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 Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre

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Libellule

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MessageSujet: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mar 10 Déc 2013, 22:50

la 1ère carte date de 1770 et se trouve sur la base du site du plateau.
J'ai encadré la zone que je suis en train d'étudier.



à suivre une seconde en gros plan de nos jours...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mar 10 Déc 2013, 23:02



@pamina la carte qui mentionne la redoute dans l'autre sujet historique et celle plus haut viennent d'ici
http://fontenayplateau.net/PLANSDUQUARTIER.HTM#TOPPAGE

Celle d'au-dessus est accompagnée du commentaire suivant (il concerne les deux autres zones excentrées du centre du Fontenay construit de l'époque) :

Fontenay à la fin du 18ième siècle. On remarque la muraille qui entourait le Parc de Vincennes, l'absence de pont sur cette partie de la Marne, le vaste couvent des Minimes, et, en haut, le château de Tilmont propriété de l'historien Le Nain de Tillemont mort en 1698. Il y a 3 siècles Fontenay était un petit village

Chacun reconnaitra sur le plan actuel, la rotonde de la gare RER, et son avancée pour les arrêts d'autobus, le site de la Société Générale, et le début du Parking d'Auchan, le bâtiment de l'enseigne se trouvant lui, dans la continuité plus à gauche en bas.

Au regard de la carte de 1770, on peut dire que l'enseigne s'est effectivement installée sur les Hauts Champs de Fontenay sous Bois,....

Le parc des Olympiades est quant à lui plus en haut à gauche également, et si l'on passe par une vue aérienne élargie, (par google maps ou google earth avec l'appelation sentier du bois d'Aulnay, on peut probablement en conclure qu'il s'agit là des "restes" du Bois à l'époque ... encore non construit.

la preuve avec cette nouvelle prise aérienne

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Ven 13 Déc 2013, 03:51

Quelques mots sur l'ancien pays d'Aulnoye ou d'Aulnay dont la première image témoigne de la taille résiduelle... en 1770...

Le région Nord Est de Paris qui est la nôtre était au moyen âge à la fois humide et marécageuse. Originellement plantée d'aulnes. Le fôret  d'Aulnoye s'étendait en arc de cercle au nord de la basse vallée de la Marne, de Lagny à Bondy et d'Aulnay à Vincennes au sud, Incluant dans sa zone limitrophe le territoire de Fontenay sous Bois donc.

A partir du XIII ème siècle, les communes situées à proximité du manoir royal de Vilcenna (Vincennes) où le roi fit édifier son château-fort, bénéficiaient de droits et de devoirs spécifiques, tels ceux d'alimenter en eau, en bois - voir le sujet sur les bonshommes par ailleurs (rubrique histoire locale, il y a 900 ans)- et d'assumer à tour de rôle la garde de la forteresse.

C'était donc le cas pour les habitants de Montreuil et Rosny-sous-Bois dans le département de Seine-Saint-Denis et de Fontenay dans celui du Val de Marne.

Il est à préciser que jusqu'au XVIIème siècle, Vincennes était une bourgade nommée la Pissotte, ce nom évoquant  l’afflux des rus et ruisseaux venant des hauteurs respectives de Montreuil et de Fontenay sous bois.

Voici une représentation du château qui est suivi d'une représenation de cette fameuse pissotte (en bas) et qui date de 1670 où l’on voit en arrière-plan (plus haut, sur les crêtes) un peu vers la gauche le village de Montreuil sur les hauteurs, et plus à droite celui de Fontenay. (avec des moulins que l'on voit déssinés ...

http://www.leparisien.fr/val-de-marne/la-rue-des-moulins-a-fontenay-sous-bois-15-07-2002-2003246853.php... ).

(copier coller de l'article qui date de 2002)
« Le Parisien - Val-de-Marne » vous propose de poursuivre son périple quotidien de l'été à travers les rues du département. D'où vient leur nom, que s'y est-il passé ? Rendez-vous aujourd'hui à Fontenay. LA VIE DE LA RUE des Moulins ne fut pas un long fleuve tranquille. Il y a encore un peu plus d'un siècle, la commune de Fontenay abritait deux moulins à vent sur son territoire : le moulin des Carreaux et le moulin des Rosettes, qui ont donné son nom à cette voie. Tous deux furent démolis au XIX e siècle. Mais la rue des Moulins ­ en fait un chemin à l'époque ­ n'est pas tombée dans l'oubli pour autant. Car elle est devenue rapidement synonyme de fête. Danse et réunions diverses s'y pratiquaient.

On guinchait à la maison Rubi

Ainsi, à l'angle de l'avenue de la République, on dansait à la maison Robert. Rebaptisé l'Elysée Palace, l'établissement devint le lieu de réunions électorales. Dans la même rue, on guinchait également à la maison Rubi, siège de l'association l'Eclat de rire. A la fin du siècle, la physionomie de la voie a été chamboulée. En 1895, le terrassement de la voie est entrepris, puis son alignement est modifié pour en faire, à partir de 1901, une voie carrossable. Source : archives municipales de Fontenay-sous-Bois.



Le hameau de la Pissotte,  est alors constitué d’un alignement de maisons le long de l’actuelle rue de Fontenay (de Vincennes) car à l’époque ce terrain appartient à notre ville et les divers rieux, fontaines, et cours d'eau qui viennent des hauteurs de notre ville viennent y terminer leurs courses. (voir les noms de rues de Fontenay pour s'imaginer leur provenance... et leur dénivelé...).

En 1667, le hameau de la Pissotte et la Basse-Cour sont réunis en une seule et même paroisse qui prend le nom de « La Pissotte ». C’est en  1787 que la commune prend le nom de « Vincennes ».

La rédaction du cahier de doléances de 1789 fait ressortir les difficultés des habitants liées à l’exigüité du territoire : les habitants pour la plupart vignerons et paysans, voyant leurs  terres cultivables se réduire comme peaux de chagrin.

En 1794, Vincennes se voit attribuer 238 hectares (comprenant le château et son jardin, le Petit-Parc, et une partie du bois), mais qui ne servent que peu les intérêts des Vincennois.

Il faut attendre une ordonnance royale de Charles X en date du 15 Juillet 1829 pour que la situation évolue : 58 hectares sont à nouveau prélevés aux dépens de Montreuil, et 36 à ceux de Fontenay pour agrandir le territoire de la commune.

Le village peut ainsi entamer sa mutation de village en ville.
La ville de Paris récupérant la gestion du Bois, pour soulager ses finances...

Bref Vincennes n'a pu se développer que grâce au concours de ces villes voisines...   study 
Amusant non?
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Ven 13 Déc 2013, 05:10

Pour avoir une idée de ce que pouvait être les cours d'eau qui approvisionnaient la pissotte, je vous mets cette photo, où l'on voit le ruisseau couler le long du sentier, qui a dû être prise non loin de l'endroit de l'un des deux moulins évoqués, vu le libellé de la dite photo.



aujourd'hui cette fontaine a une bien autre allure.

Je vous laisse quelques moments de réflexion pour savoir si l'un d'entre vous sait ce dont il s'agirait de nos jours.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Ven 13 Déc 2013, 06:48

Tres intéressants ces documents.
Pour info il me semble avoir lu quelque part qu'un petit ruisseau coulait du quartier des Ruffins ( cheers ) vers la rue Jean Jaurès.
Les noms de lieux de la ville en rapport avec l'eau pourraient être recherchés. La rue du Ruisseau, la rue la Fontaine (à moins qu'il ne s'agisse du fabuliste), la rue de la mare, il doit bien y avoir des souvenirs de sources, de puits, ...

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« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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Libellule

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Ven 13 Déc 2013, 18:31

je suis bien d'accord.

Pour commencer voici deux autres cartes en relation avec la fontaine des rosettes d'origine (pas la nouvelle qui vient de faire l'objet d'une rénovation ...) prises sous deux angles de vue différents




et




avant de devenir, pas tout à fait au même endroit ceci



et pour poursuivre sur les recherches des ruisseaux d'origine, voici maintenant une drôle de cartes de 1930 sur laquelle j'ai posé une ellipse marquant les endroits à explorer, pour le noms des rues, et un rectangle correspondant au territoire de la Pissotte d'antan. Ce planimètre provient de la base gallica tenue par la bnf et est accompagné par commune du nom des rues de l'époque. A suivre... sachant qu'on a l'impression avec ce document que l'eau de l'époque pouvait finir sa descente ... là où est désormais creusée... la branche du RER allant de Vincennes à la station Fontenay - marché David Moreau

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Libellule

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Sam 14 Déc 2013, 07:02

@Gérard il semblerait que quelqu'un ait fait le travail de recherche que vous préconisez en novembre 2009.
Chaque point contenant un court commentaire. À+
https://maps.google.com/maps/ms?ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=100493836875061252989.0004703e86bd35c754f1e

c'est captivant et cela indique par exemple que la Rue Jean Jaurès s'appelait à l'origine la rue du Ru-coin par exemple, nom également figurant sur la liste gallica.

Un copier coller brut des commentaires (extraits)

Les fontaines de Fontenay-sous-Bois
Querno Sub Tegmine Fontes : "Des fontaines sous la ramure des chênes", c'est la devise de la ville de Fontenay-sous-Bois, en Val-de-Marne. Cette carte recense les emplacements des fontaines, existantes ou disparues, les chemins de l'eau sous les rues, les puits et les sources, évoque les anciens champs et marais, les "regards" où s'abreuvaient les troupeaux et quelques surprises à glaner au passage...
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Créée le 3 août 2009 · Par · Mise à jour le 11 mars 2010

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A l'angle de la rue Pierre Dulac et de la rue Émile Roux, pousse un aulne. Cet arbre ne peut se développer que les pieds dans l'eau. C'est bien le signe qu'ici autrefois de l'eau coulait...

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Rue des Rieux : ancien ruisseau
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Rue Anatole France : ancien ruisseau
Ancien chemin du Rû-Coin, du nom d'un lieu-dit qui tirait lui-même le sien d'un des ruisseaux qui coulaient alors du haut du territoire de Fontenay. Sa trace se retrouve rue Jean-Jaurès, rue Balzac et...

Rue Alfred-de-Musset : anciens ruisseaux
Prolongeant l'actuelle rue des Rieux (voir ce nom), ici passait l'ancien chemin des Rieux, témoin de l'existence d'un ou de plusieurs ruisseaux.

Rue du Bois des Joncs Marins
Cette partie de la ville, située près des marais, était humide et sablonneuse.Le nom de cette rue est provient d'un lieu-dit situé sur la commune du Perreux, Le Bois des Joncs Marins.

Rue Cuvier : ancienne mare
Ancienne rue des Marchais, appelée également rue de la Mare-des-Marchais sur un plan de 1887. Ce nom venait du lieu-dit Les Marchais, mot qui signifie marais, marécages.

Rue Gambetta : ancienne fontaine
A l'origine passait là un sentier de la Fosse, devenu ensuite rue de la Fontaine-des Carreaux (qui se trouvait à l'angle de la rue André Laurent et de l'actuelle avenue de la République).

Rue de la Maison-Rouge
Du nom d'un lieu-dit de la Maison-Rouge, cette "ruelle-égout" comme l'appellent les habitants dans une pétition en 1909 est considérée comme la plus utile et la plus fréquentée de l'endroit, bien qu'e...

Sentier du Bois Galland
Cette voie, ainsi que la rue du Bois Galon, se trouve sur l'emplacement du lieu-dit "le Bois Galon"

Rue et sentier de la Prairie : zone de marais
Ces voies sont établies sur l'ancien chemin rural de la Prairie, formant la limite avec la commune de Neuilly-Plaisance. Les Marais, c'est le nom du lieux-dit dans le cadastre au 19ème siècle : il y ...

Rue Poussin : source
Ancien sentier Saint-Denis, cette rue s'est ensuite appelée rue de la Source, ce qui n'est guère étonnant dans un quartier truffé de ru, ruisseaux, rieux (voir ce nom).

Rue Jean-Jaurès : ruisseau
Ancien sentier du Rû-Coin, que l'on retrouve rue Balzac, rue Jean-Jaurès et jusqu'à la rue de la Fontaine-du-Vaisseau

Allée du Buisson de la Bergère : lieu-dit
Rue nouvelle, implantée à la suite de la construction du "grand-ensemble" dans les années 70. Son nom est celui d'un lieu-dit de la ville, qui se trouve de l'autre côté de la ligne de chemin de fer.

Sentier du Bois de l'Aulnaye : lieu-dit
En pleine ZUP du Val-de-Fontenay, ce nom de sentier évoque les bois riches en gibiers de toutes sortes de Fontenay : les landes des Larris, le Bois-Cadet, le Bois-Galon... Quand à l'Aulnaye, c'est bie...
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Gérard

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Sam 14 Déc 2013, 08:08

Merci. Donc mon info était exacte. A propos de la Mare aux Marchais (devenue square Michelet avec une boule), je crois me souvenir que contrairement à ce qui est dit

Citation :
Place Michelet : ancienne mare
Mise à jour le 10 nov. 2009

La place Michelet se situe à l'emplacement de l'ancienne Mare-aux-Marchais. Devenue selon les habitants "source d'infection", il est prévu de remplacer cette mare par une borne-fontaine en 1904.

Le mot Marchais (rien à voir avec Georges) était, pour cet endroit, une déformation du mot maraîcher

Je me souviens aussi que lors de la destruction des hideux baraquements préfabriqués qui occupaient cette place, et qui furent il y a longtemps des classes annexes de l'école Michelet, puis la résidence du club de ping-pong, certains habitants riverains de cette place n'étaient pas d'accord sur le projet de mise en place d'un square (repaire de drogués, de voyous etc... ). Le square fut créé et les façades très agréables des maisons apparurent et donnèrent du charme à cet endroit et de la valeur aux biens des opposants, sans y apporter les nuisances annoncées.

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Sam 14 Déc 2013, 11:28

Des râleurs il y en a toujours. Amusant quand l'actualité rejoint l'histoire de nos fontaines. Dont celle des rosettes précitée. Smile
http://www.cg94.fr/info-travaux/25393-amenagements-de-la-place-des-rosettes-et-de-la-rue-jean-duhail.html
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Sam 14 Déc 2013, 22:43

Un dernier mot sur la "mare à Guillaume".

Je me suis dit que la proximité des noms entre le sentier du Bois d'Aulnay et cette mare à Guillaume n'était peut-être pas fortuite.
Je me suis donc intéressé aux seigneurs de la fôret d'Aulnay, dont diverses généalogies circulent et qui ne comptent pas moins de 5 Guillaumes dans son arbre.
Cela a déporté mes recherches sur les sites historiques de Livry, Bondy et Montreuil.

Un seul fait l'objet de citations récurrentes dans ces différentes villes environnantes il s'agit de Guillaume V de Garlande.... qui fût... grand donateur de terrains devant l'éternel...
Ce qui expliquerait le "à" de Mare "à" Guillaume en lieu et place de Mare "de" Gullaume.

Guillaume est un des descendants d'Etienne de Garlande religieux, et homme de confiance du Rois Louis VII. Son aieul était avide de pouvoir et avec ses quatre frères, ils formèrent un clan . Tous étaient en excellents termes avec le doyen du chapitre de Paris Foulque Dive, dit « Le Riche de Montreuil » Grâce au soutient de ce dernier et du roi, Etienne de Garlande fut élu évêque de Beauvais en 1100 mais ne fut pas consacré en raison de l’opposition de l’évêque Yves de Chartres et du Pape.

Guillaume V de Garlande, son descendant, fait un riche mariage avec une maison alliée aux rois capétiens. Quand il meurt il faut partager son héritage qui comprenait, nous y voilà, la seigneurie de Livry en l'Aunoye venant de son père ainsi que les seigneuries d'Ons en Bray et de Neuchatel-en-Vexin. Il assurait également la protection de l'abbaye d'Argenteuil, charge qui lui fut vendue dans les années 1195 avec l'avouerie de ce lieu par Richard de Bantheleu, ce qui explique pourquoi les seigneurs de Livry possédaient des droits sur les terres de la seigneurie de Merlan (Noisy le Sec de nos jours...)

Pour l'anecdote on notera que sur le plan militaire, Guillaume V de Garlande accompagnera le roi Philippe II dit Auguste ( 1180-1223) dans sa lutte contre Jean Sans Terre et s'illustrera à la bataille de Bouvines en 1214 où il était membre de la garde rapprochée du monarque. A son retour de la guerre, et c'est là que s'est portée mon attention personnelle, il est dit qu'il fit de nombreuses donations aux abbayes implantées dans la région (Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Martin de Pontoise, Notre-Dame de Livry et Saint Victor) en mémoire de ses deux frères Anseau et Thibaut de Garlande.

De son union avec Alix de Châtillon (comprendre sur Marne), - elle-même connue sou le nom de Dame de Clichy La Garenne se qui peut donner une idée de l'étendue du domaine - Guillaume V de Garlande n'avait eut que des filles et laissera sa seigneurie et le château de Livry à son gendre Henri IV de Grandpré, ainsi que la moitié de ses terres en douaire à son épouse. Ces divisions amputèrent le vaste domaine forestier qu'il contrôlait avec son beau-frère Gaucher III de Châtillon qui, lui aussi, abandonnera à l'abbaye de Saint-Maur ses droits de justice et de gruerie sur les bois d'Avron .

Ces donations concernaient le même ensemble forestier constituant les actuelles localités de Noisy-le-Sec, Bondy Pavillons sous Bois, Villemomble, et Montreuil ce qui permit de continuer l'essartage de ces terres qui seront mises en exploitation. La postérité de Guillaume V de Garlande suit. Mais pas à Fontenay en effet, probablement parce que sa mare ne représentait pas une grande donation au regard des autres terrains à moins qu'il ne s'agisse pas de ce Guillaume...

L'autre Guillaume possible pourrait être celui cité ici : ""Le prieuré de Saint-Martin-des-Champs loue à bail en 1493 l’hôtel seigneurial avec cour et jardin du fief de la Pissotte. Le locataire est le montreuillois Guillaume Guerin. Cette location a bénéficié de l’accord de la chambre claustrale représentée par dom Gilbert de Fraignes prieur du royaume, Jacques Damboise abbé de Cluny et prieur commanditaire de l'église St-Martin des Champs. Mais pour ma part je préfère la première hypothèse.

La raison ? Vous la trouverez à la page 81 du livre de Georges Naudet sur l'histoire de notre ville je cite :

" Guillaume V de Garlande, seigneur de Montreuil, et Alix sa Femme, remirent aux Bonshommes le droit de deniers de cens et de pressorage dont ladite vigne était redevable en eux. Le 10 janvier 1209 devant l'official de Paris, donna aux Bonshommes un muid de vin de messe à perpétuité à prendre sur deux arpents de vigne à Montreuil, près les deux pressoirs de Guillaume de Garlande.... "

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Dim 15 Déc 2013, 05:25

Restait à savoir, pour l'aspect historique si le graphiste de 1770 (le premier plan qui ouvre ce sujet) avait une arrière pensée en nous présentant autour de Fontenay sous Bois trois sites distincts.

Finalement je suis convaincu que oui grâce à ce document qui fait état des éléments convergents à la fois en terme de dates et de cohérences des histoires auxquelles il nous renvoie.

http://montreuil93.wifeo.com/documents/Sitemaker-partie5.pdf

Pour faire vite, celle des bonshommes, celle de la maladrerie de Fontenay sous Bois celle du terrain de Thillay, et celle de Guillaume.

Je vous laisse découvrir la chronologie de 1113 à 1212 présentée dans la pièce jointe.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 03:56

Maintenant et pour clore ce sujet je voudrais attirer votre intention sur un dernier rapprochement que je suis en train de faire avec les éléments que j’ai fournis dans cet autre article concernant les armoiries de notre ville.  http://www.plateaufontenay.net/t1433-il-y-a-900-ans

Reprenant les éléments pré écrits par d'autres j'y présente, entre autres, le blason « complet » incluant la devise « querno sub tegmine fontes »  traduite par (les fontaines sous le feuillage du chêne).

J’ai bien regardé cet écusson et pour tout vous dire je n’y ai pas reconnu, pour celui-ci, spécifiquement, la feuille de chêne ni son gland et donc ne connaissant pas l’aulne j’ai lu ce que nous en disait wiki truc.

Et ai chois de vous soumettre une seule image en précisant que ….
L’aulne s’appelle aussi le Verne et qu'il a des feuilles également légèrement dentelées...  



La verne possède des feuilles vertes sombres dessus, plus claires dessous, grossièrement ovales, typiquement échancrées au sommet. Leur contact est poisseux.
Les bourgeons sont pédicellés, en forme de massue, de couleur violette (couleur rare dans la flore française) et typiquement poisseux, surtout en hiver.

L'infrutescence est "une boîte à graine", sorte de petit cône appelé strobile de 2 cm de hauteur environ. Il contient des petits akènes, fruits ailés dispersés à maturité par le vent.
Le tronc fraîchement sectionné se teinte d'une belle couleur orange vif, réaction d'oxydation. Le bois, rare à de gros diamètre, est prisé en menuiserie pour la confection de plan de travail. Grâce à sa grande capacité à rejeter, on utilisait les jeunes taillis de 6 à 8 ans pour faire des échelles.

C'est une des rares essences que l'on trouve partout en France du nord à la Méditerranée. Il est de croissance rapide (12 mètres en 20 ans). Il a une longévité de 60 à 100 ans même si certains auteurs annoncent 200 à 300 ans . .

La verne est une essence hygrophile, comme nombre de Bétulacées, et affectionne particulièrement les sources d'eau, y compris domestiques. Il n'est pas rare de constater l'obstruction de canalisation par ses racines. L'arbre possède un système racinaire extrêmement développé (jusqu'à 4 m de profondeur) qui lui permet de bien résister aux vents forts. C'est une essence pionnière.

Les aulnes sont très fréquents dans les zones humides, sur les berges ou dans les ripisylves, au bord des rivières ou autour des bras morts, où ils peuvent atteindre 20 à 30 mètres.
On le multiplie par bouture. On enterre une branche entière de 2 à 3 m de long à une dizaine de centimètres de profondeur dont on fait dépasser les rameaux d'une quinzaine de centimètres. "On obtient la même année une quantité de rejetons que l'on peut sevrer et repiquer l'année suivante.

Les graines, très petites, assurent la propagation par le vent et l'eau. Elles ont une faible capacité germinative. Le semis est délicat. Cela freine l'extension de l'aulne comme essence productive malgré sa grande utilité.

Alors querno ... chêne ou verne ? Pour ma part je pose la question... surtout après avoir vu le blason d'Aulnay sous Bois



et cette définition

VERNE: Du gaulois *uerno-, *uerna (cf. breton gwern, irlandais fern) d'abord lieu humide, marais, marécage, puis par extension, aulne, verne, arbre qui peuple les endroits humides et le voisinage des cours d'eau . Sans doute apparenté à un thème pré-celtique *wer-, désignant l'eau  ; occitan vern(a), appellation méridionale de l'aulne vert.

Une vraie invitation à relire ici les textes de Lucrèce, Tityre, Tichryte et Virgile qui nous parlent de cet uerno (terre humide, source de tous les bienfaits) dans leurs poésies bucoliques toutes mises en œuvre dans un véritable jeu dialectique entre ces auteurs autour précisément du sub tegmine - à l'abri des - (au choix fontes, fagi, maronis…) - fontaines, feuilles etc... -


Dernière édition par Libellule le Lun 16 Déc 2013, 05:09, édité 1 fois
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matmut

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 04:40

Citation :
Rue Poussin : source
Ancien sentier Saint-Denis, cette rue s'est ensuite appelée rue de la Source, ce qui n'est guère étonnant dans un quartier truffé de ru, ruisseaux, rieux (voir ce nom).
La rue poussin à cheval sur les communes de Montreuil et de Fontenay se nome rue de la source pour sa partie Montreilloise.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 09:34

Uerno sub tegmine fontes pourrait donc signifier les fontaines sous le feuillage de l'Aulne (ou du Verne) disais-je.

Sans vouloir convaincre quiconque de cela je rappellerai seulement ici que les rôles des bons hommes  étaient de fournir du bois de chauffage et de construction à la cour du Roi et aux paroisses environnantes.

Est ce que cela serait compatible avec les qualités connues de l'Aulne - Uerno ; je vous en laisse juge

J'ai lu que pour les anciens Bretons, l’aulne était l’arbre de l’union avec les Gaëls. Il faisait partie du bosquet sacré des druides. Chez les Grecs et les Romains, l’aulne était l’arbre de la mort. Et qu'en Gaule il s'agissait de l'arbre tutélaire du pays et non le chêne....

Maintenant pour ce qui est des caractéristiques très nobles de l’aulne j'ai découvert que les luthiers en avaient fait un des bois les plus prisés dans la fabrication de guitares haut de gamme.
Que les fruits d’aulnes étaient aussi utilisés en aquariophilie pour leurs capacités à réduire le potentiel hydrogène de l’eau, ainsi que leurs branches en tant que décoration.

Et donc, ce qui ne gâte rien, que le bois de l’aulne (appelé aussi Verne) était aussi un bon bois de chauffage.

Il fournit une chaleur très vive en brûlant et était donc très recherché par les boulangers. Tronçonnés et fendus en bûches, leur temps de séchage très court permettait de les utiliser avec un maximum de rendement énergétique au moment de la chauffe des alambics de distillation de l’eau de vie domestique.

Comme son bois ne pourrissait pratiquement pas dans l’eau, s’il était conservé à l’abri de l’air et de la lumière, on l’utilisait pour faire des ponts de fortune dans le cas de franchissement de ruisseaux par un chemin de terre formé au bouteur : on coupait quelques troncs d’aulnes proches, qui étaient étendus l’un à côté de l’autre dans le ruisseau, dans l’axe d’écoulement des eaux, et ces troncs étaient ensuite recouverts de terre pour faire le passage, l’espace entre les troncs d’aulne permettant à l’eau de s’écouler.

Le bois d’aulne, bien homogène, se tournait et se sculptait aussi facilement. On en faisait des ornements de meubles, des sabots, des manches de brosse, des jouets, et des ustensiles de ménage.

Dernier point ; cet arbre a donné le nom à l'une de nos régions de France l'Auvergne ou "l'Ar-Verne",  peuple celte s'il en est, le peuple Arverne  s'étendant tout le long du "Pays des Aulnes".
A cet instant, il convient de se souvenir de l'origine des bonshommes venus s'installer pour commencer à se dire que les indices sont peut-être convergents pour au moins interpeller un peu.
Et surtout de rendre à César, ce qui lui appartient  study .



Ce qu'en disent les dictionnaires :

Dictionnaire étymologique et historique de la langue française parA dauzat,Jean Dubois, Henri Mitterand :
Verne 1119, Ph. de Thaun ; var.vergne, début XVI° s., B. Palissy ; du gaulois vernos, aulne.

Dictionnaire étymologique des noms de famille par Marie Thérèse Morlet aux éditions Perrin :
"Vern (Le) N. breton, n. de lieu-dit fréquent (finistère), forme mutée de guern, aunaie, var. francisée Le Verne.
avec le suff. coll. -etum, désignant un bois d'aunes:..."

Dictionnaire étymologique par J. Mathieu-Rosay, Les Nouvelles éditions Marabout :
"Vergne: XVIè s. : du gaulois vernia (en bois d'aune), dér. de verna (aune). "

Les Noms de Famille et leurs secrets par Jean-Louis Beaucarnot, éditions Robert Laffont.
"L'Aune est beaucoup plus courant sous sa dénomination gauloise de " verne". Voici les Verne, Vernhes, Duverne,... et, plus au sud, les Vergne, Lavergne si courants dans le Sud-ouest et le Limousin. En groupe, il donne les "vernaies",..." verne signifie aulne (mot gaulois), cet arbre qui garnit, avec les saules, les bords de nos rivières et qui, très serré et mouillé, constituait l'aliment idéal des fours de boulangers, de plâtriers et de briquetiers, autrefois, qui l'appelaient d'ailleurs le bois de boulange... ..

Toponymie Occitane par Bénédicte et jean -jacques Fénié, éditions Sud Ouest :
"220. Lié aux terrains humides, l'aulne - vèrn ou vernhe dans la plupart des parlers d'oc - représente le continuateur du mot gaulois Vern.

"Vernos ,aulne a donné le nom commun Vergne et un très grand nombre de toponymes : voir carte p. 56. cette carte montre que, tout compte fait, l'arbre tutélaire des Gaulois était l'aulne, et non pas le chêne.

Pourquoi tant de lieux d'habitation désignés par le nom de cet arbre?
Pensons à nos ancêtres cherchant, dans cette Gaule couverte de forêts, des sites découverts et offrant des ressources en eaux. Ces sites une fois trouvés, ils s'y installaient. Or quel est l'arbre qui pousse volontiers dans ce type d'endroit ? L'aulne précisément."

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 12:59

Quant aux possessions de Guillaume V de Garlande et d'Alix de Châtillon, Dame de Clichy La Garenne, les voici, sachant que le domaine des dons est celui encadré du trait blanc.





En cadeau ce très joli lien oú une des cartes montre Fontenay sous Bois non amputée de la Pissote
http://www.themaphouse.com/search_getamap.aspx?id=2499&ref=FR1855
Voilou, voilou, en ce qui me concerne cette dernière carte marque la fin de ma contribution, sauf question subsidiaire  study 
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Loïc



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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 18:59

Gerard a écrit:
Merci. Donc mon info était exacte. A propos de la Mare aux Marchais (devenue square Michelet avec une boule), je crois me souvenir que contrairement à ce qui est dit

Citation :
Place Michelet : ancienne mare
Mise à jour le 10 nov. 2009

La place Michelet se situe à l'emplacement de l'ancienne Mare-aux-Marchais. Devenue selon les habitants "source d'infection", il est prévu de remplacer cette mare par une borne-fontaine en 1904.


Oui, à cette endroit d'ailleurs habitaient des familles dans certains des pavillons qui subsistent encore.

Ainsi, parmi les premiers enfants de Fontenay morts pour la France en août 1914, Paul Etienne Laffont résidait au 2 rue de la Mare. Il perdit la vie dans la Meuse après quelques jours de guerre seulement.

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 20:08

Je m'aperçois avoir oublié de vous préciser que la carte colorée appelée Picardie Parisiensis Agri scrip est le travail d'un érudit venu de Hollande Mercator / Jansson et que sa carte date de 1634. Il est le seul à voir eu une approche diocésienne de la région représentée.

Elle est elle-même issue d'une carte plus anciennes datée de 1598 et qui bien que portant la même mention Parisiensis Agri représentait originellement les limites de la première "Isle de France"

la voici



son auteur s'appelait La Guillotière ou Guilloterius.

Un lien qui permet de voir diverses versions de cette carte
http://www.europeana.eu/portal/search.html?query=who%3a%22Guilloti%c3%a8re%2c+Fran%c3%a7ois+de+la+%5c%3b%22&rows=24
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Robin

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Déc 2013, 21:28

@ Libellule

Autant vous m'irritez par vos commentaires dithyrambiques politicards, autant j'apprécie les posts que vous présentez sur ce sujet.

Bien documentés, intéressants, bref bien ! Ils m'apprennent beaucoup sur notre ville.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mar 17 Déc 2013, 04:18

Comme quoi ce n'est pas une question de longueur de textes. Mais plus d'intérêt pour un sujet plutôt qu'un autre.   alien cat Quoiqu'il en soit, si ce que j'écris vous convient mieux, ici, il est toujours agréable de le lire.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mar 17 Déc 2013, 21:19



Ce tableau est évoqué par Georges Naudet dans son ouvrage sur notre ville ; il fait partie des tableaux du Louvre.

Son auteur est Louis Gabriel Moreau. L'oeuvre est décrite comme étant une vue prise des hauteurs de Montreuil sur le Chateau de Vincennes.

On est probablement à l'entrée de Fontenay pas très loin du Chateau de Tilmont représenté sur la première carte, sur le plateau, près des ruffins. On voit au premier plan une mare, et au second à la fois le clocher de Fontenay sous Bois et le Chateau de Vincennes. Georges Naudet nous explique qu'il y a eu volontairement écrasement des perspectives par l'auteur ; Ce tableau date de 1806. Il l'identifie à la mare des Marchais, sans nous expliquer pourquoi.

Si l'on essaye de de "tracer" un chemin à pied" correspondant à peu près à celui qui est indiqué par le premier dessin de 1770, allant du Chateau de Tilmont au Chateau de Vincennes, peut-être trouvera-t-on des points de croisement avec les lieux dits évoqués plus haut.

Autre piste explorable celle-ci :

C'est sous le règne de Philippe la Hardi, en 1276, qu'un fossé fut creusé pour amener l'eau des fontaines de la côte de Fontenay au vivier du bois de Vincennes, à travers la léproserie de Fontenay-sur-Bois. Un vivier est alors le plus sûr moyen d'avoir du poisson frais à sa table.

Le "ru de la Pissotte" (du nom d'un hameau), qui coule des coteaux de Montreuil, en passant par les douves du château de Vincennes abonde alors l'étang de Saint Mandé, niché alors dans une dépression, que l'on a bordé d'une digue ... pour éviter les inondations.

Et pour cadrer l'ensemble ces relevés de notes complémentaires que l'on trouve sur plusieurs sites :

Les moines créent hopitaux et maladreries pour accueillir et isoler les malades, et très vite, leur action, connue de tous, est soutenue par de nombreux dons privés: C'est ainsi qu'en 1144, Henri de Fontenay qui avait contracté la maladie, donna à l'ordre de Saint Lazare tout ce qu'il possédait en la terre et la seigneurie de Fontenay. ce qui tend à prouver que la maladrerie n'est pas encore construite.

En 1195, Robert Borel et sa femme font don de la moitié de la dîme du Thillay près Gonesse, à partager entre les Bons Hommes du bois de Vincennes et la léproserie de Fontenay. C'est le premier acte officiel qui cite cette maladrerie.

En juillet 1225, Thécie, veuve de Bernard Ramund fait don à la maladrerie de six livres de rentes sur une maison située rue de la Corroirie à Paris, à charge par la maladrerie de servir elle même une rente de trois livres à un prêtre, Guillaume Breton, et de dire une messe quotidienne pour le repos de son âme et celle dudit Breton.
Pour finir, le 5 mai 1227, Jean de Fontenay et sa femme Bauteur lèguent à la maladrerie une partie de leurs biens en échange d'une messe annuelle pour le repos de leurs âmes.

D'autre part, ils donnent à l'église de Fontenay une plâtrière en précisant que le mesel en aurait l'usage pour construire son église et sa maison.

Précisons au passage que les maisons ou logaient les lépreux étaient appelées mesels ou bordes, et l'endroit ou elles étaient construites, bordiaux. Or, nous retrouvons le lieu-dit le Bordeau au carrefour des Rigollots, délimité par les actuelles rue Pasteur et rue de France... le lieu-dit voisin s'appelant les Tombes.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mar 17 Déc 2013, 23:20

Il serait sans doute aussi intéressant de documenter les lecteurs de ce forum sur l'usage que l'on faisait de l'eau et de ses modes de distribution.
Il y avait, notamment sur le Plateau,des puits dans de nombreux terrains, puits soigneusement maçonnés, d'une profondeur pouvant atteindre 10m. Il en existe encore dans certains pavillons.
Souvent les nappes aquifères ont été coupées ou détournées par des constructions d'immeubles, par exemple la cité du Bel Air. Mais l'eau continue de circuler évidemment.
Dans mon jeune temps, hier donc, on trouvait quelques usines spécialisées dans la fabrication du feutre, à base de poils de lapins, l'eau était nécessaire, ces usines se trouvaient juste en dessous du parc Mabile (Parc des Beaumonts) en bas de la rue des 4 Ruelles.

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« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mer 18 Déc 2013, 05:06

Parmi les métiers, les fermiers



parmi les mares, celle-ci



parmi les puits, celui du 4 de la rue de Rosny....



Puisque que nous parlons des nappes phréatiques, on pourrait s'étonner, alors que nous sommes sur des hauteurs que l'eau émerge ainsi même en haut de notre plateau. Or finalement il semblerait que ce soit une simple conséquence de la géologie de notre ville.

En gros il existerait plusieurs niveaux de nappes d'eau en Isle de France, séparées les unes des autres par des couches imperméables. La première de ces couches n'existerait pas à Paris, puisque la capitale en serait le bassin, servant de cuvette de réception des eaux alentours.

Cette première couche en fait ne se retrouve qu'aux sommets des collines et plateaux qui l'entourent de toutes parts. Pour notre ville c'est le puissant banc d'argile qui fait office de premier réservoir naturel, l'eau s'infiltrant par son dessus par une formation gypseuse attestée (les Carrières). En étnat à 100 m au-dessus de la Seine, les puits devaient être plus ou moins profond en effet. Je me suis amusé de lire que le gypse ne serait que du calcaire imbibé de sel, le sel lui-même provenant du temps préhistorique où paris était encore sous les eaux et où l'eau de mer montait jusqu'à 63 m de hauteur....

Plus près du temps moyennageux, l'eau devant s'échapper du plateau argileux qui l'enfermait c'est tout naturellement qu'elle émergeait ainsi dans les ruelles avant que tout cela ne soit canalisé.

Une grande partie du risque de retrait-gonflement des sols que nous connaissons par certaines catastrophes naturelles locales tient précisément à ces phénomènes géologiques.

En tirant le trait exagérément on peut dire merci à toutes ces fontaines de nous avoir évité de rester une cuvette pleine d'eau toujours remplie à ras bord, car chacun d'entre nous que si une mare ne se vide pas d'une manière ou d'une autre, l'eau à force de stagner devient mal odorante... Cqfd.... pour le besoin des travaux d'assinissments menés avec l'arrivée du tout à l'égoût.
http://diagnostic-ernt.info/etat-risques-fontenay-sous-bois-94033
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mer 18 Déc 2013, 11:22

Les annales des ponts et chaussées de 1833 nous expliquent par ailleurs ceci : Il est démontré que la première de ces nappes,c'est à-dire celle qui domine Paris, et qui se trouve au-dessus des masses du gypse, n'a pas de courant,et qu'elle est peu abondante; on courrait doncle risque de l'infecter si on y envoyait des eaux sales en quantité notable; pour se convaincre de cette vérité, il suffit d'observer le mont Valérien et Montmartre: les eaux qui sortent du flanc de cette première colline sont excellentes;celles de Montmartre ne sont pas potables par suite des vacheries nombreuses et des trous à fumier qui y perdent toutes leurs parties liquides.

Il est vrai que tous les villages situés sur les plateaux qui entourentParis, et qui doivent agir comme celui de Montmartre,ne donnent pas à la nappe qui passe au dessous d'eux, des qualités sensiblement mauvaises; mais cela tient à l'étendue de ces plateaux , ce qui fait que la quantité de matières étrangères qui les pénètrent est toujours très-petite, relativement au volume de la nappe. En serait-ilde même si l'on transportait sur un de ces plateaux, celui de Belleville par exemple, la voirie de Montfaucon, etsi pardes puisards ou des trous desonde on faisait perdre dans la nappe immédiatementinférieure,toutes les parties liquides? Non assurément;on pourrait craindre alors que cette nappe n'étant pas suffisante pour neutraliser la quantité d'eau salequ'ony enverrait,on ne rendît par là impropres aux usages domestiques toutes les sources dont nous avons parlé plus haut, et par suite un bon nombre de fontaines qui coulent dans Paris et qui sont dérivées de cette nappe.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mer 18 Déc 2013, 18:05

« Dès le XII° siècle, écrit le docteur Georges Halgan, le royaume de France se couvrit de petits asiles dénommés, suivant les régions, léproseries, maladreries, ladreries ou mézelleries qui furent, autant que possible, situés sur les lieux élevés et aérés, près de ruisseaux, d’étangs ou de fontaines aux eaux claires, à peu de distance d’un bois, afin que les malades puissent trouver réunies certaines conditions de bien-être, et non loin d’un centre habité pour qu’on pût plus facilement subvenir à leurs besoins ».
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mer 18 Déc 2013, 22:58



Bon ce n'est pas tout ça, je ne vous ai encore rien dit sur le village tel que des écrits en parlent en 1803 et qui dans les faits couvrent les quartiers dont je viens d'inclure l'image (ceux du premier dessin en fait).
Quartier Pasteur Quartier Bois Clos d’Orléans, Quartier Rigollots, Roublot, Carrieres  G. Charles Quartier Village Quartier Hotel de Ville

le lien interactif des 13 quartiers  https://maps.google.fr/maps/ms?msid=207848898178286021835.000448301e8273926a6c7&msa=0

(source guide album historique et descriptif du bois de Vincennes et du Chemin vers Paris)

En 1676 quatre ans après que Louis XIV eut abandonné le Chateau pour une autre demeure, il y érigea le siège d'une Capitainerie des chasses et plasirs du Roi, charge confiée en premier au Duc de Mazarin ; celle ci était pourvue de 11 villages "distraits à cette fin". Cette charge passe au Duc D'Orléans en 1752, le siège de la juridiction étant établie à la maison dite "la Ménagerie" sise au lieu dit Bel Air (plusieurs batiments dont les locataires étaient des lions, tigres et léopards pour l'essentiel).

La capitainerie voisine de Livry Bondy est supprimée en 1761, ce qui entraine la mise en cloture du parc par un mur.

Sort un règlement autorisant la chasse (des nobles) et interdisant la promenande (du peuple - ou peut dire tiers état  study ).

Ce règlement voulu par le Duc d'Orléans fait non seulement baisser la fréquentation du parc, mais fait peser un joug insupportable sur les propriétaires, cultivateurs et habitants qui peu à peu fait tomber le parc en désuétude.

Seuls des courses avec des chevaux venus d'Angleterre attirent encore du monde ; le premier turf français se tenant sur le gazon du clos d'Orléans (l'actuel hippodrome sachant que les chevaux à leur arrivée étaient parqués avant de s'y rendre par le bois le long du mur qu'évoque avec justesse Gérard dans sa première intervention et qui jouxtait .... (cqfd)  study )

Ce mur est détruit le 4 août 1789 : lapins, gibiers, faisans, pigeons et perdrix sont rendus au peuple qui en ramassera 53 ce jour là, en écho à l'abolition des privilèges nobiliaires, et la fin promise de la disette et de la misère. Avec cette morale in fine : Les pillages continuant et devenant excessifs, une loi de 1791 classera le parc domaine national avec interdiction d'y prélever quoi que ce soit... La fin des privilèges... pour tout le monde.

Que se passe-t-il dans les autres quartiers en 1770? Voyons cela maintenant

Les terres du village sont très divisés sauf une exception, en la personne de Jacques Marquer qui détient les 2/3 des domaines. Le village compte 1500 habitants environ dont 300 bourgeois qui se concentrent côté bois.

Chaque famille de cultivateurs possède en moyenne un hectare et demi de terres. L'une des préoccupations du moment est la prolifération des chenilles. Au point de des prières leurs sont dédiées, un des chants d'église étant l'antienne "asperges me Domine". Finalment une famille nommée Houzeau finira par trouver un traitement efficace et sera honoré par le seigneur du Village. Quinze jours après l'abolition des privilèges le fils de Jacquer Marquer (mort de son côté en 1779) déclare : "Pain extrêmement rare à Paris, et plus encore à Fontenay, le seigneur que je suis soupa avec du pain bis que me donna le syndic".

Il faut dire qu'à l'époque, comme entrevu plus haut, la culture de la terre étant subordonnées à la conservation du gibier royal et aux ébats des nobles chasseurs, il en fut un moment fini que les paysans permettent aux cavaliers de chevaucher dans leurs vignes, n'ayant pas eux mêmes accès aux gibiers...

Pour vous dire, déjà en 1740 les fontenaysiens comptaient parmi leurs habitants des "solidaires", trop pauvres pour solder de leu rpoche la dette de la communauté ; en fait ils ne devaient leurs survies qu'à la générosité en bois des bonshommes et aux denrées issues de l'oeuvre de charité de Saint Germain l'Auxerrois qui payait pour eux. (là on peut parler de clergé  study )

Epoque paradoxale toutefois car l'église venait elle-même d'être restaurée en 1751 et 1752 avec pose d'un blason royal sculpté dans le portail pour rappeler à tous la contribution que le Roi paya pour ces travaux en sa qqualité de ... propriétaire du parc.... tandis que de son côté Monseigneur de Beaumont, autre grand propriétaire terrain local (laïc  study ) choisit de financer "l'instruction des enfants, ordonnant de commercer la la lecture du français" (en lieu et place du latin que les enfants ne savait pas lire)....

Et ses dépenses ne s'arrêteront pas là puisqu'en 1884 c'est la cloche principale qui est remplacée, l'ancienne datant de 1554.

J'espère que vous n'aurez pas trouvé ces rajouts trop longs.  alien  cat

un lien bonus http://www.cartes-topographiques.fr/Fontenay-sous-Bois.html
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Ven 20 Déc 2013, 14:50

Il me reste à parler du lieu sans construction qui se situe au dessus de la Marne et qui longe le mur du parc de Vincennes jusqu’à rejoindre l’entrée dessinée en demi cercle dans le dessin de 1770. Nous sommes 132 ans àprès la destruction de ce qui y était auparavant et 21 ans avant que ce lieu ne soit donné à Nogent sur Marne.

Lisons ensemble ce que nous en dit l’abbé leboeuf :

Charles V allait le visiter. Ce Roi y finit ces jours sans être bien avancé en âge le  6 Septembre1380. Ce lieu continua d'être entretenu sous le règne de Charles VI, on y nominait des Seigneurs de qualité.- On lit qu'après Charles-le-Bref ce Prince donna cet Office 'au Comte de Nevers : son fils Charles VII en fit présent à la belle Agnès. Dans le siècle suivant ce château fut réduit à une simple tour, à la garde de laquelle les Rois continuaient de nommer un Concierge. La même tour de Beauté subsistait encore au commencement du dernier siècle.

Claude Chastillon en a fait entrer la représentation dans fa Topographie in-folio gravée en 1610. II  n'en reste plus que la place, et quelques portions. Au bas des murs de l'ancien Château de Beauté, il y a encore un moulin qui porte ce nom. C'est un domaine qui a été engagé au Seigneur de Plaisance. Dans les cahiers des Confiscations faites au nom du Roi d'Angleterre Henri VI, lorsqu'il fut devenu maître de Paris vers l'an 1413, il est mentionné celle qui fut faite de l'Hôtel rouge, fief avec Justice haute, moyenne et basse, situé à Fontenay sur le Bois, et qui fut donné par ce Prince à un nommé Jean Dieupar, qui avait aidé à faire entrer dans Paris les troupes du Duc de Bourgogne.

Cet Hôtel y est dit relever de la Terre de Villemomble, fief qu'il faut entendre pour la Seigneurie de Villemomble à Fontenay, laquelle s'étend dans le vignoble vers la Pissotte, d'autant que les dernières maisons de Fontenay en descendant de ce côté-là main droite sont ce que l'on connait encore sous le nom de la Maison rouge.

On trouve aussi le fief de d'Haute-Loup, mentionné dans le Procès-verbal de la Coutume de Paris de l'an 1580, où parait Jean le Noir comme Seigneur du fief du Jardin, autrement appelé Hauteloup , à Fontenay,  fief  dans le haut du village sûr le chemin qui conduit de Fontenay à Rosny.

Je me borne ici à donner une petite notice du Couvent des Minimes, qui est compris dans la Paroisse de Fontenay, le Roi Louis-le-Jeune ayant fait venir d'au de-là de la Loire , des Religieux établis par Sàint Etienne de Muret, qu'on appelait. dès-lors Bons-Hommes de l'Ordre de Grammont,


Voyons maintenant tout cela en images en commençant par un gros plan de ce lieu datant de son époque construite, où l’on remarquera à droite la présence de l’entrée en demi lune

Pour le reste les images se suffisent je crois mais on peut aller plus loin avec ce lien
http://www.montjoye.net/chateaux-de-beaute-sur-marne-chateau-de-plaisance
sachant que le texte que je reproduis par ailleurs émane du livre de Robert Duquesne sur la Vie d'Agnés Sorel et de ses aventures galantes 'page 107.









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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Sam 21 Déc 2013, 08:46

Icône de mode, femme ravissante, maîtresse aimante, Agnès n'en resta pas moins une bonne conseillère du roi, et l'encouragea particulièrement dans sa lutte contre les Anglais. D'ailleurs, voici une petite anecdote que nous rapporte Michel de Decker, lorsque, exaspérée par la douce oisiveté du roi tandis que la guerre de Cent Ans faisait rage, elle fit appel à un astrologue (avec lequel elle monta un subterfuge) et demanda au roi d'assister à la séance. Ce dernier accepta et suivi avec attention l'entrevue du Nostradamus de la guerre de Cent Ans et de son amante. Lorsque le complice de celle-ci lut son horoscope, il lui annonça : "Madame, vous inspirerez une grande passion à un grand roi !" "A un grand roi ?" réitéra-t-elle en feignant l'étonnement. "Oui, Madame" assura-t-il. Puis, la physionomie grave, elle se tourna dignement vers Charles VII et lui dit : "Ce ne peut être vous, ce grand roi, puisque vous acceptez que celui d'Angleterre occupe une des belles provinces de votre royaume. Ce grand roi dont a parlé notre astrologue ne peut donc être que le roi Henri VI", commença-t-elle en voyant la mine déconfite de son amant. "Donc,je m'envais le trouver à Londres, car c'est assurément de lui qu'il s'agit, non de vous qui n'avez courage ni valeur puisque, sans vous remuer, vous le laisser garder tant de nos belles villes à votre barbe ! Adieu !" Bien sûr, elle ne partit pas et Charles VII ne fut pas long à se galvaniser pour libérer du joug Anglais ses fameuses terres.

Le roi l'honora en lui accordant de somptueux cadeaux et notamment le premier diamant taillé connu à ce jour (il faut savoir qu'à l'époque, les diamants n'étaient portés que par les hommes avant Agnès), ainsi que le château de Beauté-sur-Marne... ce qui, dit-on, lui permit de la complimenter en lui disant : « Vous êtes deux fois ma Dame de Beauté. »

Durant les sept années de leur folle passion, Agnès Sorel lui donna quatre enfants, dont le dernier lui fut fatal. Elle mourut le 9 février 1450 sur la route de l'abbaye de Jumièges (Normandie), en allant rejoindre le roi à la guerre, alors qu'elle était sur le point d'accoucher.

En tout bien tout honneur comme en témoigne ce document  queen king king queen 
(Un essai sur l'usage courtois de la langue française...).

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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 30 Déc 2013, 21:33

Je vous propose d’évoquer maintenant rapidement les trois lieux se trouvant tous sur la « route de Rosny » en partant soit du château de Beauté, soit du bois de Vincennes.

Ces trois derniers morceaux du puzzle de l’image de 1770 étant le petit bois du Galon, au dessus du bois de l’Aulnaye, le domaine de Tillemont, en haut à gauche, et l’église Saint Germain d’Auxerre que chacun connaît.


Comme chacun peut le voir, le bois du Galon se trouvait en lieu et place de l’actuel quartier des alouettes qui aujourd’hui s'étend à l'extrême est de la ville à la limite de quatre communes (Rosny, Neuilly-Plaisance, Le Perreux et Fontenay-sous-bois).

Devenu un quartier isolé, enclavé, séparé dès le milieu du 19ème siècle du reste de la ville par la RN 186, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, puis par la ligne de chemin de fer et l’A86, ce quartier est pourtant le plus à même de nous raconter l’histoire de notre ville.

En voici une vue aérienne de nos jours




Qu’y voit-on (même si c'est en petit désolé)?  

Que le sentier du Bois d’Aulnay ou celui de la mare Guillaume mènent de l’autre côté de ces grands axes routiers, vers pleins de lieux enchanteurs évoqués plus haut :  Avec la rue des Marais appelés encore: "Les marais sous le bois de l' Aulnaye" ;  la rue des Alouettes, qui a donné le nom au quartier, la rue du Bois-Galon, le sentier du Bois Galland, la rue et le sentier de la Prairie, et en plein centre, la bien nommée allée tranquille qui est perpendiculaire à la rue de la fontaine du vaisseau.

Et pour pouvoir vous restituer l’histoire qui accompagne tous ces lieux j’ai choisi de m’en tenir au sens des mots tels que connus au XVIIIe siècle, au temps de la présence des Alouettes :

Le mot fontaine et celui de vaisseau :

Une fontaine est une construction faite pour recueillir l'eau jaillissant d'une source ou amenée – sous pression ou par gravité – par un conduit. « Fontaine, se dit aussi de tout le corps d'architecture qui sert pour l'écoulement, pour l'ornement, pour le jeu des eaux d'une fontaine. »

La fontaine a aussi désigné le « vaisseau de cuivre ou de quelque autre métal, où l'on garde de l'eau dans les maisons », et encore le robinet de cuivre par où coule l'eau d'une fontaine, ou le vin d'un tonneau, ou quelque autre liqueur que ce soit – par exemple dans les expressions anciennes « tournez la fontaine » ou « la fontaine d'un muid ».

Vaisseaux http://gallica.bnf.fr/m/ark:/12148/bpt6k6468596x/f14

Le mot Galon: voici ce que nous en dit Diderot ici  http://books.google.fr/books?id=B-J4i8zhqL0C&pg=PA693&lpg=PA693&dq=galon+parure+femme&source=bl&ots=Uh30qi2GRM&sig=XNGPfHJq1xSr6vyoVRXcrHzfoz8&hl=fr&sa=X&ei=qle3UoCGFNL20gX28YCgDw&redir_esc=y#v=onepage&q=galon%20parure%20femme&f=false

Rien n’empêche donc de penser qu’il puisse s’agir ici de la parure de la belle Agnès Sorel.



Le mot Galland maintenant, riche de sens au XVIIIe siècle puisqu’il signifie tout autant arbrisseau vert et épineux qui nous est parvenu sous le nom de galancier puis d’églantier (rosier sauvage connu pour ses petites roses ou rosettes –cqfd- et ses feuilles vertes) qu’une personne aimant galler, c’est-à-dire, s’amuser et se rencontrer dans des lieux agréables (cela donnera les galants ou les vert-galants) soit pour des rendez-vous du même nom, soit pour des rencontres littéraires (le mercure galant).

Mercure galand http://rusmilhist.blogspot.fr/2011/02/creation-of-carabiniers-du-roy-1-nov.html?m=1

Ce faisant je vais clore ainsi ce sujet, car je vais d’ici peu ouvrir un nouveau sujet que  je consacrerai spécifiquement aux relations littéraires et religieuses qui ont lié Le Nain de Tillemont à l’abbé Lebeuf, nos deux grands contributeurs à la connaissance de notre histoire locale… tant la matière que j’ai pu récupérer est finalement plus importante et plus riche que je ne le pensais au début de mes recherches. En espérant que cela vous plaira. a+
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Dim 19 Jan 2014, 00:00

Un dernier gros plan sur ce sujet, et pour ma part j'en aurai fini.

Dans ce document pdf http://ants.asso-web.com/uploaded/fontenay/brochure-hygia-ne-fontenay.pdf très interessant par ailleurs, il nous est retracé l'histoire de l'assainissement des eaux de la ville, où l'on apprend que l'ex poste de Verdun a été le bâtiment des bains douches auparavant. Mais surtout on y voit une reprise de la carte qui m'a servi initialement en début de page et de sujet

Où une partie a été stabiloté en bleu faisant en fait mieux ressortir la présence des cours d'eau "gagnant" le bois de l'Aulnaye puis le bois Galon.
A gauche cela dessine une fourche. J'en ai reconstitué le schéma ce qui nous mène en haut à la rue des Rieux en croisant la rue Balzac et en bas nous fait passer par la rue Guizot avant de rejoindre plus haut aussi la rue des Moulins. La ligne droite passant elle par les Larris et sa place, le Parc des Olympiades avant de se terminer allée des marais de l'autre côté de l'A86, côté quartier des Alouettes

Ayant fait le trajet à pied, je peux confirmer que les pentes sont respectées.

Images comparatives



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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mer 09 Avr 2014, 20:07

avec cette petite dernière en laissant la rue de Tillemont en haut à gauche.

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Dagda



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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mar 10 Juin 2014, 23:58

Bonjour,

Je suis venu ici pour savoir si mon sous-sol se trouve être sous un ruisseau et j'ai appris pleins de choses, merci beaucoup Smile

J'aimerais apporter quelques informations sur l'histoire de "querno"
Verne c'est bien l'aulne, pas de doute.
Par contre, pas certain que querno et verne aient un lien puisque querno est le datif singulier (latin) de quernus.
quernus qui, en language commun, veut dire "du chêne"
Sources :
- http://www.dicolatin.com/XY/LAK/0/QUERNO/index.htm
- http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/visusel.exe?68;s=4211404050;r=4;nat=;sol=0;

Je ne suis pas latiniste du tout, ce sont juste des infos glaner sur nenette ... avec la délicatesse que ça implique Wink

Autre point, l'aulne est utilisé en lutherie guitare, pas nécessairement haut de gamme.
En réalité, les bois utilisés ont une origine historique bien plus pragmatique.
Typiquement, Fender utilisait beaucoup de frêne et d'érable parce que Léo Fender avait un stock monumental de ces essences.
Les touches de guitare en ébène et en palissandre c'est la même chose ... idée de M. Fender également qui en voyant ses guitares à touches érable bien salle à la TV noir et blanc à eu l'idée de mettre des touches foncés pour que l'on ne voit pas la crasse ... et puis l'ébène est utilisé en touche de quatuor depuis des lustres parce que c'est un bois extrêmement dur qui ne s'use pas vite.
Idem pour Gibson et l'acajou du Honduras ... simplement parce qu'ils avaient un accord avec le Honduras pour avoir de l'acajou pas chère et sans taxes douanières.

Du coup, c'est passé dans le "mythe" des luthiers guitare ... techniquement, rien n'empèche de prendre du merisier, du poirier, du chêne, du châtaignier ... du moment que le bois est sec et stabilisé, ça ne pose aucun soucis, mais par contre ça va à l'encontre de ce qui est fait depuis des années Wink

Bref, je ferme la parenthèse lutherie Smile

D.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Mer 11 Juin 2014, 02:55

Merci, oui, je sais l'idée de querno = verne était plaisante, mais difficile à consolider sans le * devant uerno. Reste néanmoins le bois, et son nom, objet de la recherche.

Je mets ici votre autre lien, qui je trouve, y a sa place.
Dagda a écrit:


En allant sur Géoportail, on trouve des infos sympa, typiquement la carte topo de Paris et alentours en 1906
Lien Geoportail


sympa en effet.

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Dagda



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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Jeu 12 Juin 2014, 20:29

Information du jour venant d'un technicien du service des eaux et assainissement:

- La source et le ruisseau qui existaient rue des Rieux a été canalisé en 1929.

D.  Very Happy 
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Jeu 12 Juin 2014, 22:33

Oui, on est dans les années où les changements dans les conditions de vie font naître de nouveaux besoins en assainissement.

Et c’est vrai, dès 1929, un schéma d'assainissement général du département de la Seine est mis en place. Echelonné sur 50 ans, il est déclaré d'utilité publique en 1935.

Il y eut pas mal de difficultés de coordination entre ville de Paris et département de la Seine, de même que les oppositions des collectivités touchées par les projets parisiens.

En outre, cette période avait vu se perfectionner les techniques de potabilisation des eaux, avec notamment l’ozonisation à partir de 1913 et la chloration à partir de 1927, si bien que l’enjeu de qualité de la Seine et de la Marne a pu en être amoindri.

Ce sera le traitement biologique qui sera adopté dans l’agglomération parisienne, où le programme d’assainissement départemental devient enfin une réalité.

Dans les années 1910, les responsabilités de l’organisation du réseau et de l’épuration des eaux résiduaires sont transférées des communes au département de la Seine ; en 1928, le service départemental d’assainissement est rattaché à la direction des travaux de Paris, ce qui permet l’unification des projets parisiens et départementaux – et donne à Paris un rôle dominant.

Les nombreux mémoires préparés par la Commission départementale des eaux, de l’assainissement, des ordures ménagères et des fumées de 1922 à 1928 se concrétisent enfin par un schéma général d’assainissement présenté en 1929 et approuvé par le conseil général la même année.
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Dagda



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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Jeu 12 Juin 2014, 23:49

Ça colle pas trop mal du coup cette affaire Smile

J'ai un RDV avec le technicien du service des eaux et assainissement lundi.
Mais bon, d'après mes recherches et les informations glanées ici et là, il semblerait que ce puisard ne soit pas une source, mais simplement l'évacuation des "eaux traitées" par l'ancienne potentielle fosse septique ... tout de suite, c'est moins glamour ...  tongue 

D.
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Ven 13 Juin 2014, 04:54

C'était, n'ayez crainte, partie intégrante du plan.
Les vannes ménagères.... http://www.cnrtl.fr/lexicographie/tout-%C3%A0-l'%C3%A9gout
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MessageSujet: Re: Une mare, un bois, un val ... et le temps qui fait son oeuvre   Lun 16 Juin 2014, 01:35

Libellule, la première carte de ce sujet (votre post du 10 Dec 2013) mentionne le Bois de l’Aulnay.
La deuxième (même date) montre la position du ‘sentier du bois de l’Aulnay’ aujourd’hui, près du centre commercial VdF.

Mais la carte que vous avez publié le 9 Avr 2014, montre, sur un ancien plan de Fontenay, le ’Chemin du bois de l’Aulnay’, proche et parallèle semble-t-il à la voie de chemin de fer, et en tout cas différent du ‘sentier du bois de l’Aulnay’ moderne.
J’ai du mal à localiser précisément, mais le bois de l’Aulnay correspondrait-il alors plutôt à Bois cadet ?
Désolé si je n’ai pas été attentif à toutes vos explications ci-dessus, au cas où vous auriez d’autres arguments pour localiser le Bois de l’Aulnay de la première carte, fin du XVIIIe.
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