Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
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 D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?

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Libellule

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MessageSujet: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 03 Oct 2014, 19:01

Introduction avec quatre cartes : thèmes à venir : du Paris des Fortif au Paris du périf, du Paris du périf au Paris de la Seine, du Paris intra muros et sa petite couronne au Grand Paris. Similitudes et différences









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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 03 Oct 2014, 21:35

http://observatoiregrandparis.org/1860/01/01/annexion-des-communes-suburbaine-en-1860/

Par la loi du 16 juin 1859, onze communes entières et treize fractions de communes furent annexées à Paris, portant la superficie de la capitale à 7 802 hectares et sa population à 1 600 000 personnes.

L’œuvre administrative d’Haussmann

Haussmann, nommé préfet de la Seine en 1853, prépara patiemment l’annexion durant sept ans. La commission d’études qu’il forma en 1856 devait résoudre d’urgence un épineux problème : Les embouteillages provoqués à la barrière de l’Etoile par l’afflux des voitures et des cavaliers qui se rendaient au bois de Boulogne.
La solution était d’agrandir la place de l’Etoile en utilisant des terrains appartenant à Passy et à Neuilly et de reporter l’octroi à la porte Maillot. Haussmann saisit cette Circonstance pour proposer six projets d’extension des limites de Paris, tous accueillis avec hostilité.

Deux hypothèses furent finalement retenues : soit l’annexion restreinte de Passy, Auteuil et des Ternes, soit l’annexion complète de la couronne.

La décision politique

En 1859, Napoléon III songeait de plus en plus à un Grand Paris, englobant tout le département de la Seine ainsi que Saint-Cloud. Sèvres et Meudon.

Une campagne de presse s’employa à convaincre l’opinion de la nécessité de l’annexion. 1’argument principal avancé par Delangle, ministre de l’interieur.se fondait sur l’équité : "La population installée dans la zone intermédiaire ne doit son existence et sa prospérité qu’à Paris. Ces communes doivent donc supporter les charges et les dépenses de toute nature qui sont imposées à la ville dans l’intérêt commun." Le moniteur: 13 février 1859.)

Les conseils municipaux des communes concernées furent consultés. Ceux de La Villette. La Chapelle. Belleville, Bercy, craignant que les droits d’octroi n’entrainent la hausse des prix, s’opposèrent en vain à l’annexion. L’octroi devint une arme pour dissuader les industriels de demeurer ou de s’établir dans la zone intra-muros, le but implicite étant de diminuer l’importance de la classe ouvrière dans la ville.

La loi fut promulguée le 3 novembre 1859 : les limites de Paris étaient portées jusqu’au pied du glacis de l’enceinte fortifiée de Thiers. Pour ce faire, ou détruisit le mur des Fermiers généraux. Haussmann divisa la capitale en 20 arrondissements redécoupés eu 80 quartiers, dont les démarcations suivaient en général les boulevards ou les limites des anciennes communes.

A partir du 1" janvier 1860, l’octroi fut étendu à toute la ville. Les services de perception se déplacèrent, aux portes de l’enceinte de Thiers. Cependant, l’exemption de taxes pendant cinq ans et le droit de stocker les marchandises furent accordées aux usines, commerces et entrepôts implantés dans la couronne.

les diverses couronnes et murs antérieurs



Passé 1860 , les entreprises émigrèrent dans la zone extérieure aux fortifications, où s’était déjà réfugiée la population la plus démunie. L’enceinte de Thiers fit désormais figure d’un seuil à la fois politique, administratif, fiscal et militaire.

Quelques découpages complémentaires intervinrent en 1861, ce qui fit perdre à Fontenay le territoire de Beauté au profit de Nogent.


Dernière édition par Libellule le Ven 03 Oct 2014, 21:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 03 Oct 2014, 21:38

la préfiguration de la petite couronne

1908 : création du canton de Colombes (arrondissement de Saint-Denis)
1964 (loi du 10 juillet) : la suppression des départements de la Seine et de Seine-et-Oise est programmée. Implicitement, les arrondissements de Saint-Denis et de Sceaux disparaissent complètement. (la reprocutoin SEINE ci-dessus).

1965 (décret du 25 février) : les chefs-lieux des nouveaux départements sont désignés, créant de ce fait les arrondissements de Bobigny, Créteil et Nanterre.
1966 (décret du 30 décembre) : création de l'arrondissement d'Antony et de l'arrondissement de Nogent-sur-Marne.
1968 (1er janvier) : Le département de la Seine est officiellement supprimé. Ses 81 communes sont réparties entre quatre départements, comme suit


Paris, département comprenant 1 commune Paris ;
27 communes rejoignent le département des Hauts-de-Seine
Antony, Asnières-sur-Seine, Bagneux, Bois-Colombes, Boulogne-Billancourt, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Clichy, Colombes, Courbevoie, Fontenay-aux-Roses, Gennevilliers, Issy-les-Moulineaux, La Garenne-Colombes, Le Plessis-Robinson, Levallois-Perret, Malakoff, Montrouge, Nanterre, Neuilly-sur-Seine, Puteaux, Sceaux, Suresnes, Vanves, Villeneuve-la-Garenne ;
24 communes rejoignent le département de Seine-Saint-Denis
Aubervilliers, Bagnolet, Bobigny, Bondy, Drancy, Dugny, Épinay-sur-Seine, La Courneuve, Le Bourget, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Les Pavillons-sous-Bois, L'Île-Saint-Denis, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Pierrefitte-sur-Seine, Romainville, Rosny, Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains, Villemonble, Villetaneuse ;
29 communes rejoignent le département du Val-de-Marne
Alfortville, Arcueil, Bonneuil, Bry-sur-Marne, Cachan, Champigny-sur-Marne, Charenton-le-Pont, Chevilly-Larue, Choisy-le-Roi, Créteil, Fontenay-sous-Bois, Fresnes, Gentilly, Ivry-sur-Seine, Joinville-le-Pont, Le Kremlin-Bicêtre, Le Perreux-sur-Marne, L'Haÿ-les-Roses, Maisons-Alfort, Nogent-sur-Marne, Orly, Rungis, Saint-Mandé, Saint-Maur-des-Fossés, Saint-Maurice, Thiais, Villejuif, Vincennes, Vitry-sur-Seine.

et donc

http://observatoiregrandparis.org/2008/04/08/rapport-sur-les-perspectives-d%E2%80%99evolutions-institutionnelles-du-grand-paris-par-philippe-dallier/


Le point de départ  de la réforme qui reste à écrire.

Rapport d’information de M. Philippe Dallier, Sénateur de Seine-Saint-Denis, pour l’Observatoire de la décentralisation
Rapport n° 262 (2007-2008)
L’Observatoire de la décentralisation du Sénat, présidé par M. Jean Puech, a confié à M. Philippe Dallier, Sénateur de Seine-Saint-Denis, un rapport sur l’avenir institutionnel du Grand Paris. Les conclusions de ce rapport ont été adoptées par l’Observatoire le 8 avril 2008.
L’objectif :
L’objectif du rapport est triple :
– dresser un état des lieux de la gouvernance de l’Île-de-France en recensant les difficultés pour chacune des politiques publiques et, notamment, les transports, le logement, le développement économique et la sécurité qui constituent les enjeux les plus immédiats ;
– présenter l’ensemble des scénarios envisageables pour l’avenir de l’agglomération,
« sans exclusive ni tabou » afin de permettre un choix objectif ;
– recommander un scénario assorti de propositions à la hauteur de l’ambition que s’est assignée le Président de la République lors de son discours de Roissy du 26 juin 2007.
Le déroulement de l’étude :
Afin de mener à bien l’étude, le rapporteur a :
– auditionné ou entendu une vingtaine de personnalités ;
– eu des échanges réguliers avec le Comité d’experts de l’Observatoire ;
– diffusé un questionnaire auprès des élus de la petite couronne ;
– ouvert un blog sur les pages du Sénat ;
– rencontré les autorités locales de Londres et de Berlin pour examiner leurs modes de gouvernance.
L’enjeu :
Si la région Île-de-France est, aujourd’hui encore, l’une des plus riches du monde, les milieux économiques la considèrent en perte de vitesse faute de dynamisme, de grands projets structurants, de lisibilité des
politiques d’aménagement du territoire et d’interlocuteur politique clairement identifiable.
L’enjeu du Grand Paris est aussi national, alors qu’un sentiment d’exclusion, tant économique que social, se développe chez beaucoup d’habitants des quartiers construits ex nihilo pour pallier la crise du logement de l’après-seconde guerre mondiale.
La région la plus riche de France et d’Europe est devenue un espace sans véritable cohésion urbaine et sociale, où cohabitent richesse économique et grande pauvreté.
L’efficacité relative des grandes politiques publiques, l’opacité et la complexité du système institutionnel, l’injustice des impôts locaux démontrent que la gouvernance en Île-de-France a besoin d’une véritable rupture.

Six principes pour réussir le Grand Paris :

Le projet de créer, avec le Grand Paris, une collectivité territoriale de plein exercice est de nature à susciter des interrogations, voire des craintes de la part de la province, de la région Île-de-France, de la grande couronne et des communes.
Pour cette raison, la création du Grand Paris doit respecter un certain nombre de principes constitutifs :
1. Le Grand Paris doit s’autofinancer ;
2. Le Grand Paris ne doit pas tourner le dos à la région et à la grande couronne ;
3. Le Grand Paris doit s’appuyer sur les communes ;
4. L’État doit jouer son rôle et assumer sa part des grands investissements d’intérêt national ;
5. Le Grand Paris doit être une collectivité aux responsabilités limitées ;
6. Le Grand Paris vise à assurer la cohésion urbaine et sociale de la région la plus riche.
Les 10 scénarios envisageables :
Quelles sont les différentes possibilités d’évolution institutionnelle du Grand Paris ? Le rapport constitue la première tentative de recensement de ces différents scénarios.
10 scénarios : du statu quo à la vraie rupture
– le statu quo : ne rien faire ou poursuivre les concertations ;
– la création d’un syndicat mixte ;
– la « marguerite » ou la multiplication des communautés d’agglomération ;
– la communauté d’agglomération avec Paris ;
– la communauté urbaine ;
– un Paris de plusieurs dizaines d’arrondissements, englobant la petite couronne et ses communes (scénario
« Haussmann II ») ;
– un Grand Paris se substituant aux quatre départements de la petite couronne ;
– un maire du Grand Paris et des arrondissements autonomes ;
– un redécoupage des frontières de la région pour en faire la métropole ;
– une fusion des régions et des départements d’Île-de-France.
Réduire le nombre de « couches » :

Le rapporteur distingue entre les scénarios « intenables », fondés sur le statu quo, les scénarios « inacceptables », fondés sur l’ajout d’une couche supplémentaire, et les scénarios fondés sur la réduction du
nombre de « couches ».
Tout d’abord, le rapporteur estime que le scénario de l’annexion par la ville de Paris des communes avoisinantes est le plus contesté et le plus contestable du fait de la forte identité des communes de banlieue.
Si le redécoupage des frontières régionales apparaît utopique, la fusion de la région Île-de-France avec les départements qui la composent est simple mais improbable.
En revanche, la substitution aux quatre départements de la petite couronne d’une nouvelle collectivité dotée d’un statut sui generis est le scénario que le rapporteur estime le plus efficace et le plus pragmatique.
Un traitement institutionnel particulier paraît, en effet, s’imposer pour l’agglomération parisienne, atypique tant par sa taille, sa diversité, que par le fait qu’elle constitue le moteur de l’économie
nationale.
L’existence d’un chef de file, d’un « pilote dans l’avion » est, en outre, nécessaire pour porter un projet structurant. Le plaidoyer pour la reconnaissance d’une spécificité institutionnelle du Grand Paris répond également au souhait du Constituant qui a, depuis 2003, favorisé la diversité institutionnelle locale.
Cette collectivité pourrait, dans un premier temps, conserver le statut de conseil général, aux compétences inchangées.
Son budget résulterait de la consolidation des budgets des conseils généraux de la petite couronne (5,47 milliards d’euros en 2005). Cette nouvelle collectivité aurait les moyens d’établir une stratégie globale au niveau de l’agglomération.
Les avantages que représenterait la création de cette structure sui generis seraient une forte péréquation et la réorientation des crédits affectés aux dépenses non obligatoires (soit 830 millions d’euros en 2005) sur les priorités du Grand Paris.
Dans un second temps, ce nouveau conseil général aurait vocation à devenir une collectivité territoriale sui generis dotée de compétences limitées à quelques grandes thématiques (transports, logement, développement économique, social, sécurité) et ne disposant donc pas de la clause de compétence générale.
Cette collectivité serait dotée d’un budget et de ressources propres ; son Président serait élu au suffrage universel direct et son conseil serait composé de 120 membres élus au suffrage universel au scrutin majoritaire.
Le rapporteur n’écarte pas pour autant le scénario de la création d’un « maire du Grand Paris » avec maintien des communes et émancipation des arrondissements. Ce scénario (dit « Morizet » du nom de l’ancien sénateur-maire de Boulogne-Billancourt) aurait pour avantage d’éviter le choc de légitimités, tout en
favorisant la démocratie locale. Il pourrait constituer, dans le futur, l’ultime aboutissement du scénario précédent.
Les propositions du rapport :
1/ Créer en deux étapes un Grand Paris à travers la fusion des départements de la Petite couronne
a) 1ère étape : dès 2010, loi portant fusion des départements de la petite couronne (75,92, 93, 94)
b) 2ème étape : en 2011, nouvelle loi créant une collectivité territoriale au statut sui generis et redistribuant les compétences
2/ Des compétences bien identifiées et pas de clause de compétence générale
3/ Un Président du Grand Paris désigné au suffrage universel direct
4/ Des communes confortées dans leur rôle d’échelon de proximité
5/ Création d’un « Plan du Grand Paris » pour organiser les transports et contribuer à la construction de logements
6/ Instaurer des « opérations d’intérêt métropolitain » (OIM)
7/ Création d’une agence foncière du Grand Paris
8/ Permettre au Grand Paris de devenir un acteur de la politique de la ville
9/ Réaffirmer la compétence de la région en matière de transports
10/ Étendre les compétences du STIF à l’ensemble des modes de déplacements
11/ Représentation du Grand Paris au sein du STIF en lieu et place des départements
12/ Introduire de la souplesse dans la politique des transports
13/ Désignation du Président de la RATP conjointement par le gouvernement et le Grand Paris
14/ Lancer le projet « Métrophérique »
15/ Réduction du nombre de zones tarifaires pour les transports publics
16/ Donner au Grand Paris les moyens d’exercer ses missions
17/ Taxation des plus-values liées à l’augmentation de la rente foncière
18/ Supprimer les EPCI à fiscalité propre dans le périmètre du Grand Paris
19/ Préservation des grands syndicats thématiques intercommunaux ou intégration dans le Grand Paris avec
pragmatisme
20/ Création d’une agence consacrée au développement économique du Grand Paris
21/ Élaboration d’un Plan de développement économique du Grand Paris
22/ Instauration d’un contrat de projet Grand Paris/région/État
23/ Lancement de grands projets architecturaux structurants
24/ Faire du Grand Paris le garant de l’accès numérique à haut débit sur l’ensemble de son territoire
25/ Réforme puis intégration de l’EPAD au sein du Grand Paris
26/ Extension des pouvoirs du préfet de police au Grand Paris
27/ Création d’une « police métropolitaine»
28/ Confier au Grand Paris l’organisation et la gestion du stationnement payant
29/ Mise en place d’une Académie et d’un Rectorat du Grand Paris
30/ Transfert de la construction et de l’entretien des collèges à la région
synthèse du rapport :
synthese-rapport-philippe-dallier-8-avril-2008
rapport complet :
rapport-dinformation-complet-philippe-dallier-8-avril-2008
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telemaque

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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 03 Oct 2014, 22:09

Libellule est-il possible d'avoir les 2 premières images (voir plus) en une plus grande définition sur le site servimg.com ? Wink
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 03 Oct 2014, 22:48

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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Sam 04 Oct 2014, 02:58

A supposer que parmi les divers propositions soumises à notre réflexion, nous options finalement pour l'agrandissement de Paris avec création de nouveaux arrondissements, je soumets maintenant à votre sagacité un plan de 1795 qui représente "les environs de Paris à trois lieux à la ronde". Carte du département de la capitale suivant le décret de l'Assemblée nationale du 15 janvier 1790. Chez Desnos, 1790. Archives nationales Paris, NN 286/3

http://www.iau-idf.fr/cartes/cartes-anciennes.html

et sa version chargeable trouvée par ailleurs. Fontenay aurait pu être un arrondissement de Paris... dissocié de Nogent, mais comprenant Vincennes, Montreuil et Charenton. Partie de l'actuel 12e et de l'actuel 20e. Avec une enclave dans l'actuel 11e.

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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Sam 04 Oct 2014, 06:50

Quant au projet de l'Actep en voici les grandes lignes http://www.actep.fr/



La transformation de l’autoroute A4 en avenue métropolitaine

120 milliards d’euros partent en fumées chaque année dans les embouteillages en Europe. C’est aussi rien qu’en France, 1 million d’heures perdues.
Un enjeu des métropoles européennes réside dans la recherche de solutions innovantes et dans une refonte de nos modèles de transport : un défi social, économique et urbain.
Les territoires de l’Est francilien possèdent ainsi une armature urbaine structurée autour d’axes autoroutiers qui sont tant des axes de développement que des coupures urbaines et paysagères.
Si les autoroutes franciliennes ont essentiellement été pensées comme des voies de desserte rapide vers la capitale, le développement urbain actuel, la densification, l’évolution des mobilités et les réflexions sur la ville mixte et compacte poussent à envisager une mutation de ces infrastructures vers plus d’urbanité.

D’autre part, un souci économique conduit à envisager l’optimisation des infrastructures existantes pour une réponse aux besoins actuels. La question du dépassement des contradictions entre logiques fonctionnelles de déplacement et logiques urbaines de mixité, de proximité et de qualité de vie se pose avec acuité pour les infrastructures autoroutières qui traversent la zone dense de la métropole.
Par ailleurs, l’autoroute A4 est une porte d’entrée dans la métropole parisienne et une « vitrine » du territoire de l’ACTEP. Son insertion dans la zone dense et son « entrée » dans la Capitale lui confèrent déjà un statut particulier en Ile-de-France. Aussi, on peut penser que ce site puisse être défini comme le champ d’une expérimentation urbaine.

Forte de ce constat, l’ACTEP a proposé la réalisation d’une étude de reconquête urbaine destinée à fédérer les différents acteurs de l’Est parisien et à démontrer qu’il est possible de participer au développement d’un territoire en réconciliant urbanité, mobilité et environnement. A travers cette démarche l’ACTEP a eu cœur de traiter une question à la fois pertinente, innovante et inédite, puisque jamais en France une telle étude n’a été réalisée.

Cette transformation en voirie plus urbaine associant mobilité et urbanité permettrait de :
libérer des emprises pour les déplacements valoriser du foncier par l’implantation d’activités économiques aux abords de l’axe
mettre en relation les pôles régionaux de développement et favoriser l’émergence de nouvelles polarités - soulager le RER A ;
créer un nouveau système de transport complétant la desserte interne de l’Est parisien.


- 7 financeurs Taux
Région 30% Etat 30% Ville de Paris 5,97% Val-de-Marne 6,54% Seine-et-Marne 5,97% Seine-Saint-Denis 1,2954% ACTEP 20,2246%

Les objectifs généraux de l’étude

L’objectif de cette étude est en premier lieu de fédérer les différents acteurs de l’aménagement de l’Est francilien pour faire la démonstration que les hypothèses formulées sur la requalification d’une voirie autoroutière peuvent trouver une application locale et participer au développement d’un territoire. Il s’agit de proposer une stratégie globale d’évolution vers une « autoroute apaisée » et d’envisager la reconquête urbaine, rendue possible par cette perspective. Cette stratégie doit être déclinée sur différents plans : les mobilités, l’urbain et les questions environnementales et paysagères.

Une stratégie de reconquête progressive

Il s’agit d’envisager une stratégie globale d’évolution vers une « autoroute apaisée » et la reconquête urbaine, rendue possible par cette perspective.
Cette stratégie est déclinée sur différents plans : les mobilités, l’urbain et les questions environnementales et paysagères.

- Urbanité

Une reconquête des paysages urbains en rive de l’infrastructure ;
Un projet urbain global permettant de relier les territoires aujourd’hui fragmentés par l’infrastructure ;
Une réappropriation d’espaces délaissés et la valorisation du foncier en vue de l’émergence de nouvelles polarités.
Une fonction « vitrine » à développer

- Mobilité

L’amélioration des conditions de déplacement par une utilisation capacitaire de l’A4, en faveur de systèmes de transports plus respectueux de l’environnement (transports collectifs et covoiturage…) ;
La prise en compte de l’évolution prévisible des mobilités individuelles et des véhicules
Une meilleure desserte des pôles régionaux de développement.

- Paysage environnement

Un plan-paysage de mise en valeur de l’A4 tenant compte de la géographie et des grands éléments paysagers (Seine, Marne, Bois de Vincennes)
Un plan de réduction de l’impact environnemental de l’autoroute.
Une étude exploratoire vers une mutation de l’Autoroute A4 en avenue métropolitaine
Une étude exploratoire en 3 phases :

- Phase 1 : Diagnostic et enjeux d’une voie rapide urbaine bien intégrée
Diagnostic général et partagé mettant en évidence les enjeux de développement de ce territoire, d’une meilleure intégration de l’autoroute A4 dans son environnement et enfin de déplacements des usagers empruntant tout ou partie de cette autoroute,
Identification en réponse à ces enjeux, des potentialités offertes par un aménagement de l’autoroute suivant les principes de l’autoroute apaisée, par les techniques les plus novatrices en matière d’exploitation d’autoroute et enfin par l’implantation d’un système de transport collectif améliorant la capacité générale du corridor.

- Phase 2 – Propositions en matière de stratégie de reconquête urbaine et d’évolution de la voirie rapide urbaine.

Stratégie d’apaisement de l’autoroute et d’intégration de l’infrastructure
Etude fonctionnelle du corridor A4 à l’horizon 2025
Amélioration des déplacements et de l’intégration urbaine et paysagère de l’A4 : scénarios d’évolution des usages et du fonctionnement de l’A4, y compris par l’insertion de transport(s) collectif(s).

- Phase 3 - Plan guide

Un schéma global de requalification urbaine de l’A4 intégrant l’évolution de la Voie Rapide Urbaine et l’implantation d’un système de transport collectif :
Projet d’aménagement des rives de l’A4, devenue « avenue métropolitaine »
Etude de faisabilité sur l’évolution des déplacements sur l’A4 et de son statut de « voie rapide urbaine », ainsi que sur l’implantation d’un système de transports collectif
Phasage de mise en œuvre du projet (technique, financier) devant intégrer des réalisations à très court terme avant l’achèvement de l’étude.
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Sam 04 Oct 2014, 20:27

Pour ce qui est du seuil de 300 000 habitants pour chaque nouvelle structure, il est intéressant d'ajouter cette simulation faite par l'APUR.



qui illustre l'article repris par le forum ici http://www.plateaufontenay.net/t1570-metropole-du-grand-paris-de-quoi-s-inquieter

extrait de 94 Citoyens du 2 octobre 2014 http://94.citoyens.com/2014/est-parisien-jusquou-va-aller-le-territoire-de-lactep,01-10-2014.html
Gouvernance

| Grand Paris Est Parisien : jusqu’où étendre le territoire de l’Actep? Le 1 octobre 2014 par C.Dubois→

A l’est de Paris, le syndicat mixte ouvert de l’Actep, qui compte 14 communes du Val de Marne et de Seine-Saint-Denis, se prépare à former un Conseil de territoire dans le cadre de la métropole du Grand Paris qui doit officiellement voir le jour le 1er janvier 2016. Un périmètre de plus de 465 000 habitants qui pourrait encore s’étoffer alors que 9 communes sonnent à la porte. Explications.

Au premier janvier 2016, la future métropole du Grand Paris (constituée de Paris et les trois départements de petite couronne : 92, 93 et 94) devra être structurée en Conseils de territoires d’au moins 300 000 habitants. Alors que Paris et ses 2,25 millions d’habitants intra-muros constitue à elle-seule un territoire insécable, les villes de périphérie, par essence satellites de la capitale, doivent donc s’organiser pour constituer ces nouveaux territoires de la manière la moins artificielle possible. Dans le Val de Marne, plusieurs pôles préexistants à la métropole de Paris, via des intercommunalités ou des associations, ont déjà esquissé leurs contours, se chevauchant parfois, le long de la vallée de la Seine, de la vallée de la Bièvre ou de l’aéroport d’Orly… A l’Est, à cheval avec la Seine-Saint-Denis et en lisière de la Seine-et-Marne, 14 villes ont commencé à travailler ensemble depuis 2000 pour réfléchir à leur destin et œuvrer ensemble au rééquilibrage économique Est-Ouest parisien, au sein d’une association transformée en 2013 en syndicat mixte ouvert, l’Actep (association des communes de l’Est parisien). A la veille de la création de la métropole, ce périmètre qui comprend les communes de Bry-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Charenton-le-Pont, Fontenay-sous-Bois, Joinville-le-Pont, Neuilly-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Nogent-sur-Marne, Le Perreux-sur-Marne, Rosny-sous-Bois, Saint-Mandé, Saint Maurice, Villiers-sur-Marne et Vincennes, entend bien constituer un Conseil de territoire à part entière qui pèsera à lui seul 466 000 habitants, sans compter les neuf communes qui frappent à sa porte (lire ci-dessous). Ce mardi 30 septembre 350 personnes ont participé à un colloque de travail du syndicat mixte sur la qualité de vie et la place du territoire dans la métropole, sa gouvernance et son développement économique. Preuve de l’intérêt de l’Etat pour ce territoire, le préfet François Lucas, directeur de la Mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris était de la partie.

Objectif prioritaire de ce territoire, au sein duquel le taux d’emplois locaux par rapport au nombre d’habitants tourne autour de 0,6 à 0,7 (variable en fonction des communes) : le développement économique. «La priorité est d’arriver au ratio de 1 tout en sachant que notre territoire ne sera jamais La Défense», souligne Jacques JP Martin, maire UMP de Nogent-sur-Marne. A défaut de réunir tous les sièges des grands groupes, même si quelques grandes entreprises investissent localement comme la Société générale à Fontenay-sous-Bois, l’Actep veut valoriser les petites entreprises et contribuer à l’émergence de futures pépites en installant des incubateurs. Surtout, l’association de communes souhaite s’assurer de la formation des jeunes du territoire et mise pour cela sur le pôle universitaire de Marne la Vallée qui pourrait faire partie de son périmètre et y essaimer. «Nous pourrions accueillir un IUT à Fontenay-sous-Bois en partenariat avec la cité Descartes», suggère Jean-François Voguet, maire PCF de Fontenay-sous-Bois.

Au-delà de la coopération économique ou des questions environnementales et de transport, les compétences partagées restent à définir. L’affaire n’est pas simple alors que les villes n’ont pas toutes la même couleur politique et que les prérogatives exactes des conseils de territoire restent à préciser. «Nous sommes favorables à la coopération mais aussi attachés au fait communal et à l’engagement de l’Etat sur certaines questions comme la sécurité», relève le maire de Fontenay.

Neuf villes dans le vestibule

Alors que les communes de l’Actep ont élaboré leur projet depuis 14 ans, n’opérant, comme les élus aiment à le rappeler, que par consensus, l’intégration de nouveaux entrants reste un défi mais les prétendants sont en nombre, du 77, 93 et 94. Ont fait part de leur intérêt : Villemomble, Gagny, Chelles, Gournay-sur-Marne, Champs-sur-Marne, Saint-Maur-des-Fossés et Maisons-Alfort, tandis que Noisy-le-Grand, cofondateur de l’Actep parti en 2009, pourrait aussi revenir. Si toutes ces communes faisaient corps avec l’Actep, le nouveau périmètre serait quasiment doublé, passant de 466 000 à plus de 808 000 habitants. Il s’inscrirait alors au carrefour de trois départements et s’ancrerait des portes de Paris à Marne-la-Vallée. Sur cette perspective d’extension, Laurent Lafon, président de l’Actep e tmaire UDI de Vincennes, émet trois conditions : l’adhésion des communes entrantes au projet mûri par l’Actep, une réflexion préalable sur la taille limite du territoire, et la position de l’Etat à qui il reviendra de valider le schéma. Concrètement, l’examen des candidatures devrait se poursuivre jusqu’à l’été 2015, date à laquelle il faudra trancher. Pour certaines communes comme Saint-Maur-des-Fossés, dont le refus de voir l’Est TVM passer sur son territoire agace plus d’un membre de l’Actep, qu’il soit de droite ou de gauche, l’affaire n’est pas gagnée. La perspective d’un territoire de 800 000 habitants ne fait pas non plus l’unanimité.

(ci-dessuus infographie réalisée avec l’outil de simulation de l’Apur) (en bleu turquoise l’Actep actuelle, en rose les 9 villes susceptibles de rejoindre le territoire) voir le lien

Appropriation par les citoyens

Reste à rendre ce nouveau territoire intelligible pour les citoyens. Un « souci partagé » reconnaît Laurent Lafon. Concernant la perception de l’Est parisien, une enquête réalisée par l’association auprès des habitants témoigne de la reconnaissance d’un compromis, pas trop loin de Paris mais avec un cadre de vie relativement préservé (Marne, petites maisons…) et d’une envie de faire métropole contrebalancée par la crainte d’être englouti dans une mégalopole déshumanisée, ou d’être rejeté en grande banlieue en raison de l’augmentation du foncier. Pour les élus, les nouveaux réseaux de transport de banlieue à banlieue devrait aussi faciliter la mobilité à l’intérieur du territoire et son appropriation, à commencer par les futures ligne 11 et 15 du Grand Paris Express, dont le tracé a fait l’objet de contributions de l’Actep via Orbival, mais aussi le prolongement de la ligne 1, du T1 et encore les projets d’Est TVM, d’Altival, de bus en site propre sur la N34 et peut-être à l’avenir sur l’A4.
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Sam 04 Oct 2014, 23:08

Voilà, dans les message précédents j'ai posé le décor des grands chapitres qui ont structuré ou vont structurer la gestion administrative de notre région, laissant de côté néanmoins le découpage de l'Empire sous Napoléon (130 départements couvrant une partie de la Belgique et de l'Allemagne en sus) qui ne perdurera pas au delà de celui-ci.

Je vais dans les prochains jours revenir aux fondamentaux et donc vous montrer les différences et similitudes qui ont balisé cet itinéraire territorial depuis 220 ans, 1793 - 2013, en indiquant où se situait Fontenay sous Bois dans ces diverses architectures, bien entendu. a+

En attendant, je poste cette dernière carte à prendre comme un clin d’œil au regard de l'immuable, finalement. Si ce n'est la gestion que les seuils des "300 000 habitants" servent de clef bien souvent à ces évolutions.



Ce premier découpage étant la conséquence du recensement dit de l’an II par lequel le 11 mai 1793, un décret prévoit le recensement de l’ensemble de la population française. Demande directement liée à des
questions d’administrations publique et politique valant première recherche d'organisation de notre territoire en 83 départements (la fédération d'ensembles comparables).

Paris et sa périphérie étant supposé  compter avant ce recensement 300 000 habitants dans son premier cercle et 255 000 dans son département (le deuxième cercle).  On en décomptera de fait le double, ce qui supposait que l'on crée des découpages internes, le premier d'entre eux correspondant à une division Nord Sud : Saint Denis - Sceaux, Fontenay bien que plus proche de Saint Denis se voyant rattaché à Sceaux.

Pour aller plus loin ce lien http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_1123-9891_1999_num_111_2_4670
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Dim 05 Oct 2014, 18:21

Quant au recensement de 1860, il nous permet de constater que Saint Denis et Sceaux étaient bien bien les 21e et 22e arrondissements de la Seine, qu'à l'époque Monsieur Boschot était notre Maire, et par le lien (lire les page 293 à 299 in extenso) des éléments clefs de notre histoire et de l'évolution de notre géographie étaient dûment consolidés, et tous les acteurs clefs de notre ville étaient parfaitement répertoriées par métiers et foyers, à l'intérieur au chapitre canton de Vincennes, commune de Fontenay sous Bois http://books.google.fr/books?id=ynIsAQAAIAAJ&pg=PA293&dq=fontenay+arrondissement+de+sceaux&hl=fr&sa=X&ei=m-MvVNi_HOqHsQSc6oHQCQ&redir_esc=y#v=onepage&q=fontenay%20arrondissement%20de%20sceaux&f=false

tiré de Annuaire de l'arrondissement de Sceaux Par Sceaux, France (Seine)

(2 reproductions à suivre - serveur actuellement non accessible).
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Dim 05 Oct 2014, 23:22

la deuxième à suivre
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Lun 06 Oct 2014, 18:47



Alors que le département de la Seine compte 632 000 habitants et l'arrondissement de Sceaux un peu plus de 96 000 habitants, voici la manière dont nous est présenté le recensement de notre ville (on notera que seuls des hommes sont maires, en passant).

FONTENAV-SOUS-BOIS. —  (…) Le domaine de Fontenay fut donné au chapitre de Notre-Dame de Paris par  échange de domaine entre l'abbé Hincmar de l'abbaye de Saint-Maur-les-Fossés et Erkenrad, évêque de Paris. .(…) Une ordonnance de Charles V, datée de Vincennes le 5 décembre 1377, destine les eaux des fontaines de Fontenay aux abreuvoirs qu'il venait de faire construire à son château de Beauté. La servitude imposée aux habitants de souffrir le passage de ces eaux sur leurs propriétés et l'obligation de curer les fossés qui les conduisaient leur valut l'exemption de toutes prises pour l'hôtel royal et la chasse aux loups. Plus tard, les eaux furent amenées au château de Vincennes et au Château de Beauté  situé sur le territoire de Fontenay.(…)  Charles V y mourut le 16 septembre 1380. (…) Louis le Gros donna une autre partie du domaine royal de Fontenay à l'abbaye de Saint-Victor, qui y avait droit de justice, puisque Charles VI l'autorise, le 22 juin 1399, à faire élever une potence en justice de Fontenay, sous le bois de Vincennes. Charles VII fit présent de ce château à Agnès Sorel qui prit le nom de Dame de Beauté. En 1461 le duc de Guyenne, frère de Louis XI, l'habitait. En 1610 il ne restait plus du château de Beauté qu'une tour carrée.

(…) Il y avait aussi à Fontenay les fiefs de Plaisance et de l'Hôtel Rouge. Ce dernier fut confisqué par Henri VI, roi d'Angleterre, et donné à Jean Dieupar pour le récompenser d'avoir aidé à  faire entrer dans Paris les troupes du duc de Bourgogne en 1423. Enfin, à l'extrémité du territoire de Fontenay et dans le milieu du bois de Vincennes, on voyait encore, il y a quelques années, l'enclos dit des Minimes, ancien monastère établi en 1164,par Louis le Jeune pour les religieux qu'on appelait les Bons-Hommes de l'ordre de Grandmont. Ces religieux étaient fort estimés des rois de France: Philippe-Auguste, partant pour la Terre-Sainte, recommande à la reine d'user des conseils du frère Bernard, leur prieur.
(…) Louis XI, après avoir établi l'ordre de chevalerie de Saint Michel, en donna la commanderie aux prieurs de cette maison de Grandmont. • En 1584 Henri III les  remplaça  par les hiéronymites de Pologne, puis par des minimes, qui prirent possession du monastère du Bois de Vincennes, en octobre 1585. On voyait dans leur chapelle le tableau du Jugement dernier, de Jean Cousin. M. le duc de Montpensier, fils du roi Louis-Philippe, alors qu'il était officier dans un régiment d'artillerie à Vincennes, habitait le pavillon des Minimes. Aujourd'hui le lac du Bois de Vincennes, dit de la Porle Jaune, occupe presque tout l'emplacement de l'ancien enclos des Minimes.

Recensement : la population de Fontenay s’élève à 3,092 habitants en augmentation de 141 habitants

Superficie : 766 hectares. Principal des quatre contributions : 30,962 fr. 41 c; Foncière, 11,894 francs; Personnelle et mobilière, 9,201francs; Portes et fenêtres,4,764francs; Patentes, 5,103fr.41c. Recettes du budget communal: 20,000 francs.

(…) Distances : De Paris, 9 kilomètres; de Sceaux, 20 kilomètres; de Vincennes,2 kilomètres. Moyens de transports. — Chemin de fer de Paris à la Varenne-Saint-Maur. Heures et lieux des départs : En semaine, toutes les heures, et le dimanche, toutes les demi-heures. —Prix des places : 1" classe, 70 cent. ; 2° classe, 50 cent.

Longueur des routes. — Route départementale n° 43. — De Fontenay-sous-Bois à Lagny; longueur, 2,584 mètres. Grande vicinalité n° 19. — De Romainville à Nogent ; longueur, 2,232 mètres. Chemin n° 21.— De Rosny au pont de Plaisance; longueur, 657 mètres. Bureau de poste.— Le bureau de poste de Fontenay quatre distributions : à 8, 1, 5, 7 heures. Télégraphie. — Un bureau télégraphique est à la mairie Époque de la fête. — La fête a lieu le dernier dimanche de juillet et le premier dimanche d'août.

Le Maire est M. Boschot avec comme Adjoint : M. Mussault.
Les conseillers municipaux sont :  MM. Dufay, Garreau, Robiu, Joigneaux, Mainguet, Richebois, Alexandre, François, ïessiore, Daumesnil, Poinsot, Perrot, Gérard. Membres du bureau de bienfaisance : MM. Boschot, maire, président; Gérard, Mussault, Joigneaux, Poinsot, Mainguet. Répartiteurs et répartiteurs suppléants : MM. Mainguet, Mariruer, Êpaulard, Bêrault, Beaussé, Paullard, Giroult, Gérard, Pitou, François. Cure : MM. Scheltien, curé; Bartoli,prêtre habitué, ancien curé. Instituteur. M. Prot. Institutrice '

(…) Le percepteur est à Montreuil. Le Secrétaire de la mairie est M. Jounet. L’Agent vouer communal : M. Gorgeon.
La commune de Fontenay-sous-Bois ne possède pas de garde champêtre proprement dit ; mais six gardes messiers sont nommés chaque année par M. le préfet, sur la présentation du maire, pour veiller à la conservation des récoltes.

(…) Officiers de la garde nationale : MM. Mainguet, capitaine; Dufour, lieutenant; Paullard, sous-lieutenant; Richebois, adjudant. Sapeurs-pompiers : M. Ternois, lieutenant. Pensionnat de garçons tenu par M. Marchand. Pensionnats de demoiselles, deux, tenus pa rM Boschot et Me Marlier. Société de bienfaisance. — Association de dames sous la présidence de M. le curé pour habillement des enfants pauvres et secours aux malades. Caisse d'épargne. — Noms des administrateurs: MM. Joiimeaux, Richebois, Tessiore,  Loisellier. Notaire : Mc Tessiore.

(…) Grandes propriétés : à MM. Dufay, Ghanud et Alexandre, Houdard et Arnoux, Médecin : M. Poinsot. Principales branches d'industrie et de commerce. —Culture, fruits et légumes.

NOMS ET ADRESSES DES NÉGOCIANTS ET COMMERÇANTS. Bains. — M. Vitry, rue de Monlreuil, 7. Bimbeloterie. — M. Finot, rue Mauconseil,9. Bois et charbons. — MM. Gérard,place d'Armes,6 (poterie et carreaux) ; Lapie, rue Saint-Germain,5. Bouchers (marchands). — MM. Croizette, rue Mauconseil,1 ; Viccpie, placed'Armes,4. Boulangers (marchands). — MM. Manceau, place d'Armes, 7; Moriceau. place d'Armes, 15. Bourreliers. —MM.Bizot, rue Mauconseil,19; Lebert, rue Grandbout, 5. Carrière à plâtre. — M. Gallois, rue des Naclières, 4; Andioc, chemin vicinal de grande communication,19. Charcutiers. — MM. Morant,place d'Armes, 1 ; Rieblenck, rue Mauconseil,8, Charpentier. — M. Richebois, boulevard des Écoles, 5. Charron-forgeron. — M. Nansot,place d'Armes, 5. Chaudronnier (plomb,zinc).— M. Laborie, rue Mauconseil,4. Couvreurs. — MM. Charlier, rue Grandbout, 8; Lequint, rue de Montreuil, 1. Crémier. — M. Goichon, Tue Mauconseil,5. Ebéniste (marchand de meubles). —M. Couteau, place Mauconseil,10. Epiciers — MM. Benoit, rue Saint-Germain,26; Dugrosprez, rue Mauconseil,23(tient également la graineterie); Midy, place d'Armes, 17 (tient également la graineterie); Pain, rue Grandbout, 30 ; Tassart, rue Saint-Germain,5 ; Vernot,place d'Armes,3. Fruitiers. — MM. Casse,place d'Armes, 11; Clément, rue Notre-Dame, 16; Hoffmann,rue Notre-Dame, 1. Fumiste-constructeur. — M. Epaulard jeune, rue Mauconseil,28. Grainetiers. — MM. Mainguet, rue Grandbout, 4 ; Mussault, rue Grandbout, 34 (vend aussi bois et charbons). Librairie et journaux. — M. Legrain, rue Notre-Dame, 10. Limonadier. — M. Savoye Emmanuel, rue Mauconseil,7. Logeurs (marchands de vins).— MM. Brosson, rue Grandbout, 14 ; Mercier, rue Mauconseil,3 ; Nansot, place d'Armes, 5. Nuée, rue Mauconseil,2;Casting, rue Grandbout, 35. Maçonnerie (entrepreneur de). — MM. Béranger, rue Mot,2 7;,Epaulard fils, rue Mauconseil,32; Mainguet, place d'Armes, 10; Renevier, rue Dalayrac, 16 ; Vernot, place d'Armes, 3 ; Vitry, rue du Parc, 22. Maréchal. — M. Finot aîné,rue Mauconseil,9. Menuisiers. — MM. Garry Ferdinand, rue Notre-Dame, 10 ; Lebourg Charles, rue Saint-Germain. 9 ; Poil François, rue du Fort, 2; Ternois, rue Saint Germain, 3. Mercerie et nouveautés. — MM. Esterbet Pharamond, rue Mauconseil,0 ; Lambert, rue Grandbout, 6 ; Le seigneur, place d'Armes, 21 ; Roger, rue Notre-Dame, 4. Nourrisseurs (marchands de lait). — MM. Chesné, rue Grandbout, 4; Dégravel Michel, rue Grognard, 11; Qualité, rue du Cheval-Ru, 6. . Peintres en bâtiment. —MM.Crettez,  place d'Armes, 9 ; Lamy, Prosper, rue Mauconseil, 4. Perruquiers-coiffeurs.—MM.Barrault, placed'Armes, 13; Poyer, rue Mauconseil,6. Quincaillier. — M. Noir père, rue Grandbout, 12. Restaurateurs. — MM. Babault, placed'Armes,14; Garré, place d'Armes, 8 ; Saunier, chalet de la Porte-Jaune. Serruriers. — MM. Chabrier, rue Saint-Germain, 2; Dumont,rue Saint-Germain,3;Noir fils,rue Grandbout, 12. Tabacs. — MM. Gadon ,rue Grandbout, 14; Garré, place d'Armes, 8. Tailleur d'habils. — M. Lanut, place d'Armes, 13. Tailleur de pierre. —M. Monnot NicoIas,route Stratégique,3. Tonnelier. — M. Lenglet, rue Mauconseil, 10. Tonnelier-treillageur. — M. Guyot, place Mauconseil,8. Vanniers. — M. Casse, place d'Armes, 11 ; Houzeau, rue de la Mairie, 13. Vin en gros (marchands de). — MM. Chattet,rue du Parc, 28 , Ducros, rue Grognard, 10; Lugagne, rue des Carrières, 8. Vins en détail (marchands de). — MM. Badin, rue du Fort, 1 ; Buffenoir, place Mauconseil,1 ; Desgouilles, rue de la Mairie, 12; Mainguet, rue Grandbout, 2 ; Paris, route Stratégique, 8. Vins et traiteurs (marchands de). — M. Jolly, place de la Station,8; Pernot,rue du Parc,36; Ternois, rue Saint-Germain,3.
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Lun 06 Oct 2014, 19:15

De 1861 à 1965, voici brièvement ce qui s'est passé :

Sceaux se subdivise de 4 à 9 cantons : 1893 verra la  création de 13 nouveaux cantons, 8 dans l'arrondissement de Saint-Denis  (Asnières, Aubervilliers, Boulogne, Clichy, Levallois-Perret, Noisy-le-Sec, Puteaux et Saint-Ouen) et 5 dans l'arrondissement de Sceaux (Ivry, Montreuil, Nogent-sur-Marne, Saint-Maur, Vanves) . Et il en sera ainsi jusqu’à la suppression des départements de la Seine, ainsi que celui de la Seine-et-Oise en Juillet 1964, provoquant implicitement la disparition des arrondissements de Saint-Denis et de Sceaux. Les chefs-lieux des nouveaux départements sont désignés le 25 Février 1965, créant de ce fait les arrondissements de Bobigny, Créteil et Nanterre. On abandonne le vocabulaire d'arrondissement... jusqu'à ce que

Fontenay sous Bois ne soit plus rattaché à Sceaux mais à Créteil, donc, préfecture du Val de Marne. (1968)

Le Val de Marne pèse alors 12 fois plus que l'ancien arrondissement de Sceaux, en terme de population, Fontenay ayant vu elle aussi sa population croître dans les mêmes proportions, et donc plus vite que la moyenne des autres villes (le Val de Marne ne représentant qu'une partie de l'ancien arrondissement).



La notion d'arrondissement change puisque les trois arrondissements actuels ont comme chefs-lieux : Créteil, L'Haÿ-les-Roses, et Nogent-sur-Marne.

1968 : création du département du Val-de-Marne à partir de 18 communes de Seine-et-Oise et 29 communes du département de la Seine réparties sur deux arrondissements : Créteil, Nogent-sur-Marne
1972 voyant la création de l'arrondissement de L'Haÿ-les-Roses

Nomenclature actuelle :

Paris Préfecture : Paris • Un arrondissement • 20 cantons • 1 commune • Pas d'intercommunalités
Seine-et-Marne Préfecture : Melun • Cinq arrondissements • 43 cantons • 514 communes • Intercommunalités
Yvelines Préfecture : Versailles • Quatre arrondissements • 39 cantons • 262 communes • Intercommunalités
Essonne Préfecture : Évry • Trois arrondissements • 42 cantons • 196 communes • Intercommunalités
Hauts-de-Seine Préfecture : Nanterre • Trois arrondissements • 45 cantons • 36 communes • Intercommunalités
Seine-Saint-Denis Préfecture : Bobigny • Trois arrondissements • 40 cantons • 40 communes • Intercommunalités
Val-de-Marne Préfecture : Créteil • Trois arrondissements • 49 cantons • 47 communes • Intercommunalités
Val-d'Oise Préfecture : Pontoise • Trois arrondissements • 39 cantons • 185 communes • Intercommunalités

Dès lors Fontenay ne dépend plus de Créteil, mais de Nogent sur Marne



Arrondissement de Nogent-sur-Marne

La Queue-en-Brie Noiseau Ormesson-sur-Marne Chennevières-sur-Marne Le Plessis-Trévise Villiers-sur-Marne Champigny-sur-Marne Joinville-le-Pont Nogent-sur-Marne Le Perreux-sur-Marne Bry-sur-Marne Fontenay-sous-Bois Vincennes Saint Mandé

Par ordre de numéro de 34 à 47, sachant que nous retrouvons notre seuil de dépassement des  300 000 habitants en 2011 avec une population de l'arrondissement atteignant 388 799 habitants, tandis que Fontenay de son côté dépassait le seuil des 50 000.

Une recommandation de lecture

http://www.fontenayenscenes.fr/fileadmin/fichierpdf/Economie/rapport%20recensement%202006%20communeenvironnement.pdf pour l'année 2006.

Pour 2011 voici la forme qu'a pris le recensement :

Population Fontenay-sous-Bois (94033) Population en 2011 52 723
Densité de la population (nombre d'habitants au km²) en 2011 9 448,6
Superficie (en km² ) 5,6
Variation de la population : taux annuel moyen entre 2006 et 2011, en % +0,4
dont variation due au solde naturel : taux annuel moyen entre 2006 et 2011, en % +0,9
dont variation due au solde apparent des entrées sorties : taux annuel moyen entre 2006 et 2011, en % -0,5
Nombre de ménages en 2011 22 255

Sources : Insee, RP2006 et RP2011 exploitations principales

Naissances domiciliées en 2011 764 Décès domiciliés en 2011 317
Source : Insee, état civil

Logement Fontenay-sous-Bois (94033) Nombre total de logements en 2011 23 355
Part des résidences principales en 2011, en % 95,3
Part des résidences secondaires (y compris les logements occasionnels) en 2011, en % 0,7
Part des logements vacants en 2011, en % 4,0
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale en 2011, en % 44,7
Sources : Insee, RP2011 exploitation principale

Revenus Fontenay-sous-Bois (94033) Revenu net déclaré moyen par foyer fiscal en 2011, en euros 30 954
Foyers fiscaux imposables en % de l'ensemble des foyers fiscaux en 2011 64,9
Source : DGFiP, Impôt sur le revenu des personnes physiques.

Emploi - Chômage Fontenay-sous-Bois (94033) Emploi total (salarié et non salarié) au lieu de travail en 2011 25 478
dont part de l'emploi salarié au lieu de travail en 2011, en % 91,9
Variation de l'emploi total au lieu de travail : taux annuel moyen entre 2006 et 2011, en % +1,2
Taux d'activité des 15 à 64 ans en 2011 77,8
Taux de chômage des 15 à 64 ans en 2011 12,4
Sources : Insee, RP2006 et RP2011 exploitations principales

Établissements Fontenay-sous-Bois (94033) Nombre d'établissements actifs au 31 décembre 2011 4 064
Part de l'agriculture, en % 0,2 Part de l'industrie, en % 4,1 Part de la construction, en % 11,3
Part du commerce, transports et services divers, en % 70,3
dont commerce et réparation automobile, en % 15,3
Part de l'administration publique, enseignement, santé et action sociale, en % 14,1
Part des établissements de 1 à 9 salariés, en % 23,7
Part des établissements de 10 salariés ou plus, en % 7,4
Champ : ensemble des activités Source : Insee, CLAP (connaissance locale de l'appareil productif).

Maintenant pour appréhender la notion d'intercommunalité, je me permets de mettre la carte équivalente de la Seine Saint Denis



qui met en évidence que les trois villes venant du 93 et adhérentes de l'Actep sont elles mêmes à cheval sur deux arrondissements, Rosny Sous Bois (la 23) étant rattaché à celui de Bobigny, Neuilly Plaisance et Neuilly sur Marne (25 e 26) l'étant à celui du Raincy.

Comme les villes 12 et 13 du Val de Marne sont rattachée à l'arrondissement de Créteil... A savoir Charenton le Pont et Saint Maurice.
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Mar 07 Oct 2014, 00:21

Voilà, vous disposez de l'ensemble des données ayant marqué l'évolution du territoire dans laquelle notre commune a gravité.

Reste à écrire la suite de l'histoire l'une d'entre elles pouvant être celle-ci

avec cette illustration ... pour le 94 , il s'agit des villes 39 à 47 + les 12 13 ; pour le 93 voir ci dessus 23, 25, 26.



source http://www.actep.fr/Presentation-de-l-existant

Lieu d’échanges au cœur de la métropole, le territoire de l’ACTEP est un territoire ouvert sur l’extérieur et en interface constante avec les pôles voisins ce qui multiplie les opportunités de coopération et de développement.

Une localisation stratégique au cœur de la métropole

Les atouts de l’Est parisien, densément peuplé, inséré dans la vie économique et sociale de la proche couronne de la capitale, sont nombreux du fait : de sa localisation au cœur de la métropole et au voisinage direct de Paris, de la proximité du pôle majeur de Marne-la-Vallée à l’Est, et des préfectures de Seine-Saint-Denis à Bobigny et du Val-de-Marne à Créteil, du voisinage avec la communauté d’agglomération « Est ensemble », des liaisons avec les pôles aéroportuaires internationaux de Roissy Charles de Gaule au Nord et Orly Rungis au Sud.

Ce territoire est de plus au cœur d’un maillage de grands axes routiers et ferrés organisés en radiales et rocades qui structurent l’agglomération parisienne.

Aussi le territoire de l’Est parisien est-il reconnu par le projet de SDRIF adopté par le Conseil régional comme l’un des territoires stratégiques structurants pour le développement régional, situé en cœur d’agglomération et au sein du faisceau Est. Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-marne sont de plus des sites qualifiés de prioritaires dans ce projet.

Des accroches dynamiques aux pôles voisins

Les atouts du territoire de l’ACTEP résident également dans les liens et les complémentarités qui l’unissent à ses voisins. De nombreux « projets agrafes » viennent aujourd’hui structurer et renforcer ces complémentarités, mettre en valeur les liens lorsque leur évidence fait défaut.
L’accroche la plus évidente est celle à Paris, autour du bois de Vincennes qui contribue à la singularité du territoire de l’ACTEP. Au nord, une véritable continuité urbaine et des liens naturels existent entre Paris et Saint-Mandé/Vincennes. Il n’en est pas de même au sud : les deux parties du quartier de Bercy, côté Paris et côté Charenton-le-Pont, n’entretiennent que peu de relations malgré l’intensité des flux de trafic, leur proximité géographique et leurs complémentarités en particulier dans le secteur de la finance( ). Les grandes infrastructures (périphérique, emprises ferroviaires…), saturées, sont source d’isolement et de fragmentation. Le projet d’aménagement Bercy-Charenton initié par la ville de Paris et copiloté par la ville de Charenton-le-Pont, vise aujourd’hui à remédier à cette fracture, par la recherche de connexions et de cohérence urbaine.

Le territoire de l’ACTEP approfondit ses liens avec Marne-la-Vallée, et plus spécifiquement la Cité Descartes. Pôle majeur d’enseignement et de recherche, ce campus est au cœur du projet de Cluster de la Ville durable qui englobe également une part déterminante de l’Est parisien. La présence d’établissements emblématiques sur la Cité Descartes (Ecole Louis Lumière, ENSG, ENPC…) et sur le territoire de l’ACTEP (INA, IGN, Météo France…) témoigne des complémentarités qui existent déjà au sein du cluster, et qui seront le support de projets interdisciplinaires au carrefour de la recherche, de la formation et du monde de l’entreprise.

L’ACTEP a un rôle de premier plan dans ce cluster, de par les établissements déjà cités mais également un certain nombre de projets en phase directe avec la dynamique portée par Epamarne : l’Ecoquartier Est Nocéen et le pôle de l’aménagement et de la construction durables à Neuilly-sur-Marne ; le lycée-collège international, situé à l’interface de Bry-sur-Marne et Noisy-le-Grand, et destiné à devenir le centre d’un pôle d’excellence en lien étroit avec le PRES Paris-Est ;
l’Arc de l’innovation : l’aménagement de l’ex-VDO en boulevard urbain, élément d’ouverture vers le reste du Val de Marne, mais également accroche au cluster à travers le thème des éco-activités et de l’éco-habitat.

Le territoire de l’ACTEP entretient enfin de fortes relations d’échange avec le cœur de la Seine-Saint-Denis, à travers notamment : les axes de transport de l’A86, la RN186 et le RER E, qui forment un secteur stratégique animé de nombreux projets ; le rayonnement du pôle Rosny 2 / Domus. Des grands axes d’échange structurant le territoire et au-delà
Enfin, les atouts du territoire de l’ACTEP tiennent à la présence d’axes majeurs, qui lui assurent une desserte, une cohésion, une ouverture et une image à l’extérieur, tout en étant des leviers de développement décisifs.

Parmi ces axes figurent en première place les grandes infrastructures routières et ferroviaires qui traversent le territoire et le relient aux pôles voisins : le fuseau A86 - N186 - RER E : ce triple corridor nord-sud, au cœur du territoire, regroupe une desserte RER en lien direct avec Paris et deux grands axes routiers dont l’un rejoint Roissy/Charles De Gaulle. Il constitue un axe particulièrement structurant pour le territoire de l’ACTEP et les communes qu’il traverse : Rosny-sous-Bois et Fontenay-sous-Bois, Nogent-sur-Marne et Le Perreux-sur-Marne ; l’autoroute A4 : cet axe est-ouest, lien avec Paris et Marne la Vallée, complète le dispositif et structure également le territoire et son développement, en particulier celui des communes de Villiers-sur-Marne, Bry-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, mais aussi Joinville-le-Pont, ainsi que Saint-Maurice et Charenton-le-Pont, qu’il traverse ; le RER A : ses deux branches reliant l’ACTEP à Paris et à Marne-la-Vallée, forment aussi des corridors majeurs de développement, continus lorsque l’axe est doublé par un axe routier important comme c’est le cas sur les communes de Saint-Mandé, Vincennes, Fontenay-sous-Bois ou Joinville-le-Pont, et concentré essentiellement autour des pôles gares dans les autres secteurs.

L’excellente desserte assurée par ces infrastructures est un facteur attractif pour la localisation de nombreuses entreprises.
De plus, une desserte de rocade d’échelle régionale (projet de métro du Grand Paris porté par l’Etat, projet Arc-Express du Conseil Régional, projet Orbival du Conseil Général du Val-de-Marne) devrait compléter le maillage du réseau structurant.
Elle améliorerait de façon décisive l’accessibilité depuis et vers le territoire de l’ACTEP, tout en constituant un axe de développement métropolitain. L’impact sur le développement futur du territoire variera toutefois en fonction du nombre et de la localisation des stations.

La Marne est également un axe structurant de l’Est parisien. Site à vocation régionale pour le tourisme, support de navigation, essentiellement de plaisance, elle contribue à la qualité du cadre de vie de l’Est parisien. Les ports de plaisance de Nogent-sur-Marne et de Neuilly-sur-Marne contribuent à son animation. Là encore, le potentiel de mise en valeur est important, par l’aménagement de ses abords, le développement des loisirs, du tourisme etc.

D’autres axes et pôles existants ou projetés sont également à mentionner : les ex RN 4 et 34 sont aussi un support au développement même si leur potentiel est insuffisamment valorisé aujourd’hui, comme c’est le cas de l’ex RN 34 entre Saint-Mandé et Nogent-sur-Marne. Le projet de TCSP sur l’ex RN 34 entre Nogent-sur-Marne et Chelles, associé à la requalification de la voie, devrait améliorer le lien entre urbanité et mobilité ; les lignes de métro n°1 desservant Saint-Mandé et Vincennes, et n°8 desservant Charenton-le-Pont : les stations et leurs abords sont des lieux forts pour la structuration du territoire ; le projet de boulevard urbain associé à un TCSP (Altival) sur l’ex-VDO : il devrait constituer un axe d’échange moteur sur le thème des éco-activités et de l’éco-habitat (Arc de l’innovation), en lien avec le Cluster de la Ville durable, tout en améliorant de la desserte du territoire et sa liaison avec l’est du Val-de-Marne ; le projet de prolongement du tramway T1 entre Noisy-le-Sec et Val-de-Fontenay, associé à une requalification des espaces publics va conforter le développement urbain de Val-de-Fontenay.
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Mer 08 Oct 2014, 01:11

Pour finir, ce point de vue émis courant de cette année.

Jean-Jacques Joucla, directeur de cabinet du maire de Jean-François Voguet, maire PCF de Fontenay, explique la position de la ville :

«Cette question se pose en termes de projets et ambitions communes pour rendre un meilleur service aux usagers, et cela ne passe pas uniquement par une intercommunalité. Fontenay mène déjà de nombreux projets communs avec des villes voisines (mission locale, projet de nouveau lycée avec Vincennes…). Au-delà de ces dossiers, nous avons des intérêts communs en termes de territoire, comme l’a montré une étude de l’ACTEP, qu’il s’agisse des transports publics, avec le projet Orbival repris dans le tracé du Grand Paris Express ou le prolongement de la ligne de métro N°1, d’infrastructure routière avec le bouchon de l’A86 au niveau du pont de Nogent. Nous avons aussi des différences : notre politique de logement social (37% à Fontenay), notre fiscalité qui s’appuie sur la présence de nombreuses entreprises que nous avons fait le choix d’accueillir, ou encore notre manière de gérer certaines prestations (régie municipale plutôt que délégation de service public).

Tout cela doit être étudié et discuté pour que l’intercommunalité profite à toutes les villes et ait d’abord pour objectif d’apporter un meilleur service aux usagers.»

Concernant le périmètre de l’intercommunalité, une autre hypothèse consisterait aussi à associer les communes de l’ACTEP en formant un ensemble plus grand qui comprendrait aussi Champigny, Bry, Villiers…

«Pour l’instant, il n’y a aucune obligation, il est donc urgent de poursuivre la réflexion. Le vrai problème est aussi que les intercommunalités ne sont pas assez concrètes pour les citoyens. C’est pourquoi il faut commencer à travailler sur les projets et non sur la structure», reprend J-J Joucla.

source http://www.nogent-citoyen.com/intercommunalite-nogent-le-perreux-fontenay-vincennes-rosny-16/03/2012.html
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Jeu 09 Oct 2014, 02:05



le texte l'accompagnant
http://www.lagazettedescommunes.com/279006/intercommunalite-les-elus-de-lest-parisien-veulent-changer-de-braquet/

Réunis depuis 2000 au sein de l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien (ACTEP), des maires de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne entendent constituer l’un des territoires de la future métropole du Grand Paris.
Alors que les prérogatives des territoires de la métropole du Grand Paris (MGP) suscitent encore bien des interrogations, les élus entendent définir eux-mêmes les périmètres de ces futurs groupements.

Lors d’une réunion, ce mardi 30 septembre à l’hôtel de ville de Vincennes, les représentants de l’Association des collectivités territoriales de l’Est parisien (ACTEP) ont présenté leur démarche à la population. En présence du préfet François Lucas, directeur de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris, ils ont vanté leur périmètre, compris entre la capitale et Marne-la-Vallée.

Une aire qui, selon eux, a vocation à servir de socle à un territoire de la MGP. Les quatorze communes, qui ont décidé de s’unir, représentent 460 000 habitants. Elles franchissent donc allègrement la barre des 300 000 habitants de la loi « MAPTAM » du 27 janvier 2014.

Petite révolution culturelle – A cheval sur le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis, ces municipalités de l’Est partagent « un même rapport à Paris et à la Marne », selon l’économiste-géographe Frédéric Gilli qui les accompagne dans leur rapprochement. « Elles possèdent un très grand potentiel à révéler », ajoute-t-il.

Certaines d’entre elles participent à un contrat de développement territorial. A court terme, elles disposeront d’un collège-lycée international implanté à Bry-sur-Marne et à Noisy-le-Grand. A plus long terme, elles seront fort bien desservies par le super-métro de la région-capitale.

Leur objectif : atténuer le déséquilibre Est-Ouest au sein de la métropole. Ces communes accueillent, en effet, aujourd’hui seulement 156 000 emplois pour 212 000 logements.

L’intercommunalité à fiscalité propre n’est, ici, pas complètement entrée dans les mœurs. Vincennes s’y est, par exemple, toujours refusée. D’autres municipalités se sont jetées à l’eau. Mais les regroupements, limités dans leur ampleur, se sont surtout réalisés au gré des affinités politiques. Tel est le cas de deux intercos bicommunales : la communauté d’agglomération de Nogent/Le Perreux et la communauté de communes de Charenton/Saint-Maurice.

Métropole « polycentrique » – Mais aujourd’hui, les élus préfèrent prendre les devants, plutôt que de voir l’Etat leur imposer un schéma. « Nous avons un projet et une volonté, déjà exprimée depuis plusieurs mois », s’est félicité, lors d’une conférence de presse, le 1er octobre à Vincennes, Laurent Lafon, premier magistrat (UDI) de la cité chère à Saint-Louis. « Nous sommes à même de créer une dynamique territoriale dans un Grand Paris polycentrique », a abondé Jacques JP Martin (UMP), maire de Nogent-sur-Marne. Et son collègue (PCF) de Fontenay-sous-Bois Jean-François Voguet, d’approuver.

Demeure, à ce stade, un écueil de taille. Les territoires, dans la loi du 27 janvier 2014, sont loin de la communauté d’agglomération-bis qu’imaginent les élus de l’ACTEP. Jacques JP Martin, pilier de Paris Métropole, le sait bien. Aussi prévient-il : « Nous ne voulons pas être le back office de la MGP ». Les élus de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris devraient voter, le 8 octobre, sur un texte destiné à revoir à la hausse le statut juridique et les prérogatives financières des territoires.


le rapport de préfiguration
http://www.lagazettedescommunes.com/277190/exclusif-le-rapport-de-la-mission-de-prefiguration-de-la-metropole-du-grand-paris/
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 10 Oct 2014, 18:53

Un autre regard sur les aménagements envisagés trouvés ici (via le CDT cette fois)

Le périmètre du CDT Paris Est entre Marne et Bois est à cheval sur les départements de la Seine-Saint Denis
(communes de Rosny-sous-Bois, Neuilly-Plaisance et Neuilly-sur-Seine) et du Val-de-Marne (communes de
Fontenay-sous-Bois, Le Perreux-sur-Marne et Nogent-sur-Marne) mais les 6 font partie de l’ACTEP et sont donc
déjà mobilisées (depuis une dizaine d’années) autour d’un projet de territoire commun visant le renforcement de
l’attractivité de l’Est Parisien et le rééquilibrage Est-Ouest à l’échelle régionale.


Sachant que Les Contrats de Développement Territorial (CDT) sont, ni plus ni moins, la traduction « locale » du projet du Grand Paris puisque élaborés par les collectivités territoriales et l’Etat, avec comme but d’accompagner et d’organiser le développement autour des projets de transport du Grand Paris : calendrier prévisionnel, urbanisme, développement économique, protection de l’environnement ou encore logements.

http://www.iau-idf.fr/fileadmin/user_upload/Enjeux/CDT/fiches/F_ParisEST.pdf

dont j'ai tiré cette image en particulier


Pour aller plus loin ce lien
http://www.driea.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Portrait_Paris_Est_entre_Marne_et_Bois_2012_cle04bc91.pdf

On peut enfin relire (en ignorant les polémiques) ce sujet ouvert voici déjà quelques temps
http://www.plateaufontenay.net/t860-cdt-paris-est-entre-marne-et-bois
en distinguant bien Spl de CDT.

Les CDT ne sont signés que dans les territoires qui accueillent des gares du Grand Paris Express. Au départ au nombre de 17, ils sont désormais 21 (déjà signés ou en cours d’élaboration) autour de Paris. Ces CDT sont eux- même regroupés dans 10 territoires qui doivent être formalisés par des SDT (Schéma de développement territorial). Dans le Val de Marne, deux territoires, l’Est parisien (cluster de la ville durable) et la Vallée scientifique de la Bièvre se répartissent 8 CDT. Entre ces deux territoires, plusieurs communes (Charenton, Saint-Maurice, Maison-Alfort, Créteil, Bonneuil, Sucy…) qui n’accueillent pas de gares du GPE ne font partie d’aucun CDT. Charenton et Saint Maurice ont donc tout intérêt à travailler avec l'ACTEP.

Le CDT des boucles de la Marne, qui comprend les villes de Bry-sur-Marne, Champigny-sur-Marne, Villiers-sur-Marne et Chennevières-sur-Marne, s’inscrit dans le cadre du futur SDT Est parisien du cluster ville durable qui couvre également 3 autres CDT : Descartes Nord (Chelles et Vaires-sur-Marne), Paris Est entre Marne et Bois (Fontenay-sous-Bois, Rosny-sous-Bois, Neuilly-Plaisance, Neuilly-sur-Marne, Nogent-sur-Marne, le Perreux-sur-Marne) et Coeur Descartes (Noisy-le-Grand et Champs-sur-Marne).

Deux gares de la future ligne 15 du GPE y sont prévues dès 2020 : une à Champigny-Centre, interconnectée avec le tronçon de la ligne 15 orange remontant vers Rosny-Bois Perrier et l’autre à la frontière des communes de Bry, Champigny et Villiers, interconnectée avec la ligne de RER E. En plus de deux gares, ce territoire accueillera aussi un site de maintenance et de remisage (SMR) du matériel roulant de la future ligne 15 et un Poste de Commandement Centralisé (PCC), centre névralgique de la ligne 15 par lequel transiteront toutes les informations relatives à l’exploitation et à la supervision de la ligne. Si on y regarde de plus près le CDT boucle de la Marne, contient les autres villes membres de l'ACTEP à une ville près.

Comme toute la banlieue, ce périmètre souffre, on l'a vu aussi de coupures liées à l’autoroute A4 ou la RN4.
Les coupures liées à l'A86 sont des problématiques identiques, et donc il est loin d'être illogique de rapprocher les deux ensembles dits CDT. Saint Mandé et Vincennes de par leur positionnement devant de toutes façons se rattacher à des structures existantes ; l'unité autour du Bois de Vincennes justifiant a priori leur choix vers l'ACTEP plutôt que vers Est Ensemble (Montreuil et d'autres villes du 93). CQFD.


Dernière édition par Libellule le Ven 10 Oct 2014, 19:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Ven 10 Oct 2014, 19:51

la cartes des deux CDT pour comparaison avec les villes membres de l'ACTEP.



ACTEP et Territoire (résumé)

-    14 villes de l’est parisien sont réunies au sein d’un « syndicat mixte » (l’ACTEP = Association des Collectivités Territoriales de l’Est Parisien) depuis l’an 2000, pour faire en sorte que notre territoire soit pris en considération et ne soit pas le dortoir de l’Ile de France.

-    L’ACTEP est composée de Bry, Champigny, Charenton, Fontenay sous Bois, Joinville le Pont, Le Perreux, Neuilly sur Marne, Neuilly-Plaisance, Nogent, Rosny sous Bois, Saint-Mandé, Saint-Maurice, Villiers sur Marne, Vincennes, ainsi que le département du Val de Marne.

-    La loi prévoit la création de « Territoires » sans préciser leur contour. Toutefois, les actuels CDT se sont rapprochés, de même que les villes qui entourent le bois de Vincennes (deux à deux) ce qui représente en soi "un Territoire". Le Préfet de Région a clairement laissé entendre que les maires qui proposeront une solution auront satisfaction. Par contre, les villes qui n’auront pas faits de choix préalable seront incorporées d’office dans un Territoire.

Sur la base de ces considérations l’ACTEP a une bonne chance de devenir LA base d’un futur Territoire , car les 14 maires ont l’habitude de travailler ensemble. Et même si les options politiques diffèrent, trouver un axe de convergence semble s'inscrire dans une démarche de consensus.

La diversité des opinions étant une vraie richesse qui apporte discussion, écoute, débats et décisions concrètes pour tous les habitants, excluant ainsi toute forme d’idéologie restrictive pour tous ceux qui in fine le souhaitent réellement.

Je dis bien réellement. Au delà de toute autre considération et quelque soit la volonté exprimée par ceux ou celles qui préfèrent ne pas débattre. flower
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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Jeu 16 Oct 2014, 20:51

Toujours convaincu que je suis que ce sujet ne peut pas être simplement réduit à des querelles politiques stériles à cet instant, je continue de poster les bases documentaires utiles au débat ici.

Venant de lire une intervention parlant des OIN et du rôle de la préfecture qui y serait attaché, je complète donc conséquemment cette page.

http://www.ceser-iledefrance.fr/cesr_doc/rapport_pdf/rapport08_terr_oin.pdf

http://www.actep.fr/IMG/pdf/13-10-17_-_ACTEP_-_marche_AC_13-01_-_etude_environnementale_-_CCTP_VF.pdf

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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Jeu 06 Nov 2014, 20:21

Je mets ce lien qui donne accès à pas mal d'informations historiques qui peuvent intéresser certains d'entre vous en rapport à l'évolution de notre ville au fil du temps (taille, rattachement administratif, lieux dits d'époque). Le travail de numérisation par la BNF et son site gallica est remarquable.
http://gallica.bnf.fr/m/ark:/12148/bpt6k4149210/f7

De quoi ouvrir une recherche sur les lieux dits de l'époque, peut-être. En tout cas, il semblerait que plus Paris sera amené à s'agrandir, plus les petits lieux seront amenés à disparaître.... encore et encore, ...

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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Mer 13 Mai 2015, 19:13

Comment tout cela va-t-il se traduire in fine ? Il est encore difficile de le dire tant que l’histoire en cours n’a pas été menée à son terme. On peut juste relever qu’elle est en de nombreux points similaire avec ce qui s’est passé sous Napoléon III.
                           
Les transformations de Paris sous le Second Empire ou travaux haussmanniens ont constitué une modernisation d'ensemble de la capitale française menée à bien de 1852 à 1870 par Napoléon III et le préfet Haussmann.

Actuellement il est prévu  de fixer aux alentours de 2020 la fin des travaux législatifs qui vont permettre de cadrer définitivement ce nouvel épisode urbanistique ce qui parait un délai raisonnable à ce que toutes les consultations en cours se terminent. Cette date s’entendant  Grands travaux liés aux transports non inclus.

Ce que l’on peut dire à ce stade c’est que les chantiers clefs type aménagement de la zone Peripole Alouettes seront conséquents. Cela devant nous emmener vers 2030 2035. Un projet visionnaire sur quelques 20 ans donc. Avec de nouveaux arrondissements à la clef comme en 1860. Sans vouloir faire de pronostics formels en la matière, il est bien possible que celui qui inclura Fontenay sous Bois ait cette forme mise en page précédente et qu’il s’inscrira dans un maillage transports renforcé.



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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Dim 17 Mai 2015, 00:09

Libellule a écrit le Mar 07 Oct 2014

Libellule a écrit:
Pour finir, ce point de vue émis courant de cette année.

Jean-Jacques Joucla, directeur de cabinet du maire de Jean-François Voguet, maire PCF de Fontenay, explique la position de la ville :
---/---
«Pour l’instant, il n’y a aucune obligation, il est donc urgent de poursuivre la réflexion. Le vrai problème est aussi que les intercommunalités ne sont pas assez concrètes pour les citoyens. C’est pourquoi il faut commencer à travailler sur les projets et non sur la structure», reprend J-J Joucla.

source http://www.nogent-citoyen.com/intercommunalite-nogent-le-perreux-fontenay-vincennes-rosny-16/03/2012.html


Si il n'y avait rien d'urgent le 16 mars 2012 quand Jean-Jacques Joucla a tenu ces propos, l'échéance du 1er janvier 2016 approche à grands pas et il serait intéressant de connaître précisément la position actuelle des élus sur l'intercommunalité tant au niveau territoire à 14 qu'au niveau CDT à 6....

Jean-François Voguet et sa municipalité pensent-t-il toujours jouer les Abraracourcix et résister à celle-ci ou font-ils désormais preuve de pragmatisme en essayant de positionner au mieux notre ville dans celle-ci ?
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Salamandre

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MessageSujet: Re: D'un grand Paris à l'autre 1841 _ 1861 _ 1964 _ 201?    Mar 03 Nov 2015, 02:42

A quelques mois (1er janvier 2016) de l’apparition officielle - sinon réelle - des Territoires et de la Métropole Grand Paris : il y a moins de 50 ans (le 1er janvier 1968) était donc créé le département du Val-de-Marne (94), en application de la loi du 10 juillet 1964, comme ceux de Paris (ex chef-lieu de la Seine, 75) de Seine-Saint-Denis (93) et des Hauts-de Seine (92). Voir aussi :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Réorganisation_de_la_région_parisienne_en_1964

Quant aux communes dans le Val de Marne, plusieurs ont connu fusion, ou créations par démembrement et/ou changements de nom. Dont certaines du futur Territoire T10 (celui de Fontenay).
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_anciennes_communes_du_Val-de-Marne

Rappel géohistorique au passage, les départements 91, 92, 93, 94 en 1951 :
http://splaf.free.fr/algerie.html
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