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 Réponses de M.Gildas LECOQ aux 10 questions de l'Association du Plateau

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Messages : 649
Date d'inscription : 27/05/2010

Réponses de M.Gildas LECOQ aux 10 questions de l'Association du Plateau Empty
MessageSujet: Réponses de M.Gildas LECOQ aux 10 questions de l'Association du Plateau   Réponses de M.Gildas LECOQ aux 10 questions de l'Association du Plateau EmptyLun 24 Fév 2014, 23:17

24.02.2014
Réponses de la liste REVEILLONS FONTENAY conduite par Monsieur Gildas LECOQ à 10 questions posées par l'Association du Plateau le 14 février. Ces réponses sont parvenues dans les délais convenus et n'ont donc pu s'inspirer de celles des autres candidats. Merci à leur auteur.

vos commentaires concernant ces éléments de programme se déposent sur la page suivante

http://www.plateaufontenay.net/t1647-vos-commentaires-sur-les-reponses-de-mgildas-lecoq

___________________


1. Notre commune connait, comme beaucoup d’autres, une recrudescence inquiétante des atteintes aux personnes et aux biens. En tant que candidat au poste de maire que prévoyez-vous dans votre programme pour assurer une meilleure sécurité dans notre ville, notamment que pensez-vous de la pose de caméras de vidéosurveillance et de l’installation d’une véritable police municipale?

La première des aspirations de chaque citoyen fontenaysien est de vivre en toute tranquillité dans sa ville. Pourtant, comme vous le soulignez dans votre question, et au-delà des trop nombreuses incivilités récurrentes dans notre ville, il y a eu une recrudescence des atteintes aux personnes et aux biens depuis plusieurs mois, des vols violences et des cambriolages notamment. Si la crise économique que nous traversons en est certainement l’une des causes, il y a aussi cette sorte d’impunité latente qui peut conférer aux délinquants l’impression qu’ils ne risquent rien dans notre ville puisque le maire et sa majorité municipale n’ont pas pris le problème bras le corps dès les premiers signaux d’alerte.
Notre équipe place le droit à la sécurité pour les habitants au cœur d’un projet que nous souhaitons dissuasif pour ceux qui refusent de respecter les règles de vie en communauté. Plus qu’un projet, nous proposons un  « schéma de tranquillité publique local » qui s’appuie sur une réorganisation totale de l’existant (voire une organisation tant le manque est significatif dans ce domaine).
Dans un premier temps, nous renforcerons les effectifs de notre police municipale et définirons avec précision leurs missions afin qu'elle puisse concourir efficacement à la sécurité publique : d'une part avec l'ouverture de nouveaux postes – un effectif à terme de 10 à 12 policiers municipaux est envisageable – d'autre part avec l'attribution de missions nouvelles en complément de celles de la police nationale (prévention auprès de la population, et particulièrement en matière de circulation et de stationnement dans la ville).
Nous œuvrerons également à la prévention, au sein du CLSPD, Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance (élus, forces de sécurité, justice et secteur économique) en liaison avec les services sociaux, de la jeunesse et les acteurs éducatifs, mais également avec les bailleurs sociaux, les associations de locataires et de quartiers. Nous réactiverons ce conseil, ce que la municipalité actuelle a trop rarement fait, en définissant chaque année une thématique d’action.
Afin d’agir de manière efficiente, nous créerons un observatoire de la délinquance et des incivilités afin d’évaluer les moyens nécessaires et justes à mettre en œuvre pour endiguer ces débordements qui nuisent à la qualité de vie. Sans radicalisme, ni laxisme, cet observatoire permettra concrètement de proposer des solutions adaptées aux problèmes relevés sur notre territoire.
Nous déploierons aussi des moyens communaux pour aider et accompagner les victimes. C’est, à notre sens, l’une des missions « régaliennes » d’une ville : porter toute son attention à ses administrés. Ainsi, nous veillerons à la diffusion d’une information sérieuse et efficace, par les services municipaux, de l'existence et des compétences d'un Point d'accès au droit et à la médiation dans la ville : lieu d'accueil, de soutien, de résolution amiable de certains conflits et d'aide aux victimes. Nous considérons (que) l'accompagnement des victimes, quelle que soit la gravité de l'infraction, comme une priorité, et nous les orienterons vers les Bureaux d'aide aux victimes, en partenariat avec le commissariat de police. Nous souhaitons réfléchir avec le Conseil départemental de l'accès au droit du Val-de-Marne (CDAD) à la création, sur notre territoire, d'une Maison de Justice (MJD) qui assurerait une présence de proximité et permettrait un traitement judiciaire rapide, adapté et lisible des infractions de petite et moyenne gravité, caractéristique de la délinquance quotidienne.
Ce qu’il manque véritablement dans le bilan des élus de la majorité qui se présentent à nouveau, c’est tout simplement la volonté et l’action dans le domaine de la tranquillité et de la sécurité publique à Fontenay. Agir notamment par arrêtés municipaux (qui pourront être contrôlés par une police municipale plus nombreuse) pour lutter, par exemple, contre les rassemblements nocturnes. En effet, ces regroupements posent parfois problèmes devant certains commerces qui ont une fermeture tardive. Par arrêté municipal, nous demanderons, s’il le faut, un aménagement de l'amplitude horaire de certains de ces commerces. Nous veillerons aussi à éviter les rassemblements dans les halls d’immeubles car ils laissent les habitants démunis vis-à-vis de ces nuisances de voisinage.
La tranquillité, c’est aussi placer la sécurité routière au cœur de notre action en agissant concrètement sur certaines rues dangereuses (Stalingrad, Parmentier, République, Verdun-Gallieni, Victor-Hugo, Clos d’Orléans, de Lattre-de-Tassigny, pour n’en citer que quelques-unes). Nous interviendrons (afin de tout mettre en œuvre) afin de sécuriser au maximum les carrefours et diverses traversées de rues. Nous renforcerons également l’éclairage public au niveau des passages piétons  pour assurer une meilleure visibilité, la nuit, aux conducteurs.
Vous me questionnez également sur mon point de vue en matière de vidéosurveillance, que je préfère appeler vidéo-protection car plus adapté tant les résultats connus dans les villes ayant fait ce choix sont réels en matière de protection des personnes. Fontenay doit enfin sortir du tabou de la vidéo protection. En effet, Fontenay ne peut plus refuser, pour des raisons idéologiques et dogmatiques, d’utiliser (ce genre) d’outil efficace. Nous installerons durant le premier mandat une quarantaine de caméras dont 10 mobiles pour un budget sur 6 ans de 700.000 euros. Nous installerons principalement ces caméras aux abords des établissements scolaires, des carrefours, des commerces et des lieux de vie en général (places gares RER…).

2. La place de la voiture a été déclarée comme indésirable dans notre ville, pour diverses raisons, par la municipalité sortante. Le commerce local, entre autres, souffre, de l’absence de parkings en différents points de la commune contrairement à ce qui existe dans les villes voisines de Vincennes, Nogent, le Perreux ou Rosny. Pouvez-vous préciser votre position vis-à-vis de cette demande pressante des habitants ou des visiteurs de notre ville ?

Considérer la place de la voiture en ville comme indésirable, c’est tout bonnement tirer un trait sur l’avenir et la capacité qu’auront les constructeurs automobiles de s’adapter aux nouvelles spécificités de la conduite et donc du stationnement au cœur de notre cité. Notre groupe est favorable à la création de parkings publics en souterrain ou en surface afin de désengorger nos rues d’un stationnement anarchique gênant et souvent dangereux. Il est évident que le chantier du stationnement est sans aucun doute l’une des priorités du mandat à venir. La complexité de ce dossier est due à la multiplicité des questions qui se posent mais surtout qui se superposent et s’enchaînent. Dans de nombreuses communes, et a fortiori à Fontenay, ce sujet est à l’évidence source de multiples conflits d’intérêt entre les différentes catégories d’usagers du stationnement sur la voirie comme l’illustre le schéma ci-dessous :

Les réponses à apporter sont de deux types :

L’offre de stationnement
La réponse à apporter est d’augmenter l’offre là où elle se révèle nécessaire :
- sur la voirie (en adaptant certains espaces qui aujourd’hui laissent seulement le stationnement anarchique se déployer !). Arrêtons de penser que les vélos vont remplacer les voitures en ville. La voiture va juste s'adapter aux nouvelles attentes (pollution, électrique, taille/places, ...)
- en ouvrage (au sol ou alors en élévation ou en souterrain). (Vous l’avez compris) pour ces raisons notre groupe est favorable à la création de parking publics.
La réglementation du stationnement
Nous pensons que le stationnement, s’il doit s’étoffer en termes de capacité d’accueil, doit également être véritablement réglementé ! En effet, réglementer, c’est hiérarchiser l’espace par la durée et/ou le tarif du stationnement. Nous maintiendrons la gratuité du stationnement sur rue pour les Fontenaysiens. L'objectif est de réglementer surtout vis-à-vis de riverains frontaliers. Nous établirons des aires de stationnement en surface gratuites à durée limitée : « zone bleue » (aujourd’hui disque européen) 1 h 30, mais cela peut aussi être des zones de stationnement de moyenne durée (4 h / ½ journée, ou plus) voire des zones « rouges » à durée très limitée (15’ dans des secteurs très commerçants ou à proximité d’équipements poste, banques, mairie…). La question du payant ne doit pas pour autant être totalement occultée de notre réflexion car à proximité de zones commerçantes comme la rue Dalayrac ou au Village .Elles permettraient de renforcer la rotation (encore plus) tout en participant au financement de la remise en état de la voirie.
Le respect de la réglementation en matière de stationnement doit (aussi) désormais dépendre d’une verbalisation efficace  afin de faire respecter la rotation. Améliorer la rotation, c’est faire en sorte de traiter la question des voitures « ventouses », celle des besoins (nécessairement différents) entre les différentes catégories d’usagers – résidents, actifs qui vont travailler dans le quartier, livreurs, infirmiers, médecins, les visiteurs des commerces, les visiteurs (les parents, amis…) par une approche équilibrée et raisonnée en fonction du profil du quartier…
La surveillance du stationnement est donc (sans nul doute) l’élément clé de toute politique de stationnement pour faire respecter la réglementation. Elle  sert aussi à traiter les stationnements dangereux (carrefours, passages piétons…).

3. L’axe Verdun qui assure à la fois la liaison entre les deux versants de la ville et relie Montreuil à Nogent avec 10000 véhicules par jour devait être « revitalisé », embelli, modernisé et aménagé pour une circulation plus fluide.
Ce projet non réalisé fait-il partie de votre programme, sous quelles formes et sous quels délais?


La requalification de cet axe fait évidemment partie de notre projet et pas seulement celui-ci. Nous développerons des liaisons urbaines entre nos différents quartiers en réaménageant la voirie ou en réalisant des espaces de convivialité telles que des places de quartier. Concernant l’axe Verdun-Gallieni, il fera sans aucun doute l’objet d’un traitement privilégié tant l’urgence est indiscutable. En revanche cet aménagement n’aura pas pour unique but de favoriser la fluidité de la circulation. L’enjeu de cette revitalisation est à la fois d’embellir, moderniser, mais aussi de permettre in fine au commerce de proximité de s’installer à nouveau sur cet axe ; il fut par le passé l’un des plus commerçants ! Traitement spécifique de la voirie et des trottoirs avec des élargissements, réduction de la vitesse, sécurisation du quartier, réaménagement de la place Michelet pour en faire un joli cœur de marché forain, tel est  l’ensemble des actions sur lesquelles nous réfléchirons avec les riverains, dès le lendemain de notre élection, avec l’association du Plateau et les associations de commerçants que nous encouragerons à se fédérer.

4. Le quartier du Plateau assiste au déclin de son commerce de proximité. Chaque année de nombreuses boutiques fontenaysiennes ferment ou se transforment en lieux de restauration rapide ou exotique. Les marchés forains eux-mêmes deviennent plus des friperies que des lieux attrayants pour la qualité et la diversité des commerces alimentaires.
Pensez-vous pouvoir remédier à cette décadence et comment ?


Comme j’ai pu l’écrire dans une précédente réponse, la revitalisation commerciale passe par la mise en place du traitement multiple de problèmes interdépendants. Avant de valoriser l’emplacement auprès de nouveaux commerçants, nous traiterons le quartier au niveau de l’urbanisme et des espaces verts, au niveau du stationnement et de la sécurité. Une fois cette revitalisation de l’axe central, et donc du cœur du quartier terminée, l’installation d’une « locomotive commerciale », de type supermarché de quartier, sera possible et nécessaire pour faciliter l’implantation des futurs commerces de proximité (comme le Monoprix rue Dalayrac). Tel sera notre ambition et notre méthode pour remédier à cette situation déplorable.


5. Nous lisons sur les éléments de programmes fournis par chacun d’entre vous, des projets « locaux » concernant, la gestion du temps scolaire et des activités périscolaires.
Pouvez-vous préciser vos intentions sur ces points et rappeler par la même occasion votre attachement à la laïcité?


Dans ce domaine, notre projet pragmatique s'appuie, comme l'ensemble de notre programme, sur la prise en compte du quotidien des familles fontenaysiennes. Ville amie des enfants, Fontenay-sous-Bois se doit de faire plus encore dans ce domaine. Ainsi, dans le cadre de notre politique de l'enfance nous améliorerons le nécessaire dialogue entre les différents acteurs concernés avec la création d'un groupe de concertation associant enseignants, parents d'élèves, animateurs, associations, services municipaux et élus en charge de ce domaine.

En raison de l'application de la semaine de 4,5 jours, ce groupe se chargera de mettre en œuvre dans les écoles :
• La mise en place d'un temps d'accueil sans interruption de 7 h 30 à 8 h 45, afin de pallier l'actuelle absence d'ouverture périscolaire entre 8 h et 8 h 45.
• L'allongement de la pause méridienne à 2 h afin de mieux respecter le rythme de l'enfant dans sa journée d'école, de lui offrir de meilleures conditions de restauration, et des activités adaptées.
• La mise en place de 30 % de produits Bio dans les repas des enfants dans nos restaurants scolaires municipaux, soucieux de l'avenir de nos enfants et de notre environnement, dans le cadre de l'Agenda 21 municipal.
• La prolongation de l'accueil du soir qui consolidera et proposera le soutien scolaire et des activités périscolaires jusqu'à 19 h, afin d'offrir aux familles une amplitude horaire plus importante.
• Le lancement, dans les jours suivants l'élection, d'un appel à projets auprès des associations afin qu'elles s’engagent à proposer des activités sur ces nouveaux temps scolaires.
Dans le cadre de notre projet pour les enfants nous proposons :
• La rénovation de l'offre de séjours (mini séjours, séjours de vacances, classes de découverte) avec de nouvelles thématiques adaptées aux attentes de nos jeunes et facilitant les rencontres, la pratique de sports variés, l'initiation à toutes les formes d'art.
• Le renouvellement du partenariat avec des centres de séjours dans nos régions et à l'étranger, ainsi que le développement de la découverte linguistique et culturelle, grâce au jumelage avec des pays notamment anglophones et hispanophones.
• La mise en place d'une politique d'accompagnement des parents pour qu'ils puissent mieux aider leurs enfants (conférences régulières du type « école des parents »).
• Une attention particulière sur la place des enfants en situation de handicap au sein de nos écoles, en adaptant toutes les structures d'accueil. Ce qui aujourd'hui n'est toujours pas fait.
• La rénovation et la mise aux normes de l'ensemble des aires de jeux pour les enfants dans nos parcs et jardins publics.
• L’engagement rapide de la réhabilitation de l'école Paul-Langevin, le lancement d'un programme de rénovation de nos établissements scolaires. Nous réfléchirons à la création d'un nouveau groupe scolaire à l'ouest de la ville afin de désengorger la carte scolaire.
• Le renforcement de la sécurité à la sortie de nos écoles (sécurisation des circulations et contrôle sur les entrées et sorties des élèves...).
Enfin notre attachement à la laïcité est, pour notre groupe une question centrale. Nous assurerons de notre soutien les enseignants afin qu’ils appliquent les textes ad hoc tant dans nos établissements scolaires, qu’au sein des structures périscolaires. A titre d’exemple, sera inscrite sur le fronton de l’école Michelet, la devise de notre République : Liberté, Egalité, Fraternité, ce qui n’est malheureusement pas le cas aujourd’hui. Une autre manière de promouvoir la laïcité dans nos écoles sera d’expliquer les fondements de nos institutions. Ainsi seront créés un conseil municipal des enfants (9-12 ans) et un conseil des jeunes (15-18 ans) qui leur permettra d’être et d’agir, à leur niveau dans le respect des règles républicaines.  

6. L’écoparc des Carrières, après avoir donné satisfaction à une attente populaire presque aussi longue que celle du prolongement de l’hypothétique ligne de métro n°1, déçoit ses utilisateurs. Sécurité non assurée, entretien négligé, absence de point d’eau, de toilettes, et de stationnement pour cet équipement financé pour 2/3 par la Région et le département.
Quels sont vos projets sur l’évolution de ce bel espace ?


Nous convoquerons chaque entité et établirons ensemble un bilan circonstancié, un an après l’ouverture triomphale de cet éco-parc. Nous faisons, hélas, le même constat que vous concernant le parc des Carrières qui est une véritable occasion manquée. Dans un premier temps, nous règlerons au plus vite la question de la sécurité avec l’espoir que la Région et le Département participent financièrement aussi à ses frais de fonctionnement. Nous travaillerons ensuite sur les conditions d’accueil du public, tant dans le parc qu’aux abords. Contrairement à la majorité sortante, nous traiterons clairement les conditions d’accueil des cars ou voitures. Nous traiterons également les conditions d’ouverture et de fermeture du site ainsi que les règles applicables en matière de surveillance. En effet, il y a un sentiment d’abandon constaté et contestable depuis son inauguration : bancs taggués, arbre brûlé, détritus nombreux et non ramassés, deux roues circulant à l’intérieur… il faut, de manière urgente, revoir les modalités de fonctionnement de ce lieu qui devait être un site agréable et qui n’atteint nullement cet objectif.

7. Notre ville est désignée souvent sous des termes peu flatteurs comme « la belle endormie », ou « Fontenay la grise ».
Envisagez-vous de redonner de l’attrait et une meilleure réputation à Fontenay ? Comment ?


Telle la belle endormie, Fontenay n’a plus l’attractivité positive qui lui permettrait de rayonner. Redonner de l’attrait à notre ville, la réveiller, c’est porter un projet dynamique et ambitieux : celui que nous ambitionnons au sein de notre pacte communal d’avenir. Redonner de l’attrait c’est effectivement, comme le dit notre slogan, réveiller Fontenay, s’attaquer tout d’abord au cadre de vie largement abandonné depuis trop longtemps. Outre l’axe Verdun-Gallieni, nous initierons dans sa globalité une réhabilitation de la voirie et des trottoirs, nous intensifierons le nettoyage des rues et harmoniserons le mobilier urbain avec une couleur unique quelque soit le quartier. Ceci renforcera le sentiment d’appartenance qui manque hélas à notre ville. Nous interviendrons sur le bâti en permettant la réhabilitation de certains biens. Nous créerons une Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH), notamment le long de l’avenue de la République afin d’aider les propriétaires et les locataires à réhabiliter leurs biens vieillissants. Réveiller Fontenay, c’est agir en matière de sécurité afin de redonner de la tranquillité à nos quartiers. Réveiller Fontenay, c’est permettre à chacun d’utiliser des services publics dans des équipements rénovés et adaptés à notre époque. Dès lors nous initierons un programme de réhabilitation des équipements communaux, laissés sans investissement depuis trop longtemps. Réveiller Fontenay, c’est lui permettre d’accueillir de nouveaux commerces de proximité véritables animateurs de nos quartiers. Réveiller Fontenay, c’est offrir des services novateurs comme : une crèche de nuit pour les familles monoparentales - ou non - travaillant de nuit ou en soirée, c’est permettre au plus de 60 ans le dépistage gratuit de la maladie d’Alzheimer dans nos centres de santé, c’est la mise en place d’un numéro unique d’appel pour gérer les problèmes de propreté urbaine, c’est la création d’un accueil unique, capable de gérer toutes les demandes administratives sans avoir à naviguer entre plusieurs services. Réveiller Fontenay, c’est mettre en place une véritable politique sociale qui dépasse le simple fait de loger en proposant une réponse aux personnes dans le besoin, c’est aussi permettre l’accession sociale à la propriété en conventionnant avec nos bailleurs. Réveiller Fontenay, c’est offrir à chacun la possibilité de pouvoir vivre dans notre ville sans distinction d’appartenance sociale. Réveiller Fontenay, c’est créer un service des seniors dédié et non intégré dans le centre communal d’action sociale : être senior, ce n’est pas seulement être en difficulté mais c’est aussi avoir du temps à donner aux autres et à soi-même grâce à une offre variée d’activités. Réveiller la ville, c’est offrir une politique culturelle lisible et ouverte à tous. Nous placerons la musique au cœur de ce mandat en développant un projet socio-culturel qui a fait ses preuves au Venezuela : El Sistema (création d’un orchestre symphonique de jeunes des quartiers). Nous engagerons un projet de nouveau conservatoire dans un lieu unique avec un auditorium permettant qui accueillera à la fois les auditions des élèves, des concerts et des pièces de théâtre. Ces représentations théâtrales ne nécessitent pas la création d’un lieu qui leur serait uniquement dédié, comme le souhaite la majorité actuelle. Réveiller Fontenay en matière sportive, c’est intégrer nos équipements sportifs au projet de réhabilitation, proposer des événements fédérateurs de niveau national ou international ; c’est également créer une école de l’arbitrage et du respect. Réveiller Fontenay, c’est lui donner une nouvelle énergie, fondée sur l’expérience et le dynamisme, c’est faire entrer notre ville enfin dans le 21e siècle. Contrairement à la majorité municipale actuelle, entravée par ses multiples divisions et divergences politiques, nous conduirons cette ville vers le réveil conformément au pacte communal d’avenir que nous avons voulu local et pragmatique.

8. D’ici quelques mois Fontenay va devoir fusionner en bassin de villes d’environ 300000 habitants avec des communes voisines. Lesquelles ?
L’intégration au sein de Paris Métropole à partir du 1er janvier 2016 devrait avoir, selon vous, quelles conséquences pour notre ville, son urbanisme, la préservation des zones pavillonnaires, le logement social qui représente actuellement 37 % du parc risque-t-il d’augmenter, sur la fiscalité, sur les pouvoirs des maires ?
Quelle place accorderez-vous à la concertation démocratique sur ces points comme pour l’ensemble de votre gouvernance ?


La loi sur la Métropole de Paris va bouleverser complètement la donne notamment en matière d’aménagement de nos territoires. C’est une loi contestable qui ne fait qu’ajouter une feuille au « millefeuille » institutionnel et administratif en Île-de-France. Ce texte, par exemple, fera perdre aux communes leur pouvoir en matière d’urbanisme puisque le Plan local d’urbanisme sera désormais géré par cette nouvelle structure. C’est un grave danger notamment en matière de densification pour nos quartiers résidentiels qui risquent, compte tenu de la pénurie de logements en petite couronne, d’en faire les frais. En dessaisissant les maires de cette prérogative, la majorité présidentielle commet une grave erreur mais il ne serait pas surprenant qu’au lendemain d’une franche défaite électorale pour la gauche en Île-de-France le gouvernement revienne en arrière sur la Métropole de Paris voire sur la semaine de 4,5 jours. Au sujet de la première partie de votre question, il serait possible de fusionner avec l’Association des collectivités de l’est parisien (ACTEP) pour bâtir ce bassin de 300.000 habitants. Cette association qui regroupe de nombreuses communes du Val-de-Marne serait être la meilleure structure pour développer une intercommunalité de projets efficaces et à coûts réduits.
Concernant votre dernier point, si la représentation municipale est élue pour administrer et mettre en œuvre son projet durant les six années de son mandat, ce ne peut être pour mettre en place une gouvernance autocrate. Les conseils de quartier seront véritablement des lieux d’expression et de débat dont les orientations claires pourront aider là la prise de décision des élus. Cependant, sur certains projets qui nécessiteront un accord plus large, ils feront l’objet d’une véritable concertation. Des réunions publiques largement annoncées, et des expositions visibles en plein air sur des projets futurs seront organisées. Il y sera fait appel à des modérateurs extérieurs d’avis constructifs et non combatifs. Si le projet le nécessite, nous aurons recours au référendum local, sans négliger que son organisation même s’agissant d’un vote même local a un coût. Nous utiliserons ce mode de concertation pour un projet structurant qui concernerait l’ensemble de la population et pas seulement un quartier. Une équipe municipale se doit d’œuvrer pour l’intérêt commun et par conséquent savoir concerter. Enfin, nous investirons dans des machines à voter afin de sortir de toutes les suspicions colportées concernant les différents scrutins.

9. Prévoyez- vous parmi les éléments structurants de votre programme de mettre en œuvre la construction d’un théâtre de 300 places dont le cout initial a été estimé il y a deux ans à 15,5 Millions d’euros ?

Nous ne poursuivrons pas en l’état le projet de théâtre municipal tel qu’il a été plus ou moins expliqué et présenté par l’actuelle majorité ne sera pas poursuivi en l’état par notre majorité. Une explication s’impose, car les initiateurs de ce projet pourraient m’affubler d’une étiquette « anti-théâtre ». Cela ne correspond pas à la réalité, ayant été comédien et ayant travaillé durant plus de 4 ans dans un théâtre. J’en connais toute la complexité ainsi que le coût d’une telle structure. Le projet de la majorité à laquelle appartiennent JF Voguet, P. Bédouret et, jusqu’à l’annonce de sa candidature, M. Michon, n’est pas viable, pour différentes raisons. Deux de ces raisons en sont particulièrement révélatrices : sa situation à proximité de la salle Jacques Brel, mal desservie, loin d’une gare RER et son coût de fonctionnement plus de 575.000 euros par an, hors coût de production.

10. Quels sont vos projets concernant la préservation des quartiers pavillonnaires, leur aspect visuel (Complexe Zola, le centre de voirie, le stockage des poubelles, Bulles de vie, 1000 Plateaux), leur convivialité urbanistique par la création de places, de liaisons, de lieux de vie ?

L’aboutissement de l’AVAP (Aire de mise en valeur du patrimoine) permettra la préservation des quartiers pavillonnaires. L’AVAP bien qu’initiée par la ville a malheureusement été mal menée, non par la faute des services qui ont fait un travail remarquable, mais bien par celui des politiques qui n’ont pas su donner le cap à suivre. Nous préserverons ces quartiers, symboles de l’histoire de notre ville. Un audit approfondi devra être mené sur les plus de 100 équipements municipaux afin d’établir leur utilité réelle et, éventuellement, de revoir la nécessité de certains d’entre eux. Un équipement public, s’il n’est pas forcément soumis aux mêmes règles qu’une habitation doit se fondre dans un quartier et ne pas être une verrue visuelle. Nous agirons donc dans ce sens. En matière d’aménagement, nous sommes et nous serons les défenseurs de lieux de convivialité tels que les places publiques au cœur de nos quartiers. La friche Michelet fera enfin l’objet d’un projet concerté de réhabilitation nous permettant d’éviter cet état de fait où se côtoient un bus ratp réformé et la caravane de l’association 1000 plateaux ! Leur autorisation de présence sur ces lieux sera revue rapidement au lendemain de l’élection municipale. L’aspect visuel fera également l’objet d’une attention particulière dans le but de donner à nouveau du cachet à ce quartier, plutôt que de laisser perdurer cette vision d’abandon.[/b]

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