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 Prostitution - Pénalisation des clients

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a.nonymous



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MessageSujet: Prostitution - Pénalisation des clients   Mer 20 Nov 2013, 14:02

Rappel du premier message :

Alors que le sujet de la prostitution, sans doute un nouveau rideau de fumée, va faire l'objet d'un débat parlementaire avec à la clé une volonté de pénaliser les clients, voici une approche intéressante d'une femme, Elisabeth Badinter, philosophe et épouse de  Robert Badinter, ministre de la justice de François Mitterrand à l'origine de l'abolition de la peine de mort...


"Je regrette qu'on n'entende pas davantage les prostituées. Elles seules sont habilitées à parler. Mais quand l'une affirme: +je le fais librement+, on dit qu'elle ment et qu'elle couvre son proxénète. Ce sont les seuls êtres humains qui n'ont pas le droit à la parole", déplore Mme Badinter.

Pour les prostituées victimes de réseaux, "la lutte contre l'esclavage des femmes doit être sans merci", ajoute-t-elle. Il faut "que les femmes prostituées puissent dénoncer leur proxénète à la justice sans craindre pour leur vie. Elles doivent être assurées de leur sécurité, d'avoir des papiers et d'être aidées
".

Peut-être n'a-t-elle pas tord quand elle déclare aussi:

"Jugeant que la volonté de punir les clients est "une déclaration de haine à la sexualité masculine", elle explique que "ces femmes qui veulent pénaliser le pénis décrivent la sexualité masculine comme dominatrice et violente. Elles ont une vision stéréotypée très négative et moralisante que je récuse". "

Et enfin, quand elle déclare "l'Etat n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus" ne reprend-elle pas à quelque chose près l'argument utilisé par les défenseurs du "mariage pour tous" dont certains mais surtout certaines se trouvent être aujourd'hui des partisan-ne-s de la pénalisation des clients ?

Il va être intéressant de suivre les débats où l'on risque fort de retrouver un même groupe défendant à la fois le "mariage pour tous", la PMA pour les couples de lesbiennes et la pénalisation des clients des prostituées...


AFP a écrit:
19/11/2013 à 12:59
E. Badinter: "l'Etat n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus"

Elisabeth Badinter, opposée à l'idée de pénaliser les clients de prostituées, estime dans un entretien au Monde publié mardi que "l'Etat n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus", et "regrette qu'on n'entende pas davantage les prostituées" dans ce débat.

Pour la philosophe, la pénalisation des clients, "c'est la prohibition. Je préfère parler de prohibition plutôt que d'abolitionnisme, car c'est l'objectif des auteurs de la proposition de loi", affirme-t-elle.

"Sous prétexte de lutter contre les réseaux, c'est la prostitution qu'on veut anéantir. L'Etat n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus, à dire ce qui est bien ou mal", insiste-t-elle.

Mme Badinter "n'arrive pas à trouver normal qu'on autorise les femmes à se prostituer, mais qu'on interdise aux hommes de faire appel à elles. Ce n'est pas cohérent et c'est injuste".

Jugeant que la volonté de punir les clients est "une déclaration de haine à la sexualité masculine", elle explique que "ces femmes qui veulent pénaliser le pénis décrivent la sexualité masculine comme dominatrice et violente. Elles ont une vision stéréotypée très négative et moralisante que je récuse".

Selon elle, la proposition de loi ne va pas mettre fin à la prostitution: "Je ne connais aucune prohibition qui fonctionne. Elle démultiplie le pouvoir des mafieux".

"Favorable à la pédagogie sur la prostitution et les séquelles qui peuvent en résulter", la philosophe souligne que "dans certaines conditions, la prostitution est difficile à vivre, mais il y a des femmes pour lesquelles ce n'est pas aussi destructeur qu'on le dit".

"Je regrette qu'on n'entende pas davantage les prostituées. Elles seules sont habilitées à parler. Mais quand l'une affirme: +je le fais librement+, on dit qu'elle ment et qu'elle couvre son proxénète. Ce sont les seuls êtres humains qui n'ont pas le droit à la parole", déplore Mme Badinter.

Pour les prostituées victimes de réseaux, "la lutte contre l'esclavage des femmes doit être sans merci", ajoute-t-elle. Il faut "que les femmes prostituées puissent dénoncer leur proxénète à la justice sans craindre pour leur vie. Elles doivent être assurées de leur sécurité, d'avoir des papiers et d'être aidées".

"La loi contient des dispositions en ce sens, mais qui me paraissent vagues. Quel est le budget? Comment le prévoir quand on ne connaît même pas le nombre de prostituées ? Est-ce que la lutte contre les réseaux sera une priorité pour la police? Je n'ai pas le sentiment que cela soit le cas", fait-elle remarquer.
Source: http://actu.orange.fr/societe/e-badinter-l-etat-n-a-pas-a-legiferer-sur-l-activite-sexuelle-des-individus-afp_2677566.html


Dernière édition par a.nonymous le Sam 02 Juil 2016, 12:21, édité 2 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mar 20 Juin 2017, 00:58

Alors que le précédent gouvernement avait ciblé les clients...

http://www.leparisien.fr a écrit:
Agressions de prostituées russes : 12 membres de la mafia arménienne arrêtés
Julien Constant|19 juin 2017

Coup de filet dans le milieu de la mafia arménienne. Ultra-violents et organisés de manière pyramidale, douze malfaiteurs, âgés de 25 à 30 ans, ont été mis en examen, jeudi et vendredi derniers à Rennes (Ille-et-Vilaine). Parmi eux, onze ont été écroués. Ces proxénètes sont soupçonnés d’avoir depuis dix-huit mois, agressé au moins une trentaine de prostituées russes ---/---, dans le but de les faire travailler pour eux. « C’est une première, souligne une source proche de l’affaire, on savait que cette organisation criminelle était spécialisée dans les agressions et les cambriolages. Mais, elle ne se livrait pas à l’exploitation sexuelle des femmes.»
---/---
Les enquêteurs spécialisés ciblent le groupe criminel grâce à une empreinte papillaire et suivent leurs activités. Ils comprennent que cette bande travaille en cheville avec deux agences d’Escort girls Russes qui gèrent des sites Internet de prostitution haut de gamme et envoient des filles en France.
---/---


Des bénéfices évalués de 650000 à un million d'euros

En échange, ces agences reversaient mensuellement un somme forfaitaire, de 3000 à 5000 € . Les bénéfices globaux du groupe criminel sont évalués de 650 000 € à plus d’1 million d’€. Les mafieux versaient « l’obshak » preuve de leur affiliation à la mafia russe. Il s’agit d’un prélèvement de 15 % sur leur butin. Cette somme permet le financement des avocats, l’aide aux détenus et à leurs familles. Mais aussi l’intervention ou encore le règlement des conflits par des figures criminelles.

Mais, ils ont décidé d’étendre leurs activités en braquant d’autres prostituées russes pour les obliger à travailler pour eux. « Après leur avoir administré une bonne correction et leur avoir volé la recette du jour, ajoute une autre source. Il leur disait : on repasse dans huit jours et tu devras travailler pour nous », révèle une source proche du dossier.

Au total, les proxénètes avaient la mainmise sur une quarantaine de filles. Elles demandaient environ un millier d'euros à leurs clients et devaient en reverser une partie à leurs souteneurs. L’argent, récolté localement, était remis à un lieutenant de la mafia puis immédiatement transféré physiquement aux chefs de l’organisation arménienne à l’étranger.
---/---
« Ces hommes sont tous tatoués, comme le sont les mafieux d’Europe de l’Est, explique une spécialiste. Ils ont posé leur valise dans l’hexagone depuis longtemps et sont connus des archives de la police pour des vols avec violence et refus d’obtempérer ». Ils ont tous préféré se réfugier derrière le droit au silence.
Source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/agressions-de-prostituees-russes-12-membres-de-la-mafia-armenienne-arretes-19-06-2017-7066938.php
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Ven 23 Juin 2017, 17:59

Grave question : le mariage est-il une prostitution à client(e) unique ? (Voire plus si affinités). Car il y a des mariages d'argent...
L'éclairage de Victor Hugo (spécialiste des faits... nous rappelait Gérard), utilement rapporté par ailleurs et par Libellule :

"Celui que vous n'aimez pas, vous êtes sa prostituée, celui que vous aimez vous êtes sa femme. Dans l'union des sexes, le coeur est la loi."
Aimez et pensez librement. -

Hugo toujours : Atmosphère Citation
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mar 27 Juin 2017, 19:21

Citation :
Paris : un réseau de prostitution russe démantelé, sept personnes mises en examen
Julien Constant|27 juin 2017

Un réseau piloté de Russie a été démantelé. Il visait la clientèle parisienne aisée.

Avec trente-cinq escort-girls russes et ukrainiennes qui travaillaient dans les beaux quartiers de la capitale, c'est un réseau international de haut niveau qui vient d'être démantelé par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne. Sept hommes et femmes, âgés de 23 à 53 ans, ont été mis en examen en fin de semaine dernière par un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris.

L'affaire commence il y a environ deux ans lorsque les policiers de la brigade de répression du proxénétisme recueillent un renseignement sur ce groupe qui exploite de jeunes femmes slaves. Elles officient dans des appartements dits chics des VIIe et XVIe arrondissements, pour 250 € de l'heure ou 1 000 € la nuit.

Les fonctionnaires découvrent que ces femmes sont exposées sur deux sites Internet : Amour russe et Charme russe. Les réservations des passes se font par un simple SMS. Les investigations mènent les techniciens de la police jusqu'à des serveurs informatiques installés à Chypre et en Israël. «Les fonctionnaires estiment qu'un millier de messages y transitaient quotidiennement, ce qui donne une idée du vertigineux chiffre d'affaires de cette entreprise», explique une source proche du dossier.


Un collecteur venu de Saint-Pétersbourg pour rapatrier les gains

Les candidates à la prostitution sont recrutées dans leur pays d'origine par les patrons de l'organisation criminelle. Arrivées en France, avec un visa en bonne et due forme, elles sont prises en charge par les lieutenants de l'organisation. Trois couples, parmi lesquels se trouve une ancienne prostituée, assurent la gestion d'une vingtaine d'appartements. Ils s'occupent aussi de la logistique, du nettoyage des appartements, du transport des escort-girls, de leur surveillance et de la collecte de l'argent. «Les prostituées restaient environ deux mois à Paris, avant de regagner leur pays de départ», ajoute une autre source.

Un lieutenant de l'organisation, âgé de 31 ans, est chargé de remettre l'argent à un homme originaire de Saint-Pétersbourg qui vient tout spécialement de son pays pour rapatrier les gains. «Ce collecteur ne se donnait même pas la peine de sortir de l'aéroport de Roissy. Il récupérait son dû dans l'enceinte et remontait dans un avion durant la même journée», confie une source proche de l'affaire.

Au total, les enquêteurs ont interpellé neuf personnes mardi dernier à Paris. Lors des perquisitions, ils ont mis la main sur 115 000 €, des ordinateurs portables, des téléphones mobiles et une machine à détecter les faux billets.
Source: http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-un-reseau-de-prostitution-russe-demantele-sept-personnes-mises-en-examen-27-06-2017-7090056.php
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Libellule

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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mar 27 Juin 2017, 19:59

Cette communication va-t-elle avoir une influence sur la législation française?

Les démantèlement de réseau sont foisons en France (Limoges, Nantes, Bordeaux ces derniers temps, Strasbourg... Etc)

Reste que des questions intéressantes continuent d'être posées http://m.leparisien.fr/seine-et-marne-77/croyez-vous-en-l-efficacite-de-stages-de-sensibilisation-des-clients-pour-lutter-contre-la-prostitution-25-06-2017-7085643.php
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mamiea

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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mar 27 Juin 2017, 20:10

Libellule a écrit:
Cette communication va-t-elle avoir une influence sur la législation française?

Les démantèlement de réseau sont foisons en France (Limoges, Nantes, Bordeaux ces derniers temps, Strasbourg... Etc)

Reste que des questions intéressantes continuent d'être posées http://m.leparisien.fr/seine-et-marne-77/croyez-vous-en-l-efficacite-de-stages-de-sensibilisation-des-clients-pour-lutter-contre-la-prostitution-25-06-2017-7085643.php

Non, tout comme la loi n' empêchera pas la prostitution. Sujet très délicat, la solution est complexe et délicate (si toute fois elle existe).
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Libellule

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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mar 27 Juin 2017, 20:12

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mamiea

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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mar 27 Juin 2017, 20:19

Libellule a écrit:
Pour en savoir plus sur l'expérimentation de Melun
http://m.leparisien.fr/fontainebleau-77300/melun-fontainebleau-un-stage-un-peu-moraliste-pour-les-clients-de-prostituees-26-06-2017-7089576.php

Après les stage de récupération des points du permis de conduire, voila les stages pour clients de prostituées.
Le risque, c' est l' utilisation du stage afin d' éviter les amendes, mais sans réelle utilité.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Mer 28 Juin 2017, 00:21

mamiea a écrit:
Non, tout comme la loi n' empêchera pas la prostitution. Sujet très délicat, la solution est complexe et délicate (si toute fois elle existe).


On parle juste du "plus vieux métier du Monde".....

Je doute donc qu'il soit possible de faire disparaitre la prostitution et l'on peut même penser comme le fait Elisabeth Badinter que "l'Etat n'a pas à légiférer sur l'activité sexuelle des individus"...

En revanche il faut, d'une part, faire en sorte qu'aucune femme ou aucun homme, il y a en a aussi, n'ait que la prostitution comme solution et, d'autre part, lutter contre les proxénètes qui obligent des femmes ou des hommes à se prostituer contre leur gré....
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Dim 03 Déc 2017, 04:41

Ce contre quoi il faut réellement lutter !

Ce n'est pas le premier article où il est écrit que dans certains cas la police traine les pieds et qui parle de proxénètes femmes du même âge que les victimes...


Citation :
« Si je dis quelque chose, il va me tuer ! » : le calvaire des esclaves sexuelles en France

A l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, « Le Monde » a recueilli le témoignage de jeunes femmes prises dans des réseaux de prostitution.

LE MONDE | 01.12.2017 à 17h44 • Mis à jour le 02.12.2017 à 16h50 | Par Jeanne Cavelier

« C’est comme si votre vie leur appartenait. » Anna*, 34 ans, a réussi à échapper à son proxénète, qui la séquestrait dans une chambre d’hôtel. C’était en 2013, à Paris. Plusieurs clients défilaient tous les jours, lui restait devant la porte, encaissant les clients. « Je ne pouvais même pas passer une tête dans le couloir », raconte la jeune femme, posément.

Malienne, Anna a été mariée à 25 ans à un inconnu, un mariage arrangé par sa famille. Mais ce mari, décrétant qu’elle devait « l’aider pour les dépenses », a décidé de l’enfermer et de vendre son corps à des « amis ». Un jour, l’un d’eux, qui travaillait pour une agence de voyages, fait mine de s’intéresser au sort de la jeune femme. Il lui promet de l’aider en l’envoyant en France.

Délivrée du joug de son époux, le même calvaire l’attend pourtant. La personne qui l’accueille à l’aéroport lui prend son passeport, la conduit « pour quelques jours » dans un hôtel, avant de lui annoncer « qu’il faut payer le voyage, parce que cela avait coûté beaucoup d’argent ». C’est la femme de ménage de l’hôtel, Malienne comme elle, qui finit par la délivrer.

« Je suis fière de moi », se félicite Anna. Epaulée par plusieurs associations, elle a réussi à trouver un travail de garde d’enfants et s’est payée une formation d’esthéticienne. Faute de papiers, en attente de pouvoir régulariser sa situation, elle a cependant dû l’interrompre. Des cauchemars la hantent toujours la nuit. Et sa famille, au Mali, refuse de lui parler : « Pour mon père, je suis comme morte. J’ai désobéi, j’ai fui mon mari. »

La prostitution demeure la forme de traite des êtres humains la plus répandue en France, souligne la Fondation Scelles, qui lutte contre l’exploitation sexuelle et recense des données sur le phénomène. Parmi les victimes identifiées au cours des procédures de proxénétisme, proxénétisme aggravé et traite des êtres humains, 29 % sont françaises, 18 % chinoises, 10 % nigérianes et 9 % roumaines.
---/---


Dernière édition par a.nonymous le Dim 03 Déc 2017, 04:54, édité 5 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Dim 03 Déc 2017, 04:44

Citation :
---/---
La fondation signale également une forte hausse d’une prostitution dite « des dealers de filles », des jeunes délinquants de cités qui diversifient leurs activités en forçant à la prostitution des jeunes femmes fragiles psychologiquement, souvent en rupture familiale ou désocialisées.

Selon une source, la police aurait comptabilisé 156 victimes en 2016, dont plus de la moitié mineures. Mais pour l’association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE), les autorités politiques et judiciaires seraient extrêmement réticentes à reconnaître la réalité de la situation. L’ACPE estime entre cinq mille et huit mille le nombre de mineurs prostitués en France.

Chloé* en fait partie. Elle a commencé à se prostituer à l’âge de 16 ans. « En lycée professionnel, ma fille s’est mise à sortir avec une copine – une “recruteuse” – et à manquer les cours, sans justifier où elle était. Au début, j’ai cru à une crise d’adolescence », témoigne sa mère, Sonia*. En manque de réponses, elle fouille son cartable : cannabis, lingerie, escarpins, maquillage… Inquiète, Sonia se tourne d’abord vers une éducatrice, qui ne décèle aucun problème.

Ses déclarations de fugue répétées au commissariat restent sans suite. Un week-end, désespérée après une disparition de quarante-huit heures, Sonia reçoit un appel : Chloé s’est réfugiée dans un foyer pour adolescentes, à Paris. Les policiers refusent d’en donner les raisons. Plus tard, elle apprend qu’une lettre a été envoyée au juge, précisant que Chloé était prostituée et se sentait menacée, elle et sa famille.

« J’étais démunie », affirme Sonia. Un jour, en rentrant du travail, elle aperçoit plusieurs « jeunes gens de la cité » autour de sa fille : « Elle était en pleurs, ils ont menacé de la violer. Elle m’a dit : “Il vient de sortir de prison, si je dis quelque chose, il va me tuer !” » Tétanisée, Chloé replonge et refuse de porter plainte. Elle rentre parfois avec des bleus sur les jambes. « Au commissariat, on ne cessait de me répéter qu’elle était en majorité sexuelle et qu’elle avait le droit de faire ce qu’elle voulait », fulmine-t-elle.

« J’ai compris qu’elle leur “devait” de l’argent pour du cannabis », raconte Sonia, qui décide d’installer un mouchard sur son téléphone. Récoltant des preuves – plaques d’immatriculation, SMS –, elle essuie de nouveau un refus de la police. Dans un second commissariat, elle arrive à ses fins en insistant et en menaçant de porter plainte : « En une semaine, la proxénète a été arrêtée », puis jugée.

Malgré une – courte – phase d’espoir, Chloé se trouve toujours sous emprise, à 19 ans. Pour Sonia, plusieurs réseaux se partagent les filles. « On profite de la naïveté de nos enfants, qu’on vient chercher à la sortie de l’école. Ce déni total des autorités, c’est une honte », s’emporte Sonia, impuissante et exaspérée.
---/---
http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/12/01/le-calvaire-des-esclaves-sexuelles-en-france-votre-vie-leur-appartient_5223397_3224.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Ven 06 Avr 2018, 00:45

Citation :
Jean-Vincent Placé en garde à vue pour outrage et insulte

M6info 5 avril 2018

L’ancien secrétaire d’Etat a été placé cette nuit en garde à vue après une altercation à la sortie d’un bar dans le VIe arrondissement de Paris.

Selon nos informations, Jean-Vincent Placé a été interpellé vers 02h du matin ce jeudi à Paris dans le VIe arrondissement. En état d’ébriété, il est soupçonné d’avoir proféré des insultes en direction de plusieurs personnes puis de fonctionnaires de police. Il est toujours en garde à vue ce matin.

RTL a pu contacter le portier du bar dans lequel Jean-Vincent Placé passait la soirée. Il raconte : “Jean-Vincent Placé était accompagné d’un sénateur. Ils étaient un peu ivres et ils ont pris à partie trois jeunes filles de 19, 18 et 17 ans je crois. L’ex-secrétaire d’État à proposer des services à la jeune fille de 18 ans pour savoir si c’était possible de danser avec son ami et qu’il acceptait de la payer”. (…) “ La petite elle était choquée. Elle m’a dit, “il m’a pris pour une pute lui ou quoi”.

Toujours selon son récit, Jean-Vincent Placé aurait ensuite violemment insulté la jeune fille. le videur décide alors de faire sortir l’homme politique : “Et là, le mec, quand je suis intervenu, il a dit ‘on n’est pas au Maghreb ici, je vais t’envoyer à Ougadougou dès le premier vol’.

Enfin, lors de son interpellation, Jean-Vincent Placé aurait également été injurieux avec les fonctionnaires de police. Selon nos informations, l’homme politique avait un taux d’alcoolémie mesuré à 1,16 mg/L. Il a été placé en garde à vue pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique, insulte à caractère raciale et violence sans incapacité commise sur l’emprise de l’ivresse.

Jean-Vincent Placé a été secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification et sénateur de l’Essonne.
https://m6info.yahoo.com/info-m6-jean-vincent-place-en-garde-vue-055716722.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Ven 06 Avr 2018, 02:50

1.16mg/l d'alcool dans le sang: un VERT de trop

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Ven 13 Avr 2018, 08:45

Une fausse bonne idée ?

Qu'importe, ceux et celles qui étaient à la manœuvre pour faire voter cette loi se sont retirés de la vie politique....



Citation :
Bilan sévère des effets de la loi de 2016 sur la prostitution

LE MONDE | 12.04.2018 à 10h02 • Mis à jour le 12.04.2018 à 10h57 | Par Gaëlle Dupont

Le constat est cinglant : « La loi sur la prostitution met en difficulté les personnes qu’elle était censée protéger mieux », résume Hélène Le Bail, chercheuse au CNRS et au Centre de recherches internationales de sciences (CERI). Cette dernière a effectué, depuis le vote de la loi le 13 avril 2016 et pour le compte d’une douzaine d’associations, une enquête fouillée auprès des personnes prostituées, rendue publique jeudi 12 avril.

Ces associations – parmi lesquelles Médecins du monde, les Amis du bus des femmes, le planning familial, le Syndicat des travailleurs du sexe (Strass) – ont toujours été opposées au texte, en particulier à la pénalisation des clients, redoutant ses conséquences. « Nous sommes partis sur des hypothèses d’impacts négatifs de la loi sur la santé et la sécurité des personnes, rapporte Hélène Le Bail, elle-même bénévole à Médecins du monde. Ces hypothèses se sont malheureusement confirmées. La réalité va même au-delà. »

Au total, soixante-dix entretiens individuels ont été menés, trente-huit personnes supplémentaires ont été interrogées au cours de réunions ciblées, une enquête quantitative a permis de recueillir l’opinion de 583 personnes prostituées et vingt-cinq associations ont été interrogées. Un échantillon non représentatif, mais significatif, en particulier pour une population qu’il n’est pas facile de contacter.

L’un des principaux enseignements de l’enquête est que les clients, visés par une amende d’un montant maximal de 1 500 euros, sont moins nombreux – cela en dépit du faible nombre de verbalisations, puisqu’un peu plus de deux mille ont été sanctionnés. C’était l’objectif de la loi : lutter contre la prostitution en décourageant la demande.

Cependant, l’effet est moins net sur la prostitution qui passe par les annonces en ligne. En outre, la diminution de cette clientèle de rue s’accompagne d’une dégradation importante des conditions de vie, déjà très précaires des prostituées (des femmes dans 85 % des cas) : revenus en baisse, difficultés à se loger, voire à se nourrir, etc., selon l’enquête.

Des problèmes que confirment les témoignages rapportés, comme celui de Yacine*, un travesti algérien. « Il demande : “Combien c’est ?” Je lui dis : “30 euros”. Il me dit : “Ah non je n’ai que 10.” Moi, avant, je n’acceptais pas. Même mes copines n’acceptaient pas 10 euros. Mais maintenant je l’accepte. » Ou celui de la Nigériane Grace : « C’est différent parce qu’ils savent qu’il n’y a pas beaucoup de clients. Ils prennent des risques en venant me voir, donc ils veulent que je baisse les prix. » Certaines prostituées font beaucoup plus d’heures et les demandes de rapports sans préservatif sont plus nombreuses et plus acceptées pour tenter de combler la perte de revenus dans la rue.

Les « bons clients », qui respectent les règles établies au départ, se raréfient. « On n’a pas d’argent, donc si on rencontre des mauvais clients, on prend quand même le risque », témoigne Min, une Chinoise. La Française Marie a réfléchi à « peut-être accepter à nouveau des gens de [s] a black list ». Afin de rassurer leurs clients, les prostituées interrogées attendent dans des lieux plus isolés, plus sombres, ce qui augmente les risques de violence.

L’abrogation du délit de racolage, qui faisait partie de la loi, n’a pas amélioré la situation. Beaucoup restent inquiétées par la police, soit parce qu’elles n’ont pas de papiers (la grande majorité est étrangère), soit parce que les municipalités où elles travaillent ont pris des arrêtés antiprostitution.

Dernier volet de la loi, les parcours de sortie de la prostitution, qui permettent d’octroyer une indemnité et un titre de séjour temporaire si la personne arrête son activité, ont mis longtemps à démarrer. Ils apparaissent pour l’heure peu attractifs pour la majorité des personnes interrogées, notamment en raison du faible montant de l’indemnité (330 euros par mois). Seule une cinquantaine de procédures ont été lancées ; certains dossiers ont été refusés en raison de réticences à délivrer des titres de séjour.

Les associations favorables au texte (Mouvement du nid, collectif Abolition 2012) continuent à défendre sa philosophie, et ont prévu des rassemblements jeudi pour réclamer « son application pleine et entière ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2018/04/12/un-bilan-severe-des-effets-de-la-loi-de-2016-sur-la-prostitution_5284325_3224.html#rAJiEVsT4gdcp2fp.99
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Prostitution - Pénalisation des clients   Dim 15 Avr 2018, 23:32

"Loi #Prostitution : la volonté l'emporte sur la fatalité. Nous pouvons dire à nos enfants que la Liberté des femmes n’a pas de prix.     — Najat Belkacem (@najatvb) 6 avril 2016

Des siècles de violence pour les femmes.10 ans de combat pour moi. Très émue de l'adoption de la loi #prostitution.Une grande loi.#DirectAN     — laurence rossignol (@laurossignol) 6 avril 2016"




Citation :
Prostitution : manifestation à Paris contre la loi pénalisant les clients

Orange avec AFP, publié le samedi 14 avril 2018 à 22h00

Les travailleurs du sexe ont demandé l'abrogation de la loi, jugée "préjudiciable" par les manifestants, votée voici deux ans.

Quelque 200 personnes, dont plusieurs dizaines de prostituées, ont manifesté samedi 14 avril à Paris pour demander l'abrogation de la loi pénalisant les clients votée il y a deux ans. La préfecture de police a comptabilisé 150 manifestants. "On demande l'abrogation de la loi" et "le droit commun : le travail du sexe est légal, je déclare mes impôts, j'ai le droit de proposer mes services et des personnes ont le droit de les acheter", a déclaré Christine, 53 ans.

Les manifestants, travailleurs du sexe et sympathisants, se sont réunis place Pigalle, quartier historique de la prostitution parisienne, à l'appel du Syndicat du travail sexuel (Strass). Sur les banderoles brandies, on pouvait lire "Putes - trans - migrantes, libre disposition de nos existences" ou "Arrêtez nos agresseurs, pas nos clients". Parmi les slogans: "On veut des clients, devenez délinquants!"

La mesure la plus marquante de la loi entrée en vigueur le 13 avril 2016 concerne les clients de prostituées qui risquent une amende de 1.500 euros, voire 3.750 euros en cas de récidive.

Selon une enquête publiée jeudi et réalisée auprès de plus de 600 prostituées par des associations et des ONG, les travailleuses du sexe jugent "préjudiciable" cette loi et lui imputent une baisse de leurs revenus et une hausse des violences dont elles peuvent être victimes.

Les agressions sont devenues "plus fréquentes", "les putes sont rabaissées", il reste "les mauvais clients, ceux qui marchandent les prix ou veulent des rapports non protégés", a lancé à la tribune Françoise Gil, présidente des "Amis du bus des femmes".

"95% de la planète pénalise le tapin, l'offre, la demande ou les deux, et pourtant ça n'a pas disparu", a fait valoir "Mylène Juste" (un pseudo), secrétaire générale du Strass, "dans la rue depuis 16 ans", visage masqué et pin's "Je suis une putain de féministe".
https://actu.orange.fr/france/prostitution-manifestation-a-paris-contre-la-loi-penalisant-les-clients-CNT0000011qqEi.html
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Prostitution - Pénalisation des clients
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