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 Et ce qui devait arriver, Areva!

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MessageSujet: Et ce qui devait arriver, Areva!   Ven 06 Mar 2015, 06:27

Rappel du premier message :

Le groupe nucléaire français, Areva, devrait annoncer 4,9 milliards d’euros de pertes provisoires pour 2014. Sur un chiffre d’affaires de 8,4 milliards d’euros. Et près de 8 milliards de pertes en quatre ans. Décidément l’excellence française de l’atome a pris du plomb dans l’aile !

Le 4 mars, l’entreprise présente ses résultats définitifs ainsi qu’un grand plan stratégique qui pourrait remettre en cause le modèle du groupe. Soucieuse de couper court à toutes les rumeurs, Areva a déjà communiqué sur les pertes pressenties le 23 février dernier.

Son endettement atteint 4,7 milliards d’euros pour 4 milliards de fonds propres. Pourtant, le groupe a déjà cédé quelque 7 milliards d’euros d’actifs en quelques années et a déjà bénéficié d’une première augmentation de capital de 600 millions ; c’est dire l’ampleur du désastre, tu ou nié depuis des années.

Au début de l’automne dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a placé Areva sous surveillance négative. Bercy s’est alors employé pour que le groupe nucléaire ne soit pas classé dans la catégorie infamante de ‘junk bonds’.

En échange, l’État, les actionnaires et la direction d’Areva ont promis de remédier à la situation en lançant une émission obligataire de quelque 800 millions début novembre 2014. Malgré un taux de 8 %, très supérieur aux conditions de financement actuelles, les investisseurs n’ont pas suivi et Areva a dû annoncer qu’il repoussait son opération. Dans l’attente de temps plus favorables…

Si Areva était une société privée, elle aurait déjà dû déposer le bilan.

A l’origine de ce crash industriel et financier, plusieurs explications :

1- L’ère post-Fukushima – Le groupe peine à s’adapter à l’ère post-Fukushima, marquée par le non-redémarrage des réacteurs japonais et un arrêt massif des centrales nucléaires allemandes. L’atonie de l’énergie nucléaire au niveau mondial ne contribue pas au dynamisme d’AREVA dont les projets-phares ont toujours du mal à s’exporter. C’est d’ailleurs une deuxième explication de la crise.

2- Le fiasco de l’EPR. Finlandais, tout d’abord. Alors que ce réacteur nucléaire devait à l’origine entrer en fonctionnement en 2009, son démarrage ne cesse d’être repoussé, d’abord en 2016, puis 2017. Le groupe parle maintenant de 2018. Chaque année de retard coûte 400 millions d’euros au groupe. Areva a déjà avoué un surcoût de 4 milliards d’euros par rapport aux 3,5 milliards d’euros prévus dans le contrat signé avec l’électricien finlandais TVO.

Mais au-delà du site finlandais, la question la plus sensible et qui est au cœur de l’avenir du groupe, est celle de l’arrêt ou non du programme EPR. Le réacteur nucléaire est un fiasco industriel et commercial. Il se révèle trop compliqué et trop cher à construire. A l’étranger comme en France, à Flamanville.

Même si «l’excellence industrielle française» en prend un sérieux coup, l’État ne peut plus ne plus mesurer l’ampleur financière du désastre et les couloirs des ministères bruissent d’une vague rumeur quant à la possibilité de tirer un trait sur cette coûteuse et malheureuse aventure. Un rapprochement des structures d’AREVA avec EDF signerait le démantèlement du premier groupe et, à terme, l’arrêt de mort de cette entité issue en 2001 de la fusion de la COGEMA et de FRAMATOME.

À l’intérieur de l’entreprise, la colère et la peur se mêlent à la stupeur. Les salariés savent que ce sont eux qui vont payer le prix des folies passées. Plus de 1 500 suppressions de poste sont déjà annoncés en Allemagne, 200 aux États-Unis. En France, le chiffre n’est pas encore connu. Mais les suppressions d’emploi pourraient se compter en milliers.

3- L’activité minière dans l’impasse. Il y a d’abord le dossier Uramin, qui devrait conduire à la mise en examen prochaine de certains responsables, et qui n’est pas totalement purgé. Il reste notamment le milliard d’euros de travaux réalisés en Namibie qui n’a jamais été provisionné.

Mais il faut aussi ajouter le dossier Imouraren, nom d’un site au Niger dont Areva a obtenu le permis d’exploitation début 2009. Le gisement devait produire 5 000 tonnes de minerai au moins par an avec un permis d’exploitation pendant 35 ans.

Mais début 2015, le groupe a décidé de tout arrêter, la mine semblant aussi inexploitable que les gisements d’Uramin. Coût total de cette acquisition : 800 millions d’euros (non encore inscrits dans les comptes).

4- Enrichissement. En 2008, Areva a décidé de construire une nouvelle usine de gazéification pour l’uranium sur le site de Tricastin, en remplacement de celle de Lodève. Le prix de cette nouvelle construction s’élève à un milliard d’euros environ. Elle devrait fonctionner à partir de 2016 mais n’a toujours pas de client. De même, l’usine d’enrichissement Georges-Besse 2, toujours sur le site de Tricastin, peine à monter en puissance, alors qu’elle a coûté elle aussi plus d’un milliard d’euros à réaliser.

L’excellence du gâchis

L’effondrement du système Lauvergeon, du nom de l’ancienne présidente du groupe, pose ouvertement la question d’une recapitalisation du groupe par l’État, opération qui se chiffrera en milliards d’euros.

Si à cela, vous ajoutez les coûts croissants de la globalité du parc électronucléaire français, qu’il s’agisse de gestion des déchets (issus des centrales ou des anciennes mines d’uranium comme celle de Saint-Priest-Laprugne dans le Puy-de-Dôme), du vieillissement des centrales ou de leur démantèlement dont les frais n’ont jamais été provisionnés, vous mettez le pied sur le seuil de la grande impasse industrielle de l’industrie nucléaire française. Les récents incidents de la centrale du Tricastin ou la mise à l’arrêt de celle de Fessenheim ne rendent le débat que plus urgent.

Que ces montagnes de pertes, de déficit et de provisions à réaliser s’accumulent au moment précis où l’urgence écologique nous commande de faire le pari de la maîtrise de la demande énergétique et de la transition vers les énergies renouvelables, tout cela laisse le goût amer d’un vaste gaspillage et d’une impuissance pourtant acquise au nom de l’indépendance nationale. Navrant.

* Le Canard Enchaîné, le 25 février 2015
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 03 Juil 2017, 10:30

Depuis quelques semaines, les nuages menaçants s’accumulaient au-dessus d’Hinkley Point, le site anglais qui accueillera deux réacteurs nucléaires de type EPR construits par EDF. La douche froide est tombée ce lundi matin : l’électricien français a annoncé une révision à la hausse des coûts du chantier et du calendrier, dans laquelle il prévoit une augmentation « de 1,5 milliard de livres sterling » par rapport au devis initial, pour une facture totale désormais estimée à 19,6 milliards (22,3 milliards d’euros). Et il estime que le chantier pourrait accuser un retard « de 15 mois pour la tranche 1 (le premier réacteur), et de 9 mois pour la tranche 2 (le second) ». Ce qui ferait grimper les coûts de 0,7 milliard supplémentaire.


Ces différents éléments cumulés vont peser sur le taux de rentabilité prévisionnel du projet, qui passerait ainsi de 9 % à « environ 8,2 % » si les risques de retards se confirment. Pour EDF, ces surcoûts « résultent essentiellement d’une meilleure appréhension du design, adapté aux demandes des régulateurs, du volume et du séquencement des travaux sur site et de la mise en place progressive des contrats fournisseurs ».

Premier béton prévu mi-2019

Mais le groupe tente de rester positif en indiquant être « mobilisé sur l’objectif initial de livraison de la tranche 1 fin 2025, et sur l’identification et la mise en place des plans d’actions destinés à réduire les coûts et les risques ». Il confirme que le premier béton du bâtiment de la tranche 1 doit être coulé mi-2019… si le design définitif, « dont le calendrier est tendu », est fixé comme prévu fin 2018.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 16:17

La Somaïr est l’une des deux filiales d’Areva dans le nord désertique du Niger. Areva n’a pas précisé le nombre de postes qui seront affectés.

Mais une source syndicale basée dans la cité minière d’Arlit (nord) a déclaré lundi à l’AFP qu’Areva leur avait annoncé « la semaine passée » sa décision de licencier « près de 200 agents » sur les 916 de la Somaïr, « en raison d’un problème de trésorerie ». La mesure concernera également « plus de 500 » postes de « sous-traitants », selon cette source.

« Nous sommes contraints de prendre cette décision : c’est une question de survie pour Somaïr », a justifié Areva.

Pas de conjoncture favorable pour Imouraren

Pour sauver la Somaïr, « le scénario approuvé » le 19 septembre par le conseil d’administration – dont font partie des représentants de l’Etat nigérien – et « partagé avec les partenaires sociaux » prévoit « la baisse de l’activité minière », « la baisse des investissements », « la diminution de la flotte des engins » et « le réajustement des effectifs de la Somaïr et des sous-traitants », a détaillé Areva. Ces « mesures incontournables » sont censées permettre à la Somaïr de « traverser cette période de prix très bas » et d’éviter sa faillite, avance Areva.

Selon la source syndicale, Areva a déjà fait savoir que, au nombre des mesures d’économie, tous ses agents qui habitent dans des maisons appartenant aux sociétés vont « désormais payer leurs factures » d’eau et d’électricité, jusqu’ici prises totalement en charge par le groupe.

Le Niger est le quatrième producteur d’uranium au monde, mais aussi l’un des pays les plus pauvres de la planète. L’uranium nigérien représente près de 35 % de la production totale d’Areva. Ce minerai, une fois enrichi, sert de combustible aux centrales nucléaires.

Areva exploite l’uranium depuis près de cinquante ans dans le nord du Niger. Areva et le Niger ont signé le 26 mai 2014 un accord sur le renouvellement des conventions minières sur cinq ans pour la Somaïr et la Cominak, les sociétés exploitant les mines d’uranium qu’Areva contrôle partiellement.

Aux termes de cet accord, Areva a accepté qu’une loi minière datant de 2006 soit appliquée à ces deux mines, ce qui fera croître la redevance minière de 5,5 % à 12 %. L’accord prévoit également le report sine die de l’exploitation de l’énorme gisement d’Imouraren, faute d’une conjoncture favorable.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 18:02

oui et ensuite ?

ça nous fait une belle jambe... si ce n'est que grace à la copine super protégée de Mitterrand les manants ont une fois de plus mis la main à la poche et qu'une société française se trouve en perdition.

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 18:03

Ensuite? Il arrive ce qui devait arriver.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 19:08

Finalement si AREVA se plante c'est la fatalité. Il arrive ce qui doit arriver.
Bien sur les contribuables épongent les dégâts...  
Si on doit vous opérer et que le chirurgien se loupe ce sera qu'il sera arrivé ce qui devait arriver et tout le monde sera content de l'explication...

Ce n'est pas tout à fait ma manière de voir les choses ayant été durant ma vie professionnelle personnellement responsable de mes actes et de ceux de mes subordonnés...

"Atomic Anne" voyant arriver la catastrophe n'a pas tiré le signal d'alarme.
Si elle avait été responsable sur ses biens et pénalement de la gestion de la boite peut être n'en serions nous pas à écrire stupidement : "il arrive ce qui doit arriver"...

Par contre si c'est un adversaire politique le vocabulaire et les exigences changent, on dénonce et on réclame des têtes !

Magnifique illustration de la vacuité d'un échange XXXXXXXXX
INTERVENTION DU WEMASTER. PROPOS EXCESSIVEMENT AGRESSIFS.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:06

Je me demande s'il est plus agressif et inconvenant d'appeler les choses et les gens par ce qu'ils sont que de lancer en permanence et avec la plus mauvaise foi des débats stupides... le tout en insultant parfois directement les intervenants par des sous entendus contestables.

La supposée agressivité verbale y compris lorsqu'elle arrive à l'insulte (notre président en est un expert) est elle plus condamnable que la manipulation idéologique permanente ?
Beau sujet de philo pour le bac...
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:24

Moins philosophique mais plus informatif.

Le chantier du réacteur nucléaire finlandais d’Areva n’en finit plus d’accuser du retard. Son client, l’électricien finlandais Teollisuuden Voima (TVO), a annoncé, lundi 9 octobre, un nouveau report de la mise en service de l’EPR d’Olkiluoto (OL3). Elle est désormais prévue en mai 2019 (et non plus à la fin de 2018) alors qu’à la signature du contrat (2003), puis au lancement des travaux (à la mi-2005), le démarrage était prévu en... 2009. Un retard qui a entraîné un triplement du devis initial pour un coût final de l’ordre de 9 milliards d’euros, et la saisine d’une cour d’arbitrage internationale.

Chez Areva, on confirme que la mise en service commerciale est désormais prévue en mai 2019. Le chargement du combustible (uranium enrichi) se fera en août 2018 et la connexion au réseau électrique en décembre, les essais et la montée en puissance prenant encore quatre mois. Le constructeur français explique ce retard par les analyses des retours d’expérience plus longues que prévu et par le temps de formation des opérateurs de la centrale.

Ces justifications n’ont pas apaisé le consortium finlandais. « TVO a été informé par le constructeur du site, le consortium Areva-Siemens, d’une révision du calendrier du chantier, souligne-t-il dans un communiqué. « Nous sommes très déçus par ce nouveau délai, a pour sa part réagi le responsable du projet, Jouni Silvennoinen. Il reste un travail substantiel à accomplir sur le chantier et il est essentiel que toutes les ressources techniques, humaines et financières soient engagées. »

Principale crainte exprimée depuis plus de deux ans par TVO : l’éventuel impact négatif de la refonte de la filière nucléaire française. « Cette restructuration ne doit pas compromettre le chantier de l’EPR », a prévenu M. Silvennoinen. Areva NP, fabricant des réacteurs EPR, doit être racheté par EDF à la fin de 2017.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:37

Et au bout du compte les manants vont payer les errances de la copine de Mitterrand...

La c'est de la finance et de l'irresponsabilité politique plus de la philo.

Lauvergeon va bien rassurez vous et ses revenus sont conséquents.


Dernière édition par tonton christobal le Dim 15 Oct 2017, 20:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:38

C'est bien possible.

(AOF) - S&P a abaissé de B+ à B- la note qu'elle attribue à Areva, qu'elle a de plus placée sous CreditWatch avec implication négative, en raison du fort risque de liquidité qui pèse sur le groupe nucléaire.

Ce dernier pourrait devoir payer des dommages et intérêts à son partenaire finlandais TVO, qui a récemment mis en cause devant la justice la capacité d'Areva à tenir ses engagements dans le dossier de l'EPR OL3.

Si ce scénario devait se concrétiser, l'Etat français ne pourrait sans doute pas, à nouveau, venir au secours d'Areva.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:43

Je crois que je vais faire des copier coller des fables de La Fontaine... ce sera dans la norme.

Ce forum doit être bien dérangeant... pour que l'on s'acharne ainsi à tenter de le discréditer.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:55

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:56

Vous me pompez l'air
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 20:58

tonton christobal a écrit:
Ce forum doit être bien dérangeant... pour que l'on s'acharne ainsi à tenter de le discréditer.


Ce qui est amusant c'est que le grand vizir toujours prêt à intervenir sur tout sur ce forum se garde bien d'intervenir sur certains sujets comme par exemple l'espace réellement disponible pour installer de l'éolien sur notre territoire: http://www.plateaufontenay.net/t3369-l-allemagne-l-energie-et-ce-qui-resulte-d-une-politique-pour-le-moins-aventureuse#99154
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Dim 15 Oct 2017, 23:38

De fait puisque cette problématique m'est connue depuis longtemps (1996). Les couloirs à vent ne sont pas si nombreux que cela en France, une vingtaine au total, dont 2 ou 3 abritent des zones militaires.

En quoi les éoliennes dérangent-elles les militaires ? Pour faire simple, elles peuvent gêner les vols à très basse altitude - notamment des hélicoptères - et perturber la détection des radars. C’est pourquoi elles ont été déclarées non grata dès les années 90 (ou très fortement contraintes) dans les couloirs d’entraînement des forces aériennes RTBA (réseau à très basse altitude), comme dans un rayon de 30 kilomètres autour des radars militaires.

Ce que personne ne conteste chez les professionnels de l’éolien. La défense est d’ailleurs systématiquement consultée lors de l’élaboration des projets.

Pour ma part je crois plus au développement en mer (turbines ou éoliennes flottantes) - modèle du Danemark-.
Et particulièrement considère comme prioritaire Les côtes allant du Nord pas de Calais à la Charente Maritime.

Suite au choc pétrolier de 73, qui a vu le prix du pétrole littéralement exploser – certains Danois ne pouvaient même plus se permettre de prendre leur voiture ou de se chauffer convenablement – la nécessité de s’affranchir des énergies fossiles s’est imposée, de pair avec un système de coopératives solidement implanté au Danemark qui repose sur une politique énergétique résolument tournée vers les énergies renouvelables

Le Danemark s’est fixé comme objectif d’atteindre 100% d’énergies renouvelables en 2050. L’éolien représente déjà 40% de l’énergie électrique consommée.

Le pays a su dissocier croissance économique et consommation énergétique : depuis 1980, la consommation d’énergie est restée globalement stable, tandis que l’activité économique du pays a pratiquement doublé.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 16 Oct 2017, 00:11

Libellule a écrit:
De fait puisque cette problématique m'est connue depuis longtemps (1996). Les couloirs à vent ne sont pas si nombreux que cela en France, une vingtaine au total, dont 2 ou 3 abritent des zones militaires.

En quoi les éoliennes dérangent-elles les militaires ? Pour faire simple, elles peuvent gêner les vols à très basse altitude - notamment des hélicoptères - et perturber la détection des radars. C’est pourquoi elles ont été déclarées non grata dès les années 90 (ou très fortement contraintes) dans les couloirs d’entraînement des forces aériennes RTBA (réseau à très basse altitude), comme dans un rayon de 30 kilomètres autour des radars militaires.
---/---


Ce qui ne vous aura sans doute pas échapper dans l'article du Monde en question....

Citation :
En cause, un projet d’extension de la zone tampon autour des radars militaires d’un rayon de 30 km (norme actuelle) à 70 km. Les éoliennes sont dans le collimateur de l’armée, car elles renvoient un signal qui, pour résumer, peut faire prendre à un radar des éoliennes pour des avions ou l’empêcher de détecter un avion qui passerait derrière un champ d’éoliennes.

Un projet de décret, auquel Le Monde a eu accès, précise les règles d’implantation des éoliennes vis-à-vis des installations de la défense et des équipements de surveillance météorologique et de navigation aérienne.

Au départ appelé de leurs vœux par les professionnels de l’éolien pour simplifier les procédures, ce texte est en train de se retourner contre eux. Ainsi, pour les éoliennes de plus de 180 mètres de hauteur en bout de pale (taille que le secteur estime nécessaire pour produire de l’électricité pas trop cher et en quantité suffisante et que l’Allemagne a adoptée), l’armée plaide pour une « distance d’intervisibilité ». Or, selon l’Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, une éolienne n’est plus détectable par un radar qu’à une distance moyenne de 70 km.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Lun 16 Oct 2017, 00:21

Cela ne me choque pas. Il faut se débrouiller autrement. Un compromis est actuellement recherché.
http://tpeeoliennefoucauld20092010.wifeo.com/2-conditions-dimplantation-des-eoliennes.php
Ou figurent les zones intéressantes.
Et ici des éléments complémentaires pour les projets en mer http://fee.asso.fr/politique-de-leolien/eolien-en-mer/

En parallèle les zones RTBA
https://lf5422.com/2012/03/28/rtba-azba-2012/

Pour ce qui est de l'actualité c'est ici.
http://www.batiactu.com/edito/est-fait-1ere-eolienne-flottante-france-a-ete-inauguree-50782.php
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 19 Oct 2017, 12:54

Mur d'investissement, falaise financière, les allégories ne manquent pas pour décrire l'impossible équation financière à laquelle la filière nucléaire française est confrontée.

Ce qui est certain, c'est que le constat est partagé par tous, ce qui n'était évidemment pas le cas lorsque en 2011 dans la vérité sur le nucléaire, j'avais évoqué la situation critique d'Aréva.

Pour la seule année 2017, l'État a sorti 3 milliards pour EDF et 5,5 Mds pour Aréva, auxquels s'ajoutent l'abandon d'1,6 milliards de dividendes et probablement les 2,3 milliards de l'arbitrage perdu en Finlande, soit la bagatelle de près de 13 milliards d'euros!

La société Aréva traîne 7 milliards de dettes et voit son chiffre d'affaires en baisse constante. Elle aurait dû déposer le bilan. Mais elle est recapitalisée par un apport de 4,5mds de l'État destiné simplement à permettre la continuation de l'activité sous deux entités l'une étant reprise par EDF pour la somme de 2,5 mds payés en définitive aussi par le contribuable.  

Inutile de dire que le contribuable va devoir sortir encore de nombreux milliards pour combler ce déficit scandaleux.

Les résultats nets courant de 2016 accusent une baisse de 15% et une baisse de production de 7,9% et les résultats semestriels de 2017 sont également en baisse de 2,7%.

Les investissements restent inférieurs à 10 milliards par an alors que la réalisation du plan d'investissement sur lequel EDF s'est engagé représente selon le rapport d'AlphaValue 165 milliards soit autour de 16 milliards par an.

Le grand carénage évalué par EDF à 50 milliards et par la Cour des Comptes à 100 milliards n'intègre pas toutes les anomalies constatées depuis plusieurs mois, les défauts systémiques et les dépenses indispensables au titre de la mise aux normes post Fukushima.

De plus, selon le rapport d'AlphaValue commandé par Greenpeace, il manquerait 50 milliards de provisions. Cette sous-évaluation avait déjà été mise en lumière dans un rapport de l'AN dans un avis de l'ASN de juillet 2017 dans lequel le gendarme du nucléaire soulignait l'absence d'information fiables.

Il faut également prendre en compte le financement de Hinckley Point, réacteur qui a déjà pris 18 mois de retard avant même d'avoir commencé qui devrait être financé par EDF à hauteur de 15 milliards auxquels s'ajoutent 1,8 milliard pour tout retard étant à la charge de l'exploitant.

Dans la mesure où aucun établissement bancaire n'accepte de financer ce type de projet, c'est EDF c'est-à-dire le contribuable français qui devra financer un projet dont la réalisation n'est de loin pas certaine.

Et la situation risque de ne pas s'arranger. En effet, la productivité de nos réacteurs ne cesse de se réduire et, le marché de gros européen fait une place de plus en plus réduite à l'électricité nucléaire en raison de la progression de l'électricité verte.

### EDF et Areva contestent naturellement ce rapport, Mais commencent à se voir confrontés à une impossibilité de dire pourquoi.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 19 Oct 2017, 13:15

avec les éoliennes on va sauver AREVA !
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 19 Oct 2017, 13:20

Peut être pas, mais embaucher, pourquoi pas.
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MessageSujet: Re: Et ce qui devait arriver, Areva!   Jeu 19 Oct 2017, 14:44

pas grave les contribuables vont payer !

Vive Areva et vive "atomic Anne" la copine de Mitterrand... pour elle rassurez vous tout va bien elle ne pointe pas au chômage.

On flanque par terre la boite les cochons de contribuables passent à la casserole que la fête continue !
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Et ce qui devait arriver, Areva!
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