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 Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat

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a.nonymous



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MessageSujet: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 22 Nov 2013, 11:58

Rappel du premier message :

.
Tout est dit par l'Académie des sciences:

"L'Académie des sciences estime que les conséquences positives pour l'économie qui pourraient résulter, pour la France, "d'un développement des gaz et huiles de roche-mère sont trop importantes dans la situation de crise actuelle pour qu'on puisse rejeter a priori, sans un examen attentif, cette ressource potentielle"."

Ceux qui ont un peu de temps sauteront directement au rapport (lien ci-dessous) qui ne fait que 24 pages et qui est parfaitement digeste...


Reuters a écrit:
L'Académie des sciences relance le débat sur le gaz de schiste
Reuters – il y a 3 heures

PARIS (Reuters) - Le comité de prospective en énergie de l'Académie des sciences recommande d'étudier les conditions d'une exploitation des gaz de schiste qui permettrait de réduire les risques pour l'environnement.

Dans un avis publié jeudi, l'institution demande pour cela la création d'une "autorité scientifique indépendante et pluridisciplinaire" qui évaluerait le niveau des réserves existantes ainsi que les méthodes d'exploitation.

La loi du 13 juillet 2011 interdit l'usage de la fracturation hydraulique, ce qui empêche toute exploration qui pourrait permettre d'estimer de manière fiable les réserves exploitables dans le sous-sol français.

L'Académie des sciences estime que les conséquences positives pour l'économie qui pourraient résulter, pour la France, "d'un développement des gaz et huiles de roche-mère sont trop importantes dans la situation de crise actuelle pour qu'on puisse rejeter a priori, sans un examen attentif, cette ressource potentielle".

Le rapport avance que le gaz de schiste est moins polluant que le charbon pour compenser l'intermittence des sources d'énergies renouvelables.

Les terrains sédimentaires du Bassin parisien ainsi que du sud-est de la France contiendraient jusqu'à 5.100 milliards de mètres cubes de gaz de schiste, ce qui représenterait 115 fois la consommation annuelle française de gaz, ajoute-t-il.

Le Comité estime que l'ensemble des problèmes liés à l'exploration et à l'éventuelle exploitation des gaz de schiste apparaît relever de programmes de recherche scientifique et technologique dont la France est en partie dotée, notamment en géologie, géophysique, géochimie.

Gérard Bon
Source: http://fr.news.yahoo.com/lacad%C3%A9mie-des-sciences-relance-le-d%C3%A9bat-sur-le-202450978.html



L'avis est disponible ici:

http://www.academie-sciences.fr/presse/communique/avis151113.pdf
http://www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis151113.pdf
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 02:39

Libellule a écrit:
Il ne faudrait pas que d'ici une dizaine d'années on nous dise que personne ne savait...

Une dizaine d'années c'est très très loin... Pour l'heure l'économie ne fait que se détériore et le chômage ne fait qu'augmenter sans réelle perspective d'amélioration... Et, face à ce fiasco de la gauche, l'extrême droite a de grandes chances (pour elle) d'arriver aux affaires dans deux ans et demi...

Il faudra peut-être un jour se poser des questions sur le fameux "principe de précaution" avant que l'application de celui-ci ne paralyse toute activité économique dans notre pays...

Il est très facile de s'opposer à un certain nombre de choses au nom de l'environnement quand on fait parti des nantis qui ont un job mais ceux qui n'ont pas ou plus cette chance peuvent penser autrement...


Dernière édition par a.nonymous le Mar 09 Sep 2014, 03:25, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 03:16

Le principe de précaution est une chose la capacité de forer profitablement une autre. Matmut pose l'équation en terme d'étendues disponibles au forage. Et rend à François Fillon ce qui lui appartient. Et il a raison.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 03:36

Les contribuables français apportent-ils eux aussi leur écot au subventionnement de la recherche sur les gaz de schiste ?

Ce serait vraiment un comble que notre pays qui refuse de s'engager dans cette voie participe financièrement, directement ou indirectement, à cette initiative...  

Sauf bien sur à être gouverner par des clowns...




http://www.euractiv.fr a écrit:
L'UE a commencé à subventionner le gaz de schiste

Published: 13/06/2014 - 17:16 | Updated: 13/06/2014 - 17:22

EXCLUSIF / Un fonds de recherche européen propose une aide de 113 millions d'euros aux entreprises qui exploitent le gaz de schiste dans le cadre du programme Horizon 2020. Le programme a en théorie vocation à encourager le développement d’énergies à faible émission de carbone.

Le programme Horizon 2020, qui court de 2014 à 2020, prévoit d'investir 80 milliards dans des technologies innovantes en Europe. Or ces fonds dédiés à l'innovation pourraient bénéficier au gaz de schiste. Le recours à des technologies innovantes pour évaluer les risques de l'exploitation du gaz de schiste ainsi que le modélisations de l'exploitation pourront en effet être concernés.

Ces financements pourraient aider des compagnies gazières, qui auraient autrement été contraintes de financer elles-mêmes ces études. Des critiques s'élèvent contre ces allocations de fonds qui entrent directement en contradiction avec les politiques européennes en matière de décarbonisation.



De l'argent public mal orienté

« La Commission a déclaré vouloir garantir une haute protection environnementale, et affirme qu'elle prend la lutte contre le changement climatique très au sérieux. Mais en même temps son fonds de recherche finance des études destinées à l'industrie d'exploitation du gaz de schiste. Ce conflit d'intérêts ne peut être ignoré », a indiqué à EurActiv Antoine Simon, le porte-parole des Amis de la Terre.

« C'est particulièrement cynique puisque [ce financement] distribue de l'argent public à une industrie qui est entre les mains de quelques-unes des plus riches sociétés au monde, alors qu'il y a des priorités bien plus importantes en matière d'efficience énergétique et d'énergie renouvelable », a-t-il poursuivi.



33 millions d'euros pour 2014

La DG recherche et innovation ne dévoilera pas quels sont les groupes qui ont obtenu les fonds en question, mais a indiqué que 33 millions d'euros ont déjà été engagés pour financer ces études sur 2014

« Sur les 23 candidatures éligibles, sept ont été conviées à soumettre un projet final avant la date butoir du 23 septembre », a indiqué un fonctionnaire de la Commission à EurActiv. « Nous ne pouvons pas dire pour l'instant combien de projets seront retenus à la fin, ni non plus qui demande une aide financière puisqu'il s'agit d'un appel d'offres concurrentiel », a ajouté le fonctionnaire.

Même si la Commission aimerait limiter chaque attribution à un maximum de 3 millions d'euros, elle se dit encline à verser des sommes plus importantes, a poursuivi la même source.

Une décision rajoutée in extremis par le Conseil européen de décembre dernier permet au fonds chapeauté par le programme Horizon 2020 de contribuer à l'exploitation et à la production de gaz et de pétrole non conventionnels le cas échéant. L'appel d'offres a été publié quelques jours plus tard.



Une source d'énergie propre ?

Le gaz de schiste émettrait peu de carbone selon le programme et « pourrait contribuer à la transition [énergétique] vers une économie à faible émission en carbone étant donné que ses rejets de gaz carbonique dans l'air sont suffisamment faibles », explique un autre fonctionnaire européen. À ses yeux, ce nouveau fonds pourrait contribuer à opérer la transition énergétique de l'UE.

Un rapport britannique déposé l'année dernière par le conseiller scientifique en chef auprès du gouvernement, David MacKay, arrive à la conclusion que les émissions générées par l'exploitation du gaz de schiste étaient similaires à celles du gaz naturel liquéfié (GNL) importé du Qatar.

Selon le rapport, « le principal effet qu'aurait la production et la consommation de gaz de schiste britannique serait le remplacement du GNL importé, ou possiblement de tout gaz importé de l’extérieur de l'Europe. Les conséquences sur les taux d'émissions [en gaz à effet de serre] seraient alors certainement limitées ».

Bien que le cycle de vie du CO2 rejeté par l’exploitation du gaz de schiste soit deux fois plus court que celui du charbon ou du pétrole, il reste encore bien plus long que celui des énergies vertes, à l'instar de l'énergie éolienne et solaire, selon le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Marcus Pepperell, porte-parole de Shale Gas Europe, souligne que les rapports du GIEC ont également montré que le gaz non conventionnel pourrait être utilisé comme une énergie de transition potentielle en vue de basculer vers une société entièrement basée sur les énergies renouvelables.

« L'Europe est confrontée en particulier à une question de sécurité énergétique et cependant nous n’avons aucune action sur le continent en vue d'assurer une exploitation commerciale du gaz de schiste », a-t-il indiqué à EurActiv. « Il est logique que la Commission se penche sur toutes les possibilités en vue de diversifier le mix énergétique de l'Europe ».

« Étant donné les quantités significatives qui ont été investies dans les autres sources d'énergie telles que les renouvelables, il n'est pas absurde de voir là où l'Europe peut aider à développer l'industrie du gaz de schiste dans un cadre environnemental durable », a-t-il indiqué.

Isaac Valero, porte-parole du commissaire en charge de l'action pour le climat, Connie Hedegaard, estime que le gaz de schiste pourrait être une énergie de transition vers les sources d’énergie renouvelable et l'efficience énergétique, « mais le gaz de schiste seul ne résoudra pas la question climatique », a-t-il mis en garde.

Connie Hedegaard a d’ailleurs demandé aux banques de développement de prendre l'initiative et d'éliminer l'aide public pour les énergies fossiles.



Des émissions de méthane problématiques

L'un des paramètres clés débattus sur le rôle potentiel que pourrait endosser le gaz de schiste dans la lutte contre le changement climatique est celui du méthane. Le méthane est en effet au moins 25 fois plus puissant que le dioxyde de carbone   sur une période d'un siècle et 72 fois sur vingt ans. Selon certains scientifiques, il pourrait déclencher des « boucles de rétroaction de réchauffement » au niveau planétaire.

Une étude de 2011 publiée par l'Université de Cornell dirigée par le professeur Robert Howarth a montré que l'impact du gaz de schiste sur le climat pourrait être entre 20 à 100 % plus fort que le charbon. D'autres rapports sont cependant moins alarmants.

Lors de la fracturation hydraulique, de grandes quantités de gaz remontent à la surface avec des produits chimiques utilisés dans les liquides de fracturation. Là, le méthane peut s'évaporer dans l'atmosphère, être brûlé et ainsi transformé en dioxyde de carbone, ou encore capturé et vendu sur les marchés pour réduire la quantité de gaz rejeté dans l'environnement. C’est ce que les anglophones nomment le « green completion ».

Cette dernière méthode est selon M.Howarth, « la meilleure chose pour l'environnement, même si certaines quantités de méthane sont sûrement encore perdues au cours de l'opération », indique-t-il. « Mais [elle] n'est pas couramment utilisée aux États-Unis. [Cette technique] prend du temps et les compagnies préfèrent avancer aussi vite que possible, pour construire et forer d’autre puits. »

L’Agence américaine de protection de l'environnement cherche à rendre cette méthode obligatoire - avec quelques exceptions - d'ici 2015. Mais l'évaluation reposera sur les quantités d'émission de méthane rejetée par une industrie plutôt que sur des inspections sur place, ce qui permettra certaines « manipulations », craint le chercheur.

Les sociétés européennes devront également surveiller leurs émissions de méthane elles-mêmes selon les dernières directives proposées par l'UE, qui pourraient devenir contraignantes en 2015.

« L'évaporation [du méthane] est invisible à l'œil nu », explique M. Howarth. Les plateformes de forage sans surveillance vont probablement frauder de temps à autres, étant donné le passif de l'industrie américaine du pétrole et du gaz en matière de respect des lois », a-t-il ajouté.« L'industrie devra peut-être fournir des informations en Europe », indique le professeur. « Mais comment saurons-nous si les informations sont exactes ? », s'interroge-t-il. « L'industrie a certainement fortement intérêt à tenter de prédire de faibles émissions de méthane », ajoute-t-il.

L'industrie des hydrocarbures se défend et affirme que le forage de schiste pourrait déjà enter dans le champ d’application de certaines législations européennes, telles que la directive sur les déchets miniers ou la directive-cadre sur l'eau.

« Nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire d'avoir de nouvelles réglementations sur le gaz de schiste, mais si des lacunes législatives sont identifiées, nous serions alors heureux de faire le point sur la situation et de coopérer avec les législateurs en vue de trouver la meilleure voie pour aller de l'avant », a indiqué à EurActiv Alessandro Torello, porte-parole de l'International Association of Oil and Gas producers.
Source: http://www.euractiv.fr/sections/energie/lue-commence-subventionner-le-gaz-de-schiste-302801
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matmut

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 05:00

a.nonymous écrit:
Citation :
Ce serait vraiment un comble que notre pays qui refuse de s'engager dans cette voie participe financièrement, directement ou indirectement, à cette initiative...
Sauf bien sur à être gouverner par des clowns...
Sauf que les clowns ont la responsabilité du pays et ont la sagesse de ne pas compromettre l'avenir de notre territoire en cédant à de simples visées vénales.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 05:03

petite précision à notre ami Matmut :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/30/gaz-de-schiste-le-parlement-interdit-l-utilisation-de-la-fracturation-hydraulique_1543252_3244.html a écrit:
Le Parlement français a interdit, jeudi 30 juin, l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, sous la pression d'une forte mobilisation des populations concernées. La France devient ainsi le premier pays au monde à interdire l'usage de cette technique jugée hautement polluante.
Le vote a été acquis par 176 voix contre 151. Seule la majorité sénatoriale UMP et centriste a approuvé le texte. La gauche a voté contre, dénonçant un "recul" et plusieurs dispositions ambiguës. Le groupe PS de l'Assemblée estime en effet que le texte manque de précision : s'il interdit la fracturation hydraulique, il n'interdit pas l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste par d'autres techniques.
ce n' est que l' utilisation de la fracturation hydraulique qui a été interdite, maintenant l' interdiction porte sur toute technique actuelle ou a venir sur l' exploration comme sur l' exploitation.
Autrement dit pas touche, pas de recherche, l' immobilisme. On préfère payer le gaz et le pétrole aux pays étranger quitte à creuser un peu plus notre déficit commercial.
Comme je le dis souvent le dogme prime sur la raison et nous en payons l 'addition.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 07:04

matmut a écrit:
Sauf que les clowns ont la responsabilité du pays et ont la sagesse de ne pas compromettre l'avenir de notre territoire en cédant à de simples visées vénales.

Effectivement:

- le gouvernement renonce à la recherche et l'exploration autour des gaz de schiste
- EDF, société anonyme détenue à 84,49 % par l'Etat, achète des gaz de schiste aux américains
- les contribuables français en tant que contributeurs au budget de l'Union participent au financement de la recherche autour des gaz de schiste dans les autres pays de l'Union

Comme le dit fort justement Mamiea, "le dogme prime sur la raison"...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 09 Sep 2014, 18:13

Dogme contre raison? À suivre effectivement. 170 milliards investis
. Un Roi return of investment prévu sur 20 ou 30 ans en 2011 sur des prévisions optimistes Alors que...
http://www.lecontrarien.com/gaz-de-schiste-le-nouveau-reve-americain-aneanti-96-de-reserves-en-moins-finalement-11-06-2014-usa

Ce ne serait pas la première bulle financière qui exploserait aux USA, Toutes les décennies les USA en fabriquent une.

Reste que la pénurie de pétrole est un vrai sujet, et qu'il va bien falloir y remédier.

Pour le reste on peut remonter les posts déjà écrits, pour éviter de se répéter, comme d'autres aiment à le faire.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 12 Sep 2014, 19:01

Comment grâce aux brillantes théories de nos politiciens doctrinaire nous devrions manquer d'électricité prochainement...

http://www.rfi.fr/ameriques/20140911-france-rupture-electricite-2015-entraide-europe-delestage-black-out/

nul doute qu'en mettant hors jeu quelques centrales nucléaires nous soyons sur le bon chemin !


Heureusement que le Sahara ne sous appartient plus sinon nous étions contraints d'importer du sable.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 12 Sep 2014, 19:11

extraits : Pour rétablir l’équilibre entre production et consommation, on peut aussi favoriser les économies d’énergie et surtout les interconnections avec les autres pays. Une bonne entraide est cruciale entre pays voisins pour affronter les grands froids. Deux bons principes donc : être moins énergivore, et pratiquer la solidarité européenne.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 12 Sep 2014, 19:15

Sans commentaire :

Les énergies renouvelables pointées du doigt

Les éoliennes et les panneaux solaires ne produisent que quand les conditions sont optimales. Et paradoxalement dans ce cas, il y a trop d’électricité d’un coup, ce qui fait chuter le prix du mégawatt, et entame encore davantage la rentabilité des centrales à gaz. Pour couronner le tout, la situation va s’aggraver début 2016. Des centrales au charbon et au fioul devront fermer car elles ne répondent plus aux normes environnementales

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matmut

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 12 Sep 2014, 19:31

Libellule écrit:
Citation :
favoriser les économies d’énergie et surtout les interconnections avec les autres pays.

C'est déjà bien avancé, nous sommes reliés confortablement entre autres depuis longtemps avec l'Italie; l'Allemagne, l'Angleterre (En courant continu) et l'Espagne via le Pays basque. Sauf qu'une nouvelle liaison franco espagnole via la Catalogne, actuellement en cours de réalisation, a mis dix ans pour naitre devant l'opposition des écologistes à ce projet. Résultat passage en force du gouvernement pour un cout exorbitant ( Câbles haute tension en tunnel pour la traversée montagneuse.
D'autre part ces liaisons intra européennes avaient surtout pour objectif pour la France d'exporter de l'électricité vers ses voisins, grâce à notre production nucléaire, dans un continent lui en sous production. Maintenant l'on peut se poser la questio de savoir pourquoi EDF choisi ce moment pour démanteler ses centrales conventionnelles au charbon et au fioul actuellement en réserve froide.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mer 07 Jan 2015, 19:54

Bon, le temps a un peu passé et on peut posément revenir sur ce sujet  : Le mythe des gaz de schistes ne subsiste que grâce aux subventions de l’État fédéral aux USA et celui-ci n’est autosuffisant que grâce au pétrole du golfe du Mexique qu’il s’est discrètement approprié.

Ceci dit, nous avons grandeur nature les conséquences d’avoir voulu produire à un « low cost », ou pour être plus précis à un "high cost subventionné pour faire croire à un low cost" : cela a fini par agacer les compagnies pétrolières traditionnelles qui « trinquent » désormais sans pour autant améliorer quoi que ce soit au niveau de l’économie mondiale, sinon a générer une surproduction dont une fois de plus on ne sait que faire. Une fois de plus au lieu de s’intéresser à l’augmentation de la valeur ajoutée, on s’est attaché à produire pas cher, sans marge sous prétexte d’écouler un bien ne correspondant pas à la demande.

Alors que l’écroulement du prix du pétrole envoie dans les cordes la Russie qui, déjà en crise à cause des sanctions des États-Unis et de l’Union européenne, voit se restreindre les débouchés de ses exportations énergétiques, les États-Unis visaient à devenir  le plus grand producteur mondial de brut, à la place de l’Arabie saoudite. C’était une fois de plus sans compter sur les réactions possibles des grands pays producteurs. Alors donc, nous y voilà  le prix du pétrole chute, entraînant toute une série d’effets kiss cool.

La chute est due non seulement à des facteurs économiques, comme le ralentissement de la demande mondiale, mais à des facteurs géopolitiques. Avant tout la décision de l’Arabie Saoudite, plus grand exportateur pétrolier mondial devant la Russie, de maintenir haute la production pour que, l’offre augmentant, diminue le prix du brut. Quel intérêt l’Arabie Saoudite a-t-elle à effectuer cette manœuvre, qui risque de réduire ses propres entrées pétrolifères ? Celui de frapper d’autres pays exportateurs de pétrole, surtout la Russie, l’Iran et le Venezuela.

Riad peut se permettre une telle manœuvre parce que les coûts d’extraction du brut saoudien sont parmi les plus bas du monde. Dans ce contexte s’insère le boom du pétrole et du gaz extrait, aux USA, des schistes bitumineux par la technique de fracturation hydraulique, c’est-à-dire le broyage des roches dans des strates profondes par de l’eau sous pression contenant des substances chimiques, bien plus coûteuse, si on ne prend pas en compte les subventions versées.

Cette technique est de fait très coûteuse : selon l’Agence internationale pour l’énergie, extraire du pétrole des schistes coûte 50 à 100 dollars le baril, par rapport aux 10 dollars le baril du pétrole moyen-oriental. Selon les experts, l’extraction du gaz de schiste ne pouvait donc s’avérer  intéressante économiquement que si le prix international du pétrole restait au dessus des 70 dollars le baril.

La chute des cours en cours, je vous le dis, va contrarier la poursuite du boom annoncé ; et je ne vous dis pas les conséquences tant l’État américain a consacré des milliards de dollars d’incitations à ce secteur « schistémique » si je peux me permettre l’expression.

Et puis finalement c’est bête, il semble se confirmer que les  gisements exploités avec la technique de la fracturation s’épuisent bien avant ceux conventionnels. Il n'est jamais crédible de pressentir les choses avant tout le monde, quand on nous répond, emploi, emploi, emploi...

Alors faut-il encore applaudir des deux mains à ce nouvel eldorado ? A voir ! Peut-être que la crise qui s'ouvre ne va pas durer ; pour ma part j'en doute. Nous avons eu les "surprimes" avec la crise du logement ; nous risquons maintenant d'avoir les "surschistes estimations" avec la baisse du prix du pétrole.

En attendant il se confirme aussi  que cette technique provoque des dégâts environnementaux très graves, dont le coût retombe désormais  sur les collectivités locales. Nombre d’entre elles s’opposent, même si c’est avec de maigres résultats, à l’utilisation de leur territoire pour l’extraction du pétrole et du gaz de schiste.

Washington a voulu faire de la géo politique et donner une leçon de pragmatisme économique aux autres pays, et certains ici même y ont vu le modèle à suivre : cela va se révéler un véritable bluff  dont les USA ont le secret, un nouveau « poker américain » (on dit aussi « rêve américain ») qui est en train de tourner au cauchemar.

En complément je vous recommande cet article
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/06/petrole-les-raisons-de-la-chute-continue-des-prix_4549739_3234.html

Extraits

Cinquante dollars ! Il y a six mois, quel analyste aurait parié sur une dégringolade aussi brutale ? C’est pourtant à ce niveau inconnu depuis le printemps 2009 qu’est tombé le prix du baril d’or noir, lundi 5 janvier, sur le marché de New York, après être passé sous la barre symbolique des 50 dollars en cours de séance et qui poursuivait cette tendance mardi. Certains opérateurs n’hésitent plus à envisager des cours tombant à 40 dollars, le niveau atteint dans les semaines qui suivirent la faillite de la banque Lehman Brothers en 2008.

Tout se conjugue pour maintenir la pression à la baisse. Tout d’abord, l’offre reste surabondante. Et certains éléments récents tendent à montrer que cela ne devrait pas changer avant un petit moment. Par ailleurs, la demande en pétrole devrait rester très modérée au cours du premier semestre, voire au-delà, en raison des médiocres performances économiques de l’Europe et de la Chine.
  Jean-Michel Bezat
Journaliste au Monde

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mer 07 Jan 2015, 20:19

Ceci étant voici ce que déclare aujourd'hui Emmanuel Macron....

Emmanuel Macron dans les Echos a écrit:
---/---
François Hollande estime qu’il faut une croissance supérieure à 1 % pour faire baisser le chômage. La croissance pourra-t-elle dépasser 1 % cette année ?

Le gouvernement a prévu 1 % et maintient cette prévision, mais je pense que 2015 doit être l’année de la renaissance européenne et du tournant pour l’économie française. Pourquoi ? Parce que la donne pour 2015 est nouvelle. Pour des raisons exogènes : la forte baisse de l’euro face au dollar, le repli des cours du pétrole, la faiblesse des taux d’intérêt. Et pour des raisons endogènes, c’est-à-dire grâce à nos décisions : la montée en charge du crédit d’impôt compétitivité emploi, qui va représenter 17 milliards d’euros en 2015, et l’entrée en vigueur du premier volet des baisses de cotisations du pacte de responsabilité.
---/---

Voir: http://www.plateaufontenay.net/t2022-interview-d-emmanuel-macron-dans-les-echos#66069
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mer 07 Jan 2015, 20:43

Dommage que sous peu nous soyons obligés d'accueillir une énorme immigration venue des USA... ruinés par une politique désastreuse...

Quelques infos pour cadrer la situation immédiate :

Dépenses publiques France 57,1% du PIB
---------------------- Allemagne 45,3%
---------------------- moyenne Europe 49,5%

ref le bouquin de Hubert VEDRINE "la France au défi" en plus de quelques observations et données économiques intéressantes.
Dommage qu'il ne voit pas les solutions parmi les initiatives de flambi.... heureusement nous refusons même d'étudier le pétrole de schistes ce qui va sauver le pays !
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mer 07 Jan 2015, 20:52

@a.nonymous Restons zen et sachons relire Ségolène Royal qui déclarait en septembre dernier, marquant ainsi son désaccord avec les thèses de Macron, sur la portée économique du gaz de schiste : des choses pénibles aux oreilles de ce social libéral  :

« C'est une bulle spéculative, le gaz de schiste... Il n'est pas question à un moment où on a des ressources publiques rares d'investir dans des filières aléatoires et spéculatives... Les experts américains en reviennent, du gaz de schiste. Il y a beaucoup de dégâts environnementaux, ensuite le coût s'est révélé beaucoup plus important que prévu... On commence à voir aux Etats-Unis des friches industrielles scandaleuses, avec des riverains effarés, des poches de pauvreté et des poches de chômage sur les sites d'exploitation abandonnés... »

Sarkozy non plus n'a pas dû apprécier. Mais ce n'est qu'un dégât collatéral.

Son intervention à même date; si si..

« Je ne peux pas accepter que les Etats-Unis soient devenus du point de vue de l'énergie indépendants grâce au gaz de schiste et que la France ne puisse pas profiter de cette nouvelle énergie alors que le chômage ravage tant de nos territoires et tant de nos familles, c'est inacceptable.

Je souhaite clairement que nous réfléchissions aux conséquences du principe de précaution auquel je préférerai toujours le principe de responsabilité. Avec la précaution, on s'abstient de faire, avec la responsabilité, on assume la conséquence de ses choix et on ne se condamne pas à l'immobilisme. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/09/26/le-revirement-de-nicolas-sarkozy-sur-le-gaz-de-schiste_4495139_4355770.html#wcCDRozXxSxAIO38.99
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mer 07 Jan 2015, 21:20

nous sommes plus forts que les ricains ! nous n'avons pas de poches de chômage sur les sites de gaz de schistes abandonnés... mais nous avons tout de même plus de chômeurs qu'eux !

battus enterrés les ricains ! vive ségo !
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 28 Avr 2015, 00:29

Un débat "Gaz de schiste : quels enjeux ?" aura lieu mercredi 29 avril à 20h30 à Vincennes....


http://www.rencontresdemocrates.com/ a écrit:
Des citoyens critiques pour un exercice critique de la démocratie
Mercredi 29 avril 2015 à 20h30
Vincennes, Maison des associations, entrée libre

Gaz de schiste : quels enjeux ?

Jean-Louis Fellous

L’exploitation des gaz de schiste ne relève pas seulement du débat d’experts. Elle soulève des interrogations en termes de dégradation de l’environnement mais aussi de géostratégie et de spéculation financière.

Pour mettre en lumière ces enjeux, Rencontres Démocrates a convié un scientifique, Jean-Louis Fellous, directeur exécutif du Comité mondial de la Recherche spatiale (COSPAR), spécialiste de ces questions et coauteur, avec Catherine Gauthier, de l’ouvrage « Gaz de schiste : nouvel Eldorado ou impasse ? » (Ed.Odile Jacob) .

Lieu : Vincennes, Maison des associations, salle Paul-Rumeau, 20h30, 41-43 rue Raymond-du-Temple (5 min des stations M° Château de Vincennes, Rer A Vincennes, Parking Marigny)
Source: http://www.rencontresdemocrates.com/




Conclusion du livre de Catherine Gautier et Jean-Louis Fellous : Les Gaz de schiste. Nouvel eldorado ou impasse ?

http://www.reporterre.net a écrit:
Laisser la porte ouverte à la recherche scientifique

Jean-Louis Fellous

Comme scientifique, je ne puis admettre sans réticence l’idée de « sujets tabous » pour la recherche. L’existence d’un Conseil national d’éthique me semble répondre à la nécessité d’arbitrer lorsque certaines recherches, portant par exemple sur la génétique humaine, ou plus généralement « le vivant », risqueraient d’ouvrir des boîtes de Pandore redoutables. Je souscris aux considérations qui ont conduit à inscrire dans la Constitution le « principe de précaution ».

Dans le cas qui nous occupe, je ne puis comprendre que l’on se prive de tout moyen de connaître la réalité d’une ressource qui fait déjà ailleurs l’objet d’une exploitation massive, et plus encore, que l’on s’abstienne d’étudier les conditions qui rendraient cette exploitation socialement acceptable, en réduisant ou annulant les impacts systématiques de sa mise en œuvre sur l’environnement local et global, comme sur la santé et la sécurité des travailleurs et des riverains.

Je suis opposé à l’autorisation de l’exploration, et a fortiori de l’exploitation des hydrocarbures de roche-mère, tout comme je souhaite le renoncement au plus tôt à celle du charbon, ainsi que du pétrole et du gaz naturel, conventionnels ou non.

Réaliste et éloigné de toute naïveté, je suis aussi conscient des faiblesses des solutions partielles disponibles pour la transition énergétique. Qu’il s’agisse des économies d’énergie ou de la substitution des renouvelables aux énergies carbonées, aucune martingale ne garantit le succès. Le prix de revient restera un déterminant puissant des choix. Les solutions de rechange ne sont pas exemptes d’impacts environnementaux. Les écologistes ne sont pas les derniers à s’insurger contre le bruit, la mortalité des oiseaux ou la défiguration des paysages imputés aux éoliennes, ou à refuser la séquestration éventuelle du gaz carbonique capturé et liquéfié dans leur sous-sol.

À mon sens, il faut profiter du moratoire actuel, et si besoin est le prolonger, le temps d’engager un véritable programme de recherche pluridisciplinaire, ouvert aux représentants de la société civile, consacré à la fois à l’évaluation des ressources, aux technologies de nature à éviter les effets indésirables, et à élaborer le cadre juridique et réglementaire dans lequel, si ces recherches aboutissaient, une exploitation pourrait être engagée.

Rien n’assure qu’un changement de gouvernement, à l’issue de la mandature actuelle, n’amènerait pas à l’engagement précipité d’une exploitation avant que les connaissances nécessaires soient acquises et les législations protectrices correspondantes mises en place.

Je pense qu’il y a un double dividende à retirer de cette approche : elle permettrait, grâce aux savoirs scientifiques et techniques qui en découleraient, de se prémunir contre une exploitation sauvage, « à la cow-boy », des gaz et huiles de schiste existant dans le sous-sol français (et laisserait à la société civile et aux institutions le temps de se préparer à un éventuel retournement de situation) ; elle lui imposerait des conditions draconiennes et un surcoût dissuasif tels que cela retarderait automatiquement de plusieurs dizaines d’années l’engagement d’une exploitation des gaz et huiles de schiste en France.

Celle-ci serait alors renvoyée à une époque où le recours à cette ressource serait à la fois redevenu rentable et nécessaire, si les économies d’énergie et les énergies renouvelables ne tenaient pas leurs promesses. Et je suis confiant dans les ressources de la démocratie française pour garantir qu’un tel programme pourrait être mené à bien.
Source: http://www.reporterre.net/Gaz-de-schiste-Il-faut-un
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mar 28 Avr 2015, 02:13

Puisque les cocologistes disent que le gaz de schistes c'est "caca" on se demande pourquoi on devrait avoir l'idée d'un début d'études de la question...

On ne fait rien ! on n'étudie rien ! et si un jour on devait s'inquiéter de la chose on sera tranquillement à la remorque de ceux qui auront bossé sur le dossier, nous payeront pour utiliser les brevets et c'est tout.

Tout de même ne rien faire c'est plus confortable que de se poser la question de savoir s'il est bon de se pencher sur le problème.

Cocologiquement c'est imparable !
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Jeu 17 Mar 2016, 05:26

Le PDG du groupe pétrolier Total a précisé ses intentions concernant l'exploration du gaz de schiste, ce lundi, devant des entrepreneurs à Montpellier (Hérault). Patrick Pouyanné ne souhaite plus explorer la zone allant de Valence à Montpellier.

Cette déclaration ressemble à une victoire pour les opposants au gaz de schiste dans la Drôme et en Ardèche. Selon le site 20 Minutes, Total renonce en effet à son permis de recherche du gaz de schiste, le permis dit de Montélimar, qui lui avait été réattribué par la justice administrative. Le PDG du groupe pétrolier, Patrick Pouyanné, l'a confirmé devant des entrepreneurs à Montpellier.


"Autre chose à faire que de chercher du gaz de schiste dans des endroits où l'on ne veut pas de nous" (Patrick Pouyanné)

"À 30 dollars le baril de pétrole, j'ai autre chose à faire que de chercher du gaz de schiste dans des endroits où l'on ne veut pas de nous" a-t-il déclaré. D'autant que l'industriel a également ajouté : "À dire vrai je ne suis pas sûr qu'il existe du gaz de schiste dans cette région".

Pour les opposants à l'exploitation du gaz de schiste, ce revirement est la conséquence de la mobilisation des habitants. Le 28 février dernier, à Barjac, dans le Gard, au moins 10.000 personnes avaient manifesté contre l'exploration et l'exploitation d'hydrocarbures non conventionnels.

"La victoire des habitants d'une région" (opposants au gaz de schiste)

"C'est la victoire du soulèvement des habitants d'une région face à une agression intolérable" a réagit* Jean-Louis Chopy*, porte-parole du collectif ardéchois "Stop au Gaz de Schiste". Mais il reste prudent par rapport à ses déclarations, "ce ne sont que des paroles. Il a récupéré son permis. Il ne va pas le déchirer. Si els conditions du marché redeviennent intéressantes (...) ça ne m'étonnerait pas qu'il retourne sa veste à nouveau".

Jean-Louis Chopy du collectif ardéchois "Stop au Gaz de Schiste" :
Avant de prévenir : "on est toujours là, très vigilants, prêts à bloquer tout camion qui se pointerait", conclut Jean-Louis Chopy, car "on a quand même pas confiance".

####

Le baril baissant le miracle gazeux semble se tranformer en mirage ici ou là. A suivre.

#### ce qui commence à se dire :

Les nouvelles plates-formes empêcheraient les exercices militaires et aggraveraient la situation écologique dans la région.

Les États-Unis refusent d'augmenter l'exploitation du pétrole et du gaz dans l'Atlantique à cause des protestations des écologistes et des militaires, malgré les pertes que subiront les compagnies énergétiques et plusieurs États.

L'administration Obama a déclaré qu'elle retirerait les permis de construction des plates-formes d'extraction du pétrole et du gaz de nouvelle génération dans l'océan Atlantique. Cette décision est liée aux protestations des écologistes et des habitants locaux, qui affirment que ces plates-formes menacent la faune, la pêche et le tourisme sur la côte Est des États-Unis.

Le Pentagone se prononce également contre le développement de l'extraction des hydrocarbures dans cette région. Selon les militaires, ces plates-formes aggraveront la situation d'un point de vue stratégique et empêcheront les manœuvres. D'autre part, cette décision nuira aux intérêts de certaines compagnies, qui subiront des pertes, et plusieurs États américains seront privés de bénéfices et d'emplois supplémentaires, rapporte l'agence Bloomberg.

Le cabinet de conseil Gavin/Solmonese a récemment annoncé qu'au moins 67 compagnies pétrolières et gazières américaines ont fait faillite au cours de l'année 2015. Ainsi, le nombre de compagnies ayant fait faillite a augmenté de 379% par rapport à l'année précédente, lorsque les prix du pétrole étaient nettement plus élevés.

Chute du pétrole, les investisseurs risquent de perdre gros
En ce qui concerne la production américaine de pétrole de schiste, qui avait progressé ces dernières années, elle devrait reculer en 2016.

Depuis le milieu de l'année 2014, le cours du baril de pétrole est en chute libre (environ —75%), frappé par une conjoncture défavorable: surabondance de l'offre, demande en baisse et ralentissement de l'économie mondiale, en particulier de l'économie chinoise, première consommatrice d'énergie au monde.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Jeu 17 Mar 2016, 05:46

Les faillites se multiplient dans le pétrole de Schiste américain 
Crise du pétrole de schiste américain : une menace pour la croissance mondiale
Publié le 26/02/2016 à 16H10

Les Saoudiens sont-ils en passe de réussir leur pari, fait en décembre 2014, de tuer le pétrole de schiste américain ? Quarante sociétés du secteur se sont déclarées en faillite ces derniers mois, les investissements dans le secteur sont au point mort. Cette crise impacte déjà l'économie américaine. Une menace de plus pour la croissance mondiale.

Le pétrole et le gaz de schiste américain sont sous le choc de l’effondrement des cours du brut… Avec un cours du Brent passé sous les 35 dollars, le secteur perd deux milliards de dollars chaque semaine, affirme le cabinet d’avocats Haynes and Boones. A moins de 50 dollars le baril, le forage de nouveaux puits n'est pas rentable.
Indicateur majeur de l’activité pétrolière américaine, le nombre de puits en activité à diminué de 60% en un an. Le spécialiste des tubes en acier pour les forages d’huile de schiste, l’entreprise Vallourec, à vu son activité se réduire de 40% depuis 2014.

Les faillites se multiplient dans le secteur, et l’hécatombe devrait se poursuivre en 2016 préviennent les experts de du cabinet AlixPartners. A moins de 50 dollars les producteurs américains perdent de l’argent. "Beaucoup de groupes seraient soulagés par un pétrole à 50 dollars le barril, mais ce serait encore coûteux pour eux... Il faudrait remonter à 75 dollars pour guérir l'ensemble du secteur !", écrit M. Williams de WTRG Economics, jugeant très improbable un tel rebond.

Les forages de nouveaux puits en chute libre depuis juillet 2015
Les forages de nouveaux puits en chute libre depuis juillet 2015 © Agence internationale de l'énergie
La durée de vie d’un forage étant en moyenne de cinq ans, les compagnies pétrolières peuvent tenir quelques années. La production devrait continuer à baisser mais pas assez vite pour assurer un rapide rééquilibrage mondial de l’offre et de la demande. D’autant que l’Iran est de retour sur le marché et refuse de geler sa production.

Le pari saoudien
Entre 2010 et 2015, la production de pétrole de schiste à augmenté de quatre millions de barils jour. Cette forte croissance du pétrole et du gaz, a fini par déstabiliser l’équilibre mondial entre l’offre et la demande.

Face à cette nouvelle donne, l’Arabie saoudite à décidé de maintenir sa part de marché et ses volumes. Lors d’une importante réunion de l’Opep en décembre 2014, les Saoudiens, seuls en mesure de réguler le marché, ont refusé de baisser leur production. Dés lors les prix ne pouvaient que baisser, et même chuter passant de 80$ à 35$ aujourd’hui.

Décrochage de la production pétrolière américaine
Décrochage de la production pétrolière américaine © Agence internationale de l'énergie

L'Arabie Saoudite est donc, en passe de gagner son pari. En faisant baisser la production américaine, Ryad entend replacer les Etats unis dans la dépendance du pétrole saoudien, et s’assurer sa protection militaire à long terme face à la montée de l’Iran dans la région.

Un scénario inquiétant
Cette «stratégie saoudienne» pourrait avoir des conséquences plus inquiétantes. Pour les économistes, la crise du pétrole et du gaz de schiste expliquerait les ratés actuels de l’économie américaine (2,5% au lieu des 3,5% prévus en 2015). Les principales bourses mondiales sont déjà affectées par les mauvais résultats du secteur pétrolier.Un nouveau crack boursier n'est pas à écarter.

Une faillite généralisée du pétrole et du gaz de schiste américain, serait lourde de conséquences pour l’économie mondiale, déjà mise à mal par le ralentissement de la croissance chinoise et des pays émergeants. La baisse du prix du pétrole ne serait alors plus du tout une bonne nouvelle.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 18:07

Merci au gaz de chiste d'avoir entraîné une baisse très importante de l'essence et du diesel à la pompe. C'est du pouvoir d'achat en plus, surtout pour les chômeurs qui recherchent de l'emploi.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 18:44

thierry a écrit:
Merci au gaz de chiste d'avoir entraîné une baisse très importante de l'essence et du diesel à la pompe. C'est du pouvoir d'achat en plus, surtout pour les chômeurs qui recherchent de l'emploi.

Baisse considérable du prix du brut... causée par l'exploitation du gaz de schiste avec à la clé une moindre dépendance des pays consommateurs envers ceux du proche orient.
Baisse largement "gommée" par nos taxes qui elles ne diminuent pas.

Lorsque l'on perd nos marchés il faut bien trouver de l'argent ailleurs.
Exemple : silence radio à propos des rafales que l'Inde devait acheter, il se murmure que le marché serait récupéré par la Russie.
On a perdu la vente des deux bateaux aux Russes, navires que les Egyptiens devraient nous acheter... avec notre argent et qui pour couronner le tout pourraient se retrouver aux mains des islamistes locaux.
On perd la vente des avions aux Indiens... que ce soit en politique internationale ou en économie du même nom nous sommes toujours aussi bons.

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 18:48

En novembre 2013 anonymous ouvrait ce sujet en nous disant que tout avait été dit sur le gaz de schiste. Pas tout finalement si on en croît agoravox...

Thierry zappe le rôle des saoudiens, l'éclatement de la bulle de gaz, et les faillites qui s'enchainent, pour nous dire que les précaires et les chômeurs français seraient enfin satisfaits de leurs sorts.

En novembre 2013,

(Le texte d agoravox donc)
#####

qui aurait pu imaginer telle débâcle ? Wall Street, la Banque Fédérale Américaine et les banques privées continuaient de déverser des centaines de milliards de dollars dans un secteur qui promettait des gains substantiels. Le Quantitative Easing américain et des taux d’intérêts proche des taux zéros enflaient les égos et les rêves des entreprises de schiste.

Cet enthousiasme aura finalement créé une bulle financière dépassant les 200 milliards $ qui est en train d’imploser sous nos yeux. Le schiste s’écroule tel le jeu de l’avion où les nouveaux investisseurs couvrent les intérêts des anciens et le scénario n’est pas sans rappeler le système Madoff.

La révolution du gaz et pétrole de schiste américain de 2009-2015 a été conduite par des petites et moyennes entreprises qui ont financé leurs croissances avec des emprunts à hauteur de 113 milliards $ en actions et 241 milliards $ en obligations selon Dealogic. Aujourd'hui, elles s'écroulent sous leurs dettes d'autant que peu d'entreprises sont profitables au-dessous de 50$ le baril. Durant la même période les dettes des 60 plus grandes entreprises US (sur un total de 155) ont bondi de 100 milliards à 206 milliards $.

Le système de Ponzi : L’effet Madoff
Comme dans toutes les bulles spéculatives, beaucoup d’investisseurs sont entrées dans ce business sans en comprendre les mécanismes. Grâce à l’entremise des banquiers, les producteurs ont réussi à lever des sommes astronomiques alors qu’aucun d’entre eux n’aura pu démontrer une quelconque profitabilité.
Même en Europe, les grandes institutions financières comme BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, Deutsche Bank ou l'UBS se sont engouffrés dans la brèche aux côtés des américains JPMorgan, Citigroup, Wells Fargo ou Bank of America.

Ces grandes institutions bancaires ont engrangé des honoraires supérieurs à 740 millions $ pour leurs conseils avisés dans la restructuration des dettes ou les commissions sur la vente de ces produits à haut rendement tout en prenant le soin de se dégager d’éventuelles pertes. Mais pour celles qui n’auront pas réussi à écouler à temps leurs prêts pourris, le réveil est douloureux et les marchés boursiers sanctionnent lourdement leurs imprudences.

Trop de schiste, tue le pétrole
Paradoxalement, c’est le schiste lui-même qui s’est suicidé. En quelques années, la production pétrolière américaine est passée de 5,1 millions barils/jour (b/j) en 2009 à 9,7 millions b/j. Cette augmentation massive a déstabilisé les marchés qui étaient jusque-là régulé, à bien plaire, par l’Arabie Saoudite. Au lieu de stabiliser sa production aux besoins de l'offre, l’industrie de schiste a du extraire à maxima afin de rembourser les intérêts des emprunts.
Prises dans ce piège, les faillites se succèdent et la prochaine échéance bancaire du mois d’avril s’annonce apocalyptique, d’autant que l’Arabie Saoudite a gentiment demandé aux grandes banques de liquider leurs actifs de schiste.

La technique de schiste n’est pas morte
Les technologies de schiste développées dans les années 80 et perfectionnées depuis 2010, pourraient revenir sur les devants de la scène quand les prix retourneront de manière stable au-dessus de 70-100$ le baril et à la condition que les règles environnementales et de salubrité publique soient rangées aux oubliettes.
Les dégâts sur le schiste sont de deux sortes. L’industrie a perdu plus de 100’000 emplois et il n’est pas dit que tout ce beau monde ose retenter l’expérience quand le cycle repartira. Ainsi, il faudra à nouveau offrir des salaires et des formations de classe supérieure ce qui renchérira les coûts d’extraction.

Deuxièmement, les investisseurs n’avaient pas comptabilisé le facteur risque dans leurs investissements et cette prime se retrouvera au sommet de la liste à l’avenir. Ainsi, les financements seront susceptibles d’être plus rares et onéreux même si certains hedge funds tentent le pari de racheter pour une bouchée de pain les actifs des entreprises en faillite. Ces fonds privés ont déjà trouvé 57 milliards $ pour ce jeu de « quitte ou double ». Mais l’impact sur la grande majorité des investisseurs, qui ont perdu beaucoup d'argent, devrait avoir un effet durable. D’autant que durant la même période, les retours sur investissements dans les technologies propres, cleantech, ont augmenté de 11,3%.

Mort et né sous le règne d'Obama
Lors de la crise de 2008, l’immobilier américain avait fait plongé les marchés dans une profonde crise et aujourd’hui les Etats-Unis reviennent avec des investissements tout aussi toxiques dans l’énergie. Bien que les montants soient inférieurs, ils bousculent à nouveau l’économie mondiale ainsi que les institutions financières européennes décidément indomptables, incompétentes et incorrigibles.

Le schiste sera né sous Obama et pourrait s'éteindre en même temps que son règne. Paradoxal, pour un président qui voulait protéger le climat et l’économie.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 19:04

C'est sur que le sort des salariés du secteur concurrentiel ça vous importe peu.

Quand on est un salarié protégé on peut mépriser le reste de ses compatriotes.

En plus j'ai osé revenir sur un de vos Auguste copier coller, et en plus sur le gaz de chiste ou seul la pensée écolo bobo à droit de citer.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 19:19

Libellule a écrit:

Le schiste sera né sous Obama et pourrait s'éteindre en même temps que son règne. Paradoxal, pour un président qui voulait protéger le climat et l’économie.

Il n' y a pas que le schiste qui soit mort, voyez le Venezuela et l' héritage Hugo Rafael Chávez Frías,.
Prédire la mort du schiste me semble présomptueux, en effet il reviendra encore plus fort lors de la prochaine augmentation du prix du pétrole.
La technologie de forage et d' extraction sera améliorée afin d' en réduire les coûts et augmenter les profits.
Total, pour sa part, ira voir ailleurs pour chercher cette manne (technique d' extraction, champs d' extraction possible....) et ce seront encore des profits (possibles) qui s' envoleront de France. Car, soyons lucides, ce n' est pas demain que les énergies dites renouvelables remplacerons le pétrole, surtout quand on constate que le débat se concentre sur le nucléaire et non sur ce type de combustible. A quand de vrais responsables se penchant sur de vrai problèmes et non de "joyeux lurons" englués dans leur idéologie, ignorant les autres avis.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 19:34

Pour ce qu'il en est d'OBAMA et de l'Obamamania de son arrivée la désillusion est grande et le bilan global annoncé comme fructueux sans même qu'il ait eu le temps de prendre la moindre décision est remis en question.

Il est vrai que dans le domaine de la déraison et de l'aveuglement le fait de lui avoir donné le prix Nobel de la paix alors qu'il venait d'arriver au pouvoir démontre toute la partialité des préjugés favorables dont il bénéficiait.
 
Pas grave, après avoir attendu le sauvetage planétaire du premier "président noir" dont on nous a rebattu les oreille et ce qu'il n'est pas puisque né de mère blanche et de père noir... les USA seront sauvés par la première femme présidente... A moins que le "falabrac" remporte la mise.

Pendant ce temps la terre continue à tourner. On aura besoin de prétrole et on se le procurera en utilisant les moyens les plus appropriés aux nécessités du moment et les moins onéreux. Ce qui n'a strictement rien à voir avec le fait que la présidence des USA soit celle d'OBAMA.

Si les pays du golfe n'avaient pas fait monter les enchères, les pays consommateurs avec ou sans OBAMA n'auraient pas mis au point des procédés de production de substitution.
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 22:08

thierry a écrit:
C'est sur que le sort des salariés du secteur concurrentiel ça vous importe peu.

Quand on est un salarié protégé on peut mépriser le reste de ses compatriotes.

En plus j'ai osé revenir sur un de vos Auguste copier coller, et en plus sur le gaz de schiste ou seul la pensée écolo bobo à droit de citer.

Si c'est à moi que vous vous adressez vous avez tout faux. Pour ce qui est de l'explosion de la bulle financière autour du gaz de schiste, elle était prévisible ; peu l'annonçait, mais quand même, certains analystes financiers avaient en temps utile appuyé sur la sonnette d'alarme.

Ce qui ne doit pas nous empêcher de lire le PDG de Total dans son jus :


-L’UFIP a prédit une hausse sensible des prix des carburants d’ici 3-4 ans en raison notamment de la hausse des taxes de l’Etat. L’UFIP prévoit le litre de gazole à 1,80 en 2030. Est-ce aussi le scénario prévu par Total ?

Je me méfie parfois des experts..Il ne faut pas faire peur aux Français ; il faut dire les choses. Si on veut un meilleur environnement, il faut faire évoluer l’énergie telle qu’on la produit et elle coûtera donc plus chère. C’est un équilibre. Le parlement français a voté dans le cadre de la transition énergétique une loi qui prévoit que la taxe CO2 doit monter régulièrement. C’est une ligne guide. L’énergie sera plus chère car nous devons prendre en compte l’écologie, mais au même moment il y a des voitures qui consommeront 3 ou 4 litres aux 100 km. Quand les prix sont plus élevés, tout le monde fait des efforts de recherche et développement. Je suis sûr que la voiture à 4 litres aux 100km sera monnaie courante en 2030. Vu du consommateur, peut-être que le litre d’essence sera plus cher car il intègrera ces taxes et cet effort en faveur de l’environnement, mais il consommera moins. A la fin, le plus important est combien l’automobiliste sort de son portefeuille.

-La part du pétrole dans le mix énergétique est appelée à baisser à long terme, aux alentours de 27% en 2035. Comment Total participe à cette mutation ?

-Le mix énergétique va évoluer et nous aurons besoin de toutes les énergies pour répondre à la demande de la population mondiale en croissance. Il y aura moins de pétrole mais il y aura plus de gaz et plus d’énergies renouvelables. On continuera à produire du pétrole, mais il devra être moins cher. Aujourd’hui, Total produit autant de gaz que de pétrole, le marché gazier continuant de croître. C’est un bon point pour le climat puisqu’une centrale au gaz émet deux fois moins de CO2 qu’une centrale au charbon. Et nous nous développons dans les énergies renouvelables. Total est notamment présent dans le solaire, via sa filiale SunPower, qui a son centre européen à Lyon.

-Il y a quelques jours, une manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes dans le Gard, hostiles à l’exploitation du gaz de schiste. Total dispose d’un permis d’explorer, mais Total ne dispose pas d’une autre technique que la fracturation hydraulique pour l’exploitation. Or elle est interdite en France. Quelles sont vos intentions en France à moyen et long termes ?

-Nous avons en France un permis d’exploration. La France a voté une loi que nous respectons sur l’interdiction de la fracturation hydraulique. Mais on peut explorer sans faire de la fracturation hydraulique ! Le fait est que pour l’instant il n’y a pas de consensus national, même pour explorer. Et j’ai déjà dit que s’il n’y a pas de consensus, je n’irai pas contre l’avis du gouvernement. Je l’ai confirmé aux autorités, Total ne passera pas en force, ni en douce. Je m’y suis engagé. Ce qui est regrettable dans ce débat, c’est que les esprits s’échauffent sans savoir s’il y a du gaz de schiste dans le sous-sol. Je ne sais pas s’il y a du gaz de schiste dans le permis de Montélimar.


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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 22:40

Si on faisait la liste de tous ceux qui avaient prévu ceci ou cela...

On les ressorts quand ça arrive, on les oublie souvent la plupart du temps
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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Ven 18 Mar 2016, 23:35

Pas de souci avec cela. Les experts n'étaient ni bobo ni écolo. Et je n'ai jamais été dans la catégorie des salariés protégés. Relisez vous Smile
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Sam 19 Mar 2016, 00:02

en tout cas pas dans celle des bons experts qui sont reconnus comme ayant un bon diagnostic...

En comptant le nombre des bourdes dans des domaines multiples énoncées doctement sur ce forum nous sommes dans la catégorie des records !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Lun 09 Mai 2016, 20:15

http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/06/30/gaz-de-schiste-le-parlement-interdit-l-utilisation-de-la-fracturation-hydraulique_1543252_3244.html a écrit:
Le Parlement français a interdit, jeudi 30 juin, l'utilisation de la technique de la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste, sous la pression d'une forte mobilisation des populations concernées. La France devient ainsi le premier pays au monde à interdire l'usage de cette technique jugée hautement polluante.
Le vote a été acquis par 176 voix contre 151. Seule la majorité sénatoriale UMP et centriste a approuvé le texte. La gauche a voté contre, dénonçant un "recul" et plusieurs dispositions ambiguës. Le groupe PS de l'Assemblée estime en effet que le texte manque de précision : s'il interdit la fracturation hydraulique, il n'interdit pas l'exploration et l'exploitation des gaz et huiles de schiste par d'autres techniques.
mamiea a écrit:
ce n' est que l' utilisation de la fracturation hydraulique qui a été interdite, maintenant l' interdiction porte sur toute technique actuelle ou a venir sur l' exploration comme sur l' exploitation.
Autrement dit pas touche, pas de recherche, l' immobilisme. On préfère payer le gaz et le pétrole aux pays étranger quitte à creuser un peu plus notre déficit commercial.
Comme je le dis souvent le dogme prime sur la raison et nous en payons l 'addition.




Effectivement comme le faisait remarquer Mamiea sur ce forum il y a quelques mois nous allons payer puisque que nous allons importer dès cet été des gaz de schiste en provenance des Etats-Unis....

Après tout la France n'est-elle pas un pays prospère qui peut se le permettre car tout va bien: emploi, retraites, protection sociale, imposition, ....



http://www.francetvinfo.fr/france/energie-le-gaz-de-schiste-americain-bientot-en-france_1441507.html a écrit:
Énergie : le gaz de schiste américain bientôt en France

La France a interdit la fracturation du gaz de schiste en 2011, mais dans quelques semaines, celui-ci fera malgré tout son apparition sur notre territoire.

Pour cuisiner cet été, vous utiliserez peut-être sans le savoir du gaz de schiste américain. Il devrait arriver en France d'ici quatre mois via des cargos. EDF a déjà passé commande de 50 cargaisons de gaz en partie extraits dans les sous-sols des États-Unis. Récupéré par fracturation hydraulique, le gaz sera ensuite acheminé par bateau jusqu'au terminal de Dunkerque dans le Nord, avant d'être distribué dans nos entreprises et nos logements.


Un intérêt économique pour EDF et Engie

L'autre distributeur français, Engie, a lui aussi signé un contrat avec un opérateur américain. Acheter du gaz de schiste à l'étranger alors qu'il est interdit d'en extraire en France, le paradoxe fait bondir la ministre de l'Écologie. "On ne peut pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves et en même temps accepter l'importation", a assuré Ségolène Royal. Des importations décidées il y a deux ans, car elles permettent à EDF et à Engie de se fournir en gaz bon marché. Le gaz de schiste pourrait faire baisser la facture pour le consommateur, mais ses opposants restent nombreux en France.
Source: http://www.francetvinfo.fr/france/energie-le-gaz-de-schiste-americain-bientot-en-france_1441507.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Lun 09 Mai 2016, 20:33

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Robin

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Lun 09 Mai 2016, 20:54

Comme le dit Gérard par ailleurs, ce n'est pas le gaz qui pose problème aux écolos mais les méthodes d'extraction.
Donc favorisons l'économie américaine et restons le village gaulois de l'écologie.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Mer 11 Mai 2016, 17:40

Royal veut interdire à EDF et Engie d’importer le gaz de schiste américain

Veronique Le Billon / Chef de service adjointe | Le 10/05 à 16:35, mis à jour à 19:05

Alors que la fracturation hydraulique est interdite en France, EDF et Engie prévoient d’importer du gaz de schiste américain. La ministre de l’Ecologie va examiner « juridiquement » comment empêcher ces importations.

La ministre de l’Énergie Ségolène Royal repart sur le front du gaz de schiste. « Je vais examiner juridiquement la façon dont nous pouvons interdire l’importation de gaz de schiste et, en tout état de cause, ces entreprises [EDF et Engie, NDLR] devront s’orienter vers d’autres marchés pour n’importer que des gaz d’origine conventionnelle », a déclaré la ministre lors des questions au gouvernement, ce mardi à l’Assemblée nationale. La ministre de l’Ecologie et de l’Energie était interpellée par la députée Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Cécile Duflot. « On ne peut pas interdire le gaz de schiste sur le territoire français pour des raisons environnementales graves, et en même temps accepter l’importation », avait déjà réagi, ces derniers jours, Ségolène Royal.

« C’est comme pour les OGM. La culture est interdite en France et on peut interdire l’importation de certains produits OGM », avait jugé de son côté le député écologiste François de Rugy, sur France Inter. La France a interdit en 2011 la technologie de fracturation hydraulique, nécessaire à l’extraction de pétrole et de gaz de schiste.

Deux contrats signés par EDF

Les premières cargaisons de gaz de schiste américain sont arrivées au printemps en Europe, en Norvège et au Portugal. Et ces livraisons ne seront pas les dernières. Car le ralentissement de la demande en Asie, qui tirait jusqu’ici les prix vers le haut, réoriente une partie des flux vers l’Europe. Les énergéticiens français se sont d’ailleurs mis sur les rangs pour profiter des surplus américains de production de gaz de schiste. Mi-2014, EDF a signé avec l’entreprise américaine Cheniere un contrat d’approvisionnement de 0,77 million de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, pour une durée de vingt ans à compter de la mise en service du terminal de liquéfaction de Corpus Christi, au Texas. Celle-ci est prévue « au plus tôt en 2019 », selon EDF.

Mais l’électricien a également signé un contrat de court terme pour importer du GNL américain, qui court jusqu’en 2018 et pour un volume d’environ 0,25 million de tonnes. Au total, ces deux contrats représenteraient moins de 10 % des approvisionnements de l’ensemble du groupe EDF – l’Italie est plus fortement consommatrice de gaz pour produire l’électricité que la France.

Difficulté à tracer

Pour EDF, ces contrats doivent approvisionner le terminal méthanier de Dunkerque (Nord), dont il achève la construction, pour une mise en service commerciale prévue en septembre. Un premier méthanier – à l’origine pour l’instant indéterminée – doit décharger sa cargaison en juin. Engie, de son côté, a signé fin octobre 2015 un contrat pour une durée de cinq ans avec Cheniere pour lui acheter jusqu’à douze cargaisons de GNL par an, que le groupe doit recevoir à son terminal de Montoir-de-Bretagne. « L’acheminement de GNL depuis les Etat-Unis contribuera à diversifier l’origine du gaz naturel consommé en Europe », expliquait Engie dans un communiqué.

Les industriels pointent déjà la difficulté à tracer l’origine du gaz exporté des Etats-Unis – environ la moitié viendrait d’une exploitation non conventionnelle, selon l’un d’eux – et la traçabilité des molécules de gaz qui entreront ensuite dans les divers gazoducs européens.

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Après avoir désigné le "bon candidat" pour la présidentielle américaine Ségo la bravitude va déclarer la guerre aux USA...
Heureusement qu'elle n'est pas présidente de la république française nous serions en froid et parfois en conflit armé avec la moitié du monde.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Sam 07 Jan 2017, 04:36

@robin... au secours Smile

La forêt de Sherwood, dans le comté de Nottinghamshire au Royaume-Uni, votre célèbre repère et de vos acolytes, serait aujourd’hui très convoitée pour ses réserves en gaz de schiste. Des études préliminaires à l’exploitation de la zone ont été lancées par le groupe pétrochimique Ineos, et inquiètent les riverains et les écologistes britanniques.

Au Royaume-Uni, l’exploitation du gaz de schiste a été encouragée par les récents gouvernements conservateurs. Une autorisation a même été délivrée à un exploitant au mois de juin dernier, pour la première fois depuis cinq ans, au grand dam des défenseurs de l’environnement.

Ceux-ci s’inquiètent aujourd’hui pour la forêt de Sherwood et son arbre légendaire, le « Major Oak », connue dans l’imaginaire collectif pour abriter les aventures du prince des voleurs, Robin des Bois. Cette réserve naturelle nationale disposerait en effet de larges réserves de gaz et de pétrole et devrait faire l’objet prochainement d’études préalables à la fracturation hydraulique. Selon Le Parisien, le groupe pétrochimique britannique Ineos, détenteur des autorisations gouvernementales, compterait lancer des mesures de prospection sismique dans cette zone, soit l’analyse des échos d’ondes sismiques créées par des camions vibreurs pour visualiser en profondeur les structures géologiques.

Si l’exploitant se veut rassurant prétextant que toutes les précautions écologiques seront prises, les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la forêt de Sherwood pourraient raviver le mouvement d’opposition à l’exploitation du gaz de schiste outre-manche.

Une pétition mise en ligne par l’ONG Les amis de la Terre, demande d’ores et déjà à Andrea Leadsom, la ministre de l’énergie de Theresa May, de « ne pas autoriser l’exploration du gaz de schiste dans la forêt de Sherwood ou toute autre forêt publique ».

source utilisée

http://lenergeek.com/2017/01/06/royaume-uni-la-foret-de-sherwood-convoitee-pour-son-gaz-de-schiste/

La pétition https://act.foe.co.uk/act/save-sherwood-forest-fracking
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Gérard

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MessageSujet: Re: Gaz de schiste - L'Académie des sciences relance le débat   Sam 07 Jan 2017, 05:45

Merci de ne pas multiplier les renvois sur des liens.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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