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 Désignation du président de la Commission européenne

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a.nonymous



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MessageSujet: Désignation du président de la Commission européenne   Mer 28 Mai 2014, 21:55

Rappel du premier message :

On se souvient, c'était hier, des affirmations de certains comme quoi suite au traité de Lisbonne les électeurs allaient de fait désigner indirectement le président de la Commission  européenne...

Voir par exemple dans le corps de cette discussion: http://www.plateaufontenay.net/t1735p50-meeting-de-lancement-de-la-campagne-des-elections-europeennes

Certains comme Jean-Claude Juncker pour le PPE ou Martin Schulz pour le PSE s'affichaient même comme seul candidat si leur groupe virait en tête...

A l'arrivée, les choses ne semblent plus aussi simples et il se pourrait bien que ceux qui y ont cru se retrouvent une nouvelle fois face à leurs désillusions...


"Il [le mandat] donne aussi pour mission à Herman Van Rompuy d'évaluer la possibilité de rallier une majorité du Parlement sur un candidat pour la présidence de la Commission, mais aussi d'évaluer si ce même candidat aura la majorité qualifiée au Conseil."


Avant c'était simple mais c'était avant....




Reuters a écrit:
Le Conseil européen à Bruxelles s'achève sans nom
ReutersPar par Gregory Blachier | Reuters – il y a 4 heures

par Gregory Blachier

BRUXELLES (Reuters) - Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont décidé mardi de ne pas choisir en laissant au président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, la tâche de voir qui obtiendrait une majorité pour présider la prochaine Commission.

Les Vingt-Huit, réunis pour un dîner informel à Bruxelles afin de tirer les leçons des élections européennes de dimanche, ont donné un mandat qui, selon le président français, François Hollande, porte surtout sur l'orientation de l'UE pour les cinq années à venir.

Il donne aussi pour mission à Herman Van Rompuy d'évaluer la possibilité de rallier une majorité du Parlement sur un candidat pour la présidence de la Commission, mais aussi d'évaluer si ce même candidat aura la majorité qualifiée au Conseil.

Le dirigeant belge devra dès à présent penser à tous les postes - présidence du Parlement, du Conseil européen et Haut représentant pour la politique étrangère -, et trouver un équilibre politique.

S'il se voit confier cette mission, c'est que les responsables européens n'ont pas su se mettre d'accord sur la personne de Jean-Claude Juncker.

L'ancien Premier ministre luxembourgeois était le mieux placé puisque le Parti populaire européen (PPE) dont il était le chef de file est arrivé en tête du scrutin (213 sièges) devant le Parti socialiste européen (191) et que la campagne électorale a pour la première fois fait émerger des chefs de file pour chaque grand groupe politique.

Mais l'absence de majorité claire au Parlement joue contre l'ancien Premier ministre luxembourgeois, à cause du recul du PPE par rapport à 2009 et de l'hostilité du chef de gouvernement britannique, David Cameron, qui le juge trop fédéraliste.



JUNCKER PAS MÊME NOMMÉ

S'il a été adoubé officiellement mardi par les présidents des groupes politiques du Parlement européen, qui lui ont confié un mandat afin de négocier pour former une majorité, le Conseil lui a donc refusé d'en faire autant.

Après le dîner, aucun participant n'a cité son nom devant la presse, pas même la chancelière allemande Angela Merkel qui l'avait fait avant mais est soucieuse, dit-on à Paris, de trouver un consensus et de ménager David Cameron.

L'absence de choix clair confirme en tous les cas que les négociations seront ardues, parce que le successeur de José Manuel Barroso sera aussi un symbole d'une Europe plus ou moins intégrée, et rien ne dit que la proposition qui sera faite lors du prochain sommet européen, les 26 et 27 juin, aboutira.

Cette prudence tient essentiellement à l'opposition de David Cameron, qui ne veut ni de Jean-Claude Juncker ni des autres postulants possibles, le social-démocrate allemand Martin Schulz ou l'ancien Premier ministre belge le libéral Guy Verhofstadt.

Le Premier ministre britannique, défait dans son pays avec la victoire des europhobes du Ukip et soumis à des pressions pour anticiper un référendum sur le maintien ou la sortie de l'Europe, avait parlé à son arrivée d'un Bruxelles "trop gros, trop autoritaire, qui interfère trop".

L'idée d'une candidature externe pourrait émerger en cas de blocage - la décision est prise à la majorité qualifiée - un scénario qui, en l'absence d'engagement ferme des Vingt-Huit, a pris de l'épaisseur mardi.

Selon Le Monde, la directrice général du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, aurait été sondée par Angela Merkel et elle hésiterait.

François Hollande, en difficulté sur le plan intérieur après avoir vu le Parti socialiste laminé et le Front national triompher, n'a pas l'intention de pousser cette éventuelle candidature française d'autant qu'il faudrait dans ce cas céder la direction du FMI pour rapatrier l'ex-ministre des Finances de Nicolas Sarkozy.



MANDAT SUR LE CONTENU

Si les 28 dirigeants n'ont pas décidé quant au nom, ils ont voulu associer à la recherche du président de la Commission un mandat pour s'attaquer au fond, à savoir le fonctionnement et les missions d'une Europe confrontée à la montée du populisme et du scepticisme, notamment en France.

Peu aujourd'hui s'attachent à défendre une UE qui aurait davantage de pouvoirs, et la mode est plutôt, à Paris notamment, à la concentration des moyens sur la croissance, l'emploi ou l'énergie. C'est ce qu'a rappelé François Hollande.

"Ce que doit faire aujourd'hui Herman Van Rompuy - c'est le mandat qu'il a reçu du Conseil européen -, c'est de travailler autant, même davantage, sur le contenu que sur la seule question de la personne", a-t-il dit en conférence de presse.

"La prochaine étape, c'est la croissance, l'emploi, l'investissement mais aussi les nouvelles technologies, l'industrie, le numérique qui doivent avoir des champions européens", a-t-il ajouté, citant également la transition énergétique et l'Europe de la défense comme priorités.

Le chef de l'Etat français, qui s'est entretenu avant le dîner avec Angela Merkel, souhaite toujours "réorienter" l'Europe et assure que chacun en a convenu, à sa manière et en tirant les leçons de votes qui n'ont pas été les mêmes partout - ainsi la chancelière a-t-elle gagné en Allemagne.

"Quand la France vote comme elle a voté dimanche (...), oui c'est un problème mais pas seulement pour la France. C'est un problème pour l'Europe et l'Europe doit l'entendre", avait-il dit à son arrivée.

"C'était important que la France se fasse entendre, que l'Europe comprenne ce qu'était l'aspiration des Français, d'une grande majorité de Français, de croire en l'Europe à la condition que l'Europe croit en elle-même et son avenir."

Son avenir, à court terme, reste dépendant du visage qui lui sera donné. Et les négociations pourraient durer, alors qu'elles doivent aboutir idéalement d'ici fin juin, afin que le président de la Commission puisse former son équipe pour la rentrée, en vue des auditions et du vote du Parlement.

La Commission devra être opérationnelle au 1er novembre, quand celle de José Manuel Barroso laissera la place.

(Avec le bureau de Bruxelles, édité par Mathilde Gardin)
Source: https://fr.news.yahoo.com/le-conseil-europ%C3%A9en-%C3%A0-bruxelles-sach%C3%A8ve-sans-nom-051646797.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Jeu 05 Juin 2014, 05:11

Elle sort d'où Lagarde en tant que postulante à la présidence de la Commission ?

Son nom n'a jamais été cité pendant la campagne, les postulants officiels dont les noms ont été ressassés étant:

Jean-Claude Juncker (Parti populaire européen)
Martin Schulz (Parti des socialistes européens)
Guy Verhofstadt (Parti de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe)
le duo José Bové-Ska Keller (Parti vert européen)
Alexis Tsipras (Parti de la gauche européenne).


Le PPE ayant le plus grand nombre de députés, il serait à minima logique que le Conseil tente de sauver une image de démocratie en proposant Jean-Claude Juncker comme première proposition au Parlement, libre à celui-ci de l'accepter ou de le refuser...

Toute autre première proposition du Conseil serait un déni de démocratie...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Jeu 05 Juin 2014, 06:01

matmut a écrit:
Ce ne serait peut être pas si judicieux que ça de mettre à la tête de la commission Christine Lagarde qui ne l'oublions pas est toujours en situation de témoin assisté dans l'affaire Tapie.

Pas si judicieux, en effet, même si l'affaire est complexe entre la ministre Lagarde, ses subordonnés (qu'elle charge), son président (qu'elle couvre) et les autres
400 millions aux frais des contribuables, l'affaire Tapie-CL et son arbitrage contesté.

En son temps, la commissaire Edith Cresson avait été démissionnée pour bien moins que ça
http://www.lefigaro.fr/international/2006/07/11/01003-20060711ARTWWW90229-lex_commissaire_europeenne_edith_cresson_jugee_coupable_de_favoritisme.php
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Jeu 05 Juin 2014, 20:29

Michel Roccard s'exprime dans le Monde et il est sur les mêmes positions que Daniel Cohn-Bendit et Alexis Tsipras, les urnes ont parlé et Jean-Claude Juncker doit être proposé par le Conseil au Parlement pour devenir président de la Commission...

SI il en était autrement ce serait juste un déni de démocratie qui légitimerait le choix de des électeurs qui se sont abstenus ou qui ont voté pour le Front National ou pour un autre parti anti-européen...



"Mais les urnes ont parlé. Même relative, il y a une majorité. Son chef est Jean-Claude Juncker, un fédéraliste courageux et tenace. La démocratie exige qu’il devienne président de la Commission européenne.

Voilà que vous voulez l’empêcher. Vous tentez de casser là l’émergence enfin d’un processus démocratique en Europe. Vous lui interdisez de chercher dans la clarté la légitimité et la force démocratique dont elle a besoin. Même courageux et tenace (Michel Barnier l’est), un dirigeant européen choisi dans ces conditions sera affaibli. Et vous rendez clair que c’est ce que vous voulez.

Sans démocratie interne, l’Europe est indigne, elle est en train d’en mourir.
"



Tribune de Michel Roccard dans le Monde a écrit:
Amis Anglais, sortez de l’Union européenne mais ne la faites pas mourir !

LE MONDE | 05.06.2014 à 09h40 • Mis à jour le 05.06.2014 à 09h40 | Par Michel Rocard (ancien premier ministre)

Il y a entre vous et nous les Européens continentaux un malentendu qui est en train de tourner mal. Votre immense histoire vous vaut de porter autour de vous une admiration parfois sans bornes.

Inventeurs de la démocratie il y a près de trois cents ans, et des droits de l’homme dans le même mouvement, vous avez ensuite dominé le monde, par la mer et la marine d’abord, par la finance ensuite, quelque deux siècles. Dans ce dernier domaine, vos successeurs américains ont mis un tel désordre tournant en crise, qu’ils nous font souvenir que vous aviez, vous, été capables de rester sages.

Enfin, quand vint la menace de l’apocalypse, votre courage sauva l’honneur, puis votre ténacité – vous avez su tenir longtemps –, recevant tard l’aide américaine et russe, sauva la liberté.

Nous le savons, n’avons jamais rechigné à le répéter, notamment en cette semaine mémorielle, nous vous devons beaucoup, immensément. Cela ne saurait aller pourtant jusqu’à vous permettre à notre endroit le double jeu et le mépris.

Vous n’aimez pas l’Europe, c’est votre droit et cela se comprend. Vous y êtes cependant entrés, voici quarante-deux ans, mais sur un malentendu.

Vous n’avez jamais partagé le sens du vrai projet que pourtant le grand Winston Churchill parlant pour vous, à Zurich en 1946, avait su pressentir et décrire avec ces phrases inouïes : « Pour prévenir le retour de tels malheurs, vous autres Européens devriez construire quelque chose comme les Etats-Unis d’Europe… Y réussiriez-vous que vous recevriez l’approbation immédiate et enthousiaste de la Communauté britannique des nations comme celle des Etats-Unis d’Amérique. Il y a de fortes raisons de penser que l’Union soviétique pourrait aussi y être favorable, auquel cas tout serait résolu… »



JAMAIS VOUS N’AVEZ PERMIS LE MOINDRE APPROFONDISSEMENT

Que ne l’avez-vous écouté ? L’appui enthousiaste de la Communauté britannique des nations à l’Europe parce qu’unie, de l’extérieur. Il avait tout dit. Pensée de géant, que partageait un autre géant, Charles de Gaulle.

Mais vous vouliez faire du commerce, et ne pensiez qu’à cela. Notre président de la République disparu, vous entrez. Jamais ensuite, jamais, vous n’avez permis le moindre pas en avant vers un peu plus d’intégration, un peu plus d’espace pour des décisions vraiment communes. La Communauté fait du commerce, ce qui vous convient, parce qu’elle se définit comme économique, mais pour le cœur de l’économie, la fiscalité, le droit des conflits, la représentation des forces sociales, vous exigez et imposez que l’unanimité demeure la méthode exclusive de prise de décision. Vous avez voulu la paralysie.

Des voisins en quantité applaudissent à nos premiers succès et les jalousent. Ils veulent entrer. Vous soutenez tous les élargissements, nous aussi d’ailleurs, nous ne vous avions pas démasqués : cela diluait la Communauté. Mais jamais vous n’avez permis le moindre approfondissement. L’Europe demeura entravée et mal gérée, géant économique et nain politique.

Vient le temps où la taille et le succès de notre Communauté rendent insensé qu’elle se borne aux seuls aspects économiques de la vie en commun. Diplomatie, défense, justice sont évoquées. Vous réussissez à imposer que l’on s’y limite à d’intermittentes actions communes étroitement définies à l’exclusion de toute véritable politique continue.

Le traité de Maastricht (1992) vous doit d’être un échec et du coup ne sera ratifié que de justesse par des peuples qui n’y lisent rien. Vous n’eûtes pas besoin de vous faire beaucoup voir pour que les traités d’Amsterdam (1997), de Nice (2001), et même le Constitutionnel soient aussi des ratages puisqu’ils ne changeaient rien à l’essentiel, la paralysie garantie, car vous aviez déjà gagné.

Ce fut au point dans ce dernier cas que deux peuples fondateurs, le français et le néerlandais, l’ont rejeté, se souvenant sans doute que c’est autre chose qu’ils voulaient. Pour leur honte, en Yougoslavie, en Afrique, à propos de la Palestine, l’Europe n’existait pas.

Il vous fallut pire. Lorsque les règles vous déplurent, vous avez arraché leur violation par des accords de dérogation (« I want my money back » ou le chèque anglais, et puis le droit de quitter, à votre convenance : opting out).

Mais vous avez fait plus indigne encore. Car il est arrivé que tant de paralysie provoque la colère, et que l’assentiment se fasse sur le continent vers la nomination de leaders puissants et à fort caractère.



VOUS AVEZ OSÉ

Ni le Belge Jean-Luc Dehaene ni le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker ne risquaient de vous encombrer par le poids excessif de leur pays d’origine supposé les soutenir dans le processus décisionnel européen. Il a suffi qu’ils soient fédéralistes, qu’ils aient le caractère fort, la parole ferme et ne se laissent pas impressionner. Deux veto personnels en dix ans. Il fallait oser. Vous avez osé.

De cela l’Europe meurt. Les dernières élections viennent de le confirmer. Même l’euro, seule création que vous n’avez pu éviter mais dont les règles de gestion furent écrites avec vous, donc avec votre marque, demeure affaibli et menacé par l’absence de commandement que vous avez su faire prévaloir partout en Europe.

Oh je sais : vous n’êtes pas tout à fait seuls. Le refus de reconnaissance d’un intérêt européen commun, la priorité absolue en toutes circonstances à l’intérêt national, c’est vous qui les avez réintroduits dans l’Europe, mais vous fûtes contagieux. Nul n’est parfait. Reconnaissez au moins que vous méritez la palme.

Dans ce désastre, et préparant les élections générales de ce mois de mai, les tenaces qui restaient avaient réussi à réinscrire un peu de volonté démocratique dans nos règles communes.

C’est enfin au Parlement européen qu’il reviendra de définir la majorité soutenant la Commission européenne. Cela ne touche guère à l’essentiel, mais c’est un début, une manière de chercher à retrouver l’intérêt et le soutien de l’opinion.

J’ai pour ma part voté Martin Schulz. J’ai peur pour l’Europe ou ce qu’il en reste de voir à sa tête quelqu’un qui a approché de trop près la pensée monétariste.

Mais les urnes ont parlé. Même relative, il y a une majorité. Son chef est Jean-Claude Juncker, un fédéraliste courageux et tenace. La démocratie exige qu’il devienne président de la Commission européenne.

Voilà que vous voulez l’empêcher. Vous tentez de casser là l’émergence enfin d’un processus démocratique en Europe. Vous lui interdisez de chercher dans la clarté la légitimité et la force démocratique dont elle a besoin. Même courageux et tenace (Michel Barnier l’est), un dirigeant européen choisi dans ces conditions sera affaibli. Et vous rendez clair que c’est ce que vous voulez.

Sans démocratie interne, l’Europe est indigne, elle est en train d’en mourir. Et vous nous y renvoyez. Vous nous méprisez à ce point. Mais de quel droit ? Et méfiez-vous. Telle la lumière, le mépris se réfléchit sur ceux qu’il frappe. Vous finirez par y avoir droit.

Et puis surtout vous faites semblant de vouloir vous en aller, la majorité de votre peuple n’affiche pas de doute là-dessus. Mais vous avez encore quelque intérêt bancaire à profiter du désordre que vous créez…

Partez donc avant d’avoir tout cassé. Il fut un temps où élégance était synonyme de britannique. Laissez-nous reconstruire l’Europe. Retrouvez l’élégance, et vous retrouverez notre estime.

Michel Rocard (ancien premier ministre)
Source: http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/06/05/amis-anglais-sortez-de-l-union-europeenne-mais-ne-la-faites-pas-mourir_4431399_3232.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 00:00

a.nonymous a écrit:
Elle sort d'où Lagarde en tant que postulante à la présidence de la Commission ?

Son nom n'a jamais été cité pendant la campagne, les postulants officiels dont les noms ont été ressassés étant:

Jean-Claude Juncker (Parti populaire européen)
Martin Schulz (Parti des socialistes européens)
Guy Verhofstadt (Parti de l'Alliance des libéraux et démocrates pour l'Europe)
le duo José Bové-Ska Keller (Parti vert européen)
Alexis Tsipras (Parti de la gauche européenne).


Le PPE ayant le plus grand nombre de députés, il serait à minima logique que le Conseil tente de sauver une image de démocratie en proposant Jean-Claude Juncker comme première proposition au Parlement, libre à celui-ci de l'accepter ou de le refuser...

Toute autre première proposition du Conseil serait un déni de démocratie...


Trop drôle, certains sortent le nom de Lagarde alors que celle-ci n'a jamais été citée auparavant....

Et voilà maintenant que la première concernée annonce elle-même qu'elle n'a jamais été candidate au poste...


"Je ne suis pas candidate" à la présidence de la Commission européenne, a déclaré vendredi à Londres la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. "Concernant cette affaire de l'UE, je ne suis pas candidate. J'ai un travail, j'estime que c'est un travail assez important et j'ai l'intention de finir mon mandat"



AFP a écrit:
Christine Lagarde : "Je ne suis pas candidate à la présidence de la Commission"

Le Point.fr - Publié le 06/06/2014 à 13:24 - Modifié le 06/06/2014 à 13:30
La Française directrice générale du Fonds monétaire international confirme qu'elle veut terminer son mandat à la tête de l'institution.

"Je ne suis pas candidate" à la présidence de la Commission européenne, a déclaré vendredi à Londres la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde. "Concernant cette affaire de l'UE, je ne suis pas candidate. J'ai un travail, j'estime que c'est un travail assez important et j'ai l'intention de finir mon mandat", qui court jusqu'en 2016, a affirmé l'ancienne ministre française de l'Économie, en marge d'une conférence de presse.

Christine Lagarde, qui a entamé son mandat de directrice générale du FMI en juillet 2011, était à Londres pour présenter les conclusions d'un rapport du FMI sur la situation économique du Royaume-Uni. Les discussions sont actuellement tendues au sein de l'UE sur le choix du président de la Commission européenne, notamment entre le Britannique David Cameron et l'Allemande Angela Merkel, qui ont eu jeudi en marge du G7 une "discussion franche" sur la candidature de Jean-Claude Juncker.



Un nom devrait sortir le 26 ou le 27 juin

Dès la semaine dernière, au lendemain des élections européennes, M. Cameron a affiché son opposition à Jean-Claude Juncker, le candidat du PPE, le parti de centre droit qui est resté la première force au Parlement européen après les élections du 25 mai. Mme Merkel, membre du PPE comme M. Juncker, lui a en revanche apporté son soutien, même si elle souligne la nécessité de prendre en compte le point de vue de Londres.

Ces dissensions ont relancé jeudi les spéculations sur une candidature de la directrice générale du FMI. La sociale-démocrate danoise Helle Thorning-Schmidt serait également intéressée. Les chefs d'État et de gouvernement européens doivent proposer un nom lors de leur prochain sommet les 26 et 27 juin à Bruxelles. Le Parlement européen se prononcera sur cette proposition lors d'une session plénière à Strasbourg à la mi-juillet.
Source: http://www.lepoint.fr/monde/christine-lagarde-je-ne-suis-pas-candidate-a-la-presidence-de-la-commission-06-06-2014-1833044_24.php
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 00:43

Back to basics
a.nonymous a écrit:
Tout repose sur ce qui est écrit en trois phrases dans le Traité:

"En tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission.

Ce candidat est élu par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent.

Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le Parlement européen selon la même procédure."

Le Parlement à la majorité de ses membres, c'est clair (quoique... votants ? inscrits ?). Mais "le Conseil à la majorité qualifiée", c'est quoi la majorité qualifiée ? Une double majorité, en fait.

Le traité de Nice (2001) en a apporté une définition, puis le traité de Lisbonne (2007) une autre. Avec ce dernier, "la majorité qualifiée sera atteinte avec 55% des Etats (soit 16 pays sur 28) représentant 65 % de la population (325 millions de personnes)". Mais bien que signé en 2007 cette règle ne s'appliquera qu'à partir du 1er Novembre 2014...

Et pour le blocage actuel, sur la désignation du président de la Commaission, Jean Quatremer explique les règles et potentiels de minorité de blocage actuels compte tenu des déclarations de chefs d'Etat.
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2014/06/la-minorité-de-blocage-mode-demploi.html#more

ça va pas être simple :
Citation :
selon un diplomate français, personne n’envisage de gaité de cœur d’isoler le Royaume-Uni et de déclencher une crise politique. Mais en même temps, tout le monde veut éviter un choc de légitimité entre le Conseil européen (l’Europe des États) et le Parlement européen (l’Europe des peuples). Il faut donc trouver un compromis dont personne ne sorte perdant. Mais Londres et les eurodéputés ayant placé la barre très haut, on se demande quel compromis pourrait être acceptable par les deux parties…

Tant qu'à faire, pourquoi pas chercher la perle rare qu'on nommerait à la fois président de la Commission et président du Conseil ?
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 02:05

Beaucoup des élus qui sont arrivés au parlement européen ont de fait le même souci :

Trouver la solution pour que celui-ci puisse consacrer son énergie à se reconnecter avec les gens qui ont voté.

Ce qui pose de nouvelles questions : les conservateurs doivent-ils chercher activement à se connecter avec les électeurs qui ont soutenu l'extrême droite en se rapprochant des candidats élus par ces voix?

C'est dans ce cadre là je suppose qu'il faut comprendre l'appel du leader de Syriza Alexis Tsipras et de Daniel Cohn Bendit à "respecter le résultat des élections européennes" et permettre à Jean-Claude Juncker, le candidat conservateur à la présidence de la Commission européenne, de disposer d'un mandat exploratoire lui permettant de mettre sa candidature au Parlement européen et rechercher une majorité sans l'apport des voix de l’extrême droite.

Reste que  pour les mêmes raisons, mais en sens inverse, la candidature de Martin Schulz (Parti socialiste européen), peut s'avérer une alternative possible bien avant d'envisager de mettre quelqu'un d'autre que Juncker en avant.

Les deux stratégies dominantes en Europe pour le moment étant celle des petits pas vers la démocratisation de l'Europe, et l'autre celle de complètement casser le processus européen.

A choisir, il vaudrait mieux poursuivre la politique des petits pas, mais de l'un vers l'autre et non plus celle de la confrontation. La solutioN bicéphale, Président, Vice Président Juncker, Schulz? Quitte à créer la seconde fonction après l'élection du premier? Qui sait?

Mais à ce stade des réflexions de chacun, voici les dernières prises de position officielles de EELV

Vers une nouvelle démocratie européenne ?

Ne nous y trompons pas, la désignation du futur Président de la Commission européenne constitue un test in vivo de l’évolution de la démocratie européenne.

Si le traité de Maastricht prévoyait une désignation de couloir par un conclave de chefs d’Etat et de gouvernement,enregistré ensuite par le parlement européen, le traité de Lisbonne, entré en vigueur en 2009, a singulièrement renforcé le processus démocratique et la transparence.

En effet, il s’agit désormais, pour les chefs d’exécutifs nationaux de “tenir compte du résultats des élections“ européennes dans la désignation du président de la Commission.

Certes cette formulation, ambiguë, ouvre la porte à diverses interprétations, mais pour les écologistes européens, notamment avec leur processus inédit de primaires lancé dès janvier 2014, elle ne souffre aucun doute : les citoyens européens doivent décider par leur vote du futur Président de la commission et le Conseil doit respecter leur choix.

C’est pourquoi les négociations en cours pour la présidence doivent impérativement respecter l’esprit du traité de Lisbonne et la désignation ne peut donc se faire que parmi les six candidat-e-s officiels désignés par les mouvements politiques européens pour les élections.

Non, Jean-Claude Juncker n’est pas le candidat des écologistes. Nous nous avions, à travers nos primaires citoyennes, élus Ska Keller et José Bové comme candidat-e-s de tous les écologistes européens.Malheureusement les citoyen-ne-s ne nous ont pas mis en tête. Si nous dénoncions tout au long de la précédente législature, pendant la campagne et encore aujourd’hui les positions politiques néolibérales et conservatrices de l’ancien premier ministre du Luxembourg, nous respectons les résultats démocratiques des élections européennes qui l’ont placé en tête.

Dés lors, c’est bien à Monsieur Juncker d’ouvrir une négociation transparente en vue de s’assurer une majorité au Parlement européen faisant ainsi vivre le principe des démocraties parlementaires où l’exécutif émane d’abord de la majorité au Parlement.

Cette coalition ne pourra exister sur la seule base programmatique du Parti Populaire Européen. Comme Angela Merkel en Allemagne qui il y a quelques mois, avait du se résoudre à mettre en œuvre le SMIC pour réussir à construire une majorité de coalition avec le SPD, Jean-Claude Juncker devra, lui-aussi, faire d’importantes concessions pour convaincre les représentants des autres partis de ne pas faire obstacle à sa nomination.

Mais s’il échoue, ce sera alors à l’allemand Martin Schulz, arrivé second, de tenter d’obtenir une coalition et ainsi de suite, parmi les candidats ayant concouru à l’élection.

Le véritable danger actuel, que les écologistes et l’ensemble des démocrates européens dénoncent avec force, réside dans les manœuvres de certains leaders eurosceptiques, europhobes ou tout simplement réactionnaires consistant à désigner des candidats « sortis du chapeau » et choisis par eux-seuls en dehors de toute logique démocratique.

Il faut donc sans la moindre hésitation soutenir le nouveau processus démocratique et appuyer la démarche de celles et ceux qui, même au sein du PPE, défendent la candidature issue du scrutin.

Une fois la victoire acquise, il sera temps pour les écologistes et leurs alliés de poursuivre le chemin démocratique vers une Europe fédérale où l’exécutif en totalité sera issu du vote direct des citoyen-ne-s et de listes transnationales.

Pascal Durand, eurodéputé groupe Verts/ALE,
& Nicolas Dubourg, chargé de l’Europe au sein du Bureau Exécutifd’Europe Ecologie Les Verts
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 08:55

Le problème de JUNCKER c'est qu'étant supposé de droite il ne plait pas à la gauche et qu'en plus il ne fait pas le plein à droite... en bref tout pour déplaire mais c'est lui que l'on veut mettre en place... Comme celui de gauche en plus d'être arrivé second n'emporte pas plus la sympathie le tour du problème est fait.
 
résultat des courses : ça coince !
 
Alors on continue à se boucher les yeux, on tente de passer en force pour continuer avec les mêmes ou leurs clônes qui sont en train de planter l'Europe (si ce n'est déjà fait) ou on met de coté les crocodiles en veille dans le marécage dont ils ont fait leur précarré, qui refusent de lâcher le morceau et on repart sur des bases nouvelles avec des gens un peu moins "impliqués" dans les gestions antérieures...
 
Prendre les mêmes ou leurs semblables qui feront les mêmes erreurs car ils ne changeront pas leur politique c'est l'éclatement de l'institution à plus ou moins lointaine échéance... si entre temps toutefois il n'y a pas d'effondrements dans différents pays européens
 
Dans cette hypothèse les gesticulations bruxelloises pour sauver une unité européenne qui dérive ne représenteront plus grand chose.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 21:58

Et dans l'autre hypothèse? Qui devrait devenir président, pour représenter qui? Sarko qui s'est fait débarqué et qui debarque sur les plages en oubliant de se raser car il ne pense plus à la France mais à l'Europe?
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mamiea

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 22:04

Libellule a écrit:
Et dans l'autre hypothèse? Qui devrait devenir président, pour représenter qui? Sarko qui s'est fait débarqué et qui debarque sur les plages en oubliant de se raser car il ne pense plus à la France mais à l'Europe?

Si le débat descend au niveau du rasoir !!!!!! Je retourne à mon "gillette fusion".
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 22:42

salamandre a écrit:
Back to basics

Une possibilité qui permettrait de ne désavouer personne excepté Jean-Claude Junckler serait que dans un premier temps le Conseil propose celui-ci puisque c'est bel et bien son groupe qui dispose du plus grand nombre de députés puis dans un deuxième temps, après refus de Jean-Claude Junckler par le Parlement, que le Conseil propose un autre candidat de consensus...

Ce serait sans doute la solution qui ternirait le moins l'image de l'Union dans l'opinion à qui il a été seriné pendant toute la campagne que les électeurs allait désigner par leur vote le président...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 22:47

En prenant en compte le niveau de certaines interventions est il utile de poursuivre ce fil ?
 
Se poser la question devient un élément de la réponse...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 23:13

Ce fil est loin d'être inintéressant même si nous savons tous que ce n'est pas de celui-ci que va jaillir la solution....

Ce fil est intéressant car pendant la courte campagne pour ces élections européennes, une grande partie des leaders politiques et des leaders d'opinion ont d'une part déploré le peu d'intérêt des électeurs pour celle-ci et ont d'autre part seriné que pourtant de par leur vote les électeurs allaient désigner le président de la Commission... Ca c'était pendant la campagne....

Après, aussitôt les résultats connus, ces mêmes leaders se sont mis à se lamenter sur l'abstention et le vote populiste...

Aujourd'hui que constate-t-on dans les faits ?

Comme certains l'ont dit dès la campagne,  la désignation du président de la Commission ne résultera pas du vote de électeurs mais sera bel et bien le résultat d'un compromis entre les chefs d'états siégeant au Conseil...

Personnellement je pense que certains ont juste cherché à rouler les électeurs dans la farine.... C'est ce qu'a fait François Hollande quand il a écrit dans une tribune dans le journal le Monde déjà citée:

"Le 25 mai prochain, chacun sera appelé à se prononcer sur la voie à suivre. Le résultat de ce scrutin déterminera la direction que l'Europe prendra pour les cinq prochaines années, et les responsables qui l'incarneront. Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. Combien le savent aujourd'hui ?"
Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/08/francois-hollande-l-europe-que-je-veux_4413580_3214.html


Dernière édition par a.nonymous le Sam 07 Juin 2014, 23:35, édité 1 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 07 Juin 2014, 23:25

a.nonymous a écrit:
Ce fil est loin d'être inintéressant même si nous savons tous que ce n'est pas de celui-ci que va jaillir la solution....

Ce fil est intéressant car pendant la courte campagne pour ces élections européennes, une grande partie des leaders politiques et des leaders d'opinion ont d'une part déploré le peu d'intérêt des électeurs pour celle-ci et ont d'autre part seriné que pourtant de part leur vote les électeurs allaient désigner le président de la Commission... Ca c'était pendant la campagne....

Après, aussitôt les résultats connus, ces mêmes leaders se sont mis à se lamenter sur l'abstention et le vote populiste...

Aujourd'hui que constate-t-on dans les faits ?

Comme certains l'ont dit dès la campagne,  la désignation du président de la Commission ne résultera pas du vote de électeurs mais sera bel et bien le résultat d'un compromis entre les chefs d'états siégeant au Conseil...

Personnellement je pense que certains ont juste cherché à rouler les électeurs dans la farine.... C'est ce qu'a fait François Hollande quand il a écrit dans une tribune dans le journal le Monde:

"Le 25 mai prochain, chacun sera appelé à se prononcer sur la voie à suivre. Le résultat de ce scrutin déterminera la direction que l'Europe prendra pour les cinq prochaines années, et les responsables qui l'incarneront. Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. Combien le savent aujourd'hui ?"
Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/08/francois-hollande-l-europe-que-je-veux_4413580_3214.html

Que dire de leur propre désintérêt ? Que penser de la langue de bois de nos politiques (du plus haut au plus bas, exclus les militants) ?
Après on vient pleurer sur le taux d' abstention et que seul le parti ayant mobilisé son électorat arrive en tête.
Que nos chères élites commencent par faire leur autocritique et changent de discours ou bien qu' ils aillent à la pêche et laisse la place à de plus jeunes.
Je sais : c' est dans les vieux pots que l' on fait une bonne soupe, mais pas avec des légumes ayant dépassés leur date limite de validité.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Dim 08 Juin 2014, 00:01

Tonton perd son humour... c'est dommage.

La version officielle.pour les verts est indiquée ci dessus. Smile

http://www.public.fr/News/Nicolas-Sarkozy-ecarte-par-Francois-Hollande-des-cameras-pour-les-commemorations-des-70-ans-du-Debarquement-540128
Sinon la preuve par l'image avec ce lien.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Dim 08 Juin 2014, 00:21

Il y a dans cette lamentable affaire divers aspects :
- Tenter de mobiliser un électorat traditionnel désabusé, voire déçu car parfois lourdement pénalisé dans sa vie quotidienne par les institutions européennes.
En bref rassemblement car le mécontentement gronde et il ne faut pas laisser le champ libre aux populistes...
- Après avoir vendu des mensonges aux électeurs qui soit se sont abstenus soit ont mal voté il faut sauver l'organisation boiteuse de l'Europe car en l'état c'est la plus avantageuses pour certains lobbies même si c'est la plus pénalisante pour les habitants...
- Il faut pour nos crocodiles qui vivent de l'Europe conserver les rentes de situation. On verrouille circulez il n'y a rien à voir.
 
Allez donc jeter un coup d'oeil sur les CV de Juncker et de son adversaire c'est édifiant.
Même âge à un an près (60 ans) depuis 30 ans engagés dans des structures politico administratives, si on déduit de leur âge leurs longues études ces gens n'ont aucune vision de ce qu'est la vie réelle.
 
Comme ils sont en même temps ceux qui chacun dans sa sphère dirige sa boutique ils contrôlent en interne et font bloc pour dresser des obstacles aux malfaisants susceptibles de venir troubler le jeu du binome.
 
Les indésirables écartés on avisera.
 
A mon sens il y a des intrus aux dents longues qui dérangent l'organisation de l'aquarium ce qui est l'explication d'une situation que l'on embrouille à plaisir pour en bout de course arriver en sauveur.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Lun 16 Juin 2014, 03:10

François Hollande dans le Monde a écrit:
"Le 25 mai prochain, chacun sera appelé à se prononcer sur la voie à suivre. Le résultat de ce scrutin déterminera la direction que l'Europe prendra pour les cinq prochaines années, et les responsables qui l'incarneront. Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. Combien le savent aujourd'hui ?
Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2014/05/08/francois-hollande-l-europe-que-je-veux_4413580_3214.html

Ce que savent aujourd'hui les électeurs, trois semaines après s'être rendu aux urnes, c'est que si ils ont désigné par leur vote les députés, ils n'ont pas désigné le Président de la Commission...
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matmut

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Lun 16 Juin 2014, 03:19

tonton écrit:
Citation :
...Allez donc jeter un coup d'oeil sur les CV de Juncker et de son adversaire c'est édifiant.
Même âge à un an près (60 ans) depuis 30 ans engagés dans des structures politico administratives, si on déduit de leur âge leurs longues études ces gens n'ont aucune vision de ce qu'est la vie réelle.

Comme ils sont en même temps ceux qui chacun dans sa sphère dirige sa boutique ils contrôlent en interne et font bloc pour dresser des obstacles aux malfaisants susceptibles de venir troubler le jeu du binome.
...
Il faut quand même tenir compte que l'Europe à 27 ne se dirige pas comme un pays comme la France par un système politique binaire. Pour faire avancer un tel paquebot il faut pratiquer l'art du débat d'idées et du compromis avec des mécanismes européens complexes que sont les mieux à même à mettre en œuvre ceux qui ont une bonne connaissance des arcanes européennes donc ceux qui ont un CV européen bien rempli. Certes les deux adversaires au poste de président de la commission font parti de ceux la parce qu’ils ont choisi une carrière politique européenne contrairement a nos députés européens français qui mis a part quelques exceptions n'ont pas choisi le parlement européen par conviction mais comme un lot de consolation.Bon nombre de nos députés alimentaires français sont dans le top des députés les moins assidus alors que pouvons nous en attendre?


Dernière édition par matmut le Lun 16 Juin 2014, 04:06, édité 1 fois
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Lun 16 Juin 2014, 03:32

a.nonymous a écrit:
Ce que savent aujourd'hui les électeurs, trois semaines après s'être rendu aux urnes, c'est que si ils ont désigné par leur vote les députés, ils n'ont pas désigné le Président de la Commission...

Ce que je lis récemment, c'est que Juncker (candidat soutenu par le PPE arrivé en tête des européennes) est bien parti pour être président de la Commission.
Et Cameron est bien parti pour, au choix, manger son chapeau melon ou sortir de l'UE. Je serai le dernier à m'en plaindre.
http://www.lemonde.fr/international/article/2014/06/14/david-cameron-apparait-de-plus-en-plus-isole-dans-sa-campagne-contre-jean-claude-juncker_4438268_3210.html

Mais pour ce qui est du fonctionnement de l'Union Européenne et des réformes nécessaires pour l'améliorer, le débat est toujours ouvert.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Lun 16 Juin 2014, 03:50

Au delà de la désignation du président, on peut s'interroger sur les propos de François Hollande dans le Monde....

Quand celui-ci a écrit "Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne" en était-il convaincu, ce qui indiquerait pour le moins une méconnaissance du fonctionnement des institutions, ou bien voulait-il simplement, en toute connaissance de cause, redonner de l'intérêt à un scrutin qui s'annonçait peu mobilisateur ?

Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas en trompant les électeurs, par méconnaissance ou volontairement, que l'on va réduire l'abstention...
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matmut

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Lun 16 Juin 2014, 04:16

Oui certainement il en était convaincu sauf qu'un trublion eurosceptique est venu troubler provisoirement la règle établie ce qui a encouragé certains opportunistes à essayer de tirer parti de cette position anglaise. Mais comme je le disais plus haut l'Europe ne fonctionne pas au rythme des nations, elle laisse le temps aux débats et au compromis et vous verrez que Mr.Junker sera élu au poste de président de la commission et comme le mentionne salamandre Mr.Cameron est bien parti pour, au choix, manger son chapeau melon ou sortir de l'UE.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 28 Juin 2014, 16:35

François Hollande a eu beau nous dire à propos des élections européennes "Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne.", celui-ci vient d'être désigné par les chefs d'Etat et de gouvernement...



"L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été désigné vendredi par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pour présider la Commission européenne."

"La nomination de Jean-Claude Juncker a été acquise par 26 voix contre 2 (la Grande-Bretagne et la Hongrie), a indiqué la délégation britannique."

Et il y aura même un autre vote:

"La nomination de Jean-Claude Juncker doit désormais faire l'objet d'un vote par le Parlement européen. Sauf surprise, le Luxembourgeois devrait y obtenir au moins 376 voix sur 751 nécessaires à son élection."



On le voit la désignation du président de la commission par le vote des électeurs promise par François Hollande c'était du pipeau à moins que le président de la République ignorait alors le fonctionnent réel des institutions de l'Union...




AFP a écrit:
AFP 27-06-2014 - 17:02
Juncker désigné président de la Commission européenne

Le nouveau président de la Commission européenne est Jean-Claude Juncker.

L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a été désigné vendredi par les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE pour présider la Commission européenne.

"La décision est prise. Le Conseil de l'Union européenne propose Jean-Claude Juncker comme prochain président de la Commission européenne", a annoncé le président du Conseil Herman Van Rompuy sur son compte Twitter.

La nomination de Jean-Claude Juncker a été acquise par 26 voix contre 2 (la Grande-Bretagne et la Hongrie), a indiqué la délégation britannique.

La nomination de Jean-Claude Juncker doit désormais faire l'objet d'un vote par le Parlement européen. Sauf surprise, le Luxembourgeois devrait y obtenir au moins 376 voix sur 751 nécessaires à son élection.

Le Premier ministre britannique David Cameron avait mené campagne contre lui, le désignant comme "la mauvaise personne" pour diriger la Commission. "J'ai dit aux dirigeants européens qu'ils pourraient le regretter toute leur vie", a dramatisé David Cameron dans une déclaration diffusée sur son compte Twitter.

Jean-Claude Juncker, 59 ans, est un vieux routier de la politique européenne à la vision fédéraliste, ancien Premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe. Le choix en sa faveur s'est fait malgré de nombreuses réticences initiales, y compris de la chancelière allemande Angela Merkel.
Source: http://actu.orange.fr/monde/juncker-designe-president-de-la-commission-europeenne-afp-s_CNT0000002RtGE.html
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Libellule

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Sam 28 Juin 2014, 16:53

Pour l'instant certes les chefs d'États on donné leurs avis. Reste que le vote officiel interviendra par les parlementaires eux mêmes.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Dim 29 Juin 2014, 02:06

Que ce soit l'un ou l'autre des deux candidats en présence, ils militent depuis 30 ans pour nous fabriquer l'Europe que nous avons maintenant... en les élisant nous avons une certitude :

Ce n'est pas avec eux que les choses changeront...

Les électeurs qui souhaitent une évolution des institutions ou une remise à plat de certaines règles seront les cocus de l'affaire.

Pour vérifier mon propos il suffit de comparer les CV des impétrants.
Une soixantaine d'années, cursus universitaire long et à l'age de 30 ans engagés dans les structures politico-administratives... depuis plus de 30 ans ils nous fabriquent l'Europe actuelle.
Qui peut croire que par un coup de baguette magique, ils vont tenir compte des problèmes pour modifier leur politique ? ou encore faire évoluer les institutions ?
Ce sont des gens qui ont un horizon lointain et des ressources qui ne sont pas celles du contribuable moyen qui craint pour son boulot et s'inquiète de sa fin de mois... la crise pour eux c'est un mot ou un mauvais moment à passer mais cela ne change rien à leur vie quotidienne.

Plus ça ira plus ce sera pareil... sauf si la marmite explose.
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Dim 29 Juin 2014, 02:09

Epitaphe des ambitions à régenter l'Europe du premier minitre anglais, David Cameron, par Jean Quatremer (Libé)
Citation :
David Cameron a souvent «merdé». Ainsi, en 2009, alors qu’il n’était pas encore Premier ministre, il a fait quitter le groupe PPE au parti conservateur, ce qui l’a coupé du principal parti européen et de l’Allemagne.

En 2011, il a cru qu’il pouvait prendre en otage l’avenir de la zone euro en négociant le renforcement de celle-ci en échange d’un rapatriement de plusieurs compétences vers les Etats : ses partenaires se sont alors passés de son accord et ont négocié le traité de stabilité budgétaire en dehors du cadre des textes européens.

Il a aussi cru intelligent de critiquer sans nuance la libre circulation des travailleurs des pays de l’Est, ce qui l’a coupé de ses alliés naturels.
Enfin, en acceptant dans le groupe des conservateurs au Parlement européen (l’ECR), les anti-euro allemands de l’AfD, il a achevé de se brouiller avec la chancelière allemande… Bref, l’art de se tirer des balles dans le pied.

On notera au passage que le premier ministre anglais, classé ultralibéral par ici, est contre la libre circulation des travailleurs européens.
Pour la désignation de Juncker président de la Commission, il faut comme le rappelle Libellule, attendre le vote du Parlement européen. Mais même si les sociaux-démocrates formuleront des exigences, refuser de voter pour Juncker serait relaisser le choix au Conseil (chefs d'Etat et de gouvernement).
Après, c'est vrai que le fonctionnement des institutions européennes favorise la prééminence des vieux routiers et pas le renouvellement.
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mer 16 Juil 2014, 01:45

C'est fait au rythme de l'Europe,désigné le 27 juin dernier par 26 chefs d'État de l'UE sur 28, Jean-Claude Juncker a obtenu le vote favorable des députés européens pour devenir président de la Commission européenne, ce mardi 15 juillet à Strasbourg.
C'est une grande gifle pour le gouvernement anglais de David Cameron qui se sera opposé jusqu'au chantage à la nomination de Jean-Claude Juncker.

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Libellule

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mer 16 Juil 2014, 02:06

On n'a plus qu'à espérer que la nouvelle démocratie européenne annoncée va enfin prendre corps.
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mer 16 Juil 2014, 05:14

Maintenant, on passe à la phase désignation des commissaires européens : un par pays, l'ensemble devant être confirmé par vote du Parlement européen. Mais c'est chaque Etat-membre (gouvernement) qui choisit "son" commissaire, j'ignore la marge de manoeuvre de M. Juncker pour influer sur ce choix.
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mer 16 Juil 2014, 06:51

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Ven 18 Juil 2014, 10:42

Ca c'est ce qu'a écrit François Hollande 8 mai 2014 dans une tribune du Monde:

"Le 25 mai prochain, chacun sera appelé à se prononcer sur la voie à suivre. Le résultat de ce scrutin déterminera la direction que l'Europe prendra pour les cinq prochaines années, et les responsables qui l'incarneront. Pour la première fois, les électeurs, par leur vote, désigneront le futur président de la Commission européenne. Combien le savent aujourd'hui ?"


Il n'y aurait-il pas eu un peu entubage des électeurs ?

On a déjà vu pour la désignation du président de la commission mais la suite arrive...


AFP a écrit:
AFP 17-07-2014 - 09:50

UE: échec du sommet sur les nominations aux très hauts postes

Les dirigeants européens ne sont pas parvenus à s'entendre dans la nuit de mercredi à jeudi sur les nominations aux hauts postes de l'UE, et feront une nouvelle tentative à la fin du mois d'août.

Les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 se sont donné jusqu'à un prochain sommet extraordinaire, le 30 août, pour trouver des compromis sur les noms du président du Conseil européen et du chef de la diplomatie de l'UE.

"Nous ne sommes pas encore à un point où nous avons une solution consensuelle sur l'ensemble du paquet", a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. "C'est dommage mais pas dramatique", a-t-il ajouté, jugeant "tout à fait normal que pour ce genre d'opération délicate, on prenne du temps".

"Je suis tout à fait confiante dans le fait que nous allons y arriver pas à pas, étape par étape", a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'issue du sommet, au cours duquel ses homologues ont fêté son 60e anniversaire en lui offrant des fleurs et du champagne.

L'équation à résoudre est particulièrement complexe. Après l'élection mardi du chrétien-démocrate Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission, l'attribution des deux postes de chef de la diplomatie de l'UE et de président du Conseil répond à des équilibres droite-gauche, nord-sud/est-ouest, mais aussi hommes-femmes et de génération.

M. Van Rompuy, avait été chargé de proposer un "paquet" tenant compte également de la présidence permanente de l'Eurogroupe, qui devrait revenir au ministre espagnol de l'Economie, le conservateur Luis de Guindos.

Mais les chefs d'Etat et de gouvernement intégraient aussi dans leurs calculs la Commission européenne, avec l'objectif d'obtenir un gros portefeuille pour leur pays, ce qui faisait monter les enchères. Une tentative apparemment refusée par M. Juncker, un vétéran des affaires européennes qui entend composer sa Commission de manière indépendante, selon des sources européennes.

Les Etats devraient donc nommer leurs commissaires d'ici la fin du mois de juillet, ce qui lui permettra de constituer son équipe en août, avant le prochain sommet.

"Il y a eu le constat qu'il ne pouvait y avoir de nomination d'un Haut représentant s'il n'y avait pas un paquet global. Et il ne pouvait pas y avoir un paquet global s'il n'y avait pas une certaine clarté dans la composition de la future Commission", a résumé le président français François Hollande.



- Pas de personnalités "pro-Kremlin" -

Le poste de Haut représentant pour les Affaires extérieures reste la pièce maîtresse du puzzle, alors que les crises s'aggravent en Ukraine et au Proche-Orient.

Les dirigeants européens ont d'ailleurs décidé mercredi de durcir les sanctions contre Moscou, en ciblant des "entités", y compris russes, accusées de soutenir les actions des séparatistes en Ukraine. "La contribution russe à la paix est insuffisante", a regretté Mme Merkel: "les otages n'ont pas été libérés, le contrôle des frontières n'est pas établi et le groupe de contact ne fonctionne pas".

Dans ce contexte international très tendu, la volonté de l'Italie d'obtenir le poste de chef de la diplomatie de l'UE pour sa toute nouvelle ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, s'est heurtée à très forte résistance. Les pays baltes et la Pologne s'y sont opposés en raison de la position de Rome jugée trop favorable à la Russie. Dans une allusion à la visite de Mme Mogherini à Moscou début juillet, la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaité, a dans des termes très durs rejeté les personnalités "pro-Kremlin".

La Bulgare Kristalina Georgieva semble plus consensuelle. Actuelle commissaire à l'Aide humanitaire, ancienne de la Banque mondiale, cette femme énergique et passionnée a comme handicap d'être apparentée à la droite, mais a pour elle l'expérience et le fait de venir d'Europe de l'Est, une zone qui tient aussi à obtenir un poste.

La gauche revendique aussi la présidence du Conseil, et M. Hollande a insisté sur le fait qu'elle devrait revenir à une femme. Le nom qui revient le plus est celui de la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt, une social-démocrate acceptable tant par Angela Merkel que par David Cameron.

Mais la droite ne renonce pas à ce poste et regorge de candidats, des Premiers ministres néerlandais Mark Rutte, polonais Donald Tusk et irlandais Enda Kenny aux anciens chefs de gouvernement letton Valdis Dombrovskis et estonien Andrus Ansip.

Habile, Mme Merkel a jugé presque "automatique" que la diplomatie revienne à la gauche. Mais pour estimer aussitôt que le choix devait être "totalement libre" pour la présidence du Conseil.
Source: http://actu.orange.fr/une/ue-echec-du-sommet-sur-les-nominations-aux-tres-hauts-postes-afp_CNT00000038UaV.html
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Jeu 24 Juil 2014, 05:29

Le nouveau président de la Commission européenne donne des gages aux écologistes

Auditionné par les groupes politiques au Parlement européen, M. Juncker, nouveau président de la Commission, s'est montré à l'écoute des eurodéputés Verts sans pour autant exprimer de vision globale d'une politique environnementale européenne.

Actu-Environnement.com

Jean-Claude Juncker a été choisi le 27 juin 2014 par les dirigeants européens pour être le prochain président de la Commission. Le Parlement européen a confirmé ce choix le 15 juillet 2014. En novembre prochain, il succèdera à ce poste au Portugais José Manuel Barroso. Ce chrétien-social modéré a confirmé son talent pour l'art du compromis, donnant des gages du côté du social, en plaidant pour un salaire minimum européen, tout comme envers les écologistes, lors de son audition par le groupe Verts le 9 juillet au Parlement européen.

A ceux-là, il avoue ne pas bien connaître certaines thématiques phares, comme celles de la transition énergétique ou de la pêche, dont il promet, non sans humour, de ne pas "couler" la réforme. "Malgré tout, il connaît les dossiers et il a compris qu'il y avait des débats citoyens sur ces sujets de société", commente l'eurodéputée verte Michèle Rivasi à l'issue de cette audition. Même si, comme la majorité de ses collègues du groupe, celle-ci n'a pas voté pour M. Juncker, elle veut croire que le nouveau président de la Commission saura rester fidèle à ses premiers engagements.

Pour un objectif contraignant en faveur de l'efficacité énergétique

Lors de son discours devant le Parlement européen mardi 15 juillet, l'ancien Premier ministre luxembourgeois est allé jusqu'à défendre un objectif contraignant de 30% d'efficacité énergétique d'ici à 2030, au risque de prendre la Commission à rebrousse-poils. Celle-ci présentera en effet la semaine prochaine une communication sur l'efficacité énergétique qui servira de guide aux gouvernements européens dans leurs décisions sur leur objectif d'économies d'énergie d'ici 2030. "En amont de cette présentation, il est à craindre que les résultats sur lesquels la communication de la Commission se base aient été manipulés en interne, et ce en vue de biaiser le principal message politique", annonce l'eurodéputé vert luxembourgois Claude Thurmes. Ce qui n'augure pas une stratégie affirmée de la part de la Commission.

Il n'empêche que "je voudrais que nous soyons ambitieux sur ce plan, même si ce n'est pas un dossier sur lequel je suis en mesure de vous présenter un plan millimétrique", a déclaré M. Juncker lors de son audition par le groupe des Verts.

"A priori, je suis partisan d'une meilleure efficacité énergétique, d'autant que ce secteur est capable de générer de la croissance et de l'emploi. J'ai toujours dit pendant la crise financière qu'il ne faudrait pas relâcher nos efforts contre la crise climatique car, elle, elle ne va pas disparaître. Donc je voudrais qu'en vue de la conférence climatique de Paris nous nous ressaisissions face à ce problème et que nous lui apportions toute l'attention voulue".

Un mix général

M. Juncker a plaidé pour une Union européenne de l'énergie, "un réel projet d'avenir pour l'UE. Je voudrais que nous accélérions la mise en place du marché unique européen de l'énergie, je voudrais que nous accélérions les interconnexions entre les Etats membres, je voudrais que nous réfléchissions au mix énergétique, même si le choix du mix est considéré comme une affaire qui concerne chaque Etat membre isolément.

Ceci dit, nous ne pouvons pas rester sur le mix que nous avons, parce que nous irons dans le mur, il faut non seulement réduire notre dépendance par rapport à la Russie, mais il faut aussi réduire notre dépendance par rapport à l'énergie fossile. Je voudrais que les Etats membres se mettent ensemble pour créer une centrale d'achat d'énergie. C'est absurde qu'ils se présentent isolément devant les grands fournisseurs alors qu'il serait préférable que nous puissions nous organiser de façon collective et solidaire pour pouvoir peser sur les prix de l'énergie et sur les conditions du marché. Nous devons comprendre que l'énergie fait partie de la diplomatie moderne et je voudrais que les nouveaux commissaires en prennent la mesure".

Contre la fracturation hydraulique

La présidence Juncker marquera-t-elle une inflexion dans la politique de l'énergie ? Limitera-t-elle l'influence du commissaire sortant, Günther Oettinger ? Devant le groupe des Verts, M. Juncker s'est déclaré contre la fracturation hydraulique  :

"Je serais plutôt favorable d'investir davantage dans la recherche afin d'éviter les conséquences négatives déjà connues de cette technologie. Je ne suis certainement pas favorable à promouvoir la fracturation hydraulique. Je suis pour le principe de précaution en la matière".

Autre dossier, qui a pesé lourd pendant la campagne des élections européennes, le traité transatlantique Etats-Unis-Europe. Cet accord très controversé a fait l'objet d'une consultation publique, lancée par la Commission européenne, sur le mécanisme privé de règlement des différends. Celle-ci ayant recueilli quelque 90.000 réponses, M. Juncker a remis en cause les tribunaux privés dont le traité entend se doter. Il a plaidé pour que les Etats-Unis, comme l'Europe, recourent à leur propres juridictions.

L'agriculture européenne sera-t-elle plus soutenable sous la présidence de M. Juncker ? Sur les OGM et la protection des consommateurs, le nouveau président de la Commission estime que "les signaux ne sont pas très clairs. Le processus n'est pas transparent, et j'ai des difficultés à avoir une vue d'ensemble. Je ne pense pas que ce soit une bonne chose que la Commission doive prendre des décisions parce qu'elle désapprouve le Conseil, ce n'est pas démocratique", faisant allusion au vote contre l'autorisation de la culture du maïs transgénique TC 1507 de Pioneer par 19 Etats européens le 11 février dernier. La procédure veut que, lorsque le Conseil ne parvient pas atteindre une majorité qualifiée sur une proposition de la Commission, la décision finale revienne à cette dernière. M. Juncker n'a pas exclu de revoir la procédure en la matière.

Pour M. Juncker, il s'est agi de donner des gages afin de rallier le maximum de soutiens avant le vote du Parlement, plutôt que d'exprimer une vision écologique d'ensemble. Pour Michèle Rivasi, "ces signaux sont à vérifier". Les députés Verts demandent des commissaires "éco-compatibles" sur les questions environnementales et énergétiques. Pour l'heure, quatre commissaires intérimaires ont été élus lors d'un vote unique. Déni de démocratie ? Les auditions reprendront fin septembre, et le Parlement votera sur le "package" en octobre pour élire la nouvelle Commission, qui, plus féminine, sera peut-être aussi plus écologique.

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http://www.actu-environnement.com/ae/news/Commission-europeenne-Juncker-22294.php4
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matmut

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Jeu 24 Juil 2014, 21:59

Oui en bon connaisseur du fonctionnement des institutions européennes il donne des gages à tout le monde, ce n'est pas pour ça qu'il faut s'en faire une gloriole pour sa cause. Attendons plutôt la nomination des commissaires.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Jeu 22 Sep 2016, 12:18

Quelle confiance peut-on accorder aux commissaires européens ?

Pas mieux que notre Cahuzac national....


http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/09/21/bahamas-leaks-l-ex-commissaire-europeenne-a-la-concurrence-avait-une-societe-offshore-cachee_5001522_4862750.html a écrit:
« Bahamas Leaks » : la société offshore cachée de l’ex-commissaire européenne à la concurrence

Neelie Kroes a été directrice, entre 2000 et 2009, d’une société enregistrée aux Bahamas, dont l’existence n’a jamais été révélée aux autorités bruxelloises, selon nos informations.

LE MONDE | 21.09.2016 à 19h57 • Mis à jour le 21.09.2016 à 23h13 | Par Maxime Vaudano, Jérémie Baruch et Anne Michel
---/---
   Neelie Kroes, ancienne commissaire européenne à la concurrence, détentrice d’une société offshore non déclarée

Classée cinq années de suite parmi les femmes les plus puissantes du monde par le magazine Forbes, Neelie Kroes, ex-commissaire européenne à la concurrence (2004-2009) de la Commission Barroso, a été directrice, entre 2000 et 2009, de Mint Holdings Limited, une société enregistrée aux Bahamas. Selon nos informations, l’existence de cette société offshore n’a jamais été révélée aux autorités bruxelloises comme elle aurait pourtant dû l’être dans les déclarations d’intérêt remplies par Mme Kroes à son entrée en poste. Elle y affirmait pourtant avoir abandonné tous ses mandats avant son entrée à la Commission.

Enregistrée au mois de juillet 2000 auprès des autorités bahamiennes, Mint Holdings aurait dû servir à une grosse opération financière qui consistait à racheter plus de 6 milliards de dollars d’actifs à la branche internationale énergie d’Enron, dans le cadre de l’opération « Project Summer ». Cette opération devait être financée principalement par des investisseurs proches de la famille royale des Emirats arabes unis ainsi que par des hommes d’affaires saoudiens. L’état bancal des comptes de la société américaine Enron ainsi que des problèmes de santé du principal investisseur du projet – l’ancien président des Emirats arabes unis, Zayed Al-Nayane, mort en 2004 – ont eu raison du rachat.

Contactée, Neelie Kroes a d’abord démenti avant de finalement confirmer avoir été nommée « directrice non exécutive » de Mint Holdings.
---/---
Source: http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2016/09/21/bahamas-leaks-l-ex-commissaire-europeenne-a-la-concurrence-avait-une-societe-offshore-cachee_5001522_4862750.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Ven 23 Sep 2016, 00:23

L'éditorial du Monde suite au scandale des « Bahamas Leaks »....


"S’il [ Jean-Claude Juncker ] ne fait pas le ménage à Bruxelles, ce sont les populistes qui le feront."


Citation :
« Bahamas Leaks » : la trahison morale des élites

LE MONDE | 22.09.2016 à 11h52 • Mis à jour le 22.09.2016 à 12h05

---/---
Cette affaire intervient après le cas de José Manuel Barroso, qui a rejoint cet été la banque d’affaires américaine Goldman Sachs pour la conseiller sur le Brexit. Le recrutement de l’ancien président de la Commission par la banque accusée d’avoir aidé la Grèce à maquiller ses comptes, s’il n’est pas illégal, est dévastateur dans l’opinion.

L’ensemble révèle une régression morale des élites. La Commission ne peut pas passer son temps à exiger des peuples et des Etats une probité et une éthique inspirées de Montesquieu et de Max Weber, que certains de ses membres bafouent allégrement. Cet affairisme dure depuis vingt ans, avec le recasage en 1999 du libéral allemand Martin Bangemann au conseil d’administration de l’entreprise espagnole de télécoms Telefonica, alors qu’il était encore chargé à Bruxelles… des télécoms. Leur attirance pour l’argent est maladive, alors que le contribuable européen verse à chaque commissaire une rémunération que le privé n’offre que rarement : plus de 24 000 euros brut par mois.

L’affaire est destructrice pour la Commission de Jean-Claude Juncker. Mais il ne faut pas s’y tromper. L’ancien premier ministre du Luxembourg et sa Commission traquent la fraude avec le zèle des nouveaux convertis. Si M. Juncker fait l’objet d’une campagne de dénigrement à Bruxelles, c’est parce qu’il se bat. Contre Apple et l’évasion fiscale, pour la répartition européenne des réfugiés, pour une politique budgétaire européenne moins stricte. Son action lui vaut bien des ennemis en Europe du Nord, de l’Est et chez les conservateurs allemands.

M. Juncker est un président politique d’une Commission politique. Il doit être soutenu. Il doit aller jusqu’au bout et saisir la justice du cas Kroes – afin, au minimum, de faire toute la lumière sur ses activités. S’il ne fait pas le ménage à Bruxelles, ce sont les populistes qui le feront.
http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/09/22/bahamas-leaks-la-trahison-morale-des-elites_5001825_3232.html
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Libellule

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Ven 23 Sep 2016, 01:06

Déjà un point est acquis. Les populistes existent.

Cette définition de Patrick Cahez :

###

Les populistes utilisent à l’envi demi-vérités et simplifications excessives, les deux armes par excellence de l’expert en propagande. Internet et les réseaux sociaux sont de parfaits tremplins pour réduire à l’extrême la pensée en tronçons minuscules, petites phrases et autres tweets. Dépeignez partiellement une situation à une personne anxieuse, peut-être confrontée à des difficultés économiques et exposée par les médias aux horreurs du terrorisme. Renforcez, ici et là, ce tableau à coups de contre-vérités et laissez les préjugés naturels des gens faire le reste. Ajoutez un peu de dramaturgie, tout en insistant sur la responsabilité pleine et entière d’un groupe bien défini, de manière à ce que les orateurs belliqueux et leurs supporteurs puissent paraître irréprochables.

La recette est donc simple: faire que des gens, déjà inquiets, se sentent vraiment mal, puis insister sur le fait que tout ceci est la faute d’un groupe, un groupe se trouvant au sein même de la communauté mais identifié comme étranger et menaçant. Puis, faire que les gens puissent se sentir bien en leur offrant ce qui s’apparente pour eux à un fantasme, et mais qui constituerait, pour d’autres, une terrible injustice.

Attisez et éteignez, répétez plusieurs fois, jusqu’à ce que l’angoisse se solidifie au point de se transformer en haine.

###

Extraits de https://blogs.mediapart.fr/patrick-cahez/blog/060916/lonu-alerte-sur-les-populistes-et-les-demagogues-en-europe-et-aux-etats-unis
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Ven 23 Sep 2016, 01:43

Libellule a écrit:
Déjà un point est acquis. Les populistes existent. 


Pour le coup à mon sens vous faites faute route en fustigeant les populistes alors que vous devriez d'abord condamner ceux qui occupant des fonctions politiques importantes leurs donnent du grain à moudre...
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matmut

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Ven 23 Sep 2016, 02:00

a.nonymous doit reconnaitre que les commissaires sont déja proposés par les états et si parmi eux figurent des personnalités vérolées, la faute initiale revient d'abord à ces états.
Les populistes eux font feu de tous bois pour justifier leur rejet de l'Europe sans proposer d'alternatives crédibles autre que le repli sur soit.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mar 27 Sep 2016, 00:40

Libellule a écrit:
Et dire que pendant Ce temps là la presse titre parlant bancs et pavés lancés dans la mare :

http://www.humanite.fr/bruxelles-la-commission-serait-elle-un-nid-de-corruption-et-de-faineantise-616334
Source: http://www.plateaufontenay.net/t2864-gaspiller-la-taxe-fonciere-pour-des-nids-a-oiseaux#87569

Merci à Libellule pour ce lien dans une autre discussion vers cet article du journal communiste l'Humanité...

Comme cet article est publié dans l'Humanité on est au moins sur qu'il n'émane pas de populistes même si son contenu pourrait laisser penser que...

Extrait:
L'Humanité a écrit:
Après les nombreuses questions suscitées par la reconversion de l’ex-président de la Commission européenne José Manuel Barroso comme conseiller de la banque américaine Goldman Sachs, on apprend que Neelie Kroes, l’intransigeante et ultralibérale commissaire en charge de la Concurrence dans cette même Commission présidée par Barroso a cumulé illégalement cette fonction avec un poste d’administratrice d’une société offshore basée au Bahamas entre 2004 et 2009.

La Commission européenne serait-elle un nid d’ultralibéraux, paresseux et incompétents pour certains, corrompus car très liés à des intérêts très privés pour d’autres ? Il est permis de se poser beaucoup de questions à ce propos.
Source: http://www.humanite.fr/bruxelles-la-commission-serait-elle-un-nid-de-corruption-et-de-faineantise-616334


Dernière édition par a.nonymous le Mar 27 Sep 2016, 01:48, édité 1 fois
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matmut

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mar 27 Sep 2016, 01:41

Citation :
Comme cet article est publié dans l'Humanité on est au moins sur qu'il n'émane pas de populistes même si son contenu pourrait laisser penser que
On est sur toutefois que le PCF est anti européen et au vue de ses alliances, passées et peut être à venir, avec Mr.Mélenchon l'on peut subodorer qu'il ne lui reste qu'un petit pas à faire pour basculer dans le populisme.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mar 27 Sep 2016, 04:53

un extrait "aux normes autorisées"

Après les nombreuses questions suscitées par la reconversion de l’ex-président de la Commission européenne José Manuel Barroso comme conseiller de la banque américaine Goldman Sachs, on apprend que Neelie Kroes, l’intransigeante et ultralibérale commissaire en charge de la Concurrence dans cette même Commission présidée par Barroso a cumulé illégalement cette fonction avec un poste d’administratrice d’une société offshore basée au Bahamas entre 2004 et 2009.

La Commission européenne serait-elle un nid d’ultralibéraux, paresseux et incompétents pour certains, corrompus car très liés à des intérêts très privés pour d’autres ? Il est permis de se poser beaucoup de questions à ce propos. Durant les dix années qu’il a passé à la présidence de la Commission, José Manuel Barroso avait hérité à Bruxelles du surnom suivant : « l’homme qui ne dit rien en plusieurs langues». Outre le portugais, sa langue maternelle, il parlait fort bien le français et l’anglais mais n’a jamais été capable de formuler le moindre projet pour l’Union européenne en dehors du laisser faire confié aux marchés. Cette docilité au service du monde des affaires durant dix ans à Bruxelles lui a valu d’obtenir un poste de conseiller à la banque américaine Goldman Sachs.

Goldman Sachs est la banque qui a conseillé les dirigeants grecs pour maquiller leurs comptes publics avant 2001 afin de pouvoir accéder à la zone euro en même temps l’Allemagne, la France et les autres pays du premier groupe. Ensuite, quand le niveau réel de la dette grecque a été découverte, Goldman Sachs a, avec d’autres grandes banques, tout fait pour que les taux d’intérêts spéculatifs exigés de l’Etat grec comme emprunteur sur les marchés soient les plus élevés possible. Depuis le peuple grec paie l’addition et la Commission présidée par Barroso avant Juncker n’a fait qu’accompagner ce processus. Son embauche par Goldman Sachs en 2016 est la récompense de cette complicité.

Neelie Kroes a été aux côté de Barroso de 2004 à 2014. Elle était la commissaire en charge de la Concurrence jusqu’en 2009. Mais, comme l’explique Gaël de Santis dans l’Humanité de ce vendredi, « les quotidiens néerlandais Trouw et Hed Financiee le Dagblad ont montré mercredi , grâce à des documents recueillis par le Consortium international des journalistes d’investigation que Neelie Kroes était, « du 4 juillet 2000 au 1er octobre 2009», directrice de Mont Holdings Ltd, une entreprise offshore située au Bahamas , un paradis fiscal.L’entreprise Mint Hollding Ltd avait été créée en 2000 afin de racheter des parts du géant de l’énergie état-unien Enron pour environ 6 milliards de dollars. Les financeurs de ce projet n’étaient autres que des proches de la famille royale des Emirats arabes unis », souligne Gaël de Santis dont l’article énumère aussi les coups tordus de Neelie Kroes ...

====

On dirait de XXXXXXXXXX propos inutilement provocateurs envers un forumeur.
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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mar 27 Sep 2016, 05:22

Libellule a écrit:
Neelie Kroes était, « du 4 juillet 2000 au 1er octobre 2009», directrice de Mont Holdings Ltd, une entreprise offshore située au Bahamas , un paradis fiscal.L’entreprise Mint Hollding Ltd avait été créée en 2000 afin de racheter des parts du géant de l’énergie état-unien Enron pour environ 6 milliards de dollars. Les financeurs de ce projet n’étaient autres que des proches de la famille royale des Emirats arabes unis »

Précision : Enron a fait faillite en décembre 2001. Vouloir acheter des actions Enron en 2000-2001, franchement une idée pourrie ...
"La Banque d’Affaires Goldman Sachs qualifie encore Enron en octobre 2001 de  "Best of the Best".
Et "à l’origine de la faillite, un mensonge. Des comptes maquillés pour masquer un bilan désastreux, des comptes, qui plus est, validés par un cabinet d’audit complice, le vénérable Arthur Andersen à son tour mis en accusation en juin 2002"

Pour Goldman Sachs, pas mal de gens (y compris europhiles) se sont étonnés de l'absence de poursuites en Europe, concernant son rôle en Grèce de conseil en truquage. Parce qu'il aurait fallu impliquer des politiques grecs ? Ou des dirigeants aussi ailleurs ?
Quand je pense au nombre de milliards que des banques ou entreprises françaises ont été condamnées à devoir payer aux USA pour moins que ça...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Ven 30 Sep 2016, 06:13

Où il y a de l'éthique il n'y a pas de plaisir !


http://www.liberation.fr/direct/element/une-ex-commissaire-europeenne-chargee-du-climat-recrutee-par-volkswagen_48467/ a écrit:
Une ex-commissaire européenne chargée du climat au chevet de Volkswagen
Reconversion.

En plein scandale du diesel, le groupe automobile allemand Volkswagen a annoncé mercredi dans un communiqué s'être entouré d'un comité d'experts sur le développement durable. Parmi, les neufs conseillers se trouvent un ancien Premier ministre belge démocrate-chrétien Yves Leterme mais aussi l'ancienne commissaire européenne chargée du climat entre 2010 et 2014, Connie Hedegaard. La nomination de l'ex-ministre danoise chargée du climat fait pas mal réagir et pose en effet question, dans la foulée des scandales touchant des ex de la Commission européenne comme Juan Manuel Barroso (recruté chez Goldman Sachs) ou Neelie Kroes (ex-commissaire à la concurrence recrutée chez Uber épinglée pour une société offshore).

Pour le Corporate Europe Observatory, une ONG qui plaide pour la réglementation du lobbying à Bruxelles, alors que «les scandales Barroso et Kroes sont toujours chaud, le nouveau rôle de l'ancienne commissaire européenne au climat soulèvera autant de questions». «Volkswagen nous a confirmé que Connie Hedegaard ne serait pas rémunérée pour son rôle d'experte. Mais reste à savoir si Hedegaard conseillera Volkswagen pour se rendre durable après le dieselgate et comment, elle ne sera pas utilisée pour faire du greenwashing», poursuit l'ONG dans son communiqué. Un chose est sûre concernant cette nomination : les frontières entre le public et le privé sont toujours aussi poreuses.
Source: http://www.liberation.fr/direct/element/une-ex-commissaire-europeenne-chargee-du-climat-recrutee-par-volkswagen_48467/
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mer 05 Oct 2016, 22:57

http://www.lemonde.fr a écrit:
Scandales Barroso et Kroes : les eurodéputés exigent que la Commission agisse plus fermement

Ils ont réclamé, mardi, des mesures plus significatives contre les conduites de l’ex-président de la Commission européenne et de l’ex-commissaire.

LE MONDE | 04.10.2016 à 20h43 • Mis à jour le 04.10.2016 à 21h02 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

Les eurodéputés ont envoyé un message très clair à la Commission de Bruxelles, mardi 4 octobre. Réunis à l’occasion d’une plénière du Parlement européen, ils ont réclamé des mesures bien plus significatives contre les conduites de l’ex-président de la Commission pendant dix ans, José Manuel Barroso, et une de ses ex-commissaires, Neelie Kroes.
---/---
Pierre Moscovici, le commissaire à l’économie et à la fiscalité qui représentait la Commission mardi, a tenté de défendre l’attitude de son président, Jean-Claude Juncker : « Il veut faire la lumière sur d’anciens membres de la Commission. C’est un engagement qu’il a pris. Et d’ajouter : Il a pris les mesures nécessaires qui étaient à sa disposition. Il a consulté le comité d’éthique ad hoc sur ces deux cas. Quand leur avis nous parviendra, la Commission les suivra et décidera des mesures à prendre. Le président Juncker s’engage à en tenir pleinement informé le Parlement. »

Son intervention a néanmoins déçu, les élus demandant des actions rapides et conséquentes, de la gauche à la droite de l’échiquier européen. « Il est choquant d’entendre de votre part que tout cela [les affaires Barroso et Kroes] ne relève que de la morale personnelle », lui a lancé la députée française Virginie Rozière, pourtant de la même famille politique que M. Moscovici (le parti social-démocrate européen). L’élue a réclamé, comme beaucoup d’autres, « un comité d’étique indépendant, une cooling-off period plus longue, et des sanctions plus lourdes » pour les commissaires qui ne respecteraient pas le code de conduite actuellement en vigueur à la Commission.
---/---
Source: http://www.lemonde.fr/international/article/2016/10/04/scandales-kroes-et-barroso-les-eurodeputes-exigent-que-la-commission-agisse-vite-et-plus-fermement_5008204_3210.html?xtmc=commissaires&xtcr=1
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désignation du président de la Commission européenne   Mar 01 Nov 2016, 00:17

Après avoir eu il eu il y a quelques jours dans ma boite aux lettres le journal municipal N° 129 daté du 24 octobre au 6 novembre 2016, j'ai reçu aujourd'hui mes avis d'imposition pour la taxe foncière et la taxe d'habitation...

A la vue de ces deux avis j'affirme que dans mon cas l'article figurant à la page 6 de ce journal municipal et intitulé "Une hausse neutralisée" est pour le moins fallacieux...

En effet, ma taxe FONCIERE est passée de 1396 Euros en 2015 à 1514 Euros en 2016

Ma taxe d'HABITATION est elle passée de 1350 Euros en 2015 à 1300 Euros en 2016

Cumulé le montant total de ces deux taxes est donc passé de 2746 Euros en 2015 à 2814 Euros en 2016 soir une AUGMENTATION de 2,47 %....



Dit autrement, en 2015 il fallait travailler 285 heures au taux du SMIC au 1er janvier 2015 soit 9,61 Euros pour payer ces deux taxes....

En 2016 il faut travailler 291 heures, soit six heures de plus, au taux du SMIC au 1er janvier 2016 soit 9,67 Euros....
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Désignation du président de la Commission européenne
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