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 Inégalités territoriales

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a.nonymous



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MessageSujet: Inégalités territoriales   Jeu 19 Déc 2013, 01:00

Même si les quartiers du canton Est de notre ville ont jusqu'à ce jour échappé au classement en ZUS - Zone Urbaine Sensible - et si ils font juste l'objet d'un CUCS - Contrat Urbain de Cohésion Sociale -, ce rapport de l'ONZUS - Observatoire National des Zones Urbaines Sensibles - n'en n'est pas moins intéressant...

Plus que jamais et pour ne laisser personne au bord du chemin, il faut sauvegarder la mixité sociale et culturelle de notre ville et éviter toute ghettoïsation de certains quartiers... Après près de cinquante ans de gestion communiste  et alors que le logement social représente 33, 35 voir 37% des habitations de notre ville, ce sera à n'en pas douter un des enjeux des municipales de 2014...


Le Monde a écrit:
Les effets de la crise se sont concentrés en banlieue

LE MONDE | 18.12.2013 à 11h30 • Mis à jour le 18.12.2013 à 12h51 | Par Sylvia Zappi

La crise s'installe durement et durablement en banlieue. Les données statistiques relevées par l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Onzus) dans son rapport 2013, et rendues publiques mercredi 18 décembre par le ministre délégué à la ville, François Lamy, le confirment crûment. Comme une piqûre de rappel à l'heure où la loi sur la ville est discutée au Parlement.

L'écart de revenus entre les quartiers classés en ZUS et les autres territoires urbains « continue à se creuser », remarque ainsi l'Observatoire. Plus inquiétant : cette dégradation s'opère alors que le revenu moyen est reparti à la hausse dans les villes voisines comme dans l'ensemble du territoire. La courbe du chômage montre les mêmes inflexions.

Le décrochage dû à la crise depuis 2009 est bien réel. On savait qu'une plus grande précarité sociale sévissait dans les ZUS : la proportion des personnes y vivant sous le seuil de pauvreté (977 euros mensuels) y est trois fois plus importante que dans le reste du territoire : 36,5 % des habitants contre 12,7 % hors ZUS. Avec 50 % des moins de 18 ans qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté, les jeunes sont les premières victimes de ce dénuement. C'est aussi dans ces banlieues qu'on retrouve le plus grand nombre d'allocataires du RSA (31,7 %) et de la couverture maladie universelle (un assuré sur cinq).

Mais ce que montrent pour la première fois les statistiques de l'Observatoire, c'est que l'écart entre ces ZUS et les autres quartiers des mêmes agglomérations se creuse toujours plus. Le revenu moyen par unité de consommation (qui tient compte de la taille des ménages) avait augmenté de 6,2 % entre 2004 et 2008, soit 2 points de moins que le reste du territoire. Mais il grimpait. En 2008, le revenu moyen a cessé d'y progresser tandis que, dans le même temps, il est reparti à la hausse tant dans les unités urbaines voisines que pour l'ensemble de la France métropolitaine.


DÉCROCHAGE RAVAGEUR

En clair, contrairement à l'assertion courante qui prétend que, depuis le déclenchement de la crise de 2008, la situation s'est dégradée partout, cela va encore plus mal dans les quartiers populaires alors que cela ne va pas si mal ailleurs. Et même s'il existe des disparités entre les quartiers prioritaires, les banlieues dévissent alors que le reste du pays s'en sort.

Deuxième enseignement de ce rapport, les effets de la crise, notamment le chômage, sont concentrés sur les quartiers populaires. Après une progression forte entre 2009 et 2010, qui s'est ralentie entre 2010 et 2011, le taux de chômage en ZUS a brusquement grimpé après 2011, pour s'établir à 24,2 % en 2012, soit près de 6 points supplémentaires en trois ans ! Dans les autres quartiers, si la situation de l'emploi se dégrade, elle le fait dans une proportion bien moindre (+ 0,5 %).

Ainsi, là encore, l'écart se creuse avec le reste du pays. Alors que de 2006 à 2009 le différentiel se situait à 9 points, il atteint dorénavant 14,5 points. Malgré les exonérations pour les entreprises qui s'implantent dans les quartiers et les dispositifs d'emplois aidés, on y est deux fois et demi plus au chômage. Ce décrochage cumulatif est ravageur sur les populations, soulignent les élus de banlieue.

Au moment où le ministre de la ville réforme la géographie prioritaire et met sur le même plan des territoires ruraux et des banlieues populaires – au nom de « l'égalité des territoires » –, le rapport de l'Onzus met en lumière le caractère exceptionnel de la situation sociale en banlieue. Et vient opportunément rappeler cette spécificité de relégation territoriale et de stigmatisation qui plombe ces quartiers dits sensibles.

Sylvia Zappi
Journaliste au Monde

Citation :
La rénovation urbaine ne change pas le quotidien

Si 7 ménages sur 10 se disent satisfaits de la rénovation urbaine, ils pensent aussi que ces travaux ont peu d’impact sur leurs conditions de vie : 72 % estiment qu’ils n’ont pas changé leur quotidien, remarque l’Onzus. Les habitants sont également très critiques sur la concertation entourant ces travaux : 85 % déclarent n’avoir pas été consultés, alors que la moitié auraient souhaité l’être.

Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2013/12/18/les-effets-de-la-crise-se-sont-concentres-en-banlieue_4336211_3224.html
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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Jeu 19 Déc 2013, 01:55

Je me permets juste d'ajouter ce lien source qui donne tant accès au dernier rapport de l'ONZUS qu'aux précédents   http://www.onzus.fr/ qui contient lui même un sous lien qui utilisé mène à cela et ouvre le champ à toutes sortes de comparaisons par commune http://sig.ville.gouv.fr/Territoire/94033

Parmi les onglets disponibles à ce stade je vous recommande particulièrement celui là
http://sig.ville.gouv.fr/Cartographie/94033
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Ven 08 Juil 2016, 05:36

Hé oh la gauche, les inégalités territoriales s’aggravent entre les métropoles et le reste du territoire !


http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20160707.REU2050/les-inegalites-territoriales-s-aggravent.html a écrit:
Les inégalités territoriales s'aggravent

Publié le 07 juillet 2016 à 16h10

PARIS (Reuters) - Les inégalités territoriales entre une quinzaine de grandes métropoles françaises et une France périphérique et rurale à l'écart des grands courants économiques s'aggravent, selon une note de France Stratégie publiée jeudi.

Paradoxalement, cet organisme gouvernemental, placé auprès du Premier ministre, plaide cependant pour un renforcement de l'investissement public dans ces métropoles ou sur leur pourtour au nom de l'efficacité économique.

Les ressorts de la croissance font défaut à beaucoup de villes moyennes et de territoires ruraux et les écarts en matière d'égalité des chances et d'accès aux services ne se résorbent plus, écrivent les auteurs de la note.

Les 15 aires urbaines de plus de 500.000 habitants concentrent 40% de la population, 55% de la masse salariale, plus de 50% de l'activité économique, deux tiers des étudiants.

Le PIB par habitant y est en moyenne 50% plus élevé que dans le reste du pays. C'est aussi dans ces métropole que 75% de la croissance s'est concentrée entre 2000 et 2010, ainsi que plus de 70% des créations nettes d'emplois entre 2007 et 2014.

Mais la concentration de population dans ces grands centres a aussi un coût en termes de pollution, de sécurité, de prix, et les inégalités de revenus y sont les plus importantes.

Les inégalités territoriales se sont notamment creusées à cause d'une forte désindustrialisation, à l'oeuvre depuis une trentaine d'années, en particulier dans le nord-est du pays.

"Contrairement à une idée reçue, c'est l'Île-de-France, et avant tout Paris et sa couronne, qui a vu le poids relatif de l'industrie décliner le plus fortement", constatent les auteurs.

Mais l'Île-de-France s'est massivement réorientée vers les services à haute valeur ajoutée, alors que le Nord et l'Est connaissent un déclin économique "significatif", ajoutent-ils.

Le vieillissement de la population est aussi plus marqué dans ce pays périphérique. Dans la moitié des départements, le rapport entre personnes âgées et en âge de travailler devrait augmenter de plus de 25 points d'ici 2040.

Jusqu'à présent, la protection sociale et les politiques publiques en faveur des territoires défavorisés ont permis d'atténuer ces inégalités, notamment en matière de revenu.



PLUS D'INVESTISSEMENTS DANS LES MÉTROPOLES

Mais aires urbaines de moins de 100.000 habitants et zones rurales, globalement positionnées sur des secteurs d'activité en perte de vitesse, pourraient voir leur décrochage économique s'accélérer dans les dix années à venir, avec un accès de plus en plus difficile aux services d'intérêt général.

La réorganisation liée à la réduction du nombre de régions prendra du temps, estiment encore les auteurs, qui prônent une révision de la politique d'aménagement du territoire.

Celle-ci a longtemps cherché à redynamiser les territoires en déclin par l'investissement. "Or, les évolutions économiques récentes amènent à repenser cette orientation", dit la note.

Selon ses auteurs, la recherche de l'efficacité "inciterait (...) à investir davantage de ressources publiques dans les grandes métropoles ou à leur pourtour, pour développer les infrastructures, la recherche et l'innovation".

"En particulier, dans ce schéma, il faudra veiller à ce que Paris puisse jouer pleinement le rôle de ville-monde de premier plan au sein de l'Union européenne à 27", ajoutent-ils, en prenant acte de la décision du Royaume-Uni de sortir de l'UE.

Selon eux, une telle politique augmenterait la compétitivité de l'économie française et assurerait des recettes fiscales supplémentaires, qui pourraient bénéficier aux territoires défavorisés par le biais, notamment, de la protection sociale.

Sans doute conscients du caractère provocateur de leur thèse, ils suggèrent cependant une "solution de compromis".

Elle consisterait à concentrer l'investissement sur les métropoles, tout en soutenant les territoires les plus exposés à un décrochage définitif, mais en investissant moins dans les "territoires intermédiaires".

La note s'interroge néanmoins sur la nécessité de prendre en compte la dimension territoriale lors de la localisation des investissements d'avenir et que sur la définition d'un "panier de services minimaux" garantis par l'Etat sur tout le pays.

Enfin, dans la mesures où des inégalités territoriales "seront toujours difficiles à réduire", elle s'interroge sur la solution qui consisterait à favoriser la mobilité géographique, tout en reconnaissant le risque d'effets secondaires négatifs.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)
Source: http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20160707.REU2050/les-inegalites-territoriales-s-aggravent.html


Dernière édition par a.nonymous le Ven 08 Juil 2016, 12:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Ven 08 Juil 2016, 05:41

Favoriser la mobilité géographique. A quoi bon si on se trouve bien où on est. Même les mécontents de là où ils sont y restent et ne contribuent pas par leur mutation à réduire les inégalités territoriales. Peut-être l'envie de rejoindre les populations vieillissantes est encore trop tôt. Il faut rester là où l'activité est présente en fonction de son cursus.
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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Ven 08 Juil 2016, 21:28

Lien vers le rapport (de France Stratégie) cité par a.nonymous.
http://www.strategie.gouv.fr/sites/strategie.gouv.fr/files/atoms/files/17-27-territoires_web-ok.pdf

8 pages instructives, y compris si l'on ne partage pas les orientations esquissées.
et aussi :
La crise qui vient (la nouvelle fracture territoriale) Laurent Davezies. Seuil, 2012

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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Ven 08 Juil 2016, 23:32

Une analyse que j'aime bien parue dans l'Est republicain

#####

L’argent manque ? Alors il faut choisir. Et le meilleur choix pour l’avenir de la France est d’« investir davantage de ressources publiques dans les grandes métropoles », en particulier Paris. C’est la conclusion d’un rapport de France Stratégie, chargé par le gouvernement de réfléchir à la « France 2017-2027 ».

L’État doit donc donner plus aux territoires qui ont déjà plus. Et aux autres ? La prospérité des métropoles, en dopant l’économie et les rentrées fiscales, « bénéficierait in fine aux territoires défavorisés, par le système de protection sociale notamment », explique ce document intitulé « Dynamiques territoriales ».

Métropole : « Il faut être là »
La préconisation s’appuie sur un constat : la France se développe à partir de ses métropoles. Les quinze plus grandes aires urbaines ont généré les trois-quarts de la croissance française entre 2000 et 2010. La métropole parisienne abrite 18,8 % de la population française, mais perçoit plus de 30 % des salaires versés en France. Tandis que les zones rurales, qui abritent 12,4 % de la population, perçoivent seulement 6,4 % des salaires…

« La métropolisation est une force qu’on ne peut contrer. Un phénomène de concentration des compétences », nous explique le commissaire général Jean Pisani-Ferry. Il fait le parallèle avec San Francisco et la Silicon Valley : « Il faut être là. »

Déclin significatif du Nord-Est
Certaines métropoles apparaissent cependant moins dynamiques, comme Strasbourg, Rouen, Toulon… Pire, des territoires décrochent : les zones rurales, nous l’avons vu, et le Nord-Est. La faute au déclin industriel, mais pas seulement : l’Île-de-France et Rhône-Alpes en ont également souffert, mais ont su rebondir. En revanche, le Grand-Est, la Bourgogne-Franche-Comté, les Hauts-de-France (Nord), souffrent d’un « déclin économique significatif », souligne le document. Seules limites : l’emploi public, plus important en proportion, et les transferts sociaux qui bénéficient à leurs populations.

Égalité des chances
L’aménagement du territoire, rappelle France Stratégie, a longtemps visé à « redynamiser par l’investissement les territoires en déclin ». C’est fini, « les évolutions économiques récentes amènent à repenser » cette politique. Il faut désormais « miser sur les métropoles, accepter d’investir là où la situation est déjà plus favorable qu’ailleurs ».

Et que dire aux autres ? « A ceux qui n’ont pas eu la chance de naître dans la bonne localité, répond le commissaire général, il faut dire que leur destin n’est pas scellé ». L’État, les régions et les métropoles doivent « garantir une égalité des chances entre les citoyens des différents territoires en France, et à l’intérieur des régions. Il faut développer des politiques plus spécifiques, plus territoriales ».

Reste un risque, ainsi résumable : Paris, quelques métropoles, et le désert français… « C’est un risque, oui, admet Jean Pisani-Ferry… L’économie moderne nous lance un considérable défi. C’est un fait, une réalité à prendre en compte ».

Francis BROCHET
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Mar 12 Juil 2016, 05:25

Après le rapport de France Stratégie c'est au tour de l'INSEE de publier le sien....


"La dernière étude de l'Insee intitulée « les produits intérieurs bruts régionaux de 1990 à 2013 » montre que, en 2013, le PIB par habitant est de 53.639 euros en Ile-de-France, contre 27.687 euros en province et 32.559 euros en moyenne en métropole."


http://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/0211118241030-les-regions-francaises-inegales-face-a-la-crise-2013822.php a écrit:
Les régions françaises inégales face à la crise
Les Echos Le 11/07 à 18:33

L’INSEE publie un rapport sur le PIB des régions entre 1990 et 2013.Le PIB par habitant en Ile-de-France est très supérieur à la province.


Des décennies de politiques de décentralisation et de réforme territoriale n'y ont rien fait : l'Ile de France reste - et de loin  !- la première région française par son poids économique. La dernière étude de l'Insee intitulée « les produits intérieurs bruts régionaux de 1990 à 2013 » montre que, en 2013, le PIB par habitant est de 53.639 euros en Ile-de-France, contre 27.687 euros en province et 32.559 euros en moyenne en métropole.

Si les politiques ne sont pas parvenues à contrebalancer la décision spontanée des chefs d'entreprise de créer de l'activité en Ile de France, la crise a contribué à alourdir les déséquilibres. Et ce même si elle a eu des impacts différenciés selon les régions. La région Bourgogne-Franche-Comté a été confrontée au plus fort recul : - 1 % par an entre 2008 et 2013. Les autres régions industrialisées du quart nord-est ont également été parmi les plus touchées par la crise, avec un PIB en légère récession en moyenne sur la période.

« En 2013, les effets de la crise se font encore sentir sur la croissance des régions françaises. » affirme l'étude. De fait, trois régions métropolitaines n'avaient pas encore retrouvé leur niveau de PIB de 2008, note l'étude de l'Insee. Il s'agit de l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Bourgogne-Franche-Comté et Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

En conséquence, les PIB par habitant sont très différents selon les régions  : en métropole, ils vont de 25.200 euros par habitant en Nord-Pas-de-Calais-Picardie à 53. 639 en Ile-de-France. Le PIB annuel par habitant tombe à 8.047 euros à Mayotte quand il dépasse la barre de 20.000 euros à La Réunion, la guadeloupe ou la Martinique.

« La composition du tissu productif est un facteur important de disparités » , explique l'Insee. Le taux d'emploi et la nature de ses emplois sont déterminants. Une région densément peuplée et qui, en plus, concentre des emplois à forte valeur ajoutée avait plus de chance de rebondir après la crise.

La région Provence-Alpes-Côte d'Azur se distingue par un tissu d'emplois liés à l'entreposage et au transport, l'Auvergne-Rhône-Alpes bénéficie du poids de l'industrie et des activités de recherche et de service. A l'opposé, les industries agroalimentaires et l'agriculture, où la productivité est faible, sont fortement représentées en Bretagne. Résultat, c'est en Bretagne que le PIB par emploi est le plus faible en métropole (66 500 euros). Inversement, les secteurs d'activités financières, de l'information et de la communication(à forte valeur ajoutée) sont fortement implantées en Ile-de-France. « L'explication réside aussi dans le niveau de rémunération des salariés », avance l'Insee alors que la région capitale capte plus de la moitié des 1 % des rémunérations les plus hautes de France
MM.
Source: http://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/0211118241030-les-regions-francaises-inegales-face-a-la-crise-2013822.php
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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Jeu 23 Fév 2017, 20:10

Un article intéressant qui tend à prouver l'échec de la politique d'aménagement du territoire au cours des dernières décennies....

Et ce n'est pas une gare TGV en pleine campagne ou une rocade d'autoroute débouchant dans les champs qui vont changer la donne....


http://www.lemonde.fr a écrit:
Les métropoles captent les nouveaux emplois au détriment des villes

Selon France Stratégie, les grandes aires urbaines attirent de plus en plus d’emplois, surtout dans les nouveaux métiers. Et cette « métropolisation » devrait se poursuivre.

LE MONDE | 23.02.2017 à 00h33 | Par Martine Jacot

L’évolution est « inédite », observe France Stratégie, l’organisme d’analyse et de prospective rattaché au premier ministre, dans sa dernière étude. Au XXe siècle, « l’exode rural a profité à toutes les villes, petites et grandes » et l’expansion du travail salarié a bénéficié à tout le territoire. Mais à l’aube du XXIe siècle, un tournant s’est produit : à partir de 1999, les métropoles – aires urbaines de plus de 500 000 habitants – ont commencé à capter davantage de créations d’emplois que les villes. « Entre 2006 et 2013, les écarts prennent de l’ampleur avec le décrochage des aires urbaines de moins de 200 000 habitants », la crise de 2008 ayant sans doute accentué la tendance, relève l’étude publiée mardi 21 février.

Résultat, les métropoles, qui concentrent actuellement environ 40 % de la population française, « rassemblent près de 46 % des emplois, dont 22 % pour la seule aire urbaine de Paris et 24 % pour celles de province », tandis que les villes moyennes et petites subissent des pertes. Explication : les métropoles profitent davantage de la tertiairisation, de l’économie de la connaissance et des nouvelles technologies. « En 2011, 85 % des ingénieurs de l’informatique, 75 % des professionnels de l’information et de la communication et 69 % du personnel d’études et de recherche y sont localisés », indique France Stratégie.

A contrario, les villes de moins de 100 000 habitants sont plutôt positionnées sur des métiers en perte de vitesse (ouvriers, employés, agriculteurs) et ont plus fortement pâti de la « désindustrialisation prononcée de la France ainsi que de l’érosion du système productif ». En d’autres termes, la « spécialisation spatiale du travail » en cours profite aux métropoles.
---/---
Source: http://www.lemonde.fr/smart-cities/article/2017/02/23/les-metropoles-captent-les-nouveaux-emplois-au-detriment-des-villes_5083963_4811534.html
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MessageSujet: Re: Inégalités territoriales   Ven 24 Fév 2017, 23:20

Les métropoles ont accès à des financements européens. Moins les grandes villes.

Depuis son déplacement en avril 2016 au siège de la Banque européenne d’investissement (BEI), à Luxembourg, pour annoncer une enveloppe de 2,1 Mds € de nouveaux financements en faveur de projets accélérateurs de croissance et d’emploi tout se met en place. Dans le cadre du développement des infrastructures, 1 Md € a été accordé à la Société du Grand Paris, soit près de la moitié de la dotation.

Plus précisément, ce milliard prêté par la BEI financera la construction de la ligne 15 Sud, première ligne du Grand Paris Express, dont la mise en service en prévue pour 2022. le financement de la ligne 15 Est devrait suivre d'ici quelques années.

« L’Europe doit investir dans l’avenir, s’est exprimé le Premier ministre lors de la cérémonie de la signature. Elle doit, plus encore qu’aujourd’hui, mettre la BEI au cœur de sa stratégie économique. La France soutient pleinement la BEI. Car la BEI, c’est l’Europe du concret. »

Dans le domaine des transports, le financement consenti à la France pour le nouveau métro atteint un montant record. « Face aux défis majeurs auxquels sont confrontées l’Europe et la France, la BEI est plus que jamais attentive et présente, pour une action au plus près des besoins des citoyens, des entrepreneurs et des jeunes » a déclaré son président, Werner Hoyer.

La BEI avait déjà consenti en juin 2015 un financement de 700 millions d’euros pour le renouvellement du matériel roulant sur le réseau de transport public d’Île-de-France.

Objectif 18 000 emplois pour le Grand Paris, dès 2018. Dans le même temps, la Caisse des dépôts a prêté 4 milliards d’euros à la Société du Grand Paris
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Inégalités territoriales
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