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 Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos

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a.nonymous



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MessageSujet: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 09:17

C'est beau comme un discours au Bourget...


Emmanuel Macron dans les Echos a écrit:
Emmanuel Macron : «2015 doit être l’année du tournant pour l’économie»
Stéphane Dupont / Chef de Service, Etienne Lefebvre / Rédacteur en chef "International, Politique et Economie générale" et Frédéric Schaeffer / Journaliste | Le 06/01 à 19:30, mis à jour à 19:54

INTERVIEW - Le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique estime que « tout est réuni pour que les entreprises investissent et embauchent ». « L’Europe n’est pas encore au rendez-vous », regrette Emmanuel Macron, qui estime que Berlin doit mener une « vraie » relance. Sur le travail dominical, il n’est « pas question de tomber dans un marchandage sur le nombre de dimanches travaillés à autoriser», prévient-il.

François Hollande estime qu’il faut une croissance supérieure à 1 % pour faire baisser le chômage. La croissance pourra-t-elle dépasser 1 % cette année ?

Le gouvernement a prévu 1 % et maintient cette prévision, mais je pense que 2015 doit être l’année de la renaissance européenne et du tournant pour l’économie française. Pourquoi ? Parce que la donne pour 2015 est nouvelle. Pour des raisons exogènes : la forte baisse de l’euro face au dollar, le repli des cours du pétrole, la faiblesse des taux d’intérêt. Et pour des raisons endogènes, c’est-à-dire grâce à nos décisions : la montée en charge du crédit d’impôt compétitivité emploi, qui va représenter 17 milliards d’euros en 2015, et l’entrée en vigueur du premier volet des baisses de cotisations du pacte de responsabilité.


Pouvez-vous chiffrer l’impact de ces facteurs ?

Pour un employeur, cela représentera une division par deux des cotisations pour un salarié au SMIC, soit 140 euros par mois de cotisations en moins. Tous ces facteurs vont rendre plusieurs points de marges aux entreprises. En matière de compétitivité, le premier résultat est que le coût horaire moyen du travail dans l’industrie en France est déjà repassé en dessous du niveau allemand. Le défi de 2015 sera d’utiliser cette nouvelle donne macroéconomique pour pleinement restaurer la confiance des entrepreneurs. Tout est objectivement réuni pour que l’embauche et l’investissement repartent. Afin de transformer l’essai, il faut que nous combinions trois actions durant le prochain semestre : consolider et expliquer les mesures prises ; accélérer les réformes sur le plan microéconomique pour moderniser notre économie et démontrer aux entrepreneurs, aux investisseurs et à nos partenaires que nous avançons ; enfin, changer la donne de la politique macroéconomique européenne afin de relancer la demande intérieure de la zone euro. Pour cela il faut des politiques budgétaires plus intelligemment articulées, une Allemagne qui mène une vraie politique de relance et un volontarisme accru en matière d’investissements européens.


Les syndicats restent sur leur faim au vu du nombre et du contenu des accords proposés par le patronat dans le cadre du pacte de responsabilité…

La signature des accords de branche s’est accélérée en fin d’année mais il faut aller plus loin. Les mesures que nous mettons en œuvre pour soutenir les entreprises sont d’une ampleur inédite sous la Ve République. Pourtant, le déficit économique français le plus grave demeure le manque d’investissement privé, alors que toutes les conditions sont maintenant réunies pour que les entreprises investissent. Le cap est parfaitement clair, la stabilité fiscale et juridique est assurée. C’est le moment d’investir. Et notamment en France. En particulier, les grands groupes français ne doivent pas oublier qu’ils sont français – ils savent bien le faire lorsqu’ils connaissent des difficultés. Nous avons pris nos responsabilités. Les élites économiques doivent maintenant prendre les leurs.


Vous évoquez la nécessité d’infléchir la politique économique menée au niveau européen. Celle-ci est pourtant nettement moins restrictive que par le passé…

La France a pris ses responsabilités sur le plan des réformes et au niveau budgétaire, elle s’est mise en mouvement et personne ne peut dire que rien ne s’est passé ces derniers mois. Mais je constate à regret que l’Europe n’est pas encore au rendez-vous. La politique de relance est insuffisante au niveau du continent, alors que la reprise de la zone euro reste fragile.


Quel sera le message de la France à l’Allemagne, lors de la rencontre prévue dimanche entre François Hollande et Angela Merkel ?

Nous voulons convaincre notre partenaire allemand que la France et l’Allemagne doivent aller beaucoup plus loin ensemble pour la relance de l’Europe. Il y a un épuisement démocratique dans les pays soumis à l’austérité. On le voit en Grèce. C’est au peuple grec de désigner souverainement ses représentants, qui eux-mêmes auront à tenir les engagements de leur pays.


La sortie de la Grèce semble de moins en moins considérée comme un tabou outre-Rhin…

La place de la Grèce est dans la zone euro, quel que soit son prochain gouvernement.


Une nouvelle restructuration de la dette grecque sera-t-elle nécessaire ?

Je vous rappelle qu’il y a déjà eu une restructuration de la dette grecque en 2011. Et la troïka a mis en place un plan d’aide qui peut encore évoluer, mais à la condition expresse que la Grèce continue de mener les réformes économiques et politiques nécessaires.


Autre dossier clef : l’Allemagne est-elle prête à soutenir un assouplissement de la politique monétaire de la BCE ?

La BCE est indépendante et fait tout ce qui est nécessaire pour remplir son mandat. La zone euro a subi une politique monétaire beaucoup moins accommodante que les Etats-Unis ces trois dernières années, avec qui plus est des politiques budgétaires restrictives. La BCE doit aujourd’hui pouvoir prendre des mesures offensives pour éviter que les anticipations d’inflation ne décrochent et pour soutenir les réformes qui sont menées pour favoriser la croissance. C’est le moment d’accélérer. Pour des raisons économiques, mais aussi politiques. Le populisme s’empare nécessairement du désarroi des peuples. Et la génération qui est arrivée ces dernières années sur le marché du travail et n’a connu que le chômage généralisé court le risque d’être définitivement sacrifiée.


La France est mal placée pour faire la leçon, avec un déficit qui ne reviendra pas à 3 % avant 2017…

Il ne s’agit pas de faire la leçon mais de décider en commun pour l’Europe. Par ailleurs, la France tient ses engagements en matière de réduction des dépenses publiques et c’est l’essentiel. Il ne s’agit pas d’en faire plus mais de dire que le plan de 50 milliards ne sera pas la fin du film : il faut se donner comme objectif de continuer de réduire le taux de dépenses publiques après 2017. 50 % par exemple, c’était le niveau d’il y a dix ans, et on ne vivait pas moins bien à cette époque, la majorité précédente en porte la responsabilité. L’Allemagne, de son côté, devrait investir bien davantage. Elle a une responsabilité impérieuse de le faire, comme la France a une responsabilité impérieuse de mener des réformes.


Le plan Juncker tarde-t-il trop à prendre corps ?

C’est déjà une étape majeure. Et une avancée sérieuse. Mais ce plan peut être amélioré : sur les ressources, cela passe par une capacité d’emprunt au niveau européen. Ensuite, sur les emplois, nous n’avons pas besoin prioritairement de prêts bancaires à bas coût, nous pouvons déjà les obtenir ! Le plan doit se concentrer sur le soutien à l’investissement sous forme de participation en capital pour les PME. Il devrait également financer des dépenses de recherche ou d’infrastructures par des subventions, sur le modèle d’un véritable plan d’investissements d’avenir (PIA) européen.


Pourquoi l’Allemagne bougerait-elle aujourd’hui sur tous ces sujets ?

Elle bouge déjà. Regardez avec le SMIC et les investissements. Elle bougera encore si elle a confiance et si elle prend conscience que nous avons des défis majeurs à relever à moyen terme. La France doit aussi montrer qu’elle fait preuve d’audace.


Votre projet de loi arrive au Parlement. Pour Cécile Duflot, c’est un « grand bond en arrière ». Que lui répondez-vous ?

Cécile Duflot me fait penser à Woody Allen : « Ma réponse est non… Mais quelle est la question ? » En relisant le projet de loi, elle découvrira que ses craintes ne sont pas fondées. Le développement du transport par autocars est plus écologique que la voiture. Sur le travail dominical, il y a aujourd’hui 600 zones touristiques en France dans lesquelles il n’y a pas la garantie légale de compensation salariale que ce projet de loi rend obligatoire partout. Tous les délais pour les grands projets peuvent être encadrés, sans que la protection de l’environnement soit atteinte. Faire long n’est pas faire mieux !


Vous avez beaucoup discuté avec les professions réglementées, mais elles restent arc-boutées contre la réforme…

Avec les avocats, il y aura une discussion parlementaire sur les deux points de crispation que sont la postulation territoriale et l’avocat en entreprise. On trouvera un accord. Avec les huissiers, les relations se sont apaisées. Concernant les notaires, le texte est équilibré : nous ne revenons pas sur l’acte authentique ni sur la libre installation régulée. Et sur les tarifs, notre approche se fait par la transparence en restant attaché à la péréquation. Je souhaite que le notariat accepte le principe même des réformes. En 2009, ils s’étaient engagés eux-mêmes à créer des postes et des offices. Ils ne l’ont pas fait ! Parce que le système est tenu par ceux qui n’ont pas intérêt à ce que les choses bougent. Je suis prêt à revoir la copie sur des aspects techniques mais pas à revenir au statu quo. Qui peut penser qu’on peut continuer à exercer une profession dont les règles d’installation relèvent de Louis XVIII ?


Sur le travail dominical, jusqu’où êtes-vous prêt à discuter ?

Il n’est pas question de tomber dans un marchandage sur le nombre de dimanches travaillés à autoriser. Le premier objectif de la loi est d’ouvrir là où l’on est sûr que cela crée de l’emploi et de l’activité sans générer des effets de reports, et où des contreparties auront été négociées par un accord entre partenaires sociaux : les zones touristiques internationales et les grandes gares. Le deuxième objectif est de donner plus de liberté au niveau des maires. C’est sur ce degré de latitude que doit se faire le débat pour trouver le bon mécanisme afin de préserver et d’encourager le commerce de proximité en centre-ville.


Vous êtes très prudent sur les effets de la loi sur la croissance et l’emploi. Pourquoi ?

Lancer des chiffres à horizon de cinq ou dix ans n’a pas de sens. Mais, je peux vous dire avec certitude que cette loi va créer plusieurs dizaines de milliers d’emplois d’ici à dix-huit mois, notamment dans les secteurs que l’on ouvre à la concurrence (autocars, professions réglementées) et via l’ouverture dominicale des commerces. Par ailleurs, les mesures sur l’entrepreneuriat ou le droit du travail avec la réforme des prud’hommes auront un impact indirect très important dans les prochaines années. Tout cela, conjugué avec la réforme du dialogue social, va lever de nombreux freins dans les PME, constituer un élément essentiel du redémarrage de la confiance et donc de l’investissement privé. Cette loi va montrer que la France est de retour et qu’elle se réforme !


L’opposition vous reproche de ne pas vous attaquer à la réforme de la fonction publique. Que lui répondez-vous ?

Elle doit éviter de se confondre avec le conservatisme. Et il faut arrêter de donner les fonctionnaires en pâture à la bien-pensance de droite. La fonction publique fait des efforts considérables, avec un gel du point d’indice depuis 2010.


La négociation paritaire sur le dialogue social piétine. Que compte faire l’exécutif ?

Cette négociation doit aboutir à un accord ambitieux qui puisse être traduit rapidement dans la loi. C’est possible, si chacun fait preuve d’esprit de compromis.


L’interdiction des retraites chapeaux va-t-elle être intégrée dans votre texte ?

Les recommandations du rapport Charpin sont imminentes. Ma conviction est que tout système de retraites supplémentaires est légitime à condition d’être fondé sur une contribution du salarié. Certaines retraites chapeaux ne le sont pas : c’est simplement une rente perpétuelle qui correspond à un revenu différé pour l’intéressé, qui n’a jamais abondé le dispositif. Cela ne sera plus possible. Je préfère un système qui rétribue mieux la performance et le risque à un système qui favorise la rente.


Après la loi Macron, les réformes vont-elles s’arrêter ?

Un match après l’autre ! La loi croissance et activité n’est que le déclencheur d’un processus de réformes. Il reste beaucoup à faire. Je ferai d’ailleurs des propositions additionnelles après son adoption. Notre pays a besoin qu’on aille encore plus loin !


Vous participez actuellement au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas. Le « french bashing » est-il fini ?

C’est à nous d’en décider, parce que les principaux responsables du « french bashing », ce sont d’abord certaines élites en France. Je veux convaincre les entreprises étrangères de venir investir en France en leur montrant que nous sommes en train de bouger. Je suis aussi ici pour accompagner les start-up françaises, ce qu’on appelle avec fierté la « french tech ». C’est un élément clef de notre redémarrage. La France est un succès pour les start-up, Paris est déjà un vrai hub. Mais nos start-up manquent de financements, non pas pour naître, mais pour grandir.


Que proposez-vous ?

Il faut améliorer les possibilités d’investissement en fonds propres, favoriser les fusions-acquisitions par les grands groupes. Je veux qu’on ait des premières introductions en Bourse sur le marché Enternext dans l’année. Il faut des success-stories, car elles créent un fort effet d’entraînement. Nous continuons d’améliorer les dispositifs sociaux et fiscaux avec les mesures prévues dans la loi activité sur les actions gratuites par exemple. Nous allons également monter avec la BPI un fonds pour faire des co-investissements de « business angels ». Les entrepreneurs qui réinjectent leur argent en France ont un rôle fondamental à jouer. L’économie du Net est une économie de superstars. Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires. Je ne fais pas partie de ceux qui stigmatisent les entreprises du CAC 40, car ce sont elles qui structurent l’économie française. Il faut que les start-up d’aujourd’hui préfigurent le CAC 40 de demain.


Que comptez-vous faire des 34 plans de la nouvelle France industrielle lancés par Arnaud Montebourg ?

Ces 34 plans continuent d’avancer, sous l’égide des industriels et avec l’appui de mes services. Je vais continuer à les passer en revue d’ici à la fin du premier trimestre. En concertation avec les porteurs de projet, je veux les ramener à une dizaine. Je veux des projets cohérents, encore plus tournés vers l’international et laissant toute leur place aux PME. Il n’y aura pas moins de moyens alloués, mais une plus forte concentration des efforts pour gagner en efficacité.


La taxe à 75 % disparaît. Quel bilan en tirez-vous ?

Elle a été un signal politique envoyé dans la campagne présidentielle de 2012. Nous avons toujours dit qu’elle ne serait en place que pour deux ans. Je comprends la sensibilité des Français sur la question des hautes rémunérations. Mais je préfère que des personnes qui ont du talent et qui prennent des risques soient très bien rémunérées, plutôt que d’avoir une économie de rentiers qui s’étiole. Il ne faut pas envoyer le signal que le succès ne fait pas partie des valeurs de la France. Le succès, l’émancipation par le travail ça fait même partie des valeurs de la gauche.
Source: http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0204058027324-emmanuel-macron-2015-doit-etre-lannee-du-tournant-pour-leconomie-1080745.php?M28loZiWI8QiCEbE.99
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:02

vers une solution type plan Roosevelt mais à petits pas. A suivre donc.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:11

Le plan Roosevelt ou l'idée fixe...

Lorsque l'on a un projet on s'occupe en premier de savoir comment le financer...

Qui en France va financer une politique de grands travaux ? l'emprunt sans doute... l'état n'a pas de pognon, les Français soit n'en ont plus tondus qu'ils sont, soit n'ont plus confiance dans nos gouvernants.
Reste l'emprunt si toutefois nous avons encore un crédit mais ce sera passager, juste pour creuser un peu plus le gouffre financier, conserver un peu plus longtemps le pouvoir avant une chute encore plus vertigineuse.


Dernière édition par tonton christobal le Mer 07 Jan 2015, 10:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:27

Certainement pas une idée fixe, plutôt une option qui tarde à s'imposer. Vous la situez au niveau de la France, je la vois plutôt apparaître au niveau Européen. C'est à ce niveau que les choses doivent se passer, si on veut passer le cap.

Je sais que vous ne croyez pas à la mutualisation des dettes qui évite le recours à l'emprunt. Il se trouve qu'actuellement les blocages allemands (peur de la grande dépression) sont ce qu'ils sont, et contribuent à empêcher les grandes manœuvres économiques nécessaires; Vous semblez croire l'inverse ; forcément il y a ici une vraie différence entre nous. Si nous pensons tous les deux que la chute risque d'être vertigineuse si rien ne se passe, nous ne sommes pas d'accord sur les perspectives de comment l'éviter si elle est évitable.

Si vous avez une meilleure solution qu'un plan de type Roosevelt, n'hésitez pas à nous en faire part, non pas en nous ressortant vos vannes à deux balles (cela ne fait pas assez pour la mise au pot à mutualiser) ni en nous parlant d'hypothèses comico-coco-sarko-logistes qui ne font plus rire personne, le débat que vous ne voulez pas avoir avec moi s'en portera mieux.

Sinon au plaisir de lire votre prochain interlude. Je ferai avec bien entendu. A chacun son truc.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:34

Lorsque l'on doit traiter un dossier personnel on commence par le traiter soi-même et avec ses moyens propres et non en le "mutualisant".

Lorsque l'on a été assez inconséquent pour laisser perdurer une situation anormale il est tout de même révoltant de penser que ce sont ceux qui ayant choisi de se serrer la ceinture dans le passé pour ne pas sombrer qui vont une fois de plus nous secourir.
Ensuite on voudrait être des leaders... désolé mais qui paye commande !

Evoquer avec des gens dont la déresponsabilisation individuelle générale tient lieu de morale et de doctrine politique la responsabilité individuelle et la rectitude est un débat à ne pas mener.

La Fontaine lorsqu'il a écrit "la cigale et la fourmi" résume très bien la situation.

Voila pour la vanne à deux balles dont la véracité est embarrassante.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:41

Où est l'embarras? Il existe d'autres fables, comme le lion et le rat. Là n'est pas la question.

Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Les Etats Unis d'Amérique existent, pas encore les Etats Unis d'Europe. On sait par l'expérience de nos amis d'outre atlantique où peut mener une guerre de sécession, on va peut-être éviter de la faire de ce côté de l'atlantique. Sans s'énerver, et en relisant peut-être pour l'occasion Victor Hugo.

Il n'est jamais trop tard pour changer d'échelle dans ses raisonnements.

« Messieurs, si quelqu'un, il y quatre siècles, à l'époque où la guerre existait de commune à commune, de ville à ville, de province à province, si quelqu'un eût dit à la Lorraine, à la Picardie, à la Normandie, à la Bretagne, à l'Auvergne, à la Provence, au Dauphiné, à la Bourgogne: Un jour viendra où vous ne vous ferez plus la guerre, un jour viendra où vous ne lèverez plus d'hommes d'armes les uns contre les autres, un jour viendra où l'on ne dira plus : – Les normands ont attaqué les picards, les lorrains ont repoussé les bourguignons. Vous aurez bien encore des différends à régler, des intérêts à débattre, des contestations à résoudre, mais savez-vous ce que vous mettrez à la place des hommes d'armes ? savez-vous ce que vous mettrez à la place des gens de pied et de cheval, des canons, des fauconneaux, des lances, des piques, des épées ? Vous mettrez une petite boîte de sapin que vous appellerez l'urne du scrutin, et de cette boîte il sortira, quoi ? une assemblée ! une assemblée en laquelle vous vous sentirez tous vivre, une assemblée qui sera comme votre âme à tous, un concile souverain et populaire qui décidera, qui jugera, qui résoudra tout en loi, qui fera tomber le glaive de toutes les mains et surgir la justice dans tous les cœurs, qui dira à chacun: Là finit ton droit, ici commence ton devoir. Bas les armes ! vivez en paix !

Ce jour-là, vous ne serez plus des peuplades enne­mies, vous serez un peuple; vous ne serez plus la Bourgogne, la Normandie, la Bretagne, la  Provence, vous serez la France.

Si quelqu'un eût dit cela à cette époque, messieurs, tous les hommes positifs, tous les gens sérieux, tous, les grands politiques d'alors se fussent écriés :

Que voilà une étrange folie et une absurde chimère ! – Messieurs, le temps a marché et cette chimère, c'est la réalité.

Eh bien ! vous dites aujourd'hui, et je suis de ceux qui disent avec vous, tous, nous qui sommes ici, nous disons à la France, à l'Angleterre, à la Prusse, à l'Autriche, à l'Espagne, à l'Italie, à la Russie, nous leur disons: Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains, à vous aussi !

Un jour viendra où vous France, vous Russie, vous Italie, vous Angleterre, vous Allemagne, vous toutes, nations du continent, sans perdre vos qualités distinctes et votre glorieuse individualité, vous vous fondrez étroitement dans une unité supérieure, et vous constituerez la fraternité européenne, absolument comme la Normandie, la Bretagne, la Bourgogne, la Lorraine, l'Alsace, toutes nos provinces, se sont fondues dans la France. Un jour viendra où il n'y aura plus d'autres champs de bataille que les marchés s'ouvrant au commerce et les esprits s'ouvrant aux idées. Un jour viendra où les boulets et les bombes seront remplacés par les votes, par le suffrage universel des peuples, par le vénérable arbitrage d'un grand Sénat souverain qui sera à l'Europe ce que le parlement est à l'Angleterre, ce que la diète est à l'Allemagne, ce que l'Assemblée législative est à la France ! Un jour viendra où l'on montrera un canon dans les musées comme on y montre aujourd'hui un instrument de torture, en s'étonnant que cela ait pu être ! Un jour viendra où l'on verra ces deux groupes immenses, les États-Unis d'Amérique, les États-Unis d'Europe, placés en face l'un de l'autre, se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies.

Et ce jour-là, il ne faudra pas quatre cents ans pour l’amener, car nous vivons dans un temps rapide, nous vivons dans le, courant d'événements et d'idées le plus impétueux qui ait encore entraîné les peuples, et, à l'époque où nous sommes, une année fait parfois l'ouvrage d’un siècle.

Dans notre vieille Europe, l'Angleterre a fait le premier pas, et par son exemple séculaire, elle a dit aux peuples : Vous êtes libre. La France a fait le second pas et elle a dit aux peuples: Vous êtes souverains. Maintenant faisons le troisième pas, et tous ensemble, France Angleterre, Belgique, Allemagne, Italie, Europe Amérique, disons aux peuples : Vous êtes frères ! »


Dernière édition par Libellule le Mer 07 Jan 2015, 10:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:44

le futur et le conditionnel les temps favoris des utopistes... surtout de gauche.

Dommage que nous devions résoudre maintenant les problèmes dont l'origine remonte au passé.

Problèmes urgents à l'assemblée : les baudets et les lapins... pour la dette française s'adresser à Angela qui fait la mauvaise tête.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 10:53

2 balles, finalement cela ne les vaut pas. Mais merci pour l'interlude. Je ne note pas de nouvelles idées, ça c'est dommage, mais de la constance, et ça c'est bien. Le petit train passe,... alien cat Sleep
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 11:05

après cette brillante prestation reste au webmaster à passer le karcher...
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 11:26

La lucidité permet de voir et de comprendre ce qu'il se passe loin du politiquement ou de l'économiquement correct affiché comme il se doit. Un article paru dans le contrarien m'y a personnellement aidé.

Entre baisse de la demande, excédent de l'offre, croissance économique mondiale anémique et conflit géopolitique entre pays producteurs de pétrole, c'est l'or noir qui n'en finit plus de s'effondrer depuis quelques semaines. Résultat ? Cette baisse du pétrole ne peut que finir par entraîner les marchés vers le bas, ne serait-ce parce que la plus grosse capitalisation à la Bourse de Paris, pour ne prendre que cet exemple, est la société Total, qui représente plus de 15 % de l'indice CAC 40.

Il ne faut pas oublier non plus que les banques américaines comme canadiennes sont particulièrement impliquées dans le financement de l'industrie nord-américaine au sens large du gaz de schiste. Or ce secteur est non seulement responsable d'une très grande partie de la croissance économique américaine qui du coup est  bien artificielle mais en plus n'est rentable qu'avec un baril dont le prix de vente est au moins supérieur à 70 dollars... Or le pétrole s'approche très dangereusement de la zone des 40 dollars le baril...

Ce faisant, attendons un peu, et il se pourrait (le conditionnel est une marque de prudence, pas d’une utopie démesurée)  que la France retrouve sa place historique de pont entre nations.
Je dis cela en toute lucidité, car je ne suis pas pour la politique du pire.

Vous pouvez être pour ou contre, vous pouvez aimer l'Europe et l'euro ou les détester, cela m'importe peu car intellectuellement et économiquement parlant, le constat est là et fait souvent sur ce forum (je pense ici aux écrits d’a.nonymous)  la monnaie unique sur des économies hétérogènes peut s’effondrer à l’occasion d’une crise majeure.

Ceux qui veulent sauver l'Europe et l'euro doivent mettre en place une Union de transfert, c'est-à-dire une Europe avec un impôt européen, des obligations européennes et une Europe où les plus riches payent pour les plus pauvres. Dans un tel cadre, alors oui l'euro est techniquement viable.

Cela fâche de l’écrire, voire de le dire sans prendre de gants, et bien tant pis, c’est dit.

Car dans le cas contraire, c’est tout le monde qui deviendra pauvre, car effectivement le système s’effondrera (zut un futur alors qu’il n’y a rien d’utopique dans cette vision du possible à court terme)

Le seul gros souci c'est que les Allemands, aussi sympathiques soient-ils, n'ont pas du tout envie de payer pour tout le reste de l'Europe. Par conséquent, ils refusent (et on peut les comprendre, personne ne dit le contraire) obstinément toute idée d'Europe fédérale et c'est exactement ce qu'a laissé entendre ce week-end Angela Merkel. Si la Grèce ne veut pas de la gestion budgétaire allemande, alors elle dégage de l'euro...

Et bien si la Grêce devait dégager, l’Espagne puis l’Italie suivront et cela en sera fini des chances de survie du modèle européen. Puis, bien sûr viendra le tour de la France qui isolée, ne pourra rien faire sinon voir son modèle social s’effondrer.

Angela Merkel a mis un tel bazar en Europe que la Commission européenne a voulu couper court aux spéculations, estimant que la présence d'un pays au sein de la zone euro était irrévocable, Macron ne disant d'ailleurs rien d'autre ..

Que se passe-t-il, dans la vraie vie : Les « zinvestisseurs » ont peur, et à très juste titre, que la BCE ne puisse pas se lancer dans un programme de rachat massif d'actifs en raison de l'opposition allemande... constante depuis 7 ans maintenant, le tout avec des conflits portés devant les juridictions et la volonté germanique de faire appliquer les traités... Et les traités n'autorisent pas le financement direct des États.

Une fois que l'on a compris cela, soit on se bouge pour mettre un plan de type Roosevelt en place, soit on peut commencer à plier sabres et bagages.

Quand a.nonymous ouvre son post d'un c'est beau comme...un discours du bourget il marque lui aussi son scepticisme, et pourtant, il faut lire l'article de Macron autrement que pa rle peti tbout de l alorgnette : si ce n'est pas en 2015, que l'économie se retourne (plan à l'appui autant le dire), ce ne sera pas en 2016 car on ne peut plus guère différer les décisions à prendre tant l'échiquier géo politique est en train de s'imbriquer défavorablement.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 11:37

et bla et bla et bla... que de temps perdu !

désolé l'interlude est fini la baballe est rangée.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 11:47

Pas de quoi être désolé, vous rangez assez régulièrement la baballe. alien cat
Expliquer les choses avec un regard qui se refuse à être politiquement correct n'est jamais une perte de temps pour celui qui le fait.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 12:05

Citation :
.. c'est l'or noir qui n'en finit plus de s'effondrer depuis quelques semaines. Résultat ? Cette baisse du pétrole ne peut que finir par entraîner les marchés vers le bas
Il reste à évaluer l'effet de la baisse du prix du pétrole sur les marchés des éoliennes et des panneaux solaires.

Citation :
Ceux qui veulent sauver l'Europe et l'euro doivent mettre en place une Union de transfert, c'est-à-dire une Europe avec un impôt européen, des obligations européennes et une Europe où les plus riches payent pour les plus pauvres.
Pourtant,
"Il n'est pas de sauveur suprême /
Ni dieu, ni président, ni tribun / ni transfert allemand
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes"
plus très de gauche, ce champ historique de gauche, qui défend d'abord les producteurs.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyMer 07 Jan 2015, 12:11

insulter les gens et vouloir dialoguer est aussi cohérent que de leur faire des procès, mettre en place un dispositif pour les faire taire et leur faire bonne figure lorsque l'on les rencontre.

Désolé une fois de plus, mais c'est l'heure de la détente et des caouettes !
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyLun 12 Jan 2015, 07:03

En France nous avons des économistes reconnus et une économie à la dérive...

L'ex tête pensante du Pdt Mitterrand l'omni compétent J. ATTALI résumait parfaitement la situation :

« un grand économiste est quelqu’un qui saura très bien expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas produit aujourd’hui »

Avec flanbi nous tenons un économiste qui plus est spécialiste de la fiscalité (là on peut lui faire confiance) de taille internationale.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyJeu 22 Jan 2015, 20:18

http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-bce-va-racheter-plus-de-1000-milliards-d-euros-de-dette-souveraine_1643420.html

mis en clair :

La BCE va racheter plus de 1000 milliards d'euros de dettes
Par Lexpansion.com, publié le 22/01/2015 à  14:44, mis à jour à  16:05

Face à la menace de déflation, les gouverneurs de la banque centrale européenne ont décidé de racheter des titres de dette publique et privée, pour injecter au moins 1000 milliards d'euros dans l'économie.

La BCE va racheter plus de 1000 milliards d'euros de dettesLa BCE maintient ses taux au plus bas mais actionne un instrument non-conventionnel, "l'assouplissement quantitatif".
REUTERS/Kai Pfaffenbach

Draghi brise le tabou. Face à la menace de déflation, le président de la BCE annonce un vaste programme de rachat d'actifs, dont des titres de dette publique des Etats européens. A raison de 60 milliards d'euros par mois, il s'agit d'injecter plus de 1100 milliards d'euros dans la zone euro de mars 2015 à septembre 2016 pour stimuler son économie. Soit le double de que ce que les marchés attendaient. Il s'agit d'une mesure non-conventionnelle, l'assouplissement quantitatif ou "quantitative easing" (QE), qui pourrait même durer, si besoin, au-delà de septembre 2016. Jusqu'à ce que l'inflation soit revenue près de 2%, conformément au mandat fondamentale de la BCE.

80% des rachats confiés aux banques centrales nationales

La BCE doit racheter 20% de ces titres, les banques centrales nationales rachetant les 80% restants pour partager les risques. Les 20% rachetés par la BCE seront sujets à un partage des pertes éventuelles. Les achats seront réalisés en fonction de la répartition au capital de la BCE, et n'excluent donc aucun pays, pas même les plus endettés comme la Grèce. "Nous n'avons pas de règle spéciale pour la Grèce", a dit Mario Draghi, "mais certaines conditions doivent être remplies". Il a évoqué un critère d'éligibilité supplémentaire pour les pays sous surveillance, comme la France.


Le programme a des garde fous. La BCE s'est engagée à ne pas racheter plus de 30% de la dette de chaque émetteur, et plus de 25% d'une émission donnée.

Les taux espagnols et grecs au plus bas En réaction à l'annonce de Mario Draghi, les taux espagnols et italiens sont tombés à des plus bas historiques. En France, le CAC 40 a pris près de 1% dans la perspective de ce nouvel afflux de liquidités. L'euro a poursuivi sa baisse face au dollar. Il est tombé à 1,1483 dollar, alors qu'il évoluait quelques instants avant l'annonce de la BCE autour de 1,1620 dollar et qu'il valait 1,1607 dollar mercredi soir.

Les mesures ont été prises "à une large majorité", a affirmé Mario Draghi. C'est à dire que l'unanimité n'a pu être réunie; L'opposition de la banque centrale allemande à ce type de mesures non-conventionnelles est bien connue. Par ailleurs, avant la conférence de presse de Mario Draghi, la Banque centrale européenne (BCE) avait annoncé maintenir ses taux directeurs au plancher. L'institution monétaire de Francfort a laissé son principal taux directeur à 0,05%, le plus bas niveau historique auquel il avait été amené en septembre.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyJeu 22 Jan 2015, 22:07

Libellule a écrit:
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-bce-va-racheter-plus-de-1000-milliards-d-euros-de-dette-souveraine_1643420.html

mis en clair :

[i]La BCE va racheter plus de 1000 milliards d'euros de dettes
Par Lexpansion.com, publié le 22/01/2015 à  14:44, mis à jour à  16:05

Face à la menace de déflation, les gouverneurs de la banque centrale européenne ont décidé de racheter des titres de dette publique et privée, pour injecter au moins 1000 milliards d'euros dans l'économie.


Ce n'est pas vraiment un scoop puisque le gaffeur avait gaffé il y a deux jours....

Obs a écrit:
Hollande met la politique monétaire sens dessus dessous
Par Pascal Riché

Publié le 20-01-2015 à 15h13Mis à jour à 16h58

Lors de ses voeux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi, le président a levé le voile sur les annonces de la BCE prévues jeudi prochain. Jolie gaffe. Et ce n'est pas la première.

Si François Hollande a ces jours-ci gagné 21 points, ce n’est pas dans le cœur de son ex-"adversaire", la finance. Pour les hommes des marchés, François Hollande n’a jamais été très affolant, mais il est considéré comme un drôle de type.

En témoigne la petite pantalonnade qui s’est jouée lundi. Lors de ses voeux aux acteurs de l’entreprise et de l’emploi, le président a annoncé tout de go que la BCE allait jeudi "racheter des dettes souveraines".
La Banque centrale européenne va prendre jeudi la décision de racheter des dettes souveraines, ce qui va donner des liquidités importantes à l'économie européenne et (...) peut créer un mouvement favorable à la croissance."

On imagine, dans leur bureau capitonné de Francfort, les banquiers centraux recracher leur thé en découvrant l’urgent s’afficher sur leur Blackberry.
---/---
Source ET SUITE: http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20150120.OBS0353/hollande-invente-la-politique-monetaire-wtf.html
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyJeu 22 Jan 2015, 22:49

Où est la gaffe? Il s'agit d'une possibilité évoquée depuis plusieurs années et qui finit par prendre corps. De ces hypothèses émises, tournées en ridicule car supposées utopiques.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptyVen 23 Jan 2015, 08:36

Le Président de la BCE a annoncé dès le début de la conférence un programme de rachat d'actifs de 60 milliards d'euros par mois de mars 2015 jusqu'à fin septembre 2016 au plus tôt, soit un QE (QE" - acronyme anglais  d'assouplissement quantitatif  - annoncé) d'au minimum 1100 milliards d'euros. A mon avis cela pourrait monter jusqu'à 2 000 milliards ; on est dans un processus de "capital infusion" (augmentation des capitaux des banques) modéré (même si les sommes paraissent énormes) qui devrait éviter le phénomène qui a contrarié les plans des années 30, à savoir la survenue d'une hyper inflation. L'euro devrait baisser. Pour ceux qui me lisent depuis longtemps, on va corriger probablement les conséquences de l'Euro fort ; et à terme on verra peut-être une unité mondiale monétaire simplifiée 1$ = 1€ = 1000 yens. La Chine va moins supporter la dette des autres au prorata de cette capitalisation financière. Cela tombe bien, son taux de croissance est en train de baisser.

Les banques centrales nationales assumeront chacune de leur côté les risques de 80% des titres du programme. A cette fin, elles se cantonneront essentiellement à des achats de titres de leur propre pays. Cette division des risques entre Etats européens était notamment défendue par l'Allemagne, qui ne souhaitait pas payer pour les éventuelles pertes subies par ses partenaires européens

Les achats d'obligations souveraines seront réalisés au prorata de la répartition du capital de la BCE, c'est-à-dire qu'un montant réduit sera consacré au rachat des dettes des plus petits pays comme la Grèce. Exactement ce qu'il faut faire. Car ce faisant chaque pays reçoit une quote part équivalente par le biais des banques centrales nationales ; une garantie d'équité, qui favorise la relance d'abord dans les pays de taille significative. L'Allemagne bien sûr n'est pas pénalisée foncièrement par cette méthode. Puisque la mutualisation des dettes se fait "aussi" à son avantage.

La preuve ici https://www.ecb.europa.eu/ecb/orga/capital/html/index.fr.html

Pour que cela marche, il faut que en parallèle les taux des déficits de tous les pays baissent année après année (le poids de la dette diminuera en conséquence) et que les taux de refinancement restent bas (on gagne techniquement des montants colossaux d'intérêts en deux trois ans). Idéalement  tendre vers l'équilibre budgétaire et s'y tenir, mettrait fin à ce cycle d'endettement autorisé mais non contrôlé qui perdure depuis 40 ans.

Si les économistes gouvernementaux n'arrivent pas à obtenir une gestion vertueuse des comptes des nations prises une à une, il est possible que le modèle ne permette pas l'assainissement recherché (la nature humaine c'est ce qui fera la différence entre le statu quo -on reste insouciants- et la prise de conscience -on relève les manches et on se met à gérer-). Il en va aussi au niveau de la gestion des organismes sociaux (sécurité sociale et retraites) et des collectivités territoriales; A cet instant il faut plutôt se dire que les dés sont jetés pour chaque décideur à son niveau fasse sa part du boulot.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptySam 24 Jan 2015, 09:40

Pour comprendre cette décision de la BCE, il faut regarder la situation econique mondiale:
La croissance a repris aux États Unis sur un
Rythme de 3 à 5%
La croissance chinoise est en baisse à 6-8%, mais reste élevée
Le Japon va stimuler sa croissance faible et devrait rebondir en 2015.

Au milieu de tout cela la croissance de la zone euro est à zéro, l'Allemagne n'étant plus booster par ces exportations (forte concurrence du Japon sur les marchés asiatiques)

C'est pour ça que la BCE injecte de l'argent dans l'économie européenne, cela devrait stimuler la croissance et faire un peu d'inflation donc absorber de la dette.

L'une des condition pour que cela marche est la maîtrise des dépenses publiques.

Au milieu de tous ces milliards injectés par la BCE, la Grèce doit rembourser 30 milliards en 2015. Ça ne pèse pas très lourd, et quelque soir la décision des grecs ce week end ça ne changera rien a moyen terme.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptySam 24 Jan 2015, 09:48

et puis cette décision de la BCE permettra au gouvernement actuel d'avoir un nouveau répit pour ne rien faire... rien changer et creuser le déficit.
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MessageSujet: Re: Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos   Interview d'Emmanuel Macron dans les Echos EmptySam 24 Jan 2015, 09:58

En effet c'est à craindre.

Avec un pétrole à 70€, une croissance stimulée, la logique voudrait que la croissance reparte. Mais c'est sans compter sur l'immobilisme et la mollesse de vous savez qui.
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