également des adversaires farouches. Le fait que la marque avait été fondée plus tardivement qu’Erard et Pleyel – qui avaient développé chacune une personnalité sonore très marquée, fortement liée aux compositeurs et pianistes du passé – la sonorité des pianos Gaveau paraissait à cette époque un peu impersonnelle (4).

On a rapporté que Clara Haskil avait refusé aux années 1920 l’offre très attractive de la Maison.


Dernière édition par Libellule le Jeu 30 Mai 2013, 04:11, édité 2 fois
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matmut

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 04:03

Joli sujet qui nous montre la lente déconfiture de l'industrie française. Au 19 et 20e siècle la France a possédé trois fabricants de pianos de renommée mondiale et aujourd'hui plus un seul piano n'est fabriqué sur notre territoire mais en majorité en Asie. Comment ces marques avec un tel savoir faire ont elles pu disparaitre? Qu'en sera-t-il au siècle prochain de notre aéronautique? Sommes nous condamnés à un prochain retour à une nation agricole?
Toujours est il que si l'on connait la salle Pleyel à Paris, la rue Erard dans le 11ème arrondissement, Fontenay semble avoir complètement occulté Gaveau.
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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 04:40

J'avais souvenir de pianos Klein dont le propriétaire demeurait rue Désiré Richebois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 04:42

matmut a écrit:
Joli sujet qui nous montre la lente déconfiture de l'industrie française. Au 19 et 20e siècle la France a possédé trois fabricants de pianos de renommée mondiale et aujourd'hui plus un seul piano n'est fabriqué sur notre territoire mais en majorité en Asie. Comment ces marques avec un tel savoir faire ont elles pu disparaitre? Qu'en sera-t-il au siècle prochain de notre aéronautique? Sommes nous condamnés à un prochain retour à une nation agricole?
Toujours est il que si l'on connait la salle Pleyel à Paris, la rue Erard dans le 11ème arrondissement, Fontenay semble avoir complètement occulté Gaveau.

Et si on parlait appareils photographiques ? caméras cinématographiques ? postes de télévision ? cyclomoteurs ? motocyclettes ? ...
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papy Mougeot



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 05:03

et les pianos KLEIN à Montreuil sous bois ... l'usine fermée ayant été reconvertie en foyer d'accueil recevant principalement des Maliens.
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Libellule

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 05:40

Je m'aperçois avoir sauté une phrase et un lien dans ma présentation, à propos du nom des rues adjacentes à l'usine. Respectivement les rues Yvonne. Pauline et Thérèse...
Je vous laisse découvrir...
http://fr.topic-topos.com/maisons-ouvrieres-fontenay-sous-bois


Et comme je vois qu'il y a un intérêt sur les marques françaises, je mets cette remarquable frise documentaire.
http://home.scarlet.be/lieveverbeeck/pianos_francais_1830_1849.htm
Sachant que l'on peut se balader dans le temps ... Et dans les marques et brevets

Par exemple vers 1893 1897 avec ce texte à rapprocher du lien précédent...

(Large extrait. Mais pas tout...)

La maison Gaveau possède une superbe usine modèle à vapeur à Fontenày-spus-Bois, près Paris, comprenant : chantiers, hangars, séchoirs, où sont réunies toutes les essences de bois secs qu'un outillage perfectionné transformera au fur et à mesure en pianos auxquels, dans de vastes et nombreux ateliers, travaillent plus de 400 ouvriers, spécialistes de toutes les parties de l'instrument. C'est une telle organisation qui permet de fabriquer annuellement plus dé ï,8oo pianos de toutes sortes. Attenant à cette nouvelle usine est une cité ouvrière qui fait l'admiration de tous ses visiteurs. En 1867, afin d'améliorer, autant que possible, la condition de son personnel, M. J. Gaveau a institué une Société de secours mutuels entre les ouvriers de son usine, assurant à tous, en cas de maladie, les soins du médecin et les médicaments à titre gratuit. Il s'agit donc bien là d'une de nos grandes industries nationales et nous sommes heureux, dans ce journal dévoué à toutes les bonnes causes, d'apporter notre tribut d'admiration à cette maison. Elle est de celles qui font la gloire du pays. Les pianos Gaveau connus et dispersés par le monde entier servent, eux aussi, à faire, au loin, triompher la suprématie du travail national et de l'industrie

Paris

47-49, rue Servan (1885)(arr.11)

32-34, rue Blanche (1900)(arr.9)

76- 78, rue, Marcel et Jacques Gaucher, Fontenay- sous-Bois (*1913)(Fabrique)

21.000 (vers 1890)

1500 unités par an (vers 1890)

2000 unités par an (vers 1896)

Fondation en 1847 (Voyez le début)

Retraite de Joseph GAVEAU, le fondateur des pianos GAVEAU en 1893. En puis, ses fils qui sont au nombre de 6 : Edme, Paul, Augustin, Eugène, Etienne et Gabriel constituent la Société GAVEAU Frères. Très rapidement, Edme, Paul et Augustin se retirent de l'affaire.

GAVEAU Frères (1894)

En 1894, Joseph Gabriel GAVEAU, le père, a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (18)

7 novembre 1895 : "Paris. — Modification.,—Société GAVEAU ircres,pianos, 47 et 49, Servan. — La société devient en commandite à l'égard de M. Edme Gaveau. — 7 nov. 95.. —D. " Archives commerciales de la France. 07/12/1895, p. 1522

19 juin 1896 : "Paris. — Modification.—Société GAVEAU frères, facteurs de pianos; 47 et 49, Servan. — Cession par M. Marie-Joseph Emmanuel Gaveau à ses co-associés de tous ses " droits dans la société." Archives commerciales de la France. 24/06/1896, p. 790

31 décembre 1897 : "Paris. — Modifications des statuts. — Société GAVEAU frères, facteurs de pianos, 47 et 49, Servan. —Cession par MM. Paul et Edme Gaveau à leurs co-associés de tous leurs droits dans la société. —31 déc. 96 et 19-janv. 97." Archives commerciales de la France. 03/02/1897, p. 134

"L'excellente maison de pianos Gaveau quitte les lointains quartiers de la rue Servan et vient s'installer 32 et 34, rue Blanche, dans un superbe hôtel dont elle a fait l'acquisition, et qui est aménagé avec un confort et une élégance remarquables. Il est question d'y joindre une salle de concert. " Le Ménestrel, 30/10/1898, p. 352

"A L'HOTEL GAVEAU - Rappelons que la maison Gaveau vient de transférer son siège social 32 et 34, rue Blanche. Ceux de nos lecteurs et il s'en trouve beaucoup appartenant aux relations et à la clientèle de la célèbre Maison qui désireraient voir les magasins et les pianos qui y sont exposés, peuvent se rendre à l'Hôtel Gaveau; ils y recevront l'accueil le plus aimable et le plus empresse." Le Figaro, 27/11/1898, p. 3

8 novembre 1905 : "Paris.— Formation. —Société anonyme dite Société IMMOBILIÈRE GAVEAU, 32 et 34. Blanche. - 35 ans. —1,500,000 fr. — 8 nov. 1905." Archives commerciales de la France. 15/11/1905, p. 1435

13/03/1908: Incendie (lisez l'article plus bas)

22 avril 1908 : "Paris. — modifications aux statuts Soc. GAVEAU frères, facteurs de pianos, 32, 34, Blanche. — Transfert du siège 45, 47, La Boétie. " Archives commerciales de la France. 22/04/1908, p. 518 - ca. veut dire qu'Eugène GAVEAU n'était plus un associé, après l'incendie.

1 avril 1910 : "Paris.— Dissolution — 1 avril 1910 — Soc. GAVEAU frères, fab. de pianos, 45 et 47, r. Boétie. — L. M. Navarre, 3, Mogador — Jug. du 4 avril 1910 — A. P. " Archives commerciales de la France. 24/12/1910, p. 1955

11 février 1911 : "Vendeur : Gaveau Frères (soc.) - Acquéreur : Soc. français de pianos -Domicile élu pour les oppositions: Navarre, 3, Mogador - entrée en jouissance : de suite -Fonds vendu : Facteur de pianos et loc. de salle de concert, 45 et 47, La Boétie et usine à Fontenay-sous-Bois" Archives commerciales de la France. 11/02/1911, p. 186

17 mars 1911 : "Paris- Modifications aux statuts — Soc. des ETABLISSEMENTS GAVEAU, 45 et 47, La Boétie —17 mars1911 — L. " Archives commerciales de la France. 12/04/1911, p. 486

GAVEAU Ainés (1911), voyez 1911

INCENDIE

1908 - "L'incendie de fontenay-sous-bois -2,000 pianos brûlés Un immense incendie, dont les flammes ont éclairé pendant deux heures toute la banlieue est de Paris, a éclaté hier soir, à neuf heures, rue Castel et rue Pasteur, à Fontenay-sous-Eois, dans l'usine de pianos de MM. Gaveau frères, qui occupe une étendue d'un hectare. A huit heures vingt, les gardiens de nuit avaient fait leur ronde habituelle, le départ des ouvriers, et ils n'avaient rien j'ai remarqué d'anormal, quand tout à coup le jfeu a éclaté dans le magasin central, où l'on fabrique boiserie des instruments. Le concierge donna aussitôt l'alarme, mais avant l'arrivée des pompiprs, les trois étages de l'immeuble étaient en feu. [...] Grâce ù la présence d'esprit et au courage des pompiers de Fontenay et de Vincennes, accourus les premiers sur le théâtre de l'incendie, une véritable catastrophe fut évitée. Ils retirèrent temps des caves une quantité considérable de vernis et d'esèencès qui eussent fait explosion.Ce n'est qu'à une heure du matin qu'on a été maitre du feu. Un seul bâtiment de l'usine Gaveau a pu être préservé. Les magasins et les 2,000 pianos qu'ils contenaient sont détruits. La comptabilité a pu être sauvée. Cette usine, qui avait été construite il y a trois ans, avait été surélevée l'année dernière. Elle occupait 350 ouvriers, qui vont se trouver momentanément sans travail. On n'a eu u déplorer aucun accident de personnes. Seul, un pompier de Fontenay a été légèrement blessé aux mains. Les dégâts matériels couverts par plusieurs assurances, s'élèvent à près de deux millions. L'enquête ouverte par ..... Voir le lien.... Na!

Médaille de bronze, 1855 /Médaille d'argent, présente un piano droit dont une partie de bois de la caisse est remplacée par des glaces sans tain pour permettre d'étudier les détails intérieurs d'un mécanisme particulier), 1867 / Liste des exposants, Lyon, 1872 /Médaille d'or pour un système de barrage équilibré dans les pianos droits, 1878 /Diplôme d'honneur Amsterdam, 1883 /Diplôme d'honneur Anvers, 1885 / Médaille d'or, 1889 /Hors Concours Lyon, 1893 /Liste des exposants Chicago, 1893 / Liste des exposants Anvers, 1894 / Hors concours Amsterdam, 1895 / Hors concours, 1900 / Liste des exposants Hanoi, 1902 /Exposition internationale des Arts Décoratifs et Industriels Modernes : Grand Prix, 1925
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Libellule

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 18:41

Épilogue provisoire trouvé toujours sur le site scarlet.be

Gaveau organise une réunion avec PLEYEL et ERARD en 1960 et fermeture déjà en 1964. GAVEAU produit par Pianofortefabriek Wilhelm Schimmel (1864-): en 1972, Schimmel récupère la marque commerciale et produit des pianos PLEYEL-GAVEAU-ERARD sous licence "Schimmel à Braunsweig". Des pianos de PLEYEL et de GAVEAU ont été faits par Schimmel à partir de 1971 à 1994.


et pour ce qui me concerne, dernier lien, qui permet de découvrir, d'une part l'intérieur de la salle Gaveau, mais surtout l'usine telle qu'elle était lors de l'inauguration en 1896, et quelques temps plus tard après la construction des maisons ouvrières (voir plus haut), et enfin la même vue aérienne prise en 2007 http://www.pianos-galland.com/archivesGAVEAU.htm


Dernière édition par Libellule le Jeu 30 Mai 2013, 19:01, édité 1 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 19:01

Lu sur Wiki :
Citation :
Gaveau est une manufacture de pianos française. Le premier atelier de fabrication a été installé à Paris en 1847 par Joseph Gabriel Gaveau, et les usines ont définitivement fermé en 1965. Elle est depuis 2000 la propriété de Hubert Martigny, qui a également racheté Érard et Pleyel.

Citation :
Schimmel est un fabricant de pianos allemand. L'entreprise a été fondée à Leipzig par Wilhelm Schimmel le 2 mai 1885. Son siège social se situe à Brunswick. En août 2009 le plus grand fabricant de pianos en Allemagne est placée sous contrôle financier. L'entreprise reste néanmoins en activité et est toujours le plus gros fabricant de pianos d'Allemagne jusqu'à ce jour.

Je confirme que les marques PLEYEL et GAVEAU étaient au catalogue SCHIMMEL.
Il semble donc que Monsieur MARTIGNY est racheté les marques françaises et que ses instruments ont été fabriqué jus-qu' en 2007.

http://www.pianos-galland.com/seriegaveau.htm
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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 30 Mai 2013, 22:06

un dernier lien à l'intérieur du site scarlet que je n'avais pas trouvé intitialement et qui regroupe tous les événements
http://home.scarlet.be/lieveverbeeck/histoire_famille_gaveau.htm
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Loïc



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Mar 03 Sep 2013, 18:31

Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, plusieurs initiatives ont lieu à l'hôtel de ville de Fontenay autour des pianos Gaveau :


Jeudi 12 septembre à 20 h

Récital du pianiste Laurent Cabasso (oeuvres de Chopin, Schubert et Mozart) sur piano de concert Gaveau 1927. Ouverture par Louise Ory, ancienne élève du conservatoire Guy-Dinoird Hôtel de ville


Vendredi 13 septembre

De 9 h à 12 h et 13 h 30 à 20 h
Exposition Gaveau Hôtel de ville

à 18 h 15
Conférence sur l’histoire des pianos Gaveau par René Beaupain, auteur de La Maison Gaveau

à 20 h
Concert de jazz par le pianiste fontenaysien Claude Terranova, sur le piano Gaveau 1927 Hôtel de ville.
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http://coci-fsb.fr
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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Mar 03 Sep 2013, 19:39

merci pour l'info.
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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Mer 13 Nov 2013, 09:39

mamiea a écrit:
Lu sur Wiki :
Citation :
Gaveau est une manufacture de pianos française. Le premier atelier de fabrication a été installé à Paris en 1847 par Joseph Gabriel Gaveau, et les usines ont définitivement fermé en 1965. Elle est depuis 2000 la propriété de Hubert Martigny, qui a également racheté Érard et Pleyel.
Citation :
Schimmel est un fabricant de pianos allemand. L'entreprise a été fondée à Leipzig par Wilhelm Schimmel le 2 mai 1885. Son siège social se situe à Brunswick. En août 2009 le plus grand fabricant de pianos en Allemagne est placée sous contrôle financier. L'entreprise reste néanmoins en activité et est toujours le plus gros fabricant de pianos d'Allemagne jusqu'à ce jour.
Je confirme que les marques PLEYEL et GAVEAU étaient au catalogue SCHIMMEL.
Il semble donc que Monsieur MARTIGNY est racheté les marques françaises et que ses instruments ont été fabriqué jus-qu' en 2007.

http://www.pianos-galland.com/seriegaveau.htm
Épilogue aujourd''hui pour Pleyel
http://www.challenges.fr/entreprise/20131112.CHA6853/depot-de-bilan-pour-les-pianos-pleyel.html

Je copie en clair pour archivage ici

Chopin, Liszt, Debussy ou encore Saint-Saëns y ont joué leurs plus belles partitions: les prestigieux pianos Pleyel ne sortiront bientôt plus de la manufacture de Saint-Denis, qui fermera ses portes en fin d'année, 200 ans après la création de la marque.

La société Pleyel, fondée en 1807, n'a pas pu résister à la concurrence venue de Chine et de Corée du Sud, en dépit d'un recentrage stratégique opéré en 2007 vers le piano haut de gamme.

"Dans une indifférence quasi générale, les prestigieux ateliers Pleyel ont annoncé l'arrêt de l'activité du site de Saint-Denis", a indiqué la Confédération française des métiers d'art (CFMA) dans un communiqué.

"Les ateliers vont fermer, le processus est en cours, ça va se faire avant la fin de l'année", a confirmé un responsable de l'entreprise, qui a souhaité rester anonyme. "Je fais partie des gens qu'on remercie, on est 14 dans la même galère", a ajouté ce salarié, au sujet de ce plan de licenciement collectif dévoilé fin octobre par la direction.

Interrogée par l'AFP, la direction de Pleyel international n'a pas souhaité commenter cette cessation d'activité, se contentant de préciser qu'un communiqué de presse serait "diffusé d'ici la fin de semaine".

La manufacture Pleyel de Saint-Denis avait ouvert ses portes en 1865, dans un vaste atelier de 50.000 m2. En 1961, la production avait été délocalisée en Allemagne, puis rapatriée en France, à Alès (Gard), de 1996 à 2007.

Le groupe était revenu s'implanter à Saint-Denis, au nord de Paris, à l'occasion du bicentenaire de la marque. Le nouvel atelier, situé à un centaine de mètres du Stade de France, était tourné vers le luxe (pianos à queue, de designers, d'artistes, commandes spéciales...) et fabriquait également des meubles design.

Conséquence de ce repositionnement, lié à la concurrence féroce des fabriquants asiatiques: la société ne produisait plus ces dernières années que deux pianos par mois, contre près de 140 au début des années 2000.

"Catastrophe pour l'école française du piano"

La disparition de ce fleuron musical français, qui a conçu et fabriqué durant deux siècles près de 250.000 pianos et acquis une réputation internationale, sonne le glas d'une longue tradition manufacturière française dans le domaine musical.

"Cette disparition est symptomatique du plan social de grande ampleur actuellement à l'oeuvre dans le secteur des métiers d'art", estime le CFMA. "Chaque jour, des ateliers et des savoir-faire ancestraux, constitutifs de l'ADN économique et culturel de notre pays, disparaissent".

La présidente du Conservatoire international de musique de Paris, François Lévechin, a elle évoqué "une grande catastrophe pour l'école du piano français".

"C'est impensable qu'on ne puisse pas la soutenir, qu'on ne puisse pas sauver cette maison très ancienne qui est une grande manufacture française et qui fait partie de l'histoire du piano", a-t-elle déploré.

Dans un communiqué, le président des pianos Klein, autre fabriquant historique de pianos en France, a lancé un appel pour "préserver le savoir-faire exceptionnel français dans la conception de pianos de qualité, facteur de rayonnement culturel essentiel pour la France à l'étranger".

La société Pleyel avait obtenu en 2008 le label Entreprise du patrimoine vivant (EPV), attribué par l'Etat afin de distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d'excellence.

La construction d'un piano Pleyel nécessite 5.000 pièces, entre 500 et 1.500 heures de travail, regroupant 20 métiers différents (luthiers, ébénistes, vernisseurs, laqueurs...), indique le constructeur sur son site.

Le nom des Pleyel est également lié à de nombreux lieux parisiens et de la petite couronne, comme la station de métro Carrefour Pleyel (ligne 13), la tour Pleyel (la plus haute de Seine-Saint-Denis avec 140 mètres) et la salle de concert Pleyel, située non loin de l'Elysée.

(Avec AFP)
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mamiea

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Mer 13 Nov 2013, 18:08

Nous avons là un exemple parfait du manque de réaction de notre administration.
La fabrication d' un piano de cette qualité (je parle des Pleyel, Gaveau), tout comme la manufacture des Gobelins, mérite un nationalisation (peu coûteuse de plus). Elle n' est plus rentable pour un investisseur privé mais représente un ensemble de métiers d' art qu' il est important de protéger.
Il faut savoir qu' un tel piano (et je ne parle pas des "queues" ou "demi-queues") coûtent fort cher, ne se déplace pas comme un clavier, demande un réglage annuel et de la place dans un appartement.
Par contre c' est un investissement à très long terme.
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Libellule

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Mer 13 Nov 2013, 18:30

http://harmonielalyre.free.fr/?page_id=5
Il va nous rester la salle gaveau et les harmonies locales comme dernier Temoignage.

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mamiea

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Mer 13 Nov 2013, 19:35

Libellule a écrit:
http://harmonielalyre.free.fr/?page_id=5
Il va nous rester la salle gaveau et les harmonies locales comme dernier Temoignage.

Et la salle Pleyel ? De plus on a jamais vu de piano dans les fanfares et harmonies (ça peut se faire, pourquoi pas)Smile Smile 
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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 14 Nov 2013, 01:11

Oui oui et la salle Pleyel.

Sinon, le lien entre l'hamonie locale (toujours éxistante) et Gaveau est la suivante...

Au début du XXe siècle, des musiciens appartenant en majorité au personnel des Usines Gaveau – fabrique de pianos installée à Fontenay-sous-Bois – s’unissent pour mettre en valeur leurs connaissances musicales.

Ce groupe s’étoffe rapidement et décide de se constituer en association qu’il nomme « la Lyre de Fontenay-sous-Bois ». Nous sommes alors en Décembre 1907.

La Société paie un lourd tribu à la première guerre mondiale. Il lui faudra près de 10 ans d’effort pour être reconstituée et retrouver les succès d’avant-guerre. Sachez qu’à cette époque 20 clarinettistes composaient ce seul pupitre et que de nombreux prix et concours ont été remportés.

Puis la seconde guerre mondiale creuse à nouveau des vides parmi les musiciens mais la Lyre renaît une seconde fois après cette période tragique.

En 1957, le fondateur et directeur de l’orchestre, Charles FOURNIER se retire et en confie la direction à l’un de ses élèves particulièrement dynamique, Charles MAST.


Et donc, côté histoire, cela valait le coup d'être rappelé puisque le groupe existe toujours.


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matmut

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 14 Nov 2013, 06:04

mamiea écrit:
Citation :
Nous avons là un exemple parfait du manque de réaction de notre administration.
Très juste d'autant plus que la mise au pot était ridiculement faible par rapport à Florange.
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Zanpanzar



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 22 Déc 2016, 02:13

Bonjour à tous,
je réveille ce vieux sujet pour demander si quelqu'un sait à qui appartient maintenant ce qui reste de l'usine Gaveau, et pourquoi ce bâtiment n'a pas fait l'objet d'une réhabilitation ?
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 22 Déc 2016, 02:26

Libellule a écrit:
Et donc, côté histoire, cela valait le coup d'être rappelé puisque le groupe existe toujours.


Voir: http://harmonielalyre.free.fr/
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Zanpanzar



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 22 Déc 2016, 03:22

Zanpanzar a écrit:
à qui appartient maintenant ce qui reste de l'usine Gaveau, et pourquoi ce bâtiment n'a pas fait l'objet d'une réhabilitation ?

J'ai trouvé un site web en activité qui présente un plan de transformation du site en bureaux avec amphithéâtre au sous-sol. Sauf que le projet était censé sortir de terre en 2013...
Ce même site indique que le bâtiment appartiendrait (aujourd'hui encore ?) à un couple d'entrepreneurs.

http://www.espacefontenay.com/bureaux/
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 22 Déc 2016, 03:40

A Montreuil l'usine Klein (célèbre pour ses pianos) rue Bara avait été reconvertie il y a des dizaines d'années en foyer pour immigrés...

C'était la pépinière où sont arrivés les maliens nombreux dans cette ville qui est devenue derrière la capitale du Mali la seconde ville malienne mondiale.

Il serait intéressant de demander aux indigènes du voisinage comment ils ont été ravis de subir en direct le "vivre ensemble"...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 22 Déc 2016, 04:40

tonton christobal a écrit:
A Montreuil l'usine Klein (célèbre pour ses pianos) rue Bara avait été reconvertie il y a des dizaines d'années en foyer pour immigrés... 

Les ateliers Klein du 29 rue Robespierre ont été délaissés dans les années 1965 puis démolis vers 1970 pour laisser place à un foyer à l'angle des rues Robespierre et Bara.... Celui-ci était fini et déjà occupé en 1972 et il est toujours là en 2016... (Après recherche, le foyer Bara aurait ouvert en 1968...)

A cette époque ça ne se passait pas trop mal avec les habitants du quartier et ça a perduré tout le temps où Marcel Dufriche a été maire de Montreuil... Après ce fut une autre histoire...


Dans ces années 1970 il y avait plusieurs autres foyers africains essentiellement maliens sur Montreuil-Bagnolet:

- un foyer le long du périphérique à peu près à l'emplacement actuel du Décathlon porte de Montreuil
- un foyer rue Rochebrune qui semble-t-il existe toujours - http://annuaire.action-sociale.org/?p=foyer-montreuil-rochebrune-930018247&details=caracteristiques
- un foyer rue de l'Egalité à Bagnolet

A cette époque qui se situe avant les lois sur le regroupement familial, l'immigration n'était pas la même et la place de la religion chez les travailleurs migrants était aussi différente....

A cette époque ces travailleurs soutenus par les maoïstes de la mouvance "Gauche Prolétarienne" avaient comme revendication "A travail égal salaire égal" et "Droit à un logement décent pour tous"... Il n'était pas encore question de revendiquer pour des salles de prière dans les entreprises ou des mosquées...


Dernière édition par a.nonymous le Jeu 22 Déc 2016, 10:08, édité 2 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Jeu 22 Déc 2016, 04:46

Pour le bâtiment Gaveau : voir le Plu et des annexes. Facade, bâtiment, protégés et classés au patrimoine.
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Gildas Lecoq

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Ven 23 Déc 2016, 01:43

Aux dernières nouvelles, il semblerait que les services des douanes viennent s'y installer... M. Mari a assisté comme moi à l'AG de l'association Fontenay Ouest lors de laquelle l'information nous a été donnée.

Bonne journée

Gildas LECOQ
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Gérard

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MessageSujet: Re: LA Maison Gaveau   Ven 23 Déc 2016, 01:56

Je confirme

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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