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 Et ce qui devait arriver, Areva!

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MessageSujet: Et ce qui devait arriver, Areva!   Ven 06 Mar 2015, 18:27

Le groupe nucléaire français, Areva, devrait annoncer 4,9 milliards d’euros de pertes provisoires pour 2014. Sur un chiffre d’affaires de 8,4 milliards d’euros. Et près de 8 milliards de pertes en quatre ans. Décidément l’excellence française de l’atome a pris du plomb dans l’aile !

Le 4 mars, l’entreprise présente ses résultats définitifs ainsi qu’un grand plan stratégique qui pourrait remettre en cause le modèle du groupe. Soucieuse de couper court à toutes les rumeurs, Areva a déjà communiqué sur les pertes pressenties le 23 février dernier.

Son endettement atteint 4,7 milliards d’euros pour 4 milliards de fonds propres. Pourtant, le groupe a déjà cédé quelque 7 milliards d’euros d’actifs en quelques années et a déjà bénéficié d’une première augmentation de capital de 600 millions ; c’est dire l’ampleur du désastre, tu ou nié depuis des années.

Au début de l’automne dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a placé Areva sous surveillance négative. Bercy s’est alors employé pour que le groupe nucléaire ne soit pas classé dans la catégorie infamante de ‘junk bonds’.

En échange, l’État, les actionnaires et la direction d’Areva ont promis de remédier à la situation en lançant une émission obligataire de quelque 800 millions début novembre 2014. Malgré un taux de 8 %, très supérieur aux conditions de financement actuelles, les investisseurs n’ont pas suivi et Areva a dû annoncer qu’il repoussait son opération. Dans l’attente de temps plus favorables…

Si Areva était une société privée, elle aurait déjà dû déposer le bilan.

A l’origine de ce crash industriel et financier, plusieurs explications :

1- L’ère post-Fukushima – Le groupe peine à s’adapter à l’ère post-Fukushima, marquée par le non-redémarrage des réacteurs japonais et un arrêt massif des centrales nucléaires allemandes. L’atonie de l’énergie nucléaire au niveau mondial ne contribue pas au dynamisme d’AREVA dont les projets-phares ont toujours du mal à s’exporter. C’est d’ailleurs une deuxième explication de la crise.

2- Le fiasco de l’EPR. Finlandais, tout d’abord. Alors que ce réacteur nucléaire devait à l’origine entrer en fonctionnement en 2009, son démarrage ne cesse d’être repoussé, d’abord en 2016, puis 2017. Le groupe parle maintenant de 2018. Chaque année de retard coûte 400 millions d’euros au groupe. Areva a déjà avoué un surcoût de 4 milliards d’euros par rapport aux 3,5 milliards d’euros prévus dans le contrat signé avec l’électricien finlandais TVO.

Mais au-delà du site finlandais, la question la plus sensible et qui est au cœur de l’avenir du groupe, est celle de l’arrêt ou non du programme EPR. Le réacteur nucléaire est un fiasco industriel et commercial. Il se révèle trop compliqué et trop cher à construire. A l’étranger comme en France, à Flamanville.

Même si «l’excellence industrielle française» en prend un sérieux coup, l’État ne peut plus ne plus mesurer l’ampleur financière du désastre et les couloirs des ministères bruissent d’une vague rumeur quant à la possibilité de tirer un trait sur cette coûteuse et malheureuse aventure. Un rapprochement des structures d’AREVA avec EDF signerait le démantèlement du premier groupe et, à terme, l’arrêt de mort de cette entité issue en 2001 de la fusion de la COGEMA et de FRAMATOME.

À l’intérieur de l’entreprise, la colère et la peur se mêlent à la stupeur. Les salariés savent que ce sont eux qui vont payer le prix des folies passées. Plus de 1 500 suppressions de poste sont déjà annoncés en Allemagne, 200 aux États-Unis. En France, le chiffre n’est pas encore connu. Mais les suppressions d’emploi pourraient se compter en milliers.

3- L’activité minière dans l’impasse. Il y a d’abord le dossier Uramin, qui devrait conduire à la mise en examen prochaine de certains responsables, et qui n’est pas totalement purgé. Il reste notamment le milliard d’euros de travaux réalisés en Namibie qui n’a jamais été provisionné.

Mais il faut aussi ajouter le dossier Imouraren, nom d’un site au Niger dont Areva a obtenu le permis d’exploitation début 2009. Le gisement devait produire 5 000 tonnes de minerai au moins par an avec un permis d’exploitation pendant 35 ans.

Mais début 2015, le groupe a décidé de tout arrêter, la mine semblant aussi inexploitable que les gisements d’Uramin. Coût total de cette acquisition : 800 millions d’euros (non encore inscrits dans les comptes).

4- Enrichissement. En 2008, Areva a décidé de construire une nouvelle usine de gazéification pour l’uranium sur le site de Tricastin, en remplacement de celle de Lodève. Le prix de cette nouvelle construction s’élève à un milliard d’euros environ. Elle devrait fonctionner à partir de 2016 mais n’a toujours pas de client. De même, l’usine d’enrichissement Georges-Besse 2, toujours sur le site de Tricastin, peine à monter en puissance, alors qu’elle a coûté elle aussi plus d’un milliard d’euros à réaliser.

L’excellence du gâchis

L’effondrement du système Lauvergeon, du nom de l’ancienne présidente du groupe, pose ouvertement la question d’une recapitalisation du groupe par l’État, opération qui se chiffrera en milliards d’euros.

Si à cela, vous ajoutez les coûts croissants de la globalité du parc électronucléaire français, qu’il s’agisse de gestion des déchets (issus des centrales ou des anciennes mines d’uranium comme celle de Saint-Priest-Laprugne dans le Puy-de-Dôme), du vieillissement des centrales ou de leur démantèlement dont les frais n’ont jamais été provisionnés, vous mettez le pied sur le seuil de la grande impasse industrielle de l’industrie nucléaire française. Les récents incidents de la centrale du Tricastin ou la mise à l’arrêt de celle de Fessenheim ne rendent le débat que plus urgent.

Que ces montagnes de pertes, de déficit et de provisions à réaliser s’accumulent au moment précis où l’urgence écologique nous commande de faire le pari de la maîtrise de la demande énergétique et de la transition vers les énergies renouvelables, tout cela laisse le goût amer d’un vaste gaspillage et d’une impuissance pourtant acquise au nom de l’indépendance nationale. Navrant.

* Le Canard Enchaîné, le 25 février 2015
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Ven 06 Mar 2015, 20:12

Plaidoyer de Denis Baupin, vice-président (EÉLV) de l’Assemblée nationale, pour la sauvegarde d’EDF, qui n’a plus les moyens de financer la production toujours plus coûteuse d’électricité nucléaire: « Si l’État veut éviter à EDF le marasme dans lequel s’enfonce Areva, il doit (lui) donner pour feuille de route le triptyque maîtrise de l’énergie, énergies renouvelables, décentralisation et réseaux intelligents ».

La catastrophe industrielle d’Areva signe la fin d’une époque : celle du nucléaire-roi à la française. C’est un signal d’alarme. Faute de réaction, elle pourrait entraîner EDF dans sa chute. Les solutions sont pourtant à portée de main. C’est à l’État, son actionnaire ultra-majoritaire, de prendre la main et de l’engager dans la transition énergétique.

Un business model nucléaire en chute libre

Depuis des décennies, les écologistes dénoncent le triple mythe du nucléaire français : une indépendance énergétique factice puisque dorénavant 100% de l’uranium consommé est importé ; une sécurité devenue très relative depuis que, suite à la catastrophe de Fukushima, l’Autorité de sûreté nucléaire confirme qu’un accident nucléaire majeur est possible en France ; et une électricité prétendument bon marché, mais de fait largement subventionnée par de nombreux artifices juridiques.

La quasi-faillite dans laquelle est plongée Areva est venue confirmer ce que son défunt président du directoire, Luc Oursel, déclarait il y a quelques mois devant la commission d’enquête parlementaire sur les coûts du nucléaire dont j’étais rapporteur : le business model du nucléaire s’est écroulé. Les populations demandant toujours plus de sécurité face au risque nucléaire insoutenable, le coût des installations ne cesse de croître, et sa compétitivité s’est évanouie face à des énergies renouvelables dont le coût ne cesse de décroître.

Cette commission d’enquête a mis en évidence la courbe dangereusement ascendante des coûts du nucléaire. Le rapport que la Cour des Comptes avait publié à notre demande montre une explosion des coûts d’exploitation des centrales françaises : + 21% en 3 ans, largement dûe au vieillissement des installations et aux difficultés de maintenance rencontrées par EDF. Ce rapport a aussi mis en évidence le mur d’investissement nécessaire à la remise à niveau du parc (le fameux « Grand Carénage ») : 110 milliards d’euros (et non 55 comme le prétendait le PDG d’alors de l’entreprise)… et cela alors même que la dette d’EDF est déjà critique et sans la moindre garantie que ces investissements permettent de prolonger les installations au-delà de 40 ans !

En effet, l’Autorité de sûreté (ASN) ne rate jamais une occasion de rappeler qu’il n’y a aucune garantie que les réacteurs puissent être prolongés. La cuve des réacteurs impossible à changer, et qui s’abîme sous le bombardement neutronique, pourrait bien constituer le maillon faible… à l’image de ce que subissent nos voisins belges qui découvrent que leurs réacteurs comportent des milliers de « micro » fissures, dont certaines de près de 20 centimètres ! Et, à supposer que l’Autorité de sûreté autorise la prolongation de certains réacteurs, cela ne pourrait être qu’au prix d’investissements coûteux : en effet, l’ASN estime que le niveau de sûreté de ces installations devrait être porté au niveau de l’EPR (pour un coût prévisible de l’ordre de 1 à 4 milliards par réacteur selon le cabinet WISE).

Un parc vieillissant, un coût du nucléaire neuf prohibitif

Dans de telles conditions, il convient, ne serait-ce que pour épargner les deniers publics, de se demander si ces sommes faramineuses ne seraient pas mieux investies dans des moyens de production électriques alternatifs.

Certains imaginent de remplacer le nucléaire vieux par du nucléaire neuf. Examinons cette hypothèse. Le seul réacteur alternatif existant est l’EPR. Sa construction se déroule dans de telles conditions catastrophiques (en France comme en Finlande) qu’EDF se refuse dorénavant à donner une date de mise en service et un budget définitif (il a déjà été multiplié par 3), et encore moins un prix du MWh produit. On peut cependant en avoir une évaluation au regard du contrat pharaonique qu’EDF vient de conclure avec l’Etat britannique (au prix d’un engagement extraordinairement risqué pour les consommateurs du pays) garantissant un prix d’achat du MWh pendant 35 ans qui est déjà le double du prix de l’électricité dans le pays… et près de 30% supérieur au prix du MWh produit par l’éolien !

Puisque l’EPR trop cher est quasi-mort-né, on nous parle aujourd’hui pour le remplacer, d’un EPR light (« optimisé » dans le jargon) dont personne ne connaît ni la faisabilité, ni le coût et encore moins l’acceptabilité par l’ASN. En tout état de cause, si ce chantier était lancé, il faudrait non seulement finaliser le dossier mais ensuite commencer par construire un prototype… on en a au moins pour 15 ans ! Quant à la mythique quatrième génération, qui tente de faire renaître l’éphémère Superphénix (qui s’était surtout caractérisé par ses pannes à répétition et sa dangerosité), si tant est qu’elle voit un jour le jour, elle ne serait opérationnelle que vers la fin du siècle, et pour un coût de production que personne ne se risque à prétendre compétitif.

La relève en matière nucléaire apparaît donc particulièrement fragile et extrêmement coûteuse. Pas étonnant dans ces conditions que le déclin de la filière soit si visible au niveau planétaire : alors que le nucléaire pesait pour plus de 18% de l’électricité mondiale, sa part ne cesse de décroître et avoisine aujourd’hui les 11%.

Pour comparer les filières de production, faisons la vérité des prix
Car si le lobby nucléaire a indéniablement réussi à brider les énergies renouvelables sur le territoire national, il n’en a rien été dans le reste du monde. Celles-ci connaissent dorénavant une croissance exponentielle à mesure que leurs coûts diminuent : en 2014, les deux tiers des installations électriques nouvelles dans le monde étaient renouvelables, et dès l’année prochaine les renouvelables électriques produiront dans le monde deux fois plus d’électricité que le nucléaire. En France même, les projets renouvelables les plus récents permettent de produire une électricité moins chère que celle qui sortira de l’EPR. Et ces coûts continuent de décroître, quand ceux du nucléaire ne cessent d’augmenter.

La comparaison apparaît encore moins flatteuse si on met l’ensemble des coûts sur la table : ceux payés par le consommateur, mais aussi ceux pris en charge depuis des décennies par le contribuable. Pour entretenir la flamme du nucléaire bon marché, le nucléaire a en effet bénéficié pendant des décennies de la complaisance des pouvoirs publics qui ont fait prendre en charge par la collectivité l’essentiel de ses coûts dans quatre domaines très coûteux : la recherche (50 milliards sur 50 ans), la gestion des déchets (notamment le projet Cigeo dont le coût pourrait être multiplié par 2), le démantèlement (dont le coût en France est largement sous-estimé au regard des autres pays nucléarisés) et l’assurance face au risque (quasi intégralement à la charge de la collectivité qui devra assurer évacuation et réparation, comme on l’a vu à Tchernobyl ou à Fukushima). Certes, des artifices juridiques permettent à EDF de prétendre assurer ces financements, mais la Cour des Comptes – et même les propres commissaires aux comptes d’EDF – ont attiré l’attention à plusieurs reprises sur le décalage très important entre coûts réels et coûts annoncés.

Au moment où la France doit faire des choix cruciaux quant à son avenir énergétique, c’est bien l’ensemble de ces coûts qui doivent être mis sur la table, filière par filière, pour que la collectivité soit en capacité de choisir la voie la plus pertinente pour son avenir.

La France ne peut rater la révolution énergétique mondiale

Dans ces conditions, on ne peut que s’interroger sur les motivations de ceux qui, contre vents et marées, continuent de vouloir brider l’indispensable diversification électrique française. Les enquêtes qui entourent la faillite d’Areva (et le fait qu’elle ait été masquée aussi longtemps aux décideurs) permettront de savoir quelle est la part d’aveuglement idéologique et quelle est la part des conflits d’intérêt qui ont présidé aux choix effectués par l’entreprise.

Mais, sans attendre, une question plus urgente se pose : peut-on laisser Areva entraîner dans sa chute le fleuron industriel national que constitue EDF ? Au moment où le monde entier passe à Internet (les énergies renouvelables), la France peut-elle se permettre d’en rester à son vieux Minitel (le nucléaire) et risquer de rater la mutation industrielle majeure de ce siècle, avec tout cela comporte d’enjeux en terme de compétitivité, de marchés à l’international, et donc d’emplois pour aujourd’hui et pour demain ?

Qui peut croire que c’est en restant cramponné aux vieilles certitudes qu’on s’adaptera au mieux aux mutations que les nouvelles technologies imposent à tous les secteurs industriels ? Au moment où Velib, Bla-Bla-Car ou Uber obligent les services usuels de transports à s’adapter, au moment où Mediapart et les réseaux sociaux obligent les médias traditionnels à s’adapter, au moment où Amazone et la vente en ligne obligent la Fnac, les libraires, et la grande distribution à s’adapter… qui peut croire que les grandes compagnies énergétiques basées sur les énergies de stocks (charbon, pétrole, gaz, uranium) vont pouvoir rester statiques face à l’émergence des énergies de flux et les réseaux intelligents ?

Si EDF continue de proposer des EPR plutôt qu’une offre de service énergétique combinant maîtrise de l’énergie, renouvelables, stockage, effacement, réseau intelligent, il restera aussi crédible que le commercial qui proposerait au consommateur d’aujourd’hui d’acheter un Minitel plutôt qu’une tablette et en le payant trois fois plus cher ! On aura beau construire des lignes Maginot, en prétendant que le nucléaire en marinière serait une excellence française, la réalité éclatante aux yeux du monde entier est que l’entreprise phare du nucléaire français connaît une faillite retentissante dont le discrédit rejaillit sur l’ensemble de la filière nationale (il n’est que voir les inquiétudes émises par les Britanniques sur le devenir du projet Hinkley Point, ou par les Turcs sur celui de l’Atmea).

La France a pourtant des atouts considérables : un formidable potentiel en énergies renouvelables (solaire, trois régimes de vent, des énergies marines, hydrauliques, biomasse, géothermie) en métropole et dans ses îles ; des innovateurs qui ont été et restent à la pointe en matière d’énergie (notamment le CEA en ce qui concerne le stockage ou les cellules photovoltaïque à haut rendement) ; et des entreprises dont l’Etat, en tant qu’actionnaire, peut influencer la politique industrielle.

A quelques mois de la COP21 sur le climat à Paris, il est temps que l’État joue son rôle de stratège dans ses entreprises à capitaux publics, à commencer par son principal énergéticien. Profondément endetté, EDF n’a pas les moyens de s’engager dans la transition énergétique si elle doit mener de front la remise à niveau de ses centrales, la construction d’un nouveau parc (en plus de ses projets dispendieux à l’étranger) et le sauvetage d’Areva.

D’autres industriels – EON, Siemens, GDF-Suez – ont fait clairement le choix de privilégier le monde de demain plutôt que celui d’hier.

Si l’État veut éviter à EDF le marasme dans lequel s’enfonce Areva, il doit faire des choix clairs et donner pour feuille de route à l’électricien le triptyque « maîtrise de l’énergie – énergies renouvelables – décentralisation et réseaux intelligents ». Il en va de la sauvegarde de l’entreprise, de l’indépendance de notre production électrique, mais aussi des centaines de milliers d’emplois en jeu, les secteurs industriels de la transition énergétique étant particulièrement intensifs en emplois.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Ven 06 Mar 2015, 22:17

Un autre avis...

Areva, acculé avec une perte record en 2014 proche de 5 milliards d'euros, a annoncé mercredi un vaste plan d'économies et de cessions pour redresser ses comptes mais a remis à la mi-2015 les annonces sur le volet social et son renflouement.

"L'ampleur de la perte nette de l'exercice 2014 illustre le double défi auquel Areva est confronté: stagnation durable des activités nucléaires, manque de compétitivité et difficile gestion des risques inhérents aux grands projets. Le groupe a pris la mesure de la gravité de la situation", a affirmé Philippe Knoche, directeur général du groupe, cité dans un communiqué.

Améliorer la productivité sans toucher à l'emploi
La stratégie de redressement du spécialiste français du nucléaire passera donc par un plan de compétitivité visant à trouver 1 milliard d'euros d'économies d'ici 2017 via "de nouveaux leviers d'achats", "une forte amélioration de la productivité" et "en allégeant les structures et en optimisant les implantations géographiques".

Sur le volet social, le groupe avait prévenu qu'il ne ferait pas d'annonces immédiatement et prévoit d'engager "à partir de la fin du mois de mars" une phase de concertation avec les organisations syndicales sur "un projet d'accord-cadre" relatif à "l'emploi, aux rémunérations et au temps de travail". Le ministre du Travail François Rebsamen a lui annoncé ce mercredi qu'il n'y aura pas de licenciements.

Pas de plan de financement annoncé avant le 30 juillet
Areva a un besoin urgent de se renflouer mais n'annoncera un plan de financement 2015-2017 que d'ici à la publication de ses résultats semestriels le 30 juillet. Ce plan passera notamment par une nette réduction des investissements qui seront ramenés à moins de 3 milliards d'euros d'ici 2017, contre 4,6 milliards entre 2012 et 2014 et un programme de cessions d'actifs supérieur aux 450 millions d'euros annoncés en octobre dernier.

Revoir le partenariat avec EDF
Prenant note que "les fondamentaux" du marché nucléaire "ont changé au cours des dernières années", Areva prévoit de se "recentrer sur le coeur des procédés nucléaires" tout en conservant son modèle intégré sur toute la chaîne de valeur du secteur avec une priorité donnée à sa présence en Chine.

Le groupe souhaite aussi une "refonte" de son partenariat avec EDF, son principal client, axée sur l'achèvement des projets en cours (EPR de Flamanville, EPR d'Hinkley Point au Royaume-Uni), l'optimisation de la gamme de réacteurs développée par les deux groupes français et le "défi de la compétitivité"..

Cette refonte du partenariat entre les deux groupes pourrait passer par "un rapprochement avec, y compris capitalistique", dans l'activité réacteurs, l'ingénierie et la maintenance, a indiqué mercredi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron dans un entretien au Figaro. Une recapitalisation publique est à l'inverse "prématurée" a-t-il ajouté.


Le nucléaire pas cher de toutes façons arrive à son terme. Reste la seule question qui vaille maintenant : A-t-on eu raison de tergiverser à lancer un plan pour faciliter la transition énergétique? Visiblement, il semble que non.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 07 Mar 2015, 00:38

Dommage que les Japonais qui remettent leurs centrales en fonction et les Allemands qui sont en manque d'énergie et polluent en masse avec leurs centrale à charbon n'aient pas un insecte pour les diriger...

Vive les éoliennes et les capteurs solaires !

Mme LAUVERGEON n'était elle pas un pur produit de la "mitterrandie triomphante" que la gauche soutenait contre vents et marées lorsque la droite revenue au pouvoir voulait l'éjecter de sa sinécure ?

Doit on ouvrir un débat sur la guerre menée contre la fusion avec EDF et les entourloupes faites y compris à l'international ?

petit joueur !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 07 Mar 2015, 01:08

Tous les débats sont à ouvrir. Pas de problème le Niger, l'Uranium, Les deux EPR. Sans tabou aucun.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 07 Mar 2015, 01:42

Libellule a écrit:
Tous les débats sont à ouvrir. Pas de problème  le Niger, l'Uranium, Les deux EPR. Sans tabou aucun.

pas de temps à perdre en vains échanges... lorsque l'on veut faire fonctionner une structure française on ne se bat pas contre une boite nationale qui est concurrente.

Si l'uranium se récoltait sur les arbres de bois de Vincennes personne n'irait le chercher à l'étranger, mais avec les cocologistes on aura de l'électricité propre, sans douleur et à bas prix.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 12 Mar 2015, 02:19

Libellule a écrit:
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1- L’ère post-Fukushima – Le groupe peine à s’adapter à l’ère post-Fukushima, marquée par le non-redémarrage des réacteurs japonais et un arrêt massif des centrales nucléaires allemandes. L’atonie de l’énergie nucléaire au niveau mondial ne contribue pas au dynamisme d’AREVA dont les projets-phares ont toujours du mal à s’exporter. C’est d’ailleurs une deuxième explication de la crise.
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Il va falloir revoir toutes les théories reposant sur le non redémarrage total des centrales japonaises...




"La relance des réacteurs nucléaires japonais semble acquise. Mais son calendrier reste flou Malgré le soutien du gouvernement du premier ministre Shinzo Abe et des milieux d’affaires, elle reste suspendue à différents facteurs, politiques et juridiques notamment. Ce qui n’empêche pas certains d’évoquer une relance en mai.
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Le nucléaire générait 28 % de l’électricité de l’archipel avant Fukushima. L’arrêt des réacteurs a eu un impact économique fort. Les compagnies d’électricité ont dû augmenter les importations de gaz, notamment pour faire tourner leurs centrales thermiques, contribuant au creusement du déficit commercial nippon. Les coûts additionnels ont été répercutés sur la facture des consommateurs – particuliers et entreprises –, qui a augmenté entre 20 à 30 %."





Le Monde a écrit:
Malgré l’hostilité de l’opinion japonaise, la relance du nucléaire est acquise

LE MONDE | 10.03.2015 à 11h51 • Mis à jour le 11.03.2015 à 14h18 | Par Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)

La relance des réacteurs nucléaires japonais semble acquise. Mais son calendrier reste flou Malgré le soutien du gouvernement du premier ministre Shinzo Abe et des milieux d’affaires, elle reste suspendue à différents facteurs, politiques et juridiques notamment. Ce qui n’empêche pas certains d’évoquer une relance en mai.

Le redémarrage peut concerner quatre des quarante-huit réacteurs nippons progressivement arrêtés après la catastrophe de Fukushima de mars 2011. Ils ont obtenu le feu vert de l’Autorité de régulation du nucléaire (ARN) pour repartir.

Deux d’entre eux, de la centrale de Sendai (département de Kagoshima, sud-ouest), ont reçu l’aval obligatoire des autorités locales et attendent le signal gouvernemental. Les deux autres, de la centrale de Takahama (département de Fukui, centre), attendent l’accord des autorités locales et du gouvernement.

La lenteur des décisions est notamment liée aux élections locales du mois d’avril. « Personne ne veut que la question occupe le cœur de la campagne », estime un observateur. C’est particulièrement le cas dans les régions à forte implantation nucléaire. Dans le département de Fukui – baptisé le « Ginza du nucléaire », en référence au quartier du luxe de Tokyo, car il abrite treize réacteurs et le surgénérateur de Monju –, le gouverneur Issei Nishikawa fait tout pour que la question ne s’immisce pas dans les débats.



Dissimulations d’informations

De fait, l’opposition à la relance des réacteurs reste réelle et profonde. Le 8 mars, 23 000 personnes ont défilé à Tokyo contre le nucléaire. Un sondage réalisé fin janvier par le quotidien Nihon Keizai révélait que seuls 36 % des Japonais approuvaient la relance. Le gouverneur du département de Niigata (nord), Hirohiko Izumida, reste opposé à la relance de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa.

L’hostilité à l’atome est renforcée par le comportement du « village nucléaire » nippon, qui réunit industriels, compagnies d’électricité, hauts fonctionnaires et universitaires. Fin février, la compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco) a admis que de l’eau hautement contaminée de la centrale endommagée de Fukushima s’écoulait dans l’océan. Elle le savait depuis mai dernier.

Cette attitude a ravivé le souvenir des dissimulations d’informations dénoncées dès le début de la catastrophe de Fukushima. Elle contredit les engagements du secteur en faveur de la sûreté et de la transparence.

En plus, la justice japonaise a décidé le 22 janvier de ne pas poursuivre les dirigeants de Tepco pour leur responsabilité dans la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl. « Nous avons estimé que les preuves n’étaient pas suffisantes pour conclure qu’ils auraient pu prévoir ou éviter » l’accident, avait alors déclaré Ryoichi Nakahara, du parquet de Tokyo. Une justification qui a donné le sentiment d’une certaine impunité pour ces responsables.



Risque sismique

Le redémarrage se heurte également à des obstacles juridiques. Des plaintes ont été déposées contre celui des réacteurs de Sendai et de Takahama. Elles portent sur la sous-estimation du risque sismique et sur l’incapacité du gouvernement à établir des plans d’évacuation crédibles en cas de catastrophe.

Plusieurs scientifiques expriment aussi leurs inquiétudes. En matière volcanique, « les risques sont sous-estimés », estime le vulcanologue Masato Koyama, de l’université de Shizuoka. « Dans un rayon de 160 km autour de la centrale de Sendai, il y a cinq caldeiras. » Or la Compagnie d’électricité du Kyushu, qui gère la centrale, négligerait ce risque.

Le nucléaire générait 28 % de l’électricité de l’archipel avant Fukushima. L’arrêt des réacteurs a eu un impact économique fort. Les compagnies d’électricité ont dû augmenter les importations de gaz, notamment pour faire tourner leurs centrales thermiques, contribuant au creusement du déficit commercial nippon. Les coûts additionnels ont été répercutés sur la facture des consommateurs – particuliers et entreprises –, qui a augmenté entre 20 à 30 %.
Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/03/10/malgre-l-hostilite-de-l-opinion-japonaise-la-relance-du-nucleaire-est-acquise_4590667_3244.html#IBqI4FMsk3ZoKP6T.99
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 12 Mar 2015, 02:44

Le non redémarrage des centrales nucléaires au Japon n'a jamais été la question de fond. Il y a un parc existant autant qu'il tourne à la marge (rendre une partie des  28% pourquoi pas ; quatre des quarante-huit réacteurs lit-on) . La vraie question là bas a été le contrôle du risque sismique.

un des articles d'origine : http://www.20minutes.fr/planete/972783-20120717-face-risque-sismique-tokyo-verifie-sites-nucleaires Publié le 17.07.2012

Le Japon passe en revue les données sismologiques relatives à ses centrales nucléaires, a indiqué ce mardi le ministre du Commerce, alors que la presse japonaise vient de révéler pour la deuxième fois en trois mois qu'une centrale atomique se trouvait sur une faille sismique.
Cette inspection pourrait conduire à l'arrêt permanent de certaines centrales nucléaires au Japon, qui interdit leur construction au-dessus de failles sismiques actives, et alimente un débat houleux sur le futur de l'énergie nucléaire après le désastre de Fukushima.

Centrale sur une faille sismique

«Nous procéderons à des auditions pour recueillir les avis d'experts au sujet des centrales nucléaires dont il a été reconnu qu'elles étaient situées sur des failles sismiques en sommeil dans le passé», a précisé le ministre du Commerce et de l'Industrie, Yukio Edano.

«Nous revérifions toutes les centrales», a-t-il ajouté. Les médias japonais ont révélé mardi les données d'un rapport de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et industrielle (NISA)relatif aux données d'excavation d'un réacteur nucléaire de la centrale de Shika, située au bord de la mer du Japon, au nord-ouest de Tokyo.

Selon ce rapport, la centrale nucléaire se trouverait sur une faille sismique active, ce qu'a démenti la compagnie d'électricité Hokuriku Electric, indiquant mardi dans un communiqué que d'après ses découvertes, la faille était inactive.

La NISA avait déjà fait part en avril de ses inquiétudes quant à une faille sismique active située sous la centrale nucléaire de Tsuruga, non loin de celle de Shika.


Bon allez j'en profite pour mettre cela http://idf.eelv.fr/paris-commemorations-fukushima-11-mars/
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thierry

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 12 Mar 2015, 06:58

Tsunami : 20 000 morts, Fukushima : 0

Mais l'exploitation de la peur chez nos amis écolo est toujours en marche
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 23 Mai 2015, 23:21

Les positions du gouvernement exprimées par le premier ministre sont assez loin de ce que nous serinent les écologistes et c'est plutôt rassurant...


AFP a écrit:

http://www.liberation.fr a écrit:
Valls: le «nucléaire a un avenir», c’est «une force» pour la France
AFP 19 mai 2015 à 17:48 (Mis à jour : 19 mai 2015 à 17:48)

Manuel Valls a estimé mardi à l’Assemblée nationale que «la filière nucléaire a un avenir» et constituait «une force» pour la France, malgré les difficultés au sein du groupe Areva.

«Je suis convaincu que la filière nucléaire a un avenir, que c’est une force pour notre pays», a insisté le Premier ministre, interpellé par le député UMP du Vaucluse, Julien Aubert.

«Aucun licenciement en France n’est envisagé (au sein d’Areva, ndlr) et les sites de production doivent être préservés», a aussi réaffirmé le chef du gouvernement, également interrogé sur l’avenir du groupe nucléaire français par le député écologiste de Paris, Denis Baupin.

Areva «souffre d’une conjoncture dégradée du marché nucléaire mondial depuis l’accident de Fukushima» mais aussi de «problèmes structurels importants et de problèmes de management incontestables», a expliqué M. Valls lors de la séance des questions d’actualité.

Le groupe a annoncé le 7 mai qu’il allait supprimer 5.000 à 6.000 emplois dans le monde, dont 3.000 à 4.000 en France, dans le cadre de son plan de redressement. La firme nucléaire en difficulté, détenue à près de 87% par des capitaux publics, emploie actuellement environ 44.000 personnes dans le monde, dont 29.000 en France.

«Notre rôle, celui des pouvoirs publics, c’est de remettre le groupe sur pied car ces difficultés (...) ne doivent pas faire oublier les compétences uniques» des salariés d’Areva, a affirmé le Premier ministre.

«Ces compétences sont un enjeu essentiel pour la France car nous aurons besoin d’une filière nucléaire en ordre de marche pour répondre d’abord aux enjeux du parc nucléaire national» mais aussi «aux opportunités qui existent à l’international», a-t-il argumenté devant les députés.

«Trouver les bonnes solutions, c’est ce que nous sommes en train de faire sur la base de propositions qui seront faites par les responsables d’EDF et d’Areva», a garanti M. Valls pour qui le retour à «une situation économique soutenable» passe par «une restructuration sociale qu’il faut avoir le courage de mener».

Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, recevra les syndicats du groupe vendredi.
AFP
Source: http://www.liberation.fr/politiques/2015/05/19/valls-le-nucleaire-a-un-avenir-c-est-une-force-pour-la-france_1312500
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 23 Mai 2015, 23:34

Ah bon? Vous pouvez préciser? Il n'y aurait plus de transition énergétique en vue d'ici à 2025?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 24 Mai 2015, 01:15

Peut être que d'ici 2025 nous pouvons penser que si l'équipe flambi reste au manche nous serons devenu un pays du quart monde ou qu'il se sera débrouillé pour que nous ayons une guerre civile en France... à moins que nous soyons colonisés avec sa bénédiction...
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Robin

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 24 Mai 2015, 02:09

"colonisé " ou islamisé en route vers le quart monde ?
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 01 Mar 2016, 21:03

Fukushima financier, Tchernobyl économique… Dans la foulée de l’annonce, vendredi matin, des résultats financiers 2015 du géant nucléaire français Areva, les comparaisons faites par les analystes vont toutes dans le même sens: la catastrophe est désormais avérée. Tenu à bout de bras par les banques, dont l’Etat français, actionnaire à 86,5%, le groupe a obtenu ces jours-ci in extremis une rallonge de prêts d’environ un milliard d’euros (1,09 milliard de francs).

Cinq années consécutives de pertes

Areva a confirmé des pertes pour la cinquième année consécutive. Le groupe issu du regroupement en 2001 de Framatome et de la Cogema accuse une perte nette de 2 milliards d’euros pour 4,2 milliards de chiffre d’affaires. L’entreprise a consumé plus de 8 milliards depuis 2010. Et ce, malgré la cession en urgence, à la mi-2015, de son activité de fabrication de réacteurs à EDF, l’électricien national surendetté (34,2 milliards d’euros fin 2014), dont l’Etat demeure actionnaire à 70%.

La plongée dans le rouge d’Areva, qui compte 20 000 salariés à travers le monde, est emblématique des maux qui rongent le lobby nucléaire français. Le groupe, présidé jusqu’en juin 2011 par Anne Lauvergeon, s’est retrouvé plongé dans une spirale financière infernale après avoir acquis, pour près de 3 milliards d’euros, la société canadienne Uramin, propriétaire de gisements d’uranium… qui n’existaient pas. L’ombre de rétrocommissions en faveur de l’establishment politique français et africain a aussitôt resurgi, amenant la justice à ouvrir tardivement une enquête sur la gestion de l’entreprise entre 2007 et 2010.

L’autre raison de la descente aux enfers comptable d’Areva est l’échec industriel du réacteur de nouvelle génération EPR (réacteur pressurisé européen), dont les modèles pionniers à Flamanville en France et Olkiluoto en Finlande ont connu d’importantes avaries industrielles. Celui de Flamanville, initialement prévu pour entrer en fonction en 2012, est désormais annoncé pour 2018.

S’ajoute à ce scandale financier une impasse politico-énergétique que l’actuel gouvernement socialiste français tente de masquer. Comment justifier, en effet, le sauvetage à coups de milliards du géant nucléaire national alors que la grande conférence COP21 sur le climat de Paris, en décembre dernier, a fait l’éloge des énergies renouvelables? Et comment ne pas s’inquiéter des perspectives commerciales complètement chamboulées du marché mondial de l’atome, cinq ans tout juste après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, survenue lors du tsunami de mars 2011?

Carnet de commandes en baisse

Le carnet de commandes d’Areva, dont les activités sont désormais centrées sur le traitement du combustible – extraction et enrichissement de l’uranium, stockage des déchets radioactifs –, est en baisse de 10% pour 2016, et les perspectives commerciales ne sont pas bonnes, à l’heure où la faiblesse du prix du pétrole est jugée durable. Or, selon les experts, les besoins de financement de l’entreprise jusqu’en 2020 sont d’environ 8 milliards d’euros. Une addition que le président François Hollande va sans doute tout faire pour reporter après la fin de son quinquennat, en mai 2017.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 01 Mar 2016, 21:29

Areva dirigée par Mme LAUVERGEON indéboulonnable star de la galaxie mitterrandienne.
Lorsqu'elle a quitté la direction de la boutique (elle voulait jouer les prolongations) c'était une affaire d'état et on portait le deuil.

Entre EDF et les scandales de son organisation y compris jusqu'au statut des employés et Areva qui se sont fait une solide et durable guerre pas étonnant que nous en arrivions à ce point.

Nous serons sauvés en achetant des capteurs solaires chinois et par l'implantation des moulins à vents dont on commence à revenir...

Avec ségo qui nous fait un tour du monde en avion à pédales pour économiser le fuel tout est possible surtout le pire. Elles commencent à fatiguer les ex de flanbi !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 08 Mar 2016, 23:28

Pour sûr il y a eu continuité dans la gestion du groupe, est-ce pour autant une bonne nouvelle? Certainement pas. La vraie question est plutôt de savoir pourquoi n'a-t-on pas vendu l'électricité au juste prix pour couvrir les provisions et amortissements prévus depuis au moins 2004 et assurer un meilleur autofinancement de l'ensemble. La faute aux clients qui veulent le prix le plus bas, va-t-on de nouveau me rabâcher, comme pour Uber, comme pour la filière agricole, car les clients ont toujours raison? Pour ma part je ne le crois toujours pas. Le client, à toujours chercher les prix bas se tire une balle dans le pied en permanence, est et reste le principal responsable de l'absence de valeur ajoutée un peu partout ; certes on produit plus, mais à la fois trop, et pas assez cher ; on fabrique des déchets, nucléaires, ici, alimentaires là, humains partout. La concurrence déloyale, elle est où pour EDF, vu son rôle quasi monopolistique dans la distribution et le financement de l'électricité nucléarisée? Nulle part. Qu'a-t-on à faire que ce fleuron de l'industrie française soit leader mondial, qui plus est en ayant gagné des parts de marchés, si à aucun moment il n'a su protéger sa toute puissance et manager le prix réel de l'énergie qu'il fallait distribuer du fait de la volonté de la toute indépendance gaullienne proclamée dès les années 1950 1960 qui poussa Messmer et Pompidou à enclencher le processus "du tout les oeufs dans le même panier" dans les années 1970, panier qui est désormais complètement percé aujourd'hui?

On a certes une certaine indépendance énergétique, mais aussi une dette qui n'est plus garante de notre indépendance financière. Et pourtant il va falloir tenir pendant des dizaines et des dizaines d'années pour que tout cela ne nous explose pas à la figure.

Scrabble énergétique, libres propos :

L’Etat est souvent impécunieux et tend à ignorer les conclusions des rapports de la cour des comptes quand cela l'arrange. Comme celui de 2004 qui déjà mettait en garde contre l'insuffisance des provisions, qui pour démanteler les installations à date, qui pour entretenir les centrales existantes, qui pour couvrir les besoins du retraitement des déchets, qui pour simplement assurer la sécurité en approvisionnement.

Le mot d'ordre étant de laisser EDF pallier à ses propres insuffisances de gouvernance. On a eu beau éclater EDF en deux pour isoler Areva (ex Framatome) pendant un temps devant la catastrophe financière annoncée liée tant aux investissements hasardeux dans des mines d'uranium inexistantes qu'à la mauvaise appréciation du marché nucléaire lors du lancement des programmes EPR (France Finlande, Angleterre), rien n'y a fait, les déficits n'ont fait que s'accumuler depuis l'année 2009, et que Siemens a annoncé son retrait du capital d'AREVA Nuclear Power en raison du mouvement pour la sortie du nucléaire en Allemagne. Au point qu'aujourd'hui on reparle de re fusionner les deux sociétés françaises avant que l’électricien à son tour ne fasse appel à des industriels asiatiques pour relever les grands défis de la filière nucléaire. Parmi ceux-ci, les industriels japonais, qui eux-mêmes ont démontré leur impuissance à gérer les lendemains de la catastrophe de Fukushima.

Au bas mot, Areva va devoir abandonner 4,4 milliards d’actifs repris par EDF qui va en effet devoir recéder l’essentiel à des industriels chinois et japonais. La suite est connue, il va falloir préparer la recapitalisation de Areva toujours, en sollicitant les mêmes investisseurs à hauteur de quelques 4 autres milliards, si ce n'est plus. L’État, EDF et Areva multiplient les montages pour résoudre la quadrature du cercle alors que près de 7 milliards d’euros de perte en deux exercices sont venus s'ajouter aux pertes des trois années précédentes. Tout cela pour rester dans la doctrine que le nucléaire ce n'est pas cher, et ne pas trop taper le client roi au portefeuille. Le lest de dettes est ainsi de 37 milliards, avec un boulet au pied de plus de 80 milliards d’investissements. On aditionne le tout, même si ce n'est pas signe d'une rigueur comptable absolu, et l'on peut estimer le montant qui a été sous facturé aux plus de 60 millions de clients-habitants-français ou aux 28 millions de ménages si vous préférez, et aux entreprises utilisatrices. On va dire près de 18 mois de retard (pour calculer le ratio c'est ici https://www.edf.fr/groupe-edf/espaces-dedies/finance/informations-financieres/autres-publications/chiffres-cles-resultats-annuels-2015). Le tout alors que tous les paramètres pour que s’installe une conjoncture énergétique dramatique se mettent simultanément en place : d’une part, l’accident de Fukushima a fait fondre les perspectives de commandes de nouvelles centrales. D’autre part, l’effondrement du cours du baril a déteint sur celui de l’électricité, avec une chute de 30 % en six mois pour le marché de gros, où EDF réalise ses meilleures marges et par voie de conséquence sa seule valeur ajoutée (c'était jusqu'à lors bien vendu, et edf non seulement ne faisait pas de perte mais pouvait croire s'en sortir en gagnant du temps).

Aujourd'hui le temps c'est de l'argent qui s'évapore, et pas qu'un peu.

Alors que les chantiers EPR de France et de Finlande sont devenus des gouffres financiers, c'est au tour du grand projet d’EPR britannique d’Hinkley évalué à quelque 23 milliards d’euros de se présenter à l'horizon. La solution de programmer 51 milliards d'euros pour la prolongation de la durée de vie de ses centrales nucléaires (le « grand carénage ») et les 12 milliards que nécessitait le contrôle majoritaire d’Hinkley Point apparaissent du coup bien hasardeuses.

On nous dit que les chinois CGN et CNNC seraient près à donner leur accord pour financer 33,5 % des EPR britanniques, et seraient également intéressés par le constructeur des réacteurs Areva NP. Tout comme le japonais Mitsubishi Heavy Industries, partenaire de longue date du programme nucléaire français. Ce serait dire adieu à l'indépendance nucléaire clamée en son temps par le Général De Gaulle.

D'autant que ces négociations se tiennent alors que la chute des cours d’Areva comme d’EDF (-60 % chacun en un an !) rend difficile un appel au marché financier à la hauteur des besoins. Alors que la capitalisation boursière d’Areva est tombée de 3,6 milliards à moins de 1,5 milliard, et qu'il semble pour le moins difficile à cet instant de lever la petite dizaine de milliards nécessaires à la survie de l'ensemble. Qui dit argent frais extérieur dit automatiquement baisse du % du capital de l'Etat dans le groupe nucléaire. Sauf à mener une opération à prix cassé.

En un an, la valorisation boursière d'EDF est tombée de 45 à 18,5 milliards. Ce qui dit autrement signifie que la dette de l’électricien vaut désormais deux fois plus que sa capitalisation. Et pendant ce temps la quantité des déchets à traiter à La Hague dans des installations qu'il va falloir remettre aux normes ne cesse d'augmenter.

Or que fait-on de ceux ci alors que leur volume double : Dans l'immédiat, on les stocke… En attendant meilleure fortune pour le retraitement, il faut déjà envisager de doubler la capacité de stockage, pour la porter de 12 240 à 24 876 conteneurs.

Sachant qu'il ne s’agit que d’une solution d’attente. A terme, ces colis étant destinés à rejoindre le futur centre industriel de stockage géologique (Cigéo) de Bure, entre la Meuse et la Haute-Marne, pour être enfouis à 500 mètres de profondeur, dans une couche d’argile censée les confiner pour des millénaires. Mais ce projet, qualifié de « poubelle nucléaire » par ses opposants, est encore en phase d'instruction. La mise en service du Cigéo n'est pas prévue avant 2025, et elle doit débuter par une période d'expérimentation, avant une éventuelle autorisation d'exploitation.
En bref, alors que l'on parle de plus en plus de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires sans avoir encore la moindre idée pour les démanteler, on nous invite pour l’heure à simplement amonceler les déchets radioactifs à La Hague pendant les mêmes dix ans.

Le groupe nucléaire assure que cette solution, qui bénéficie d’un retour d’expérience de plus de vingt ans », garantit « l'entreposage des déchets vitrifiés français de façon sûre et robuste dans l'attente de leur stockage définitif. Faut-il en rire ou en pleurer, ou tout simplement faire fi de la possibilité d'un retard, voire d'un ajournement du projet Cigéo, l'entreposage sur le site de La Hague pouvant dès lors perdurer au-delà de la durée prévisible...

Demain ce n'est pas maintenant, et le changement non plus, semble-t-il, finalement. On en reparle dans dix ans, ou on se bouge pour éviter l'irréparable à terme? Il serait peut-être enfin temps de se poser les bonnes questions, non?


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Salamandre

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 00:14

On notera que SNCF se place en concurrent sérieux d'Areva/EDF, pour ce qui est de la profondeur du trou (catégorie dette garantie par l'Etat).

"cette dépréciation atteindra 9,6 milliards d’euros pour SNCF Réseau (infrastructures ferroviaires), 2,2 milliards d’euros pour SNCF Mobilités (trains) et 450 millions d’euros pour les gares.
La valeur de SNCF Réseau passe ainsi de 43 milliards à 33 milliards d’euros après évaluation des commissaires aux comptes.
"

"Pour sa part, la dette s’élève à 42 milliards d’euros pour SNCF Réseau et à environ 8 milliards d’euros pour SNCF Mobilités."

http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/03/07/la-sncf-va-deprecier-ses-actifs-de-plus-de-12-milliards-d-euros_4878163_1656994.html


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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 00:23

Entièrement d'accord. Il y a eu le temps avant la Lolf et le temps après. Toutes les entreprises françaises à capital public, et autres collectivités publiques n'appréhendaient que très peu la notion de valeur de remplacement par des provisions ou des amortissements avant que la loi organique relative aux lois de finances (comprendre publiques) ne vienne in fine demander à  la compta publique de s'aligner sur les normes de la comptabilité privée.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_organique_relative_aux_lois_de_finances

Côté européen et autres, ces normes sont appelées aussi IFRS http://www.journaldunet.com/business/pratique/dictionnaire-comptable-et-fiscal/15077/ifrs-normes-definition-traduction.html dont les travaux ont commencé sérieusement en 2002. Depuis 2002, les entreprises de l'Union européenne faisant appel à l'épargne publique doivent présenter leurs comptes-rendus financiers en utilisant la standardisation IFRS.

En 2004, (rapport de la cour des comptes), ces normes en étaient encore aux balbutiements, mais devaient être prises en compte sans délai. Le début de mon propos.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 01:33

Il y a surtout le fait les nominations à la tête des grandes entreprises sont politiques.
Le nombre des boites relevant du "domaine réservé" a explosé avec l'arrivée de Mitterrand à la présidence.
Dès l'arrivée au pouvoir on fait place nette et on nomme les copains... la liste est longue des sous compétents qui n'avaient comme qualité que celle d'être proches du pouvoir.
Chacun protège son "bout de gras" quitte à faire des guerres franco-françaises qui nous font perdre des marchés.
Avant de chercher des explications alambiquées extérieures faisons le ménage chez nous, ce sera plus efficace et plus rapide mais les parts du gâteau seront moins copieuses.

On voit les résultats. Depuis la brillante opération du Crédit Lyonnais de sinistre mémoire à notre compagnie pétrolière nationale en passant par la SNCF, Air France et bien d'autres ... on continue sur la lancée.
Là on est dans le sérieux pas dans le verbiage pour amuser le chaland.

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Pour info :

05 Janvier 2014 à 14h00
Fait assez rare, pas moins de vingt présidents de conseil d'administration ou de surveillance d’entreprises à participations publiques voient leur mandat arriver à échéance en 2014. Qui restera ? Qui sera remplacé ?
Le grand mercato des patrons nommés pare l’Etat
© Laure Giros
Ils sont vingt. Vingt présidents de conseil d'administration ou de surveillance d’entreprises à participations publiques à voir leur mandat arriver à échéance en 2014. Un mercato des grands patrons assez rare de part son ampleur, qui ne manquera pas de nourrir la chronique dans les semaines et les mois à venir.
2014 sera une année cruciale pour une vingtaine de PDG d’entreprises publiques ou détenues en partie par l’Etat, dont le mandat arrive à échéance dans les prochains mois. Une simple formalité pour certains, un vrai rendez-vous pour d’autres. Nommés pour la plupart sous le précédent gouvernement, plusieurs grands patrons pourraient faire les frais de l’alternance. Car dans les cabinets ministériels, les appétits sont déjà fort aiguisés après dix-neuf mois d’un exercice éprouvant du pouvoir. A l’approche d’un possible remaniement, des hauts fonctionnaires à l’Elysée, à Matignon ou dans les ministères se verraient bien prendre la tête d’un fleuron de l’industrie française. Les membres de cabinets ne sont d’ailleurs pas les seuls dans les starting-blocks. Dominique Marcel, ancien directeur de cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi et de la Solidarité, ancien directeur adjoint de Lionel Jospin à Matignon, aujourd’hui à la tête de la Compagnie des Alpes, ou encore Anne Lauvergeon, ancienne sherpa de François Mitterrand et ex-patronne d’Areva, sont à la recherche de nouveaux postes. Beaucoup de prétendants. Pour, in fine, assez peu d’élus.
Quelles sont les places qui se libèrent ? Sur la vingtaine de patrons dont le mandat arrive à échéance en 2014, une moitié est relativement peu connue du grand public. On trouve quelques présidents de ports (La Rochelle, Rouen) ou d’aéroports (La Réunion, Strasbourg, Côté d’Azur) ; la présidence de l’Agence pour la diffusion de l’information technique (Adit), leader français du secteur de l’intelligence économique dirigé depuis 1994 par Philippe Caduc, ou bien encore celle de la société de poudres et explosifs SNP, dirigée depuis 2008 par Antoine Gendry, ancien patron de Ciment Français. Il y a également Alain Oudot de Dainville, PDG de la société exportatrice dans le domaine de la défense, de la sécurité et des hautes technologies, Odas, ou bien encore Didier Trutt qui dirige l’Imprimerie nationale depuis septembre 2009.
L’autre moitié des mandataires sociaux dont le mandat arrive à échéance en 2014 est beaucoup plus exposée. Ils s’appellent Stéphane Richard (Orange), Carlos Ghosn (Renault), Alexandre de Juniac (Air France-KLM), Jean-Bernard Lévy (Thalès), Luc Oursel (Areva), Augustin de Romanet (Aéroports de Paris), Henri Proglio (EDF), Jean-Luc Hees (Radio France) ou encore Christophe Blanchard-Dignac (La Française des Jeux). Autant de postes qui font saliver au sommet de l’Etat.
S’il est encore trop tôt pour lancer les paris sur les futurs gagnants ou perdants, une chose est sûre : tous ne resteront pas. L’avenir de Stéphane Richard à la tête d’Orange est par exemple loin d’être assuré. Entendu le 6 décembre par les juges financiers, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy est depuis le mois de juin sous le coup d’une mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’affaire de l’arbitrage Tapie. De plus, le cours de Bourse de la société est passé de 17,72 euros au moment de sa nomination comme directeur général le 1er mars 2010, à 8,84 euros aujourd’hui. Sa proximité avec Nicolas Sarkozy ne jouera pas non plus en sa faveur au moment de son renouvellement, en mai prochain.
L’autre poste important que lorgnent certains au sommet de l’Etat est celui de Pierre Mongin à la RATP. Le camarade de promotion de François Hollande à l’ENA, chef de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon en 1993, puis directeur de cabinet de Dominique de Villepin à l’Intérieur puis à Matignon, est à la tête du transporteur francilien depuis juillet 2006. Il fêtera ses 60 ans deux semaines après la fin de son mandat, prévu le 23 juillet. Il est également sous le coup d’une mise en examen dans l'enquête pour détournement de fonds publics dans le cadre de l'enquête sur le financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995, contre laquelle un recours a été déposé.
Chasse gardée de la direction du Budget, la présidence de la Française des Jeux, occupée depuis treize ans par Christophe Blanchard-Dignac, énarque et ancien directeur du Budget, pourrait aussi changer de mains. A 61 ans, fort d’un bilan plus qu’honorable (il y a doublé le chiffre d’affaires), Christophe Blanchard-Dignac se verrait pourtant bien rempiler pour un dernier mandat. « A la FDJ, je ne vois pas le temps passer, j'ai toujours l'impression d'y être arrivé hier », déclarait-il récemment. Si Henri Proglio était le seul patron à être sur la « liste noire » de François Hollande quand ce dernier est arrivé au pouvoir, le patron d’EDF a su restaurer le lien avec le nouveau pouvoir en place. En interne, il profite du soutien important de la CGT. On le dit insubmersible, mais Henri Proglio aura 65 ans à la fin de son mandat, en novembre 2014. Il pourrait être reconduit pour un dernier mandat, qu’il devra quitter en cours une fois atteint l’âge limite de 68 ans.
Et puis il y a les postes de l’audiovisuel. Choisi par François Mitterrand en 1993, Bernard-Henry Lévy termine cette année son cinquième mandat à la présidence du conseil de surveillance d’Arte France, pour lequel il est le seul des neuf membres à toucher des « défraiements ». Après vingt ans de présidence, l’Elysée pourrait oser tourner la page. C’est en tout cas ce qui risque d’arriver à Jean-Luc Hees à la tête de Radio France, ou malgré sa volonté de rester, rares sont ceux qui croient en sa reconduction. Quant aux autres – Augustin de Romanet (ADP), Alexandre de Juniac (Air France-KLM) et Jean-Bernard Lévy (Thalès) –, ils ont été nommés en 2012 ou 2013, et terminent cette année le mandat de leur prédécesseur. Peu de chance, sauf surprise, de les voir débarqués.
In fine, les arbitrages se feront à l’Elysée, où François Hollande ne tranchera qu’après avoir consulté son vieil ami Jean-Pierre Jouyet. Le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations est l’homme clé des nominations. Mais il n’est pas le seul à avoir l’oreille de François Hollande. « Les trois portes d’entrée pour un poste à la tête d’une entreprise s’appellent aujourd’hui Jean-Pierre Jouyet, David Azema [directeur de l’Agence des participations de l’Etat, ndlr] et Nicolas Dufourcq [directeur général de la Banque publique d’investissement, ndlr]», indique à l’Opinion l’un des postulants. Le téléphone de ces trois-là sonnera beaucoup dans les prochaines semaines.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 01:59

On s'éloigne du sujet Edf Areva, mais ce n'est pas du vebiage à 120-130 milliards d' euros en terme de risques financiers avec les conséquences à prévoir pour 58 réacteurs bien de chez nous, livrés avec déchets, mais sans apport extérieur. Trop bien on parle de Lagarde, Balladur, De Villepin Smile

On tente de rester branché quand même? Allez j'essaye. Sad
######


L’entreprise est désormais mise sous surveillance par les marchés, et plus personne ne parie un kopek sur sa capacité à financer les investissements nécessaires à la fermeture ou à la rénovation des centrales nucléaires
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/edf-combat-honneur-contre-etatisme-eric-verhaeghe-2616721.html#dpvicFhjoFfD9pqG.99
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 02:42

Libellule a écrit:
On s'éloigne du sujet Edf Areva, mais ce n'est pas du vebiage à 120-130 milliards d' euros en terme de risques financiers avec les conséquences à prévoir pour 58 réacteurs bien de chez nous, livrés avec déchets, mais sans apport extérieur. Trop bien on parle de Lagarde, Balladur, De Villepin Smile

On tente de rester branché quand même? Allez j'essaye. Sad
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L’entreprise est désormais mise sous surveillance par les marchés, et plus personne ne parie un kopek sur sa capacité à financer les investissements nécessaires à la fermeture ou à la rénovation des centrales nucléaires
Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/edf-combat-honneur-contre-etatisme-eric-verhaeghe-2616721.html#dpvicFhjoFfD9pqG.99

Question verbiage, Aréva n' a jamais vendu d' électricité. Quitte à parler de fermeture de centrale quel est le coût d' une fermeture, combien de temps avant de pouvoir la démonter (sans assassiner les ouvriers) quel coût pour prévenir des fuites dans un ensemble à l' abandon.
Un peu hors sujet quoique! Noel Mamère, hier, comparait une inondation à un tsunami il fait très fort le coupeur de maïs!!
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 02:58

Edf Areva sont dans la même galère. Les deux bateaux amiraux peuvent couler.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 04:14

On est en plein dans le sujet.
AREVA et EDF sont des enjeux politiques et économiques.
Ces deux entreprises française qui devraient être complémentaires ont été rivales sur des marchés qui ont été perdus.
Le turn over de la direction d'EDF est lamentable et a été pratiqué aussi bien par la gauche que par la droite.
Ces derniers jours le directeur financier a démissionné ce qui n'est pas fréquent à ce niveau.
Pour ce qui concerne AREVA et sa présidente indéboulonnable c'est bien de Mitterrand que nous devons parler... tout comme on peut attribuer les pertes consécutives à la nationalisation des banques à la brillante équipe aux manettes en 81...
La course aux postes de 2014 ne se faisait pas auprès de de Villepin mais auprès de flanbi...

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
intervention du webmaster


Il est vrai que lorsque l'on attribue l'actuelle dette de la France à Giscard tout est possible !
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 04:41

Qu'un patron soit parachuté directement à la direction d'une entreprise, depuis un cabinet ministériel ou élyséen, est une pratique politique courante en France. En clair, aussi brillant soit-il, il n'y connait rien en arrivant.
Les politiques qui prennent la décision encore moins, et bien sûr sans tenir compte de compétences ou candidats internes
Au contraire, en Allemagne, c'est souvent après de nombreuses années dans l'entreprise que les dirigeants accèdent au sommet.

Lorsque l'on compare les performances des entreprises françaises et allemandes, la situation s'avère meilleure de l'autre coté du Rhin. Diverses explications sont disponibles, certes. Mais la différence de sélection des dirigeants est trop peu mentionnée.


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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 05:13

salamandre a écrit:
Qu'un patron soit parachuté directement à la direction d'une entreprise, depuis un cabinet ministériel ou élyséen, est une pratique politique courante en France. En clair, aussi brillant soit-il, il n'y connait rien en arrivant.
Les politiques qui prennent la décision encore moins, et bien sûr sans tenir compte de compétences ou candidats internes
Au contraire, en Allemagne, c'est souvent après de nombreuses années dans l'entreprise que les dirigeants accèdent au sommet.

Lorsque l'on compare les performances des entreprises françaises et allemandes, la situation s'avère meilleure de l'autre coté du Rhin. Diverses explications sont disponibles, certes. Mais la différence de sélection des dirigeants est trop peu mentionnée.

La méthode française ne facilite en tout cas pas la culture d'entreprise... surtout lorsque le copinage politique tient lieu de compétence.

La promotion piston comme la promotion canapé sont les meilleures techniques pour flanquer par terre l'esprit de groupe ou d'équipe.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 06:23

Au delà des têtes "parachutées" il y a tout de même quelques compétents aux étages inférieurs, qui font des recommandations en terme de gestion. Mais c'est bien l'Etat qui fixe les tarifs, même quand les dirigeants demandent des hausses de ceux ci. Et ça depuis des décennies. Peu à peu la dette a enflé, et jamais le donneur d' ordre s'est posé la question de revoir les tarifs à la hausse, puisque la doctrine officielle était, est et reste de prétendre que l'énergie nucléaire est compétitive. Il a été plus facile de faire une fuite en avant qui aujourd'hui n'a plus de limite ; c'est sur cet aspect des choses que je centre mes commentaires, vu les risques de défaut de paiement qui ne sont plus très loin. On va peut- être avoir des clients qui ne vont plus comprendre... Ou qui vont protester, se prenant toujours comme les meilleurs économistes ....

Le secteur étant par ailleurs sensible, je me permets non pas de faire du verbiage, mais de relater les chiffres qui circulent en abordant tous les sujets qui accompagnent la gestion courante de ces deux compagnies. Prévenir valant toujours mieux que de vouloir guérir un malade alors qu'il est trop tard pour le faire.


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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 06:36

Depuis que le patient est malade il est temps de changer les médecins !

Mais le propre des charlatans est de se cramponner et de vouloir conserver la place. Diafoirus est aux manettes.

En France in ne change pas les équipes qui perdent.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 07:05

On cherche de l'argent ?
De 2006 à 2015, EDF a versé un dividende entre 1,1 € et 1,28 € par action, soit plus de 2 milliards par an et jusqu'à 2/3 de ses bénéfices. Sachant que le principal actionnaire est de très loin l'Etat (85%).
Le CE de EDF dispose, me semble-t-il, de 1% du chiffre d'affaires, soit plusieurs centaines de millions d'euros par an.

Coté taxes, on pourrait aussi parler de la CSPE, près de 6 milliards, avec notamment l'obligation d'achat (avec surcoût) par EDF des énergies renouvelables. CSPE visible sur la facture 'EDF' des usagers.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 07:25

salamandre a écrit:
On cherche de l'argent ?
De 2006 à 2015, EDF a versé un dividende entre 1,1 € et 1,28 € par action, soit plus de 2 milliards par an et jusqu'à 2/3 de ses bénéfices. Sachant que le principal actionnaire est de très loin l'Etat (85%).
Le CE de EDF dispose, me semble-t-il, de 1% du chiffre d'affaires, soit plusieurs centaines de millions d'euros par an.

Coté taxes, on pourrait aussi parler de la CSPE, près de 6 milliards, avec notamment l'obligation d'achat (avec surcoût) par EDF des énergies renouvelables. CSPE visible sur la facture 'EDF' des usagers.

en s'occupant aussi du régime spécial des employés et des avantages en matière de consommation d'électricité... y compris pour les gens à la retraite
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 10:45

Gare au syndrome du Titanic quand même, 120 milliards c'est la partie immergée de l'iceberg. Sous le niveau de la mer. Que l'on parle de 2 milliards et quelques broutilles payés avec générosité sur quelques années ne doit pas servir d'écran de fumée ... au fait que la trésorerie est exsangue et les installations vieillissantes. Itou pour la Sncf, de fait.

Tant qu'il y a du cash, tout cela ne reste que de la compta=

Lors de la présentation de ses comptes, prévue jeudi 10 mars, le groupe ferroviaire public va réactualiser de manière brutale la valeur de ses actifs en les dépréciant de 12 milliards d’euros. Une somme spectaculaire, d’autant que le résultat net récurrent, s’il reste positif à 377 millions d’euros – grâce notamment au développement international du groupe –, ne suffira pas à couvrir la dépréciation.

La dernière ligne de résultat de l’entreprise, qui réunit depuis la loi ferroviaire d’août 2014 SNCF Mobilités et Réseau, affichera une perte historique pour le secteur en France de plus de 11 milliards d’euros.

Une « opération vérité » sur les comptes qui n’est pas une première
L’ampleur de la dépréciation n’est pas si inédite que cela dans ce secteur. En 2008, SNCF Réseau, alors appelé Réseau Ferré de France (RFF), avait déprécié de 9 milliards d’euros la valeur du réseau ferroviaire, avant de la réapprécier un an plus tard de 10 milliards. Le parc de TGV a aussi déjà été déprécié en 2011 et en 2014.

En 2015, la dépréciation de 12 milliards se divise entre les deux entités du groupe public. SNCF Mobilités a décidé de déprécier pour quelque 2,5 milliards d’euros ses actifs, essentiellement les TGV et les gares, tandis que Réseau déprécie les siens de 9,6 milliards d’euros.

En revanche si le cash vient à s'assécher, la valeur des actifs s'effondre et là il vaut mieux ne pas se trouver sous les décombres.

D'un côté les trains dérailleront de plus en plus, de l'autre l'effet kiss cool absence d' entretiens des centrales et augmentation des déchets non retraités pourrait vite prendre de l'ampleur. Et Giscard peut- être sera appelé à la rescousse. Sad et qu'il renommera Areva Framatome.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 15:59

J'espère que tous les gens qui ont des difficultés à boucler leur fin de mois y compris ceux ayant un découvert bancaire pourront expliquer que du moment qu'il y a de l'argent qui circule et que l'on peut imprimer des billets de banques toutes ces affaires sont des bricoles de compta... d'ailleurs de l'argent il y en a dans les banques (c'est vrai, puisque les braqueurs en trouvent) alors pourquoi s'inquiéter ?

Depuis des dizaines d'années le bateau France est aux mains de gens qui ont peur (1997 est une bonne référence) et ne veulent pas procéder aux remises en questions nécessaires, tôt ou tard nous y serons contraints.
Pour les éviter ces réformes on en arrive à mentir au gens en les endormant. Pas de problème pour les retraites, vive les 35 heures et les RTT...

L'affaire se fera dans la douleur et plus nous trainons à prendre les mesures adéquates plus le choc sera rude... Lorsque la mer est mauvaise on ne confie pas la barre à un capitaine de bateau lavoir.

On peut tripatouiller les données, bricoler les comptes mais un pays tout comme un particulier ne peut pas avoir plus de dépenses que de revenus... à un terme plus ou moins long il faut honorer les dettes .
Je sais qu'en répartissant... la solidarité... on nous l'a vendue la chansonnette et bien nous voyons dans quel état économique et politique se trouve l'Europe après des dizaines d'années de gestion fantaisiste.
Pour ce qu'il en est de la France avec ses exceptions et ses spécificités on voit le bilan... C'est de la faute de Giscard !

En 2008 au cœur de la crise qui n'existaient pas nous nous en sortions avec difficulté mais n'étions pas en queue de peloton... en 2016 nous sommes dépassés par l'Espagne qui était à la ramasse.

Pour ce qui concerne la SNCF :
Ceux qui ne l'utilisent pas s'en foutent.
Ceux qui l'utilisent constatent que ses tarifs relèvent de la fantaisie, que les trains fonctionnent de manière aléatoire, que les wagons sont en mauvais état, que la sureté des usagers est mal ou pas assurée, que les pannes sont répétitives, les grèves nombreuses... et que ces dysfonctionnement permanents sont pénalisants.
A tel point que certains employeurs refusent d'embaucher des gens habitant loin de l'entreprise... des employés ont été licenciés en raison de retards multiples causés par l'indigence du service fourni par la SNCF...

Kafka n'est pas mort : le réseau TER méditerranée souffrait d'un manque de matériel et justifiait ainsi les problèmes de transport. Monaco qui emploie de nombreux Français utilisant le train pour aller travailler a acheté des rames pour équiper la SNCF... et bien maintenant ça ne fonctionne toujours pas : on manque de conducteurs...
Doit on s'interroger sur les qualités de gestionnaires des "big boss" de la SNCF nommés par les gouvernements.
Ce qui n'empêche pas de se gargariser avec le service public dont chacun sait qu'il est de qualité supérieure au privé !



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 17:33

La comparaison avec la situation espagnole.. vessie ou lanterne? http://www.liberation.fr/planete/2016/03/07/en-espagne-la-precarite-a-la-rescousse-de-l-emploi_1438117
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 17:46

Nous avons la précarité et pas l'emploi... c'est mieux on cumule les "avantages"

Dommage tout de même que les Espagnols soient dans une courbe ascendante et nous vers le bas...



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 18:47

Mais oui, mais oui. Un simple effet de récupération partielle le chômage restant à 20% là bas. Avec création de précarité massive en sus.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 19:04

Libellule a écrit:
Edf Areva sont dans la même galère. Les deux bateaux amiraux peuvent couler.
On peut constater que dans les deux cas (et même trois avec la SNCF) le principal actionnaire n' as pas fait son travail de surveillance (tout comme pour le Crédit Lyonnais).
Conclusion : le premier coupable c' est le gouvernement (la fonction publique) incapable de gérer une entreprise. Il est difficile de contrôler ses co-disciples lorsque l' on sort des mêmes formations des mêmes écoles.

Pour ce qui est de comparer la situation du chômage entre la France et l' Espagne, on peut constater que l' Espagne est passée de 26% à 20% soit une baisse alors qu' en France il augmente, certes le % est plus faible en France mais la courbe ne s' infléchie pas.
Question veut-on des emplois ou bien voir nos entrepreneurs partir ? Veut-on réformer ou non? il en va du chômage comme de la gestion des entreprises.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 19:25

Les Espagnols partent de bas et montent... nous plongeons et la descente ne semble pas être en voie d'être stoppée malgré des statistiques qui à défaut d'expliquer la situation ne sont même plus comprises par ceux qui les fournissent...

L'affaire étant partie pour dériver vers le n'importe quoi... attendons nous aux noms d'oiseaux avant la fermeture du fil par le maitre des lieux.

Tout va si bien en France qu'aujourd'hui grève au menu du pays !

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 19:44

@mamiea

Personnellement je considère que le mot réforme n'est pas un gros mot. Et je ne crois pas du tout au raisonnement dichotomique "emplois" ou "départ des entrepreneurs" "pas d'autres choix possibles". Je crains que "chômage d'un côté" et "précarité pour ceux qui auront un emploi de l'autre" ne s'additionnent en fin de compte.

Au delà du travail de surveillance mal mené, l'Etat ne sait pas vendre au juste prix. Par exemple, en ce moment Ségolène Royal qui monte au créneau pour favoriser la prolongation de la durée de vie de nos centrales argumente en entretenant la confusion : elle ose affirmer que les centrales déjà amorties vont devenir de plus en plus rentables, et dans le même mouvement de menton indique qu'il va falloir mettre plus de 50 milliards au pot pour les entretenir et les maintenir à un niveau de sécurité suffisant. Mais sans coup férir, elle parle d'une baisse possible des tarifs.  affraid

Je parle plus haut du rapport de la cour des comptes de 2004 ; je peux dire un mot sur celui qui vient d'être publié en février dernier.

Celle-ci estime à quelque 1,7 milliard d'euros par réacteur les investissements nécessaires à la rénovation des équipements baptisée « grand carénage », évaluant le MWh du parc rénové à plus que le coût actuel du parc amorti, mais effectivement nettement moins que celui de l'EPR. Mais voilà, il ne faut pas couper la phrase en deux.

Car il n'y a pas de substitution en vue entre EPR et rénovation, mais bien actuellement, et pour de nombreuses années encore, addition de ces coûts et non remplacement des uns par les autres, c'est bien là que le raisonnement d'une baisse des tarifs est un non sens absolu.

Concernant la durée de vie des centrales (dont la plus vieille, Fessenheim, est en fonctionnement depuis 1977 - coucou Giscard  jocolor partenaire clef du tout nouveau groupe Framatome), la limite des 40 ans n'est nulle part gravée dans le marbre. En revanche, comme l'a rappelé la ministre elle-même, seule l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a la possibilité d'en autoriser le fonctionnement au-delà. Sous condition d'un haut maintien de sécurité donc.

Or je le dis plus haut nous entrons dans une zone ou les risques se croisent et vont se croiser jusqu'en 2025. Vétusté et usure des cuves, centre de retraitement en saturation. Or selon les projets de EDF rappelés par son PDG mi-février « il n'y a pas de fermeture de centrales prévue dans les dix ans à venir en dehors de celle de deux réacteurs destinée à compenser l'entrée en service de l'EPR de Flamanville attendue en 2018.

Les coûts vont donc être en hausse ; une augmentation significative de la consommation permettrait à l'électricien de maintenir sa capacité de production actuelle sans contrevenir à la loi. Or celle-ci stagne depuis plusieurs années, et la baisse du pétrole fait que les autres énergies baissent aussi. Je parle plus haut d'une baisse de 30% du CA sur les "gros porteurs".

Ce n'est pas le gouvernement qui se montre incapable de gérer dans le cas d'espèce, mais bien le gouvernement qui bloque le principe de la gestion des entreprises au juste prix pour ne pas se mettre les clients électeurs à dos. La demande des gestionnaires étant bien de voir les tarifs d'EDF augmenter de manière significative.

La démission du DAF d'EDF repose sur ce décalage qui existe entre la vision court-termiste des décisions politiques, et la nécessité d'une planification cohérente sur le long terme. Le gap ici est énorme puisque l'on se prépare à naviguer à vue sur une période de dix ans d'incertitudes techniques, sans tenir compte de l'avis des gestionnaires.

L'Etat n'est pas gestionnaire, il est actionnaire ; ce qui veut dire que les capitaux placés proviennent de sa manche. Il faut bien dissocier les responsabilités et ne pas les mélanger par facilité. Le désaccord entre ledit actionnaire et les gestionnaires portant, j'y reviens, sur la faisabilité à court terme» du projet britannique gigantesque de 23,2 milliards d'euros, pour lequel le géant français de l'électricité tarde à prendre une décision finale d'investissement.

La goutte à même de faire déborder le vase.

@tous

On veut parler emploi? Donnons alors crédit un peu à l'avis des syndicats qui craignent que le coût de la construction de ces réacteurs EPR en sus des premiers qui sont en rade, ne menace l'existence même d'EDF et demandent le report du projet, après la signature en octobre 2015 d'un accord commercial avec l'entreprise publique chinoise CGN, qui doit supporter un tiers du financement. Eh puis prenons acte que l'on parle plutôt réduction des effectifs dans la filière nucléaire qu'embauche en ce moment. C'est cela la quadrature du cercle que j'évoque plus haut.

Dans les faits : 450 postes seront supprimés sur le site Areva de Pierrelatte (Drôme), soit près de 15% des effectifs dans la région. Avec ce commentaire d'une terrible justesse "C'était inéluctable, nous sommes décalés en coûts de revient", explique Frédéric de Agostini, directeur général d'Areva Tricastin. Les premiers départs auront lieu dès le 1er avril. Pas de licenciement sec, promet Areva. Mais au total, ce sont 2 700 postes qui vont disparaître en France.


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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 19:49

Pour abaisser les prix de revient il faut suivre les avis du nouveau chef des écolos (ça change si souvent que je ne connais pas son nom) passer à la semaine de 32 heures et répartir le travail.
Nul doute qu'avec des leaders nationaux de cette pointure tout va s'arranger !

Lorsque les boites sont dans le rouge ce n'est pas en discutant en débattant et en ne faisant rien que l'on s'en sort.
Soit on change de méthode soit on change les chefs !

Le reste n'est que verbiage c'est notre point fort depuis 30 ans.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 20:02

Vendre au juste prix est un changement de méthodes, suivre l'avis des gestionnaires s'impose. Si cela doit passer par un changement de chef, pourquoi pas.

Pour ce qui est de la baisse des coûts, réagir a posteriori est souvent peine perdue. Un simple exemple : Areva se concentre sur les réductions de coûts en raison de la chute des cours de l'uranium et envisage de supprimer 100 à 200 emplois supplémentaires cette année, a déclaré mardi Jacques Peythieu, vice-président d'Areva Mines.

Qui dit baisse des coûts dit hausse des pertes d' emplois... La variable d'ajustement en attendant que ces emplois aujourd'hui fixes, ne soient remplacés dans deux trois ans, par des emplois précaires, comme en Espagne? Partiellement et à moindre coût, pas pour 32h, mais au moins 1 de temps à autre, flexibilité oblige.. Ah le mythe de la tendance haussière....
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 20:48

et bla et bla et bla !
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mamiea

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 09 Mar 2016, 22:07

@Libellule,
Vous ne répondez pas a la question : Combien coûte l' arrêt d' une centrale nucléaire ?
Car il faut pouvoir comparer les coûts d' entretien et ceux induits par l' arrêt définitif, sans oublier le stockage des résidus radioactifs
Au lieu de rester sur des dogmes il serait plus intelligent et plus urgent de se pencher sur l' arrêt des centrales thermiques et de la diminution de la consommation.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 10 Mar 2016, 00:23

Personnellement je laisse le soin à d'autres de défendre des dogmes et de s'y parquer à vie.

Cher probablement. Réponse a minima, puisque sans cas en cours qui permettrait de devenir plus précis contrairement aux Epr. Peut- être plus cher que de les maintenir, pourquoi pas, en soi. Ce qui loin d'être potentiellement rassurant pose à terme, et donc à partir de 2025, un autre type de questions. Je n'ai rien contre fermer les deux seuls réacteurs programmés, au moins on pourra s'appuyer sur ce premier retour d'expérience. Encore faut-il conserver quelques subsides pour pouvoir faire l'expérience. L'argent mobilisé dans les projets Epr n'a pas servi ni à l'agrandissement des capacités de retraitement de la Hague, ni au démantèlement de quoi que ce soit, ni à investir convenablement dans des solutions alternatives. La quadrature du cercle, je vous dis.  Mais l'endettement est là béant, garant d'une énergie vendue " pas cher".

Diminuer la consommation alors que le client est roi, et que l'on se plaint à la première occasion d'une panne de courant et de soucis d'éclairage pendant son sommeil? Faut voir....

Après 10 ans d'errance technique s'annonce doucement 10 ans d'errance financière à prévoir pour une activité un peu radioactive : c'est un peu plus que du gâchis. Mais comme aucun risque majeur ne se présente à l'horizon 2025, comme dirait un compère... Dormons tranquilles.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 31 Mar 2016, 12:31

Tant qu'à parler d'Areva et d'UraMin pourquoi ne pas parler de la mise en examen d'Olivier Fric, c'est son nom, époux d'Anne Lauvergeon, ancienne « sherpa » de François Mitterrand nommée ensuite à la tête de la Cogema qu'elle transforma en Areva après fusion avec Framatome ?

Pour sa bio voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Lauvergeon

Personnellement j'ai parfois l'impression que nous sommes pris pour des truffes...


"Pour Me Stasi [avocat de M. Fric], cette mise en examen « repose uniquement sur une concordance de dates et le fait que M. Fric soit l’époux d’Anne Lauvergeon ». Il assure qu’« à aucun moment son client n’a bénéficié d’informations privilégiées et qu’en outre, c’est son associé Franck Hanse, trader de formation, qui a décidé seul de cette opération ».

De son côté, Mme Lauvergeon récuse également toute interférence. Dans un entretien au Parisien du 30 mars, elle affirme que c’est l’« ex-associé » de son mari qui gérait les fonds et décidait des placements. Elle explique que « les règles de confidentialité chez Areva étaient très strictes », ajoutant que « les liens de mariage ne prévoient pas que l’on partage les secrets qui ne vous appartiennent pas ».



http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/03/30/areva-uramin-l-epoux-d-anne-lauvergeon-mis-en-examen-pour-delit-d-initie-et-blanchiment_4892274_1653578.html a écrit:
Areva : l’époux d’Anne Lauvergeon mis en examen pour délit d’initié

Le Monde.fr | 30.03.2016 à 11h20 • Mis à jour le 30.03.2016 à 15h34 | Par Jean-Michel Bezat et Simon Piel

Olivier Fric, homme d’affaires et époux d’Anne Lauvergeon, l’ex-présidente du directoire d’Areva, a été mis en examen pour délit d’initié et blanchiment, a annoncé une source judiciaire, mercredi 30 mars, confirmant une information du Parisien. Il aurait bénéficié d’informations privilégiées sur le rachat par le groupe nucléaire français, en 2007, de la société minière canadienne UraMin pour 1,8 milliard d’euros. Un actif intégralement déprécié quatre ans plus tard.

Contacté par Le Monde, l’avocat de M. Fric, Mario Stasi, confirme cette mise examen. Les magistrats ont en effet estimé qu’il avait bénéficié d’informations privilégiées sur l’offre publique d’achat d’Areva sur UraMin et qu’il en avait profité pour acheter puis revendre des titres en réalisant une plus-value d’environ 300 000 euros.



Mme Lauvergeon récuse toute interférence

Pour Me Stasi, cette mise en examen « repose uniquement sur une concordance de dates et le fait que M. Fric soit l’époux d’Anne Lauvergeon ». Il assure qu’« à aucun moment son client n’a bénéficié d’informations privilégiées et qu’en outre, c’est son associé Franck Hanse, trader de formation, qui a décidé seul de cette opération ». Ce dernier doit être entendu par la justice en avril.

De son côté, Mme Lauvergeon récuse également toute interférence. Dans un entretien au Parisien du 30 mars, elle affirme que c’est l’« ex-associé » de son mari qui gérait les fonds et décidait des placements. Elle explique que « les règles de confidentialité chez Areva étaient très strictes », ajoutant que « les liens de mariage ne prévoient pas que l’on partage les secrets qui ne vous appartiennent pas ».

Intermédiaire dans le secteur de l’énergie, M. Fric était l’objet depuis de longs mois d’une enquête de Tracfin. Selon une note de l’organisme antiblanchiment du ministère des finances, des sociétés domiciliées dans des paradis fiscaux ont acquis des titres UraMin à la Bourse de Toronto entre le 18 mai et le 12 juin 2007 avant de les revendre à la société Amlon Limited peu après.

Le 20 juin, cinq jours après l’annonce officielle de l’offre publique d’achat d’Areva sur UraMin, toutes ces actions étaient revendues. La plus-value aurait ensuite été versée sur un compte au Credit suisse avant de transiter par le Liechtenstein pour atterrir en Suisse sur des comptes liés à M. Fric ainsi qu’à la société International Trade and Finance dont il est l’un des associés. M. Fric a démenti tout délit d’initié.

Sur la base de ces informations, les enquêteurs de Tracfin écrivaient il y a plusieurs mois qu’il pouvaitt être « raisonnablement envisagé que M. Fric ait disposé d’une information dont n’ont pas bénéficié les autres acteurs du marché boursier, pour en tirer un profit par l’entremise d’entités juridiques sous son contrôle ». Ils se sont ensuite nterrogés sur une volonté supposée « de masquer l’opération ».

Le délit d’initié présumé de M. Fric fait partie de la première information judiciaire ouverte par le parquet national financier à la suite d’un rapport de la Cour des comptes, en 2014, qui n’a jamais été rendu public. Trois autres chefs ont été retenus : escroquerie, abus de bien social, corruption d’agent public étranger.



Présentation de comptes annuels « infidèles »

La seconde information judiciaire concerne Mme Lauvergeon elle-même, soupçonnée de présentation de comptes annuels « inexacts » et « infidèles », de diffusion d’informations fausses ou trompeuses, d’abus de pouvoir, de faux et usage de faux. Ses détracteurs lui reprochent notamment d’avoir tout fait pour dissimuler la richesse réelle des mines africaines rachetées à UraMin, retardant et limitant autant que possible les dépréciations d’actifs (impairments), afin de garder une chance d’être reconduite pour un troisième mandat en juin 2011.

L’acquisition en 2007 de la société UraMin pour 1,8 milliard d’euros avait été suivie d’un investissement de 1 milliard investi en Namibie, notamment pour développer la mine d’uranium de Trekkopje et l’usine de dessalement d’eau de mer voisine. A la fin de 2011, soit six mois après le départ de Mme Lauvergeon d’Areva, ses successeurs avaient dû inscrire près de 1,5 milliard de dépréciations d’actifs, qui s’ajoutaient aux 426 millions dans les comptes de 2010.

Les actifs de la société canadienne étaient en effet jugés moins riches en minerais. En outre ils n’étaient pas exploitables de façon rentable en raison de l’effondrement des cours de l’uranium après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, qui a réduit la demande en combustible nucléaire. Dans les colonnes du Parisien, Mme Lauvergeon rappelle que les dépréciations sont « une pratique courante chez les opérateurs miniers ».

De nombreux e-mails internes, dont Le Monde a pris connaissance, prouvent que la Business Unit (BU) Mines avait alerté Mme Lauvergeon de la situation dès 2008, notamment sur les gisements d’Afrique du Sud et de Namibie. En mai 2010, le responsable financier de la BU Mines proposait déjà une dépréciation de 1,4 milliard à 1,6 milliard de dollars d’UraMin. Et de 1,820 milliard à la fin de 2010. Sans succès auprès de la direction financière du groupe, et a fortiori de Mme Lauvergeon.

Tout a été fait pour ne pas tenir compte des conclusions des nouveaux inventaires réalisés par les géologues maison, qui concluaient que les ressources en uranium étaient bien plus faibles et difficiles à exploiter que prévu par les tests réalisés par la société d’expertise mandatée par le propriétaire d’UraMin.

Réplique de Mme Lauvergeon, qui devait être à nouveau entendue par les juges le 25 mars, avant que l’audition ne soit reportée : « Si en 2010 Sébastien de Montessus [patron de BU Mines] n’était pas d’accord avec le montant déprécié [426 millions], il n’aurait pas dû signer, mais plutôt alerter les commissaires aux comptes, le président du conseil de surveillance, l’Agence des participations de l’Etat, etc. » Elle confie toutefois au Parisien qu’elle « encaisse malveillances et coups tordus », et qu’elle « souffre ». « La violence de ces attaques me sidère », assure-t-elle.

Présent dans tous les métiers du nucléaire, Areva est aujourd’hui en cours de démantèlement avec le rachat par EDF de ses activités de fabrication et de maintenance des réacteurs (Areva NP). L’entreprise ne conservera que la gestion du cycle du combustible (mines, enrichissement de l’uranium, recyclage des combustibles usés, démantèlement des centrales), le périmètre de l’ex-Cogema. Un autre crève-cœur pour celle qu’on surnommait « Atomic Anne ».

   Simon Piel
   Journaliste au Monde

   Jean-Michel Bezat
   Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/03/30/areva-uramin-l-epoux-d-anne-lauvergeon-mis-en-examen-pour-delit-d-initie-et-blanchiment_4892274_1653578.html
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 03 Mai 2016, 18:33

http://www.lepoint.fr/environnement/nucleaire-areva-n-exclut-pas-des-falsifications-au-creusot-03-05-2016-2036583_1927.php

Nucléaire : Areva n'exclut pas des "falsifications" au Creusot
Le directeur général évoque "des procès-verbaux contradictoires" alors qu'un audit a détecté des "anomalies" dans le suivi des fabrications d'équipements.
SOURCE AFP
Publié le 03/05/2016 à 07:13 | Le Point.fr
Areva n'écarte pas des "falsifications" au Creusot. Areva n'écarte pas des "falsifications" au Creusot. © AFP/ CHARLY TRIBALLEAU

Areva n'écarte pas que des "falsifications" soient à l'origine des "anomalies" détectées dans le suivi des fabrications d'équipements au sein de son usine du Creusot (Saône-et-Loire), indique lundi le journal Les Échos sur son site internet. "Je ne peux pas l'exclure", a déclaré au journal le directeur général d'Areva, Philippe Knoche. "On a des procès-verbaux contradictoires. Soit il y a eu des essais complémentaires qui ne sont pas tracés, et il faut qu'on ait la conviction qu'ils existent. Sinon, il faudra en tirer les conséquences", a-t-il ajouté. "À ce stade, nous ne pouvons ni confirmer les falsifications ni les exclure", a indiqué à l'Agence France-Presse une source du groupe nucléaire.

Pour sa part, Bercy attend les résultats complets de l'audit mené sur les fabrications de Creusot Forge, avant de se prononcer, selon le journal. Cet audit lancé fin 2015 a détecté des "anomalies" dans le suivi des fabrications d'équipements au sein de son usine du Creusot, où a été fabriquée la cuve de l'EPR de Flamanville dont l'acier présente un défaut de composition.
Des procès-verbaux modifiés ?

Selon Les Échos, un opérateur réalisait des essais sur une pièce métallurgique et inscrivait sur le dossier de fabrication "les résultats sur l'analyse chimique de coulée, les paramètres de forgeage, l'historique de traitement thermique, les résultats des essais mécaniques". "En cas de valeur obtenue dans le haut de la norme requise, les procès-verbaux de certains dossiers de fabrication auraient été modifiés", révèle le journal, citant une source anonyme.

Le site Creusot Forge est spécialisé dans la fabrication et l'usinage de grandes pièces forgées et moulées complexes, indispensables à la fabrication des composants primaires de l'îlot nucléaire.

L'éventualité d'une falsification est révélée quelques heures après la visite du ministre de l'Économie Emmanuel Macron lundi sur le site où est fabriquée la cuve au Creusot.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 03 Mai 2016, 19:14

Pourtant avec "atomic Anne" tout était parfait.
Résultat :
Bémols techniques : à quoi servent les ingénieurs chargés du suivi des commandes et du contrôle qualité surtout dans une entreprise sensible ?
Problèmes dans le suivi financier et là la technique n'y est pour rien. Le manager doit rendre des comptes reflétant la vérité.
Dans un pays où on peut être premier ministre et ne pas savoir ce qui se passe dans les services de renseignements, être responsable mais pas coupable dans d'autres affaires... tout est possible.
On est autrement plus exigeant avec ce que devrait faire ou ne pas faire un simple pandore qui est en plein maintien de l'ordre où il risque sa vie dans des opérations qui tiennent plus de la guérilla urbaine que de la manifestation pacifique.
Lorsqu'elle n'a pas été laissée dans son fauteuil de patronne d'Areva (durant 10 ans) il était de bon ton de crier à la chasse aux sorcières...


IL est vrai qu'avoir été dans le staff mitterrandien était et reste un brevet d'excellence en tous domaines.
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thierry

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 04 Mai 2016, 00:18

On aimerai autant de transparence auprès de nos gouvernants ou candidats gouvernants.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Mai 2016, 08:15

Voir dans cette discussion: http://www.plateaufontenay.net/t2088-et-ce-qui-devait-arriver-areva#81513


"Nouvelle étape judiciaire pour Anne Lauvergeon, qui a été entendue vendredi au parquet national financier par les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke, Claire Thépaut et Charlotte Bilger. L’ancienne présidente d’Areva a été mise en examen pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, dans l’enquête sur le rachat, par le géant français du nucléaire, de la société minière UraMin."


http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/05/13/affaire-uramin-anne-lauvergeon-convoquee-devant-les-juges-d-instruction_4919310_1653578.html a écrit:
Affaire UraMin : Anne Lauvergeon mise en examen

Le Monde.fr avec AFP | 13.05.2016 à 16h37 • Mis à jour le 13.05.2016 à 21h41

Nouvelle étape judiciaire pour Anne Lauvergeon, qui a été entendue vendredi au parquet national financier par les juges d’instruction Renaud Van Ruymbeke, Claire Thépaut et Charlotte Bilger. L’ancienne présidente d’Areva a été mise en examen pour présentation et publication de comptes inexacts et diffusion de fausses informations, dans l’enquête sur le rachat, par le géant français du nucléaire, de la société minière UraMin. Cette opération avait tourné au fiasco financier. Mme Lauvergeon a été placée sous le statut de témoin assisté pour le chef d’abus de pouvoir.



Qu’est-ce que l’affaire UraMin ?

Au début des années 2000, le groupe Areva souhaite diversifier son approvisionnement en uranium. Dès l’automne 2006, sa présidente, Anne Lauvergeon, souhaite investir dans la société canadienne UraMin, créée l’année précédente. Mais l’acquisition, hâtive, en 2007, pour 1,8 milliard d’euros, se révèle être un gouffre financier pour le géant du nucléaire.

Pour ce prix très élevé, Areva a racheté une société qui ambitionnait d’exploiter des gisements d’uranium dans trois pays africains : Namibie, Afrique du Sud et Centrafrique. Mais l’exploitation de ces gisements s’est avérée beaucoup plus difficile que prévu.

Ainsi la République centrafricaine, dirigée à l’époque par François Bozizé, a refusé par exemple l’accès à la zone d’exploitation de la mine. Et iI est désormais avéré que toutes les précautions n’ont pas été prises pour s’assurer que les gisements, notamment en Namibie, contenaient bien l’uranium promis. Entendus, des géologues et des cadres d’Areva ont rapporté leurs doutes aux enquêteurs : « Nous connaissions les problèmes que nous allions trouver », a déclaré l’un d’eux, selon l’Agence France-Presse (AFP).

Les juges du pôle financier cherchent donc désormais à savoir si ce rachat désastreux ne cache pas des faits d’escroquerie ou de corruption. Deux informations judiciaires sont en cours : l’une porte directement sur l’acquisition de la société, l’autre sur les provisions inscrites par Areva, les magistrats cherchant à établir si elles ont été délibérément prises trop tard pour retarder la découverte de l’effondrement de la valeur d’UraMin. C’est dans le cadre de cette dernière procédure qu’est entendue Anne Lauvergeon le 13 mai.



   La Cour des comptes dénonce « une affaire grave »

C’est par la Cour des comptes que tout a débuté. Dans un rapport de 2014, celle-ci dénonçait ainsi des « zones d’ombre » et « une affaire grave ». Les magistrats critiquaient notamment le coût d’acquisition de la société UraMin, à « un prix environ cinq fois supérieur » à celui demandé un an plus tôt. Ils fustigeaient également des « investissements hâtifs » par rapport à la connaissance des gisements et une passation « tardive des provisions révélant la gravité des problèmes ».

Anne Lauvergeon, qui a dirigé Areva de 2001 à 2011, est dans le viseur de la Cour des comptes. Dans leurs conclusions du rapport, les magistrats estiment que « les responsabilités » d’Anne Lauvergeon « sont incontestables », évoquant « des faits de dissimulation (…) vraisemblables à l’égard du conseil de surveillance et des tutelles ». Les magistrats de la Rue Cambon portent ces faits à la connaissance du parquet national financier, qui décide alors l’ouverture d’une enquête préliminaire, puis saisit les juges d’instruction.



   Qu’est-il reproché à Anne Lauvergeon ?

L’ancienne présidente emblématique d’Areva, Mme Lauvergeon, a déjà été entendue en décembre 2015 par la brigade financière dans cette enquête. « Atomic Anne » était alors placée sous le statut de suspect libre.

Elle est soupçonnée de présentation de comptes annuels « inexacte » et « infidèle », de diffusion d’informations fausses ou trompeuses, d’abus de pouvoir, de faux et usage de faux. Il lui est notamment reproché d’avoir tout fait pour dissimuler la richesse réelle des mines africaines rachetées à UraMin, retardant et limitant autant que possible les dépréciations d’actifs (impairments), afin de garder une chance d’être reconduite pour un troisième mandat à la tête d’Areva, en juin 2011.

De nombreux courriels internes, dont Le Monde avait pu prendre connaissance, prouvent que la business unit (BU) mines, qui conduit et développe les activités minières du groupe, avait alerté Mme Lauvergeon de la situation dès 2008, notamment sur les gisements d’Afrique du Sud et de Namibie.

En mai 2010, le responsable financier de la BU mines proposait déjà une dépréciation de 1,4 milliard à 1,6 milliard de dollars d’UraMin. Et de 1,82 milliard à la fin de 2010. Sans succès auprès de la direction financière du groupe, et a fortiori de Mme Lauvergeon.

Tout a été fait pour ne pas tenir compte des conclusions des nouveaux inventaires réalisés par les géologues maison, qui concluaient que les ressources en uranium étaient bien plus faibles et difficiles à exploiter que prévu par les tests réalisés par la société d’expertise mandatée par le propriétaire d’UraMin. Ainsi, après le départ de sa dirigeante, Areva avait dû diviser par cinq la valeur de la société UraMin.



   Qui sont les autres protagonistes de l’affaire ?

Le mari d’Anne Lauvergeon, Olivier Fric, est également impliqué dans cette affaire UraMin. Conseiller de son épouse dans le domaine de l’énergie, il a été mis en examen à la fin de mars pour délit d’initié. M. Fric est visé par une note du Tracfin, la cellule antiblanchiment du ministère des finances, qui estime qu’il a pu tirer profit d’« une information dont n’ont pas bénéficié les autres acteurs du marché boursier » lors du rachat de la société minière par Areva.

Olivier Fric aurait, avec son associé, réalisé une plus-value de 300 000 euros environ en achetant des milliers d’actions UraMin quelques jours avant l’annonce de l’offre publique d’achat d’Areva, et en les revendant un mois plus tard.

Contacté par Le Monde au moment de cette annonce, l’avocat de M. Fric, Me Stasi estime alors que cette mise en examen « repose uniquement sur une concordance de dates et le fait que M. Fric soit l’époux d’Anne Lauvergeon ». Il assurait également qu’« à aucun moment son client n’a bénéficié d’informations privilégiées, et qu’en outre, c’est son associé Franck Hanse, trader de formation, qui a décidé seul de cette opération ». Quelques jours après la mise en examen de M. Fric, son associé M. Hanse l’a également été pour délit d’initié.

Les deux hommes d’affaires étaient les ayants droit économiques de la société suisse Amlon Limited, qui a acheté les titres UraMin. Toutefois, ils n’apparaissaient pas comme les gérants effectifs de la structure.

Du côté d’Anne Lauvergeon, dans un entretien au Parisien à la fin de mars, elle expliquait que « les règles de confidentialité chez Areva étaient très strictes. Les liens du mariage ne prévoient pas que l’on partage les secrets qui ne vous appartiennent pas ».
Source: http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/05/13/affaire-uramin-anne-lauvergeon-convoquee-devant-les-juges-d-instruction_4919310_1653578.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Mai 2016, 08:56

Que risquent-ils? Pas grand chose

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 15 Sep 2016, 21:41

Aréva, société dont l'Etat français détient en direct ou via le CEA et BPI plus de 85% du capital, annonce aujourd'hui céder sa participation dans céder sa participation dans sa coentreprise spécialisée dans l'éolien Adwen à son partenaire espagnol Gamesa qui lui-même va fusionner avec l'allemand Siemens...

http://investir.lesechos.fr/actions/actualites/eolien-areva-cede-a-gamesa-sa-participation-dans-leur-co-entreprise-adwen-1579101.php a écrit:
Eolien: Areva cède à Gamesa sa participation dans leur co-entreprise Adwen
 
Dow Jones | Le 15/09/16 à 07:26

PARIS (Dow Jones)--Le groupe d'ingénierie nucléaire Areva a annoncé jeudi qu'il allait céder sa participation dans sa coentreprise spécialisée dans l'éolien Adwen à son partenaire Gamesa.

"Le conseil d'administration d'Areva a décidé d'autoriser le management à exercer l'option de cession à Gamesa de sa participation dans Adwen", a indiqué le groupe dans un communiqué.

Cette opération permet à Areva de poursuivre sa stratégie de recentrage sur les activités liées au cycle du combustible. Elle entre aussi dans le cadre du projet de fusion des activités dans l'éolien de Gamesa (GAM.MC) et Siemens (SIE.XE), annoncé en juin dernier.
---/---
Source: http://investir.lesechos.fr/actions/actualites/eolien-areva-cede-a-gamesa-sa-participation-dans-leur-co-entreprise-adwen-1579101.php


Reste à voir comment cette cession va influer sur l'industrie de l'éolien dans notre pays.... Voir cet article de mars 2016: https://www.energiesdelamer.eu/publications/47-eolien-pose-offshore/2115-est-ce-qu-adwen-reviendra-100-francais
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 15 Sep 2016, 22:46

"Dans un communiqué distinct, Gamesa a précisé qu’il rachètera pour 60 millions d’euros les 50% du capital d’Adwen détenus par Areva."
alors que :
"En cas de problème, Gamesa pourra utiliser un prêt d’actionnaire accordé par Areva de 236 millions d’euros, a précisé Gamesa. A ce montant, pourra s’ajouter une rallonge de 100 millions d’euros, avait indiqué lundi à l’AFP une source proche du dossier."

Pas l'affaire du siècle, dirait-on, pour renflouer Areva. Sans compter, coté emplois verts en France, les "inquiétudes sur la construction d’usine de production d’éoliennes au Havre (Normandie)." dont Siemens n'aura pas besoin.
http://www.liberation.fr/futurs/2016/09/15/areva-scelle-la-cession-d-adwen-a-gamesa-et-son-retrait-de-l-eolien-en-mer_1497779
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