Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
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  Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville

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a.nonymous



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MessageSujet: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 06 Jan 2015, 21:07

Rappel du premier message :

Alors que les médecins généralistes en grève ont fermé leur cabinet puis ont continué leur action en boycottant en partie la carte vitale, je me pose une question bien plus locale...

Est-il possible que, suite au départ à la retraite des médecins qui se sont installés sur le Val il y a quelques décennies et suite au refus des nouveaux médecins de s'installer comme généralistes dans ce type de quartier, celui-ci devienne progressivement un désert médical obligeant les patients à se rendre dans l'autre partie de la ville ou dans les villes voisines pour se faire soigner ?

La question est d'actualité et l'interrogation est aujourd'hui bien réelle....

La solution ne serait-elle pas la création d'une maison médicale bien située, bien sécurisée et avec un parking, maison qui offrirait aux médecins libéraux des cabinets à un loyer raisonnable...

Quand je parle maison médicale, je parle bien d'une mutualisation de moyens pour des médecins libéraux et non d'un dispensaire municipal hébergeant des médecins fonctionnaires...


Dernière édition par a.nonymous le Jeu 28 Déc 2017, 21:35, édité 2 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 11 Fév 2016, 09:34

En version courte, certains médecins formés en Roumanie mais effectuant leur stage d'internat dans notre pays sont juste des nullards....

Et ce alors que 50% des étudiants en médecine inscrits aux "épreuves classantes nationales" (ECN) sont...... des roumains...

Et pendant ce temps une parlementaire légifère à propos du bien être des baudets et autres canards....


"Six d’entre eux, trois Français ayant fait leurs études en Roumanie et trois Roumains ayant commencé leur cursus dans leur pays, avaient choisi de faire leur premier stage de six mois à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). « Ils sont arrivés en novembre, trois étaient affectés en pneumologie, trois autres en gastro-entérologie, raconte Didier Hoeltgen, directeur de l’hôpital. Très rapidement, les chefs de service et les praticiens hospitaliers nous ont fait remonter leurs difficultés. »
---/---
En 2014, 250 candidats de l’Union européenne ayant suivi leur cursus hors de France ont passé les ECN. En 2015, ils étaient 350, dont 50 % de Roumains."



http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/02/09/les-internes-en-medecine-formes-a-l-etranger-dans-le-viseur_4861921_3224.html a écrit:
Les internes en médecine formés à l’étranger dans le viseur

LE MONDE | 09.02.2016 à 11h21 • Mis à jour le 10.02.2016 à 11h35 | Par Nathalie Brafman

Le phénomène est encore marginal, il n’en est pas moins inquiétant. Huit internes en médecine générale affectés dans des hôpitaux d’Ile-de-France ont été exclus de leur service pour cause d’incompétence. Et ont été priés de suivre un stage de remise à niveau de six mois, comme l’a révélé Le Quotidien du médecin, mi-janvier. C’est une première.

Six d’entre eux, trois Français ayant fait leurs études en Roumanie et trois Roumains ayant commencé leur cursus dans leur pays, avaient choisi de faire leur premier stage de six mois à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne). « Ils sont arrivés en novembre, trois étaient affectés en pneumologie, trois autres en gastro-entérologie, raconte Didier Hoeltgen, directeur de l’hôpital. Très rapidement, les chefs de service et les praticiens hospitaliers nous ont fait remonter leurs difficultés. »

A un manque criant de pratique s’ajoutait, pour les étudiants roumains, un niveau de français insuffisant. « Or, je ne peux pas me permettre d’avoir du personnel médical inefficace. C’est aussi un problème de sécurité. » Ces étudiants avaient aussi comme point commun d’occuper les dernières places – entre la 8 688e et la 8 876e sur un total de 8 881 – aux épreuves classantes nationales (ECN), l’examen qui permet à tout étudiant en médecine ayant validé un 2e cycle d’études de faire son internat.



« Ce sont des étudiants européens »

Il aura suffi de trois semaines pour que ces jeunes internes soient exfiltrés et réaffectés dans des services de médecine interne d’hôpitaux de l’AP-HP – Lariboisière, Bicêtre, Tenon, Georges-Pompidou… « Ils sont en surnombre pour un stage rémunéré mais non validant pour leur internat », explique le Pr Philippe Jaury. Ces huit étudiants ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. Le coordonnateur du diplômé d’étude spécialisée (DES) de médecine générale a du mal à masquer sa colère : « A la rentrée 2014, nous avions déjà décelé ce type de problème. Nous avions été reçus au ministère de la santé et au ministère de l’enseignement supérieur, mais ils nous ont dit : “On ne peut rien faire, ce sont des étudiants européens” ! »

« C’est la première fois qu’un hôpital prend une telle décision mais c’est un phénomène que l’on dénonce depuis des années et qui risque de s’aggraver », réagit de son côté Jean-Pierre Vinel, ex-président de la Conférence des doyens, fraîchement élu président de l’université Toulouse-III-Paul-Sabatier. En effet, la particularité du système français est d’être plutôt accueillant avec les étudiants étrangers et les Français qui font leurs études de médecine à l’étranger. Certains pays exigent, au contraire, une épreuve de langue comme l’Allemagne ou imposent un concours pour intégrer l’internat, à l’instar de la Roumanie par exemple.

Au ministère de la santé, on rappelle les dispositions européennes : tout étudiant d’un pays membre de l’Union européenne engagé dans des études médicales qui a validé son deuxième cycle peut s’inscrire en troisième cycle dans un autre pays membre de l’Union. En août 2011, un décret avait interdit l’accès aux ECN aux étudiants n’ayant pas réussi à intégrer les études de médecine après la première année commune aux études de santé (Paces). Une manière de fermer la porte, de fait, à tous les étudiants qui poursuivaient leur cursus à l’étranger. Mais le Conseil d’Etat avait annulé ce décret.



Stage de remise à niveau

L’ECN a ceci de spécifique qu’il ne s’agit pas d’un concours mais d’un examen où chaque étudiant est classé… même s’il a rendu copie blanche. « Il sera bon dernier mais sera interne et aura une place dans un hôpital », s’indigne Philippe Jaury. En 2014, 250 candidats de l’Union européenne ayant suivi leur cursus hors de France ont passé les ECN. En 2015, ils étaient 350, dont 50 % de Roumains.

Cet épisode remet aussi en lumière les failles du numerus clausus.

   « Aujourd’hui, il est possible de contourner la Paces par une inscription dans une autre université européenne donnant droit à revenir lors de l’ECN qui, en l’absence de note éliminatoire, donne droit à exercer la responsabilité d’interne », insiste Jean-Luc Dubois-Randé, doyen de l’université Paris-Est-Créteil. Une des solutions serait alors d’instaurer une note éliminatoire aux ECN.

Elle a les faveurs des doyens de faculté de médecine. Mais les syndicats d’étudiants y sont farouchement opposés. Et puis quelle note choisir ? Une autre serait de remettre un examen de fin d’études du 2e cycle avec un oral que tous les étudiants seraient tenus de valider avant de pouvoir passer l’ECN. Enfin, la réforme du 3e cycle, qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2017, devrait aussi prévoir une année socle en début d’internat permettant de s’assurer que chaque étudiant a les compétences pour poursuivre dans sa spécialisation.

En attendant, les huit internes en question seront-ils à la hauteur à la fin de leur stage de remise à niveau en avril ? Rien n’est moins sûr. « Mon interne est roumain. Il est plein de bonne volonté et d’humilité mais son niveau est très faible. Je l’ai renvoyé suivre le cours de deuxième année de sémiologie médicale », dit Jean-François Bergmann, chef du service de médecine interne à Lariboisière. A l’hôpital Bicêtre, le Pr Cécile Goujard est, elle aussi, assez pessimiste. « C’est un étudiant français formé en Roumanie. Nous avons repris l’encadrement comme s’il était en 3e ou en 4e année. Il n’a aucune responsabilité. »

A l’hôpital Tenon, le Pr Gilles Grateau est plus confiant. « Il est très travailleur. On le remet à niveau et cela devrait être bon à la fin du stage. On lui confie peu de responsabilités mais il a une formation satisfaisante du point de vue des connaissances. Son problème est qu’il a une expérience clinique limitée par rapport aux étudiants formés en France et qui sont face à des malades dès la troisième année. »

   Nathalie Brafman
   Journaliste au Monde
Source:http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/02/09/les-internes-en-medecine-formes-a-l-etranger-dans-le-viseur_4861921_3224.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 05 Mar 2016, 13:21

Voici qui contribue aussi à la désertification médicale de certains quartiers de notre département du Val de Marne...


http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/l-hay-les-roses-agresse-le-medecin-de-nuit-n-ira-plus-dans-les-cites-04-03-2016-5598853.php a écrit:
L’Haÿ-les-Roses : agressé, le médecin de nuit n’ira plus dans les cités

Fabienne Huger | 04 Mars 2016, 20h28 | MAJ : 04 Mars 2016, 20h28

Le Dr Vappou n’en peut plus. Dernier médecin à assurer les visites nocturnes dans les cités du Val-de-Marne, sa dernière agression, rue Georges-Charpentier à L’Haÿ, en début de semaine, a eu raison de sa détermination.

Aujourd’hui, il le dit sans ambages : « les cités de nuit, c’est fini pour moi ! ».

Il faut dire que cette ultime « attaque » arrive après de nombreuses autres. « Au total, on m’a volé quatre fois, mais c’est sans compter les fois où j’ai été « juste » agressé, évoque le Dr Régent Vappou. Depuis, je tiens une liste de tous les endroits où je ne veux plus aller la nuit ». Et depuis la nuit de dimanche à lundi, L’Haÿ s’est ajouté au Bois l’Abbé à Champigny, à certains secteurs de Vitry, d’Arcueil, de Choisy-le-Roi ou de Villejuif.

« J’avais été appelé par le Samu pour me rendre au chevet d’une dame de 74 ans qui venait de faire un malaise, en appui des pompiers, se souvient le médecin. Mais j’ai eu du mal à trouver l’adresse. J’étais sur un parking de la rue Georges-Charpentier quand deux jeunes me sont tombés dessus. Ils m’ont ceinturé, jeté à terre et ils tentaient de m’arracher ma mallette. J’avais beau crier je suis médecin, je suis médecin, ils ne s’arrêtaient pas ». S’ensuivent de longues minutes de coups de pieds. « Il me frappait à hauteur de la tête, dans le ventre. Mes lunettes ont volé mais je m’accrochais à ma mallette. Ils n’ont cessé et ont pris la fuite que lorsqu’ils ont vu mon matériel médical qui s’est répandu au sol ».



Il demande des caméras

Si le médecin considère qu’il ne s’en « sort pas trop mal », il avoue quand même d’intenses douleurs à la tête et à la mâchoire. Mais c’est surtout le moral qui est atteint : « L’année dernière, quand j’avais été agressé à Vitry, mon histoire avait fait grand bruit. Je croyais sincèrement que cela allait faire bouger les choses. Mais rien n’a changé. Pourquoi ne pas envisager d’installer des caméras, dans les endroits sensibles comme cela se fait dans d’autres pays ? De cette façon, si un médecin doit se rendre dans ces secteurs, il avise la police qui peut le suivre dans ses allées et venues ».



Les habitants sous le choc

Dans le quartier de L’Haÿ où l’agression a eu lieu, les habitants sont sous le choc et s’inquiètent à l’idée de ne plus avoir de médecin en urgence. « C’est impensable de rester sans soins ! On vit déjà dans des quartiers un peu difficiles, si en plus, plus personne n’ose y venir, c’est la double peine. À cause d’une poignée de jeunes inconscients. » Pour Farida, maman de deux enfants, si les médecins ne veulent plus venir dans leur quartier, « c’est le début de la fin. Pour l’instant, je n’en ai jamais eu besoin, mais je ne me vois pas appeler le 15 ou les pompiers si mon fils tousse ou s’il a de la fièvre en pleine nuit. Ce sont des numéros d’urgence. »

Pour cette octogénaire qui vit seule depuis des années dans cette cité, la nouvelle résonne gravement. « Pour moi, dans ma tête, faire appel aux pompiers, c’est prendre le risque de me retrouver à l’hôpital. Les fois où je n’étais pas bien, j’ai préféré appeler un médecin de garde. J’ai du mal à comprendre qu’on s’en prenne à un médecin comme à des pompiers ou des policiers alors qu’ils sont là pour nous aider… »
Source: http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/l-hay-les-roses-agresse-le-medecin-de-nuit-n-ira-plus-dans-les-cites-04-03-2016-5598853.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 05 Mar 2016, 18:14

Lorsque les gens qui nous dirigent comprendront enfin que les problèmes de sécurité sont une partie intégrante de la qualité de vie et que sans une sécurité minimale nombre de services sont impactés nous aurons fait un énorme progrès.

Les médecins attaqués, malmenés, rançonnés dont on casse la voiture ne font plus de visites à domicile... en découle l'encombrement des services d'urgence.
Ne parlons pas des habitants de ces lieux, ils font avec et baissent la tête devant les voyous.

Les "yakaistes bobob-gauchos" toujours disposés à soutenir les loubards ne voient qu'une solution : embaucher du personnel supplémentaire aux urgences. J'en vois une qui consisterait à remettre un peu d'ordre dans ces quartiers pour y rétablir la sécurité à laquelle tous les gens ont droit.
Visiblement ce n'est pas au programme. On sera surpris du résultat des prochaines élections, les patients qui n'auront plus de docteur la nuit voteront peut être...

Deux amis médecins généralistes me disaient rencontrer des problèmes pour se faire remplacer en raison de la féminisation de la profession de généraliste ajoutée au contexte sécuritaire... leurs confrères féminines étant pour des raisons aisées à comprendre peu disposées à faire des "domiciles"
Ce ne sont pas les politiques de refus des mesures de sécurité et d'installation de "kolkhozes médicaux" tenus par des fonctionnaires-médecins disponibles aux heures et jours ouvrables qui résoudront la question des malades à soigner chez eux la nuit ou les jours de congé.

Je crois devoir rappeler que sur ce forum même j'avais souligné que dans certains quartiers la sécurité devait être prise en compte comme une des causes majeures de la désertification médicale ... Lorsque l'on parle de sécurité on vous répond réparation de la boite à lettre (cassées 4 jours après) , peinture de la cage d'escalier et réfection de l'ascenseur qui sert d'urinoir... avec de pareils dirigeants soyez surpris par les abstentions !

Ne me demandez pas à quoi sert l'état d'urgence... (ça allait fumer, on allait voir ce que l'on allait voir... le ménage de printemps était en route) je me le demande depuis son instauration. A pas grand chose sinon à limiter au nom  des mesures de sécurité nationale le nombre et l'intensité des manifestation du mécontentement général sur la voie publique.
Un subterfuge maladroit permettant de se prévaloir d'un semblant de calme mais en fait une manière de cacher provisoirement la poussière sous le tapis.
En bref du tripatouillage de politicard médiocre.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 02 Avr 2016, 03:30

A l'autre bout du monde, dans une autre ville, un autre territoire, un autre département, ....  avec désormais juste une SPL en commun avec notre ville....


"« Pour le moment, la commune [ Rosny-sous-Bois ] est loin d’être un désert médical mais il faut y réfléchir dès maintenant pour éviter qu’elle ne le devienne », souligne Claude Capillon. Certes, avec 30 médecins, Rosny ne manque pas de praticiens mais dans les cinq ans à venir une dizaine d’entre eux vont partir à la retraite.

D’où l’idée de Claude Capillon de faire appel à la nouvelle entité Grand Paris-Grand Est qui regroupe 14 communes. « Tous ensemble, nous aurions une approche plus globale du problème et peut-être plus de moyens pour attirer nos futurs médecins », conclut le maire. "



http://www.leparisien.fr/rosny-sous-bois-93110/rosny-un-remede-pour-attirer-de-nouveaux-medecins-31-03-2016-5674953.php a écrit:
Rosny : un remède pour attirer de nouveaux médecins
Sébastien Thomas | 31 Mars 2016, 13h28 | MAJ : 31 Mars 2016, 13h28

La ville de Rosny va-t-elle manquer de médecins dans les années à venir ? Cette lancinante question interpelle le maire LR Claude Capillon qui essaie de trouver des moyens pour anticiper cette échéance plutôt pessimiste.

Le maire y réfléchissait depuis un moment mais la fermeture de la clinique Hoffmann le 17 mars dernier a accéléré le mouvement. « Pour le moment, la commune est loin d’être un désert médical mais il faut y réfléchir dès maintenant pour éviter qu’elle ne le devienne », souligne Claude Capillon. Certes, avec 30 médecins, Rosny ne manque pas de praticiens mais dans les cinq ans à venir une dizaine d’entre eux vont partir à la retraite.

« Les jeunes médecins ne veulent plus se mettre à leur compte et préfèrent être salariés dans un dispensaire, analyse Patrice Fournier, président de l’amicale des médecins de Rosny. Ils gagnent autant, environ 5 000€, pour 35 heures de travail contre 56 heures en cabinet. » Dans ces conditions, difficile de faire reprendre sa patientèle par la jeune génération.

D’où l’idée de regrouper les praticiens afin de mutualiser les moyens. C’est là que la mairie peut intervenir. « Dans notre ZAC des Coteaux Beauclair (NDLR : 12 ha avec logements, école et commerces), nous travaillons pour obtenir un local qu’on pourrait mettre à disposition des futurs médecins, sans loyer, durant deux à trois ans », promet-il.



Du personnel paramédical en plus

Autre avantage : en se regroupant, les médecins pourront faire appel à du personnel qui s’occupera des prises de rendez-vous et de tâches administratives. « Pour un médecin libéral, ce travail occupe 30 à 45 minutes par jour, insiste Patrice Fournier, soit trois heures à quatre heures perdues chaque semaine. A raison de trois patients par heure en moyenne, vous imaginez le gain en efficacité. Du personnel paramédical (infirmières, kinésithérapeutes...) devra être aussi présent. »

Reste à communiquer autour du dispositif. Car Rosny est loin d’être la seule ville dans cette situation. D’où l’idée de Claude Capillon de faire appel à la nouvelle entité Grand Paris-Grand Est qui regroupe 14 communes. « Tous ensemble, nous aurions une approche plus globale du problème et peut-être plus de moyens pour attirer nos futurs médecins », conclut le maire.
Source: http://www.leparisien.fr/rosny-sous-bois-93110/rosny-un-remede-pour-attirer-de-nouveaux-medecins-31-03-2016-5674953.php
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 02 Avr 2016, 07:21

Citation :
nous travaillons pour obtenir un local qu’on pourrait mettre à disposition des futurs médecins, sans loyer, durant deux à trois ans

A Fontenay aussi, la mairie travaille à notre santé : un local pour Bulle de vie et ses produits bio, à des prix qui évitent de se suralimenter. Et pour les soins, phytotérapie aux herbes sauvages de nos trottoirs. Un peu d'exercice en plus (vélo et marche en cote) et plus de problème.
Pour les malades, s'adresser au SAMI de Vincennes et (prochainement) à Rosny.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Dim 17 Avr 2016, 23:07



Comment il dit déjà Tonton ? Cul par dessus tête ?


http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-absurde-situation-des-prives-de-these-17-04-2016-5721751.php a écrit:

L'absurde situation de médecins interdits d'exercer

Faute d'avoir validé la fin de leurs études dans les délais requis, une centaine de praticiens sont privés d'exercice. Et ce alors que les besoins existent...
Daniel Rosenweg | 17 Avril 2016, 07h00 | MAJ : 17 Avril 2016, 10h35

Et un paradoxe français de plus ! Des dizaines de médecins formés en France, ne demandant qu'à exercer, se retrouvent aujourd'hui au chômage forcé. Leur tort ? Ne pas avoir passé leur doctorat dans les délais légaux : trois ans après la fin de leurs études.

Ce délai, la plupart des nouveaux diplômés le mettent à profit pour faire — enfin — rentrer de l'argent en assurant des remplacements. Pendant cette période, certains ouvrent une parenthèse personnelle pour cause de maternité(s), de maladie, de formation professionnelle à l'étranger... Oubliant parfois les délais. Un texte de 2004 a tenté de faire le ménage et table rase du passé. Il a imposé à tous les retardataires, même les plus anciens, une date butoir — juin 2012 — pour passer l'examen, réputé être une simple formalité et cependant indispensable pour exercer. Mais ce texte, noyé dans une loi réformant les études médicales, est passé inaperçu. Et, bien qu'aucune faculté n'en a fait la publicité auprès de ses anciens étudiants, la plupart appliquent ce texte avec zèle. Cette situation paradoxale n'est pas sans effets secondaires.

A 66 ans, le docteur Jacques Sicard exerce encore à temps partiel à Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), « un vrai désert médical qui ne compte plus que cinq médecins, dont deux à mi-temps, contre quinze il y a encore huit ans », résume-t-il. Il poursuit : « Depuis trois ans, un jeune médecin qui avait fait son stage dans notre cabinet assurait des remplacements deux jours par semaine, recevant trente patients par jour. Brutalement, fin novembre 2015, l'ordre lui a interdit d'exercer car il avait dépassé les délais pour passer sa thèse. Depuis, il est sans travail et sans ressources, nous, sans remplaçant, et moi, sans successeur. »



«Pendant ce temps, on va chercher des médecins à l'étranger !»

« Nous ne pouvons qu'appliquer les textes », se défend le vice-président du Conseil national de l'ordre, le docteur Patrick Romestaing. L'ordre a alerté les autorités sur cette situation pour laquelle, souligne le docteur Romestaing, « il y a des solutions ». Par exemple, accorder des dérogations. Une solution soutenue par le Syndicat des jeunes médecins généralistes.

Révolté par le cas de Laetitia Monnier, le docteur Jean-Yves Schlienger, de l'ordre des médecins de la Marne, est lui aussi monté au créneau. Selon lui, les médecins privés de thèse sont une centaine, principalement des femmes. « J'ai écrit à Matignon, à la ministre des Droits des femmes, au Défenseur des droits... Car on est dans une impasse législative, dit-il. Le texte de 2004 a été abrogé en 2013 et remplacé par un nouveau texte qui prévoit des dérogations, mais pour les nouveaux médecins... » Pourtant, rien ne bouge. « Et pendant ce temps, conclut-il, on va chercher des médecins à l'étranger ! »


Citation :
La docteur Monnier est devenue vendeuse en charcuterie

Laetitia Monnier a 42 ans et montre volontiers son certificat de fin d'études de médecine, obtenu en 2003. Le fruit de huit ans de concours, de travail intense, suivis de cinq semestres comme interne à l'hôpital pour cette jeune mère qui, dit-elle, « a toujours voulu être médecin ». Mais aujourd'hui Laetitia est... vendeuse au rayon charcuterie d'une supérette de Reims (Marne). Une incroyable histoire.

Comme beaucoup de jeunes diplômés, Laetitia a tout d'abord effectué des remplacements. « Trois années épuisantes en cabinet qui m'ont conduite au burn-out en 2006 », raconte-t-elle. Remise sur pied mais n'ayant pas encore passé son doctorat, elle obtient de l'ordre des médecins une licence d'exception pour le remplacement d'un docteur partant à la retraite. « En 2008, je m'étais inscrite, j'avais choisi mon sujet de thèse, trouvé mon directeur de soutenance... » Mais, devenue mère en 2010, la jeune femme doit affronter une crise conjugale qui la conduit au divorce en 2011. Un an plus tard, elle refait surface et son projet de doctorat avec elle. Mais le nouveau doyen de la faculté annule l'inscription. « Je ne pouvais plus passer ma thèse. D'un seul coup, mes années de formation ne valaient rien ! Je n'avais jamais entendu parler de la loi de 2004 obligeant à passer sa thèse au plus tard en juin 2012, ni personne autour de moi. J'ai été piégée, ma faculté ne m'a pas alertée. »

Une aberration doublée d'une injustice, selon elle : « On peut passer sa thèse, s'arrêter dix ans et ouvrir un cabinet sans qu'on vous demande rien ! » Le choc passé, Laetitia, sans ressources, tente de rebondir. Sur les conseils de Pôle emploi, la diplômée bac + 8 entame alors un... CAP de boucher. « Mais, pour une femme, c'est difficile de se faire embaucher », dit-elle pour expliquer l'impasse vers laquelle l'a menée cette formation. La médecin accepte même de faire des ménages dans des hôtels avant de trouver un emploi à temps partiel au rayon charcuterie. « Un bac + 8 payé au smic, c'est du pain bénit », sourit-elle, amère...
Source: http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/l-absurde-situation-des-prives-de-these-17-04-2016-5721751.php
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tonton christobal

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MessageSujet: UBU et KAFKA ne sont pas morts ! On a tout de même le droit de marcher sur la tête !   Mar 03 Mai 2016, 14:18


Médecin de campagne : rappel à l’ordre


La désertification médicale ? Un sujet de préoccupation majeure pour les Français, notamment ceux qui vivent dans le monde rural. Pourtant, lorsque un maire se réjouit et informe ses concitoyens de l’arrivée d’un jeune médecin dans leur commune, le Conseil de l’Ordre le rappelle à l’ordre… Une histoire réelle qui dépasse la fiction, vécue et racontée par Guillaume Peltier et publiée dans le Figaro du jour, qui mérite d’être lue et partagée !


C’est un film comme on les aime, une peinture sensible de notre réalité française, une version colorisée de nos campagnes oubliées. Dans les salles depuis le 23 mars dernier, le film Médecin de campagne a déjà largement franchi la barre symbolique du million d’entrées. Ce succès mérité, il le doit, bien sûr, à ses qualités de mise en scène (le réalisateur Thomas Lilti) et d’interprétation (les comédiens François Cluzet et Marianne Denicourt). Mais il y a autre chose : cette réalité des femmes et des hommes qui ont choisi d’exercer “en zone rurale » – qu’ils y soient nés ou qu’ils aient décidé de quitter la ville , ce drame contemporain de la désertification médicale, c’est pour beaucoup, éloignés de tout et oubliés de tous, bien plus qu’une fiction qui émeut le temps d’une séance, mais bien une réalité familière, un abandon vécu, un combat de chaque jour.

Cette réalité, je la connais et je la vis dans ma province de Sologne, à Neung-sur- Beuvron, commune rurale dont j’ai l’honneur et le bonheur d’être le maire. La France périphérique, l’agriculture assassinée, les territoires oubliés, mais aussi la solidarité rurale, la force du travail, la volonté de rester libres ne sont pas chez nous des concepts ou des slogans, mais une réalité concrète, un cadre de vie, un état d’esprit.

C’est dans cet état d’esprit justement que je me suis battu, avec l’ensemble de la population, pour faire revenir au pays le médecin que nous n’avions plus, obligeant nos familles, nos malades, nos anciens, à faire des kilomètres ou à se résigner à vivre au milieu du désert médical. Et rapidement, parce que la volonté triomphe de tout, nous avons accueilli notre médecin, un jeune médecin français de 32 ans généraliste et urgentiste, venu s’installer chez nous pour le bonheur de tous : un médecin dans la commune, c’est toute la commune qui se sent mieux !

Honneur aux nouveaux médecins de campagne, aux médecins de famille des temps modernes, qui font honneur à leur serment en choisissant les lieux où l’on a besoin d’eux ! On l’accueille, on le célèbre, on publie la bonne  nouvelle dans notre bulletin municipal et auprès de nos concitoyens.

Dans un film, on se serait bien entendu arrêté sur ce happy end, mais la réalité réserve parfois des rebondissements plus inattendus … Je reçois à la mairie, dans les quelques jours qui suivent, un courrier de l’ordre des médecins. Je m’empresse de l’ ouvrir, certain d’y trouver le soutien de toute une profession,  les encouragements de la corporation, et pourquoi pas des propositions de nouvelles candidatures ?

Rien de cela : c’est la douche froide ! La noble institution veut nous faire un procès. La prescription est rude : on ne doit pas faire de publicité à son médecin, ni donner son adresse, ni indiquer ses horaires, sous peine de poursuite !

Un médecin au village ? Que nul ne le sache, que nul ne s’en réjouisse,
ou que le village paie : voilà l’ordonnance de l’ordre des médecins !


Me voici revenu au temps de Molière : un collège de médecins malgré nous, un ordre pontifiant de précieux ridicules, au chevet d’un monde rural presque à l’agonie, et qui nous donne la leçon !

Plus un médecin pour faire une ordonnance, mais un parterre de doctes docteurs pour rédiger une lettre de remontrances ! Parce que j’ai chassé mon médecin ? Non, parce que je l’accueille ! J’ai bien entendu docilement répondu à l’Ordre, en tentant d ‘expliquer le plus pédagogiquement du monde - imaginez la difficulté de l’exercice - qu’il me semblait incongru de reprocher à un maire d’avoir informé ses concitoyens de l’arrivée d’un nouveau médecin dans leur commune.

Je laisse aux bureaucrates leur serment d’hypocrites, et garde ma pépite au serment d’Hippocrate ! Il existe, dans les profondeurs du pays, suffisamment de ressources pour redresser la France : que le salut ne vienne pas de ceux qui pensent, qui décident, qui gouvernent, voilà qui ne nous fait pas peur. Depuis quelque temps, nous le savons, l’exemple vient d’en bas. Mais que cette soi-disant élite empêche la France profonde, provinciale et rurale, agricole et artisanale, méritante et combative, de rendre à la France ses couleurs, voilà ce que nous ne laisserons jamais faire.

Entendez- vous, dans nos campagnes … ?

Guillaume Peltier

* Président de la communauté de communes de la Sologne des étangs et conseiller régional du Centre-V al de Loire.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mer 01 Juin 2016, 08:54

"Comment remédier à la pénurie de médecins que connaissent aujourd’hui des centaines de communes en France ? L’Association des maires de France (AMF) a jugé cette question de l’accès aux soins suffisamment préoccupante pour en faire « le thème numéro un » du débat d’ouverture de son 99e congrès, mardi 31 mai, à Paris. « Il n’y a aujourd’hui pas un département de France, pas un canton, pas un chef-lieu de canton qui n’a des problèmes pour trouver un remplacement de médecin [ de campagne ] », a fait valoir François Baroin, le maire (LR) de Troyes et président de l’AMF, en soulignant que les villes moyennes au nord de la Loire commençaient également à être touchées."


http://www.lemonde.fr/acces-aux-soins/article/2016/05/31/les-deserts-medicaux-une-catastrophe-en-debat-au-congres-des-maires-de-france_4929879_1655046.html a écrit:
Les déserts médicaux, une « catastrophe » en débat au congrès des maires de France

LE MONDE | 31.05.2016 à 19h45 • Mis à jour le 31.05.2016 à 20h10 | Par François Béguin

Comment remédier à la pénurie de médecins que connaissent aujourd’hui des centaines de communes en France ? L’Association des maires de France (AMF) a jugé cette question de l’accès aux soins suffisamment préoccupante pour en faire « le thème numéro un » du débat d’ouverture de son 99e congrès, mardi 31 mai, à Paris. « Il n’y a aujourd’hui pas un département de France, pas un canton, pas un chef-lieu de canton qui n’a des problèmes pour trouver un remplacement de médecin de campagne », a fait valoir François Baroin, le maire (LR) de Troyes et président de l’AMF, en soulignant que les villes moyennes au nord de la Loire commençaient également à être touchées.

« L’Etat n’a pas été capable d’anticiper la catastrophe et aujourd’hui aucun territoire du pays n’est à l’abri », a abondé Patrick Bouet, le président de l’Ordre national des médecins, qui a appelé à « changer de modèle organisationnel ». « Il n’y aura plus forcément un médecin à demeure dans chaque territoire », a-t-il mis en garde. Près de 2,5 millions de Français vivent dans un désert médical, avait annoncé l’Ordre en novembre, lors de la publication de ses atlas régionaux de la démographie médicale.

Dans les 192 zones recensées, qui rassemblent 2 378 « bassins de vie », les médecins qui partent à la retraite peinent à trouver un remplaçant. Ceux encore en activité connaissent des journées à rallonge et doivent refuser de nouveaux patients. A Montceau-les-Mines par exemple, une commune de 19 000 habitants en Saône-et-Loire, 8 000 personnes se retrouvent aujourd’hui sans médecin référent.



Une aide à l’installation des médecins

Pour certains élus locaux, trouver un successeur au médecin qui part à la retraite peut vite tourner au casse-tête. « C’est un phénomène qui nous submerge », a reconnu Isabelle Maincion, maire de La Ville-aux-Clercs (Loire-et-Cher) et coprésidente du groupe de travail santé à l’AMF. « Cette désertification médicale devient une vraie catastrophe », a lancé depuis la salle Luc Bouard, le maire de La Roche-sur-Yon (52 000 habitants, Vendée). « Nous attirons beaucoup de nouveaux habitants mais pas de nouveaux médecins. Il faut être plus pragmatique. Ce n’est pas aux communes de verser une prime pour l’aide à l’installation, c’est à l’Etat de le faire. » La récente proposition de l’Assurance-maladie de verser une somme forfaitaire de 50 000 euros aux médecins s’installant dans les déserts médicaux illustre pourtant les démarches entreprises par les pouvoirs publics dans le domaine.

Numerus clausus longtemps insuffisant, refus d’être éloigné d’un centre urbain, aspirations des jeunes médecins à exercer différemment de leurs aînés… Les causes de la pénurie sont connues. « Ce qui prime, c’est la qualité de vie professionnelle et personnelle » des jeunes professionnels de santé, a souligné Pierre de Haas, le président de la Fédération française des maisons et pôles de santé (FMMPS). Ces structures, dans lesquelles les praticiens libéraux peuvent exercer à plusieurs aux côtés d’autres professionnels de santé, ont connu un important développement ces dernières années. Au nombre de 174 en 2012, la France en compte désormais plus de 800 et le seuil de 1 400 pourrait être franchi en 2018, a récemment annoncé le premier ministre, Manuel Valls.

Outre ces maisons de santé pluridisciplinaire, pour lesquelles les élus n’arrivent cependant pas toujours à trouver des candidats, d’autres solutions ont été évoquées mardi matin. « Il faut bricoler des projets au plus près du terrain », a revendiqué un maire. Marie-Louise Fort, la maire (LR) de Sens, dans l’Yonne, a ainsi raconté comment les praticiens de SOS-Médecins étaient devenus dans sa ville, à titre expérimental, les médecins référents des personnes âgées qui en étaient dépourvus. Après avoir longtemps cherché à attirer des médecins libéraux, Pierre Polard, le maire de Capestang, dans l’Hérault, a raconté qu’il avait trouvé « en trois mois » des médecins prêts à venir travailler comme salariés dans le centre municipal de santé créé par la commune. « Ce mode d’exercice convient aux attentes des médecins », a-t-il expliqué, estimant que « les pouvoirs publics devraient accompagner ces démarches. »

François Béguin
Journaliste au Monde
source: http://www.lemonde.fr/acces-aux-soins/article/2016/05/31/les-deserts-medicaux-une-catastrophe-en-debat-au-congres-des-maires-de-france_4929879_1655046.html
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 02 Juin 2016, 20:21

Le nombre de medecins diminue en France
Sur la carte ci dessous tous les départements ressentent cette baisse. Les pourcentages des évolutions sont négatifs. Plus c'est sombre plus le nombre de médecins baisse.



Source le Figaro du 2 juin 2016

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 02 Juin 2016, 21:07

Lorsque la tendance est d'aller vers les 32 heures, les RTT et plus ça va moins certains en font... comment attendre des médecins qu'ils bossent comme il y a 50 ans ? taillables et corvéables nuit et jour pour un prix à la consultation inférieur à une séance de pédicure (elle non remboursée)

D'autant que les prix Nobel qui nous gouvernent bloquent judicieusement par des numérus clausus l'accès à la profession.

Pas de problème dans ce domaine comme dans d'autres nous allons recourir à la main d'œuvre étrangère... c'est ainsi dans le bâtiment et même chez les curés (là le recrutement n'est pas en Europe de l'est mais en Afrique) , alors pourquoi s'étonner que la médecine soit en difficulté.

On récolte généralement ce que l'on sème.
Les toubibs males que je connais préfère s'orienter vers des spécialités mieux rémunérées et moins contraignantes.
Les toubibs femelles restent dans la médecine généraliste mais refusent pour diverses raisons y compris de sécurité les servitudes de la profession et s'orientent vers la "médecine administrative".

La reprise est là dormez tranquilles braves gens ! flanbi veille !

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 02 Juin 2016, 23:05

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Ven 03 Juin 2016, 03:13

En France, un quart des généralistes aura disparu d'ici vingt ans
Par Eric Favereau — 2 juin 2016 à 16:07

L'ordre des médecins a présenté, ce jeudi matin, «l'Atlas 2016 de la démographie médicale». Le constat est inquiétant.

En France, un quart des généralistes aura disparu d'ici vingt ans
Sur le front de la médecine de ville, la situation reste cocasse. Alors que s’éternisent les discussions sur la nouvelle convention médicale – l’assurance maladie annonçant que la consultation du généraliste pourrait passer à 25 euros (au lieu de 23 euros) – l’ordre des médecins a présenté, ce jeudi matin, sa nouvelle édition 2016 de l’Atlas de la démographie médicale. Il pointe des enjeux plus importants, avec une baisse spectaculaire à venir des généralistes, amplifiant une tendance de plusieurs années.
«Alors que le nombre de médecins en activité régulière reste stable, on dénote une augmentation constante du nombre de retraités, avec une baisse préoccupante du nombre de généralistes, premiers touchés par le nombre important de départs en retraite», constate l’ordre. Cette baisse pourrait se traduire «par la perte d’un médecin généraliste sur quatre sur la période 2007-2025».
Inégalités
Pour autant, cette diminution annoncée ne touche pas les régions de la même façon. L’Hexagone continue de présenter de fortes disparités territoriales, voire des inégalités qui s’accentuent : ainsi, dans les territoires de la façade Atlantique, dans la région Rhône-Alpes ou dans les zones frontalières (nord, est), les effectifs médicaux augmentent, alors que d’autres régions voient se combiner une densité médicale de plus en plus faible et un manque d’attractivité fort. Le Centre ou la Bourgogne sont «de plus en plus en souffrance». «Il existe aussi des territoires en souffrance y compris dans les départements et régions bien dotés, à l’instar de la Bretagne intérieure», ajoute le conseil de l’ordre. De fait, les mesures d’incitation, lancées par les gouvernements successifs, ne suffisent pas à inverser la tendance.
Quand on regarde les différentes spécialités, elles sont, elles aussi, variablement touchées. La psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent subit une chute spectaculaire, de près de 50% entre 2007 et 2016, suivie par la médecine du travail (baisse de 14,6%). Ces deux disciplines ne sont pas loin aujourd’hui d’être sinistrées.
Les nouveaux médecins restent nombreux. En 2015, ce sont plus de 7 700 jeunes qui se sont installés, avec un âge moyen de 33,6 ans. 58% sont des femmes. A noter que plus de 11% d’entre eux viennent de l’extérieur de l’Union européenne.
La petite éclaircie vient d’une hausse des médecins remplaçants dans certaines zones en difficultés ; plus de 17% entre 2007 et 2016. Reste que cette éclaircie ne change pas le paysage général. Les déserts médicaux se consolident, voire se multiplient. Et cela, alors même que le nombre global de médecins reste élevé.
Eric Favereau
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 28 Déc 2017, 21:38

2017

Citation :
Gynécologie, pédiatrie, psychiatrie... l’inquiétante fracture sanitaire

LE MONDE | 27.12.2017

Editorial du « Monde ». C’est devenu l’un des thèmes imposés des campagnes présidentielles. Au printemps, à nouveau, tous les candidats ont promis de s’attaquer au problème des « déserts médicaux ». Et pour cause : la pénurie de médecins généralistes ou de spécialistes libéraux ne cesse de s’étendre à de nouveaux pans du territoire. Si le nombre de généralistes diminue fortement, on n’a jamais compté autant de spécialistes en France. Mais tous ces praticiens sont de plus en plus concentrés dans les grandes villes et absents des zones périphériques.

Rendez-vous difficiles, voire impossibles, à obtenir dans un délai raisonnable, dépassements d’honoraires parfois prohibitifs : les Français ne sont pas égaux dans l’accès aux pédiatres, psychiatres, ophtalmologues ou gynécologues. Pour ces deux dernières spécialités, l’offre disponible dans les grands pôles urbains est sept à neuf fois supérieure à celle des communes isolées, relevait ainsi en 2016 une étude du ministère de la santé.

Cette « fracture sanitaire » a été précisément diagnostiquée par l’UFC-Que choisir en 2016. L’association de consommateurs a calculé, par exemple, que, en quatre ans, près de six Français sur dix (59 %) ont connu une réduction du nombre de gynécologues accessibles à moins de quarante-cinq minutes de route. L’enquête que Le Monde publie aujourd’hui confirme ces inégalités d’accès aux spécialistes de la santé des femmes.

Cette situation pourrait continuer de s’aggraver dans les années à venir, certaines prévisions faisant état d’une diminution de 20 % entre 2012 et 2025 du nombre de pédiatres, ophtalmologues, gynécologues et psychiatres. Si l’on considère par ailleurs que le montant total des dépassements d’honoraires, toutes spécialités confondues, a atteint en 2016 le niveau record de 2,66 milliards d’euros, il faut se rendre à l’évidence et parler d’un échec français en matière de régulation des médecins libéraux.

Les constats en ce sens s’accumulent. Le 29 novembre encore, la Cour des comptes dénonçait l’« aggravation des disparités territoriales » en matière d’accès aux soins, jugeant que « les politiques visant à corriger ces inégalités de répartition sont notoirement insuffisantes et coûteuses au regard des faibles résultats obtenus ». Quelques jours plus tard, le 13 décembre, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qualifiait à son tour d’« inefficaces » la « plupart des aides financières » à l’installation de médecins là où la pénurie est la plus criante.
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 28 Déc 2017, 21:38

Citation :
---/---
Alors que faire ? Faut-il, comme le préconisent la Cour des comptes et le CESE, introduire un « conventionnement sélectif » des médecins en secteur 2 (à honoraires libres), comme c’est déjà le cas pour les infirmières, les sages-femmes libérales ou les kinésithérapeutes ? Faut-il instaurer des règles de plafonnement des dépassements d’honoraires autorisés, entraînant en cas de non-respect l’exclusion du conventionnement du professionnel de santé en cause ?

Ces pistes pourraient au moins être étudiées et débattues. Mais l’on sait que de telles solutions sont farouchement combattues par les syndicats de médecins. Et l’on n’ignore pas que les gouvernements, de gauche comme de droite, les ont toujours rejetées, comme tétanisés à l’idée d’engager un conflit avec les médecins sur le terrain explosif des dépassements d’honoraires abusifs. Faute de quoi la fracture sanitaire, décalque des fractures sociales et territoriales françaises, se creuse de façon toujours plus inquiétante.
http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2017/12/27/l-inquietante-fracture-sanitaire_5234862_3232.html


Citation :
Consulter un gynécologue : la grande galère

Entre 2007 et 2017, le nombre de ces spécialistes a chuté de 41,6 % à 1 136 et il pourrait tomber à 531 en 2025. Face à cette pénurie, des femmes renoncent à se soigner.

LE MONDE | 27.12.2017 à 06h32 • Mis à jour le 28.12.2017 à 09h56 | Par François Béguin et Laura Motet
---/---
http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/12/27/consulter-un-gynecologue-la-grande-galere_5234776_1651302.html


Citation :
Dépassements d’honoraires des gynécologues : des consultations supérieures à 120 euros à Paris

Seuls 38,5 % des gynécologues pratiquent le tarif « Sécu » à 30 euros. Faute de moyens, des femmes se privent de gynécologue dans les grandes villes.

LE MONDE | 27.12.2017 à 06h32 • Mis à jour le 27.12.2017 à 11h19 | Par Laura Motet et François Béguin
---/---
http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/12/27/depassements-d-honoraires-chez-les-gynecologues-des-consultations-jusqu-a-plus-de-120-euros-a-paris_5234771_1651302.html


Citation :
A Aulnay, « certaines femmes n’ont pas eu de suivi gynéco depuis six ans »

Depuis près d’un an, il n’y a plus de gynécologue libéral dans cette ville de 82 000 habitants. Patientes et pouvoirs publics tentent de trouver des solutions pour maintenir l’accès aux soins. Un équilibre précaire, fortement dépendant des priorités des élus.

LE MONDE | 27.12.2017 à 12h57 | Par Laura Motet
---/---
http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/12/27/a-aulnay-certaines-femmes-n-ont-pas-eu-de-suivi-gyneco-depuis-six-ans_5234944_1651302.html


Dernière édition par a.nonymous le Ven 29 Déc 2017, 03:56, édité 1 fois
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Gérard

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 28 Déc 2017, 22:29

Il serait logique que tous ceux et toutes celles qui défendent les droits des femmes se mobilisent pour une régulation nationale des acteurs de la santé notamment en gynécologie. Ce serait sans doute plus utile que les stupides discussions sur l'orthographe inclusive.

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lorenzaccio



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Ven 29 Déc 2017, 04:33

La gynécologie médicale n'est plus une spécialité depuis quelques années, décret européen. Donc ça ne sert à rien d'inquiéter les femmes par des statistiques qui ne riment plus à rien. Par contre il reste la spécialité de gynécologue -obstétricien, compétent mais souvent dérangé en consultation, et les généralistes que l'on peut consulter sur de nombreux problèmes féminins et qui peuvent orienter en consultations hospitalières pour les cas importants,et depuis peu les sages -femmes libérales ont l'autorisation de prescrire la contraception et les frottis vaginaux.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Ven 29 Déc 2017, 10:31

lorenzaccio a écrit:
La gynécologie médicale n'est plus une spécialité depuis quelques années, décret européen.

Selon Le Monde...

Citation :
---/---
Le nombre de ces spécialistes de la « santé des femmes » (contraception, troubles du cycle, ménopause, stérilité, diagnostic et suivi des tumeurs) a chuté de 41,6 % en dix ans entre 2007 et 2017. Une baisse due à la décision des pouvoirs publics de ne plus en former entre 1987 et 2003 afin de s’aligner sur les formations des autres pays européens.

A la suite de la mobilisation du Comité de défense de la gynécologie médicale (CDGM), créé en 1997, une soixantaine de ces spécialistes (des femmes pour 95 % d’entre eux) sont de nouveau formés chaque année, mais c’est insuffisant pour compenser les départs à la retraite.
---/---
http://www.lemonde.fr/sante/article/2017/12/27/consulter-un-gynecologue-la-grande-galere_5234776_1651302.html


lorenzaccio a écrit:
Par contre il reste la spécialité de gynécologue -obstétricien, compétent mais souvent dérangé en consultation, et les généralistes que l'on peut consulter sur de nombreux problèmes féminins

Sachant quand même que le nombre de généraliste a lui aussi baissé et que ceux-ci sont souvent "calés" sur quatre voir cinq consultations à l'heure, du bonjour à l'au revoir, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour un examen approfondi...
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 30 Déc 2017, 02:56

En effet, si le CES de gynécologie médicale a bien été supprimé du cursus, l'action des professionnels de collèges régionaux a permis de continuer à diffuser cet enseignement et la création d'un DES (diplôme d'études spécialisées). Mais l'avenir reste en crise car en 6eme et dernière année d'études médicales l'ECN ( épreuve classante nationale) n'offre que peu de places d'internat de gyneco- médicale. 60 peut-être, mais c'est loin d'être suffisant. Reste le manque de généralistes dans nos quartiers, en plus peu valorisants "comme on dit". Je pense qu'au CMS Salengro il y a une consultation d'une gynécologue et d'une sage-femme.
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 04 Jan 2018, 03:00

2018

Aujourd'hui mercredi en 3 janvier 2018, si vous appelez SOS Médecins au 01 47 07 77 77 et que le numéro à partir duquel vous appelez est connu de leur standard, vous avez droit à un message enregistré vous informant qu'il n'y a pas de médecin disponible pour la commune de Fontenay-sous-Bois !
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 04 Jan 2018, 04:07

Très inquiétant. Monsieur le Maire est-il au courant?

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 04 Jan 2018, 09:30

Gérard a écrit:
Très inquiétant. Monsieur le Maire est-il au courant?

Fort heureusement il existe à partir de 20h le SAMI à Vincennes, un service à préserver coûte que coûte !
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 04 Jan 2018, 10:24

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 04 Jan 2018, 10:50

Libellule a écrit:
À toutes fins utiles également
http://www.sosmedecins.com/
Et
http://www.sosmedecins-france.fr/index.php/component/gmapfp/article/10-val-de-marne


Il se trouve juste que j'ai écrit trois messages plus haut:

a.nonymous a écrit:
Aujourd'hui mercredi en 3 janvier 2018, si vous appelez SOS Médecins au 01 47 07 77 77 et que le numéro à partir duquel vous appelez est connu de leur standard, vous avez droit à un message enregistré vous informant qu'il n'y a pas de médecin disponible pour la commune de Fontenay-sous-Bois !
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Jeu 04 Jan 2018, 11:05

Saturation des demandes aujourd'hui = lien un
Fontenay est couverte = lien deux
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 09 Jan 2018, 09:20

Citation :
« Les espaces délaissés par les professionnels de santé sont en progression constante »

Dans une tribune au « Monde », le docteur Pierre Micheletti explique que les inégalités territoriales d’accès à la santé sont au moins aussi importantes que l’accessibilité financière aux soins. Mais la libre installation des médecins reste un sujet tabou.

LE MONDE | 08.01.2018 à 17h41 • Mis à jour le 08.01.2018 à 17h57 | Par Pierre Micheletti (Responsable pédagogique du diplôme universitaire « Santé précarité » à la faculté de médecine de Grenoble, membre du Conseil nat...

Tribune. Le débat sur les questions de santé, a été récemment relancé par le journal Le Monde à propos des gynécologues et des dépassements d’honoraires (« Dépassements d’honoraires des gynécologues : des consultations supérieures à 120 euros à Paris », par Laura Motet et François Béguin). Il s’organise ainsi autour d’une considération certes respectable et importante : la question de la couverture maladie et des entraves à ce que l’on nomme l’accessibilité financière aux soins. Mais, à elle seule, cette discussion ne saurait résumer ce qui fait le quotidien de nos concitoyens de façon beaucoup plus immédiate et concrète : les criantes inégalités en termes d’offre de soins sur les territoires touchent de nombreuses spécialités médicales.

Un constat, en particulier, fait consensus : des quartiers urbains et périurbains jusqu’il y a peu dits « sensibles » cumulent les mauvais indicateurs de précarité. Proportion de populations d’origine étrangère, taux de chômage, taux de pauvreté, taux de familles monoparentales sans emploi, taux de population sans aucun diplôme, taux d’illettrisme y sont nettement plus dégradés.

La santé ressentie, les taux de couverture vaccinale, les taux d’obésité chez les enfants, la prévalence de caries dentaires non soignées, y sont également moins bons qu’ailleurs sur le territoire national. Pour prendre en charge ces problèmes de santé, le déséquilibre est patent entre les ex-ZUS (zones urbaines sensibles) et les quartiers favorisés des principales agglomérations concernant la médecine générale et majeur si on s’intéresse à l’offre de soins dentaires.


Telle est l’illustration de ce qu’a spontanément produit notre système de santé, en partie rééquilibré, ça et là – pour la médecine générale –, par l’implantation de « maisons de santé pluri-professionnelles (MSP) » et de centres de santé soutenus par les élus locaux. Ne parlons pas, car alors les écarts sont bien pires, des différences territoriales pour les psychiatres… Pour cette discipline, seule la psychiatrie hospitalière, via les centres médico-psychologiques (CMP), assure une prise en charge spécialisée des pathologies mentales, dans des espaces urbains où les toxicomanies influencent lourdement les tableaux cliniques, comme dans les zones rurales isolées ou l’éloignement géographique renforce l’isolement des patients.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 09 Jan 2018, 09:22

Citation :
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En milieu rural, hors la psychiatrie publique, il n’y a pas de représentants de cette spécialité. Pourtant, de profondes inquiétudes planent sur la situation de la démographie des psychiatres hospitaliers, particulièrement graves en pédopsychiatrie. Or, il s’agit, comme pour la médecine générale, d’un dispositif crucial dans l’offre de soins de premier recours, seule discipline médicale ayant une ambition d’aménagement du territoire. D’ores et déjà, près de 30 % des postes de praticiens hospitaliers sont occupés par des médecins non statutaires !

D’après le rapport 2013 de l’Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS), les quartiers « fragiles » souffrent, pour la plupart des professionnels de santé, d’un déficit notable. Si les infirmiers sont globalement bien présents, certains métiers comme les ergothérapeutes, les psychomotriciens ou les audioprothésistes sont fortement sous-représentés.

La loi de santé, votée en 2016, prévoit la constitution d’un Atlas national de la démographie pour surveiller ces phénomènes. L’analyse des densités brutes ne suffira pas : il sera important de s’intéresser aux professionnels âgés de plus de 55 ans, car c’est bientôt, quand les « baby-boomeurs » partiront à la retraite, que l’effet de cisaillement démographique se fera sentir dans les quartiers socialement défavorisés, puisque souvent ils n’y trouveront pas de successeurs.

C’est dire combien le principe d’égalité sur l’ensemble du territoire national prend un relief particulier pour l’avenir. Les nouveaux élus de LRM devront nécessairement considérer ces inégalités, car partout où les professionnels de santé seront absents demain, la question de la couverture maladie n’est pas la priorité des habitants concernés ! Or, ces espaces délaissés sont en progression constante.

Plane alors l’ombre d’un sujet qui sent le souffre : celui de la liberté d’installation des professionnels libéraux. Question cruciale, épineuse et complexe, omniprésente dans les esprits des décideurs politiques, mais tellement sensible électoralement…
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 09 Jan 2018, 09:23

Citation :
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En toile de fond de ces enjeux émerge également la nécessaire évolution de la formation initiale des professionnels de santé, des médecins en particulier : il existe une méconnaissance criante des jeunes praticiens, au sortir des universités, de ce que sont les inégalités sociales de santé (ISS) et des territoires sur lesquels elles se déploient. Comment les convaincre de travailler dans des espaces dont ils ignorent grandement les réalités et leurs logiques ? Quand ces zones ne leur font pas peur…

Dans un pays où les études sont largement soutenues par la collectivité, il faut absolument reconnecter le corps médical avec la prise en compte des réalités sociales, occultée durant leurs études, pour traiter ce que certains qualifient de « socio-parésie » des sciences médicales…

Pierre Micheletti est codirecteur et coauteur de l’ouvrage La Santé des populations vulnérables, Ellipses, 2017
http://abonnes.lemonde.fr/idees/article/2018/01/08/les-espaces-delaisses-par-les-professionnels-de-sante-sont-en-progression-constante_5238997_3232.html
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 09 Jan 2018, 17:31

Devrait-on parler de (risques de) désertification plutôt que (possible) désert médical ?
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Basilics

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Lun 22 Jan 2018, 06:20

Témoignage d'un habitant du Val qui voulait prendre un nouveau médecin (généraliste) traitant. Motif du refus du médecin : "J'ai fait 8 ans d'études pour soigner des gens, pas pour passer mes journées à remplir des paperasses...".
Et les médecins anciens, dont la retraite approche, fatiguent pour la même raison. Or, si pas de médecin traitant disponible, il reste la prise en urgence plus cher.
Faudrait se calmer, les gestionnaires comptables là-haut ! En matière de gestion bureaucratique, le plus est l'ennemi du bien.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Lun 22 Jan 2018, 07:08

Un bon ORL du Perreux [off] :

"Je fais de la bonne médecine, je prend mon temps avec mes patients, je n'ai pas le temps de prendre la carte Vitale"
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Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville
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