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 Quand on est de gauche on est du coté des salariés

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a.nonymous



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MessageSujet: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 00:21

L'accroche de la campagne d'affichage en cours du PCF "Quand on est de gauche on est du coté des salariés" pose une question vraiment intéressante, à savoir ce que l'on entend par "être du coté des salariés" dans une économie libérale unionisée et mondialisée.....

Alors qu'aujourd'hui les salariés de droit français sont soumis à la concurrence des salariés de tous les autres pays, ce qui est une des causes du chômage de masse actuel, être du coté des salariés n'est-ce pas leur donner les moyens d'affronter ou de supporter efficacement cette concurrence mondiale ?

Si c'est le cas il n'y pas une multitude de moyens, soit entreprises et salariés de droit français gagnent en compétitivité et peuvent se battre face à leur concurrents, soit il faut avoir recours  à des mesures protectionnistes...

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 07:16

Le parti communiste et sa filiale la CGT sont si attachés aux salariés que par leurs actions souvent aussi nocives qu'hors de toute logique ils arrivent à les transformer et chômeurs.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 08:32

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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 09:41

Oui on peut traiter le sujet ainsi, et retourner le compliment un peu dans tous les sens, mais à quoi bon?

Plus sérieusement, faute d’avoir voulu être un président de gauche, Hollande n’a jamais trouvé ni sa base sociale ni ses soutiens. A force d’avoir voulu être le président de tous, il ne devient  le président de personne.   A force de reprendre les arguments et les mots de la droite (...)

Valls a voulu que ce sujet soit tranché en lançant « c'est Montebourg ou moi. » .

Reconnaissons lui le courage d’assumer clairement ce que le président n'avait pas osé dire aux électeurs.
Reste qu’il existe une gauche autre que celle qu’incarne désormais  Emmanuel Macron, le jeune banquier adulé des milieux d'affaires et inspirateur du pacte de responsabilité, installé à l'économie qui pour bien enfoncer le clou de la différence ne parle plus comme Copé de minables quand on gagne moins de 5000€ par mois, mais des illettrées de Gap quand elles sont au smic. Quand l’inconscient sort de la bouche d’un lettré n’ayant pas encore appris la langue de bois, c'est ce qu'on obtient !

Dommage que cela arrive juste après les déclarations d'amour de Valls à Pierre Gattaz, qui lui ne déclare rien d’autre que son amour à voir baisser le coût du salariat deux fois, une fois côté charges sociales, une fois côté salaires.  

Pour ma part je ne suis pas surpris par tout cela ; d’ailleurs je ne pense pas que  la masse silencieuse des électeurs ait été dupe vues les raclées encaissées par le PS dans les municipales de mars et les européennes de juin, couplées à la progression de l’extrême droite, non pas en voix, mais en % ;

Je fais partie de ceux qui pensent que cette abstention en dit long, plus que de longs discours politico-clivants, sur la désillusion globale de plus de la moitié des inscrits devant l’impuissance de nos politiques à gérer l’économie

On nous oppose en ce moment « la politique de l'offre » (qui privilégie les marges et la compétitivité des entreprises au détriment du pouvoir d'achat et de la consommation), à la politique de la demande (donner plus de moyens aux ménages pour consommer plus) avec la pose d’un nouveau label marquant le tournant de la social-démocratie vers le socialisme néolibéral.

Or en période de stagnation économique, avec les menaces de nouvelle récession voire de déflation, chacun sait que c’est le chômage qui dans le cadre d’une telle politique qui sert de variable d’ajustement et si ce n’est pas le chômage c’est la baisse annoncé du pouvoir d’achat par La baisse des salaires ou des charges salariales. CQFD

Ces constats faits, il y a deux  deux interprétations et deux types de réponse possibles.  Savoir attendre des jours meilleurs ou aller vite en improvisant. Les deux provoquant de l'insatisfaction qui se réfugie soit à gauche de l'échiquier politique (de moins en moins) ou a son extrême droite (de plus en plus).

Alors que ce qui devrait  compter aujourd’hui  c’est de redistribuer complètement les cartes par une nouvelle donne politique, sans plus tarder.

Pour ma part je crois à ce paradoxe : ce que ne va pas pouvoir faire un homme de gauche en France, l’Europe de droite va y être obligée : Passer par la mutualisation des dettes, et mettre un plan de relance sur la table ; non pas parce qu’ils sont de droite ; mais tout simplement parce que seule cette politique d’inspiration social-rooseveltienne va permettre de nous sortir de l’ornière, ; la montée des populismes d’extrême droite rendant ce choix quasi obligatoire désormais, sauf à leur laisser les gouvernails.

Reste qu’il va falloir de toutes façons se poser toutes les questions qui fâchent en parallèle :  que l’on peut résumer d’une phrase très courte : que faire pour que la crise cesse ?

Car, je le dis souvent,  c’est bien la politique menée depuis 40 ans qu’il va falloir savoir interrompre.
Et il n’y aura pas de sottes idées émises par la gauche ou la droite, si chacun prend conscience que la gauche et la droite vivent de fait la même crise, la leur.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 09:54

Le moment fort de la crise était en 2008 à l'époque de sarko et au moment ou la gauche affirmais qu'elle n'existait pas...
La France à cette époque surnageait moins mal que beaucoup d'autres

Les pays en grande difficulté se relèvent notablement depuis quelques années et nous nous enfonçons...

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 11:20

Libellule a écrit:
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Reste qu’il va falloir de toutes façons se poser toutes les questions qui fâchent en parallèle :  que l’on peut résumer d’une phrase très courte : que faire pour que la crise cesse ?
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Rendre l'économie de notre pays concurrentielle ou prendre des mesures protectionnistes ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 11:36

a.nonymous a écrit:


Rendre l'économie de notre pays concurrentielle ou prendre des mesures  protectionnistes ?

En tout cas ne pas resté verrouillé sur les même doctrines de base qui depuis trop longtemps montrent une absence d'efficacité ou pire leur nocivité.

Comme ceux qui sont aux manettes se bornent à rapiécer le sac de patates percé qui se vide en permanence de son contenu sans envisager un travail de fonds et la moindre remise en question il ne reste qu'un espoir : changer le commandant du pédalo et son équipage en espérant que nous ne serons pas tous noyés en 2017.

Quelques éléments d'appréciation concernant deux fonctionnaires de l'éducation nationale dont les revenus et la situation familiale n'ont pas varié : on change le quotient familial et hop 900 euros d'impôts sur le revenu en plus.

L'année prochaine on fera payer un peu plus les classes moyennes, on va taper un peu plus fort sur leurs impôts... on sera moins bien remboursés de nos soins, nos mutuelles vont augmenter et nous allons continuer à traiter gratos tous les étrangers en situation irrégulière...

Bonjour Marine, surtout tais toi ! flambi et le toréador travaillent pour toi !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 11:54

a.nonymous a écrit:


Rendre l'économie de notre pays concurrentielle ou prendre des mesures  protectionnistes ?

La réponse courte : Créer et partager de la valeur ajoutée  en France et en Europe

La longue maintenant qui suppose que l’on en revienne à ce qu’il se passe depuis 40 ans, avant que l’on ne se pose la question de ce qui  peut se passer pour les 40 ans à venir.

Pour vous parler valeur ajoutée je vais d’abord vous parler du pédigrée de notre nouveau ministre de l’économie Emmanuel Macron ; il a 36 ans, est issu de la banque Rothschild et est membre du club de Bilderberg, trois bouts de phrases qui sont loin d’être anodins puisque nous renvoyant pour l’âge à celui de Valérie  Giscard d’Estaing, pour l’appartenance bancaire à celle de Georges Pompidou et pour le côté clubiste à Raymond Barre. (Mon prof à la fac, comme cela c'est dit).

Un triumvirat à lui tout seul.  Les trois ayant mine de rien construit notre modèle économique autour de la valeur ajoutée et de son partage entre capital, travail, et investissement, selon des bases théoriques qui ne se sont pas vues confirmées dans la pratique  au cours de ces derniers 40 ans. 60 ans si on remonte à l’origine du concept de la valeur ajoutée.
C’est le 10 avril 1954 que l’Assemblée nationale vote la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Cet impôt sur la consommation va très vite s’imposer en France et aussi dans le reste du monde, à l’exception notable des États-Unis. J’y reviendrai dans la deuxième partie de mon exposé.

La TVA vient en remplacement des anciens impôts indirects sur la consommation avec une différence proprement révolutionnaire qui fait le génie de son concepteur : - l'entrepreneur ne se contente plus de déclarer et payer une taxe sur son chiffre d'affaire (ses ventes), - il déclare aussi le montant de ses achats et se fait rembourser par le service des impôts les taxes qui pèsent sur ceux-ci. La TVA, inventée par un inspecteur des finances, Maurice Lauré (lui aussi a 36 ans à l’époque sachant que François Hollande est également inspecteur des finances cqfd), a dès lors vocation à s’appliquer à toutes les entreprises qui achètent et vendent des produits et des services avec valeur ajoutée.

Ainsi, l’imposition globale d’une marchandise ne varie pas quel que soit le nombre d’entreprises qui l’ont manipulée et  c’est le consommateur final qui la paie toute entière. Fait inédit, la TVA fut votée à l’époque par les députés malgré le peu d’enthousiasme d’Edgar Faure, ministre des Finances mais bénéficiait en contrepartie de l’appui déterminé du président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Pierre Mendès France.

L’étape suivante date de fin de l’année 1967, le déficit guette, et donc le taux de TVA va être significativement rehaussé par, nous y voilà, Georges Pompidou alors premier ministre avant que ne se déroulent les événements de Mai 68 qui aboutiront à compenser la hausse des taux par les accords salariaux de Grenelle. Peu de personnes se souviennent aujourd’hui que c’est dans cet ordre-là que les événements ne sont déroulés. Mais bon, il est important d’en prendre note.

Le temps passe, Pompidou nomme Giscard aux finances et arrive l’année 1973 est voté l’Article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 dite loi Rothschild «Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France» , petit texte qui plus tard sera à l’origine, excusé du peu, de l’article 104 du Traité de Maastricht, puis de l’article 123 du Traité de Lisbonne.

Avec une constante, viser à privatiser les prêts aux  Etats.  Avec  un  succès  certain. Cela  produisant aux profits des banques des centaines de milliards de dettes, et à un taux  moyen de 3% en créant en même temps du Pib.

Comment cette histoire de Loi Rothschild  a-t-elle pu être vendue aux politiques de l’époque. On dit toujours que c’était un package complet de la réorganisation de la BDF l’une des clefs du package était d’autoriser un déficit pouvant aller jusqu’au 3% du PIB et de décrêter ce que déficit aurait la vertu de relancer l’investissement ce qui fut fait.

On sait la suite Giscard D’Estaing élu président de la République appela Raymond Barre qui argumenta son discours autour de la nécessité de faire barrage au  premier choc pétrolier se produit à l'automne 1973 : quadruplement du prix dont, - l’arnaque n’est pas loin-  80% de taxe (la tipp remise en œuvre) , car il faut bien remplir d’une autre manière les caisses de l’Etat-…  devant cette crise qui frappe l'économie mondiale. Exit les Trente Glorieuses.

Car là encore on l’a oublié, en 1974 la crainte première est celle du déséquilibre extérieur et de l'inflation: Giscard d'Estaing, tout nouveau Président, y répond par le "plan de refroidissement" Fourcade. Plan qui se traduit par un volontaire et notable excédent budgétaire. Stop and go d'anthologie

Le plan de relance Chirac qui le suit en prend le contrepied (un modèle de relance keynésienne, qu'on cite encore dans les écoles) et dont sortira les anpe et le financement du chômage. Nous sommes en 1975, les finances publiques viennent d'entrer lourdement dans le rouge. C'était il y a presque 40 ans. Nul ne le sait encore: la trappe s'est ouverte, elles n'en sortiront plus. Il est temps de dire exit les 40 périlleuses.

40ans que l’état emprunte 16 centimes pour tout franc ou euro dépensé. 40 ans qu’il 16% au dessus de ses moyens. Le libéralisme de Pompidou de Giscard et de Barre s'étant dénudé en libéralité. La raison ? Jacques Delors et son collaborateur Laurent Fabius loin de renverser le processus vont s’en accommoder.

Le coup est d’ailleurs vite joué. La bouée tous usages pour sauvetage du macro-économiste en mal de référence, c'est le PIB : tout commence et tout s'achève avec le PIB, tout ce qui est un peu gros semble pouvoir lui être raisonnablement rapporté. Donc ce sera le ratio déficit sur PIB et non le ratio déficit budget de l’Etat que l’on va vulgariser comme critère de jugement de la saine gestion des finances. Ce sera 3. Trois % est un chiffre solide. Il se comprend comme les 3% d’intérêt des banques. Nous n’avons pas encore l’Euro ; et comme à l’ancienne, on peut à cette époque encore nettoyer les comptes de la nation en provoquant de la dévaluation.

Aux 3% de déficit annuels répondent une série de salves : le 4 octobre 1981, quelques mois après l'entrée en fonctions de François Mitterrand,  le gouvernement dévalue le franc de 3 %. Le 12 juin 1982, nouvelle dévaluation du franc de 5,75 %, assortie d'un plan de rigueur.

Le 21 mars 1983, le mark allemand et le florin néerlandais sont réévalués de 4,25 % contre toutes les monnaies du SME.  Le franc perd 8 % par rapport au mark. L’Allemagne fait sa première colère ; elle ne tolèrera plus aucune dévaluation, dit-elle, ce qui n’empêchera pas Édouard Balladur d’annoncer une dévaluation de 3% en 1986 et de voir le 11 janvier 1987,  le DM et le FL réévalués de 3% et 2%.

Dès lors dans les déclarations – Giscard, Barre, Delors, Mauroy, Balladur, Fabius,- le 3% du PIB revient comme une antienne. Il est le phare qui balise la route. Désormais bien en selle, il devient le marqueur proclamé, martelé, d'une "politique maîtrisée des finances publiques" - en somme, on peut dévaler la pente de l'endettement sur un cheval qu'on cravache, mais à la condition, raisonnable, qu'il ne s'emballe pas.

La suite on la connait, un jour, le traité de Maastricht parut sur le métier. Delors est à la bonne place, Giscard n’est pas loin. Ce 3%, on l'avait sous la main, c'était une commodité ; en France on en usait, il passe donc à l'Europe. Et comme il fallait avoir une vision à 20 ans en regardant dans le rétroviseur,; il fallait faire simple : 3 * 20 = 60%, tel devait être le plafond de la dette autorisée cumulée. De quoi valider les constats faits entre 1974 et 1994.

Cela laissait aux experts un ou deux ans pour trouver la solution, qui bien entendu ne vint jamais.
Giscard d'Estaing, pas fou, et toujours à la manœuvre  jugea à l’époque  que tous les critères pouvaient être interprétés aussi souplement,  estimant qu'en cas de ralentissement exceptionnel de l'activité, le déficit pouvait être supérieur à 3% sans que cela empêche de passer en monnaie unique dont il voulait fixer le nom (l’ECU) et la valeur histoire de pouvoir glisser discrètement une dernière dévaluation au profit de la France.

De débat, finalement,  il n’y en eu point : mais il est clair que l'application du traité de Maastricht n'était pas purement mécanique et technique ; il mettait un terme aux jeux des dévaluations et du coup prévoyait que ce serait l'instance politique qui déciderait du passage à la monnaie unique et de sa valeur. Le franc entrait de facto dans une zone mark.
Et la valeur ajoutée dans tout cela qu’est-elle devenue pendant toutes ces années ?

Il s’avère que la prise de  pouvoir par le  financier  est triste  pour  une raison de base qui  tient  à l’ampleur du taux de marge de l’industrie, du commerce,  par rapport à  celui de l'activité financière.  Industrie,  commerce, sont des activités  où l’Homme crée réellement.  En  Finance,  il y a peu de création de valeur ajouté réelle. Le Financier va jouer sur des masses importantes où il va appliquer un taux de marge faible  (3 à 10%). L’Homme n’y a pas sa place. Alors  qu’en industrie et commerce  on va  travailler dans l’espoir d’avoir un taux de valeur largement supérieur  à 50%.. C'est le domaine de l'Homme.

C’est cette différence qui a crée le problème. Le  financier travaillant en  taux de marge faible, ne peut pas accepter la moindre inflation. S’il travaille  à 5% et qu’il y a une  inflation de 3%, il perd 40% de son taux de marge. Alors qu’un industriel qui travaille  à  70% de marge brute, résistera sans problème  à un taux d’inflation de 15%.
C’est  cette guerre qu’il y a  depuis 40 ans. Avec des facteurs aggravant, mécaniquement la situation : on vit plus vieux (retraites) il y a moins de travail (chômage), on se soigne plus longtemps (sécurité sociale), la valeur ajoutée se délocalise (dumping des pays émergents).

C’est une guerre qui se renouvelle dans l’Histoire de l’Humanité. Le guerrier ( industriel, commerçant….) crée de la richesse,  il gouverne alors. Quand  la richesse est conséquente,  le gestionnaire financier prend le pouvoir. Il ne crée  plus,  Il essaye de faire fructifier. Mais il ne suit pas le changement du monde.   Et il ruine les affaires. Alain Peyrefitte, a écrit un excellent livre sur ce sujet Le Miracle du Développement, 1994 environ.  Il est à méditer.
On est à ce moment où il faut savoir redescendre dans l’arène pour mener ce combat de gladiateurs en ouvrant les voies des alternatives ….

La première question étant donc  comment redonner de l'oxygène à nos États, les uns disent en réduisant fortement les intérêts de la vieille dette ; les autres disent en les mutualisant ; j’ai envie de dire qu’il faut faire les deux ; Il faut, comment dire, donner à l’économie la possibilité de revenir en arrière, et, disons pour faire simple, en revenir aux stricts critères de Maastricht, d’un point de vue Européen.

Je m’explique : Supposons que l’Europe ait un déficit cumulée de 100% les chiffres n’ayant aucune importance à la virgule près, puisque seul le mécanisme de régulation compte. Et supposons que nous fassions comme les Etats Unis ; je vous ai dit que j’y viendrai. Qu’ont-ils fait, ils ont créé un Etat fédéral, unissant les Etats indépendants et ils ont fait monter les dettes insupportables au niveau fédéral. Or en Europe, nous n’avons jusqu’à ce jour jamais utilisé un tel levier. Si nus décrétions que le cumul des Etats Européens ne doit plus excéder 60% du PIB, alors il nous serait possible de transférer 40% de la dette à l’Etat Fédéral. L’effet levier serait immédiat. La dette de la France passerait mécaniquement de 95% à 55%, celle de l’Allemagne de 85 à 45%.  Celle de l’Italie de 120 à 80% etc, etc. Il suffirait de rééchelonner les 40% montés sur 40 ans à u taux de crédit hyper faible pour la charge par Etat ne soit que de 1% l’an.

Les Etats ne paieraient pas plus cher que les Banques privées… Il en serait fini  des taux de 6 à 11 % qui asphyxient l’économie :  Mais il faudrait accepter le principe que les Etas ne soient plus déficitaires ce qui suppose par ailleurs des compléments de ressources.

Or depuis l’adhésion de l’Irlande et de la Grande-Bretagne, en 1973, tous les états européens sont poussés au moins-disant fiscal par les états qui baissent leur impôt sur les bénéfices pour attirer les entreprises. Ce moins-disant fiscal est l'une des causes importantes de l’endettement public. Pour sortir de notre dépendance aux marchés et rééquilibrer nos comptes publics, on peut trouver aussi d’importantes marges de manœuvre au niveau national en annulant une bonne partie des baisses d’impôts octroyées aux grandes entreprises et aux citoyens les plus riches depuis 10 ans.

Le rapport du député UMP Gilles Carrez publié le 5 juillet 2010 montre que si on annulait l’ensemble des baisses d’impôts votées depuis 2000, l’Etat aurait chaque année 100 milliards de plus dans ses caisses. Si nous revenions simplement à la fiscalité qui existait en 2000 notre déficit se transformerait en excédent !

Autre moyen utiliser le levier de la commande publique. Un rapport du Parlement européen estime que la fuite vers les paradis fiscaux provoque chaque année un manque à gagner fiscal de l’ordre de 1 à 1,5% du PIB pour chaque État membre. En France, c’est chaque année une perte de 20 à 30 milliards d’euros. Au-delà des beaux discours, aucune action sérieuse n’est engagée aujourd’hui pour les lutter contre les paradis fiscaux.

L’Allemagne a connu en 2009 une crise économique deux fois plus grave que notre pays. Pourtant, malgré un choc économique 2 fois plus fort, le chômage a augmenté 6 fois moins en Allemagne qu’en France.

Comment expliquer ce « miracle » ? Les syndicats allemands sont allés voir Angela Merkel pour exiger que le licenciement devienne un dernier recours et que la règle générale soit de garder le maximum de salarié(e)s, le maximum de compétences, dans l’entreprise en développant le Kurzarbeit.

Dans chacun de nos pays, chaque mois, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes arrivent en fin de droit et basculent dans une très grande précarité. Vu la gravité de la crise et le peu d’espoir d’un retour rapide au plein-emploi, il est urgent de prolonger l’indemnisation des chômeurs et d’améliorer leur accompagnement et leur accès à la formation.

Créer une vraie Taxe sur les Transactions Financières. Si une telle taxe avait été créée en 2008, même à un taux très faible, elle aurait déjà rapporté entre 250 et 600 milliards. La crise grecque aurait pu être réglée très vite, sans demander d’efforts aux peuples d’Europe. Qu’attendons-nous pour créer enfin cette taxe et rassurer le peuple allemand comme les autres peuples d’Europe en leur disant que c’est la dernière fois qu’on leur a demandé un effort injuste ?

Dorénavant, ce sont les marchés financiers qui seront mis à contribution pour abonder le Fonds européen de Stabilité.
Lutter contre les délocalisations, imposer le respect des normes sociales et environnementales dans le commerce mondial en convoquant un nouveau Sommet de Philadelphie

En 1944, avant de convoquer le sommet de Bretton-Woods qui va reconstruire le système financier international, Roosevelt organisait le sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect d’un certain nombre de règles sociales : "le travail n’est pas une marchandise. (…) Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale" affirmaient Roosevelt et les autres chefs d’état avant de définir des règles sur les salaires, le temps de travail et le partage entre salaires et dividendes…

Des règles très concrètes à respecter dans chaque pays comme dans le commerce mondial. Avant que les néolibéraux ne les démantèlent, ces règles ont permis 30 ans de prospérité sans dette.

Cette situation, comparable à la grande dépression des années 30, appelle des réponses de même ampleur que le « New Deal » mis en oeuvre par le président Franklin D. Roosevelt, mais pas de même nature. Le modèle de croissance à crédit et du « toujours plus » est en faillite et nul n’est à l’abri. Le capital financier n’est pas le seul touché. Le capital naturel l’est plus profondément encore et de manière souvent irréversible. En 2006, le rapport Stern estimait l’impact des changements climatiques entre 5 et 20 % du PIB mondial si rien de sérieux n’était fait immédiatement, tout retard ne pouvant qu’aggraver les choses.

Pendant ce temps, les inégalités sociales se creusent, la précarité se répand, la peur de l’autre s’installe, mettant à mal la démocratie. Les sources d’instabilité internationale liées à la concurrence sur les ressources se multiplient et dégénèrent déjà en conflits.

Le point de vue de Daniel Cohn-Bendit sur le Green Deal , il offre une sortie « par le haut » en engageant la mutation de nos sociétés, afin de - répondre aux besoins des citoyens en matière de logement, de transport, d’alimentation, de santé, d’éducation et de culture ; - relocaliser et convertir l’économie en créant en Europe des millions de nouveaux emplois ; - réduire massivement l’empreinte écologique de nos modes de production et de consommation ; - en somme, offrir à tous le droit à un mode de vie plus durable et plus équitable.

Il reposera sur cinq piliers développés et déclinés en mesures concrètes dans une plateforme programmatique que je reprends maintenant

{{{1. Un Green Deal économique et social}}}

Ce Green Deal économique et social veut orchestrer la conversion écologique et solidaire de notre économie. Il se traduira par un plan européen d’économies d’énergie, en particulier par la rénovation des logements, le développement des énergies renouvelables, des transports collectifs, d’une agriculture de qualité et de proximité, principalement biologique. Il orientera l’industrie vers des productions moins polluantes de biens durables et fonctionnels, recyclables ou sans déchets. Il investira dans les services publics essentiels comme l’éducation et la santé. Il créera des millions d’emplois qualifiés, non délocalisables, sur l’ensemble des territoires et instaurera un revenu minimum européen. Il sera notamment financé par un transfert de moyens aujourd’hui dédiés à des activités destructrices, et une révision de la fiscalité pesant sur le travail vers une taxation du capital, des flux financiers et des énergies polluantes.

{{{2. Un Green Deal de la connaissance.}}}

Dans une société confrontée à la rareté et l’épuisement des ressources naturelles, à l’accroissement des inégalités et à la précarisation du travail, notre modèle de développement doit être repensé et reposer sur un programme majeur d’investissement en matière d’éducation, de formation et de recherche adapté aux nouveaux enjeux. Mobiliser toutes les intelligences au service d’un objectif central : répondre à l’urgence culturelle que nécessite un changement de civilisation.

{{{3. Un Green Deal de la diversité.}}}

Face aux stigmatisations et aux discriminations, à la tentation du repli sur soi et de la fermeture des frontières, le Green Deal affirmera l’impérieuse nécessité pour l’Europe d’être ouverte sur le monde, de reconnaître la diversité de ses cultures et de ses citoyens comme un atout majeur, de promouvoir la laïcité. L’enrichissement culturel, social et intellectuel impose de penser la mobilité comme un droit inaliénable.

Prenant sa part de responsabilité dans la crise globale actuelle, l’Union européenne doit proposer un nouveau projet de mondialisation, fondé sur la justice sociale et environnementale tant au sein de l’Union qu’au niveau international. Financement des biens publics mondiaux, entretien et restauration des grands écosystèmes. Droit à la souveraineté alimentaire. Nouvelles règles économiques et commerciales internationales. Transparence financière et levée en Europe du secret bancaire pour tous les transferts vers les paradis fiscaux. Autant d’éléments indispensables à de nouvelles alliances.

Parce que c’est désormais au niveau européen que devront se mener les politiques en faveur des droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, de la santé et de l’environnement. Parce qu’aujourd’hui ce sont les Etats membres qui affaiblissent le plus les textes. Parce que les mutations que nous proposons exigent l’adhésion du plus grand nombre, le Green Deal proposera un nouveau pacte démocratique entre l’Europe et les citoyens. Ce new deal démocratique permettra d’envisager la perspective d’une Europe fédérale, seule à même de dépasser l’impuissance des Etats-Nations.
Face à la récession économique et à la régression sociale et démocratique, l’Union européenne est devant un choix historique.

Soit elle tente de consolider le système actuel en soutenant la logique du productivisme et de la surconsommation. C’est le choix de l’aveuglement et du court terme. Soit elle saisit cette opportunité unique pour investir dans un nouveau modèle de société, afin de résorber progressivement les causes des crises et de construire un projet mobilisateur avec ses citoyens. C’est le choix de la lucidité et du long terme. C’est celui du Green Deal.

On peut certes en douter, mais au moins aurais-je répondu précisément et le plus honnêtement possible à votre demande de clarification a-nonymous. Maintenant je peux comprendre que ce détail dans mes propositions et ma vision des choses en lasse plus d’un et qu’il aurait préféré que je m’en tienne à la version courte de ma réponse.

N'empêche, actuellement dans les coulisses du FMI, c'est bien une direction qui se dessine : non pas abandonner 40% des dettes publiques, mais au minimum 20%.


Dernière édition par Libellule le Jeu 18 Sep 2014, 12:02, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 11:57

tonton christobal a écrit:
---/---
En tout cas ne pas rester verrouillé sur les même doctrines de base qui depuis trop longtemps montrent absence d'efficacité ou pire leur nocivité.
---/---

Nous sommes bien d'accord qu'il faut bouger mais dans quelle direction ?

Que ce soit dans le cadre de l'Union ou dans celui de l'OMC, nos dirigeants ont accepter la libre concurrence... A partir de là et dès lors qu'il y a 3.5 millions de chômeurs qui crèvent sans avenir à Pôle emploi, il faut se donner les moyens d'avoir des entreprises et des salariés concurrentiels à même d'en découdre face à leurs concurrents...

Si l'on ne veut pas s'orienter dans cette voie pour ne pas remettre en cause nos acquis sociaux alors il faut adopter des mesures protectionnistes pour sauver ce qui est encore sauvable...


L'exemple des Airbus désormais assemblés en Chine est particulièrement significatifs...

Nos dirigeants ont longtemps pris les chinois pour des demeurés tout juste capables de mouler des bassines en plastique... A eux les bassines, à nous les Airbus.... Sauf que dès que l'économie chinoise a atteint un certain niveau, les chinois ont refusé de continuer sur ce modèle et exigé que les Airbus qu'ils nous achètent soient produits sur leur sol par leurs salariés...


Après et alors que chez nous le chômage n'en finit pas de progresser:


"La progression de l'Asie en tant que puissance économique mondiale a déjà commencé, et la performance des milliardaires de la région illustre la force de cette dernière et les nombreuses opportunités qu'elle offre pour l'accumulation de richesses"



Les Echos a écrit:
Les milliardaires asiatiques s'enrichissent plus vite qu'ailleurs
Jean Michel Gradt / Journaliste | Le 18/09 à 11:33

Les milliardaires d'Asie, magnats chinois en tête, se sont enrichis cette année plus vite que les autres richissimes entrepreneurs dans le reste du monde, rapporte l'étude co-réalisée par Wealth-X et la banque suisse UBS publiée mercredi.

Le nombre de milliardaires a progressé de 7% entre mi-2013 et mi-2014 pour atteindre un record de 2.325 "ultra-riches" (soit 155 de plus sur 12 mois), leur fortune cumulée atteint 7,3 trillions de dollars (+12%) . Un somme supérieure à la capitalisation combinée de toutes les sociétés du Dow Jones Industrial Average, l'indice phare de la Bourse de New York.

Dans le club des personnes dont la fortune personnelle dépasse le milliard de dollars, les fortunés asiatiques _ magnats chinois en tête, se sont enrichis plus vite que les autres richissimes entrepreneurs du reste du monde, nous apprend l'édition 2014 du "World ultra wealth", un rapport rédigé par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet de recherches singapourien Wealth-X.

En Asie, a fortune cumulée des milliardaires atteint 1.410 milliards de dollars, soit une progression de 18,7% comparé à l'an passé, souligne l'étude (voir la présentation vidéo de l'étude ci-dessous).

L'Asie est encore une fois la région qui a vu émerger le plus de nouvelles grosses fortunes, avec 52 nouveaux milliardaires (dont 33 rien qu'en Chine) soit 63,5% des nouveaux entrants dans ce club très fermé, le total atteignant 560 sur le continent.

De plus, alors que l'Asie occupe encore la troisième place derrière l'Europe et l'Amérique du Nord pour le nombre total de milliardaires, les ultra-riches du continent asiatique ont vu leur fortune croître plus rapidement que dans toutes les autres régions du monde, souligne l'étude. L'Asie représente 30% de l'augmentation nette de la fortune des milliardaires dans le monde en 2014. Un signe : si New-York est la ville du monde qui héberge le plus de milliardaires (103), 8 villes d'Asie se situent désormais dans le top 20 des villes qui comptent le plus de milliardaires.


Plus jeunes et peu d'héritiers

Sur le podium des chéris de la fortune, l'Europe arrive en tête avec 775 milliardaires, suivie par l'Amérique du Nord (609), l'Asie (560) et, loin derrière, le Moyen-Orient (154). "La progression de l'Asie en tant que puissance économique mondiale a déjà commencé, et la performance des milliardaires de la région illustre la force de cette dernière et les nombreuses opportunités qu'elle offre pour l'accumulation de richesses", souligne l'étude. Par pays cependant, les États-Unis conservent la première place, avec 571 milliardaires, suivis par la Chine (190) et le Royaume Uni (130).

En Asie, c'est la Chine qui recense le plus grand nombre de milliardaires (190), suivie par l'Inde (100), Hong Kong (82), le Japon (33) et Singapour (32). La plupart des milliardaires d'Asie doivent leur fortune à l'immobilier et aux conglomérats industriels (voir encadré), notamment du secteur manufacturier. Seul 11% d'entre eux ont constitué leurs richesses grâce à des activités dans la finance ou la banque d'investissement, selon la même source. En Asie, les milliardaires sont aussi plus jeunes qu'ailleurs; âge moyen : 61 ans. Autre caractéristique : seuls 13% d'entre eux ont hérité leur fortune.
En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0203783442858-fortune-les-milliardaires-asiatiques-senrichissent-plus-vite-quailleurs-1043762.php?b6TijxbuR11vOkYk.99


Dernière édition par a.nonymous le Jeu 18 Sep 2014, 12:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 12:18

Réécrire l'histoire pour se donner raison y compris en sautant des pages... et en s'accommodant ou en triturant de la chronologie réelle pour en inventer une plus conforme à ses élucubrations... en taillant de rif et de raf on arrive à mettre les boutonnières en face des trous mais le client doit se contorsionner pour que le vêtement "tombe"

Pour les plus jeunes qui ne connaissent pas : https://www.dailymotion.com/video/x1qwjry_fernand-raynaud-y-a-comme-un-defaut-archive-ina_fun


Excellente illustration par un comique défunt de ce que l'on vous vend comme des vérités avérées...

L'exposé est long (comme d'hab) supposé être brillant et bien sur pour le moins erroné voire bidouillé pour les besoins de la cause.
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 12:24

alien cat  Mon texte est disponible, c'est déjà ça, on va arrêter de me dire que je n'aurai rien à proposer...  Et si je vous le soumets c'est que j'y vois malgré votre envie permanente de me chatouiller, (grand bien vous fasse) un intérêt, celui d'ouvrir le champ d'une réflexion avec ceux qui le voudraient : je n'ai que faire de vos bons mots et vos rappels au sens d'un mot isolé de son contexte, je traite la question sur un ton non polémique en expliquant en quoi l'expression UMPS n'est peut-être pas si fausse que cela, (pour respecter les remarques faites par quelques uns sur ce forum, je ne m'inscrirais plus dans les clivages c'est la faute à celui ci ou celui là), et vous parle économie réelle, libre à chacun de proposer mieux. Si vous pensez que notre histoire économique ne s'est pas construite avec les acteurs français et les décisions européennes que je cite libre à vous. Basketball alien cat
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 12:56

Ainsi, il y aurait une conjuration entre la gauche et la droite pour nous mener dans le mur.

Il devient nécessaire d'envisager que le moment est venu de changer de leaders politiques ! sinon c'est du masochisme...

Curieusement on accepte maintenant comme conclusion relevant de la fatalité l'incapacité des uns ou des autres de gauche ou de droite qui se succèdent au pouvoir depuis des dizaines d'années d'influer sur la catastrophe prévisible mais en même temps on fait des procès d'intention en manque de compétence supposée à ceux qui ne sont en rien coupables dans nos déboires...

Moyennant quoi n'étant coupables de rien dans nos ennuis on veut les disqualifier es qualité de personnes pouvant être responsables d'une politique.

Un esprit logique ne comprend pas et les électeurs commencent à envisager cette voie de recours.
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 13:01

tonton christobal a écrit:
---/---
L'exposé est long (comme d'hab) supposé être brillant et bien sur pour le moins erroné voire bidouillé pour les besoins de la cause.


L'exposé tente surtout d'expliquer par une financiarisation de l'économie une situation qui est avant tout le résultat de la mondialisation de la production qui a eu pour effet de concentrer celle-ci dans quelques pays à faibles coûts...

Quelques soient les mesures économiques et fiscales adoptées, comment un pays qui ne produit presque plus rien sur son sol peut-il continuer à fonctionner ?

Quant à rebâtir une économie basée sur la transition écologique et énergétique, l'exemple des panneaux solaires chinois illustre bien que c'est juste impossible sans gain de compétitivité ou mesures protectionnistes...



tonton christobal a écrit:
---/---
Curieusement on accepte maintenant comme conclusion relevant de la fatalité l'incapacité des uns ou des autres de gauche ou de droite qui se succèdent au pouvoir depuis des dizaines d'années d'influer sur la catastrophe prévisible mais en même temps on fait des procès d'intention en manque de compétence supposée à ceux qui ne sont en rien coupables dans nos déboires...
---/---

Le point positif de l'arrivée de la gauche social-démocrate aux affaires en 2012 est que celle-ci aura démontré que dans un même cadre donné, un gouvernement qu'il soit de gauche ou de droite se trouve confronté exactement aux mêmes problèmes... Et il en serait de même si l'extrême droite ou l'extrême gauche était aux affaires...

C'est le cadre qu'il faut modifier....
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 13:06

L'étude de la fabrication des tapettes à moustiques en grande série (étude menée par 3 X ponts et 2 énarques) dans les provinces économiquement sinistrées de France révèle que nous aurions du mal à lutter contre la tapette asiatique, plus grande, plus flexible et dotée d'un manche anatomique réglable en fonction de la morphologie de l'utilisateur.
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 13:45

A.nonymous vous dites Le point positif de l'arrivée de la gauche social-démocrate aux affaires en 2012 est que celle-ci aura démontré que dans un même cadre donné, un gouvernement qu'il soit de gauche ou de droite se trouve confronté exactement aux mêmes problèmes... Et il en serait de même si l'extrême droite ou l'extrême gauche était aux affaires...

C'est le cadre qu'il faut modifier....
Donc +1, à ce détail près que ce n'est pas le retour de la gauche au pouvoir en 2012 qui l'a démontré mais plus l'alternance de 1981 après la période Giscard Pompidou Barre,  suivie depuis par pas mal de périodes de cohabitation jusqu'en 2002. C'est en partie ce que j'expose plus haut, y compris jusqu'à l'usage de la dévaluation de Balladur dernière du genre ; un virage pouvait être pris par Delors (mentor de la nouvelle société de Chaban Delmas soit dit en passant) en 1983, et à nouveau en 2002 s'il avait été candidat ; mais il lui fallait l'aval des Bayrou et cie, qu'il n'a pas eu. Sarkozy aurait pu être à l'origine de ce virage puisque Bayrou et cie était avec lui, mais il a choisi de considérer qu'il fallait laisser filer les déficits , en croyant (à tord ou à raison c'est trop tard pour en juger, les états des lieux sont de toutes façons irréversibles) que cela aurait le même effet qu'une dévaluation du Franc par rapport au DM. Mais entre-temps la parité de l'Euro avait verrouillé la valeur de cette monnaie au niveau du modèle allemand. Donc il aurait fallu rester dans les pas de ce modèle, sans croire qu'un autre modèle pouvait s'imposer pour qu'aujourd'hui la comparaison soit tenable.

Peut-être qu'à l'occasion je développerai cet aspect des choses avec une certaine logique qui ne plaira pas à tout le monde y compris à gauche, mais encore une fois la valeur ajoutée cela ne se fabrique pas en passant forcément pas la case de l'Etat.

Il faut très nettement distinguer le rôle et la puissance de l'Etat en tant qu'investisseur, et la puissance de l'Entreprise en tant principal contributeur aux frais de fonctionnement d'un pays. Et non l'inverse.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 14:05

Libellule a écrit:
A.nonymous vous dites ---/---

Vous avez raison, merci pour la leçon.....
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 14:27

tonton christobal a écrit:
Le moment fort de la crise était en 2008 à l'époque de sarko et au moment ou la gauche affirmais qu'elle n'existait pas...
La France à cette époque surnageait moins mal que beaucoup d'autres

Les pays en grande difficulté se relèvent notablement depuis quelques années et nous nous enfonçons...


En effet .
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 15:12

Va pour le en effet ; mais en effet quoi?

De Jacques Delorme (article d'il y a moins d'un an, où  l'essence n'a guère changé depuis)

La croissance en volume du PIB allemand est de 6.2 % sur la période, alors que la France revient à peine à son niveau de 2008 (0.5 % de croissance). Le corollaire se retrouve dans l’emploi : l’Allemagne affiche des créations d’emplois nettes de 1 250 000 postes de travail en six ans (+3.1 % de ses effectifs totaux), alors que dans le même temps, la France enregistre 360 000 destructions nettes.

Des divergences de taille et de poids

Au-delà des aléas conjoncturels, l’Allemagne "pèse" un tiers plus lourd que la France, que ce soit en matière de PIB (31.4 % en 2013 à 3 598 milliards $ US courants pour l’Allemagne contre 2 739 pour la France), de population (28.2 %, soit 81.7 millions/63.7 millions), et beaucoup plus en termes d’emploi (62.7 %, soit 41.5 millions/25.5 millions). Les emplois industriels s’élèvent à 10.3 millions (soit 24.8 % de la main d’œuvre), contre 3.1 millions en France (12.1 %). Les productivités apparentes du travail sont similaires (44 040 $ US pour l’Allemagne et 43 000 pour la France). En revanche, les revenus par actifs sont à l’avantage de la France (107 412 $ US pour 86 700 soit un écart de 23.9 %).
PIB et marché du travail.

La croissance en volume du PIB allemand est de 6.2 % sur la période, alors que la France revient à peine à son niveau de 2008 (0.5 % de croissance). Le corolaire se retrouve dans les évolutions de l’emploi : l’Allemagne affiche des créations d’emplois nettes de 1 250 000 postes de travail en six ans (+3.1 % de ses effectifs totaux), alors que dans le même temps, la France enregistre 360 000 destructions nettes d’emplois (-1.4 %). Le taux de chômage allemand passe de 7.7 % en 2009 à 5.6 % en 2013 (respectivement 9.5 % en France à 11.2 % en 2013). La croissance est plus riche en emplois outre-Rhin, du fait du cumul de nombreux "petits boulots" permis par les réformes du marché du travail Hartz I, II et III adoptées sous le gouvernement Schroeder.

En 2009, l’Allemagne a enregistré une forte contraction de l’activité (-5.1 % du PIB), soit le double de l’indicateur français (-2.6 %), et le commerce extérieur a été sérieusement impacté (baisse des exportations en valeur de biens et services de -13.6 % pour -12.2 %). Toutefois, l’Allemagne regagne des parts de marché dès 2010 (exports de +13.7 %), alors qu’il s’agit plus d’un rebond technique en France (+9.3 %). Rappelons que la demande mondiale a chuté de 13 % en volume en 2009. L’Allemagne, troisième puissance commerciale, est traditionnellement beaucoup plus sensible à l’environnement international et à ses fluctuations.

Le taux d’emploi (emploi/population totale), comme le taux d’activité (emploi+chômage/emploi total) restent très différents : respectivement 40 % et 45.1 % en France, contre 50.7 % et 53.6 % en Allemagne.

Cet écart de 10 points tient aux comportements des actifs extrêmes : taux d’activité des jeunes de moins de 25 ans supérieur outre-Rhin et rétention des seniors dans l’appareil productif. La date légale de départ à la retraite est de 68 ans. Les Allemands rentrent plus tôt, ont plus de contrats de travail alternatifs à leur disposition et sortent plus tard du marché du travail.

Comportement des agents économiques

Le taux d’investissement de la Nation (20 % du PIB en moyenne annuelle en France contre 17.5 % en Allemagne) n’est pas couvert en France par le taux d’épargne (taux d’épargne des ménages +/- EBE des entreprises +/- solde budgétaire), puisqu’il se situe à 18.3 %. L’épargne allemande couvre en revanche, et bien au-delà, le taux d’investissement (épargne de 24.5 % du PIB). Le corolaire se retrouve dans le solde des transactions courantes, excédentaires à hauteur de 6.2 % du PIB moyen sur la période, contre -1.9 % pour la France. L’Allemagne exporte son épargne nette à l’étranger, mais investit moins que la France.

Le solde cumulé des excédents allemands (1301 milliards $ US courants 2008-2013 soit un excédent annuel moyen de 217 milliards) est similaire au PIB espagnol de 2013, soit 1388 milliards (à hauteur de 94 %). À l’inverse, le montant cumulé des déficits français (291 milliards soit 48.5 milliards en moyenne) excède de 19.3 % le PIB grec 2013 (244 milliards).

Du fait de la forte contraction des échanges en 2009, la moyenne de la croissance en valeur des exports n’est que de 3.1 % en Allemagne (pour 2.8 % pour les imports), les chiffres pour la France se montant à 1.4 % et 0.7 %. Le décalage conjoncturel (croissance en volume de la demande mondiale adressée à un pays/croissance en volume de la demande intérieure) reste donc très légèrement positif pour les deux pays, qui ont donc moins cru que la moyenne du reste du monde sur la période.

La politique économique

L’inflation moyenne reste remarquablement contenue des deux côtés du Rhin (1.7 % en Allemagne et 1.8 % en France).
Le déficit budgétaire atteint ses plus hauts en France en 2009 à -7.5 %, contre -3.3 % en 2010 en Allemagne. En moyenne annuelle, le déficit français s’inscrit à -5.2 % contre -0.9 % en Allemagne. Dès 2011, il devient excédentaire outre-Rhin à 0.8 %, tandis que le déficit français se réduit continument en fuseau : -7.1 % en 2010, -5.2 % en 2011, -4.6 % en 2012 et -3.6 % en 2013.

Les modes de l’assainissement budgétaire sont toutefois très distincts dans les deux pays. Alors que l’Allemagne stabilise ses prélèvements obligatoires (de 44 % en 2008 à 44.7 % en 2013), la dépense publique y est particulièrement maîtrisée (+1.8 % sur la période). À l’inverse, la France accroit ses recettes fiscales de 6.9 % (p.o. de 49.5 % à 52.9 %) et augmente parallèlement ses dépenses à la même vitesse : +7.0 % sur la période.

De ce fait, le ratio dette/PIB passe de 57.8 % du PIB en France en 2008 à 86.5 % en 2013 (augmentation de 49.6 %), et la dette allemande de 49.7 % du PIB à 56.2 % (soit 13.1 %). À noter que l’endettement diminue en Allemagne depuis 2010, ou il culminait à 57.5 %.

En conséquence, le solde budgétaire primaire (hors charge de la dette) est excédentaire en Allemagne sur la période (0.9 % après -2.1 % en 2010), alors qu’il se monte à -2.9 % (dont -5.5 % en 2009) pour la France. La balance budgétaire structurelle (apurée du cycle conjoncturel) épouse le même profil : excédentaire en Allemagne dès 2012 à hauteur de 0.2 % du PIB (-0.7 % en moyenne annuelle), et déficitaire sur toute la période pour la France -3.3 % après -4.8 % en 2009 et -4.6 % en 2010. Quelle que soit la mesure retenue, l’Allemagne arrive à générer des excédents dès le milieu de période.
À plus long terme (horizon 2018), le FMI affiche une croissance potentielle de 1.2 % pour l’Allemagne, du fait de la démographie déclinante (80.9 habitants en 2018 contre 82 millions en 2013), et de l’amortissement des gains de productivité. Le potentiel est de 1.9 % pour la France (65.2 millions en 2018 contre 62 millions en 2008).

En termes de "pertes de part de marché" (PIB PPA/PIB PPA Monde), l’Allemagne passe d’un poids de 4.2 % de l’offre mondiale en 2008 pour 3.1 % en 2018 (-24 %). Les chiffres correspondants pour la France sont de 3.1 à 2.3 % (soit -26 %). Il est clair qu’à terme, le "cœur de l’Europe" ne sera plus un foyer de croissance forte, à l’inverse de la plupart des pays émergents. Il apparaît enfin que, structurellement, c’est plutôt la France qui tirera l’activité de la zone. Ce résultat ne reste vrai que si le solde migratoire allemand reste inchangé.

(*) Les prévisions 2013 du FMI sont celles délivrées en juillet 2013 (0.1 % du PIB pour la France et 0.5 % du PIB pour l’Allemagne).

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-82425-comment-le-couple-franco-allemand-a-t-il-passe-la-crise-2008-2013-1001406.php?jJw5xhrl1xKtFrId.99


Alors maintenant voyons cela par un petit bout de la lorgnette sur la gestion "à la française" et la gestion "à l'allemande" des réductions d'activité.

Modèle Français : (à lire comme une théorie pour les chiffres) : On va prendre comme exemple une entreprise ou tout le monde touche un 13 mois. Arrive une compression d'activité ; deux options sont disponibles, renvoyer le 13e mois à meilleure fortune ou licencier 1/12e des effectifs. L'option qui sort du chapeau le plus souvent en France c'est on licencie.

Modèle allemand : on prend l'option baisse des salaires à meilleur fortune.

Tout le reste en découle : En France l'entreprise garde une charge de 11/12e du personnel dans ses comptes et 1/12 part décôté et passe à la charge de l'Etat qui doit augmenter les prélèvements pour compenser. Les salariées qu restent en place touche 13/12, les laissés pour compte touche disons 50% de leur ancien 13/12, avant si la conjoncture ne s'y prête pas de toucher le RSA.

En Allemagne, toutes les compétences restent et il n'a y a pas de déperdition en terme de valeur ajoutée au travail.
Personne ne voit sa rétribution passée en dessous de 12/12. Je fais vite. Côté valeur ajoutée, où est-elle la plus forte? Je ne vous le fais pas dire..

Modèle Francais côté stages en entreprise : souvent on rase gratis, ou à 30% d smic.
Modèle allemand souvent on forme les jeunes en entreprises en les payant un peu plus.

Sans développer l'argumentaire ; côté chômage, on obtient un meilleur score en Allemagne qu'en France et les statistiques livrent néanmoins  un verdict final qui pose assez bien le côté cornélien des choix faits de part et d'autres. Là où en France nous avons 90% de gens payés à 13/12 et 10% de gens payés à 50% puis au RSA, (je simplifie toujours) on a en Allemagne 95% à 12/12 et 5% qui acceptent des formations à salaire à 50%. Et en France 90% à 13/12 et 10% entre le RSA et 50% selon le cas. Mais la charge laissée à l'Etat est plus lourde en terme de déficit à supporter.

Vous ajoutez le droit à la retraite tels que définis de chaque côté du Rhin, et vous voyez que la problématique si elle bouge un peu , reste la même : déficit de l'Etat, et des caisses vieillesses, ou gel des retraites (et non baisse) ou report à 68 ans.

Malheureusement tous ces grands agrégats ne peuvent pas fonctionner entre eux, sans que l'un contraigne l'autre.

Il faut donc bien envisager que les règles sociales et fiscales soient les mêmes partout et mutualiser pour le moins les raisonnements et les décisions de la manière la plus intelligente possible.
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 15:41

IL y a tout de même une "logique" que je ne comprends pas :
Si depuis 40 ans des gouvernements de gauche et de droite avec au milieu quelques cohabitations se sont plantés en gouvernant mal le pays, ont été incapables de se faire entendre pour améliorer la situation ou faire changer des orientations néfastes, comment des gens intelligents et responsables peuvent ils expliquent l'inexplicable et justifient l'injustifiables ? comment croire qu'en vous vendant la même soupe avec les mêmes dirigeants ils ont maintenant la recette miracle et sont devenus les plus aptes à nous sortir du marasme ?

En principe lorsqu'une équipe montre son incompétence on en change... en politique NON ! il faut reprendre les mêmes, leur faire de nouveau confiance, remettre en piste les chevaux de retour sinon ce serait le drame international... il est vrai que la mangeoire est toujours pleine et que les appétits ne sont pas rassasiés.

L'avantage de changer nos dirigeants seraient que si au pire les suivants ne sont pas meilleurs nous n'aurions pas été trompés par les mêmes, ce qui est une petite satisfaction.

De gauche comme de droite ils critiquent ceux "d'avant" prédisent le pire avec "ceux d'après" et la fin du monde si ceux qui n'ont jamais été en charge de la boutique arrivaient à leur piquer leur bout de gras...
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 15:56

Ca ce n'est pas difficile ; tout le monde a admis qu'un niveau de dettes à 60% était tout à fait profitable à l'investissement, et que cela devait nous amener sur des décisions à prendre entre 1995 et disons 2000 ; je ne vais dire qui était aux commandes et sous quel régime (cohabitation ou non), mais c'est clair que les élus post 2000 se devaient de faire le boulot de la maîtrise des déficits ; mais comme cela est incorrect de citer qui que ce soit, vous voyez, je fais sans. Mais peut-être qu'un certain 21 avril a rendu certains politiques frileux si ce n'est pusillanime. On a une chance néanmoins, la question de la montée des populismes touche maintenant l'Europe et les gens enfin se décident à revisiter l'histoire des années 30,.... et les grands leviers utilisés à l'époque pour tenter de relancer l'économie.

Ceci dit, les faillites des Etats sont légions et il faut faire preuve d'un certain humour à mon sens de dire que l'on ne comprend pas que l'on est mieux assuré, mieux protégé, mieux payé après 40 ans de labeur, qu'on ne la jamais été.
Et en plus, nous avons la chance de pouvoir mieux vieillir; Mais ça aussi c'est devenu incorrect de le dire, car vous comprenez, on ne touche pas à tout se qui marchait avant et ne peut plus marcher aujourd'hui sans effort consenti par tous, le déficit de l'Etat risque d'avoir bon dos encore pendant quelques années. Mais personnellement je pense que vouloir jouer cette partie là serait la plus suicidaire d'entre toutes. Un green deal, je vous dis. Avec gestion technique des agrégats qui vont avec, comme en 1974, mais en changeant de logiciel de pensée.


Dernière édition par Libellule le Jeu 18 Sep 2014, 16:05, édité 1 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 16:02

Michèle Delaunay, cancérologue et députée socialiste, ancienne ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie dans le gouvernement Ayrault a écrit récemment un billet assez pertinent sur son blog....


Michèle Delaunay a écrit:
Le tunnel, ou comment faire carrière sans mettre un pied dans la vraie vie

13 sept 2014

Ils ont fait sciences- po, passé ou non un concours de l’administration, regardé autour d’eux… Et finalement trouvé un poste d’attaché parlementaire ou un job dans une collectivité et, pour les plus chanceux ou les pls habiles, dans un « Cabinet ».

Dans ces milieux un tantinet confinés, ils ont pris le virus. Rien à reprocher : la densité d’intelligence y est grande, les sujets d’intérêt nombreux et variés, l’endogamie forte et l’impression d’appartenir à une sorte d’élite pensante, bougeante et agissante, porteuse. L’envie vient d’aller plus loin, de fabriquer soi-même de l’immédiat au lieu de travailler à façon celui des autres, de projeter, d’échafauder, de bâtir ou du moins de l’essayer.

Cinq ou dix ans ont passé, ils entrent à leur tour dans la piscine. Grand bain pour les museaux les plus fins (tenter une élection uninominale, cantonale le plus souvent), moyen bassin pour la plupart (figurer sur une liste municipale ou régionale), pataugeoire pour les encore timides (tenir un rôle dans une équipe de campagne). Ils gagnent ou ils perdent, mais ils demeurent dans cet entre-soi réconfortant où l’on partage les mêmes idées avec pour conséquence de croire toujours avoir raison.

Ceux qui gagnent du premier coup sont les plus à risque : ils n’ont plus seulement le virus, mais la maladie. Grand air, bobine sur le journal après l’avoir eue sur de grandes affiches, ils sont quelqu’un, c’est à dire déjà plus tout-à-fait eux-mêmes. Les autres retenteront. Ce sera plus ou moins long, plus ou moins brillant, quelquefois péniblement stationnaire, mais ils arriveront quelque part, même si pas toujours où ils voulaient.

Le danger maximum vient avec le succès dans une élection où l’on a été parachuté, voire même que l’on a sélectionnée sur la carte si on a eu la chance d’être dans les instances du Parti, d’avoir un mentor de grand renom ou de grand pouvoir, d’être choisi par un qui ne voulait/pouvait pas se représenter.

S’il est élu, le parachuté devient un conquérant. Nul, sur le terrain, ne le connaissait avant, ne sait vraiment quelles études il a faites ou s’il a eu jamais la moindre responsabilité. Son document électoral est son seul passeport. « Engagé dès mon plus jeune âge, j’ai fait mes études de droit, tout en travaillant pour financer mes études » (nombreuses variantes : sociologie, écoles de commerces…). Rien que les citoyens aient partagé ou vécu avec lui, pas de précision sur le « travail » pour financer les-dites études. Il n’est pas rare, mais pas obligatoire, qu’il s’agisse d’un stage dans le cabinet d’avocat paternel.

J’éxagère, évidemment, du moins dans l’apparence de généralisation. Un nombre non négligeable de ces « porteurs de virus » viennent d’un « milieu modeste » (expression détestable mais que ceux qui sont devenus immodestes utilisent souvent). Ils ont réellement fait effort, passé des concours : ils resteront plus longtemps porteurs sains et pour quelques rares n’auront pas, ou très peu, de signes de la maladie. Le manichéisme n’est pas mon fort : même de milieu immodeste, quelques uns passent à travers les gouttes. J’en connais et je les en remercie.

Après trente ans d’entre-soi, les voilà à leur tour à la tête d’une écurie : député entouré de ses trois assistants parlementaires et de quelques dizaines de congénères faits au moule; maire à la tête de son Conseil et de son Cabinet. .. Beaucoup demeurent au coeur du mouvement qui les a formés. Au PS, cela s’appelle des courants, après avoir été des motions. A l’ump, cela n’a d’autre nom que celui du mentor, généralement candidat potentiel à la prochaine présidentielle.

Dans cette période, ils apprennent à tuer le père, si ce n’est déjà fait, un exemple récent qui a défrayé la chronique en témoigne. Ils s’agitent aussi pour peu que leur Parti soit celui du Président pour devenir ministre ou secrétaire d’Etat. Peu y arrivent, mais les remaniements sont aussi faits pour ça : élargir le champ des possibles.

Dans cet exercice, deux choix : s’opposer à peine un peu plus qu’il ne faut pour qu’il soit bénéfique de vous enrôler. Être au contraire toujours présent dans la sphère du pouvoir, se rendre souvent au ministère auquel on croit pouvoir prétendre, envoyer des notes, rencontrer les conseillers. Bref, être là, se faire connaître, tout cela n’ayant en soi rien de très grave.

Ce texte n’a d’autre objet que de répondre à un questionnement que j’entends plusieurs fois par jour depuis quelques semaines : comment cela est-il possible ?

« Cela » ? Perdre tout pied dans la réalité, n’avoir plus le sens commun. Agir comme si l’on était au-dessus de la règle la plus élémentaire, ne plus savoir entendre raison ou n’en plus avoir. Je n’ai besoin ni de noms, ni d’exemples : ils ne sont que trop nombreux.

L’explication la plus plausible est la plus simple : ces élus n’ont jamais connu la vie réelle. Entrés tôt dans le tunnel, ils n’en sont jamais ressortis. Compter pour savoir si l’on pourra payer ses deux employés à la fin du mois, si l’on aura soi-même assez pour assumer la scolarité du petit, le loyer… . Suivre de près météo, récoltes et prix des matières premières pour maintenir son exploitation agricole, répondre aux appels les nuits de garde en faisant sur le chemin vers le suivant la revue des traitements qu’on aurait pu oublier, toutes ces heures et ces jours où le réel est dur comme ciment et ou il faut le coltiner sans échappatoire possible, tout cela, ils n’en savent rien.

J’ai pour voisin à l’Assemblée un des deux seuls exploitants agricoles qui y siègent. Il s’y sent sur une autre planète et raisonne d’une manière différente. Pour sûr, il sait ce que payer une facture veut dire ou répondre à une échéance.

On dit bien souvent qu’il faut des jeunes en politique pour régénérer les pratiques et on juge trop souvent les Assemblées ou les Gouvernements à leur moyenne d’âge. Il faut des jeunes, c’est une évidence, pour leur engagement, leur regard, il en faut comme il faut des femmes et plus encore, des élus issus de milieux différents, ayant des expériences différentes. Les jeunes pourtant, entrés tôt dans le tunnel et le gravissant sans interruption, sont plus à risque de comportements « hors sol ». Ils sont dépendants de la politique à tous les sens du terme, y compris financier. A tous, je conseille d’aller voir aussi ailleurs, d’apprendre autre chose, ils n’en apporteront que davantage à la politique et aux causes qu’ils défendent.

La loi sur la parité a eu plus d’un mérite, mais un surtout : faire entrer dans le sérail des femmes qui, par définition, n’en venaient pas. C’est à vrai dire la seule explication pour celles qui « pratiquent la politique (un peu) autrement ». Les pas-jeunes, de même, n’ont pas a priori tous les mérites. L’histoire que j’ai racontée est éminemment valable pour les élus, quel que soit leur âge, à mandat répétitif et le non-cumul dans le temps (pas plus de 3 mandats identiques successifs) devra bien finir par s’imposer.

Il n’empêche que… Dans le choix que vous aurez à faire de l’un ou l’autre candidat à l’une ou l’autre élection, il peut n’être pas inutile de regarder s’il est passé par la case Réalité.
Source: http://www.michele-delaunay.net/delaunay/blog/le-tunnel-ou-comment-faire-carriere-sans-mettre-un-pied-dans-la-vraie-vie
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 16:52

a.nonymous salamandre nous a déjà proposé cette réflexion de Mme Delaunay dans une autre rubrique. Je vous ferais donc la même réponse:
Mme Delaunay avec un patrimoine déclaré de 4,3millions d'euros est elle elle même dans la vraie vie.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyJeu 18 Sep 2014, 17:06

matmut a écrit:
Mme Delaunay avec un patrimoine déclaré de 4,3millions d'euros est elle elle même dans la vraie vie.


En tant que médecin cancérologue elle est sûrement plus dans la vraie vie que les "vrais socialistes" que sont les Cahuzac, Morelle, Thevenoud voir également Fabius même si je ne mets pas celui-ci dans le même sac...

Après c'est quoi la vraie vie aujourd'hui ?  

Les belles analyses faites par certains politiques ou économistes, de gauche comme de droite,  pour justifier l'injustifiable ou la queue les chômeurs sans avenir aux guichets de Pôle emploi ?

Voir aussi: http://www.liberation.fr/politiques/2013/04/15/michele-delaunay-un-patrimoine-qui-s-eleve-a-54-millions-d-euros_896247
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyVen 19 Sep 2014, 09:07

Tranquille, je poursuis sur les points de différences entre la gestion "à l'allemande" et une gestion "à la française" en vous proposant la lecture d'un nouvel article :

Ecrit par un journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales

La déflation ! C’est le spectre qui hante les économies européennes depuis le début du mois d’août et qui pousse les esprits les plus austères à tenir des discours dont on les croyait bien incapables. Pour une surprise, c’en fut une. En plein mois de juillet, c’est l’économiste en chef de la Banque centrale européenne, Peter Praet qui, dans l’hebdomadaire Der Spiegel, estimait que si certains pays touchés par la crise avaient dû mettre en œuvre une stricte politique de modération salariale pour améliorer leur compétitivité, l’Allemagne pouvait se permettre des revalorisations salariales importantes. En général, ce genre d'appels venait surtout de France sans rencontrer le moindre écho du côté de Berlin...

Plus surprenant (au point où l'on pourrait croire à un tir groupé concerté), Peter Prat a reçu le soutien du président de la Bundesbank en personne, Jens Weidmann, un austère de premier plan, garant de l’orthodoxie monétaire, à la tête de la plus puissante banque centrale d’Europe. Ce proche de Merkel s’est prononcé contre la mutualisation des dettes, contre un assouplissement du programme d'austérité en Grèce, contre tout recours à la planche à billets. Une folie estivale ?

Dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, il appelle à une augmentation plus rapide des salaires. « Dans un certain nombre d’industries et de régions, nous avons pratiquement atteint le plein emploi et on constate même dans certains cas une pénurie de main d’œuvre ». L’intéressé plaide alors pour une augmentation des salaires de 3%. Immédiatement critiqué par le puissant patronat métallurgiste allemand, Weidmann tempère quelque peu sa fougue, mais tient sa ligne estimant qu’il « est normal que les salaires augmentent plus que dans les pays de la zone euro où l’économie est faible ». Certains économistes comme l'américain Paul Krugman n'hésitent d'ailleurs pas à évoquer un risque de « japonisation » de la crise, en référence aux erreurs commises par les autorités japonaises dont le pays a été étouffé par la déflation pendant plus d'une décennie.  

Dimanche 17 août, c’est le commissaire européen à l’Emploi Laszlo Andor qui est venu se mêler au chœur des « revalorisateurs » : « L’Allemagne doit changer sa politique salariale » a osé ce membre du parti socialiste hongrois et économiste de formation dans un entretien à un autre quotidien allemand, Die Welt. « Ces dix dernières années les augmentations de salaires en Allemagne ont été bien inférieures aux gains de productivité. Il serait préférable que les salaires suivent les gains de productivité », explique le commissaire européen, tout en diplomatie, se gardant de la moindre « ingérence » dans les affaires économiques intérieures allemandes. L’intéressé n'en est pas moins un habitué des sorties à contre-courant. Il a déjà critiqué, par le passé, à juste titre, les « défauts de conception » de l’Union économique et monétaire et les politiques d’austérité néfastes.

L'Allemagne, un rigorisme culturel

Mais Angela Merkel sera-t-elle plus attentive aux sollicitations de Bruxelles qu’à celles de François Hollande ? « Les déclarations très générales en provenance de Paris ne fournissent aucune raison pour de quelconques corrections dans la politique économique » du gouvernement allemand, avait rétorqué la porte-parole du gouvernement allemand Christiane Wirtz aux appels du chef de l'Etat français à un soutien allemand plus affirmé à la croissance. La chancelière estime sans doute avoir fait déjà plus que le nécessaire avec la mise en place d’un salaire minimum. D’autant qu’en Allemagne, le rigorisme est presque culturel, la hausse des salaires comportant un risque inflationniste, ce que l’Allemagne veut à tout prix éviter.  

Une peur souvent attribuée à la poussée hyperinflationniste qu’a connue la République de Weimar, considérée comme un facteur décisif de l’arrivée au pouvoir d’Hitler en 1933. Une cause que relativise grandement l’économiste jésuite Gaël Giraud, directeur de recherche au CNRS et dont les travaux portent notamment sur le rôle de la monnaie dans la prévention des krachs économiques : « Les autorités refusent de voir ce scénario déflationniste, et font une distinction qu'elles croient subtile entre déflation et désinflation. Les mêmes, souvent, réécrivent l’histoire, en expliquant l’arrivée au pouvoir de Hitler par l’hyperinflation (1923) alors que c’est la déflation qui a porté Hitler à la chancellerie du Reich en 1933 ! Quant à l'épisode hyperinflationniste de 1923, il ne doit à peu près rien à un prétendu dérapage des dépenses publiques, mais il doit tout à la privatisation de la monnaie organisée à la demande des Alliés, et au grand bénéfice des banques privées allemandes. Il y a été mis fin par Schacht en un an, simplement par le refus, par la Banque centrale, de refinancer les crédits absurdes des banques privées ».

Alors, le rigorisme allemand responsable de la crise européenne ? Ce serait faire bien peu de cas des responsabilités de Bruxelles, du FMI, des leaders européens. Il n’empêche, déjà en 2012, l’Organisation internationale du travail dévoilait un rapport — à rebours à l’époque de tout l’argumentaire de la BCE — qui tendait à montrer que la politique de bas salaire allemande n’était pas étrangère à la crise européenne.  

Les conditions d'un marasme économique prolongé

L’OIT y voyait même la « cause structurelle » de la crise de la zone euro : « Les coûts du travail en Allemagne ont chuté depuis une décennie par rapport aux concurrents, mettant leur croissance sous pression, avec des conséquences néfastes pour la viabilité de leurs finances publiques », expliquait l'OIT. « Plus grave, les pays en crise n'ont pas pu utiliser la voie des exportations pour compenser la faiblesse de la demande domestique car leur industrie ne pouvait pas profiter d'une demande intérieure plus forte en Allemagne. La politique de déflation salariale n'a pas seulement amputé la consommation, restée plus d'un point de pourcentage en retrait du reste de la zone euro sur la période 1995 à 2001. Elle a aussi conduit à un accroissement des inégalités de revenus, à une vitesse jamais vue, même durant le choc de l'après réunification. Au niveau européen, cela a créé les conditions d'un marasme économique prolongé, car les autres pays membres voient de plus en plus une politique de déflation des salaires encore plus dure comme solution à leur manque de compétitivité ».  

Un rapport largement commenté en 2012 par le même Gaël Giraud sur sa page Facebook : « La politique salariale allemande, quelque vertueuse qu'elle puisse paraître au premier abord, constitue très exactement l'opposé de ce qu'il faudrait faire aujourd'hui, du moins si nous voulons éviter l'appauvrissement général des Européens. Pourquoi ? Parce ce que le dumping salarial d'outre-Rhin prive les industries européennes (aussi les allemandes) de débouchés sur le territoire allemand ; parce qu'il permet à l'industrie allemande de conquérir des parts de marchés en Europe en exhibant une structure de coûts salariaux inférieure à celle de ses concurrents ; parce que 70% des exportations allemandes atterrissent en Europe, de sorte que les excédents commerciaux allemands sont mécaniquement les déficits commerciaux de leurs voisins ».

A l’époque — il y a seulement deux ans, rappelons-le… — toutes les élites bruxelloises, françaises et allemandes plaidaient aveuglément pour une modération générale des salaires des classes moyennes afin de sortir du krach de 2008...

http://www.marianne.net/La-faiblesse-des-salaires-allemands-responsable-de-la-crise-europeenne_a240702.html


Parallèlement, du coup, dans la Zone euro, la volonté de consolidation budgétaire diminue dans plusieurs pays (en gros la rigueur des 3%, autant s'asseoir dessus un ou deux ans) ce qui redonne du sens à la proposition du FMI formulée en octobre 2013, mais restée bien confidentielle jusqu'à ce jour, en appelant  à une mutualisation des dettes publiques afin que celles-ci soient garanties par l’ensemble des pays de la Zone.

Selon le FMI, cette intégration budgétaire accrue serait à même de combler les lacunes de l’architecture du système actuel. L’union bancaire renforcée par une union budgétaire permettrait de réduire l’incidence et la gravité des crises futures en renforçant la discipline budgétaire et éviterait les phases de très forte récession. En d'autres termes, comme la récession devient quasiment inévitable, autant qu'elle soit limitée dans ses effets dévastateurs, à ce que l'économie réelle peut supporter.

Reste à se projeter dans le deuxième volet qui devrait aller avec la relance par la création monétaire.
(En gros, on réinvestit dans l'économie l'équivalent du montant que l'on aura mutualiser, entraînant un effet levier de 20% par mutualisation et 20% par un new deal qui ne dira son nom qu'en fin de course.

En attendant, comme l'a dit d'une drôle de manière notre président, il n'y a plus qu'à espérer que tout ceci se concrétise avant 2017. Voilà, c'est tout pour le moment. De fait, lui comme Merkel et quelques autres leaders en Europe vont bientôt perdre la main sur la manière dont vont se faire ses ajustements par le haut de la hiérarchie financière FMI et banque centrale européenne.

Une explication ici
http://www.atlantico.fr/decryptage/manuel-valls-semble-en-rever-point-politiques-relance-en-preparation-en-europe-gilles-saint-paul-1758922.html
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyVen 19 Sep 2014, 09:42

C'est bien joli de parler de l'Allemagne ou de 2017 mais en attendant en France, ici et maintenant, on fait quoi pour les 3.5 millions de chômeurs qui crèvent sans avenir à Pôle emploi ? On attend qu'ils basculent  dans l'agitation sociale ?

Car croyez-moi, celui qui se retrouve  au chômage parce que son emploi est parti ailleurs il n'en a rien à coller de toutes les explications politiques, économiques, journalistiques, ....

La seule chose qu'il voit c'est juste qu'il n'a plus d'avenir....  Et ce n'est pas une situation facile comme dirait Hollande...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyVen 19 Sep 2014, 10:02

a.nonymous a écrit:
C'est bien joli de parler de l'Allemagne ou de 2017 mais en attendant en France, ici et maintenant, on fait quoi pour les 3.5 millions de chômeurs qui crèvent sans avenir à Pôle emploi ? On attend qu'ils basculent  dans l'agitation sociale ?

Car croyez-moi, celui qui se retrouve  au chômage parce que son emploi est parti ailleurs il n'en a rien à coller de toutes les explications politiques, économiques, journalistiques, ....

La seule chose qu'il voit c'est juste qu'il n'a plus d'avenir....  Et ce n'est pas une situation facile comme dirait Hollande...

On fait du verbiage, des promesses, on constitue un groupe d'étude, on désigne une commission... le problème est traité !

Si ça s'agite on va distribuer quelques aides-sucre d'orge et on ponctionnera sur les impôts des autres qui ont encore un boulot et commencent eux aussi à tirer la langue...

Pour le reste, à savoir se pencher sur ce qui ne va pas ou qui contrarie, ce qui nous plombe, on préfère jouer la montre en espérant tenir encore un peu.

Dans un article du dernier Courrier International on compare la France de 2014 à celle des années précédant la révolution pour ma part je crois utile d'ajouter que si Louis XVI et flambi ont des traits de caractère communs le premier était certes un faible mais qu'au moins c'était un "brave type"


Dernière édition par tonton christobal le Ven 19 Sep 2014, 10:17, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyVen 19 Sep 2014, 10:12

En France nous avons des tronches qui ne savent pas ce qu'est de travailler dans la vie réelle mais qui savent pondre des textes.

Exemple parlant, le poids du code du travail DALLOZ est passé de :

500 grammes en 1978
540 grammes en 1988
750 grammes en 1998
1450 grammes en 2010

Vous imaginez aisément l'inflation de textes qu'il a été nécessaire de produire pour gonfler ainsi un simple code du travail.

Nul doute qu'en multipliant les textes nous avons résolu les problèmes au sein des entreprises et liquidé le chomage.
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyVen 19 Sep 2014, 11:27

tonton christobal a écrit:
---/---
Vous imaginez aisément l'inflation de textes qu'il a été nécessaire de produire pour gonfler ainsi un simple code du travail.
---/---


Si encore cette inflation du code du travail protégeait l'ensemble des salariés mais ce n'est pas le cas....

Elle protège effectivement les acquis des fonctionnaires qui bénéficient de la garantie de l'emploi mais pour les salariés du privé, quand l'entreprise a décidé de fermer ou de délocaliser, la seule discussion porte sur le montant des indemnités de départ...

Ainsi et à titre d'exemple, quand les salariés de droit français d'une multinationale réalisent que celle-ci leurs confie de moins en moins de tâches et ce au profit de salariés de droit roumain, et s'en plaignent à leur délégués syndicaux, la réponse est que ceux-ci ne peuvent rien faire contre cette évolution, la multinationale étant libre du choix de son organisation... En revanche les délégués syndicaux pourront intervenir plus tard pour la négociation des indemnités de licenciement des salariés de droit français...
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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptySam 20 Sep 2014, 15:47

a.nonymous écrit:
Citation :
Après c'est quoi la vraie vie aujourd'hui ?  
Demandez le donc à Mme. Delaunay cette brave cancérologue que vous semblez adouber.
toutefois je note une inflexion dans le vocabulaire d'anonymous le champion de la redite sur ce forum:
Citation :
la queue les chômeurs sans avenir aux guichets de Pôle emploi ?
ou les chômeurs ne crèvent plus à pole emploi.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptySam 20 Sep 2014, 16:23

matmut a écrit:
Demandez le donc à Mme. Delaunay cette brave cancérologue que vous semblez adouber.

Je n'adoube personne mais il se trouve que les propos du ministre "socialiste" Emmanuel Macron sur les "illettrés" des abattoirs  GAD ne viennent hélas que renforcer le message de Michèle Delaunay....
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matmut

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptySam 20 Sep 2014, 16:55

Mais qu'a donc dit ce Mr.Macron:
Citation :
« Il y a dans cette société une majorité de femmes et il y en a qui sont pour beaucoup illettrées. On leur explique « vous n’avez plus d’avenir à GAD ou aux alentours, allez travailler à 50 ou 60 km ». Ces gens-là n’ont pas le permis de conduire ! On va leur dire quoi ? « Allez passer le permis de conduire, allez attendre un an »? Ça ce sont des réformes du quotidien. »
C'est un fait dont il faudrait s'occuper en urgence mais si en parler constitue une faute alors dormons sur nos deux oreilles. De même pour ce Mr Resbamen qui a osé dire qu'il fallait contrôler les chromeurs qu'y a-t-il de répréhensible dans ce propos de la part d'un ministre du travail? Revenons à la raison.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptySam 20 Sep 2014, 18:01

Actuellement dans notre pays on s'occupe de la forme dont sont abordés les dossiers délicats et encore lorsque l'on veut bien les aborder et non des mesures de fonds qu'il conviendrait de prendre en urgence...

Comme il ne faut pas contrarier le microcosme des adeptes médiatiques du politiquement correct on mécontente la majorité beaucoup moins médiatique mais plus nombreuse constituées par les personnes qui pensent qu'au lieu de s'occuper de balivernes et de se payer de mot on devrait passer à l'action.

En matière de "clivages" improductifs flambi détrônera sarko ce qui sera au moins un succès.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyDim 31 Mar 2019, 09:12

Citation :
En 1944, avant de convoquer le sommet de Bretton-Woods qui va reconstruire le système financier international, Roosevelt organisait le sommet de Philadelphie, qui adoptait comme priorité absolue le respect d’un certain nombre de règles sociales : "le travail n’est pas une marchandise. (…)
Il n’y aura pas de paix durable sans justice sociale" affirmaient Roosevelt et les autres chefs d’état avant de définir des règles sur les salaires, le temps de travail et le partage entre salaires et dividendes…

Non, les dividendes ne grignotent pas les salaires
Par Marianne Rey, publié le 15/03/2019
Trois syndicats et trois organisations patronales font une "analyse commune" du partage de la richesse créée par les entreprises.

Le partage de la valeur ajoutée des entreprises en France est-il injuste ? Alors que, régulièrement, les dividendes versés par les grandes sociétés du CAC 40 à leurs actionnaires suscitent la polémique, un nouveau rapport sur le sujet vient de paraître ce 14 mars. Il n'est pas le fruit d'une quelconque instance économique, mais celui du travail pendant cinq ans de trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) et trois syndicats dits "réformateurs", la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC.  
Selon ce rapport, les deux tiers de la valeur ajoutée (VA) des entreprises vont aux salariés, à travers leur salaire et les cotisations salariales employeurs. Cette proportion a varié ponctuellement, mais elle est relativement stable depuis 1970. Ces quarante dernières années, contrairement à une idée souvent véhiculée, la rémunération du capital n'a donc pas grignoté celle du travail. Si les dividendes ont augmenté, c'est à l'intérieur la part de la valeur ajoutée dévolue au capital.

"Des statistiques publiques insuffisantes"
Ce constat suffira-t-il à clore le débat sur le versement des dividendes aux actionnaires ? Probablement pas. Patronat et syndicats soulignent d'ailleurs que ce débat "est bien plus complexe qu'il n'apparaît généralement" et "ne saurait être réduit à l'analyse de l'évolution des dividendes dans le temps ou de leur part dans la valeur ajoutée".  
Ils sont d'autant plus prudents que les données macroéconomiques qui étayent leur analyse cachent de fortes disparités, voire sont incomplètes. Ils dénoncent le manque de statistiques publiques sur le versement de dividendes qui leur aurait permis d'avoir une "vision complète et robuste" de leur évolution, par taille d'entreprise notamment. Pour rappel, seule une PME sur six verse des dividendes.

Conclusion du rapport: ni le patronat ni les trois syndicats concernés ne réclament un rééquilibrage de la valeur ajoutée des entreprises au profit des salaires. "C'est du taux de croissance de la valeur ajoutée que dépend en définitive la possibilité de desserrer les contraintes pesant sur les arbitrages dans le partage pour pouvoir répondre à l'exigence de redresser le pouvoir d'achat et l'emploi", tranchent-ils. Autrement dit, plus le gâteau est gros, plus les parts sont roboratives.

https://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/remuneration-salaire/non-les-dividendes-ne-grignotent-pas-les-salaires_2067090.html

Alors, salariés vs capital dans une proportion deux tiers vs un tiers, ou bien autre ? Près de 20% de la valeur ajoutée va à l’État, en France, à travers la TVA ; sauf les importations "directes"... et les paiements sans facture.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand on est de gauche on est du coté des salariés   Quand on est de gauche on est du coté des salariés EmptyDim 31 Mar 2019, 21:14

Si on était du coté du bon sens ?

Mais le bon sens n'est ni de gauche ni de droite... c'est là le probléme.
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