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 La fille du 148B : Charlotte Lucie Marie Adèle Stéphanie Adrienne Faës

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Libellule

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MessageSujet: La fille du 148B : Charlotte Lucie Marie Adèle Stéphanie Adrienne Faës    Mer 15 Oct 2014, 23:00

Comment vous raconter cette histoire?

Jean Louis Stanislas a trois fils dont Georges qu’il envoie à Londres en Angleterre en 1883 pour y perfectionner son anglais chez un de ses amis, propriétaire d'un grand magasin londonien de confection : Georges  y est vendeur au rayon des fournitures pour corsets et en profite pour y apprendre la prestidigitation, notamment à l’Egyptian Hall dirigé par John Nevil Maskelyne, où se produit le célèbre illusionniste David Devant qui l'initie à son art, Georges, lui, réalisant des décors en échange.

On peut mentionner qu'à son retour à Paris en 1885, Georges épouse une pianiste accomplie d'origine hollandaise, amie de la famille de sa mère qui lui apporte une belle dot, et qu'il se sent une vocation de forain, de pigiste et d'intermittent du spectacle : ainsi présente-t-il quelques numéros de magie dans des brasseries, à la galerie Vivienne et au cabinet fantastique du musée Grévin tout en étant journaliste et caricaturiste, sous le pseudonyme « Géo Smile », dans le journal satirique et anti boulangiste La Griffe, dont son cousin Adolphe est le rédacteur en chef.

un exemple de caricature de ce journal, le duel entre Paul Deroulède (nationaliste) et Jean Jaurès (socialiste) en 1904, 10 ans avant que chacun ne meure...

http://hendayehistoire.blogs.sudouest.fr/archive/2009/08/04/duel-jean-jaures-et-paul-deroulede-aux-joncaux.html



Il n'a donc rien d'un entrepreneur mais plutôt d'un amuseur de foire.

Jugez plutôt : quand son père décide en 1888 de se retirer de l’entreprise familiale  pour la céder à ses trois fils, Georges préfère se dégager de la fabrique de chaussures et choisit de vendre ses parts dans l'entreprise familiale à un de ses frères pour 500 000 francs afin de poursuivre son itinéraire de saltimbanque.

Cela lui permet en effet de racheter en 1888 au 8, boulevard des Italiens le théâtre Robert-Houdin à sa veuve  ;
http://www.artefake.com/MELIES-ET-LE-THEATRE-ROBERT-HOUDIN.html
dans la corbeille des transactions, par donation du père, se retrouve par ailleurs une grande maison à Montreuil, et a priori…  une petite bicoque à Fontenay sous Bois.

Georges ne se pose guère de questions à ce rachat, et décide de garder toute l’équipe du théâtre. Et surtout la vedette de la troupe venue tenter sa chance à Paris ; mariée très jeune à Marcel Auguste Manieux, elle est déjà veuve ; elle voulait se faire appelée Fanny Manieux. Elle change et se choisit un nouveau nom d’actrice : que l'on connait aujourd'hui sous le nom de Jehanne d’Alcy. Déjà elle est à l’affiche, radieuse et splendide.

http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/48719-georges-melies-et-les-professionnels-de-son-temps.pdf



Sa beauté et sa petite taille séduisent immédiatement Georges qui en fera son amante et « sa » vedette, sa « star ». Parfois libertine comme on le verra un peu plus loin.

En 1891, Georges affirme ses choix et veut le faire savoir ; il crée donc l'Académie de Prestidigitation, qui se transforme en 1893 en Syndicat des Illusionnistes de France.

C'est à ce titre qu'il est invité à la première projection publique du Cinématographe des frères Lumière le 28 décembre 1895, au Salon indien du Grand Café de l'hôtel Scribe, 14 boulevard des Capucines à Paris, Georges comprend tout de suite ce qu'il peut faire avec une telle machine et propose d'acheter les brevets des frères Lumière.

Leur père, Antoine Lumière, ou l'un des frères, selon les versions et des souvenirs lointains recueillis le plus souvent auprès de vieillards, l'un des trois en tout cas tente de l'en dissuader : « Remerciez-moi, je vous évite la ruine, car cet appareil, simple curiosité scientifique, n'a aucun avenir commercial ! ».

Cet avis pessimiste sur l'avenir du cinéma est néanmoins corroboré par les souvenirs plus proches de l'un des opérateurs Lumière, Félix Mesguich, qui raconte comment Louis Lumière lui présenta son embauche en 1896 « Je ne vous offre pas un emploi d’avenir, mais plutôt un travail de forain. Ça durera un an ou deux, peut-être plus, peut-être moins. Le cinéma n’a aucun avenir commercial ».

Mais Georges  est têtu : il achète le procédé de l'Isolatograph des Frères Isola et le projecteur Theatograph commercialisé à Londres par son ami, l'opticien et premier réalisateur de films anglais Robert William Paul. Il fonde sa propre société de production, et l’appelle  la Star Film, car il vous une passion pour « sa » vedette » qui dépasse l'entendement. Il peut ainsi ainsi lui rendre hommage, avant même de l'avoir filmé pour la première fois devant ... la bicoque.

Le Kinematograph est né, avant de devenir le cinématographe. L’aventure plait à Georges qui du coup décide de construire un atelier sur le terrain adjacent à sa propriété de Montreuil, la bicoque de Fontenay sous bois étant trop exiguë pour l’accueillir.

La dite bicoque sera donc destinée à y accueillir Charlotte Lucie Marie Adèle Stéphanie Adrienne Faes, nom de jeune fille de Jehanne d’Alcy. CQFD.

Mais, comme dans tout conte à vocation féerique, l’histoire ne s’arrête pas tout à fait là :

Jehanne d’Alcy de fait ne cessera jamais d’être la maîtresse de Méliès (sa muse en fait) jusqu’à ce qu’elle .... devienne sa seconde épouse, .... en 1925 (sa première épouse, Eugénie Gérin, décède en 1913).

Parmi les repères importants de la bibliographie de Jehanne d’Alcy Notons ce film libertin …
https://www.youtube.com/watch?v=i0amO3A3LyY
qui est considéré comme le premier strip tease intégral jamais filmé….




sachant que l’on peut par ailleurs retrouver pas mal d’éléments la concernant ici

http://www.fantasfilm.org/image/SIT-7-1-LES%20ACTEURS-ALCY-JEHANNE-D.html

ou là

http://cinememorial.com/acteur_JEHANNE_D'ALCY_214.html

Pour la petite histoire, et pour résumer donc, Méliès (et oui Georges, c’est lui) a tourné ces courts métrage pour l’essentiel à Montreuil sauf ceux d’avant 1897. Sachant qu’il faut attendre le décès de sa première épouse pour le voir produire des films plus longs grâce à son alliance-absorption par Pathé Frères.

Si la Première Guerre mondiale n’a pas provoqué la disparition de la Star Films, malheureusement  elle a conduit Méliès à un gel de ces paiements. Ces studios végéteront jusqu’en 1923, puis seront abandonnés.
Méliès aurait dû à cet instant « passer aux oubliettes » si on peut dire. Et l’histoire que je suis en train de vous raconter, forcément aussi.

Mais voilà, la redécouverte de Méliès a commencé au milieu des années 1920.

Après son arrêt d’activité formelle lui et Jeanne d’Alcy vécurent chichement, pour ne pas dire misérablement dans un minuscule appartement à Paris, l’ensemble de leurs biens ayant été finalement saisis en couverture des impayés.

En 1925, ils ouvrirent une  boutique de jouets et de bonbons gare Montparnasse. Et c’est là que l’on s’intéresse de nouveau à eux : En 1926, Méliès devient le premier membre honoraire de la Chambre Syndicale Française de la Cinématographie.

En 1929, J.P. Mauclaire, directeur du cinéma Studio 28, trouve un lot de douze exemplaires de films teintés de Méliès. Un gala en son honneur est organisé à la salle Pleyel le 16 décembre avec la projection de huit de ses films.



La recherche d’autres archives est entamée sous l’impulsion de Jehanne d’Alcy et des enfants de Méliès issus de son premier mariage, mais pas dans l'ambiance la plus chaleureuse qui soit.... chacun tirant la couverture à soi...

Reste qu'en 1931 Mélies  reçoit la croix de la Légion d’Honneur. En 1932, la mutuelle du cinéma décide de fournir à Méliès et à sa seconde femme des appartements plus grands au château d’Orly.

En 1934 il est nommé président honoraire de la Chambre Syndicale de la prestidigitation. Sa mauvaise santé l’a néanmoins empêché de poursuivre certains projets cinématographiques provisoires, émis par des admirateurs au sein de l’industrie cinématographique, et il meurt d’un cancer en 1938.

De son côté, et jusqu’à sa mort en 1956, Jehanne d'Alcy n’aura de cesse d’œuvrer à la reconnaissance de l’œuvre de son mari.

La voici filmée  en 1952  par Georges Franju à sa demande  à Orly



Le film relate entre autre le premier tournage devant la bicoque de Fontenay (voir à la 15’ à peu près, L’extrait se réfère au tournage- hommage  à l’Egyptian Hall évoqué au début de mon propos et dont le théâtre Houdin se voulait la réplique française.

le lien vers la bande video la mieux conservée
https://www.youtube.com/watch?v=ibVqaIUXQEk

Au générique le fils de Méliès, André, issu de son premier mariage, et donc Jehanne d’Alcy qui y fait une apparition furtive ; ils ne sauront pas filmés ensemble, Franju lui-même donnant cette explication :

« les rapports entre le fils et sa belle-mère étaient si exécrables, qu’il m’était impossible de les faire jouer ensemble. » (Georges Méliès, l’illusionniste fin de siècle par Jacques Malhête, petit fils du cinéaste)

Cette anecdote relevée à l'occasion d'un entretien avec Franju.




La reconstitution présentée dans ce film ayant eu lieu « sur place » à la demande expresse de l’actrice. Au 148B de l’avenue de la république de notre ville a priori donc, où pour le moins dans un lieu le reconstituant.

Dans le film de Franju



L'état des lieux en 2008, alors qu'une construction nouvelle est en cours



La position des arbres semblent avoir été respectée dans le film.

On est en 1896, une année avant la création des studios et atelier installés à partir de 1897 à Montreuil.

Quelques explications circonstancielles :

Pour commencer, en 1896, Méliès, riche mais pas doué pour les affaires, voulut éviter  de se lancer inconsidérément dans des constructions onéreuses et et c’est donc en plein air qu’il souhaite exécuter ses premiers travaux (châssis, couture des toiles, montage, assemblage, broquetage, mise à l’encre, peinture, praticables, mise en bobine...) avant de se rendre compte que cela n’était pas praticable en cas d’intempéries ; n'ayant pas encore indiqué à son épouse en titre qu'il avait comme favorite son amante, il se retire pour ce premier tournage clandestin, dans la bicoque.

Si l'essai est concluant, il se rend vite compte des inconvénients du lieu ; pas assez de recul pour son champ de vision et manque de place pour ranger les décors.

D’où lui vient l'idée de construire un studio véranda laissant passer la lumière du jour, l’éclairage dans le théâtre n’étant par ailleurs pas assez suffisant pour des tournages en salle par ailleurs.

Les commandes augmentant de façon régulière et sa réputation établie du premier coup devenant « notoriété », l’inventeur n’hésita plus et fit donc édifié le Studio A en 1897.

Prenant modèle sur les ateliers de photographie et se basant sur le recul nécessaire à son appareil de prise de vues pour obtenir des tableaux comportant environ 6 mètres d’ouverture…,

C’est ainsi que Méliès se borna  à établir le plan d’une grande salle vitrée de tous côtés et recouverte d’un toit de verre. Il en arrêta les dimensions à 17 mètres de longueur sur 6 mètres de large : simple quadrilatère, couvert à 4 mètres de hauteur d’une toiture vitrée à double pente, le sommet étant à 6 mètres du sol.

Ce lien pour en savoir plus sur les studios de Montreuil.
http://www.artefake.com/Georges-MELIES-L-homme-orchestre.html

On peut AUSSI consulter ce dernier lien qui témoigne que Georges Mélies et Charlotte Faës (nom mis sur la tombe) partagent toujours un lieu en commun, cette fois, au Père Lachaise.

http://www.tombes-sepultures.com/crbst_1308.html

Voici l'une des rares photos où on les voit ensemble ; elle est référencée sous la double appelation Georges Méliès
Fanny Manieux....   study



sur la vie de Mélies je vous recommande
http://www.olphir.com/melies-georges.php

Pour les amateurs de références à la plus grande histoire: à lire
http://www.affairedreyfus.com/2012/05/melies-premier-cineaste-de-laffaire.html
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MessageSujet: Re: La fille du 148B : Charlotte Lucie Marie Adèle Stéphanie Adrienne Faës    Jeu 16 Oct 2014, 19:31

Un an avant sa mort, Méliès écrivait ceci



Orly , le 30 Avril 1937.

Cher Monsieur,

Après avoir habité Montreuil pendant 61 ans, dans ma propriété de famille, j’ai dû, en 1923, la quitter après des pertes d’argent énormes, subies pendant la guerre, expulsé par autorité de justice, à la requête d’un créancier hypothécaire.

Du coup, je fus entièrement ruiné perdant en même temps, le Théâtre Des "Variétés artistiques" que j’avais fondé avec mes enfants et qui était notre gagne pain. Il se trouvait, malheureusement, sur le terrain de la propriété non loin, et j’y avais joué, pendant 12 ans, personnellement, plus de 90 rôles d’Opérette, de Drame, et de Comédie.

Vous pensez si j’en ai vu des dures à cette époque, en perdant, sans pouvoir le vendre, un théâtre en pleine vogue, qui m’avait couté bien des peines et beaucoup d’argent. J’ai été, à ce moment assassiné par le tribunal qui a vendu pour 342 000 frs une propriété qui, avec la maison d’habitation, les laboratoires, 2 studios, le théâtre, les magasins de décors et de costumes, les hangars à gros matériel de cinéma, le potager, le bois ou pareille propriété, était évaluée, à Montreuil, à 2 millions 1/2 (d’avant guerre) !

Après avoir vendu, à la gare Montparnasse, dans mon kiosque, pendant 10 ans, de 1923 à 1933, des jouets et de la confiserie pour me tirer d’affaire, je suis maintenant retraité à Orly, comme 1er pionnier (mondial) du Cinéma, et comme fondateur et ancien président de la chambre syndicale de la cinématographie. Rien d’étonnant, dans ce cas que vos lettres ne me soient pas parvenues.

Je ne demande pas mieux que de vous donner les renseignements demandés. Je crois même avoir encore des photos de Legris présentant le "Diable Vert" Il me faudra rechercher cela dans mes innombrables documents de théâtre et de cinéma.

Seulement, je vous demande quelques jours, car je suis débordé de travail (quoique rentier) !! Je suis envahi par une nuée de journalistes, historiens, écrivains de revues, etc... français et étrangers, et interviewé à jet continue, et en ce moment, à la demande de la cinémathèque française des Marignan (Champs Elysées) je refais, pour l’exposition, les maquettes, modélisées à l’encre de chine, de 60 de mes principaux décors de féeries cinématographiques. Vous pensez si cela me donne du travail ! C’est très ouvragé... et très pressé !

Alors donnez-moi le temps de fouiller dans mes caisses ou j’ai plusieurs milliers de photos.

Ici, j’habite, avec ma femme et une de mes petites filles, un vieux château, appartenant à la mutuelle du cinéma avec un parc magnifique. Il n’y a pas d’autres retraités, nous sommes les seuls habitants de la propriété, et nous avons un appartement très confortable et une superbe vue sur un petit lac.

C’est le rêve, maintenant, que d’être Châtelain... à l’œil ! mais, c’est un rêve que j’ai durement payé, car après 52 ans de chance et de succès, j’ai vu, avec la guerre, fondre sur moi tous les malheurs et toutes les calomnies. Heureusement, j’ai toujours conservé mon activité et ma bonne humeur, et je travail toujours avec le même plaisir malgré mes 73 ans sonnées.

Pour ce qui est de mes titres, décorations etc, notez, dès maintenant, que je n’ai qu’une seule décoration : celle de Chevalier de la Légion d’honneur, qui m’a été donnée par le ministre des Beaux-arts, non à ma demande, car je n’ai jamais voulu faire la moindre démarche ou demande, mais à la suite d’une pétition signée de tous les magnats du cinéma, et de tous les présidents des différentes chambres ou cinéma. C’est pourquoi cette distinction me suffit et m’est très chère.

Il est possible que, dans un an, on me bombarde officier, mais cela m’est parfaitement indifférent aujourd’hui, et je ne m’en occuperai même pas.... pour ce que cela rapporte !! J’ai été comblé d’ovations et d’honneurs mais, à mon âge, si vous saviez combien tout cela devient indifférent !

Recevez, cher monsieur, mes sincères salutations.

Georges Méliès.


Le château du parc Méliès appartenait en 1896 à monsieur Guérin, maire d’Orly. Une société d’entraide aux artistes en fut propriétaire et Georges Méliès y fut accueilli en tant que pionnier reconnu du cinéma. De nos jours, le parc et le château appartiennent à la commune qui en a fait l’acquisition le 31 décembre 1946 et y a établi sa mairie de 1949 à 1996.

Addendum : l'arbre généalogique de Méliès
http://www.melies.eu/Arbre.html

Pour l'anecdote il faut savoir que la petite fille dont parle Georges Méliès est Madeleine qui a été adoptée par Charlotte Meliès.... et qui épousera René Malthête...

http://www.franceinter.fr/personne-madeleine-malthete-melies

Extraits L’auteur : Madeleine Malthête-Méliès est la petite-fille de Georges Méliès, auprès de qui elle vécut de cinq à quinze ans. C’est lui qui l’a élevée, avec l’ancienne actrice Jehanne d’Alcy, sa seconde femme. Collaboratrice d’Henri Langlois de 1943 à 1945 à la Cinémathèque française, dont elle est membre fondatrice, elle anime l’association des Amis de Georges Méliès – Cinémathèque Méliès depuis 1961. Elle est aujourd'hui la seule membre de la famille a être reconnue comme "porteuse" de l'identité du nom et de l'oeuvre de Méliès.

http://www.cinemathequemelies.eu/index.php?pages/Les-Amis
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MessageSujet: Re: La fille du 148B : Charlotte Lucie Marie Adèle Stéphanie Adrienne Faës    Ven 17 Oct 2014, 18:47

la fille du 148B en quelques photos trouvées ici ou là





(au Théatre Houdin)

avec l'explication du trucage....





(ici elle est cendrillon et non la fée dans l'atelier de Montreuil)



(dans la boutique de la gare Montparnasse)



(à Orly)
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MessageSujet: Re: La fille du 148B : Charlotte Lucie Marie Adèle Stéphanie Adrienne Faës    Ven 17 Oct 2014, 22:12

Chevalier : N'étant pas historien, je ne me pose personnellement jamais cette question.
Mais si c'était la pomme de Newton ou de Guillaume Tell pourquoi pas. Pour peu que je puisse établir un lien fort entre vous mêmes et Newton, par exemple en tant que financier de ses recherches ou de l’Arbalète. Je vous vois l'épée à la main et avec la cuirasse pour vous en protéger alors .... qui sait?

Là je me suis intéressé à un personnage quasi inconnu du grand public que je dénomme par le titre du sujet ouvert. Et pour tout vous dire, je réponds à une commande d'un homme curieux comme moi, qui m'a demandé si je pouvais "pister" la "fille" en question : le titre fixe un lieu numéro 148B pour garder une part de mystère, de la même façon que je commence par vous parler d'un certain "Georges" et d'une bicoque. Ceci dit vous pouvez vous rendre au 148B avenue de la République à Fontenay, sans problème et juger par vous mêmes de l'état des lieux légèrement différent que l'image datant de 2008, mais toujours en travaux, in fine en 2014.... La bicoque qui s'y trouvait s'appelait "la vedette" (star en anglais...) avant qu'elle ne passe de mains en mains et ne disparaisse... Un fil ténu que j'ai donc suivi. Charlotte Faës ayant été en grande partie la cheville ouvrière de la reconstitution des archives Méliès, cela me paraissait intéressant de vous en faire part.

Est-il significatif que Charlotte Faes y vécut pendant des années, à quelques distances du foyer conjugal officiel habitant à Montreuil du vivant d'Eugénie Génin, la hollandaise? A chacun d'apprécier si cette distance était importante au regard de la distance qui pouvait séparer les époux officiels par ailleurs...
.


Je fais comme d'habitude sur ce forum : je me contente de raconter ici même quelques événements d'un jour ou plus longs qui permettent d'explorer un univers, une époque, ou de comprendre des déroulement de batailles, (1870) ou des querelles ecclésiastiques comme l'unigenitus :

Avec parfois des évocations, ici, d'un assassinat, là d'un accident d'aéronef, ailleurs encore d'un incendie, mais aussi d'une visite de Jean Jacques Rousseau (sujet plus littéraire), de la présence d'un limonadier ayant accueilli Danton et Desmoulin, des liens entre les séminaires religieux locaux avec d'autres lieux, de l'origine de la Madelon ou du vin appelé le guinguet, de la belle de Fontenay, du nom d'un quartier comme celui de la redoute, de certains monuments (chateau de Beauté, demeure des Guérin Ledoux) ayant marqué notre territoire, ou des personnages ayant habité Fontenay comme Dalayrac, Gaveau ou Agnès Sorel. Sans autres prétentions que de partager avec vous ces recherches.

Je suis d'une nature curieuse, sur le nom des rues de notre ville, l'évolution de nos quartiers, et je reparcours à ma manière quelques pages d'histoire ouverts par d'autres sur notre commune : l'abbé Lebeuf ou Georges Naudet ou Gerard Massip (les transports de l'est parisien, époque Gare de la Bastille ou Tramway funéraire de Vincennes) ou encore Vergez par exemple (passionné de généalogie). http://www.vergez.net/
http://www.vergez.net/w/vdmgw.htm
Cela finit par constituer une mini base documentaire que chacun peut consulter à sa guise, ou non.

Alors oui, avec vous je peux  répondre à votre lol! par un  lol!  flower et, bien entendu, poursuivre mes recherches en les postant sur ce forum dont j'apprécie la tenue et la qualité d'accueil. J'ai encore pas mal de sujets dont l'exploration me tente. a+ donc
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