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 Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique

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Libellule

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MessageSujet: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 01:58

Eloi de Noyon (Eligius en latin, l'« élu », Noviomensis) (v. 588 - 1er décembre 659), évêque de Noyon, était orfèvre et monnayeur, et à ce titre eut une fonction de ministre des Finances auprès de Dagobert Ier.
Il s’agit bien du fameux Saint Eloi qui pour les catholiques est fêté le 1er décembre. Celui qui a vu le bon roi mettre sa culotte à l'envers.

Mais c’est à l’orfèvre Éloi, contrôleur des mines et métaux, maître des monnaies, puis grand argentier du royaume de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier auquel je me suis intéressé pour introduire ce nouveau sujet.

Car Eloi est celui qui porta l'art de l'orfèvrerie à un degré de perfection jamais atteint avant lui pour son temps : les plus remarquables de ses ouvrages étant les bas-reliefs du tombeau de Saint Germain, évêque de Paris ; c'est donc naturellement, je dirais que Saint Éloi est devenu le saint patron des orfèvres, graveurs, forgerons, chaudronniers, fondeurs, lampistes, maréchaux-ferrants et dinandiers (comprendre les utilisateurs de tous les ustensiles de cuivre et de laiton fabriqués à l'origine dans la ville de Dinant, en Belgique, sachant que l’on considère que le métier de dinandier est la forme noble, voire artistique, du métier de chaudronnier).

Les plus anciens dinandiers de France se trouvent eux à Villedieu-les-Poêles mais ont choisi saint Hubert comme saint Patron histoire de se démarquer...

Tout cela pour vous dire qu’il n’y a rien d’anormal à ce que la confrérie des Fondeurs de Paris ait fait réaliser cette estampe en 1445


(source http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8409855k/f1.item )

Ce qui l’est plus c’est d’apprendre que, depuis bien longtemps, les fondeurs de cuivre de cette confrérie qui avaient plus ou moins le monopole de la fonte des objets d’Eglise pour tous les métaux que sont les croix, les ciboires, les encensoirs, les candélabres ou les lampes, -certains ayant été marqués de distinctions célèbres comme à la fin du XVIIe siècle, la fonte des aigles du pupitre de Notre Dame de Paris-, ces fondeurs, disais-je, utilisaient pour leurs travaux le sable des sablonnières de Fontenay sous Bois.

C'est en tout cas ce qu'atteste un livret de 600 pages de 1764  véritable dictionnaire portatif des arts et métiers contenant en abrégé l'histoire de ceux-ci.
Pierre Joseph Macquer, son auteur étant par ailleurs Professeur de chimie et de pharmacie au Jardin des plantes de Paris et membre de l'Académie des sciences qui introduit à la manufacture de Sèvres en 1768 la fabrication de la porcelaine de Saxe.

Tout nous est décrit : la couleur du sable (jaune) le fait qu’il soit doux et fin, mais gras (comprendre argileux) et que par conséquent il est facile à travailler avec le charbon de poudre pour en faire une matière au noir intense lorsque on le pose dans les moules.

Il nous est expliqué que chaque fois que l’on voulait le courroyer (l’étaler pour en faire une épaisseur de glaise pour rendre étanche les réservoirs en creux) il fallait s'y reprendre à plusieurs reprises sur une planche large environ d’un pied qui, elle même, portait un bahut en bois, avec à chaque passage, la nécessité de travailler au couteau et au rouleau… jusqu’à temps que la matière ait remplie à la perfection le moule.
Il fallait pour cela préparer deux châssis que l’on réunissait par la suite pour obtenir par symétrie la forme désirée. Texte de 1764 donc.

Je ne sais pas si cette première histoire a un lien directe avec le fait qu’une fonderie d’Aluminium se soit installée à Fontenay sous Bois rue de Neuilly, mais j’ai des fortes présomptions pour croire que oui.

Car 350 ans plus tard voici ce que l’on peut lire à propos des méthodes de fonderie sur aluminium :



(le site de Fontenay source la fonderie) http://www.la-fonderie.org/

Le moule, en sable se compose d'un fond de moule, d'un dessus de moule, et suivant les cas, d'un ou plusieurs noyaux.
Deux types de sable peuvent être utilisés : le plus courant : le Moulage au sable silico-argileux dit sable noir ou "sable à vert "  C'est la méthode la plus traditionnelle et la moins onéreuse.
Le sable est principalement composé de silice et d argile, il est directement réutilisable après avoir été convenablement humidifié, aéré et tamisé. L’argile humidifiée sert de liant entre les grains de silice de granulométrie bien précise, par enrobage de ces grains. Il est de couleur jaune lorsqu'il est neuf, mais il se colore très rapidement en noir au contact du métal chaud, d'où l'appellation de sable noir.
Les deux parties principales du moule, le fond et le dessus, sont maintenues par des châssis, généralement en aluminium, qui comportent des douilles de centrage dans lesquelles on introduit des broches afin d'assurer le positionnement des deux demi moules.
….
Sachant que la branche métier est décrite ainsi : Fonderie d’alliages d’aluminium technologie moulage sable sur chantier ... de nos jours.
Quand on sait que notre fonderie a déménagé de Fontenay sous Bois pour rejoindre la fonderie de Champigny et que celle-ci a ouvert un site internet qu'elle n'exploite pourtant guère
www.fonderierenault.fr/ on lit toutefois en surimpression : Fonderie Aluminium, Sable et Coquille. Petites et moyennes séries. Pièces techniques - Fonderie Alliages hautes résistances.
97 Rue Alexandre Fourny, 94500 Champigny-sur-Marne

Voilà pourquoi j'estime assez raisonnable, jusqu'à preuve du contraire bien sûr, que les deux activités à 300 ans d’intervalle sont peut-être intimement liées, le lieu choisi à Fontenay étant peut-être même particulièrement bien adapté sur le plan géologique.


source du plateau http://fontenayplateau.net/RELIEFGEOLOGIE.HTM

La bande verte étant en fait composé de marnes, jaunâtres fossilitéres (comprendre sable avec coquillages), renfermant essentiellement par ailleurs des minéraux argileux de type `attapulgite et sépiolites.
Des sables renfermant une faune a tendance argileuse et lagunaire donc.

Le Lutétien débutant par un niveau de sables calcaires glauconieux assez grossiers. Au dessus viennent des calcaires sableux, glauconieux et souvent riches en moules de mollusques.
Sachant que les marnes et caillasses, qui surmontent les calcaires correspondent à des alternances de calcaires durs, dolomitiques et de marnes calcarodolomitiques, avec parfois de petits niveaux d'argile magnésienne. On peut y observer des passées de gypse saccharoïde.  Ce qui donc localement semble bien être ce qui s'est passé sous nos pieds.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 02:28

Un court métrage à voir si vous en avez l'occasion (je ne le trouve pas en ligne....)

http://www.film-documentaire.fr/Le_Dernier_Jour_de-fonderie.html,film,18973

Avec le départ de cette dernière industrie la gentrification du quartier est en marche...
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Marion Legouy-Desaulle



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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 20:57

Bonjour Libellule, merci pour ce fil tout à fait passionnant, il n'y a pas que La Fonderie pôle de création artistique à Fontenay. Une des spécialités industrielles de Fontenay fut justement la fonderie d'art et industrielle. Si vous allez faire un tour du côté des archives de la Ville je crois que l'on vous fournira des informations utiles à ce sujet.

Et ça sera avec le plus grand intérêt que nous suivrons vos travaux d'exploration de l'activité métallurgique ancienne et actuelle à Fontenay-sous-Bois.

Bonjour a.nonymous, si vous souhaitez acquérir le CD du film documentaire "Le dernier jour de La Fonderie", je vous invite à prendre contact directement avec http://la-fonderie.org/
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Libellule

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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 21:11

Pour ce sujet je me suis effectivement ouvert trois fronts de recherche. Je suis actuellement dans mes montages rédactionnels. Ce faisant je suis ravi de vous voir revenir sur ce forum.
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matmut

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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 21:44

She's come back!
Bonjour --
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Robin

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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 21:58

Marion, enfin vous !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Sam 14 Juin 2014, 22:26

--- a écrit:
Bonjour a.nonymous, si vous souhaitez acquérir le CD du film documentaire "Le dernier jour de La Fonderie", je vous invite à prendre contact directement avec http://la-fonderie.org/


Welcome back Marion !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Dim 15 Juin 2014, 01:23

Ravi aussi que ses retrouvailles se passent bien.

Voici pour commencer le premier front de mes recherches.


A la création de la confrérie de fondeurs de Pairs, il faut savoir que les fondeurs sont essentiellement des itinérants. La difficulté que présente le transport des cloches oblige les fondeurs à travailler près des églises. C’est au XVIème siècle, que les procédés de fabrication sont fixés, tels qu’ils perdureront pendant des siècles au point qu’ils soient, en partie,  toujours en vigueur de nos jours. Des statuts précisent le règlement du son des cloches, sur les notes de la gamme. Ils n'ont guère changés.

C’est que dans chaque village, la cloche rythme la vie de la population comme aujourd’hui peut le faire notre téléphone réveil. Elle sonne à l'aube, à midi et le soir. Elle signale également les événements : les baptêmes, les mariages, les décès, les processions, sans oublier l'appel des habitants pour lutter contre les incendies ou contre une épidémie.

Les cloches des églises pouvaient autrefois être utilisées comme système d'alerte d'un danger avec le tocsin, d'une mort avec le glas, ou d'un événement majeur. L'usage religieux pouvait être distinct de l'usage civil selon le type de cloche utilisé ou selon sa localisation (cloches civiles, beffroi…).

Cependant, les cloches ont pour fonction normale de signaler les temps réguliers. Dans ce cas, une séquence particulière de sons peut être produite par un groupe de cloches pour indiquer l'heure et ses subdivisions. D'où la nécessité de disposer de plusieurs cloches pour que le message musical puisse être compris de tous.

Dans la pratique le Maître fondeur est de tous les chantiers.

Le premier travail consistant à trouver le terrain où aménager la fonte. Il doit s’agir d’un espace au  sol, sur le quel on puisse construire le fourneau et la fosse de coulée où le moule sera placé, le plus près possible de l'église.

La procédure consistant à construire un noyau, creux au centre et représentant la forme intérieure de la cloche. On sèche ce noyau en allumant dans l'intérieur, un feu doux, puis on fabrique le moule extérieur sur lequel on trace à la cire les inscriptions que la cloche doit porter. A moins qu’elles ne soient gravées sur des planchettes de buis, sur lesquelles on appliquera la cire ramollie à l'eau tiède.

Afin d'empêcher la craquelure de la terre argileuse avec laquelle on prépare les moules, celles-ci sont préalablement mélangées avec de la bourre et du crottin de cheval.

Dans les faits chaque cloche comporte une inscription dans laquelle on relate, avec le nom de la cloche, ceux des parrains et marraines, leurs titres, la date à laquelle elle a été bénie, le nom du curé de l'époque, le nom du ou des marguilliers en exercice et celui du fondeur. Ce dernier appose parfois sa signature. Souvent il insère en plus un médaillon sur lequel figure son nom et prénom.

C’est en général à l’occasion d’une de ces fontes que les outils utilisés lors de ces chantiers volants sont gardés sur place pour permettre l’installation d’une véritable fonderie où l'on coulera les ustensiles d’art ecclésiastiques pour les paroisses environnantes si un lieu adéquat s'y prête. CQFD.

Pour ce qui est de Fontenay sous Bois Georges Naudet nous relate ce qui s’est passé dans son livre page 160.



Parmi les noms nous retrouvons le seigneur de lieux de l’époque, Jacques Maquer dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, un membre de la famille Paullard, les des plus anciennes de la ville puisque installée depuis au moins la fin du XVIe siècle et qui nous a laissé un maire en 1764. http://www.geneanet.org/genealogie/fr/paullard.html

Sachant que le marguillier, -en latin médiéval matricularius-, est celui « qui tient un registre ou un rôle (matricula) ». La première fonction connue du matriculaire, officier de la religion chrétienne - religion attentive à la pauvreté christique - était d'immatriculer les pauvres de l'église, c'est-à-dire de les inscrire sur le registre d'aumône mais aussi d'immatriculer les cloches....

Dernier nom cité que je retiendrai pour l'instant, celui des Gaudiveau, (ou Godiveau tel qu'écrit dans le livre) maîtres fondeurs attitrés des lieux dont voici le sceau qu'ils utilisaient avec la Mention "fecit" pour signifier qui avait fait la cloche.



Les cloches anciennes pour leur part n'étaient pas jetées ou abandonnées, elles étaient expédiées sur Lieusaint, où les Gaudiveau avait leur fonderie principale, cassées elles pouvaient tout simplement être refondues soit sur place soit sur un nouveau chantier ; une vraie politique de recyclage était menée de fait.
(A suivre...)
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mamiea

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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Dim 15 Juin 2014, 05:12

Petite contribution :
http://www.cornille-havard.fr/pagesfr/menutrad.htm
Site à visiter et aussi ne pas oublier que ce métier est un métier pénible (chaleur, poids...) et dangereux : http://www.ouest-france.fr/fonderie-de-villedieu-les-poeles-50-26-blesses-dont-un-grave-536226

Mais quel beau métier d'art (tout comme le travail du cuivre a voir à villedieu) !
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Marion Legouy-Desaulle



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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Dim 15 Juin 2014, 06:10

Chers tous, merci pour votre accueil, je suis très touchée.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Lun 16 Juin 2014, 17:41

Pour ma part, je reprends l'étude que j'ai poursuivie sur son second front, celui à même, je l'espère, de me permettre si possible, de retisser les liens de dépendance entre la confrérie de 1445 et la fonderie qui ferma voici quelques années déjà.

Le point de départ de tout cela pouvant être daté à l’année 1447. Georges Naudet, toujours lui nous indiquant que les notables de l’époque  allaient se constituer en comité de grandes familles avec une longue généalogie locale comme les Vitry (une rue sur la Ville), les Lapie (une autre rue), les Poullard (déjà cités plus haut) et donc les Boisseau, avec la première mention de ce nom dans les archives cette année là.

Ces gens constituant depuis des lustres, le comité de Fabrique, au sein de la  communauté paroissiale catholique, ce terme désignant un ensemble de « décideurs » (clercs et laïcs) quasi auto-nommés pour assurer la responsabilité de la collecte et l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction puis l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse : église(s), chapelle(s), calvaire(s), argenterie, luminaire(s), ornement(s), etc.

Pendant des siècles, les membres de ce « conseil de fabrique » ayant été  des administrateurs désignés plus spécifiquement par les termes de marguilliers et de fabriciens. Vous l’aurez compris, c’est donc bien l’un de ses comités qui s’étaient réunis autour de Jacques Maquer plus haut.

Ces notables se considérant entre eux comme des confrères. Soyons précis, sous l'Ancien Régime, l'église est entretenue et ses biens gérés par la fabrique. Ce mot désigne à la fois tout ce qui appartient à une église paroissiale et le corps de ceux qui administrent les biens qu'on appelle les marguilliers.

Les fabriques ayant été fondées pour deux raisons : décharger les curés d'une administration à laquelle ils étaient souvent mal préparés et d'une responsabilité quelque fois lourde et à laquelle on n'était pas fâché de substituer celle des laïques. Des irrégularités plus ou moins involontaires se constataient dans les comptes de certains curés. Des prêtres pouvaient mettre en péril les biens à eux confiés et l'on avait alors aucun recours contre eux.

Avant la Révolution, la fabrique est le centre temporel de l'administration de l'église du village, le seul centre permanent des intérêts collectifs, dans un village où l'église tient une place éminente autour du faber
Cette fabrique a un rôle précis lié à l’origine de son nom : "le travail bien fait, bien travaillé, ingénieux, habile". Le fabra ars, signifiant plus particulièrement le travail des métaux ou de l’architecture, Chacun se mettant au travail, aux travaux (ablatif pluriel fabris).

Tout tourne autour de l’Eglise et du cimetière : Car à l’époque, entre l'église et le village il n'est pas de lien plus étroit que celui du cimetière. Il appartient à l'église, et la fabrique a vocation à l’administrer quand l’église se retrouve sans denier : les sujets à l’ordre du jour : les clôtures pas entretenues, l’entretien du lieu de culte.

Depuis un édit d'avril 1695, porte ainsi que les habitants des paroisses sont tenus d'entretenir et de réparer la clôture du cimetière qui doit être béni et clos. La fabrique est constituée d’une bonne dizaine d'habitants  " constituant la plus saine et grande partie des grandes familles". Elu ou nommé, le marguillier est tenu d'accepter les fonctions. Il est choisi obligatoirement parmi les paroissiens, doit être laïc, de bonnes vie et mœurs, savoir lire et écrire.

Ce comité est, de fait, responsable de l'entretien de l'église, de son aération et de sa décoration; de la garde du mobilier qu'ils doivent inventorier chaque année et conserver en bon état: linge, nappes d'autel, aubes, surplis, bonnet carré de Monsieur le curé, bas et chapeau du suisse, croix, aspersoir, burettes, campane, ornements sacerdotaux et donc candélabres, pupitres, cierges et ustensiles d’ornement des églises.  Ses membres administrent les fonds, perçoivent les revenus, acquittent toutes les charges du culte dont ils doivent respecter strictement les usages. Il est nécessaire que l'ordre règne et qu'une gestion saine soit mise en place. Parmi ces usages, les messes, la sonnerie de cloches, l’occupation des bancs, chapelles, nomination des serviteurs ordinaires, autorisation des quêtes et des confrérie. L’une d’elles étant la confrérie de Saint Eloi et de Saint Hubert des fondeurs de Paris, donc. Le cœur même de la « fabrica » restant le travail des métaux, y compris de l’or, ce qui est la racine même du mot orfèvre.

« Celui qui vend ou fabrique des ouvrages d'or ou d'argent de sa forge et de son fourneau et qui, on le sait depuis décembre 1679, doit faire partie d’une confrérie limitant leur nombre à 300. Chaque personne reconnue recevant le droit de poinçonner (comme le reçurent donc les frères Gaudiveau…) CQFD.

Les fabriciens ou Marguilliers l’entourant étant chargés de dresser le budget d'une Fabrique, de préparer les affaires qui doivent être portées en conseil, d'exécuter ses délibérations et de diriger l'administration journalière du temporel de la paroisse comme le ferait aujourd’hui ce que nous appelons un conseil municipal. Ni plus ni moins, puisque l'on est avant que n'intervienne la séparation du clergé du tiers-état..

Parmi les membres permanents, il y a toujours le Trésorier Receveur et Payeur des revenus des Fabriques et des Confréries, par exemple.

Ce sont ces fabriques qui installent les tenues des registres paroissiaux et que les comptes commencent à devenir sérieux au sein du très puissant Clergé sous l'Ancien Régime. Tout au moins pouvons-nous les répertorier dès les années 1450. Des hommes fort occupés et ayant des responsabilités très importantes et multiples. Tellement importantes que les Marguilliers est tout en puissance jusqu'à la fin du 16ème siècle et que le roi s'en inquiète quelque peu.

Effectivement,  Louis XIV, devant certaines plaintes qui vont en s'accentuant, décide sur le conseil éclairé de ses Ministres et surtout pour plaire au Clergé, de créer des Offices de Trésoriers-Receveurs-Payeurs des revenus des Fabriques et Confrèries de chacune des paroisses de la ville de Paris et autre villes du royaume par son Edit de février 1704.
L’édit stipulait en substance "qu'ils seront Marguilliers perpétuels et auront rang immédiatement après les Marguilliers Honoraires dans les paroisses où il y en aura, et au premier rang dans les paroisses sans Marguilliers Honoraires. Ils jouiront des mêmes honneurs, droits, privilèges et fonctions dont jouissent les autres Marguilliers".
A la veille de la révolution françaises ce sont pour l’essentiel ces comités qui se réuniront en 1789 pour rédiger les cahiers de doléances pour les révolutionnaires.
C’est ainsi, pour en revenir à notre histoire locale que l’on retrouvera parmi les signataires locaux toujours les mêmes, les Poullard, Viry, Lapie, et donc un certain Louis Vincent Boisseau. Le dernier des boisseau a faire partie de ce Comité de Fabrique, la fonction de Marguillier prenant un coup d'arrêt à la Révolution.

A Fontenay il y a quasiment unité de lieu entre la résidence de Maquer (l'actuel hotel de ville, l'emplacement de la fabrique-fonderie, avec la petite rue dite de la Réunion qui la longe, et la proximité de l'Eglise et de dépendances de l'autre côte de cette rue. Sachant, et c'est pour cela que j'ai insisté sur le nom des Boisseau que dans les années 1930, la fabrique prend le nom de Fonderie Alfred Boisseau...

D'autant que le nom de cette rue renvoie peut-être en même temps aux volontaires nationaux pendant la Révolution puisque l'historique militaire et états de service du 19e bataillon de Paris, dit du Pont-Neuf, au 27e bataillon de la réunion, des chasseurs et compagnies franches et du bataillon des grenadiers levés en 1792 fait état de l'engagement de ...Boisseau (Claude), de Fontenay-sous-Bois, 16 ans

A suivre donc.
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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Lun 16 Juin 2014, 22:07

Quelques pièces d'archives autour des Boisseau

Deux oeuvres d'Emile Boisseau de 1848 et 1851



Deux pièces de la société Alfred Boisseau





Des traces de brevet sur la période 1935 1939

fr] Procédé et dispositif pour la coulée des pièces de fonderie moulées en coquille France Patent 809476-A Title [fr] Procédé et dispositif pour la coulée des pièces de fonderie moulées en coquille
Application Number FRD809476 Publication Number 809476 (A) Application Date November 26, 1935

ce lien http://www.patentmaps.com/inventor/alfred_boisseau_1.html qui permet lien pa rlien de découvrir les termes du brevet et d'accéder aux documents pdf correspondants.

et pour rester dans l'actualité du moment ce dernier qui témoigne de la passion toujours vivace de cette famille autour de ce beau métier de fondeur.

http://www.boisseau-sculpteurs.com/artistes.htm
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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Mer 18 Juin 2014, 20:47

Le troisième front auquel je me suis intéressé est en relation avec le basculement de la gestion de la ville du "conseil de fabrique" au "conseil municipal".

Ce qui m’a permis de tracer que les premiers procès verbaux du conseil de fabrique datent de 1468.

A l’époque, ces conseils s’organisent autour de visites décanales faites sur une périmètre appelé archidiaconé (découpage du diocèse de Paris en deux (Montmorency d’un côte, Chelles de l’autre).

décanal : Qui appartient au doyen, au décanat. On parle de Juridiction décanale. De Districts décanaux.
La doyenneté de Chelles comprenant alors Fontenay sous bois, le circuit diocésain suivant le tracé en pointillé.



A l’autre extrémité calendaire on peut dire que ces réunions de Fabrique se tinrent au moins jusqu’à la révolution française et que l’on vécut une forme d’incertitude dans l’organisation des villes entre 1789 et 1806-1813, période où le tout nouveau conseil d’Etat fut saisi de nombreux recours sur la manière dont il convenait de gérer les affaires municipales avant qu'il n'établisse une jurisprudence s’appliquant à tout les diocèses.

De fait, comme signalé plus haut, les cahiers de doléances écrits avant que n’éclate la révolution, l’avaient été pour l’essentiel pas les conseils de fabrique et marguilliers locaux, très liés au clergé, même si des laïcs figuraient dans ses rangs ; ce qui ne passa pas inaperçu auprès des anticléricaux du Tiers Etat.
Avec cette question sous-jacente et récurrente dans toutes les paroisses : pouvait-on laisser la gestion des biens de l’Eglise à ces conseil de fabriques, convertis pour l'occasion en syndics locaux, ou devait-on réexaminer la situation autrement?

Sans rentrer dans les méandres des attendus, procès, procès en appel et statut du conseil d'Etat final en 1813… il fut convenu in fine que les membres des fabriques pouvaient très bien devenir les membres du conseil municipal, sous réserve qu’ils déclarent sur l’honneur qu’ils ne feraient pas usage de leur fonction nouvelle au profit de leurs intérêts personnels antérieurs ; le premier acte politique marquant la notion de conflits d’intérêts en quelques sortes.

Source : Jurisprudence du Conseil d'état, depuis 1806, époque de l'institution de la gestion communale - Jean-Baptiste Sirey

Les années 1790 à 1813 servant à fixer les règles au fur et à mesure du déroulé des débats :

Certes, dès l'apparition de la fonction, et avec la Révolution française, le maire se voyait confier la fonction de gérer en lieu et place du Seigneur. Mais comme outre celle de gérer sa commune, le maire recevait pour tâche de représenter au mieux les intérêts de l'Etat et non plus de l’Eglise, tout ne fut pas si simple.

Cette fonction d'agent de l'Etat allant de fait de pair avec la laïcisation de celui-ci.

Sous l'Ancien Régime, le maire eut pour tâche de lever les impôts dus au seigneur et à l'Etat, ainsi que d'organiser les corvées. Avec la Constitution Civile du Clergé, promulguée le 12 juillet 1790, le maire se voit confier des attributions qui jusque-là relevaient du curé. Mais c'est la loi du 22 pluviôse an VIII, complétée par l'arrêté du 2 pluviôse an IX, qui vraiment donna à la fonction de maire sa définition moderne et lui confère son originalité, ouvrant tous les recours dont je viens de parler.

Car avant, il revenait en effet au curé de recenser les naissances, les décès et les mariages dans la paroisse, avec l'aide des marguilliers. Ceci s'expliquait par le fait que sous l'Ancien Régime, tous ces événements se déroulaient à l'église.

Le 20 septembre 1792, la Convention tire une conséquence pratique de sa lutte contre le clergé réfractaire. L'état civil sera désormais tenu par les corps municipaux. La décision est d'importance pour la laïcisation de la société française. Elle s'accompagne du désir d'imposer que tous les membres de la commune et non pas seulement les paroissiens devraient à l'avenir voter pour le renouvellement des municipalités.

Le bureau de vote ne devait plus être l'Eglise, comme c'était la tradition, mais un lieu à côté ; dans un premier temps, ce fut les locaux des sablonnières, aujourd'hui la "fonderie", dans un second la demeure de l'habitante élisant domicile là où se trouve aujourd’hui .... l’ancienne Mairie (CQFD), le tout se situant à quelques mètres l’un de l’autre.



Les immatriculations changent de nature : Le maire désormais en charge de l'établissement des listes électorales avec devoir d’enregistrer tous les changements dans la commune, c'est à lui de recenser les électeurs. Les listes sont donc révisées chaque année par une commission composée du maire, de délégués du préfet et du Président du Tribunal de Grande Instance. Cette commission se prononce sur les demandes d'inscription, de radiation. Elle a aussi le pouvoir de radier d'office des électeurs.

En 1793, la fonction du maire va s'étendre au domaine militaire. Les maires doivent fournir en hommes, en matériel, et en vivres, recenser les soldats, les mobiliser. Le 12 janvier 1798, le Directoire adopte le service militaire obligatoire. A chaque mobilisation de soldats, le maire doit organiser une cérémonie solennelle de départ. En 1802, le Maire doit assister au tirage au sort des conscrits. S'il est absent, il est sanctionné.

C’est vraiment à partir de 1813  que le maire se voit seul habilité à gérer les revenus de la commune. Il surveille la comptabilité communale mais ne peut s'immiscer dans le maniement des fonds publics en raison de la séparation des fonctions d'ordonnateur et de comptable. Il prépare donc le budget et ordonnance les dépenses. Il souscrit les marchés, et procède à la vente, la location ou l'échange de parcelles communales. Dont une bonne partie va provenir de l’expropriation des biens gérés auparavant par le conseil de fabrique.

De quoi peut-être expliquer qu'aujourd'hui la nouvelle Mairie se trouve à l'emplacement de l'ancienne propriété du Seigneur de Fontenay que fut Jacques Maquer.
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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Ven 04 Juil 2014, 09:41

viens de retrouver ceci :

Août 1534. Cloche de Fontenay. — Le mardy quatriesme jour de ce present moys, fut baptisée, par le curé de Fontenay-sur-le-Boys, nommé monseigneur de Vallès', la plus grosse cloche dudict Fontenay; laquelle fut nommée Jehan, en faveur de monseigneur l'abbé de céans, nommé Jehan Bordier, et, pour ce que ledict sieur n'estoit pour lors céans, le frère Pierre Driart, chambrier de ceste église, assisté [sic] et fus présent audict baptesme avec plusieurs gens de bien, tant hommes que femmes, qui tinsmes ladicte cloche; entre lesquelz estoit monseigneur du Perreulx, le prieur des Bonshommes, frère Pierre Joigneaulx, Jehan Maillet et la femme de Charles Prévost, pour lors procureur fiscal de l’ église de céans audict lieu de Fontenay.

http://scans.library.utoronto.ca/pdf/4/20/mmoires22sociuoft/mmoires22sociuoft_bw.pdf
page 170 CHRONIQUE PARISIENNE
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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Lun 08 Sep 2014, 20:23

Pour bien comprendre ce en quoi pouvait constituer le conseil de fabrique, il est important de se resituer dans le contexte des années 1770 – 1780 juste avant la révolution française : Avant 1768, les territoires de  Fontenay-sous-bois sont morcelés ; on ne doit leur unification qu’à Jacques Maquer, qui décide de prendre possession des 2/3 de la ville, centrée autour de l’église, de son « château » et des marguilliers alors qu’Il n’en profitera pas longtemps puisque devant mourir en 1779 … .

Fontenay sous Bois ne compte alors de quelques 1 500 habitants et moins de 300 foyers. On se marie à l’église et de fait tout le monde plus ou moins se connait.

Prenons par exemple les principaux patronymes de l’époque en nous limitant, d’une manière ou d’une autre à ceux qui nous ont donné qui le nom d'une rue, qui d'une villa, qui d'une entreprise, qui d'une histoire locale, dont on trouve encore trace sur notre ville. Et fions nous à l’extrait des mariages  entre les seuls VITRY,  LAPIE, HÉRICOURT, MOREAU,  PAULLARD, GUÉRIN,  LEDOUX, BOISSEAU, HOUZEAU ... et quelques autres… que vous reconnaîtrez peut-être.

Mais pas à  tous … Pour limiter la liste (si, si – dans les faits elle est au moins 3 fois plus longue et se perpétue jusqu’à la fin du XIXe) je m’en suis tenu à ceux prononcés entre 1650 et 1780, date de la mort de l’épouse Maquer qui va de fait marquer le déclin du conseil de fabrique en tant qu’institution régissant tout au côté de la paroisse, après celle de son mari en 1779.

Claude VITRY et Françoise AUBE, en 1652 ; Julien VIENOT et Claude VITRY, en 1653 ; Pierre VITRY et Geneviève VIENOT, en 1684 ; Roch VITRY et Marie PEPIN, en 1687 ; Nicolas CHEVREAU et Jeanne GUERIN, en 1690 ; Pierre RENARD et Claude VITRY, en 1693 ; Jean GUERIN et Catherine DELISLE, en 1695 ; Jean PEROU et Elisabeth VITRY, en 1698 ; Germain Louis PAIN et Marie Jeanne MOREAU, en 1701 ; Francois VITRY et Jeanne LEDOUX, en 1709 ; Pierre VITRY et Marie Anne CHAUVIN, en 1712 ; Jean Baptiste SIMON et Louise VITRY, en 1720 ; Louis LAPIE et Marie Anne JOIGNEAUX, en 1720 ; Claude VITRY et Marie Geneviève MILCENT, en 1724 ; André VITRY et Marie Anne Alexandre MIGNOT, en 1728 ; Jean Nicolas VITRY et Jeanne Madeleine MARINIER, en 1728 ; ; Pierre Charles GARDEBLED et Claudine GUERIN, en 1729  ; Jean HOUZEAU et Marie Madeleine PAULLARD, en 1731 ; Jean CHAMPION et Marie Jeanne FESSART, en 1731 ; Jean FICHON et Marie Geneviève VITRY, en 1731; Francois PAULLARD et Marie Jeanne PERICHARD, en 1733 ; Pierre Germain THIERRY et Marie Madeleine LEDOUX, en 1734  Pierre Charles ESTERBET et Angelique PAULLARD, en 1736 ; Jean BERGER et Marie Madeleine GUERIN, en 1736 ; Nicolas PAULLARD et Geneviève FICHON, en 1737 ; Dominique HERICOURT et Marie Anne LENOBLE, en 1742 ; Francois CHARTON et Marie Geneviève VITRY, en 1743 ; Francois Robert THEVENARD et Marie Claude VITRY, en 1747 ; Nicolas MOREAU et Marie MASSONNET, en 1748 ; Jean PAULLARD et Marie Nicole MERILLON, en 1749 ; Claude VITRY et Marie Louise RENARD, en 1750 ; Vincent LEDOUX et Nicole MOUSCADET, en 1750 ; Francois LAPIE et Marie Anne MOREAU, en 1750 ; Mathurin Bon THEVENARD et Jeanne Marguerite VIENOT, en 1751 ; Jean Marie MOREAU et Marie Madeleine GUERIN, en 1752 ; Pierre Nicolas VITRY et Marie Claude SAVARD, en 1752 ; Germain LAPIE et Marie Charlotte PEPIN, en 1753 ; Jean GUERIN et Geneviève MOREAU, en 1753 ; Jean Philippe COULON et Marie Geneviève LAPIE, en 1754 ; Charles Vincent LAPIE et Marie Anne GUERIN, en 1755 ; Louis GUIGNY et Marie Anne VIENOT, en 1755 ; Pierre Noel GUIGNY et Marie Catherine PAULLARD, en 1755 ; Pierre PITOU et Marie Thérèse MOREAU, en 1755 ; Francois Antoine HEDOUIN et Marie Anne FOUCAULT, en 1755 ; Etienne Magloire LEMOINE et Marie Barbe LAPIE, en 1756 ; Louis BLONDEAU et Marie Jeanne GUERIN, en 1756 ; Jean MOREAU et Marie Jeanne DANIEL, en 1756 ; Denis Francois VITRY et Marie Denise VINCENT, en 1756 ; Barthelemy MARINIER et Marie Claude MOREAU, en 1757 ; Jacques MOREAU et Marie Denise FICHON, en 1758 ; Pierre Claude GUITTON et Marie Catherine LAPIE, en 1758 ; Jacques Francois VITRY et Marie Claude RENARD, en 1758 ; Nicolas PERICHARD et Marie Marguerite BOISSEAU, en 1758 ; Nicolas Paul PAULLARD et Marie Claude GIRARDIN, en 1758 ; Jean Nicolas LAPIE et Marie Jeanne LEMOINE, en 1758 ; Pierre Francois BOISSEAU et Marie PERICHARD, en 1759 ; Jean Vincent MOREAU et Marie Guillaume BERTRAND, en 1761 ; Etienne MOREAU et Marie Charlotte PAULLARD, en 1761 ; Charles ROBIN et Marie Louise VITRY, en 1763 ; Roch MILCENT et Marie Jeanne VITRY, en 1763 ; Louis LAPIE et Marie Anne MARINIER, en 1763 ; Louis VITRY et Marie Jeanne RENARD, en 1765 ; Claude Antoine MENESSON et Marie Louise HERICOURT, en 1765 ; Jean Baptiste VIENOT et Marie Anne NOISEMENT, en 1765 ; Jean Philippe HERICOURT et Marie Catherine LAPIE, en 1766 ; Francois PAULLARD et Marie Francoise DARENNES, en 1767 ; Laurent Claude GIRANDAL et Marie Françoise VITRY, en 1767 ; Nicolas PAULLARD et Louise GUERIN, en 1767 ; Nicolas VITRY et Marie Joseph ANCELLET, en 1768 ; Maurice VITRY et Marie Louise ANCELLET, en 1768 ;  Claude HERICOURT et Marie Catherine ESTERBET, en 1768 ; Louis HOUZEAU et Marie Jeanne PITOU, en 1768 ; Jean Laurent LAPIE et Pierrette DEBAS, en 1769 ; Pierre Denis LAPIE et Marie Anne THIERRY, en 1770 ; Jean Francois VITRY et Marie Jeanne THIERRY, en 1770 ; Pierre Francois PAULLARD et Marie Catherine LAPIE, en 1770 ; Jean Jacques HERICOURT et Marie Françoise ESTERBET, en 1773 ; Pierre Charles GUERIN et Marie Françoise THIERRY, en 1773 ; Pierre Jean FRANCOIS et Marie Françoise VITRY, en 1773 ; Jean Claude MOREAU et Agnès BORDIER, en 1774 ; Jean Nicolas VIDIARD et Marie Anne LAPIE, en 1774 ; Jean Vincent MAINGUET et Marie Claude MOREAU, en 1774 ; Pierre Noel VITRY et Marie Geneviève GUERIN, en 1774 ; Jean Germain FRANCOIS et Marie Reine LAPIE, en 1775 ; Francois BEUZEVILLE et Marie Françoise HERICOURT, en 1776 ; Dominique SOUDIEUX et Marie Anne VIENOT, en 1776 ; Francois Pierre GUERIN et Marie Anne PAULLARD, en 1776 ; Charles Henri VIENOT et Marie Charlotte THEVENARD, en 1777 ; Jean Francois LEDOUX et Marie Madeleine MOREAU, en 1778 ; Claude Francois PLESSARD et Marie Geneviève PAULLARD, en 1779 ; Jean Louis FRANCOIS et Marie Françoise GUERIN, en 1779 ; Jean Louis FRANCOIS et Marie Geneviève LAPIE, en 1780 ; Pierre Constant LEDOUX et Marie Claude MOREAU, en 1780 ; Marcel PAULLARD et Marie Catherine Thérèse JOIGNEAUX, en 1780 ; Jean Nicolas JOIGNEAUX et Marie Claude VITRY, en 1780.
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MessageSujet: Re: Les sablonnières de Fontenay : Approche historico-géologique   Jeu 06 Nov 2014, 20:46

trouvé dans les ressources du site gallica de la BNF au delà du texte en gras déjà mentionné plus haut.

en version pdf cette fois
http://www.hachettebnf.fr/sites/default/files/contenus_complementaires/extraits/123455713.pdf

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