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 Et ce qui devait arriver, Areva!

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Libellule

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MessageSujet: Et ce qui devait arriver, Areva!   Ven 06 Mar 2015, 18:27

Rappel du premier message :

Le groupe nucléaire français, Areva, devrait annoncer 4,9 milliards d’euros de pertes provisoires pour 2014. Sur un chiffre d’affaires de 8,4 milliards d’euros. Et près de 8 milliards de pertes en quatre ans. Décidément l’excellence française de l’atome a pris du plomb dans l’aile !

Le 4 mars, l’entreprise présente ses résultats définitifs ainsi qu’un grand plan stratégique qui pourrait remettre en cause le modèle du groupe. Soucieuse de couper court à toutes les rumeurs, Areva a déjà communiqué sur les pertes pressenties le 23 février dernier.

Son endettement atteint 4,7 milliards d’euros pour 4 milliards de fonds propres. Pourtant, le groupe a déjà cédé quelque 7 milliards d’euros d’actifs en quelques années et a déjà bénéficié d’une première augmentation de capital de 600 millions ; c’est dire l’ampleur du désastre, tu ou nié depuis des années.

Au début de l’automne dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a placé Areva sous surveillance négative. Bercy s’est alors employé pour que le groupe nucléaire ne soit pas classé dans la catégorie infamante de ‘junk bonds’.

En échange, l’État, les actionnaires et la direction d’Areva ont promis de remédier à la situation en lançant une émission obligataire de quelque 800 millions début novembre 2014. Malgré un taux de 8 %, très supérieur aux conditions de financement actuelles, les investisseurs n’ont pas suivi et Areva a dû annoncer qu’il repoussait son opération. Dans l’attente de temps plus favorables…

Si Areva était une société privée, elle aurait déjà dû déposer le bilan.

A l’origine de ce crash industriel et financier, plusieurs explications :

1- L’ère post-Fukushima – Le groupe peine à s’adapter à l’ère post-Fukushima, marquée par le non-redémarrage des réacteurs japonais et un arrêt massif des centrales nucléaires allemandes. L’atonie de l’énergie nucléaire au niveau mondial ne contribue pas au dynamisme d’AREVA dont les projets-phares ont toujours du mal à s’exporter. C’est d’ailleurs une deuxième explication de la crise.

2- Le fiasco de l’EPR. Finlandais, tout d’abord. Alors que ce réacteur nucléaire devait à l’origine entrer en fonctionnement en 2009, son démarrage ne cesse d’être repoussé, d’abord en 2016, puis 2017. Le groupe parle maintenant de 2018. Chaque année de retard coûte 400 millions d’euros au groupe. Areva a déjà avoué un surcoût de 4 milliards d’euros par rapport aux 3,5 milliards d’euros prévus dans le contrat signé avec l’électricien finlandais TVO.

Mais au-delà du site finlandais, la question la plus sensible et qui est au cœur de l’avenir du groupe, est celle de l’arrêt ou non du programme EPR. Le réacteur nucléaire est un fiasco industriel et commercial. Il se révèle trop compliqué et trop cher à construire. A l’étranger comme en France, à Flamanville.

Même si «l’excellence industrielle française» en prend un sérieux coup, l’État ne peut plus ne plus mesurer l’ampleur financière du désastre et les couloirs des ministères bruissent d’une vague rumeur quant à la possibilité de tirer un trait sur cette coûteuse et malheureuse aventure. Un rapprochement des structures d’AREVA avec EDF signerait le démantèlement du premier groupe et, à terme, l’arrêt de mort de cette entité issue en 2001 de la fusion de la COGEMA et de FRAMATOME.

À l’intérieur de l’entreprise, la colère et la peur se mêlent à la stupeur. Les salariés savent que ce sont eux qui vont payer le prix des folies passées. Plus de 1 500 suppressions de poste sont déjà annoncés en Allemagne, 200 aux États-Unis. En France, le chiffre n’est pas encore connu. Mais les suppressions d’emploi pourraient se compter en milliers.

3- L’activité minière dans l’impasse. Il y a d’abord le dossier Uramin, qui devrait conduire à la mise en examen prochaine de certains responsables, et qui n’est pas totalement purgé. Il reste notamment le milliard d’euros de travaux réalisés en Namibie qui n’a jamais été provisionné.

Mais il faut aussi ajouter le dossier Imouraren, nom d’un site au Niger dont Areva a obtenu le permis d’exploitation début 2009. Le gisement devait produire 5 000 tonnes de minerai au moins par an avec un permis d’exploitation pendant 35 ans.

Mais début 2015, le groupe a décidé de tout arrêter, la mine semblant aussi inexploitable que les gisements d’Uramin. Coût total de cette acquisition : 800 millions d’euros (non encore inscrits dans les comptes).

4- Enrichissement. En 2008, Areva a décidé de construire une nouvelle usine de gazéification pour l’uranium sur le site de Tricastin, en remplacement de celle de Lodève. Le prix de cette nouvelle construction s’élève à un milliard d’euros environ. Elle devrait fonctionner à partir de 2016 mais n’a toujours pas de client. De même, l’usine d’enrichissement Georges-Besse 2, toujours sur le site de Tricastin, peine à monter en puissance, alors qu’elle a coûté elle aussi plus d’un milliard d’euros à réaliser.

L’excellence du gâchis

L’effondrement du système Lauvergeon, du nom de l’ancienne présidente du groupe, pose ouvertement la question d’une recapitalisation du groupe par l’État, opération qui se chiffrera en milliards d’euros.

Si à cela, vous ajoutez les coûts croissants de la globalité du parc électronucléaire français, qu’il s’agisse de gestion des déchets (issus des centrales ou des anciennes mines d’uranium comme celle de Saint-Priest-Laprugne dans le Puy-de-Dôme), du vieillissement des centrales ou de leur démantèlement dont les frais n’ont jamais été provisionnés, vous mettez le pied sur le seuil de la grande impasse industrielle de l’industrie nucléaire française. Les récents incidents de la centrale du Tricastin ou la mise à l’arrêt de celle de Fessenheim ne rendent le débat que plus urgent.

Que ces montagnes de pertes, de déficit et de provisions à réaliser s’accumulent au moment précis où l’urgence écologique nous commande de faire le pari de la maîtrise de la demande énergétique et de la transition vers les énergies renouvelables, tout cela laisse le goût amer d’un vaste gaspillage et d’une impuissance pourtant acquise au nom de l’indépendance nationale. Navrant.

* Le Canard Enchaîné, le 25 février 2015
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tonton christobal



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Jan 2017, 08:36

Effectivement s'il y a un problème avec les centrales nucléaires c'est de la faute du président Pompidou... décédé en 1974 !

Tout comme Giscard est responsable du déficit français...

Avec de tels politicards pas étonnant qu'il soit délicat de nous sortir de la panade.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Jan 2017, 19:42

En effet, c' est la faute à Pompidou et Giscard. Il suffit de lire le CV de Anne Lauvergeon :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_Lauvergeon a écrit:

Anne Marie Alice Lauvergeon, née le 2 août 1959 à Dijon, en Côte-d'Or, est une dirigeante française d'entreprises.
Ancienne « sherpa » du président François Mitterrand, elle est nommée en 1999 à la tête de la Cogema, qu'elle transforme après la fusion avec Framatome en groupe nucléaire public, sous le nom d'Areva, dont elle préside le directoire de 2001 à 2011. Elle est nommée, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à la tête d'une « commission sur l'innovation » en avril 2013.........
.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Jan 2017, 19:57

http://www.lefigaro.fr/societes/2017/01/12/20005-20170112ARTFIG00302-edf-en-etat-d-alerte-avant-la-vague-de-froid.php

morceaux choisis :

Face à la baisse attendue des températures, le réseau sera très exposé. Les différents acteurs sont mobilisés.
Pour le moment, il n'y a pas de coupures d'électricité programmées. Le propos émane de Réseau de transport d'électricité (RTE), la filiale d'EDF chargé de l'équilibre entre offre et demande d'électricité sur le réseau. L'opérateur est donc en première ligne à l'aube de la vague de froid qui devrait s'abattre sur le pays la semaine prochaine. Vendredi, RTE a indiqué qu'il pourrait être contraint de déclencher dès mardi «une partie» des mesures exceptionnelles envisagées pour répondre aux besoins d'électricité de la France face à la vague de froid. Un porte-parole de l'entreprise a averti que la première mesure qui serait instaurée si la situation le nécessite est «une alerte» diffusée «la veille pour le lendemain» ...

Quels que soient, ou pas, les températures de la semaine prochaine, la vague de froid contribuera à faire resurgir les débats autour de l'efficacité d'un «mix» énergétique diversifié. «Au risque d'être provocant, on se doit de dire qu'en cette période hivernale la production des éoliennes est quasi nulle et celle des installations solaires pas beaucoup plus élevée, souligne un spécialiste du secteur. La volonté de verdir le parc de production électrique français est sûrement respectable mais notons immédiatement ses limites: au moment où la France a le plus besoin d'électricité, elle reste tributaire de ses équipements énergétiques traditionnels.»

Pas grave au lieu de vendre de l'électricité on va en importer... c'est bon pour la balance commerciale !



Dernière édition par tonton christobal le Sam 14 Jan 2017, 20:22, édité 2 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Jan 2017, 19:57

Pour suivre,
Si l' on ne replace pas le développement du nucléaire civil en France, on nous raconte des histoires.
Le passage au nucléaire a permis de nous rendre plus indépendant vis à vis des producteurs de pétrole (que serait notre niveau de vie sans ce changement), ignorer cela est une faute.

Maintenant on veut tout fermer sans avoir de remplaçant fiable et surtout sans savoir combien de temps et de risques cela représente.
http://www.nucleaire-nonmerci.net/nongratuit.html#accident a écrit:
2/ Combien coûte la fermeture d'une centrale nucléaire ?

Qu’advient-il quand, après plusieurs décennies de fonctionnement, il faut fermer une centrale ?

Aussi incroyable que cela paraisse, lors de la conception des centrales, les constructeurs ne se sont pas souciés de prévoir leur démolition.

Aujourd’hui, même si quelques chantiers de démantèlement ont commencé en France, les ingénieurs ne savent pas encore totalement comment ils vont s’y prendre.

20 ans sont prévus pour le démantèlement total de chaque réacteur.

Mais le démantèlement est dangereux car la plupart des matériaux qui constituent la centrale elle-même sont devenus radioactifs.

Les déchets à très faible activité sont rassemblés dans un site de stockage à Soulaines, depuis 2003. Mais ce site ne suffira pas à accueillir les énormes volumes de matières irradiées que représente un bâtiment tel qu’une centrale.

D’autre part, les opérations de démantèlement présentent des risques importants pour les travailleurs, qui sont souvent exposés dans des zones très irradiantes.

Le démantèlement coûte cher.
Au total, la note annoncée pour démanteler les 58 réacteurs EDF est de 15 milliards d'euros, mais le chiffre réel risque d’être au moins cinq fois plus élevé. Qui va payer ?


Même ses adversaires ne peuvent répondre à ces questions. Nul besoin de sortir de Polytechnique ou de l' ENA pour comprendre que l' on prend le sujet à l' envers, mais le dogmatisme obstrue la pensée.
Fermeture sans remplaçant fiable égale dépendance envers d' autres fournisseurs, dépenses supplémentaires, retour à la case départ (avant le nucléaire) et même conséquences.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 14 Jan 2017, 20:19

Les Teutons moins butés ont fermé les centrales nucléaire (et le regrettent lorsqu'ils n'en remettent pas en service en douce)  mais font fonctionner les centrales thermiques... ça pollue mais ils ont de l'électricité.

Vive l'écologie française ! elle se surpasse.

Si nous avons des coupures de courant on nous expliquera que c'est de la faute de De Gaulle ! j'espère que les écolos vont se faire tôler aux prochaines élections... ce n'est pas possible d'être aussi stupide !

Heureusement que nous dégustons les effets du réchauffement climatique... j'espère que les malfaisants qui ont une cheminée ne vont pas l'allumer ! ségo et la danseuse de flamenco ne seraient pas contentes.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Jan 2017, 10:01

Libellule a écrit:
Bah, une mine foireuse ici, 2 Epr en rade par là. Et une croyance aveugle au nucléaire. A suivre d'ailleurs.

La centrale, qui devait être livrée en 2009, ne fonctionnera pas avant fin 2018. Si les soucis techniques sont réglés, les surcoûts sont colossaux (près de 2,6 milliards d’euros pour TVO) et font l’objet d’un arbitrage entre les parties prenantes. Mais TVO a de nouvelles inquiétudes : il craint que la restructuration de la filière nucléaire française le laisse sans partenaire fiable pour l’épauler dans les 60 ans de la vie de l’EPR.

Je ne vous dis pas ce qu'il peut en être de la maintenance et du démentèlement des centrales vieillissantes déjà partiellement en difficulté. Encore un truc lancé par Pompidou. Pauvre Anne...
http://m.slate.fr/story/36491/france-nucleaire-nucleocrate

Cet article permet de dater les évènements clefs décennies par décennies.
http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/politique-nucleaire/histoire-politique-nucleaire-civil/

EDF cède des actifs, le point sur les obligations
Goldwasser Exchange  | 10/01/2017 13:07

Détenu à près de 85% par l’État français, EDF (PA:EDF) avance dans son programme de cession d’actifs, duquel il espère retirer quelque dix milliards d’euros d’ici à 2020 et réduire son endettement.
Le groupe vient notamment de finaliser la cession de créances à un pool d’investisseurs pour un montant d'un milliard et demi d’euros, après avoir vendu fin décembre, via sa foncière Sofilo, un portefeuille immobilier totalisant 300.000 mètres carrés de bureaux situés en France.

Ces mesures s’inscrivent donc dans le plan de réduction de la dette de l’entreprise, une dette qui s'élevait officiellement à 36,2 milliards d'euros au 30 juin, mais qui atteindrait en réalité, selon de nombreux observateurs du dossier, plus de 70 milliards d’euros.
Une chose est sûre, tous les leviers susceptibles de faire rentrer du cash sont actionnés par le groupe, pour qui 2016 restera assurément une « annus horribilis ». Sa solvabilité fut même remise en cause, EDF étant confronté à un mur d'investissements liés à la rénovation de son parc nucléaire vieillissant et à la construction de nouvelles centrales.

La démission en mars de son directeur financier, hostile à la construction de réacteurs à Hinkley Point, a par ailleurs dévoilé au grand jour les distancions au sein même de l’état major de l’entreprise sur ce projet pharaonique, estimé à 21 milliards d’euros et dont certains craignent qu’il ne coule l’entreprise.

Pour l'année qui commence c'est ici
http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/l-atome-francais-s-apprete-a-vivre-une-annee-2017-sous-pression_1862625.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Jan 2017, 17:24

En tout cas s'il y a un problème dans l'industrie nucléaire pour ce qui concerne l'électricité ne pas chercher !
De Gaulle, Pompidou et Giscard... ce sont eux les responsables.

Si depuis l'élection de flanbi et l'arrivée aux manettes des écolos nous avons des décisions que ressemblent au tango argentin à savoir un pas en avant deux en arrière et un sur le coté c'est de la faute de sarko.
Dans cette situation entre ordre contre ordre et gaspillage c'est la totale.

Si cet hiver au lieu de vendre de l'électricité nous en achetons ou si nous avons des coupures comme on l'annonce ne cherchez pas pourquoi : c'est de la faute des "libéraux"

Surtout ne demandez pas qui a dirigé la boutique pendant des années et était indéboulonnable... et encore moins pour quelles raisons cette personne a été choisie...

Il est vrai que si AREVA fonctionne comme le comité d'entreprise d'EDF nous avons des inquiétudes à avoir.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 24 Jan 2017, 18:55

Avec Challenges : alors que la Commission européenne donnait son feu vert sous conditions au plan de sauvetage d’Areva, Paris cédait 4,1 % du capital d’Engie pour 1,14 milliard d’euros. Une opération médiocre, l’action de l’ex-GDF Suez ayant chuté de plus de 25 % en 2016. La cession des titres Engie a suscité la fureur des syndicats. « Les recapitalisations ne doivent pas être financées par des cessions d’actifs publics et la vente des bijoux de famille », s’insurge FO dans un communiqué. La CFE-CGC dénonce « l’inconséquence de l’Etat actionnaire qui sacrifie toute vision stratégique à un pilotage actionnarial financier à très courte vue ».

André Loesekrug-Pietri, président du fonds A Capital, s’interroge, lui, sur la stratégie de l’Agence des participations de l’Etat (APE) : « L’Etat prône une bonne gouvernance qu’il ne s’applique pas à lui-même. Ces trois dernières années, pas moins de trois présidents se sont succédé à la tête de l’APE. » En douze mois, le portefeuille de ses titres cotés a reculé de 11,5 % quand le CAC 40 a gagné près de 5 %, soit une moins value potentielle de quelque 8 milliards. C’est l’énergie en pleine crise (catastrophe de Fukushima, baisse des prix de l’électricité) qui plombe le bilan de l’APE. Le secteur représentait 81 % du portefeuille en 2008. Aujourd’hui seulement 46 %. « Ce qui est un peu embêtant pour l’Etat, c’est qu’il était prisonnier du calendrier autour d’Areva », indique un stratégiste du courtier Aurel BCG. Demain, c’est celui d’EDF qui va s’inviter au menu de l’Etat.

Au cours des prochains mois, l’électricien et le groupe nucléaire vont être recapitalisés à hauteur de 4 et 5 milliards d’euros. Actionnaire des deux entreprises à plus de 80 %, l’Etat s’est engagé à participer pour 3 milliards à l’augmentation de capital d’EDF et pour 4,5 milliards à celle d’Areva. L’APE, présente dans 81 sociétés, dispose d’un portefeuille de 90 milliards d’euros dont les deux tiers proviennent de sociétés cotées. Sa marge de manoeuvre est toutefois limitée, car l’Agence n’est pas autorisée à recapitaliser une entreprise en utilisant les fruits de ses dividendes. Pour réaliser ses opérations, elle doit puiser dans son compte d’affectation spécial. Au 31 décembre 2016, cette cagnotte affichait un solde positif de 3,7 milliards. Avec la vente des titres Engie, elle s’élève désormais à 4,8 milliards. Il manque donc près de 3 milliards pour renflouer Areva et EDF. Cet argent, l’Etat doit le trouver rapidement car l’augmentation de capital d’EDF est imminente. Peut-être dès le 15 février, au lendemain de l’annonce des résultats financiers 2016 de l’électricien, comme cela avait été indiqué par sa direction.

Ces derniers mois, l’Etat s’est délesté de plusieurs blocs de titres Safran. Il a aussi vendu les 60 % qu’il détenait dans les aéroports de Lyon et de Nice. Que va-t-il céder à présent ?
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mamiea

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 24 Jan 2017, 19:01

Libellule a écrit:
Ces derniers mois, l’Etat s’est délesté de plusieurs blocs de titres Safran. Il a aussi vendu les 60 % qu’il détenait dans les aéroports de Lyon et de Nice. Que va-t-il céder à présent ?

C' est déjà annoncé : sa place, reste plus à savoir le nom du nouveau chef de l' état.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 24 Jan 2017, 19:32

Un peu facile. Mais bon à supposer que Fillon soit élu...

Pour François Fillon, l'Etat doit détenir uniquement des participations au capital d'"entreprises stratégiques".

Il n'a en revanche pas précisé quels groupes et quels secteurs pourraient être concernés par ces cessions.

Il évoque "une logique simple : l'Etat ne doit être actionnaire que des entreprises stratégiques", en précisant que "le moment n'est pas venu d'indiquer quelles entreprises pourraient être concernées".

A la fin 2016, le portefeuille boursier de l'Etat était valorisé un peu moins de 60 milliards d'euros, et avait perdu 11,5% de sa valeur sur un an, soit environ 7,8 MdsE.

Selon des calculs effectués début décembre par 'boursier.com', la vente des participations non stratégiques les plus faciles à céder (Orange, Renault,Peugeot, CNP, Air France KLM) aurait rapporté à cette date 11,1 MdsE bruts dans les caisses de l'Etat. Un montant qui atteint 12,4 MdsE si l'on tient compte des cours de Bourse du 30 décembre, les marchés d'actions ayant connu une bonne fin d'année.

Les valeurs de défense devraient en revanche être considérées comme stratégiques et donc conservées au sein de l'Etat. Ce "bloc défense" comprend Thales (26% du capital, valorisés 5 MdsE au 30 décembre), Safran (14%, 3,9 MdsE) et Airbus (10,9%, 5,3 MdsE), en plus de participations non cotées (Giat-Nexter, DCNS).

Quant au pôle énergie, il parait difficile de réduire la part de l'Etat dans EDF et Areva au moment où la filière nucléaire française est en pleine restructuration. L'Etat contrôle 85,6% du capital d'EDF, valorisés 17,5 MdsE au 30 décembre),et 28,8% d'Areva en direct (valorisés 475 ME au 30 décembre). En outre, le CEA (organisme d'Etat) contrôle 57,7% d'Areva et Bpifrance, la banque publique d'investissement en détient encore 3,3%.

Et pour ce qui est d'Engie, l'ex-GDF-Suez, dont l'Etat vient de céder 4,1% le 11 janvier, (ramenant sa part à 28,7%) le dossier est moins politiquement sensible qu'EDF, mais la détention de l'Etat y est très encadrée par la loi. Celle-ci  interdit à l'Etat de descendre sous le tiers du capital ou des droits de vote sauf de manière ponctuelle et avec obligation d'y revenir sous deux ans.

La situation est à peu près identique pour la participation dans Aéroports de Paris (50,6%, 5,1 MdsE au 30 décembre). Le Code des transports impose que l'Etat détienne la majorité de son capital. Pour modifier la part de l'Etat dans Engie comme dans ADP, il faudrait donc légiférer.

Enfin, si l'Etat se lançait dans une nouvelle vague de privatisations, la question de son portefeuille non coté se poserait également : la SNCF, la RATP, La Poste, la FDJ, France Télévisions, les ports de Marseille Fos, Le Havre et Dunkerque, ou encore RTE.

Sans oublier Alstom.

Avec boursier.com

Autant dire que Fillon n'aura guère d'autres choix que de faire comme ses prédécesseurs. Sauver les meubles, sans garantie que les entreprises liées au goufre nucleaire soient pérennes.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Ven 27 Jan 2017, 11:21

Deux brèves :

Que reste-t-il de la fameuse "excellence française" du nucléaire? En pleine tourmente financière, nos ex-champions de l'atome vivent aussi une grave crise de compétences. Résultat, ils attirent moins les jeunes.

Des composants devaient être livrés en novembre dernier. Trois cylindres de grande taille, appelés "viroles", que le groupe nucléaire Areva avait forgés dans ses ateliers du Creusot, en Saône-et-Loire. Des pièces très sensibles, destinées à équiper des réacteurs nucléaires, qui doivent résister à de très fortes variations de température. Mais le client, l'électricien sud-africain Eskom, n'en a pas voulu.  

La direction affichait le contrat sud-africain comme un symbole pour montrer que sa renaissance était possible à l’international, particulièrement sur le segment la maintenance de centrale. Et comptait capitaliser sur l’appel d’offres en Afrique du Sud pour avancer ses pions pour décrocher le mégacontrat de construction de 6 à 8 nouvelles centrales nucléaires, qui doit permettre d’augmenter les capacités de production nucléaire du pays de 9 600 MW (ajoutée aux 1 830 MW de Koeberg) pour un coût estimé à plus de 21 milliards de dollars.

Par ailleurs, Le directeur adjoint d'Areva a reconnu jeudi 26 janvier 2017 une pollution autour de l'usine de retraitement des déchets radioactifs de Beaumont-Hague (Manche), découverte lors d'une commission locale d'information, après l'étude d'une association révélant cette pollution.

Cette étude, menée par l'association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (ACRO), un laboratoire indépendant des industriels, a révélé que des terres autour du site nucléaire étaient polluées à l'américium 241, un élément très radioactif. Il faut en effet 432 ans pour que la radioactivité de cet élément diminue de moitié.

L'association, qui a refait des prélèvements depuis la publication de l'étude, mentionne une pollution 650 fois supérieure aux valeurs trouvées par Areva avant l'étude dans cette zone de marécages. L'ACRO craint la présence de plutonium.

L'Autorité de Sûreté Nucléaire, par la voix d'Hélène Macron, directrice de l'antenne caennaise, tente de rassurer en indiquant qu'il n'y avait "pas d'inquiétude particulière quant à l'impact sanitaire" de cette pollution. "C'est un événement passé, ce n'est pas une solution en traint de se faire." Selon Areva, le danger par ingestion est limité, mais l'ACRO évoque surtout un risque par inhalation.

Le groupe va procéder au ramassage de ces terres polluées, qui lui appartiennent. Le coût et le calendrier de l'opération ne sont pas encore connus.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 28 Jan 2017, 08:41

si on se posait la question de qui dirigeait la boutique...
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thierry

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 28 Jan 2017, 19:25

Tant qu'Areva n'était pas un jouet au service de politique partisane ça marchait.

Le jour où Lauvergeon a pris la tête de l'entreprise et que de plus, elle a été l'égérie de la gauche et du féminisme, elle est sortie de la gestion rationnelle d'une entreprise.

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 28 Jan 2017, 19:56

thierry a écrit:
Tant qu'Areva n'était pas un jouet au service de politique partisane ça marchait.

Le jour où Lauvergeon a pris la tête de l'entreprise et que de plus, elle a été l'égérie de la gauche et du féminisme, elle est sortie de la gestion rationnelle d'une entreprise.


même lorsqu'elle flanquait la bagnole dans le fossé elle était indéboulonnable ! on bramait contre le complot politique réac.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Sam 28 Jan 2017, 20:51

Ah cette mémoire sélective...

L’affaire commence le 30 juin 2009. La recapitalisation du groupe Areva, réclamée de longue date par Anne Lauvergeon et destinée à financer son développement, est décidée par l’Élysée qui sélectionne une troïka d’investisseurs : un industriel japonais et deux fonds souverains, l’un koweitien, l’autre qatari. Cette manœuvre financière est prétexte à un audit de la filière nucléaire tout entière, confié à l’automne à François Roussely. Celui-ci, ancien PDG d’EDF, est l’homme qui a nommé Henri Proglio à la tête du Conseil Stratégique de l’électricien français peu avant d’en être débarqué ; poste d’où, en cette fin d’année 2009, le ci-devant PDG de Véolia brûle de s’emparer à son tour des rênes de l’électricien français. Coïncidence remarquable, François Roussely est aussi l’homme qui, dans ses nouvelles fonctions de vice-président Europe du Crédit Suisse, conseille le fond d’investissement qatari, client et actionnaire principal de la banque genevoise, et participant pressenti à ladite recapitalisation. Roussely donc, ancien PDG d’EDF, ami de Proglio qui convoite de lui succéder, et conseiller financier d’un des futurs investisseurs, est chargé de dresser l’état des lieux du nucléaire en France.

En novembre 2009, l’annonce par EDF de la hausse du prix de l’électricité est le prétexte retenu pour évincer de la direction du groupe son PDG d’alors, Pierre Gadoneix, et offrir son fauteuil à Henri Proglio. Cette manœuvre bénéficie du soutien de Jean-Louis Borloo, ministre de l’Environnement et de l’Énergie, dont Proglio a obligeamment parachuté la fille dans la filiale hong-kongaise de Véolia.

Pour Péan, cette nomination n’est pas seulement le succès d’un homme mais aussi celui d’une faction ; une faction dont il décrit largement, au fil des 400 pages de son livre, les reptations au cœur de l’appareil d’État ; une faction qui n’a de cesse de se hisser aux sommets pour capter à la source des grands contrats industriels les rétro-commissions, onde sonnante et trébuchante qui abonde leur fortune et leur pouvoir, parfois les caisses du Parti. S’agrègent ainsi autour de Proglio des personnages tels que François Roussely mais aussi Yazid Sabeg, homme d’affaires, improbable commissaire à l’Intégration et la Diversité en son temps, Claude Guéant, homme-lige de Nicolas Sarkozy, ou encore Alexandre Djouhri, nouveau converti au sarkozysme, ancien intermédiaire des chiraquiens à l’époque où son ennemi juré, Ziad Takkiedine, portait les couleurs du clan Balladur.

Fin 2009, cet attelage politico-affairiste s’est mis en tête de restructurer l’industrie nucléaire française autour d’EDF et faire ainsi main-basse sur un marché export de plusieurs dizaines de milliards d’euros et un filon de rétro-commissions non moins coquet. Un dessein qui suppose le démembrement d’Areva, dont la cession au Qatar des activités minières est convenue, et l’abandon de l’EPR, jugé mal exportable, au profit de réacteurs de deuxième génération low-cost.

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 00:29

En bref la personne qui a drivé la boutique pendant plus de 10 ans était parfaite... merveilleux !
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 00:32

Le Fbi qui cherche des poux à Areva nous éclairera. A suivre.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 00:43

Si nous ne sommes pas capables de gérer nos sociétés et de mettre de l'ordre dans notre boutique on comprend la pagaille nationale...
Sous peu la gauche demandera à Trump de diriger la France.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 00:47

La justice américaine a demandé au FBI d'enquêter sur le rachat de la société minière canadienne Uramin par Areva, une opération qui avait tourné au fiasco financier pour le spécialiste français du nucléaire, rapporte le Journal du dimanche.

Joint par Reuters, un porte-parole d'Areva a dit que l'entreprise n'avait pas connaissance d'une quelconque enquête en cours aux Etats-Unis. "Naturellement, s'il y avait une procédure, on se tiendrait à disposition pour donner toutes les informations nécessaires", a-t-il ajouté.

Selon le Journal du dimanche, qui ne cite pas ses sources, le département américain de la Justice a transmis à la fin de l'année dernière ce dossier déjà au coeur de procédures judiciaires en France.

L'opération, qui avait coûté 1,7 milliard d'euros à Areva en 2007, pourrait tomber sous le coup de la législation américaine contre la corruption internationale, écrit-il.

Toujours selon le JDD, la procédure a été enclenchée aux Etats-Unis par un rapport rédigé par un enquêteur français indépendant, Marc Eichinger, et remis en fin d'année dernière aux autorités américaines.

Marc Eichinger avait écrit en 2010 un premier document dans lequel il évoquait une possible escroquerie, qui aurait pu avoir été facilitée par des complicités au sein du groupe d'énergie nucléaire.

Marc Eichinger est un militaire, au moins dans l’âme. Quand on le croise ces jours à Genève, c’est en tenue noire d’amateur d’arts martiaux. «Je fais de la boxe thaïe, pour rester aguerri», dit-il. Sur son passé dans l’armée française, il lâche peu de choses: «Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai été gendarme.» Depuis 2004, il dirige sa société d’enquêtes et de sécurité, APIC, qui protège les entreprises sur des terrains hostiles. «Je travaille avec des anciens du 2e REP, la crème de la crème de la Légion», précise-t-il sur le ton du connaisseur.

«Mais qui est ce zozo?»

Si l’on a fait appel à lui pour éclaircir l’affaire des mines d’uranium, c’est grâce à Jacques Myard, un député français de la droite musclée, qui l’a introduit auprès du responsable de l'«intelligence économique» d’Areva.

Jacques Myard, né le 14 août 1947 à Lyon, est un homme politique français, député-maire de Maisons-Laffitte. Il fait partie des membres fondateurs de la Droite Populaire, courant situé à l'aile droite de Les Républicains.

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mamiea

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 04:40

J' ignorais que le Canada et la France étaient des condominiums des USA!
Que vient faire le FBI là dedans?
Comme le dit Trump, qu' ils se mêlent de leurs affaires.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 06:29

"J’ai pu prouver, sur la base de documents juridiques incontestables, que le dossier Uramin était éligible à la loi anticorruption américaine, connue sous l’acronyme FCPA. Elle a l’avantage majeur de s’appliquer hors des frontières des États-Unis et de poursuivre les présumés coupables où qu’ils se cachent", Marc Eichinger, qui a remis un rapport aux autorités américaines à l’automne 2016.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 07:00

Libellule a écrit:
"J’ai pu prouver, sur la base de documents juridiques incontestables, que le dossier Uramin était éligible à la loi anticorruption américaine, connue sous l’acronyme FCPA. Elle a l’avantage majeur de s’appliquer hors des frontières des États-Unis et de poursuivre les présumés coupables où qu’ils se cachent", Marc Eichinger, qui a remis un rapport aux autorités américaines à l’automne 2016.



J'aimerais savoir ce que vous pensez en tant qu'élu de la République de cette démarche ?
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 07:12

Après la séance de grand n'importe quoi; quelques faits:

Ancienne « sherpa » du président François Mitterrand, elle est nommée en 1999 à la tête de la Cogema, qu'elle transforme après la fusion avec Framatome en groupe nucléaire public, sous le nom d'Areva, dont elle préside le directoire de 2001 à 2011. Elle est nommée, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, à la tête d'une « commission sur l'innovation » en avril 2013.

La décision d'achat de d'Uramine est une décision d'Anne Lauvergeon

La décision de rassembler tout le secteur nucléaire sous une même bannière (Areva) est aussi une décision de la miss. Décision qui a pour conséquence l'EPR.


Dernière édition par thierry le Dim 29 Jan 2017, 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 07:46

Et la décision d'éveiller la curiosité du FBI, par la règle ou théorie de la chute des dominos, c'est Myard.. Cqfd. Triste in fine. Un dossier étant déjà ouvert dès 2007. Traçabilité ici
http://www.federalregister.com/ ou là http://www.nrc.gov/
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 08:26

On dirige l'entreprise française pendant 12 ans et c'est le FBI qui est responsable des erreurs de gestion...

Si le dossier était clair il n'y aurait pas d'affaire.

Avec un peu de chance il va nous mettre Pompidou et Giscard en cause.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 11:07

Ca me rapelle Pasqua qui, lors des élections de 1995, avait fait expulser des diplomates américains pour faire diversion

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 12:22

Et moi cela me rappelle autre chose
http://www.blog-fillon.com/article-31642856.html source fiable donc

20 mai 2009 - François Fillon, Premier ministre, répond sur l'avenir Areva à Bernard Cazeneuve, député de Cherbourg, archive sauvegardée au cas où.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 18:48

et après expertise de la situation on découvre la vérité... qui depuis des années était escamotée.
Ce n'est pas Fillon qui a dirigé Areva durant 12 ans.... en revanche on a reproché à sarko d'avoir viré atomic anne  lorsque la catastrophe soigneusement dissimulée a été découverte.

La situation délicate ne découle pas du départ de Lauvergeon mais c'est en raison des problèmes causés par la gestion de Lauvergeon qu'il y a un problème Areva.
D'accord elle avait flanqué la pagaille mais il fallait sans doute la garder.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 29 Jan 2017, 19:51

"Malgré la mise en examen de l'ancienne patronne d'Areva, soupçonnée notamment de diffusion de fausses informations après le rachat ruineux de ces mines d'uranium appartenant au groupe canadien, les juges n'ont pas encore fait leur religion sur son rôle exact. D'autres comparutions, imminentes, devraient éclairer cette sombre affaire."

Extrait des échos du 30 mai 2016.



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 30 Jan 2017, 00:43

Plus récemment :
Fillon et Lauvergeon : les atomes crochus - La Lettre A N° 1754

https://www.lalettrea.fr › 2016/12/01 › fil...

1 déc. 2016 - L'ancienne patronne d'Areva a tout lieu de se réjouir de la victoire de François Fillon, avec qui elle partage de nombreux liens...
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 30 Jan 2017, 01:00

Après le FBI, Fillon....
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 30 Jan 2017, 01:13

On est tout de même plus véloce pour s'occuper de Fillon...

Je ne suis pas certain que Fillon soit copain avec Lauvergeon... et encore moins qu'ils partagent le même engagement politique et le même attachement pour Mitterrand.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 30 Jan 2017, 01:15

thierry a écrit:
Après le FBI, Fillon....

Sarko et Pompidou sont dans le coup... voire De Gaulle.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 30 Jan 2017, 05:28

Remonter à l'ère Pompidou? Allez chiche...

L'Arcro (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest) est revenue, vendredi 27 janvier 2017, devant la Commission locale d’information (Cli) Areva-La Hague (Manche) avec de nouveaux résultats d’analyses concernant la zone nord-ouest du site. La présence d’américium 241 a été confirmée. La commission a décidé de lancer une expertise. Détails.

Nous sommes là devant une pollution du domaine public et chaque citoyen a droit à un environnement propre.

Mais surtout, insiste Pierre Barbey, l’américium n’est pas le seul radioélément découvert sur la zone nord-ouest du site. « Cela représente un temps d’exposition de plusieurs dizaines d’années. Et si on les additionne les autres isotopes, on va avoir une image bien différente… »

D’autant que l’Acro est revenue devant la Cli avec les résultats de nouvelles analyses, effectuées en octobre et novembre 2016. Les premières, effectuées en juillet dans la zone de sous-bois autour de la source du ruisseau des Landes, montraient un taux d’américium de 71 becquerels par kilo sec. Les nouvelles, qui s’accompagnaient de carottages, montent autour de l’abreuvoir à 109 becquerels au niveau du sol, 198 pour la litière et 160 becquerels sur un échantillon à 10 cm de profondeur. Ces teneurs baissent en revanche jusqu’à la limite de détection dès qu’on s’éloigne de l’abreuvoir.

Du plutonium « cuvée 73 »

Dans les points de forte concentration, la présence de césium 137 est aussi relevée, jusqu’à 500 becquerels par kilo sec sur un échantillon pris entre 10 et 15 cm de profondeur. « C’est plus de 30 fois la contamination moyenne observée par Areva de 2011 à 2015. La concentration maximale sur l’horizon 5-15 cm témoigne vraisemblablement de la migration dans le sol d’une contamination de surface. »

L’association évoque « un accident non public » remontant à 1974, ce que confirmeraient les premiers éléments concernant le plutonium. « Apparemment une cuvée 1973 », avance André Guillemette.

Areva de son côté évoque trois hypothèses. « Il peut y avoir eu un défaut d’étanchéité dans les premières fosses d’entreposage », indique René Charbonnier, le directeur adjoint de l’établissement.

« Il y a eu aussi, en septembre 1974, une fuite sur un bloc de béton. Mais il y avait surtout un marquage en césium 137 ». À propos de ces 27 fosses bétonnées, l’Acro rappelle aussi des « anomalies environnementales » observées en avril 1974, avec une contamination semi-aérienne de la même zone de pâturages locale.

Elle provenait de couvercles défectueux sur des blocs de béton servant au stockage de déchets retraités en 1973 et 1974.

Le président de la Cli, Pierre Bihet, a en tout cas fait suite à une demande de l’Acro : la commission va constituer un groupe d’experts qui doit permettre de retracer l’historique et dresser une cartographie de cette pollution.

Avec Jean Lavalley http://www.normandie-actu.fr/areva-pollution-radioelement-site-la-hague_253277/
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 30 Jan 2017, 05:48

et Marie Curie n'est elle pas elle aussi dans l'affaire...
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 08 Fév 2017, 11:14

Aux Usa http://www.capital.fr/enquetes/derapages/l-autre-chantier-maudit-d-areva-1205142p
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 16 Fév 2017, 07:17

Au Japon

Le fiasco du nucléaire menace l'avenir de Toshiba et de ses 190 000 employés. Mardi 14 février, le géant industriel japonais a vécu une journée agitée, ponctuée par l'annonce de la démission du président du conseil d'administration, Shigenori Shiga, longtemps chargé du nucléaire.

M. Shiga assume ainsi la responsabilité des pertes révélées le même jour, à savoir 499,9 milliards de yens (4,1 milliards d'euros) pour la période d'avril à décembre 2016, qui seraient dues à une dépréciation de 712,5 milliards de yens dans cette activité.

L'entreprise attend un déficit de 390 milliards de yens au terme de l'exercice clos fin mars, contre 145 milliards envisagés auparavant. Ces chiffres, non audités, ont été dévoilés dans l'urgence. Quelques heures auparavant, le groupe avait demandé le report d'un mois de l'annonce officielle de ses résultats.

Quoi qu'il en soit, les pertes ont fait plonger dans le rouge les fonds propres de Toshiba, qui affichent un déficit de 191,2 milliards de yens. Une situation qui oblige l'entreprise à trouver avant la fin de l'exercice, le 31 mars, de quoi les compenser, au risque de déposer le bilan.

Le géant installé à Tokyo, et qui s'est développé à la fin du XIXe siècle autour de la production de matériel électrique, pourrait également céder une part plus importante qu'il ne l'avait prévu du capital de sa branche mémoires flash, Nand. Début 2017, Toshiba avait décidé d'en faire une filiale indépendante pour ouvrir son capital. L'idée était d'en céder 19,9 %. Mais cette part pourrait dépasser 50 %.

Le groupe maintiendra ses activités en cours, principalement de maintenance des réacteurs existants et dans le démantèlement de la centrale endommagée de Fukushima.

L'entreprise tirerait les leçons de l'imbroglio comptable et industriel dans lequel elle se trouve aux Etats-Unis, conséquence du rachat de Westinghouse, en 2006, pour 5,4 milliards de dollars (5,1 milliards d'euros).


Toshiba fait face comme Areva à une dépréciation massive our la deuxième année d'affilée. Au terme de l'exercice 2016, il avait annoncé une dépréciation de 2,4 milliards de dollars, une conséquence de l'acquisition de Westinghouse.

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 30 Mar 2017, 19:31

Suite

Qu’en penserait George Westinghouse, fondateur en 1886 à Pittsburgh (Etats-Unis) de l’empire du même nom, dont les héritiers se plaisent à rappeler qu’il a été à l’origine du premier navire de l’US Navy à propulsion nucléaire, de la première caméra sur la lune et d’une technologie dominante dans le nucléaire civil ? Avec 90 réacteurs construits dans le monde depuis les années 50 et huit autres en chantier -quatre réacteurs AP1000 aux Etats-Unis et quatre en Chine-, Westinghouse, seul ou en co-entreprise, « reste de loin le plus grand constructeur nucléaire historique dans le monde », selon la Global Nuclear Power Database. Et si la France n’est pas très loin, avec 73 réacteurs signés Framatome dont 62 en France, la quasi-totalité du parc français s’est construite sous licence Westinghouse, après le choix d’EDF de faire une croix sur la technologie graphite-gaz (UNGG) pourtant 100 % française du CEA. « A l’époque, c’était le choix économique et stratégique de dire que l’on ne pourrait pas faire le poids par rapport à la recherche et au retour d’expérience accumulé par la technologie américaine. Westinghouse a totalement dominé le choix du nucléaire existant et en construction, y compris en Chine. C’est donc un événement tout à fait historique », juge Mycle Schneider, co-auteur du World Nuclear Industry Status Report.

La chute de la maison Westinghouse résonne, de manière brutale, avec la quasi-faillite d’Areva, dont la restructuration n’est toujours pas achevée, trois ans après le lancement de la refondation de la filière nucléaire tricolore. « C’est au fond la même histoire qu’Areva, avec un nouveau design de réacteur -l’AP1000 d’un côté, l’EPR de l’autre-, des promesses sur les coûts, et des difficultés à construire. Et comme pour Areva, l’ampleur des pertes et du risque pris sur la construction de réacteurs est telle que cela menace l’activité de toute une entreprise, alors que certaines de ses activités Les Echos.fr
Westinghouse : la chute d’une icône et la fin d’un cycle

Cet effondrement devrait provoquer une onde de choc plus importante encore que l'écroulement d'Areva. Il va renforcer une analyse de plus en plus répandue, selon laquelle le cycle de l’énergie nucléaire dans les grands pays occidentaux est dans l'impasse. Le business des réacteurs de la troisième génération, qui se doivent d’être plus sûrs et donc plus complexes et coûteux, n'est économiquement plus tenable. En France, l'EPR aura englouti Areva, achevé Alstom et sérieusement fragilisé EDF. Aux États-Unis, son équivalent (l'AP 1000) aura eu la peau du principal constructeur mondial. L'industriel, qui a installé 90 réacteurs dans le monde et dont la technologie irrigue la quasi-totalité du parc électro-nucléaire français, croule sous 10 milliards de dette.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mar 18 Avr 2017, 18:01

Autre malade du secteur Toshiba...

Dans un communiqué paru mardi 11 avril, Toshiba évoque des « événements et circonstances qui pourraient remettre en question les conditions d’une continuation de [ses] activités ». Cette phrase accompagne les résultats pour les neuf premiers mois de son exercice fiscal 2016-2017 que le groupe a finalement décidé d’annoncer après deux reports successifs. Ces résultats, qui font apparaître une perte de 4,6 milliards d’euros ne sont pas certifiés, en raison des problèmes entourant les conditions dans lesquelles sa filiale nucléaire a été conduite à la faillite.

Mais un nouveau report aurait conduit à son exclusion des cotations du Tokyo Stock Exchange et risqué d’accroître encore un peu plus la défiance des marchés. Pour l’ensemble de l’exercice, Toshiba a laissé entendre que sa perte nette pourrait atteindre 8.6 milliards d’euros. Pour combler ces pertes, Toshiba a décidé de vendre les joyaux de sa couronne : son activité mémoires flash. Valorisée 17 milliards d’euros, celle-ci intéresse une dizaine d’acheteurs potentiels, parmi lesquels Broadcom et Foxconn, qui aurait proposé 25,5 milliards d’euros. Google, Amazon et SK Hynex seraient également sur les rangs.

Tout commence à s'imbriquer d'une manière inquiétante puisque Engie avait déjà cédé à Toshiba les 40% du capital de NuGen, leur co-entreprise. La construction de 3 nouveaux réacteurs nucléaires au Royaume-Uni par NuGen devenant de plus en plus douteuse.

Côté Westinghouse, Engie revend ses parts

Comme évoqué dans un précédent article, Westinghouse, propriété de Toshiba a fait faillite. Engie, bien avisé, a actionné une clause dans le contrat qui le liait à NuGen et forcé Toshiba a racheter pour environ 130 millions d’Euros, les 40% de NuGen qu’il détenait encore.

Toshiba a en effet admis que la faillite de Westinghouse correspondait à un « évènement de défaut », permettant à Engie d’actionner la clause de rachat.

Un autre projet de centrale, construite par Hitachi à Wylfa Newydd sur l’île d’Anglesey, au large du Pays de Galles, semble lui-aussi compromis.

Hitachi avait acheté en novembre 2012, la co-entreprise Horizon Nuclear Power chargée du projet et fondée en 2009 par les allemands E.ON et RWE. Ces deux-là ont eu le nez fin et vendu à temps. Le 13 avril, Hitachi s’est associé au sein d’Horizon à JExel Nuclear, une autre co-entreprise créée par l’américain Exelon, qui exploite 19,4 GW de centrales nucléaires aux Etats-Unis, et Japan Atomic Power Company.

Reste le troisième projet, celui d’EDF à Hinklepoint dans le Somerset. Après plusieurs années de retard,... Hinkley Point, c’est 21 milliards d’Euros d’investissements, répartis à raison de 66,5% pour EDF et 33,5% pour le chinois CGN, pour construire deux réacteurs EPR d’Areva : ceux dont la construction pose déjà tellement de difficultés en Finlande et à Flamanville et dont aucun exemplaire n’est en service dans le monde. L’EPR finlandais sera livré avec au moins 10 ans de retard. Re...
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 25 Juin 2017, 20:55

La construction de la centrale nucléaire de troisième génération à Hinkley Point, dans le sud-ouest de l'Angleterre pourrait coûter entre 1 et 3 milliards d'euros supplémentaires, selon le quotidien français «Le Monde». Ce dérapage pourrait s'expliquer par un retard dans le calendrier de livraison, mais aussi par d'autres facteurs qui pèsent sur ce chantier hors-norme.

Présentée comme une vitrine d'EPR français, la centrale d'Hinkley Point pourrait finalement connaître les mêmes déboires que les chantiers similaires de Flamanville et de Finlande. Initialement prévue pour 20 milliards d'euros, partagés entre le français EDF et son partenaire chinois CGN, sa construction pourrait coûter 3 milliards supplémentaires. Avec, en prime, un retard de livraison. Hinkley Point ne devrait pas démarrer avant 2027, selon Le Monde.

L'investissement serait-il trop lourd pour EDF ? C'est ce que craignait son directeur financier, Thomas Piquemal. Il a démissionné en 2016.

Dans le même temps déjà la CGT lançait un référendum interne . 90 % souhaitaient un report du projet HPC. Mi-avril, les syndicats CGT, CFDT, CFE-CGC et FO se fendant d’une lettre ouverte à François Hollande, qui malgré plusieurs demandes d’audience n’a donné ni suite ni réponse.

Emmanuel Macron, lui, ne cessait de pousser pour que le deal soit confirmé au plus vite avec l’État britannique... il déclarait à l’Assemblée nationale : « Hinkley Point est le grand projet d’Europe occidentale et du monde développé en matière nucléaire. Si l’on croit au nucléaire, il faut faire Hinkley Point. »

Cependant, le même Macron devant l’Assemblée, à propos d’un éventuel report que « À l’évidence, ce serait la solution intellectuellement et techniquement la plus confortable : attendre que nous ayons ouvert Flamanville, voire OL3 [EPR finlandais], ce serait être sûr de disposer toutes les garanties nécessaires. Le problème, c’est que nous avons un client... Il nous faut donc discuter avec le gouvernement britannique. Demander un report, ce serait prendre le risque - fort - de perdre le contrat. »

Aujourd'hui la tension monte des deux côtés de la Manche. La Cour des comptes britannique, la NAO, a calculé le surcoût dû au prix d'électricité garanti à EDF qui pourrait peser sur les Britanniques. Celui-ci pourrait s’élever à 30 milliards de livres, au lieu des 6 milliards envisagés au départ.

Les spécialistes français, eux, pointent du doigt les retards accumulés par l'usine d'Areva au Creuset. Cette usine connue pour les irrégularités causées à Flamanville doit fournir la cuve à Hinkley Point. Des risques financiers et techniques qui devraient être présentés au conseil d'administration d'EDF d'ici septembre
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thierry

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 28 Juin 2017, 04:58

On peut en conclure qu'il est plus difficile de concevoir et construire une innovation technologique que de faire des copiées collées sur internet.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 28 Juin 2017, 05:18

La première attitude crée des goufres financiers abyssaux, La seconde informe sans coûter cher.

Vous ne voulez plus de lecture directe?
Allez banco.. . Ce ne sera que 2 liens sans synthèse
http://m.leparisien.fr/environnement/energies/cuve-de-l-epr-de-flamanville-il-faudra-croiser-les-doigts-27-06-2017-7092429.php
Et https://www.franceinter.fr/sciences/cuve-de-l-epr-de-flamanville-l-incroyable-legerete-d-areva-et-edf
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thierry

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 28 Juin 2017, 19:01

Une chose est sur, c'est pas avec vos messages que l'on va produire de l'électricité pour alimenter les serveurs de ce forum
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 28 Juin 2017, 19:35

Mdr. pour vous faire plaisir.

Ceci dit, l'atualité n'a pas encore dit son dernier mot.

Le groupe nucléaire français Areva pourrait être prochainement visé par une nouvelle enquête préliminaire, au sujet de la valorisation du site d'Imouraren dans ses comptes 2016, a révélé le Journal du dimanche, dimanche 25 juin.

Dans sa dernière édition du dimanche 25 juin, le Journal du dimanche (JDD) rapporte que la brigade financière aurait réceptionné, mi-mai, une étude remettant en cause la valorisation du site d’Imouraren dans les comptes 2016 d’Areva. Selon le journal, les enquêteurs auraient déjà procédé à des auditions. Et le groupe nucléaire, déjà visé par deux instructions judiciaires au sujet de ses comptes et du rachat d’Uramin, pourrait voir s’ouvrir une nouvelle enquête préliminaire à son encontre.

En 2009, Areva, alors dirigé par Anne Lauvergeon, avait acquis le permis d’exploitation du site d’Imouraren, au Niger. À l’époque, le groupe avait présenté le site comme un « gisement de classe mondiale », abritant 275 000 tonnes de minerais et sur lequel on pourrait produire 500 tonnes d’uranium par an pendant 35 ans.

Gel des travaux sur le site

Areva a investi près de 900 millions d’euros dans la mise en exploitation du site. Mais, en mai 2014, le groupe a dû stopper les travaux, arguant que les conditions de marché n’étaient plus favorables. La majorité du personnel nigérien a été licenciée, et une partie des équipements a été vendue.

Depuis, le groupe affirmait que la mise en exploitation était retardée mais toujours prévue. Il n’a, en 2014, pas intégré de provision pour déprécier sa participation dans le projet. Ses actifs immobilisés y étaient alors évalués à 865 millions d’euros. En 2015, le groupe a déprécié ces actifs de 194 millions d’euros. Idem en 2016, avec une dépréciation de 316 millions d’euros. La valeur des actifs du site n’est plus que de 348 millions d’euros.


Le JDD, qui a interrogé des géologues ayant étudié le site, s’étonne que la valorisation d’Imouraren n’ait pas été totalement dépréciée en 2014. Déjà en 2012, un géologue s’inquiétait de la surévaluation des réserves d’uranium récupérables, selon le journal qui a aussi recueilli un témoignage dénonçant la légèreté des analyses sur lesquelles se serait basé Areva pour estimer le gisement.

Areva se serait pourtant appuyé sur ces estimations pour proposer à EDF, en 2012, une participation de 19% dans le projet. Selon le journal, l’augmentation de capital du groupe, début 2017, poserait également problème, puisqu’elle se serait appuyée sur la valorisation du site d’Imouraren dans les comptes 2016.

Encore lourdement endetté, et toujours en perte – 665 millions d’euros en 2016 –, le groupe n'a déjà plus l’ambition française de créer un leader mondial du secteur, actif sur toute la filière, de la mine au réacteur, un enterrement de 1ere classe.

Bref le cimetière commence à réceptionner des cadavres, pas très bon signe. Et si un jour le serveur ne recevait plus de jus...
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Mer 28 Juin 2017, 21:54

Libellule a écrit:
Déjà en 2012, un géologue s’inquiétait de la surévaluation des réserves d’uranium récupérables, selon le journal qui a aussi recueilli un témoignage dénonçant la légèreté des analyses sur lesquelles se serait basé Areva pour estimer le gisement. (source : Jeune Afrique ?)
Dans le même sens,
Une étude de points communs aux accidents ou désastres industriels majeurs (pas retrouvé la source..) notait qu'en général, on retrouvait a posteriori l'existence d'alertes précoces par ingénieur ou technicien de base, mais dédaignées par les décideurs "grand sachant" du sommet de ces entreprises. Chez Elf, du temps des avions renifleurs, il se dit que des ingénieurs-géologues de base étaient plus que suspicieux, par exemple. Mais le décideur, c'est le grand chef, point barre.

Positivons, en imaginant que cela pourrait être pire : un jour à Hinkley Point ou à Flamanville, un Airbus A400M pourrait tomber sur l'EPR. Premier crash-test pas si loin, 2015 Séville.
http://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/airbus/airbus-a400m-l-histoire-d-une-catastrophe-industrielle-4826647
Le couvercle ou toit de EPR, label antichoc pour un crash d'avion de combien de tonnes, en théorie ? On vérifie comment, en test non destructif ?
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 29 Juin 2017, 00:05

Puisque l'on parle d'évaluation de matières premières, depuis au moins 30 ans, j'entends parler des spécialistes patentés qui nous certifient que l'on a attend le sommet de la production pétrolière et que les gisements sont bientôt épuisés et que donc le prix de l'essence va flamber.

Y'a jamais eu autant de pétrole extrait dans le monde



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 29 Juin 2017, 00:17

Rien de contradictoire. On consomme comme jamais aujourd'hui du pétrole, parfois dans le lot de seconde qualité à un coût qui ne cesse d'augmenter. La pénurie potentielle était prévue à 51 ans en 2015.

C'est plus que la durée de vie déjà passée de nos centrales nucléaires qui elles ne dureront pas encore 50 ans à priori.

Se prendre 10 ans dans la vue et 40 milliards de dettes en passant, Ce n'est pas rien. Surtout quand l'équation du démantelement est loin d'être résolue.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 29 Juin 2017, 06:12

thierry a écrit:
Puisque l'on parle d'évaluation de matières premières, depuis au moins 30 ans, j'entends parler des spécialistes patentés qui nous certifient que l'on a attend le sommet de la production pétrolière et que les gisements sont bientôt épuisés et que donc le prix de l'essence va flamber.

Y'a jamais eu autant de pétrole extrait dans le monde

La première alerte fut même le rapport du club de Rome au début des années 70, pétrole encore à très bas prix. On pourrait dire que ce fut un rapport sérieux, démenti par les faits Very Happy
Car si l'on regarde moins la conclusion que les arguments, de mémoire il avait pour base de considérer : 1) les réserves prouvées de pétrole évaluées à cette époque. 2) surtout, que la consommation allait continuer à croitre exponentiellement.

Mais en 1973, guerre du Kippour, suivie de choc pétrolier (massive augmentation du prix par l'Opep). Conséquences : début des économies d'énergie, et motivations décuplées pour explorer des gisements nouveaux. Ce qui a rendu fausses les deux bases citées du rapport club de Rome. Le marché régulé, agent écolo le plus efficace pour des économies d'énergie ? Mais aussi, pétrole cher = fin des 30 glorieuses et du plein emploi, chez nous.

Aujourd'hui, a du être exploré presque tout ce qui est facile à atteindre. Les forages en mer profonde, et des schistes bitumineux, sont aussi en cours d'exploitation. Avec plus de risques de pollution. Il peut y avoir des réserves inconnues, mais en sens inverse les compagnies et pays pétroliers sont aussi soupçonnés de surévaluer leurs réserves connues, pour paraitre plus riches et plus puissants.

Si le prix du pétrole augmente encore, sans doute les compagnies (ou pays) pourront-elles explorer à prix de revient encore plus cher. Encore faut-il que les clients puissent payer... Et puis, il y a les tonnes de CO2 relarguées en rapport avec le changement climatique.


Dernière édition par Salamandre le Jeu 29 Juin 2017, 07:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 29 Juin 2017, 07:20

Ne devions pas de sujet: de brillants esprits nous indiquent une pénurie d'uranium, mais ça fait 50 ans qu'on dit que l'on manquera de pétrole dans 10 ans.

Juste pour rapeller que la France possède de l'uranium mais il reste non exploité pour des raisons stratégiques
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 29 Juin 2017, 07:46

Ne dévions pas. Un exemple de démantèlement foireux. Superphenix qui a fonctionné 4 ans et qui est toujours en attente de solutions pérennes. Depuis 1996.

Deux postulats ont mené les autorités françaises à la construction de Superphénix : l'anticipation d'une croissance soutenue des besoins énergétiques et les limites de l'extraction de l'uranium. Dans un tel scénario, seuls les réacteurs surgénérateurs (dont la filière à neutrons rapides) apparaissaient durables. Raté.

Et ce n'est pas le seul
http://mobile.lemonde.fr/planete/portfolio/2017/04/13/de-chooz-a-superphenix-les-grands-chantiers-du-demantelement-nucleaire_5110877_3244.html
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 03 Juil 2017, 22:30

Depuis quelques semaines, les nuages menaçants s’accumulaient au-dessus d’Hinkley Point, le site anglais qui accueillera deux réacteurs nucléaires de type EPR construits par EDF. La douche froide est tombée ce lundi matin : l’électricien français a annoncé une révision à la hausse des coûts du chantier et du calendrier, dans laquelle il prévoit une augmentation « de 1,5 milliard de livres sterling » par rapport au devis initial, pour une facture totale désormais estimée à 19,6 milliards (22,3 milliards d’euros). Et il estime que le chantier pourrait accuser un retard « de 15 mois pour la tranche 1 (le premier réacteur), et de 9 mois pour la tranche 2 (le second) ». Ce qui ferait grimper les coûts de 0,7 milliard supplémentaire.


Ces différents éléments cumulés vont peser sur le taux de rentabilité prévisionnel du projet, qui passerait ainsi de 9 % à « environ 8,2 % » si les risques de retards se confirment. Pour EDF, ces surcoûts « résultent essentiellement d’une meilleure appréhension du design, adapté aux demandes des régulateurs, du volume et du séquencement des travaux sur site et de la mise en place progressive des contrats fournisseurs ».

Premier béton prévu mi-2019

Mais le groupe tente de rester positif en indiquant être « mobilisé sur l’objectif initial de livraison de la tranche 1 fin 2025, et sur l’identification et la mise en place des plans d’actions destinés à réduire les coûts et les risques ». Il confirme que le premier béton du bâtiment de la tranche 1 doit être coulé mi-2019… si le design définitif, « dont le calendrier est tendu », est fixé comme prévu fin 2018.
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