Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
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 à votre santé ...

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Salamandre

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MessageSujet: à votre santé ...   Dim 09 Nov 2014, 20:44

"L'Île-de-France premier désert médical français
Seine-Saint-Denis, Essonne, Seine-et-Marne et Hauts-de-Seine : c’est le top 4 des départements où il y a le moins de généralistes.

L'Île-de-France connaît une hémorragie de généralistes. Après le Conseil de l'ordre des médecins, qui avait sonné l'alarme au mois de juin en annonçant que la région était confrontée à la plus forte baisse d'effectifs de médecins en France (– 5,6% depuis 2007 pour une population en augmentation de + 4%), le syndicat des médecins généralistes lance, à son tour, un SOS à partir de chiffres obtenus auprès de la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) et dévoilés par le JDD.

Quatre départements franciliens connaissent la plus faible densité de généralistes dans l'Hexagone : la Seine-Saint-Denis (58 pour 100.000 habitants), l'Essonne et la Seine-et-Marne (61 pour 100.000) et les Hauts-de-Seine (62 pour 100.000).
"La chute est spectaculaire. Jusqu'à présent, le référent en matière de désert médical, c'était la Picardie. On savait que les banlieues modestes étaient en tension mais un département riche comme les Hauts-de-Seine, c'est à peine croyable!", se désole Claude Leicher, le président de MG France.

Le Val-d'Oise, le Val-de-Marne et les Yvelines ne sont guère mieux lotis puisqu'ils figurent parmi les 16 départements les moins bien dotés. Si Paris compte beaucoup plus de praticiens (79 pour 100.000 habitants), cette densité ne permettra pas de soigner les bronchites hivernales de banlieusards privés de blouses blanches.

Pourquoi une telle désertification? À cause de départs en retraite massifs et du prix dissuasif du foncier  en Île-de-France, où, selon le responsable syndical, "il est difficile pour un jeune généraliste de monter un cabinet d'exercice collectif avec des confrères". Et d'ajouter : "Il faut d'urgence un plan Marshall pour la médecine générale".

http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/L-Ile-de-France-premier-desert-medical-francais-690188
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Lun 10 Nov 2014, 00:58

JDD a écrit:
---/---
Pourquoi une telle désertification? À cause de départs en retraite massifs et du prix dissuasif du foncier  en Île-de-France, où, selon le responsable syndical [Claude Leicher, le président de MG France], "il est difficile pour un jeune généraliste de monter un cabinet d'exercice collectif avec des confrères"


La question qui vient à l'esprit est pourquoi les jeunes médecins ne s'installent plus en individuel dans les banlieues des grandes métropoles mais ne veulent plus désormais que monter ou s'insérer dans des "cabinet d'exercice collectif avec des confrères" ?

Un élément de réponse...

Le Généraliste a écrit:
Insécurité2013, année record pour les agressions de médecins
01.04.2014

L’Ordre a présenté mardi les chiffres 2013 de son Observatoire de la sécurité. Alarmant ! Le nombre des actes de violence à l’encontre des médecins n’a jamais été aussi élevé. Dans les trois quarts des cas, l’agression est en rapport direct avec l’acte médical.

C’est un record, enregistré cette année, dont on aurait aimé se passer. En 2013, en effet, 925 agressions ont été enregistrées par l’Observatoire pour la sécurité des médecins (ONSM), dont les deniers chiffres ont été présentés mardi. Après deux années consécutives de relative accalmie - on en relevait 798 en 2012 et 822 en 2011 - la violence à l’encontre des professionnels de santé est repartie à la hausse. Bernard Le Douarin, qui coordonne l’ONSM, parle d’une « montée de l’incivilité » et d’une « perte des repères citoyens ».

Parmi les professionnels de santé, ce sont toujours les généralistes qui restent les plus touchés par le phénomène avec 531 déclarations recensées par l’Ordre des médecins, soit 58 % de la totalité, alors qu’ils ne représentent que 46 % du corps médical. Tandis que parmi les spécialistes, les plus touchés par la violence sont, comme par le passé, les ophtalmologues, les psychiatres et les dermatologues.



Trois agressions sur quatre en ville

La médecine de ville semble de plus en plus victime de la violence : 692 déclarations (contre 619 en 2012) ont été enregistrées dans ce cadre qui représente désormais trois agressions sur quatre. La proportion d’agressions à caractère verbal dont, notamment, les injures et les menaces, est en hausse de trois points à 69 %. En revanche, les incidents potentiellement plus graves, comme les agressions physiques (mais aussi les vols ou les tentatives de vol et les actes de vandalisme) sont en légère baisse respectivement à 11 %, 21 % et 11 %.

Quelles sont les causes à l’origine de ces agressions? Si dans un acte de violence sur quatre il s’agit, selon le Dr Le Douarin, d’actes de pure incivilité, dans les trois quarts des cas l’agression est en rapport avec l’acte médical. «Il y a trois principales raisons expliquant ces agressions: le retard (du patient ou du médecin), le refus (d’un arrêt de travail, d’un certificat médical, d’une ordonnance) et le reproche (concernant la prise en charge)» explique le généraliste qui est également président du CDOM du Val-de-Marne. D’ailleurs, le reproche d’une mauvaise prise en charge arrive en tête des raisons d’agressions avec 304 cas en tout. Une proportion en significative augmentation : alors qu’en 2012, elle était à l’origine d’un quart des agressions, en 2013 elle représente une agression sur trois. Parmi les autres motifs sont souvent cités le vol (17 % des déclarations), le refus de prescription d’un médicament ou d’un AT (16 %) et un temps passé dans la salle d’attente jugé excessif (11 %).



Le Nord passe devant la Seine-Saint-Denis

Surprise. La Seine-Saint-Denis n’est plus le département le plus touché par les agressions. Cette année c’est en effet le Nord qui passe en tête en remportant la première place du triste palmarès des départements où les déclarations recensées ont été les plus nombreuses (48).

Le "9-3" enregistre néanmoins, pour sa part, 45 agressions, un chiffre stable par rapport à l’année précédente (46) mais avec une tendance à la baisse par rapport à 2011 quand 67 déclarations avaient été enregistrées. Une bonne nouvelle certes mais à relativiser vu que cette baisse pourrait être due, tout simplement, à un phénomène de désertification des banlieues… Quant à Paris, il reste le troisième département le plus touché par la violence avec un nombre d’agressions qui tend même à augmenter sur les trois dernières années (33 en 2011, 41 en 2012, 40 en 2013).

Enfin, alors que seulement 31 % des médecins victimes de violences recensées par l’ONSM ont déposé plainte en 2013 et à peine 14 % une main courante, on peut se demander combien de victimes sont restées silencieuses. Sous ce jour donc, le record de violence enregistré cette année paraît alors encore plus inquiétant. Les 925 déclarations recensées ne seraient que la pointe de l’iceberg. Même si de plus en plus de médecins se decident à briser la loi du silence, l’instantanée prise par l’Observatoire de l’Ordre reste, encore, malheureusement, bien en déça de la réalité.
Source: http://www.legeneraliste.fr/actualites/article/2014/04/01/2013-annee-record-pour-les-agressions-de-medecins_239146



Rappelons que notre ville n'est hélas pas épargnée par ces agressions...

Le Parisien a écrit:
Fontenay-sous-Bois : ils attaquent le médecin et lui volent 300 euros

Publié le 14.11.2013

Le médecin n'a été que «très légèrement blessé», selon les policiers. Mercredi soir, vers 18h45, deux hommes cagoulés ont sonné à la porte d'un cabinet médical situé 3 rue Jean Macé à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Armés d'un couteau, ils ont menacé le médecin et lui ont dérobé 300 euros.

L'enquête a été confiée au commissariat de Fontenay-sous-Bois.
Source: http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/fontenay-sous-bois-ils-attaquent-le-medecin-et-lui-volent-300-euros-14-11-2013-3314683.php


Pour fairfe face à cette situation, rappelons qu'il existe à Vincennes le Service d'Accueil Médical Initial - SAMI - qui est une consultation de médecine générale sécurisée permettant la permanence des soins, financée par les 3 communes de Fontenay, Vincennes et Saint-Mandé, qui remplace le service de garde. Il répond à tous les besoins de soins ne nécessitant pas d'aller à l'hôpital. La consultation est en secteur 1 et est prise en charge par l’Assurance maladie...

Oui vous avez bien lu, la ville à vivre de Fontenay finance une consultation de médecine générale sécurisée située non pas au Val ou ailleurs dans Fontenay mais à Vincennes, ville dotée d'une vraie police municipale et équipée de caméras de vidéoprotection...

Voir: http://www.fontenay-sous-bois.fr/solidarite-sante/sante/urgences-hopitaux-et-pharmacies-de-garde/index.html



Pour terminer, rappelons aussi qu'en réponse tant aux souhaits des habitants du quartier qu'à ceux des professionnels de santé, le programme de l'Appel pour Fontenay pour les municipales prévoyait la création d'une maison médicale aux Larris car si l'existence de centres de santé municipaux est une bonne chose, il ne faut pas pour autant négliger les praticiens libéraux....

Appel pour Fontenay a écrit:
Le centre commercial des Larris



Malgré tout les efforts qui ont été faits pour le redynamiser, l’actuel centre commercial des Larris se meurt alors qu’il est censé être une commodité importante pour les habitants de ce  quartier.

Murielle MICHON et l’Appel pour Fontenay propose de réutiliser l’espace occupé par ce centre commercial pour créer dans le prolongement de la place des Larris de nouveaux équipements répondants  aux attentes des habitants:

   supérette alimentaire « hard discount »
   boulangerie, pharmacie, coiffeur, auto-école, tabac-journaux, …
   maison médicale regroupant  médecins et professionnels de santé
   maison de la prévention

Au niveau commercial, une attention particulière sera portée sur la viabilité des commerces qui s’installeront face à la concurrence exercée par ceux du centre commercial régional AUCHAN situé à proximité.
Source: http://www.appelpourfontenay.fr/projets/


Dernière édition par a.nonymous le Lun 10 Nov 2014, 01:27, édité 2 fois
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Salamandre

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Lun 10 Nov 2014, 01:24

Citation :
La question qui vient à l'esprit est pourquoi les jeunes médecins ne s'installent plus en individuel dans les banlieues des grandes métropoles mais ne veulent plus désormais que monter ou s'insérer dans des "cabinet d'exercice collectif avec des confrères" ?

Un autre élément de réponse : aux dires de médecins confirmés, les jeunes médecins n'acceptent plus, souvent, les horaires à rallonge fréquents dans cette profession.
Concilier vies professionnelle et familiale, un demande croissante là aussi.
La proposition de maisons médicales (à plusieurs médecins) peut être une réponse appropriée.
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Le Plateau



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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Lun 10 Nov 2014, 03:21

Vous avez raison Salamandre, d'ailleurs le prochain départ à la retraite d'un des médecins du groupe du Val inquiète les patients car la succession ne semble pas aller de soi.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Lun 10 Nov 2014, 17:55

Sans doute pourrait on s'interroger sur les raisons qui motivent des infirmières libérales à ne plus accepter de se déplacer dans certains quartiers...

Peut être devrait on aussi arrêter de se boucher les yeux et les oreilles afin de savoir pourquoi les pompiers qui à priori ne transportent pas d'argent donc ne sont pas des proies de choix pour des voleurs se font escorter par la police pour intervenir dans certains endroits.
Certains se sont fait agresser alors qu'ils venaient évacuer un blessé...
Dans le même ordre d'idées pour quelles raisons étranges des quartiers sont interdits à la police qui lorsqu'elle s'y aventure revient avec des véhicules percés d'impacts de balles et des carrosseries cabossées...

Pour qu'elles raisons des chauffeurs de bus sont régulièrement molestés et les véhicules incendiés... en passant dans certains endroits ? ils font de la "provocation et parlent mal"  à nos petits mignons qui refusent de payer leur ticket sans doute.

Lorsque l'on refuse par endoctrinement idéologique de prendre conscience des réalités est il étonnant que des situations s'aggravent ?
Nous avons des réformes en route, elle est longue la route, adaptées à la situation qui vont être mises en place.
Décisions qui seront, n'en doutons pas, de nature à remédier à ces dysfonctionnement de nos institutions républicaines (comme disent les politiciens)

Pendant ce temps dans les quartiers on est plié de rire ! mais la riposte de l'état sera terrible :
http://actu.orange.fr/faits-divers/herault-un-enfant-de-8-ans-soupconne-d-avoir-incendie-quatre-voitures-afp_CNT0000005GsBn.html

Que nos concitoyens inquiets de la parité homme femme si à la mode en ce moment se rassurent : on constate que les filles elles aussi forment des bandes, qu'elles deviennent aussi sauvages que les garçons et que comme avec eux les problèmes commencent de plus en plus tôt.
Pas besoin de cours "d'égalité" dispensés dans les écoles par les spécialistes désignés par le ministère, l'info passe sans eux et les filles sont elles aussi au top.

Alors pour la santé et le médecin à domicile, vous irez aux "urgences" où là aussi lorsque l'on a "les boules" comme ils disent on casse le matériel et de temps en temps la figure au personnel médical... résultat, l'enthousiasme se calment et les vocations se raréfient, le personnel lassé va de plus en plus rapidement dans des structures privées moins agitées.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Mer 17 Juin 2015, 20:43

Cherchez l'erreur
Alors que le numerus clausus, quota maximal de médecins diplômés, reste drastique en France, rejetant du métier des milliers de jeunes chaque année tandis que le nombre de médecins titulaires d’un diplôme obtenu hors de France a augmenté de 42,7% depuis 2007, le Cnom (Conseil national de l’Ordre des médecins) constate que « pas moins de 25% des médecins diplômés d’une faculté française décident de ne pas s’inscrire à l’Ordre pour exercer d’autres professions, dans le journalisme ou l’administration par exemple, au détriment du soin«
http://94.citoyens.com/2015/les-gynecos-du-val-de-marne-ont-en-moyenne-60-ans,17-06-2015.html

Pour remplacer les médecins qui partent en retraite, encore faut-il qu'il y en ait assez de nouveaux. Sinon, insécurité ou pas, il n'y en aura pas assez dirait la Palice.
Concernant les stomatologues (cités aussi dans l'article) celui que j'ai consulté m'a dit que l'accès à sa profession avait été supprimé.
Encore une riche idée administrative. Et l'insécurité dans l'offre de soins vient d'abord de décisions prises (dans l'opacité) par des responsables, politiques et administratifs, qui ont surement sécurisé leur propre accès au soin.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Mer 15 Juin 2016, 21:01

Se soigner, demande des médecins généralistes (leur forte diminution est signalée dès Nov. 2014 dans ce sujet) mais aussi des médicaments. Or à l'Agence nationale du médicament (ANSM) chargée de les évaluer, la désertification gagne ...

On appréciera au passage la considération qu'a Dominique Martin (énarque dirigeant l'ANSM) pour les scientifiques....
"Nous sommes une agence technico-règlementaire, nous n'avons pas besoin de scientifiques de haut niveau"
Pour pouvoir raconter n'importe quoi en matière de médicaments, c'est surement plus simple de ne pas tenir compte de l'avis des scientifiques...

Citation :
Crise majeure à l'Agence du médicament

Sauf en plein cœur de la tempête Mediator, jamais l'Agence du médicament n'avait connu pareille situation. «C'est simple, l'ANSM est décimée, résume un haut responsable. Le navire prend l'eau de partout.» La nouvelle réorganisation mise en place après la crise du Mediator par Dominique Maraninchi, prédécesseur de l'actuel directeur, Dominique Martin, est très largement responsable de cet état de fait.

Aujourd'hui, la liste des postes vacants donne le vertige, non seulement en raison de leur nombre, mais également à cause de leur importance. Ainsi, il n'y a actuellement plus personne au poste pourtant clé de l'évaluation. Cette spécialité permet de dire qu'une molécule chimique est un médicament, qu'elle est plus efficace que dangereuse, à la fois avant et après sa commercialisation. Ce service stratégique n'a donc ni directeur, ni adjoint. Même absence totale de direction au service de la communication. Le dernier directeur, qui venait de l'Institut Curie après avoir passé trois ans chez Novartis, n'est resté que six mois.

Par ailleurs, la représentante de l'agence au Prac, le comité européen de pharmacovigilance (chargé de vérifier les effets secondaires), a elle aussi claqué la porte. Au département de la surveillance - le service qui analyse comment sont utilisés les médicaments -, l'un des deux directeurs adjoints a plié bagage au mois d'avril, et, vendredi, trois personnes de cette même direction ont annoncé en même temps qu'elles présentaient leur démission: le chef du pôle de pharmacovigilance, le référent grossesse et le référent bénéfice risque. L'un des agents de pharmacovigilance quitte l'ANSM pour rejoindre le laboratoire Pierre Fabre. La commission de déontologie de la fonction publique va devoir examiner ce passage du public au privé.

Contexte très tendu
«Les gens partent, car il n'y a plus aucune cohérence, plus aucun projet clair», raconte un membre de l'ANSM. Un autre ajoute: «La situation est catastrophique, car la vacance de tous ces postes signifie que la ministre de la Santé ne contrôle plus rien en matière de politique du médicament en France. Elle est incapable de savoir ce qui se passe sur le territoire, tant en termes de sécurité que de contrôle des médicaments disponibles. Or c'est elle, la responsable !» S'il revient à l'Europe de donner les autorisations de mise sur le marché, l'évaluation scientifique des dossiers est encore suivie par les États membres. De son côté, Dominique Martin l'assure: «L'agence est un organisme vivant, les gens bougent, ce n'est pas étonnant.»

Dans ce contexte très tendu, la phrase prononcée mercredi par le patron de l'agence lors de la journée du conseil scientifique n'a pas du tout plu à la quinzaine de participants, c'est le moins que l'on puisse dire. À la fin de la présentation des ressources humaines, Annick Alpérovitch, la présidente du conseil scientifique, interroge le directeur de l'agence. Elle lui demande poliment pourquoi il n'a pas été fait mention du travail des scientifiques. Réponse de Dominique Martin, selon trois témoins: «Nous sommes une agence technico-règlementaire, nous n'avons pas besoin de scientifiques de haut niveau.» Un membre du conseil se demande pourquoi les épidémiologistes Annick Alpérovitch et Mahmoud Zureik, directeur de la direction scientifique, n'ont alors pas présenté sur-le-champ leur démission.

Expertise approfondie
Dans les statuts de l'agence, il est pourtant bien écrit qu'elle «a pour objectif de garantir le suivi des produits de santé sur l'ensemble de leur cycle de vie, avant et après commercialisation. Elle vise à maintenir une expertise approfondie qui s'appuie sur les différents métiers (...) que sont l'inspection, le contrôle en laboratoire, l'évaluation, la surveillance, les domaines juridique et réglementaire.» Bref, de faire bien plus que seulement de l'administratif et du réglementaire. Dépité, un membre de l'agence conclut: «Nous ne sommes plus aujourd'hui que la caisse enregistreuse de l'industrie pharmaceutique.» Contacté par Le Figaro, Dominique Martin fait de la sémantique en expliquant que «dans “technico”, il y a “scientifique”».

Créée en 1993, l'agence avait vu le jour après le scandale du sang contaminé. Pour de nombreux observateurs, elle a surtout servi à protéger les hommes politiques des éventuelles futures affaires. En février 2011, entendu par la commission du Sénat à propos du Mediator, Didier Tabuteau, premier directeur de l'agence, avait tenu à rappeler l'ambition de l'agence: «doter notre pays d'un service public de sécurité sanitaire».

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/14/25097-crise-majeure-lagence-medicament
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Salamandre

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Ven 24 Juin 2016, 05:54

"L'une des idées reçues les plus fréquentes en médecine concerne l'inefficacité des antibiotiques sur les infections virales. Une idée obsolète."

"Comme souvent les gens n'ayant qu'une connaissance partielle sont devenus les ayatollahs de l'incompatibilité antibiotique-virus. Celle-ci a même fait l'objet d'affiches diffusées dans tous les cabinets médicaux : on ne traite pas les infections virales avec les antibiotiques."

"Des outils nouveaux montrent que près de 10 % des enfants qui se présentent aux urgences avec une infection virale respiratoire ont aussi une bactérie pathogène dans le sang ! Chez ces enfants, l'existence d'une forme d'infection sévère avec un virus dans la gorge doit entraîner la recommandation d'un traitement antibiotique !
De la même façon, une partie encore importante des gens qui meurent lors d'une grippe succombent d'une surinfection bactérienne. Il n'y a donc rien de condamnable dans le traitement d'une infection virale par un antibiotique.
"

Citation :
Virus et antibiotiques : c'est plus compliqué que ça

L'une des idées reçues les plus fréquentes en médecine concerne l'inefficacité des antibiotiques sur les infections virales. Une idée obsolète.

Les simplifications outrancières des messages de santé véhiculées par les médias amènent à des contresens qui malheureusement commencent à gagner même ceux qui pratiqueront la médecine. L'un des plus spectaculaires est celui de l'activité ou de l'inactivité des antibiotiques sur les virus. L'incompréhension remonte au XIXe siècle quand on a identifié pour la première fois l'antagonisme de microorganismes entre eux. Ainsi, les champignons – que l'on trouve dans le roquefort, le vin et la bière – empêchent la multiplication des bactéries pathogènes. Les Lactobacillus et les bactéries qui fermentent le lait ont une action identique. Elles le font par la sécrétion de produits à activité antibiotique qui, depuis le XXe siècle, ont connu une utilisation massive.

L'efficacité de ces antibiotiques sur les virus qui vivent à l'intérieur des cellules n'avait pas été évaluée, plus encore, la culture des virus au laboratoire se faisait avec l'aide d'un certain nombre d'antibiotiques qui permettaient d'empêcher la contamination artificielle – par souillure – des cultures. Ceci a amené à une dichotomie, bactérie-virus. Comme souvent les gens n'ayant qu'une connaissance partielle sont devenus les ayatollahs de l'incompatibilité antibiotique-virus. Celle-ci a même fait l'objet d'affiches diffusées dans tous les cabinets médicaux : on ne traite pas les infections virales avec les antibiotiques.
Or ce n'est pas si simple, d'abord on est en train de se rendre compte que de nombreux antibiotiques ont une activité antivirale. Ainsi, certains d'entre eux (le targocid, l'ivermectine) sont efficaces sur le virus Ebola et la plupart des membres de cette famille, mais ils n'avaient jamais été testés jusqu'à un passé récent !

Surinfections

Par ailleurs, les infections mêlent souvent virus et bactéries. C'est le cas des infections virales respiratoires. La plupart du temps, elles sont associées à des surinfections bactériennes ou à des co-infections, ce qui les rend plus graves. Des outils nouveaux montrent que près de 10 % des enfants qui se présentent aux urgences avec une infection virale respiratoire ont aussi une bactérie pathogène dans le sang ! Chez ces enfants, l'existence d'une forme d'infection sévère avec un virus dans la gorge doit entraîner la recommandation d'un traitement antibiotique ! De la même façon, une partie encore importante des gens qui meurent lors d'une grippe succombent d'une surinfection bactérienne. Il n'y a donc rien de condamnable dans le traitement d'une infection virale par un antibiotique.

Dernier élément, le rôle des microbes qui vivent sur nos muqueuses. Certains nous protègent des virus en sécrétant des molécules antivirales, comme les antibiotiques, d'autres, au contraire, favorisent l'entrée des virus. C'est le cas de ceux responsables d'atteintes digestives et de méningites (Entérovirus) chez lesquelles on a montré que la prescription d'antibiotiques empêchait le virus d'être pathogène (1). Tout ceci amène à avoir une réflexion plus nuancée que celle du discours simpliste :  discours « virus = pas d'antibiotique », qui, lui, date du XXe siècle !
(1)  Karst S.M. "The influence of commensal bacteria on infection with enteric viruses". Nat. Rev. Microbiol

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/raoult-virus-et-antibiotiques-c-est-plus-complique-que-ca-23-06-2016-2049034_445.php

"La plupart du temps, les infections virales respiratoires sont associées à des surinfections bactériennes ou à des co-infections, ce qui les rend plus graves"
Et sur un (petit) échantillon, les fumeurs me paraissent très bien placés pour vérifier ces surinfections ...

Les publicités gouvernementales pour restreindre l'usage d'antibiotiques auraient-elles des motivations plus comptables que médicales ? Quel est leur poids respectif dans la décision ?
On se rappellera que l'énarque dirigeant l'Agence du médicament (ANSM) a déclaré :
"Nous sommes une agence technico-règlementaire, nous n'avons pas besoin de scientifiques de haut niveau"...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Ven 24 Juin 2016, 14:03

Si en France pour diriger une structure de quelque ordre qu'elle soit (surtout si c'est une affaire demandant des spécificités définies) on mettait à sa tête les gens compétents connaissant la mission... que ferions nous de notre fournée d'énarques annuelle ?

Parce que ne l'oublions pas, tous les ans sort de l'ENA une tapée de gens à qui il faut offrir sur un plateau une situation de standing.

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Mer 21 Déc 2016, 06:23

Bonne nouvelle : si vous attendez huit ans pour être malade, il y aurait moins de pénurie de médecins.
Sachant que le numerus clausus s'applique à la fin de la 1ere année de médecine. Sans oublier qu'il a été instauré il y a plus de 40 ans, et plusieurs fois durci ensuite par divers gouvernements.

Alors que le nombre de généralistes décline, le gouvernement va augmenter sensiblement le numerus clausus dans les facs de médecine
(source Sud-Ouest)
"L’édifice médical français repose sur eux : les généralistes aiguillent les patients, si besoin, vers un spécialiste ou un établissement hospitalier, ils garantissent une proximité dans l’offre de soins, connaissent les familles parfois depuis des générations. Centraux, donc… mais de moins en moins nombreux, alors que la population vieillit et que les besoins augmentent. 89 000 médecins généralistes sont aujourd’hui recensés dans le pays. Entre 2007 et 2016, leur nombre a plongé : une baisse de 8,4 %, selon les données communiquées cette année par le Conseil national de l’ordre des médecins."

Article de 94.Citoyens (juin 2015) cité plus haut :
"Alors que le numerus clausus, quota maximal de médecins diplômés, reste drastique en France, rejetant du métier des milliers de jeunes chaque année.."
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Mer 21 Déc 2016, 17:51

Le problème étant que les vocations pour exercer la profession de médecin généraliste que l'on appelait médecin de quartier ou de famille sont de plus en plus rares...

Les causes de cette situations sont nombreuses et connues, comme visiblement le contexte ne s'améliore pas il est à craindre que l'affaire ne s'arrange pas.

Les nouveaux médecins se dirigent lorsqu'ils le peuvent vers des spécialisations, ceux qui restent dans la médecine générale sélectionnent leur lieu d'exercice et refusent de remplir certaines tâches... nombre d'entre eux reculent devant les exigences générées par ce type de travail qui d'ailleurs se complique par des obligations administratives de plus en plus nombreuses et complexes.

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Mer 21 Déc 2016, 20:32

Evidemment, il y a plusieurs causes au nombre insuffisant de nouveaux médecins généralistes en libéral : qu'ils soient rebutés par de nouvelles contraintes, ou plus attirés par d'autres formes d'exercices de la médecine. Sans oublier que divers spécialistes viennent aussi à se raréfier. Il n'y a donc pas de décision simple qui soit suffisante à elle seule comme solution.

Une partie de la solution reste que pour avoir un nombre suffisant de médecins (dont généralistes) en fin d'études, encore faut-il qu'il y en ait un nombre suffisant à l'entrée. Or contrairement à d'autres filières, ce n'est pas le nombre (ni même la valeur) des candidats qui est limitant. C'est le numerus clausus (nombre limite d'admis) drastique en fin de 1ere année qui en élimine la plupart.

Et quelle est la motivation rationnelle de ce numerus clausus, au fait ? Il y a longtemps, officiellement "on" voulait limiter le déficit de la Sécu en limitant le nombre de médecins... Chacun peut apprécier le résultat. Réduire le nombre de médecins pour baisser les prix c'est n'avoir rien compris à la loi de l'offre et de la demande.
Chacun sait que les professions réglementées et à effectif réduit sont multiples en France (taxis, inspecteurs pour le permis, notaires, etc..). Ce qui combine pénurie et prix élevés ou files d'attente. On notera le raisonnement libéral du jeune ministre Macron, qui a consisté à vouloir faire l'inverse du cas médecins : augmenter le nombre de professionnels.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Mer 21 Déc 2016, 20:40

Pas de problème ! dans certains domaines on délocalise... en médecine on importe.

UBU est aux manettes ! la manufacture à conneries tourne à plein régime.

La pénurie de généralistes à son avantage : les médecins retraités qui avaient souvent "acheté" la clientèle d'un confrère à leurs débuts dans la profession n'ont rien à vendre puisqu'il suffit d'arriver pour se faire sa clientèle donc on a mis fin à la spéculation !
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lorenzaccio



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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Jeu 22 Déc 2016, 03:13

Le nombre d'admis en 2eme année a augmenté ces dernières année, mais cela nécessite des amphis, des labos, des enseignants, donc aussi des budgets !! De plus 70 % des promotions sont actuellement féminines, comme dans toutes les professions de santé, et il y a pas mal d'abandons professionnels ou de formations de compétences (en plus des spécialités officielles) et de recherches d'activités salariales à la carte. D'où un avenir regroupé des généralistes et une importation d'étudiants formés hors de France, avec des problèmes en stage d'internat!!
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: à votre santé ...   Jeu 22 Déc 2016, 03:35

les étrangers peuvent sans limitation faire des études de médecine en France...
Les Français vont passer des diplômes de médecin en Roumanie où une fac dispense un enseignement en français...

On notera d'ailleurs avec intérêt que dans bien des pays africains il y a moins de médecins ressortissants du pays sur place que de médecins originaires du pays établis en France.

Pas grave on expédie sur place des toubibs Français...

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