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  Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville

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a.nonymous



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MessageSujet: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 06 Jan 2015, 21:07

Rappel du premier message :

Alors que les médecins généralistes en grève ont fermé leur cabinet puis ont continué leur action en boycottant en partie la carte vitale, je me pose une question bien plus locale...

Est-il possible que, suite au départ à la retraite des médecins qui se sont installés sur le Val il y a quelques décennies et suite au refus des nouveaux médecins de s'installer comme généralistes dans ce type de quartier, celui-ci devienne progressivement un désert médical obligeant les patients à se rendre dans l'autre partie de la ville ou dans les villes voisines pour se faire soigner ?

La question est d'actualité et l'interrogation est aujourd'hui bien réelle....

La solution ne serait-elle pas la création d'une maison médicale bien située, bien sécurisée et avec un parking, maison qui offrirait aux médecins libéraux des cabinets à un loyer raisonnable...

Quand je parle maison médicale, je parle bien d'une mutualisation de moyens pour des médecins libéraux et non d'un dispensaire municipal hébergeant des médecins fonctionnaires...


Dernière édition par a.nonymous le Jeu 28 Déc 2017, 21:35, édité 2 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Dim 10 Juin 2018, 10:04

A Fontenay on parle de deux médecins situés de part et d'autre de la placette des Arts qui souhaiteraient prendre leur retraite mais qui n'auraient pas trouvé de remplaçants...




Citation :
Les inégalites d'accès aux soins "explosent", dénoncent des associations

Orange avec AFP, publié le samedi 09 juin 2018 à 15h45

La Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité regrette que les politiques publiques "détruisent le maillage territorial" en matière de santé.

Les territoires "souffrent de plus en plus de la désertification sanitaire" et des "économies budgétaires", ont dénoncé samedi 9 juin des associations de défense des hôpitaux de proximité, réclamant une "véritable égalité d'accès aux soins" en France.

"Partout", les médecins manquent" : 20 à 30% des postes hospitaliers "sont vacants", 30% des généralistes ont plus de 60 ans et ne trouvent pas de remplaçants, et "un tiers des français", éloignés des services de santé, "renonce à des soins", détaille, dans un communiqué, la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, réunie samedi pour ses "rencontres nationales" à Lure (Haute-Saône).

Regroupements hospitaliers, fermetures d'urgences, de maternités, de blocs opératoires, concentration accrue pour "faire des économies", pénurie de médecins libéraux : les politiques publiques "détruisent le maillage territorial" en matière de santé, a déploré, lors d'un point presse, la présidente de la Coordination, Hélène Derrien.

La coordination, qui compte une centaine de comités adhérents, pointe notamment "l'épée de Damoclès" soulevée par le dernier avis du Haut Conseil pour l'avenir de l'Assurance maladie (HCAAM), publié mardi, qui préconise la création de 600 établissements de santé communautaires recentrés sur des activités de médecines polyvalentes.

Mais "notre définition des hôpitaux de proximité, c'est une maternité, un bloc opératoire et un service d'urgences avec service mobile de réanimation (Smur)", sinon l'hôpital devient une "coquille vide", a-t-elle poursuivi.

Les inégalités vont s'aggraver et "il ne va pas faire bon vivre entre deux métropoles", prévient la Coordination. De plus, la pénurie de médecins touche aujourd'hui "les grandes villes, même Paris".

Elle prône donc "la remise en cause de de la liberté d'installation des médecins".

"Aujourd'hui, kinés, pharmaciens, infirmiers sont tous régulés, mais pas les médecins", a regretté Mme Derrien, proposant un "service sanitaire" d'une nouveau genre, où les étudiants en médecine s'engageraient à exercer "quelques années, par exemple trois à cinq ans", dans les territoires sous dotés, a-t-elle détaillé.

La Coordination souhaite aussi "réguler le numerus clausus", "refonder les études médicales" et développer des "centres publics de santé" en lien avec la médecine libérale.
https://actu.orange.fr/france/les-inegalites-d-acces-aux-soins-explosent-denoncent-des-associations-CNT0000013UcEY.html
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Robin

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Lun 11 Juin 2018, 20:12

Il en est de même sur le Plateau. Dans quelque jours le Dr Bonnet cessera ses activités et ne restera que 2 médecins généralistes dont un devrait également dit-on, fermer son cabinet bientôt.
Résultat un médecin pour 4000 habitants à court terme !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Lun 25 Juin 2018, 01:47

Citation :
Des médecins alertent sur "une mise en danger de la vie d'autrui"

AFP, publié le dimanche 24 juin 2018 à 12h55

Des médecins affirment ne plus pouvoir remplir leur "mission de service public" par manque de moyens, et alertent sur "une mise en danger de la vie d'autrui", dans une lettre ouverte à Edouard Philippe rendue publique dimanche.

Dans ce courrier daté du 15 juin, les 175 signataires, médecins hospitaliers ou libéraux de différentes régions de France, demandent à être reçus par le Premier ministre, parce qu'une précédente requête à l'attention de la ministre de la Santé Agnès Buzyn est "restée sans réponse depuis septembre 2017".

Les signataires disent représenter les "plus de 1.350 confrères et consoeurs de différentes spécialités et disciplines" qui avaient signé une précédente lettre ouverte à Agnès Buzyn. Celle-ci était née à l'initiative de médecins hospitaliers d'Auvergne-Rhône-Alpes.

"Si nous faisons appel à vous de façon pressante, c'est parce que nous ne pouvons plus actuellement remplir notre mission de service public", écrivent les médecins à Edouard Philippe.

"Nous vous alertons sur une mise en danger de la vie d'autrui et non-assistance à personne en danger. Mise en danger de la population qui s'adresse à nous, et mise en danger des professionnels qui doivent remplir cette tâche sans en avoir les moyens", ajoutent-ils.

"Les décès médiatisés survenus récemment" ne sont pas de "faits isolés", mais des "signes patents de la dégradation nationale des services hospitaliers", estiment-ils, appelant à "réinjecter au plus vite dans le système de santé les moyens indispensables".

"Il s'agit de stopper immédiatement toute fermeture de lit, suppression de poste soignant et d'embaucher du personnel formé ou à former au plus vite. Il coûtera certainement très cher, trop cher de laisser poursuivre la dégradation exponentielle du service public hospitalier, aussi bien en tant que souffrance physique et psychique que financièrement", concluent-ils.
https://actu.orange.fr/france/des-medecins-alertent-sur-une-mise-en-danger-de-la-vie-d-autrui-CNT0000014mVNQ.html
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 18 Sep 2018, 09:02

Citation :
Agnès Buzyn : «Oui, nous supprimons le numerus clausus»
Entretien coordonné par Laurence Le Fur, Elsa Mari, Florence Méreo, Daniel Rosenweg| 17 septembre 2018

C’est la fin d’un système de sélection très décrié. L’angoissant concours, qui limite le nombre d’étudiants admis en deuxième année de médecine, sage-femmes, dentaire ou pharmacie, sera supprimé dès 2020, annonce Agnès Buzyn au Parisien - Aujourd’hui en France. La ministre des Solidarités et de la Santé explique les raisons de ce choix.


En quoi va consister votre grande réforme de santé présentée ce mardi ?

AGNÈS BUZYN. A faire évoluer notre système, tout en gardant ses fondamentaux, comme l’accès égalitaire aux soins. L’actuel système, établi après-guerre, n’est plus adapté. La réforme impulse des soins tournés vers les nouveaux besoins des patients, la hausse des maladies chroniques, le vieillissement de la population…


Vous engagez-vous à ne pas fermer les hôpitaux de proximité auxquels les Français sont si attachés ?

Je prends l’engagement de ne fermer aucune structure. Cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’évolution dans leur mission. Aujourd’hui, on a du mal à faire rimer proximité et qualité des soins. Notamment parce que l’on peine à recruter des professionnels dans certains secteurs. L’enjeu, pour que tous les Français accèdent à la même qualité de médecine, c’est de rendre attractifs les hôpitaux de proximité, d’en faire des hôpitaux d’excellence. Cela passe notamment par plus de coordination entre l’hôpital et les médecins de ville. Nous avons un objectif de labelliser 500 à 600 structures de proximité d’ici à 2022. Une expérimentation a lieu en Mayenne où des médecins généralistes suivent certains de leurs patients à l’hôpital. Cela crée du lien.


Allez-vous supprimer le numerus clausus, qui limite le nombre d’étudiants admis au concours de première année de médecine ?

Oui, nous le supprimons dès 2020. Une loi va être promulguée. Mais attention, cela ne réglera pas le problème de la démographie médicale. Aujourd’hui, en nombre, il n’y a jamais eu autant de médecins dans notre pays, mais le temps disponible face aux patients s’est réduit. Comme dans toutes les professions, les médecins veulent davantage concilier vie professionnelle et vie personnelle. Il manquera encore de généralistes ou de spécialistes dans certains territoires. Contrairement aux idées reçues, le numerus clausus n’est pas responsable de la pénurie de médecins. Aujourd’hui, nous en formons 9 000 par an, contre moins de 4 000 dans les années 1990. Ces médecins vont arriver « sur le marché » en 2025.


Alors pourquoi y mettre fin ?

Pour arrêter le gâchis humain. Ça suffit de désespérer des générations entières de jeunes qui obtiennent le bac parfois avec une mention bien ou très bien, mais qui se voient refuser l’entrée dans des études de médecine et vivent cela comme un échec fondamental. De plus, la fin du numerus clausus va permettre de diversifier les profils. Nous ne pouvons pas sélectionner les futurs médecins uniquement sur leurs compétences en maths ou en physique. Nous avons aussi besoin de profils numériques, humanistes, que l’actuelle sélection ne favorise pas. Enfin – et un film édifiant (NDLR « Première année ») sort au cinéma – il s’agit d’en finir avec la souffrance des étudiants en première année. On voit une hausse des abandons, des dépressions, des suicides… C’est bien que quelque chose ne va pas dans notre système.


Mais comment va donc se faire la sélection ?

Comme dans toutes les filières, des examens sanctionneront le passage en deuxième année puis en troisième.


Quelle place donnez-vous aux patients dans ce nouveau système ?

Une place centrale ! Aujourd’hui, il y a des représentants de patients dans les instances, mais il faut aller plus loin. Nous allons créer une démocratie sanitaire du quotidien. Concrètement, nous allons recueillir le ressenti des patients, leur expérience en leur demandant d’évaluer scientifiquement, non pas leur médecin, mais leur parcours de soins. Ces évaluations seront rendues publiques. Il existe, par exemple en Hollande, des indicateurs remplis par les patients pour évaluer la prise en charge de leur entorse de cheville. Ils disent en combien de temps ils ont remarché, monté les escaliers, couru…
http://www.leparisien.fr/societe/sante/agnes-buzyn-pourquoi-nous-supprimons-le-numerus-clausus-17-09-2018-7892301.php
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mer 10 Oct 2018, 02:21

Article intéressant mais n’abordant pas le lien entre tarifs pratiqués et délais d'obtention d'un rendez-vous...


Citation :
Délais pour un rendez-vous chez le médecin : des disparités territoriales préoccupantes

LE MONDE | 09.10.2018

Pour obtenir un rendez-vous chez certains spécialistes, mieux vaut s’armer de patience. Il faut en effet compter cinquante jours d’attente en moyenne pour une consultation chez un cardiologue, soixante et un chez un dermatologue ou quatre-vingts chez un ophtalmologue, et seulement six pour un généraliste. Ces durées moyennes cachent de fortes disparités, liées à la nature de la demande (urgente ou non) et au profil du territoire où elle est formulée : si un quart des demandes de rendez-vous en ophtalmologie sont par exemple satisfaites dans les vingt jours, 10 % nécessitent au moins six mois d’attente.

Cette inégalité dans l’accès aux médecins et aux dentistes est le principal enseignement de l’étude publiée lundi 8 octobre pour la première fois par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), le service statistiques du ministère de la santé.

Une enquête d’ampleur : entre juin 2016 et mai 2017, 21 700 personnes âgées de 20 à 71 ans ont consigné précisément pendant trois mois dans un carnet les réponses apportées par les professionnels de santé à leurs demandes de rendez-vous. « On manquait de données fiables sur cette question des délais d’attente, cette étude permet d’objectiver les débats », explique Renaud Legal, sous-directeur adjoint à la Drees.

L’étude ne dit certes rien sur plusieurs points cruciaux : elle ne permet par exemple pas de dresser une carte de France précise des délais d’attente, et donc de l’accès aux soins, tout comme elle ne détaille pas, à ce stade de l’exploitation des réponses, les profils des professionnels sollicités (libéraux ou hospitaliers) ou les modalités de prise de rendez-vous par les patients.

Inédite, elle ne permet pas non plus de constater une amélioration ou une dégradation de l’accès aux soins. Elle fournit en revanche de précieux enseignements sur les délais d’attente, qui avaient été décrits dans une précédente étude de la Drees (2014) comme le deuxième motif de renoncement aux soins en France, après les raisons financières.

Près de la moitié (49 %) des prises de contact chez les médecins généralistes donnent lieu à un rendez-vous dans les deux jours (contre cinquante-deux jours pour un ophtalmologue). Et si une demande (non urgente) sur dix chez un généraliste ne peut pas être satisfaite avant onze jours, en cas d’« apparition ou aggravation de symptôme », une demande sur deux est honorée dans la journée. « C’est assez rassurant de voir que le délai est plus court lorsque le patient mentionne un caractère urgent », note Hélène Chaput, l’une des auteures de l’étude.

Ces demandes imprévues sont toutefois honorées moins rapidement chez les spécialistes. En cas d’apparition d’un symptôme imprévu, un rendez-vous sur deux est obtenu dans les huit jours chez le dentiste, dans les neuf jours chez le gynécologue, dans les vingt jours chez l’ophtalmologue et dans les trente-quatre jours chez le dermatologue.

Les résultats de l’étude dessinent une France à plusieurs vitesses en matière d’accès aux soins. En toute logique, plus la densité de médecins est faible, plus les délais sont longs. Pour une demande de rendez-vous sur deux chez un ophtalmologue à Paris et sa proche banlieue, le délai d’attente est supérieur à vingt-neuf jours, contre trois fois plus (quatre-vingt-dix-sept jours) dans les « petits ou moyens pôles », comme les sous-préfectures.

Pour un rendez-vous chez le gynécologue, cela varie du simple au double – avec un délai médian de vingt jours dans l’agglomération parisienne, contre quarante jours dans une petite ville. « C’est dans les couronnes rurales des grands pôles, dans les communes hors influence des pôles et dans les périphéries des petits et moyens pôles que l’accessibilité aux médecins est la plus faible (…) et que les délais d’attente sont parmi les plus longs », constate la Drees.

Dans leur majorité, les Français se satisfont de ces délais. Pour plus de huit rendez-vous obtenus sur dix, les délais entre la date de prise de contact et la date de rendez-vous sont jugés « rapides ou corrects », relève la Drees. Une proportion élevée à l’heure où le manque de médecins dans les déserts médicaux contraint une partie des patients à ne plus pouvoir retrouver de médecin traitant. « Ce n’est pas forcément incompatible, cela laisse deux cas sur dix où les gens sont insatisfaits », assure Renaud Legal.

Seules deux spécialités font exception : l’ophtalmologie, où les délais sont considérés comme « trop longs » dans 39 % des cas, et la dermatologie, où cette proportion s’élève à 46 % des cas. « Il y a des zones très dépourvues en dermatologues ; dans l’Orne, par exemple, il en reste deux pour tout le département, les patients de cette zone doivent faire 50 à 60 kilomètres pour en voir un », décrit la docteure Brigitte Roy-Geffroy, la directrice exécutive de la Société française de dermatologie.

Pointant la « disproportion » entre le nombre de patients potentiels, évalué à seize millions en France, et le nombre de dermatologues (3 410 au 1er janvier 2017, dont un tiers ont plus de 60 ans), la docteure Brigitte Roy-Geffroy appelle à une « réorganisation de l’offre de soins », via notamment une augmentation du nombre d’internes formés (110 par an aujourd’hui) ou la création de consultations itinérantes, sur le modèle de la médecine du travail.

Une réflexion qui s’inscrit dans la lignée de celle menée par les pouvoirs publics et les syndicats de médecins pour libérer du temps médical aux spécialistes. Les assistants médicaux promis par le président, Emmanuel Macron, lors de sa présentation de la réforme du système de santé visent ainsi à permettre aux médecins de voir davantage de patients et donc de raccourcir les délais d’attente.

Autre enseignement – positif – de l’enquête menée par la Drees : neuf prises de contact sur dix aboutissent à un rendez-vous avec un professionnel de santé. Seules 5 % des demandes n’aboutissent pas avec les médecins généralistes, cette proportion passant à 17 % avec les ophtalmologues. Dans ces cas, plus de la moitié des patients (56 %) contactent un autre professionnel de santé et un tiers d’entre eux (32 %) renoncent à se faire soigner. Et seules 3 % de ces prises de contact inabouties se reportent finalement vers les urgences hospitalières.
AVEC INFOGRAPHIE: https://abonnes.lemonde.fr/sante/article/2018/10/09/delais-pour-un-rendez-vous-chez-le-medecin-de-fortes-disparites-et-une-satisfaction-globale_5366628_1651302.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 16 Oct 2018, 15:49

Citation :
Santé : bientôt des soins en pharmacie ?

6Medias, publié le lundi 15 octobre 2018 à 21h20

Un périmètre d'action élargi pour les pharmaciens ? C'est ce que propose un rapport remis lundi 15 octobre à la ministre de la Santé, qu'a pu consulter le Parisien.

Le document va faire du bruit dans le milieu de la médecine. Commandé il y a un an, un rapport de 70 pages contenant 44 propositions pour améliorer l'égal accès aux soins des Français a été remis le lundi 15 octobre à Agnès Buzyn.

Comme le relève le Parisien qui a pu le consulter, le document rédigé par les délégués nationaux à l'accès aux soins, les docteurs Sophie Augros et Thomas Mesnier, aussi député LREM de Charente, et de la sénatrice UDI de la Mayenne Élisabeth Doineau, nommés en octobre 2017, explique que la France va manquer de médecins généralistes, au moins jusqu'en 2025 : "L'assurance maladie estime que 8,6 % des assurés de plus de 16 ans n'ont pas de médecin traitant aujourd'hui, souligne le document. 75 caisses primaires d'assurance maladie identifient des difficultés dans ce domaine sur leur territoire."

L'une des pistes pour remédier à ce problème : élargir les prérogatives des pharmaciens. "La possibilité de vacciner va être généralisée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019, nous pensons qu'il faut maintenant aller plus loin, affirme en effet Thomas Mesnier. Par exemple, définir un panier de soins de base pour lesquels le pharmacien pourrait fournir les premiers traitements. On pourrait y mettre le mal de gorge, qui pousse certains patients à aller inutilement aux urgences, les infections urinaires débutantes, les allergies saisonnières pour lesquelles le patient prend chaque année le même médicament..."

Le rapport avance plusieurs pistes afin de décloisonner les savoirs. Comme le rapporte le quotidien francilien, il suggère ainsi de faire se rencontrer médecins, pharmaciens ou infirmiers, dès la faculté. L'étude souhaite également encourager les stages des étudiants en médecine dans les territoires sous-dotés en médecins, d'où l'idée de favoriser la création d'internats ruraux afin de réduire les frais de déplacement des étudiants.
https://actu.orange.fr/france/sante-bientot-des-soins-en-pharmacie-magic-CNT0000017ssFy.html
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mamiea

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Mar 16 Oct 2018, 18:20

Médecine retraites,même combat. Des dizaines d'années de négligences de refus de décisions que nous commençons à payer.
De 9 à 12 ans d'études pour un médecin cela se prévoie l' age des médecins aussi.
Il ne nous reste plus qu' a trouver des palliatifs en espérant des jours meilleurs.
Parmi eux, les médecins et spécialistes ayant fui les zones de guerres en revoyant les conditions d' exercices.
http://www.remede.org/documents/professionnels-de-sante-etrangers-quelles-sont-les-conditions-pour-exercer-en-france.html a écrit:
Diplôme obtenu dans un État hors Union européenne et hors AELE.

Pour obtenir une autorisation d’aptitude à exercer, il faut être lauréat des épreuves de vérification des connaissances de la PAE (concours ou examen), justifier de 3 années d’exercice, en France sous le statut de praticien attaché associé ou assistant associé.
Cette procédure est également ouverte pour les réfugié, apatrides, bénéficiaire de l’asile territorial ou de la protection subsidiaire, ou français qui a regagné le territoire national à la demande des autorités françaises.

En réduisant les 3 ans (sous réserve d' une bonne connaissance de la langue) cela permettrai de donner un tout petit bol d' air.

Pour ma part je ne crois pas à la solution "pharmacie", les malades irons vers les urgences en majorité (ce qui n' est pas la meilleure des solutions).
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 20 Oct 2018, 06:40

Doit-on rappeler que dans une ville jouxtant Paris comme Fontenay, il faut parfois 4 ou 5 jours pour obtenir un rendez-vous avec un généraliste et que des services comme SOS Médecins n'ont parfois aucun médecin à envoyer ?


Citation :
Bientôt une prime pour les urgences qui renvoient des patients vers les généralistes

Orange avec AFP, publié le vendredi 19 octobre 2018 à 13h57

Les députés ont voté la création d'une prime qui incite les hôpitaux à trier les patients qui arrivent dans leurs services d'urgence et à en rediriger certains vers des médecins généralistes. Ce "forfait de réorientation" a pour objectif de désengorger les urgences.

Un patient qui se rend à l'hôpital pour un bobo ou un rhume ? À l'avenir, les médecins urgentistes pourront trier les malades et renvoyer ceux qui ne relèvent pas d'une urgence véritable vers les généralistes. La mesure a été approuvée à l'Assemblée nationale, mercredi 17 octobre, lors de l'étude du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Le "forfait de réorientation" était porté par le député La République en marche Olivier Véran, neurologue de formation. "L'activité des urgences hospitalières des établissements de santé en France augmente de 2 à 3% par an en moyenne. Actuellement, ce sont 23 millions de patients qui sont pris en charge . Or, on estime qu'entre 25 et 30% de ces patients ne relèvent pas du tout des urgences", explique l'élu de l'Isère.

Le cœur du problème est avant tout financier : "Chaque fois qu'un patient passe la porte des urgences, l'hôpital va toucher un forfait et plus il y a de patients, plus il y a de forfaits. Cela n'incite pas à réorienter les patients", assure le député. Toutefois, si le patient veut malgré tout être soigné aux urgences et non ailleurs, il pourra l'être, indique encore Olivier Véran.

Selon les prévisions, quelque 6 millions de patients pourraient ainsi être réorientés chaque année, soit presque une personne sur quatre prise en charge à l'hôpital.

Interrogée sur cette mesure, la ministre de la Santé Agnès Buzyn estime qu'il s'agit d'une "bonne idée". À l'inverse, des médecins généralistes et hospitaliers s'insurgent contre le coût de ce dispositif. "On va donner de l'argent pour ne pas soigner ! C'est la négation de l'engagement médical", réagit le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), Lamine Gharbi, interrogé par Le Parisien.

Pour le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, cette mesure est "une bien curieuse idée, digne du pays d'Ubu". "Ne serait-il pas plus simple de créer un forfait de prise en charge d'une urgence de ville lorsque des médecins libéraux sont organisés pour répondre à ce besoin de la population ?", interroge le syndicat dans un communiqué.
https://actu.orange.fr/france/bientot-une-prime-pour-les-urgences-qui-renvoient-des-patients-vers-les-generalistes-CNT0000017Aq9e.html
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Ven 30 Nov 2018, 10:05

En appelant un médecin installé depuis deux ou trois ans sur le Val de Fontenay, très conciliant pour trouver de nouveaux patients à cette époque, je viens de faire connaissance avec Alice, son "assistante virtuelle"...

Dés le début de la "conversation", cette "assistante virtuelle" m'annonce que ce médecin ne prend plus de nouveaux patients... C'est fait, c'est dit !

Ensuite elle m'explique que pour que le médecin ne soit pas dérangé durant ses consultation, la prise de rendez-vous se fait soit le sur site web du médecin soit au travers du standard intelligent avec des "pressez 1", "pressez 2", ...

Je pense que cela préfigure la télémédecine de demain où nous serons soignés par des médecins installés à Bucarest ou ailleurs...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 01 Déc 2018, 00:07

a.nonymous a écrit:
En appelant un médecin installé depuis deux ou trois ans sur le Val de Fontenay, très conciliant pour trouver de nouveaux patients à cette époque, je viens de faire connaissance avec Alice, son "assistante virtuelle"...

Dés le début de la "conversation", cette "assistante virtuelle" m'annonce que ce médecin ne prend plus de nouveaux patients... C'est fait, c'est dit !

Ensuite elle m'explique que pour que le médecin ne soit pas dérangé durant ses consultation, la prise de rendez-vous se fait soit le sur site web du médecin soit au travers du standard intelligent avec des "pressez 1", "pressez 2", ...

Je pense que cela préfigure la télémédecine de demain où nous serons soignés par des médecins installés à Bucarest ou ailleurs...

Ce n' est que du télé-secrétariat, heureusement. Pour la télémédecine il faudra un médecin à l' autre bout disons que le terme le plus exact devrait être médecine à distance.
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 01 Déc 2018, 03:03

Je suis d'accord ce n'est "que" du télésecrétariat même si la secrétaire médicale avait par le passé un rôle qui dépassait le simple secrétariat...

Il existe déjà des services de médecine à distance comme https://www.zavamed.com/fr/ basé en Grande-Bretagne mais assez spécialisé au niveau prescriptions...

J'ai eu un retour par une personne de mon entourage sur ce service qui fonctionne parfaitement pour obtenir en 3 heures une ordonnance pour la pilule contraceptive alors qu'il faut 3 jours pour obtenir un rendez-vous chez son médecin de ville...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 01 Déc 2018, 18:17

De nombreux medecins ont fait le choix de supprimer le secrétariat pour des raisons financières, ils ont récupé ré (ou pas) une partie de ce travail.
Pour ce qui est de ce site, après quelques clics, j' ai quelques doutes sur son serieux, en effet proposer du viagra sans prescription sur internet ne me donne pas très confiance. On est loin de ce que doit être la télé-consultation (avec caméra, matériel de contrôle et un personnel soignant présent).
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   Sam 01 Déc 2018, 20:36

mamiea a écrit:
Pour ce qui est de ce site, après quelques clics, j' ai quelques doutes sur son serieux, en effet proposer du viagra sans prescription sur internet ne me donne pas très confiance. On est loin de ce que doit être la télé-consultation (avec caméra, matériel de contrôle et un personnel soignant présent).

Ce qui m'a été rapporté est la délivrance d'une ordonnance pour la pilule à une jeune femme qui l'a prenait déjà mais qui avait oublié de faire renouveler sa prescription... L'ordonnance a été disponible en 3 heures à la pharmacie qui refusait de lui délivrer cette pilule sans ordonnance...
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MessageSujet: Re: Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville   

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Désert médical - Un possible désert médical sur l'Est de la ville
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