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 Laïcité : il est temps de se ressaisir !

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a.nonymous



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MessageSujet: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 30 Juin 2014, 02:54

Rappel du premier message :

Il y a urgence !

Les politiques se sont trop longtemps défaussés sur les juges, comme le montre l'interminable feuilleton Baby-Loup, désormais entre les mains de la justice européenne. "Marianne" publie un appel d'intellectuels, de politiques et d'acteurs de la société civile. Pour renouer avec la tradition républicaine et en finir avec trente ans de démissions. Un appel que vous pouvez vous aussi signer sur la plateforme Change.org:

https://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/aux-citoyens-et-aux-responsables-politiques-la%C3%AFcit%C3%A9-il-est-temps-de-se-ressaisir


Marianne a écrit:
Laïcité : il est temps de se ressaisir !

Jeudi 26 Juin 2014

Hommes et femmes d'horizons philosophiques, politiques et professionnels différents, nous sommes inquiets de voir à quel point, face à l'action engagée par diverses mouvances religieuses et politico-religieuses pour attenter à la laïcité républicaine, la réponse politique demeure faible. Pour notre part, récusant autant ceux qui exploitent la défiance générale pour accentuer la fracture sociale et identitaire, que ceux qui rejettent toute analyse critique du multiculturalisme dans le camp des « réactionnaires » ou des « intolérants », notre démarche vise à défendre et faire vivre la laïcité sans blesser mais dans la clarté et la fermeté, à trouver des solutions sans heurter mais sans faillir.

La laïcité — qui refuse les aspects politiques des religions et laisse à ces dernières toute liberté dans la vie sociale sous régime de droit commun — est globalement vécue dans notre pays comme une « tradition moderne », ce qui est parfois difficile à décrypter pour ceux venus d'ailleurs. Or aujourd'hui, la laïcité comme principe politique, code de vie collective et force morale, est remise en question par divers mouvances et groupes religieux qui rejettent « la démocratie des mécréants », la suprématie du droit civil sur les textes, à leurs yeux sacrés, avec un usage maîtrisé des radios communautaires et d'internet. Dans cet espace ainsi ouvert se rejoignent radicaux et orthodoxes issus des trois religions monothéistes pour exploiter à leur profit la crise ambiante, remettant notamment en cause les acquis du long combat pour l’égalité des sexes que l’on croyait clos et qui, à notre grande surprise, est à reprendre.

Notre propos n'est pas de nier l'existence d'une diversité ethnique, religieuse, culturelle ou autres, encore moins de réfuter le droit d'appartenir à telle ou telle communauté à la condition, toutefois, que celle-ci ne verse pas dans le communautarisme et reste ouverte sur l'extérieur, qu'elle facilite le va-et-vient en pensées et en individus entre le dedans et le dehors. Mais plus encore à la condition que, sachant indivisible notre République de citoyens, chacun se reconnaisse dans un fonds commun en histoire, en droits, en valeurs et en normes dont la laïcité est l’une des plus éminentes. Pour autant la laïcité n'est pas un dogme, on a le droit de manifester des opinions anti-laïques, mais on n'a aucunement le droit de transgresser les lois laïques votées par le Parlement.

Or depuis une trentaine d'années, des mouvements se développent dans notre société qui semblent aller en sens inverse, du fait d'une immersion des peuples dans la mondialisation avec perte des repères, d'une circulation accentuée de populations poussées hors de leurs pays par la misère, les révolutions et les guerres théocratiques, fondamentalistes, interethniques et nationalistes. Ont ainsi surgi des exigences en matière de rituels vestimentaires, alimentaires, cultuels ou d'expression médiatique, qui sont loin de correspondre toujours aux demandes réelles de populations hétérogènes d'un point de vue économique et identitaire. Certains pays ont expérimenté sur ce terrain une attitude permissive, comme le Canada sous le couvert d'accommodements dits raisonnables, avant de reculer face aux incohérences des revendications et au risque d'un éclatement sociétal : tribunaux rabbiniques ou islamiques, jours fériés spécifiques à chaque religion, révision multiforme des programmes scolaires, pauses pour les prières sur les lieux de travail, formation au multiculturalisme de la police et des médecins, imposition de quotas pour certains recrutements et différents concours, etc. Ces accommodements s'imposent quelquefois au niveau mondial avec, depuis peu, l'autorisation du port du voile ou du turban sur les stades.

De plus en plus en France, le flou juridique en matière de laïcité, doublé de l'indécision politique, favorise au sein de nombreuses institutions publiques et privées des « accommodements » mal vécus par une grande partie des professionnels et des usagers. Face à ces confusions — qui alimentent les extrêmes — ce sont aujourd’hui bien souvent les décisions prises par des acteurs de la société civile, sans toujours le garant de la loi, qui montrent courageusement la voie à suivre. Ce fut ainsi le cas pour la crèche Baby-Loup comme pour l'entreprise Paprec, en Seine-Saint-Denis, qui s’est dotée d’une charte de la laïcité, acceptée à l'unanimité des 800 représentants de ses 4 000 salariés, pour imposer un devoir de neutralité sur le lieu de travail où coexistent des employés de 52 nationalités.

Pour accueillir l'altérité, un pays se doit d'être solide sur ses pieds, confiant dans ses fondations, tout en étant capable, par ses structures d'accueil et en fonction de ses capacités, d'intégrer chacun sur la base de principes clairs expliqués et enseignés. Il appartient aux politiques et aux institutions de transmettre cette laïcité, qui reste par nature un formidable levier d'intégration puisqu'elle permet de rassembler tous les citoyens — et au-delà tous ceux qui vivent sur le territoire national —, quelles que soient leurs origines religieuses ou ethniques, qu’ils soient croyants ou non, sans la moindre distinction. Tous les citoyens et les responsables, quelle que soit leur sensibilité politique, sont concernés. Or nombre d'entre eux ne réagissent plus sur ce terrain, quand d'autres l'instrumentalisent d'un point de vue idéologique. Entre autres raisons, les résultats des dernières élections municipales et européennes ont durement sanctionné ce délaissement de nos valeurs par nombre de ceux qui avaient à les faire vivre. Ainsi de la laïcité. Il est grand temps de se ressaisir !

Voir: http://www.marianne.net/Laicite-il-est-temps-de-se-ressaisir-_a239732.html ou http://www.laicite-republique.org/laicite-il-est-temps-de-se.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Dim 03 Juin 2018, 23:16

Et si les islamistes, je ne parle pas des musulmans mais de ceux qui se revendiquent d'un islam politique, étaient en train de marquer des points en réussissant à créer des lignes de fissures, en attendant les lignes de fractures, au sein des partis républicains ?

Il y a toujours eu par le passé certains militants de ces partis républicains qui ont accepté des compromis sur la Laïcité, le plus souvent pour des raisons locales, mais ceux-ci restaient discrets et consistaient le plus souvent à détourner les yeux des atteintes à celle-ci...

Aujourd'hui, de la France Insoumise à La République En Marche en passant par Génération.s, il y a au sein de certains partis républicains des militants qui prennent ouvertement position et s'expriment contre la Laïcité et ce n'est pas acceptable...


Dernière édition par a.nonymous le Lun 04 Juin 2018, 00:20, édité 1 fois
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Gérard

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 04 Juin 2018, 00:14

Ils s'expriment contre la laïcité parce que la laïcité leur en donne la possibilité
Si ces gens là avaient le pouvoir cela ne serait plus possible
Il faut donc les combattre et s'opposer à eux et à leurs alliés dans les elections

_________________
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(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 04 Juin 2018, 00:22

Si nous ne sommes pas assez intelligents ou courageux pour défendre notre civilisation et nos modes de vie n'attendons ni secours ni pitié de la part de ceux qui nous combattent...

Nous serons vaincus sans même avoir tenté de nous défendre.. . On attendra que les américains viennent nous libérer et ce ne sont pas les collabos qui vont manquer.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 04 Juin 2018, 00:28

Gérard a écrit:
Il faut donc les combattre et s'opposer à eux et à leurs alliés dans les elections

Qu'un candidat fréquente, à titre personnel, l'église, le temple, la moquée ou la synagogue n'est pas un problème....

En revanche que ce candidat se présente à une élection en tant que candidat de l'église, du temple, de la moquée ou de la synagogue est inacceptable dans notre République laïque et il ne faut pas voter pour lui ou pour la liste sur laquelle il se présente...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 04 Juin 2018, 00:50

Et continuons à nous dégonfler en mettant toutes les religions sur le même pied.. .pas de stigmatisation, pas de désignation de l'ennemi...

Méfiance des bonzes suicides au volant de camions bourres d'explosif et des enfants de marie piégées.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 04 Juin 2018, 01:02

tonton christobal a écrit:
Et continuons à nous dégonfler en mettant toutes les religions sur le même pied.. .pas de stigmatisation, pas de désignation de l'ennemi...

Il ne s'agit pas de se dégonfler en mettant toutes les religions sur le même pied mais simplement de défendre la Laïcité en tant que telle !

Après il est évident qu'aujourd'hui ce sont les personnes se réclamant de l'islam politique qui veulent le plus peser sur nos sociétés occidentales...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 04 Juin 2018, 01:11

Je n'ai pas souvenir que l'abbé Pierre ou le chanoine Kir (aussi maire de Dijon)  siégeant à l'assemblée nationale aient été des obstacles au fonctionnement des institutions.

Mais il est vrai que maintenant une crèche dans une mairie ou dans une école fait d'avantage sursauter les démocrates en carton paille que des quartiers occupés pendant des demi journée chaque semaine par les prières musulmanes.

Crèches que l'on fera retirer et prière que l'on tolérera à grand renfort de service de sécurité confessionnel qui présagent les futures milices... dont les agissements sont de plus en plus agressifs et fréquents.

Le refus des signes publics de noël catholique ne vont pas jusqu'à refuser les primes de noël, les vacances du même nom ou les cadeaux ou colis... de noël.
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Robin

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Mar 05 Juin 2018, 02:11

En France, bien que de culture judéo-chrétienne, la religion n'a pas sa place en politique encore moins l'Islam.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Mar 05 Juin 2018, 02:53

Robin a écrit:
En France, bien que de culture judéo-chrétienne, la religion n'a pas sa place en politique encore moins l'Islam.

Heureusement que durant la derniere guerre ce genre d'idée au moins chez les cathos n'a pas été une base de reflexion et encore moins d'action...

Pour ce qu'il en est du grand mufti de Jérusalem c'est une autre affaire... il y avait une SS musulmane.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Ven 08 Juin 2018, 19:57

L'Autriche va expulser des imams financés par l'étranger et fermer sept mosquées

Autriche: emoi autour d'enfants jouant les soldats dans une mosquée

AFP, publié le vendredi 08 juin 2018 à 09h12

Le chancelier conservateur autrichien Sebastian Kurz a annoncé vendredi que son pays allait expulser plusieurs imams financés par l'étranger et fermer sept mosquées afin de lutter contre "l'islam politique".

Cette décision, a précisé M. Kurz, est notamment liée à la reconstitution très controversée par des enfants habillés en soldats, dans une des principales mosquées de Vienne affiliée à la communauté turque, d'une bataille emblématique de l'histoire ottomane.

"Des sociétés parallèles, l'islam politique et la radicalisation n'ont pas leur place dans notre pays", a assuré le chef du gouvernement autrichien lors d'une conférence de presse.

Les photos de la reconstitution de la bataille de Gallipoli, jouée par des enfants dans les locaux de la mosquée, ont été publiées au début du mois par l'hebdomadaire de centre gauche Falter et ont largement ému la classe politique autrichienne, toutes tendances confondues.

Les clichés montraient les jeunes garçons en tenue de camouflage alignés en rang, faisant le salut militaire, et agitant des drapeaux turcs, devant un public d'enfants. Sur une autre photo, certains sont allongés pour figurer les victimes de la bataille, leur corps enroulé dans un drapeau turc.

La mosquée incriminée est gérée par l'Union islamique turque d'Autriche (Atib), directement liée à la Direction turque des Affaires religieuses (Diyanet).

L'Atib avait qualifié la mise en scène de "hautement regrettable"

-------------------------------

Pour avoir des terroristes ou au moins de militants de qualité il faut les former le plus tot possible ! Cette utilisation des enfants ne semble rien rappeler à ceux qui nous dirigent !

"accueillir, recevoir et répartir" et à temps perdu peut être conviendrait il de s'inquiéter, de controler qui sont nos arrivants et ce qu'ils font... mais est ce permis ?
on constate les grands bienfaits de la politique européenne... conclusion tapons sur les populistes !

Attention au fake , rien n'est prouvé.. .
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Jeu 14 Juin 2018, 20:51

Citation :
Laïcité à l’école : les enseignants en première ligne

LE MONDE | 12.06.2018 à 06h38 • Mis à jour le 12.06.2018 à 11h40 | Par Mattea Battaglia

Laïcité falsifiée, laïcité instrumentalisée, laïcité contestée… Entre l’école et le principe républicain érigé au XIXe siècle, au fondement de notre système éducatif, l’histoire récente n’est pas simple à raconter.

En donnant la parole à plus de 1 500 enseignants sur le sujet – un échantillon de 650 professeurs sondés par l’IFOP, un autre de 999 longuement interviewés –, le Comité national d’action laïque (CNAL), fédération de cinq organisations impliquées de longue date sur le terrain de l’éducation (dont la Ligue de l’enseignement), a deux ambitions : nourrir de faits et de témoignages un débat rythmé par les polémiques – sur le voile, les repas sans porc, les enseignements contestés –, et jauger le plus objectivement possible un phénomène de contestation prompt à toutes les instrumentalisations.

L’enquête que dévoile le CNAL, mercredi 13 juin, à l’occasion d’un colloque, à Paris, que le ministre de l’éducation a promis de venir conclure, se concentre sur ceux qui, de la primaire au lycée, sont en première ligne face aux « atteintes à la laïcité », selon l’expression en vigueur.

Les résultats, dont Le Monde a pu prendre connaissance, ne dessinent pas une école à feu et à sang : à peine plus d’un enseignant sur dix de l’échantillon IFOP témoigne de contestations « régulières » et/ou « de temps en temps » de la loi du 15 mars 2004 sur le port de signes religieux, ratio qui dépasse néanmoins un sur trois dès lors que sont intégrées les atteintes occasionnelles.

Au fil des chiffres, une différence très nette se dessine entre l’expérience faite de ces contestations dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire et celle dans les établissements lambda. Les mises en cause de la loi atteignent, en REP (label qui a succédé, en 2014, à celui de ZEP), un « score préoccupant » pour le CNAL, qu’elles soient le fait d’élèves (34 % contre 9 % hors REP), de parents (22 % contre 8 %) ou même d’autres personnels de l’éducation (23 % contre 6 %). D’autres contestations y sont aussi plus marquées, autour des questions de restauration scolaire, des fêtes religieuses ou des sorties, par exemple.

L’enquête tire la sonnette d’alarme sans verser dans le fatalisme : dans la quasi-totalité des cas (97 %), le dialogue a suffi à résoudre les tensions, disent les enseignants, et le climat scolaire est très majoritairement jugé apaisé (91 %). Moins du cinquième des sondés pour qui la laïcité fait l’objet de contestations ont eu recours à des procédures disciplinaires. Reste que, dans le même temps, plus du tiers de ces enseignants reconnaît s’être déjà autocensuré en classe pour éviter des incidents – plus de la moitié en éducation prioritaire.

La loi d’orientation votée sous la gauche, à l’été 2013, a réaffirmé parmi les missions de l’école la transmission du principe de laïcité. Dans le sillage des attentats de 2015, l’institution a sonné la mobilisation : « L’école est et sera en première ligne, avec fermeté, discernement et pédagogie, pour répondre au défi républicain », martelait alors la ministre de l’éducation de l’époque, Najat Vallaud-Belkacem. Son successeur, Jean-Michel Blanquer, a renchéri dans cette logique, installant un « conseil des Sages » de la laïcité, déployant des « unités laïcité », distribuant un « livret laïcité », promettant même une « hot line » laïcité…

Sur le plan rhétorique, le message est clair : l’éducation nationale ne laissera rien passer. Sur le fond – quelles sont les difficultés sur le terrain et comment les enseignants y font face –, un certain flou demeure : dans un récent entretien à L’Express, M. Blanquer a d’ailleurs promis un « diagnostic » à la fin de l’année.

Le CNAL l’a donc devancé, en dressant la liste, à partir des déclarations d’enseignants, d’une douzaine de « cadres » de contestations différents. Entre les cours d’histoire-géographie, les plus fréquemment cités (35 % des enseignants concernés par des contestations) et les ateliers technologiques ou professionnels (6 %), trouvent place les séquences de sport (32 %), l’enseignement du fait religieux (27 %) ou encore les cours de sciences (22 %). « Des exemples que l’on ressasse depuis le rapport Obin de 2004 [rapport des inspections générales] auquel j’avais moi-même participé, rappelle Jean-Paul Delahaye, président du CNAL et vice-président de la Ligue de l’enseignement. Il était temps d’actualiser le tableau pour qu’il soit plus conforme à ce que vit, en 2018, la communauté éducative. »

Parmi les situations problématiques actuelles se distingue ainsi l’enseignement moral et civique (20 %), cette « morale laïque » introduite par l’ex-ministre de l’éducation, Vincent Peillon, dont M. Delahaye fut l’un des plus proches conseillers. La mixité filles-garçons fait aussi l’objet de débats (22 %). Mais ce sont les temps de recueillement, comme les minutes de silence post-attentats, qui ont provoqué, après l’enseignement de l’histoire, les mises en cause les plus fréquentes (33 %).

La proportion des enseignants constatant une recrudescence de ces mises en cause ne dépasse pas celle pour qui la situation paraît stable (42 % versus 44 %). Il n’empêche : les enseignants évoquant un « reflux » sont très minoritaires (14 %), signe, selon le CNAL, d’une « tendance au renforcement » de ces phénomènes.

Tenter un état des lieux n’est pas simple, la méthodologie retenue étant toujours l’objet de critiques, ce que n’ignorent pas les auteurs de l’enquête : « Face à des propos qui dérangent en classe, il faut faire le distinguo entre ce qui relève de la contestation avérée et de la provocation adolescente, ce qui s’explique par l’ignorance, la méconnaissance, les croyances ou l’endoctrinement », observe Remy-Charles Sirvent, secrétaire du SE-UNSA et du CNAL.

Mais « le plus dangereux », pour ce professeur des écoles, c’est « quand l’élève se mure dans le silence, quand il ne revendique rien mais n’en pense pas moins, et qu’il y a impossibilité de débattre ». L’un des points clés du rapport parlementaire sur la prévention de la radicalisation remis, le 16 mai, par les députées Sandrine Mörch (LRM) et Michèle Victory (Nouvelle Gauche) va dans ce sens : « Rien n’est pire que lorsque les enfants ne s’expriment pas. » Des refus implicites qui échappent au recensement.

Faut-il, dès lors, s’étonner que 59 % des enseignants sondés estiment la laïcité en danger ? Le ratio est élevé mais en retrait du reste de l’opinion publique : 72 % des Français partagent ce constat, selon l’IFOP. Le corps enseignant se distingue, aussi, dans son analyse de la situation : lui invoque en premier lieu la montée des communautarismes, quand les Français citent la place croissante des religions et le port de signes religieux.

« Les enseignants doivent être considérés comme des lanceurs d’alerte, reprend Jean-Paul Delahaye. A l’heure où l’on se gargarise de vivre ensemble, eux sont à l’avant-poste pour faire le constat que les jeunes sont de plus en plus dans le côte à côte, voire dans le face-à-face. » Pour que leurs réponses pédagogiques s’améliorent et s’uniformisent, pas de recette miracle, disent les enseignants, mais de la formation – le « nerf de la guerre » –, encore jugée très insuffisante. Et une « mise en cohérence de la laïcité dans la société et de la laïcité à l’école », plaide le CNAL. Sur ce plan-là aussi, beaucoup reste à faire.
https://abonnes.lemonde.fr/religions/article/2018/06/12/laicite-a-l-ecole-les-enseignants-en-premiere-ligne_5313283_1653130.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Jeu 14 Juin 2018, 22:41

Hier soir à la TV sur LCI une intervenante a cité tous les sujets qui posent problème dans le déroulement normal de l'enseignement.
C'était impressionnant et très inquiétant.
Je ne retrouve pas la liste de tous ces écueils mais certains la retrouveront.
A lire néanmoins
http://m.leparisien.fr/espace-premium/actu/la-laicite-a-l-ecole-c-est-pas-gagne-23-09-2015-5117683.php

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Jeu 12 Juil 2018, 15:46

Macron, l’islam et les religions: les républiques de la « partition »

Régner pour mieux diviser

par Yves Mamou - 11 juillet 2018

Las de la République française « une et indivisible », Emmanuel Macron semble vouloir régner pour mieux diviser. Et créer de petites républiques religieuses de France…
Emmanuel Macron a entrepris de faire du cauchemar éveillé de François Hollande une réalité. Dans Un président ne devrait pas dire ça, l’ancien président de la République reconnaissait qu’il y avait « un problème avec l’islam, c’est vrai. Nul n’en doute. », et de s’effrayer ensuite : « Comment peut-on éviter la partition ? Car c’est quand même ça qui est en train de se produire : la partition ».

La « partition », sa solution
La « partition » dont parlait François Hollande était évidemment celle du territoire national. Un pour les musulmans, un autre pour les non-musulmans. L’ex-président en parlait comme d’un risque. Pour sa part, son successeur a simplement imaginé d’en faire la solution. En effet, le président de la République française, Emmanuel Macron, ne propose rien moins que de rompre avec l’unité territoriale et politique de la nation… dans l’espoir d’acheter la paix sociale aux islamistes.

Une stratégie de dépècement du territoire national est à l’œuvre. Mais pour éviter qu’elle ne provoque un tir de barrage unifié, chaque étape du dépècement a été étalée et disjointe des autres séquences.

Attention à la laïcité !
La première étape a été politique, psychologique et communicationnelle. En décembre 2017, lors d’une réunion organisée par l’Elysée avec les représentants des six principales religions, Emmanuel Macron se serait « interrogé de manière critique sur la radicalisation de la laïcité ». Rien n’a filtré de cette réunion hormis cette petite phrase, à dessein sans doute. Le credo présidentiel y est tout entier contenu : c’est l’hostilité aux religions invasives du champ de la laïcité qui est le problème et non pas l’islam politique.

Ce n’est bien sûr pas l’église catholique qui souffre depuis 1905 du lien rompu avec l’État qui risquait de faire ombrage à cette conception très personnelle de la laïcité. Cependant, pour se faire un allié de cette même hiérarchie catholique, en avril 2018, Emmanuel Macron a répondu à l’invitation de la Conférence des évêques de France. Ainsi, dans le somptueux décor du Collège des Bernardins, devant plus de 400 personnalités catholiques, le président de la République française a-t-il livré un discours fleuve, érudit et lyrique, vide de toute proposition, hormis une allusion à « réparer » le lien « abîmé » entre l’Église et l’État. L’adoration des hiérarques catholiques fut totale. En juin 2018, il a suffi ensuite au président de devenir chanoine de Latran, comme ses prérogatives présidentielles l’y autorisent, de réaffirmer sa volonté « d’approfondir nos relations d’amitié et de confiance avec le Saint-Siège » pour achever de ligoter les catholiques – en tout cas leur hiérarchie – à sa personne, à défaut d’avoir formulé un projet.

Tout le pouvoir aux soviets !
La deuxième étape de la stratégie d’Emmanuel Macron a été de lancer un processus d’autonomisation de certains territoires de France en confiant les clés de la politique de la ville aux musulmans eux-mêmes. En mai 2018, très habilement, notre président a d’abord rejeté le rapport Borloo qui préconisait de réitérer une politique qui a d’ores et déjà échoué ; une politique consistant à acheter la paix sociale à coups de milliards d’euros dans les banlieues et les « no go zones » françaises. Emmanuel Macron a fait mieux : il a créé le Conseil présidentiel des villes, une structure de conseil politique, composée en majorité de notables musulmans et pour le reste de représentants d’associations qui travaillent dans les banlieues. Cette instance saura, on n’en doute pas, infléchir progressivement les fonds et les structures qui caractérisaient l’ancienne politique de la ville, vers des projets plus conformes aux vœux d’autonomisation des islamistes. Rien n’est définitivement établi car on ne bouscule pas aisément des institutions (Caisse des dépôts) et des dispositifs financiers (Agence nationale pour la rénovation urbaine, ANRU ; Office français de l’intégration et de l’immigration, OFII…). Mais, par impulsions successives, il n’est pas exclu que ce Conseil présidentiel, qui se réunit tous les deux mois, sache faire les bons choix.

Rappelons que cette idée de confier les clés de certaines villes aux associations (musulmanes) n’est pas nouvelle. Elle a été formulée pour la première fois par le conseiller d’État Thierry Tuot, dans un rapport intitulé La grande nation : pour une société inclusive, remis en février 2013 au Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault. La principale proposition du rapport Tuot consistait précisément à transférer l’exercice de la politique de la ville aux associations, le rôle de l’État consistant seulement à les subventionner.

Pour compléter le dispositif, deux cavaliers législatifs ont été votés dans la « Loi de confiance », fin juin 2018. Le premier a aboli une large partie de la loi de 1905 sur le financement des cultes en dispensant les associations culturelles d’avoir à se déclarer comme groupes de pression. Cette mesure ouvre donc clairement la voie à un lobbying sans traces. Quant au second, il autorise les cultes à louer des biens immobiliers légués aux églises en contravention de la loi de 1905. Cette fois-ci, c’est un financement capitalistique des cultes qui se trouve ainsi permis.

Finance-toi toi même
La troisième étape est à venir et a fait l’objet d’une fuite dans Le Monde. Elle concerne l’autonomisation financière du culte musulman avec la taxation du hallal et des pèlerinages. Le projet tel qu’il se dessine à partir de cette note vise à supprimer toute anarchie dans les financements accordés par les pays d’origine. Il entend en outre construire un clergé musulman, franco-français sur le plan financier qui s’affirmerait respectueux – sur le papier – de la tradition républicaine. Mais quand on sait que l’imam de Brest, celui qui déclarait que la musique transformait l’auditeur en singe et en porc, est devenu en 2017, « référent-laïcité » diplômé de l’Université de Rennes, il est permis quelques doutes sur l’objectif recherché. La nomination d’un grand imam en la personne de Tareq Oubrou, Frère musulman à visage humain, constituerait la clé de voûte d’un édifice qui une fois finalisé correspondrait à un petit califat à la française. Le gouvernement aurait alors sans doute l’interlocuteur musulman qu’il cherche depuis vingt ans. Toutefois, sera-t-il encore en position de négocier quoi que ce soit puisque tout aura été consenti au préalable ? En effet, dans ce dispositif tout entier composé de carottes, aucun bâton n’a été pensé ni inséré.

En 1627, le cardinal de Richelieu a pris d’assaut La Rochelle, pour ramener les protestants dans le giron de l’État. En 2018, Emmanuel Macron fournit l’argent, le ciment et les pierres aux Français musulmans pour qu’ils bâtissent les murailles de leur citadelle communautaire, loin, très loin de la République et de la nation.
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Dim 26 Aoû 2018, 04:35

Et si on arrêtait d’opposer laïcité et religions?
Pour une laïcité de droit divin !
par
Aurélien Marq
- 18 août 2018

Plus précieuse que jamais, la laïcité ne pourra être préservée que si elle est comprise.

En particulier, il est temps que l’on cesse enfin de l’opposer stérilement « aux religions », faute de quoi la partition qu’évoque Laurence David deviendra inévitable, résultat d’une attitude malsaine de part et d’autre s’entêtant à se focaliser sur les croyances au lieu de se concentrer sur les valeurs.
Pourtant, si l’on veut bien se donner la peine d’être attentif, le constat est simple : certaines religions soutiennent les valeurs fondamentales de la République, d’autres les combattent.
(Au) nom de Dieu !
C’est vrai aussi en dehors des religions. La gauche laïque elle-même est partagée entre l’attachement réel à la démocratie et la tentation totalitaire : penser avec le peuple, ou penser à sa place. Choisir le libre-arbitre, la responsabilité et l’émancipation de chacun, ou préférer les assignations identitaires, qu’elles soient socio-culturelles, ethniques, sexuelles ou, justement, religieuses.
Et c’est également vrai au sein même des religions, même si de l’une à l’autre le poids relatif des véritables humanistes varie considérablement, et qu’ils sont plus ou moins en accord avec les principes fondateurs qui définissent historiquement leur religion. Malgré leurs évidentes divergences, Eugénie Bastié, Koztoujours, Abdennour Bidar, Henda Ayari, Delphine Horvilleur, Matthieu Ricard et Michel Onfray ont plus en commun entre eux qu’avec les prélats complices de trafics d’enfants au Canada, Marwan Muhammad ou, dans un tout autre registre, Edwy Plenel. Vouloir les regrouper en fonction de leurs affiliations religieuses plutôt que de leurs engagements éthiques serait absurde.
Disons-le simplement : ce qui compte n’est pas le nom que l’on donne à son dieu, mais les valeurs que l’on défend en son nom. Qu’il y ait souvent un lien direct entre les deux ne doit pas conduire à les confondre, ni à inverser l’ordre d’importance.

L’équilibre des valeurs
Il faudra bien que le « camp laïque » se décider à distinguer ce qui doit l’être, et à comprendre que la neutralité de l’État, qui fait partie de la laïcité, est une neutralité envers les croyances mais certainement pas envers les valeurs. Et que la laïcité elle-même repose sur des présupposés et des choix philosophiques mais aussi, dans une large mesure, théologiques.
De même, il faudra bien que « les religions » qui ne l’ont pas encore fait admettent que la laïcité les protège bien plus qu’elle ne les contraint, et surtout qu’elle mérite d’être défendue autant pour des raisons de foi que de civisme.

Car si c’est l’implantation massive de l’islam sur notre sol qui nous interroge en premier lieu, les autres religions ne sont pas pour autant épargnées.
Le judaïsme et nos concitoyens juifs subissent, parfois tragiquement, les contre-coups de la situation politique en Israël et en Palestine, et d’un antisémitisme aux multiples facettes (chrétien très rarement, néonazi de manière résiduelle, d’extrême gauche ou complotiste plus souvent, et désormais marqueur identitaire dans la jeunesse des quartiers essentiellement arabo-musulmans, issu aussi des mises en accusation systématiques des juifs dans le Coran, de la vieille alliance à la fois opportuniste et idéologique entre le régime nazi et les islamistes, etc).

Le christianisme, en particulier l’Église catholique, voit durement secoué l’équilibre qu’il avait fini par trouver avec la République. Certains s’inquiètent, et se demandent sans forcément oser le dire si l’islam ne finira pas par faire au christianisme ce que le christianisme a fait aux religions qui l’ont précédé avec l’édit de Théodose1, la profanation de l’Irminsûl ou les croisades baltes2. N’est-ce pas d’ailleurs ce que fait depuis toujours l’islam, à des degrés divers, partout où il en a le pouvoir ? D’autres regardent le « retour du religieux » avec un mélange d’espoir et de naïveté : « Nous avons tous le même dieu », disent-ils, oubliant que « Zeus est le seul dieu » et « Typhon est le seul dieu » ne sont pas des phrases équivalentes. Et lorsque le « camp laïque » veut censurer la croix sur la statue d’un pape ou les crèches de Noël avec autant sinon plus de fougue que les prêches djihadistes, les chrétiens républicains sont poussés à renier leurs propres valeurs pour faire cause commune avec des groupes fort peu humanistes, de leur religion ou d’autres.

Les cultes ouvertement polythéistes sont généralement oubliés, du bouddhisme à l’hindouisme en passant par le shintô et les diverses religions païennes ou néo-païennes. Athées et agnostiques se sentent mis sur la touche, presque délégitimés, alors que leur soif de vérité et de justice peut être aussi profonde que celles de bien des croyants. Quant à nos concitoyens musulmans, leur situation n’est guère enviable, tiraillés pour beaucoup entre les préceptes de la religion de leurs origines, c’est-à-dire la charia, et la culture du pays où ils vivent, la France, les deux se référant à des valeurs plus souvent opposées que compatibles.

Liberté et émancipation
Dans un tel contexte, la laïcité revêt une sensibilité toute particulière. Après tout, si les mouvances racialistes et islamistes s’attachent tant à la combattre, c’est bien qu’elle est un rempart contre ce qu’ils promeuvent : l’assignation identitaire, notamment raciste ; le communautarisme au détriment de l’universalisme ; la haine de l’Occident ; le totalitarisme islamique.

La laïcité « à la française » est un excellent système, qui se montre bien supérieur aux alternatives que d’aucuns tentent généralement de promouvoir, en particulier le communautarisme à l’anglo-saxonne. Mais trop souvent on la considère uniquement comme une réaction républicaine inspirée des Lumières contre le catholicisme alors dominant et les freins qu’il mettait (à l’époque) à la liberté de pensée. C’est en partie vrai, mais c’est confondre les conditions de la résurgence d’un idéal avec l’essence de cet idéal. Elle serait aussi anticléricale, et plus athée qu’agnostique. Rien n’est plus faux.
En effet, le cœur de ce que nous appelons aujourd’hui laïcité est bien antérieur à la France ou au christianisme, et se marie fort bien avec une profonde vénération du divin. Il existe en effet une description fort ancienne et pratiquement parfaite de ce que devraient être les rapports entre la République et les religions. Écrite là où l’Occident puise une bonne part de ce qu’il a de meilleur, elle est sans doute l’acte de naissance de la laïcité en même temps qu’un hymne éclatant à la sagesse divine.
Pour l’essentiel, la laïcité repose sur deux principes : liberté et émancipation.
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 27 Aoû 2018, 15:31

Catho, musulmane, laïque: choisissez votre tribu française
Notre pays court droit à la partition
par
Laurence David
"La vie n'est pas un long fleuve tranquille".

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Dans notre société travaillée par les communautarismes, tout concorde à fragmenter la société en trois grands piliers : laïque, catholique et musulman. Un multiculturalisme latent sous la houlette d’Emmanuel Macron réunit superficiellement tout ce petit monde sous la bannière de la start-up nation. Analyse de la partition en cours.
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Le roi danse. Arabesques, balancés, entrechats et jetés. En face, les lobbyistes de la laïcité tentent de s’ajuster à la chorégraphie du « Et en même temps ». Un Conseil des Sages par-ci, une visite chez le Pape par-là, une loi de confiance et une tournée des imams… Virevoltante sarabande dont la partition semble changer de tonalité à chaque mesure. Mais cette ouverture à la française, toute baroque qu’elle soit, est peut-être bien moins l’œuvre d’un Lully que d’un Abraham Kuyper.
Nul doute que ce pasteur néerlandais, idéologue de la pilarisation, aimerait cette approche segmentée, touchant différents secteurs de la société, concourant au cloisonnement en « piliers » des principales familles de pensée religieuses, philosophiques ou politiques d’un pays. C’est selon ce principe que se sont structurés les Pays-Bas où l’on peut, comme il le souhaitait, rester dans son pilier « du berceau à la tombe », en naissant dans une maternité, poursuivant un cursus scolaire, adhérant à un syndicat ou un parti politique, regardant des chaînes télévisées clairement rattachées à des structures catholiques, protestantes ou laïques selon son appartenance, le tout chapeauté par le corpus des valeurs communes de la Nation réduit au strict minimum. Il en va de même pour la société belge.
Est-il possible de « pilariser » ainsi la France en sculptant dans notre république une et indivisible trois piliers : catholique, laïque et musulman ? Envisager en système structuré les mesures disparates prises depuis le début du quinquennat rend l’hypothèse crédible.

L’école, fourrier du communautarisme
L’éventuel futur pilier laïque a été doté d’un référent dont le nom, rassurant et majestueux, donne des gages de l’importance accordée à son rôle : « Conseil des Sages de la laïcité ». Persuadé d’agir pour l’ensemble de la société, cet organe a rédigé une compilation des règles actuelles en matière de laïcité à l’école. Les possibilités offertes aux religieux les plus intrusifs d’imposer la marque visible de leur choix spirituel dans l’enceinte de l’école apparaissent nombreuses dans ce vademecum. Le constat y est fait que l’appréciation du caractère prosélyte est laissée à la subjectivité du directeur d’école. Les rédacteurs ne disposaient ni des crédits ni du temps nécessaires pour évaluer l’état des troupes en charge de mettre en application les textes de loi sur le terrain. Ces aristocrates de l’éducation n’avaient jamais expérimenté, par eux-mêmes, le courage physique et la force psychologique requis pour affronter quotidiennement, au portail d’une école, la pression de parents d’élèves, voire celle de collègues ayant fait le choix politique des accommodements déraisonnables, dans des quartiers où, rappelons-le, même la police n’est plus respectée.
Parce qu’ils ont quelque peu surévalué le nombre de hussards et oublié leur contexte d’exercice, leur vademecum de la laïcité va conduire à une involontaire et discrète partition de l’école, renvoyant définitivement celle des territoires perdus à une assignation identitaire. La création récente d’un « référent laïcité », au chaud dans un bureau de l’inspection académique, ne changera rien à la donne. Les particularismes scolaires y sont déjà nombreux : CP à effectifs réduits, enseignement de l’arabe et du turc délégué par l’éducation nationale à des pays étrangers sans réel contrôle des pratiques de classe, stratégies d’évitement des sujets litigieux (suppression du sport pendant le ramadan, de certains thèmes de science ou d’histoire ou signalement à l’avance des jours où l’on va les aborder afin de laisser la possibilité de soustraire son enfant à ces leçons…). Le vademecum vient de confirmer que peuvent s’y ajouter le port de signes religieux pour les accompagnateurs de sorties scolaires, les intervenants extérieurs, les participants à l’espace-parents à mettre en place dans l’enceinte de l’école. De toute façon, en cas de refus d’ajustement de l’école de la république aux usages et exigences locales, la possibilité pour le tissu associatif local de développer son propre réseau d’écoles sera là. Nulle raison que l’offre de formation hors système classique se limite à la pédagogie Montessori dans les quartiers bobos. L’article 38 de la loi pour un Etat au service d’une société de confiance proposant « des mesures de clarification et de modernisation du statut des cultes, en renforçant leurs ressources  et […] autorise les associations cultuelles à détenir tout immeuble acquis à titre gratuit », une telle évolution devrait se trouver grandement facilitée. Cela devrait achever de convaincre les équipes pédagogiques du secteur public de la nécessité d’être accommodantes par crainte de voir fuir leurs élèves vers des systèmes d’enseignement parallèles.

Une cuillère pour les catholiques
Restait à consolider l’école du pilier catholique : c’est chose faite avec l’obligation de l’instruction dès trois ans qui permettra à cette dernière de voir affluer de nouveaux financements publics. En effet, conformément à la loi Debré de 1959, les municipalités assument la charge des frais de scolarité pour les enfants de leur commune, équitablement, qu’ils soient dans des structures publiques ou privées sous contrat. L’instruction n’étant, jusqu’à présent, obligatoire qu’à partir de 6 ans, cette obligation ne concernait que les écoles élémentaires. Avec cette nouvelle mesure, les financements publics communaux couvriront également les écoles maternelles privées sous contrat. «Dans notre mythologie républicaine, l’école maternelle n’occupe pas toute la place qu’elle pourrait occuper. Elle est et sera d’avantage à l’avenir un moment fondamental de notre parcours scolaire» a déclaré Emmanuel Macron aux Assises de la maternelle en mars dernier. N’en doutons pas, puisque dans une France pilarisée, l’école jouera le rôle le plus important : celui de garantir à chaque individu une porte d’entrée précoce dans son pilier, à l’âge où s’intègrent les normes et usages de la vie en société.
La rigidité de chaque pilier doit être assurée par la mise en place de diverses structures dont l’importance  permet de réduire le commun républicain au strict minimum. Le discours des Bernardins a permis de raffermir le rôle de l’architecture du monde catholique, légitimant par symétrie la volonté récemment exprimée de construire un Islam de France. Les grandes lignes annoncées devraient permettre d’obtenir une bonne étanchéité du domaine islamique : tout reposerait sur une Association pour l’Islam de France composée de Français de confession musulmane qui serait financée par des fonds issus d’une taxe sur les produits Halal, les agences de voyages spécialisées dans le pèlerinage à la Mecque et les dons des fidèles, l’objectif affiché étant d’émanciper l’Islam de la tutelle de l’Etat.

Des syndicats victimes de l’entrisme islamiste

Simultanément, l’entrisme islamiste qui utilise pour l’instant le véhicule des syndicats pour peser sur la vie des entreprises devrait à terme parvenir à faire émerger un syndicalisme musulman dont les revendications iront, sans doute, bien plus loin que l’intransigeance sur le repos dominical de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens. L’étage syndical des trois piliers prendra alors corps. Celui des médias est déjà acté pour les musulmans, les paraboles ayant depuis longtemps assuré le séparatisme en matière d’information et de divertissement télévisuel. Enfin, le tissu associatif propre à chaque pilier rendra l’accès à bien des services totalement conformes aux exigences les plus strictes de sa communauté.
Mais l’aspect le plus machiavélique de cette stratégie de partition de la France réside en deux points. Le premier est la séduction qu’elle peut présenter pour un peuple à l’âme jacobine : la volonté affichée d’asseoir le système sur des structures définies peut rassurer les réfractaires à la société multiculturelle ultralibérale tous azimuts à l’anglo-saxonne. Le second est l’habile exploitation de la ligne de faille qui parcourt le camp des associations de défense de la laïcité, séparant ceux qui donnent à la Nation et à son histoire une place centrale de ceux qui se placent dans une perspective multiculturelle.

Des laïques ingénus

Ainsi, la mouvance de défense de la laïcité, canal historique, et les théoriciens de la « tenaille identitaire » se font-ils les alliés involontaires de la pilarisation de la société. En effet, leur foi béate en l’attractivité de leurs valeurs qu’ils pensent capable de ramener spontanément tout citoyen vers les Lumières et leur multiculturalisme latent les rendent étrangement muets, voire accommodants sur certains points tels que le port du voile par les adultes intervenant en milieu scolaire. Ceci concourt à banaliser cette pratique emblématique du pilier musulman, l’isolant de ceux dont l’égalité homme-femme est une valeur clé. Symétriquement, l’amalgame qu’ils pratiquent entre les tenants d’une ligne identitaire dure et les laïques simplement attachés à la Nation, contribue à rejeter ces derniers vers le pilier catholique. Par confort intellectuel, ils maquillent en fruit d’une ouverture d’esprit ces petits renoncements qui servent la stratégie d’un islam moyenâgeux dont les pratiques rétrogrades sont les vecteurs d’une infiltration calculée des esprits. Avec la fermeté d’un commissaire politique, cultivant volontiers le mépris de la caste des érudits citoyens du monde pour les idées du peuple, ils s’emploient à museler tout questionnement sur la compatibilité interculturelle. Convaincus d’être seuls détenteurs de la vérité laïque, ils s’emmurent donc eux-mêmes au creux de ce que leurs lunettes idéologiques les poussent à voir comme une « tenaille identitaire »,  facilitant la politique de segmentation de notre société. Ces défenseurs de la laïcité, bien qu’ils soient persuadés d’être les garants de la dimension universaliste qu’ils lui prêtent, préparent donc, malgré eux, son reflux dans son futur pilier de cantonnement.

Multiculturalisme pour tous
Il y a donc fort à parier qu’Emmanuel Macron, conscient de la compatibilité entre leur multiculturalisme idéologique et son monde libéral sans frontières,  choisira de faire de leurs associations et autres think-tanks fraichement créés les interlocuteurs de référence de son pilier laïque, d’autant plus aisément qu’en cette période de disette pour les naufragés du Parti socialiste, les vocations de devraient pas manquer pour se remettre en scène.
Jupiter obtiendra ainsi un temple posé sur trois piliers, dont le tympan commun sera réduit à minima, et n’inclura plus la laïcité, qui ne subsistera vraiment que dans un pilier laïque taillé sur mesure pour s’épargner les questions qui fâchent sur la compatibilité de certaines pratiques avec le socle des valeurs de la France ciselé par l’histoire.
Pourtant n’oublions pas : Molenbeek a été façonné par la pilarisation de la société belge. Les Pays Bas, tentant de rompre avec ce système,  ont mis en place une nouvelle politique d’intégration qui insiste plutôt sur la « citoyenneté commune » appliquée aux immigrés, suggérant que « l’unité de la société doit être fondée sur ce que ses membres ont en commun […], à savoir le fait que les gens parlent néerlandais, que chacun se conforme aux normes néerlandaises fondamentales »1.  A la lumière de ces expériences, la plus grande prudence devrait donc être de mise avant d’entrainer la France dans une telle libanisation. C’est une nation dont le peuple a fait le choix d’être uni sous trois couleurs et non embastillé dans trois piliers. De son histoire est née une république « une et indivisible ». Toute action contribuant à la fragmentation de la France constitue donc une atteinte à ce principe fondateur et, très probablement, à l’expression de la volonté de ses citoyens.

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et "en même temps"on nous fera la leçons sur les "valeurs de la république" dont tout le monde se fout... mais que l'on sort de la naphtaline selon les besoins pour traquer l'adversaire politique dérangeant.
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Sam 01 Sep 2018, 00:15

LAÏCITE EN PERIL, REPUBLIQUE EN DANGER.

Un sujet brûlant d’actualité remet en cause l’équilibre des pouvoirs de la Vième République, l’état de droit garant des libertés essentielles inscrites au patrimoine génétique des Français se rend complice d’une odieuse falsification de l’histoire, d’une forfaiture envers ses concitoyens en emboitant le pas à la propagande sinueuse de l’Islam, en adaptant notre mode de vie à celui de la communauté musulmane!
Ce navrant constat mérite d’être dénoncé avec fermeté , car il s’inscrit dans la durée (+ de 50 ans de mensonges, de reculades et les responsables sont connus) qui roule pour qui, on le sait bien (de combien de barils disposes-tu, parodie des propos de Staline au Pape) , l’état laïque favorise la multiplication des mosquées (+ de 2400?), même celles qui sont illégales, la cession des églises à l’islam ou leur destruction sous différents prétextes, l’état laïque (élus, municipalités complices de droite comme de gauche pour gagner l’électorat musulman) intervient pour mettre en place de façon arbitraire un Islam de France et surtout l’implanter durablement en accueillant des Imams étrangers, prêcheurs de haine, de quel droit? On peut parler de forfaiture et même de haute trahison des intérêts de la Nation!

A quoi tient ce déséquilibre, ce deux poids, deux mesures qui laisse un sentiment partagé par tous de gâchis et de tromperie! Ce laisser aller met en péril la concorde sociale et le pacte républicain semble rompu! Comble de cynisme au royaume de Tartuffe on va même jusqu’à parler d’une mise en place d’un concordat avec l’Islam, ce qui donne une idée de l’état de délabrement et de lâcheté d’un état défaillant!
Ce n’est pas être complotiste que de dénoncer cette incompréhensible soumission d’une oligarchie coupée du peuple, caste aveugle qui joue contre son peuple! Ce système pourrit-il par la tête, les élites, les intellectuels, les défenseurs de la démocratie, les politiques sont absents et cruellement muets!

Ce gouvernement de mauvais gestionnaires trahit les intérêts du peuple et ne tient aucun compte des inquiétudes, des avertissements, des protestations des citoyens qui voient s’installer des méthodes non conformes au simple bon sens et à l’intégrité, des méthodes dignes d’un état voyou que la morale réprouve (affaire récente qui a fait scandale) et tout à fait inégalitaires qui mettent en péril le système éducatif républicain par l’instauration d’un système parallèle privé (encore un) qui échappe à tout contrôle (non content de laisser prospérer foyers, associations culturelles et écoles coraniques illégales, corruption des élus), on encourage des zones de non-droit, foyers de rébellion, de dénigrement systématique de la loi au moyen de financements occultes avec délits d’initiés et trafics d’influence.

Le risque est majeur de voir à court terme s’écrouler tout le système comme un château de cartes, tant la pression communautariste se fait violente et hargneuse, devant un pouvoir fragile et lâche qui cède sur toute les positions! L’indécision du pouvoir face au problème des migrants ne fait qu’envenimer les choses et encourage ceux qui participent activement à la désintégration sociale, cela fait bien longtemps que l’on ne parle plus d’intégration réussie!

Nous assistons à la mise en cause en direct de nos lois, de nos traditions bafouées et piétinées par un adversaire haineux et fourbe qui se rit de nous! Non respect de lois existantes avec le port du voile islamique, le fameux vivre ensemble n’est plus à l’ordre du jour, les phénomènes de violence se multipliant! L’afflux brutal de migrants sème chaos et désordre!

Dis-moi combien tu vaux et quel est le prix de ta conscience, indice de vénalité mis en application gratuite sur l’iphone de la bien pensance, la pesée des âmes nous offrira bien des surprises! La politique suivie nous donne un avant-goût de l’enfer qui nous attend, pas un jour sans délit, sans meurtre, des faits divers en cascade avec un cortège de victimes innocentes sacrifiées aux adeptes d’une religion du crime et du sang! Entre la voiture bélier, la ceinture explosive, la Kalachnikov et le couteau des bouchers à la petite semaine vous avez le choix! Le pays s’adapte à un mode de vie qui n’est pas le notre!

« En même temps » l’appareil d’état, ses représentants du plus haut rang: ministres, députés, sénateurs préfets, hauts-fonctionnaires, élus, politiques tous reculent en panique, transigent, travestissent la réalité par de vils mensonges qui transforment les victimes en accusés, les délinquants en héros (le maître mot étant: islamophobie, terme usité par les suppôts de l’enfer islamique) ces misérables traitres ferment les yeux pour ne pas indisposer l’adversaire vindicatif qui avance ses pions jour après jour pour paralyser le système!

Ce manque de lucidité politique, idéologique, intellectuelle de nos dirigeants tétanisés dès que l’on aborde le sujet de la place de l’islam dans notre société choque et interpelle, comment peut-on tolérer un tel dysfonctionnement du réseau éducatif, en dépit de certains efforts trop timides, un ministre chasse l’autre certes, mais les faits sont là et le point de non-retour est atteint! Les dernières lois proposées par Madame Schiappa représentent un danger majeur pour l’équilibre des genres (sans rire), les masques tombent d’une société qui prône la liberté de faire ce que bon lui semble « no limits » à la satisfaction des caprices les plus farfelus! Qui fait l’ange fait la bête, la barbarie frappe à nos portes et nous nous délectons de lois absurdes!

Sans oublier les laïcards de service (crypto-bobo-sado-maso mondialistes neuneus) qui n’hésitent pas à combattre les tares de l’église catholique d’autrefois (bel argument d’une malhonnêteté exemplaire, tout est bon pour ces cochons distillateurs du poison et de la propagande!) ils oublient étrangement les crimes de l’islam, même attitude chez nos féministes pétrifiées par le sel de l’idéologie des ténèbres, les communautaristes couvrent d’un voile pudique les aberrations de l’Islam et la violence faite aux femmes depuis 15 siècles!

Question 1: une religion encore minoritaire sur notre territoire (l’islam) peut-elle se substituer à la gestion républicaine et laïque, la charia islamique peut-elle passer par-dessus la loi et faire disparaître d’un coup de baguette magique les autres religions? L’intolérance religieuse c’est la fin programmée des libertés et l’esclavage pour tous!

Question 2: l’état laïque peut-il aider ou favoriser l’implantation d’une nouvelle religion qui veut sa perte? (la réponse est évidente, l’état ne peut se rendre complice d’un suicide, c’est absurde!) L’absence de logique trahit un état de décomposition, une déroute intellectuelle, une faille spirituelle sans appel de nos dirigeants! (Science sans conscience…)

Question 3: le 21 siècle verra-t-il s’instaurer un régime théocratique avec la charia pour tout potage en Europe, tout porte à le craindre et nous voyons les troupeaux bêlants d’un conformisme peureux suivre la trique islamiste, serons-nous islamisés et morts spirituellement?

Un peuple épris de liberté et de justice restera-t-il intransigeant sur les principes d’honnêteté et de justice sociale et acceptera-t-l plus longtemps cette manoeuvre frauduleuse qui conduit la république au désastre final, à la guerre civile?
Une seule issue résister à l’islamo-fascisme, reprendre courage pour s’opposer à la république islamique synonyme d’état barbare qui menace et chasser la caste mondialiste!

Par charité je ne vais pas passer en revue, ni nommer la pléiade d’aigrefins, de pleutres galonnés, canailles emplumées et empapaoutées impliquées dans des manoeuvres sordides (corruption?) sans oublier des ONG (pourvoyeuses d’esclaves, négrières) qui se discréditent aux yeux des citoyens par une collaboration honteuse avec notre pire ennemi, celui qui veut la perte de notre mode vie, l’extinction de nos valeurs pour nous soumettre à une loi qui n’est pas la notre et ne le sera jamais (esclavage et soumission des femmes, polygamie, destruction de notre liberté de culte, de notre culture et de notre civilisation fondée sur les libertés acquises et sur les droits de l’homme) ces simples raisons font que l’Islam ne convient pas à notre pays qui est une terre chrétienne et le restera si nous le souhaitons! Cette transfusion artificielle de populations ne réussira qu’à détruire et affaiblir le pays!

Pour finir le sinistre Erdogan ne menace-t-il pas l’Autriche d’une guerre de religion sanglante, lutte du croissant contre la croix? Cela nous ramène en arrière (16 s), allons-nous accepter la tyrannie et la sauvagerie de pays arriérés? Ce n’est pas nouveau d’après Molière l’image reste gravée dans les esprits, « qu’allait-il faire dans cette galère avec un Turc? ».
L’heure des choix approche, les masques de l’incurie vont-ils tomber au prix d’un bain de sang?
Fluctuat nec mergitur!
L’islamo-fascisme ne passera pas!!!
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 10 Sep 2018, 03:24

Vers une nouvelle jurisprudence sur le port du voile en France ?
Samedi 8 septembre 2018 à 17:25 93

Laïcité. La Cour de cassation a fait savoir qu’elle allait prendre en compte les remarques de l’ONU sur l’affaire de la crèche Baby-Loup, dont une employée voilée avait été licenciée.

Condamnée pour « discriminations envers les musulmanes » par le Comité des droits de l’homme de l’ONU, qui s’est penché sur l’affaire de la crèche Baby-Loup, la France plie l’échine. Après avoir validé en 2014 le licenciement de la salariée voilée, la Cour de cassation a décidé de tenir compte de l’analyse très critique rendue par les Nations unies, rapporte Le Monde ce samedi 8 septembre.

Pas d’obligation juridictionnelle
La nouvelle a été annoncée par Bertrand Louvel, président de la plus haute juridiction du pays, aux magistrats du siège du parquet, lundi 3 septembre. En 2008, la justice française avait fini par donner raison à l’employeur de la jeune femme, estimant que le licenciement ne résultait d’aucune discrimination religieuse, mais de l’application du règlement interne qui imposait la neutralité aux salariés. Si le Comité des droits de l’homme n’est pas une instance juridictionnelle, la France pourrait bien tirer les enseignements de ces « constatations » apportées le 10 août dernier, en faisant notamment bouger les lignes de la jurisprudence au sujet du port du voile au travail.

Selon l’instance internationale, « le port d’un foulard ne saurait en soi être considéré comme constitutif d’un acte de prosélytisme », celui-ci ne constituant pas « une atteinte aux libertés et droits fondamentaux des enfants et des parents ». Par conséquent, la décision de licencier l’employée « n’est donc pas une mesure proportionnée à l’objectif recherché ». Si la France décidait de ne pas se plier aux exigences formulées, le pays pourrait se voir reprocher de ne pas respecter le pacte international qui l’engage depuis 1976, à savoir le pacte de l’ONU sur les droits civils.

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et on nous parle de l'autorité de l'état et de la souveraineté de la France... Les dégonflés sont aux manettes.

Pour ce qu'il en est de l'état laïc excusez moi je suis tordu de rire !

J'attend que l'ONU le machin... condamne les états musulmans pour leur intolérance religieuse et là on commencera à prendre ces pantins au sérieux
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 10 Sep 2018, 03:41

Mais que fait le Comité des droits de l’homme de l’ONU ?

Citation :
A Tunis, la bataille des mariages mixtes

Par Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)

LE MONDE Le 03.09.2018

Les youyous, aussi stridents que roucoulants, résonnent dans le vaste hall de la mairie. Le couple béat, lui cravate rayée sur une chemise rose, elle drapée dans une mousseline immaculée, s’avance à pas timides sur le sol carrelé. C’est la saison des mariages en Tunisie, et la mairie du Kram, commune située au nord de Tunis, reste ouverte tard le soir. Il faut bien accommoder tout le monde.

Dans son bureau du premier étage, Fathi Laayouni, qui affectionne les chemises couleur fuchsia, a étalé devant lui des feuilles noircies de notes. Des passages sont ostensiblement soulignés au rouge. L’homme, avocat de son état, s’apprête à plaider. Avant de s’élancer, une dernière amabilité : il sert dans une soucoupe un baklawa, gâteau en losange farci de pistache et fruits secs, qui languit sous sa patine de miel. Nous voici au cœur de l’« Emirat islamique du Kram ». L’appellation est sévère. On la doit à une chroniqueuse du site d’informations Businessnews qui ne porte pas, à l’évidence, Me Laayouni dans son cœur. Elle a bien des raisons.

C’est que le maire du Kram, fraîchement élu (au printemps), est un personnage extrêmement controversé, y compris dans son propre camp islamiste. L’homme savoure sa sulfureuse réputation. Il s’y complaît, même si, homme de loi rompu aux arguties, il se prévaut surtout d’articles et d’alinéas, torsadés à souhait pour créditer une pensée foncièrement orthodoxe, un référentiel ultra-conservateur. Le scandale ne pouvait assurément venir que de lui. Il a éclaté au cœur de l’été, quand le maire du Kram a proclamé qu’il n’autoriserait jamais, au grand jamais, un mariage en son fief entre une Tunisienne et un non-musulman.

Son diktat municipal est un défi ouvert lancé au président de la République lui-même, Béji Caïd Essebsi, qui s’était personnellement engagé à dépoussiérer une pratique administrative ouvertement discriminatoire. En Tunisie, l’homme avait le droit d’épouser une non-musulmane. Mais l’inverse était proscrit. Les Tunisiennes étaient interdites d’union avec un non-musulman. Ainsi l’avait formalisé, en s’inspirant d’une tradition musulmane ancestrale, une circulaire datant de 1973 diffusée par le ministre de la justice de l’époque. A l’automne 2017, le chef de l’Etat, adepte d’une vision moderniste du statut de la femme, a ordonné l’abrogation de la circulaire, légalisant du coup le type de mariage mixte (avec la Tunisienne comme épouse) jusque-là prohibé.

Me Laayouni, l’« émir » du Kram, n’en a cure. Il est entré en résistance. Il a ordonné à ses services d’état-civil de refuser ce profil de mariage. Il invoque une lecture particulière de l’article 5 du Code du statut personnel datant de 1956 – héritage du « Père de la nation » Habib Bourguiba, pourtant d’ordinaire célébré comme progressiste – et bien sûr la Constitution de 2014. Celle-ci postule que l’Etat a pour responsabilité de « protéger le sacré » (article 6). Cela suffit à Me Laayouni pour affirmer qu’il ne fait « qu’appliquer la loi ». Et que l’infamie vient des autres, cette « minorité d’extrémistes » qui veut « éliminer la religion » de son interprétation de la Constitution, qui s’emploie à « détruire la famille et la morale ».

Fathi Laayouni est un symptôme, celui du réveil du courant d’opinion islamiste en Tunisie, qui avait fait profil bas depuis 2013 – année charnière où la montée du salafisme violent avait provoqué en réaction une vaste mobilisation contre l’islam politique. Dans ce contexte, le parti Ennahda, issu de la matrice islamiste mais entré en alliance tactique début 2015 avec ses anciens rivaux modernistes, avait enjoint à ses partisans de pondérer leurs postures. La consigne de discrétion a tenu environ trois ans.

Depuis la victoire d’Ennahda aux élections municipales du 6 mai, la base islamiste redonne de la voix. Sa nouvelle hardiesse cause parfois des soucis à une direction du parti très préoccupée par son image auprès des Occidentaux, qu’il ne faut pas effaroucher. Me Laayouni est habile. Il invoque la Constitution et Bourguiba. Une pensée dure dans une enveloppe avenante.

Mais en face du maire du Kram se dressent d’autres édiles, aux antipodes de sa vision du monde. La bataille du mariage fait rage. A La Marsa, autre commune du nord de Tunis, le maire, Slim Meherzi, pédiatre « moderniste » sans affiliation partisane, vient de célébrer ostensiblement un mariage bigarré : celui d’une Tunisienne avec un Portugais catholique. Il en est très fier. Et il s’apprête à récidiver le mois prochain avec un Français. « Il faut être intransigeant avec l’application des principes constitutionnels », clame M. Meherzi.

C’est que sa lecture de la Constitution n’est pas celle de Me Laayouni. Lui retient plutôt la stipulation que l’Etat « garantit la liberté de conscience » (article 6), que la Tunisie est « un Etat civil fondé sur la citoyenneté » (article 2) et que « les citoyens et les citoyennes sont égaux en droits et en devoirs » (article 21). « Toute Tunisienne a le droit d’épouser qui elle veut : un athée, un bouddhiste ou peu importe », dit M. Meherzi.

Un autre maire, celui de L’Ariana, commune proche de Tunis, s’affiche lui aussi accueillant vis-à-vis des couples mixtes. Fadhel Moussa, professeur de droit et ancien élu à l’Assemblée constituante (2011-2014), lance une invitation : « Tous les couples sont bienvenus dans ma mairie. » Il n’a encore « marié » aucun couple mixte, mais il se dit prêt à le faire à la première occasion. « Pour moi, la foi relève du for intérieur », insiste-t-il.

Entre Le Kram, La Marsa, L’Ariana et bien d’autres communes encore, la Tunisie éprouve ses contradictions. La bataille des mariages mixtes est comme une nouvelle ligne de front idéologique. Elle se déploie dans les nervures d’un pays promu laboratoire des mutations sociétales de la rive méridionale de la Méditerranée.
https://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/03/a-tunis-la-bataille-des-mariages-mixtes_5349308_3212.html
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 10 Sep 2018, 20:03

Un rapport étudie les pistes pour lutter contre l'islamisme

Orange avec AFP, publié le lundi 10 septembre 2018 à 07h38

Selon l'Institut Montaigne, les salafistes "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes moins de 35 ans"

Financer l'islam de France par une "taxe halal", renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école... L'Institut Montaigne a présenté dimanche 9 septembre des propositions pour lutter contre le fondamentalisme qui "progresse chez les musulmans de France", selon son rapport.

L'auteur du rapport, Hakim El Karoui, a présenté sur RTL sa mesure phare, déjà évoquée depuis plus de deux ans par ce groupe de réflexion libéral: la création d'une Association musulmane pour l'islam de France (Amif).

Selon le nouveau rapport de l'Institut Montaigne, qui doit être adressé au président de la République et à tous les partis politiques, "les musulmans se sont enrichis, contrairement à ce qu'on croit et ils pratiquent beaucoup", a résumé M. El Karoui. Il y a donc "de plus en plus d'argent lié à la consommation: le pèlerinage, le halal, le don".


"L'idée c'est de créer une organisation neutre, indépendante des pays d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique, parce que c'est la mère de toutes les batailles", a développé le consultant. Cette structure pourrait notamment gérer une "taxe halal", idée maintes fois évoquée depuis les années 90 pour financer l'islam de France. "Il n'y a pas de taxe halal au sens où il y aurait un impôt prélevé par l'État", a expliqué l'ancien banquier. Le prélèvement serait géré par l'association et s'inspirerait de la "taxe de cacherout" de la communauté juive, gérée par les rabbinats et qui permet de certifier les produits "casher", a-t-il développé.

Islamisme : "Les premières cibles sont les musulmans", dit Hakim El Karoui sur RTLpar rtl.fr

L'association pourrait investir "dans la formation de cadres religieux, la construction pourquoi pas de certaines mosquées", a-t-il ajouté. Et rendrait un "service utile aux fidèles" en se posant comme "régulateur" des flux financiers, parfois "opaques" dans la communauté musulmane.

L'APPRENTISSAGE DE L'ARABE PASSÉ DE L'ÉCOLE À LA MOSQUÉE

M. El Karoui, qui a l'oreille d'Emmanuel Macron, préconise également de renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école publique. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux. Il a été multiplié par dix dans les mosquées, il faut savoir ce qu'on veut", a-t-il argué.

Son rapport constate "la progression de l'idéologie islamiste chez les musulmans de France", a-t-il résumé. Les salafistes - branche rigoriste de l'islam - "gagnent du terrain à l'intérieur de la communauté", surtout chez "les jeunes moins de 35 ans". La quasi-totalité des réponses sur Internet aux questions religieuses est fournie par des prédicateurs proches des salafistes, s'inquiète M. El Karoui, qui pointe aussi le développement de sites communautaires, d'hébergement ou de covoiturage "halal".

Ce rapport est publié alors que sont organisées jusque mi-septembre des "assises territoriales de l'islam de France" dans chaque département, sous l'égide des préfets, pour faire émerger des propositions inédites. À l'issue de cette concertation, "dès l'automne", l'exécutif donnera "à l'islam un cadre et des règles garantissant qu'il s'exercera partout de manière conforme aux lois de la République", avait déclaré début juillet Emmanuel Macron devant le Congrès réuni à Versailles.

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à fond dans le mur en claksonnant, le conducteur est aveugle et les passagers bourrés chantent "plus vite chauffeur"... en plus le bus n'est pas sur la bonne route !
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Clovis



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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 10 Sep 2018, 22:37

"renforcer l'apprentissage de l'arabe à l'école publique".

Il faudrait déjà renforcer l'apprentissage du Français, quand on sait qu'en 6ième un pourcentage non négligeable d'élèves ont du mal à comprendre un texte simple. C'est tout de même la langue du pays qui rassemble.

Il faudrait être un peu moins laxiste devant les exigences de certaines populations qui ne rendent pas primordiale la connaissance du français, la base pour une intégration plus facile. Pourquoi les asiatiques nombreux aussi en France n'exigeraient pas aussi de renforcer le chinois, japonnais !
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 10 Sep 2018, 23:29

L'arabe il est appris à la maison...
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Gérard

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Mar 11 Sep 2018, 00:00

L'astuce est bien connue. C'est l'oeuvre de Chevènement.
Un établissement qui dispense les enseignements du culte ne peut pas être subventionné par les collectivités laïques et républicaines. Mais si ces établissements CULTUELS ont à côté un service CULTUREL alors les choses changent. Il est possible à une commune de subventionner l'aide aux devoirs, les cours de cuisine ou l'apprentissage de la langue. Évidemment les frais de fonctionnement de l'établissement culturel (chauffage, éclairage, eau,...) se retrouvant confondus avec ceux de l'établissement qui dispense les cours.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Sam 27 Oct 2018, 12:38

Citation :
Les Irlandais votent l’abrogation du délit de blasphème

LE MONDE | 27.10.2018 à 00h19 • Mis à jour le 27.10.2018 à 01h33 | Par Philippe Bernard (Londres, correspondant)

En un nouveau signe de rupture avec la domination de l’Eglise catholique, les Irlandais ont massivement approuvé par référendum, vendredi 26 octobre, l’abrogation de la disposition de leur Constitution faisant du blasphème un délit. Par 69 % des voix, selon une première estimation publiée dans la soirée par le Irish Times, les électeurs ont fait disparaître l’article 40.6.1 de la loi fondamentale qui punissait de 25 000 euros d’amende tout outrage fait à la religion. En revanche, 31 % des électeurs ont voté pour maintenir le délit de blasphème lors d’un scrutin marqué par une faible participation.
---/---
La criminalisation du blasphème avait été introduite en 1937 dans la Constitution de la toute jeune République d’Irlande, à une époque où l’Eglise catholique tenait de fait les rênes de l’Etat, tout juste né après la libération de la colonisation britannique. « Le fait de rendre public ou de proférer tout propos blasphématoire, séditieux ou indécent est un délit punissable selon la loi », disposait le texte. Lourd symbole de l’emprise du clergé, l’article en question n’avait toutefois jamais abouti à une condamnation.

En 2015 pourtant, la police irlandaise avait ouvert une enquête, sur plainte d’un téléspectateur, à la suite des propos de l’acteur et réalisateur britannique Stephen Fry sur RTE, la télévision publique irlandaise. Interrogé sur ce qu’il dirait à Dieu s’il avait la chance de le rencontrer, Stephen Fry avait répondu : « Je lui dirais : “le cancer des os chez les enfants, qu’est-ce que cela signifie ? Comment as-tu osé créer un monde où il y a tant de souffrance (…)? ”» Puis l’acteur s’était demandé « pourquoi il respecterait un Dieu capricieux, mesquin et stupide ». L’instruction avait été close après que la police eût conclu que trop peu de personnes s’étaient senties outragées par ces propos. En 2017, le ministre de la santé Simon Harris avait qualifié l’interdiction d’« absurde » et d’« un peu embarrassante ».

La disposition réprimant le blasphème, qui était en vigueur sous différentes formes depuis des siècles, avait pour la dernière fois donné lieu à sanction au début du XVIIIe siècle et les dernières poursuites diligentées pour ce chef dataient de 1855. Un prêtre affirmant avoir accidentellement brûlé une Bible avait alors été jugé et acquitté.

Au début d’octobre, l’Eglise catholique d’Irlande elle-même avait reconnu que le texte était « largement obsolète » et que de telles lois avaient été utilisées « pour justifier la violence et l’oppression contre des minorités dans d’autres parties du monde ». Quant à l’Eglise d’Irlande (anglicane), elle a estimé que « la liberté religieuse est un droit humain fondamental mais que la liberté d’expres​sion(avec des limites) en est aussi un ».

Amnesty international et le Conseil irlandais pour les droits civiques, principale association de défense des droits de l’homme du pays avaient conjointement appelé à voter en faveur de l’abrogation. « La liberté d’expression se trouve au cœur de notre démocratie, et elle inclut le droit aux discours qui mettent en cause, voire ridiculisent les idées ou les institutions », estimaient les deux organisations dans un appel commun. Dans un article publié par le Irish Times, Roman McCrea, professeur de droit constitutionnel à University College London, insistait sur le fait que le maintien d’une telle disposition non appliquée dans une législation européenne donnait prise aux accusations d’hypocrisie de la part des musulmans. « Il est important, écrit-il, que les Etats signifient clairement aux nouveaux arrivants, dont beaucoup viennent de pays où critiquer la religion n’est pas permis, ce à quoi ils peuvent s’attendre ».
---/---
https://abonnes.lemonde.fr/europe/article/2018/10/27/l-irlande-abroge-le-delit-de-blaspheme-et-reelit-le-president-higgins_5375300_3214.html
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Sam 27 Oct 2018, 21:47

Les journalistes découvrent l’islamisation des banlieues
26 OCTOBRE 2018 | POLÉMIA

par l’Observatoire du journalisme ♦️ Le 17 octobre 2018, sortait un livre écrit par des étudiants en journalisme, traitant de l’islamisation d’une partie des habitants du département de Seine-Saint-Denis. Si les constats réalisés sur le terrain par les apprentis journalistes sont intéressants et argumentés, ils ne viennent que confirmer de nombreuses investigations réalisées ces dernières années. Illustration.
« No go zones »
En 2015, la chaine américaine Fox News consacrait un reportage aux « no go-zones » à Paris. Ce reportage était en de nombreux points caricatural et s’appuyait sur des données inexactes. Cela a amené nombre de médias français à écarter le sujet d’un revers de main dédaigneux. Il aura cependant eu au moins un mérite : celui de s’interroger sur l’existence de parties du territoire français sous l’emprise de l’islamisme, ces « endroits où l’on ne va pas », traduction littérale de « no go zones ».

D’autres travaux d’investigation de terrain plus rigoureux ont été réalisés depuis plusieurs années. Nous en présentons quelques uns.

En 2002 parait chez Pluriel l’ouvrage collectif « Les territoires perdus de la République ». A partir de l’exercice quotidien de leur métier, des professeurs de l’enseignement secondaire de la région parisienne dressent le constat d’une décrépitude des valeurs républicaines et d’une offensive islamiste dans certains quartiers.

En 2016, Géraldine Smith publie chez Stock le livre « Rue Jean Pierre Timbaud, une vie de famille entre bobos et barbus ». Son auteur, une journaliste, a selon Marianne enquêté « sur l’islamisation du quartier où elle a habité, celui de la rue Jean-Pierre-Timbaud, dans le XIe arrondissement de Paris ». Un récit au quotidien tout en nuance sur la confrontation d’idéaux libéraux-libertaires à la réalité d’un quartier en pleine transformation. Le livre se termine par un constat d’échec et le départ de la famille du quartier.

Trappes, Saint-Denis, Sevran
En 2017 aux éditions du Toucan, le journaliste Alexandre Mendel publie une enquête intitulée « Partition », un livre accréditant « l’émergence de frontières invisibles qui divisent le territoire, géographiquement et culturellement ». Il écrit notamment : « À Trappes, Saint-Denis, ou encore Sevran, la mixité n’est plus la règle, elle est l’exception. On enferme ses enfants dans des écoles coraniques, où on leur apprend, à coups de hadiths, à haïr l’Occident et à ne vénérer que l’islam des ancêtres. On ne se marie plus que religieusement, on vit sa polygamie, on répudie les femmes, dans le dos de la République. La présentation de ce livre lors de sa sortie n’a pas dépassé le cercle des médias dits de droite, à l’image du sort réservé à « La France interdite », véritablement ostracisé par les médias mainstream malgré des ventes déjà conséquentes.

La même année parait chez Albin Michel, un ouvrage collectif intitulé « Une France soumise ». Alors que « Les Territoires perdus de la République » pointait le communautarisme dans des écoles de banlieue, les auteurs du livre font le constat que ce sont maintenant de véritables territoires qui vivent en circuit fermé. « Cette enquête révèle le fossé existant entre une partie des élites médiatiques et la masse du peuple français, classes moyennes et populaires confondues. Le discours formaté des élites apparait de moins en moins audible » affirme un de ses auteurs.

Le Monde comme Le Figaro
En février 2018, deux journalistes du Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, font selon L’Express, dans le livre « La communauté » (Albin Michel), « un récit implacable de la manière dont la commune de Trappes (Yvelines) est passée en un demi-siècle des “cocos” aux “barbus” ».

En mars 2018, un reporter du Figaro, Manon Quérouil-Bruneel, raconte dans « La Part du ghetto » (Fayard) le quotidien d’une cité de Seine Saint Denis. Religion, drogue, prostitution, petits trafics et grand banditisme, immigration continue, les aspects les plus sombres de la banlieue sont passés en revue. Au tournant des années 1990, « le mythe du bon immigré a fait long feu. La religion est progressivement devenue un étendard, une cuirasse identitaire qui a fait voler en éclats le « vivre-ensemble ».

En juillet 2018, un rapport sénatorial pointe le développement du salafisme en France. Le nombre d’adeptes de ce courant rigoriste de l’islam – 40 à 60 000 – ne ferait qu’augmenter. Des sénateurs relèvent l’existence de « zones ghettoïsées», nous apprend RT France.

En septembre 2018, un rapport de 617 pages de l’Institut Montaigne dresse le constat de l’expansion de l’islamisme en France. L’auteur du rapport publié par le think tank libéral estime que « la séparation devient viable ». « C’est toute la vie quotidienne qui est peut être « halalisée », et qui connaît une progressive codification : des normes religieuses sont appliquées à l’alimentation, aux vêtements et à toutes les pratiques sociales, qui ont pour objectif une coupure nette avec le reste du monde ».

La grande frayeur de Gérard Davet : « Donner raison à Zemmour »
Le 17 octobre 2018 paraît chez Fayard le livre « Inch’allah, l’islamisation à visage découvert », écrit par 5 étudiants au Centre de Formation du Journalisme et « coordonné » par Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Le 15 octobre, les reporters du Monde viennent présenter sur France Inter leur livre sur « l’islamisation de la banlieue ».

Interrogé par Nicolas Demorand et Léa Salamé, Fabrice Lhomme affirme : « il y a une volonté dans une petite partie des musulmans (…) pour que l’islam en Seine Saint Denis et ailleurs, devienne la norme sociale dans la vie publique ».

En réaction à un auditeur en ligne qui affirme : « J’ai l’impression d’entendre Zemmour », Gérard Davet estime que « c’est effectivement le danger, nous on amène des faits, rien que des faits ». Léa Salamé commente : « des faits qui ressemblent aussi à ceux que relate Eric Zemmour quand on lit le suicide français ». Gérard Davet perd pied et botte rapidement en touche en indiquant que « le livre fourmille de révélations, de chiffres importants qui montrent que quelque chose se passe ».

Une préoccupation des deux coordonnateurs de l’enquête constitue le sous-titre de l’émission sur le site de France Inter : « il ne faut pas laisser ces questions [de l’islamisation] aux extrêmes ».

Gérard Davet ajoute : « Le sujet est complétement pollué par les batailles idéologiques. Vous avez des gens qui parlent de ça sans arrêt (…). Ils se saisissent de ce sujet Ils vous balancent des choses avec des clichés incroyables. Ils ne connaissent pas le terrain ».

Si effectivement, « quelque chose se passe », nos deux reporters n’en oublient pas pour autant de décerner des labels d’honorabilité. Il y aurait d’une part les enquêteurs de terrain, dotés d’une légitimité que leur conférerait leur statut, et de l’autre les politiciens « des extrêmes », qui n’auraient aucune légitimité à parler de ce phénomène en pleine expansion, et encore moins à vouloir le traiter.

Pourtant, l’abondante production éditoriale à ce sujet ne semble en rien freiner l’expansion du radicalisme islamique et du séparatisme religieux. Ce qui rappelle humblement que les journalistes sont là avant tout pour rapporter la réalité comme l’a fait Laurent Obertone dans son ouvrage La France Interdite (Ring), largement boycotté par les médias.

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Une information qui sous une forme ou une autre n'émane pas du monde n'existe pas...

Nous sommes sauvés le monde a découvert le problème.
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Sam 27 Oct 2018, 21:56

tonton christobal a écrit:
Le 17 octobre 2018 paraît chez Fayard le livre « Inch’allah, l’islamisation à visage découvert », écrit par 5 étudiants au Centre de Formation du Journalisme et « coordonné » par Gérard Davet et Fabrice Lhomme. Le 15 octobre, les reporters du Monde viennent présenter sur France Inter leur livre sur « l’islamisation de la banlieue ».

Voir sur ce forum: http://www.plateaufontenay.net/t1915-territoires#107149
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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Dim 28 Oct 2018, 06:47

La charia, vous y êtes : La Cour européenne juge qu’insulter le prophète Mohammed n’est pas protégé par la liberté d’expression

PUBLIÉ PAR PIOTR STAMMERS LE 26 OCTOBRE 2018

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a statué jeudi que les insultes contre le prophète musulman Mohammed ne sont pas couvertes par la liberté d’expression. Même si c’est pour rapporter le fait qu’il était pédophile.

Diffamer le Prophète « va au-delà des limites admissibles d’un débat objectif » et « pourrait susciter des préjugés et mettre en danger la paix religieuse », dit le jugement de la Cour basée à Strasbourg.
L’accusée affirmait qu’elle contribue au débat public, et c’est précisément le débat public, que la Cour européenne veut faire disparaître.

En 2009, la femme a organisé deux séminaires intitulés « Informations de base sur l’islam », au cours desquels elle a comparé le mariage de Mahomet à une fillette de six ans, Aisha, à la pédophilie.
Selon la tradition islamique, le mariage a été consommé quand Aisha avait neuf ans et Muhammad environ 50. Aisha était la fille du meilleur ami de Mahomet et du premier calife, Abu Bakr.
Le tribunal a cité la femme, une autrichienne, déclarant au cours du séminaire que Muhammad « aimait le faire avec des enfants » et « un homme de 56 ans et une femme de six ans… , comment on appelle ça, si ce n’est pas de la pédophilie ? »

Un tribunal autrichien l’a ensuite condamnée pour avoir dénigré la religion et lui a infligé une amende de 480 euros (546 dollars). D’autres tribunaux nationaux ont confirmé la décision avant que l’affaire ne soit portée devant la CEDH.

La décision d’un jury composé de sept juges a été prise contre cette ressortissante autrichienne identifiée comme Mme S.
Le tribunal a déclaré que les commentaires de la femme ne pouvaient être couverts par la liberté d’expression, expliquant que « les déclarations de la requérante sont susceptibles de susciter l’indignation chez les musulmans » et « équivalent à une généralisation sans base factuelle ».
Comment le fait de dire le vrai sur leur prophète peut-il indigner les musulmans, voilà la vraie question.

Les commentaires de la requérante « ne peuvent être compris que comme visant à démontrer que Mahomet n’est pas digne de culte », a déclaré la Cour conformément à la loi de la Charia, ajoutant que les déclarations n’étaient pas fondées sur des faits et visaient à dénigrer l’Islam.
Un tribunal autrichien avait condamné en 2011 Mme S pour avoir dénigré la doctrine religieuse islamique, et lui a infligé une amende de 480 euros (548 dollars), un jugement qui a été confirmé par deux appels.

« Mme S. a fait appel, mais la Cour d’appel de Vienne a confirmé la décision en décembre 2011, confirmant, en substance, les conclusions du tribunal inférieur. Une demande de renouvellement de la procédure a été rejetée par la Cour suprême le 11 décembre 2013 ».
S’appuyant sur l’article 10 (sur la liberté d’expression), Mme S. s’est plainte que les tribunaux nationaux n’ont pas examiné la substance des déclarations contestées à la lumière de son droit à la liberté d’expression.
Dans son arrêt, la Cour européenne des droits de l’homme déclare qu’elle a notamment estimé que les tribunaux nationaux avaient évalué de manière exhaustive le contexte plus large des déclarations de la requérante, et soigneusement mis en balance son droit à la liberté d’expression et le droit des autres de voir leurs sentiments religieux protégés, et avaient servi l’objectif légitime de préserver la paix religieuse en Autriche.

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il y a des faits "historiques" puisque figurant dans des livres saints qu'il est interdit de mentionner...




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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Dim 28 Oct 2018, 06:52

Port du niqab: le Comité des droits de l’homme de l’ONU doit-il siéger à l’Assemblée nationale?
La France est blâmée pour avoir appliqué sa loi

par
Sophie de Peyret
- 27 octobre 2018

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Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a blâmé la France pour avoir verbalisé deux femmes vêtues de niqab sur la place publique. Il est grand temps pour Macron de se dresser contre ces ingérences idéologiques.
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On trouve dans les meilleurs romans policiers, deux axiomes incontournables : « Cherchez la femme » et « à qui profite le crime ? » Les mêmes questions se posent depuis le 22 octobre 2018, date à laquelle le Comité des droits de l’homme, rattaché au Haut Commissariat pour les droits de l’homme de l’ONU (HCDH), a rendu une décision relative à un cas français.


Les femmes en question, ce sont deux Françaises musulmanes verbalisées en 2012 alors qu’elles circulaient en niqab dans les rues de Nantes, contrevenant ainsi à la loi de 2010 qui condamne le port de tenues dissimulant le visage. Après avoir épuisé ou été déboutées de toutes les voies de recours, elles ont saisi le Comité.

La France doit-elle indemniser ceux qui ne respectent pas sa loi?
A en croire la décision rendue, la loi française qui interdit – entre autres vêtements – le port du niqab constituerait une violation disproportionnée et discriminante des libertés religieuses et des droits humains. A ce titre, la France est sommée de verser une indemnisation aux plaignantes et, au besoin, de réviser sa loi de 2010. Diable ! Alors qu’ils sont censés adapter leur décision au contexte de chaque pays, les membres du Comité semblent ici s’être contentés d’appliquer de grands principes désincarnés. Seuls deux d’entre eux ont émis des avis dissidents. Parmi eux, le Tunisien Yahd Ben Achour qui, fort de sa connaissance des contextes de terrorisme et d’islamisation, a considéré que la France était légitime à condamner ces deux femmes : « En admettant même que le port du niqab soit interprété comme l’expression de la liberté de religion, il faut rappeler que toutes les interprétations ne se valent pas au regard d’une société démocratique. […] Certaines interprétations ne peuvent avoir droit de cité. Il en est ainsi de la polygamie, de l’excision, de l’inégalité successorale […] qui constituent pour tous ceux qui le pratiquent autant d’obligations religieuses ou de rites au même degré que le port du voile intégral. »

Mais, manifestement, certaines pratiques échappent à la règle. Alors, l’invitation est lancée : si les experts du Comité souhaitent se substituer au législateur, qu’ils viennent donc siéger à l’Assemblée.
Islamophobe comme l’Algérie ?

Ceux qui sont susceptibles de tirer profit de cette décision, ce sont évidemment les musulmans rigoristes, les partisans du communautarisme et les promoteurs d’un djihad culturel, en France comme à l’étranger. Car il est certain qu’une telle décision est de nature à faire jurisprudence et faire passer le voile intégral pour un vêtement rituel anodin.

Pourtant, la liste des États qui réglementent le port de ce vêtement ne cesse de s’allonger. Même l’Algérie, où l’islam est religion d’État et qui ne peut donc être taxé d’islamophobie, prend des mesures semblables à celles de son homologue français : le niqab y est proscrit dans la fonction publique car « les exigences de sécurité imposent une identification physique systématique et permanente ». Alors que l’Algérie tente d’endiguer la progression des mouvements extrémistes, le Comité va-t-il lui expliquer qu’elle contrevient aux droits de l’homme ?

A la recherche du courage de Macron

En réalité, les suites à donner à cette affaire relèvent moins du droit que du courage politique. Comme le détaille le HCDH, les décisions « contiennent des recommandations adressées à l’État partie concerné mais elles ne sont pas juridiquement contraignantes ». Si bien que le président Macron vient de trouver là l’occasion rêvée de mettre en œuvre ses objectifs. En effet, lors de son allocution du 16 octobre 2018, il enjoignait son nouveau gouvernement à tout mettre en œuvre pour « que nous reprenions pleinement la maitrise de notre destin ». Sans doute plus tôt qu’il ne l’avait envisagé, il semble que l’opportunité de montrer cette détermination lui soit présentée sur un plateau.

Certes, la France a ratifié le protocole du Comité. Mais elle a également voté une loi que les deux femmes, en pleine connaissance de cause, ont violée. La neutralité de l’État n’implique pas la passivité. Alors, ne serait-il pas temps d’affirmer ce que nous pouvons souverainement accepter ou bannir, y compris en termes de pratiques religieuses, sans nous laisser dicter notre conduite ni par une frange minoritaire d’une religion minoritaire, ni par des instances internationales déconnectées des spécificités françaises ?

Comme le déclarait Emmanuel Macron, « nous ne sommes pas soixante-six millions d’individus séparés mais une nation qui se tient par mille fils tendus ». Parmi ces fils, on trouve en premier lieu la paisible convivence, fortement mise à mal par l’idéologie qui sous-tend l’attitude de ces femmes. Or, « dissimuler totalement et en permanence son visage dans l’espace public […], c’est renier sa propre sociabilité et rompre le lien avec ses semblables », souligne un des experts dissidents. Ces fils, ce sont tous ces petits riens qui appartiennent à la France, qui n’appartiennent qu’à elle, et qu’un comité, fut-il composé d’éminents experts, ne peut appréhender. Prenons garde que ces fils si précieux ne soient pas coupés sur l’autel des libertés et des droits de l’homme.

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Ven 23 Nov 2018, 06:07

Laïcité, neutralité politique : une vidéo sur l'enseignement de l'arabe vivement critiquée
Par   Journaliste Figaro Alexis Feertchak   Mis à jour le 22/11/2018 à 14:50  Publié le 22/11/2018 à 14:39
Laïcité, neutralité politique : une vidéo sur l'enseignement de l'arabe vivement critiquée

Un professeur d'arabe dans un collège public emploie de manière récurrente l'expression «salam aleikoum» en salle de cours, où un drapeau palestinien est déployé ostensiblement. Deux éléments qui choquent certains enseignants et chercheurs, y compris au Maghreb et au Moyen-Orient.

Tout est parfois question de détails. Le média Brut a publié lundi 19 novembre une vidéo intitulée «Je suis enseignant de l'Éducation nationale, je ne suis pas imam». Un professeur d'arabe du collège public Françoise Dolto dans le 20e arrondissement parisien y raconte l'esprit de son cours.

«J'ai été interpellée, il y a quelques années, par des élèves qui, sous prétexte d'apprendre l'arabe, se rendaient dans des écoles coraniques, où ils entendaient des discours parfois douteux, témoigne également la principale du collège. Ça m'a fait réfléchir au fait qu'avec trois millions d'arabophones en France, l'arabe n'était pas représenté dans l'école de la République et qu'il y avait un vrai intérêt à décorréler l'apprentissage de l'arabe de la religion et d'en faire quelque chose de très universel».


Mais cette vidéo a suscité de vives critiques sur les réseaux sociaux, venant en particulier de jeunes originaires du Maghreb. «C'est peut-être un détail, mais [en Algérie] jamais un prof d'arabe ne m'a dit ‘Salam aleikoum'. Jamais», tweete un étudiant parisien en médecine. «Jamais, ô grand jamais, en douze ans d'études (primaire et collège) à l'Éducation nationale du Maroc, un prof autre que celui de l'éducation islamique ne nous a dit ‘Salam aleikoum'. Et que fait le drapeau palestinien en classe? Le choc!», abonde une jeune femme. Celle-ci a remarqué qu'un large drapeau palestinien est déployé très ostensiblement dans la salle de cours, alors que d'autres drapeaux de pays arabes sont seulement imprimés en format A4 et collés au mur, ce qui est pour le coup classique dans un lieu destiné à l'apprentissage d'une langue. Quant à l'enseignant, il salue en effet chaque élève par la formule «Salam aleikoum».

Contacté par Le Figaro, l'étudiant en médecine précise sa pensée: «Attention, je ne suis pas contre l'enseignement de l'arabe, mais quand on prétend faire un enseignement laïc, autant bien le faire. En Algérie, quand le directeur entrait, on se levait et on disait ‘Sabah el-kheir' le matin et ‘Massah el-kheir' le soir, deux termes non connotés religieusement pour dire ‘bonjour'. Ce qui ne nous empêchait pas d'employer ‘Salam aleikoum' dans notre vie de tous les jours». «Dans un souci de neutralité, il vaut mieux opter pour ‘Sabah el-kheir' et ‘Massah el-kheir', d'autant que les islamistes tiennent aujourd'hui à utiliser l'autre formule. J'utilise en tout cas les premières, y compris dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, notamment quand j'interviens à la Sorbonne Abu Dhabi», abonde Mustapha Benchenane, né en Algérie et maître de conférences honoraire en Science politique à l'Université Paris-Descartes.

«On marche sur la tête»

Un autre chercheur, l'historien égyptien Ahmed Youssef, directeur du Centre d'études du Moyen-Orient (CEMO) à Paris, va dans le même sens: «Salam aleikoum est le salut religieux. Les laïques disent ‘Sabah el-kheir' le matin et ‘Massah el-kheir' le soir. C'est la règle au Moyen-Orient. La néfaste vague d'islamisation pousse même certains à ne plus dire ‘allô' au téléphone mais plutôt ‘Salam aleikoum'. On marche sur la tête». «Il faut absolument rappeler que 'Salam aleikoum' est la forme abrégée de ‘Assalamou alaykoum wa Rahmatoullah wa Barakatou' qui signifie ‘Que la paix et la miséricorde et la bénédiction d'Allah soient sur vous'. La majorité des savants en islam considèrent d'ailleurs que la formule ne doit pas être utilisée par des musulmans à l'égard de non-musulmans», analyse quant à elle Malika Sorel, ancien membre du Haut conseil à l'intégration et auteur de Décomposition française: comment en est-on arrivé là?.

«La formule ‘Salam aleikum' n'est apparue que dans les années 1980 avec le retour aux fondamentaux de l'islam. Cette islamisation est passée par l'arabisation», se souvient celle qui a étudié en Algérie, du collège jusqu'à l'École polytechnique d'Alger, sans pourtant jamais entendre un professeur saluer ses élèves par la formule «Salam aleikoum». «D'un point de vue religieux, les écoles arabes seraient-elles donc plus neutres que l'école de la République française sous Jean-Michel Blanquer? Incroyable mais manifestement vrai», lâche Malika Sorel, qui estime pour sa part que «la faute n'en revient pas aux enfants de l'immigration, mais aux politiques».

Un discours que ne partage pas Fouad Mlih, professeur agrégé d'arabe à l'Université Paris-Sorbonne. «Pendant longtemps, l'expression ‘Salam aleikoum' n'était pas plus religieuse que ‘My God' en anglais. Mais il est vrai que, depuis une quinzaine d'années, sur fond de prurit identitaire, elle est devenue un marqueur religieux. Aujourd'hui, je vois bien le problème: il y a une sorte d'inflation sémantique autour d'un terme très commun». «Je conseillerais en tant que professeur d'employer toutes les expressions, y compris ‘Salam aleikum', et de ne pas en utiliser qu'une, estime celui qui a longtemps enseigné au lycée. La répétition à chaque élève de ‘Salam aleikoum' peut heurter ceux qui ont à cœur de retirer toute acception religieuse aux formules employées dans la langue courante.»

Razika Adnani, philosophe et islamologue, membre de la Fondation de l'Islam de France, considère quant à elle qu'il «faut plutôt éviter d'employer la formule ‘Salam aleikoum' dans le cadre de l'enseignement». «Ça illustre la très grande difficulté de séparer la langue arabe de l'islam. Dans les pays du sud de la Méditerranée, l'arabisation n'a d'ailleurs pas empêché le développement de l'islamisme. Je crains qu'il y ait encore davantage de communautarisme dans les cours d'école», précise Razika Adnani.

Le drapeau palestinien fait aussi vivement réagir sur les réseaux sociaux. «Pourquoi SEUL le drapeau palestinien est affiché en grand? Il s'agit d'une opinion politique affichée aux élèves. Dommage, on aurait pu croire que c'était purement pédagogique», commente un internaute sur Facebook . «Intéressant vu votre nom de relever ce détail», n'hésite pas à répondre un second internaute, faisant allusion à l'origine juive du nom du premier. Juste au-dessus de ce message, Facebook écrit pourtant dans un français approximatif: «Les plus pertinents est sélectionné, certaines réponses ont peut-être été filtrées». «La formule ‘Salam aleikoum' associée au drapeau de la Palestine, c'est tellement révélateur du pourrissement actuel. Mais trouver des collègues qui acceptent d'en parler…», lâche, amer, un universitaire français arabophone, qui souhaite garder l'anonymat.

«Le drapeau palestinien dans une salle dédiée à l'enseignement de la langue arabe, ce n'est pas ‘innocent': c'est un signe d'engagement politique. Il n'est pas interdit de plaider en faveur des Palestiniens, mais pas dans l'exercice de ses fonctions d'enseignement», déclare quant à lui Mustapha Benchenane. Un constat également partagé par Razika Adnani. «Il faut bien comprendre que le drapeau palestinien n'est pas seulement une référence politique à l'oppression d'un peuple. À travers Jérusalem, la Palestine, c'est la terre sainte Al-Qods. C'est donc aussi la manifestation d'un conflit religieux», analyse quant à elle Malika Sorel.

Contacté par Le Figaro, le ministère de l'Éducation nationale nous a rappelé «le principe général de laïcité et de neutralité politique qui doit concerner tous les agents publics», mais n'a pas encore réagi au cas d'espèce. Quant au collège Françoise Dolto, à qui Le Figaro demandait une réaction du professeur d'arabe concerné, il a préféré ne pas donner suite à notre demande «vu le contexte tendu».
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Lun 26 Nov 2018, 17:32

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Dim 02 Déc 2018, 12:14

Citation :
Bagneux : béni soit le tunnelier Ellen
E.D.| 01 décembre 2018, 20h44

Son baptême civil a eu lieu ce samedi 1er décembre. Le tunnelier du Grand Paris Express qui va creuser 4 km pour la ligne 15 Sud à Bagneux s’appelle désormais Ellen, un nom choisi par les enfants de l’école Henri-Wallon. Et l’événement à attirer la foule. Ils étaient plusieurs centaines à participer au « KM5 » la fête symbolique de mise en service de l’engin qui va relier la gare de Fort d’Issy-Vanves-Clamart à partir du mois de janvier prochain.

Car depuis le lancement des travaux du Grand Paris Express et du supermétro, la Société du Grand Paris (SGP) utilise le folklore des compagnons pour associer le public aux chantiers. Ce samedi soir, le public a ainsi pu déguster un « gigot bitume », et découvrir le nom officiel du tunnelier. Et ce n’est pas un hasard si le prénom est féminin.

Ainsi, mercredi 28 novembre, le plus grand tunnelier de France, en cours d’assemblage à Courbevoie, a été baptisé « Virginie ». En octobre, l’engin, plus modeste, qui doit creuser un tunnel de sécurité entre Chaville et Meudon pour le RER C, avait, lui, reçu le prénom de « Gaïa ». « Les noms sont toujours féminins en référence à Sainte Barbe », précise Isabelle Rivière, directrice territoriale de la Société du Grand Paris (SGP).

Sainte-Barbe, la patronne et protectrice des mineurs et de tous les métiers du sous-sol. Elle sera célébrée mardi 4 décembre. Mais dans les sous-sols du chantier de Bagneux, à 42 m sous terre, c’est le jeudi 6 que les agents du chantier vont recevoir sa protection. A 11 heures, le tunnelier sera officiellement consacré. C’est le père Franck Javary, curé de la paroisse de Bagneux, qui va, pour la première fois de sa vie, bénir une si impressionnante machine. « En bénissant leur outil de travail, ce sont avant tout les gens qui l’utilisent que je bénis, précise l’homme d’église. Je vais également bénir une ou plusieurs statues de Sainte-Barbe, qui sont disposées dans des petits abris et demeurent sur le chantier. »

Superstition ? Peut-être. Mais cette tradition est une étape indispensable. Avant de creuser, les ouvriers doivent recevoir la protection de leur Sainte Patronne. Et cela même s’ils ne sont pas croyants. « Cette bénédiction s’inscrit dans la tradition chrétienne mais elle présente avant tout un caractère inter-religieux, explique le prêtre. Même si certains ouvriers sont d’une autre confession religieuse, ou non-croyant, c’est un moment important qui rassemble tous les travailleurs. »
http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/bagneux-beni-soit-le-tunnelier-ellen-01-12-2018-7958655.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Mar 04 Déc 2018, 23:53




En Algérie il est interdit de prier dans la rue...

En France pays laïc on le fait impunément en transgressant la loi...

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MessageSujet: Re: Laïcité : il est temps de se ressaisir !   Jeu 13 Déc 2018, 19:12

Citation :
Au Japon, un prince se veut grand défenseur de la laïcité

Par Philippe Mesmer Publié aujourd’hui à 07h15, mis à jour à 07h15

Voilà une bien curieuse polémique, dont le Japon a le secret, et qui semble se jouer à front renversé. D’un côté, l’État, ou plus exactement le gouvernement nationaliste de Shinzo Abe, qui se montre toujours très attaché au culte shinto, incarné par l’empereur. De l’autre, un membre éminent de la famille impériale, le prince Akishino, qui défend une stricte préservation de la ligne qui sépare le public du religieux. Une délimitation soigneusement définie après la seconde guerre mondiale, où l’empereur avait mené son peuple à sa perte.

Tout a commencé le 30 novembre, lors d’une conférence du prince, à la faveur de son 53e anniversaire. Akishino est le fils cadet de l’empereur Akihito, qui a abdiqué en avril pour céder la place à son aîné, Naruhito. Depuis le VIIe siècle, chaque intronisation s’accompagne d’un rituel, le daijosai, lors duquel le nouvel empereur offre aux divinités du riz tout juste récolté. Il prie aussi, à cette occasion, pour le pays et les futures récoltes. Ce sont les conditions de financement de cette cérémonie, prévue en novembre 2019, qui font aujourd’hui débat.

Le prince Akishino, qui se retrouve désormais premier dans l’ordre de succession de Naruhito, se pose en strict défenseur de la Constitution nippone, qui établit la séparation du religieux et de l’État. « L’État et ses organes s’abstiendront de l’enseignement religieux ou de toutes autres activités religieuses », affirme ainsi l’article 20.

À ce titre, il regrette que l’État veuille directement financer le daijosai. Pour lui, il faudrait puiser dans les fonds alloués à la Maison impériale, même si cela imposerait moins de fastes. Il a déclaré avoir communiqué ses vues au chef de l’agence de la Maison impériale. Il l’avait déjà fait lors du précédent daijosai, organisé en 1990 après l’intronisation d’Akihito. « Il est regrettable que l’agence ne m’ait pas écouté », a déploré le prince.

Les exégètes des questions impériales n’ont pas tardé à s’emparer du débat. À la chaîne publique NHK, le professeur Hidetsugu Yagi, de l’université Reitaku, a déclaré que le rituel revêtait certes un caractère religieux, mais qu’il constituait un rite important pour la succession impériale, elle-même inscrite dans la Constitution. Pour Isao Tokoro, expert de la culture juridique japonaise à l’université Sangyo, le prince aurait dû considérer que le rite exprime plus la culture impériale traditionnelle qu’un caractère religieux.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement a décidé de financer le “daijosai” de 2019, selon la même procédure qu’en 1990, en l’inscrivant au titre des « dépenses liées au Palais ». L’entourage du premier ministre a déploré l’intervention du prince, considérée comme une immixtion dans le domaine politique, normalement interdite à l’empereur. « Si ses remarques étaient assimilées à une critique de la décision du gouvernement, elles pourraient constituer une violation de la Constitution interdisant à l’empereur de participer à la vie politique », a déclaré un proche du chef de gouvernement au quotidien Mainichi, le rappelant à cet autre principe.

Les débats pourraient toutefois se poursuivre. Près de 120 personnes, notamment des chrétiens et des bouddhistes, prévoient d’engager une action auprès du tribunal de Tokyo pour tenter de bloquer le financement du daijosai par l’État. En 1990, la cérémonie avait coûté 2,2 milliards de yens (17 millions d’euros). Des poursuites avaient été engagées, interrogeant déjà sur la constitutionnalité du rituel. La plupart avaient été rejetées. En 1995, la Haute Cour d’Osaka avait toutefois reconnu l’existence de doutes sur une possible inconstitutionnalité du financement par les pouvoirs publics de rituels liés au culte shinto.

Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)
https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2018/12/13/au-japon-un-prince-se-veut-grand-defenseur-de-la-laicite_5396763_4500055.html
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