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 Si ça avait été avant des élections.....

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a.nonymous



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MessageSujet: Si ça avait été avant des élections.....   Si ça avait été avant des élections..... EmptyVen 17 Avr 2015, 02:55

Après la découverte du corps de la petite Chloé et après les aveux de son assassin présumé, au delà du drame et au delà de toutes récupérations politiques, il va y en avoir, on peut et on doit se poser la question des conséquences d'une telle affaire si celle-ci, avec la même victime et le même coupable, était survenue trois semaine plus tôt...

A n'en pas douter et sans être grand clerc, la fin du quinquennat de François Hollande aurait été toute différente...


Par ailleurs j'ai déjà entendu aujourd'hui des personnes parlant de rétablissement de la peine de mort  pour les assassins d'enfants...

J'ai été personnellement satisfait quand le 18 septembre 1981, sur proposition de François Mitterrand et de Robert Badinter, 363 députées ont voté pour l'abolition de cette peine alors que 117 votaient contre...  

Sept ans avant ce vote, une autre petite fille de huit ans, Maria-Dolores, avait été elle aussi assassinée et son assassin présumé Christian Ranucci avait été jugé, condamné à mort et exécuté...

Cette affaire Ranucci dite "du pull-over rouge", parce qu'elle était pleine de contradiction et qu'un doute planait et plane encore sur la culpabilité de Christian Ranucci, a été un des éléments qui a contribué au vote de l'abolition ....

Parce que la peine de mort est une peine irrémédiable et que l'on est toujours à la merci d'une erreur judiciaire, aujourd'hui encore je pense qu'il ne faut pas la rétablir même si je n'ai aucune bonne alternative à proposer à ceux qui souhaitent son rétablissement pour les assassins d'enfants...




https://fr.news.yahoo.com a écrit:
Meurtre de Chloé: le suspect a avoué, marche blanche dans l'émotion à Calais


AFP Par Baptiste BECQUART | AFP – il y a 3 heures

Une marche blanche a rassemblé jeudi soir à Calais environ 5.000 personnes venues dans le recueillement rendre hommage à la petite Chloé, 9 ans, enlevée dans la rue, puis violée et tuée la veille, témoignant de la vive émotion qu'a causée ce crime dont un homme a avoué être l'auteur.

Natacha Bouchart, la maire de Calais, s'est adressée au micro à la foule, avant le départ de la marche devant l'hôtel de ville, drapeaux en berne: "Chloé n'était qu'une enfant, Chloé n'était que joie. Aujourd'hui, nous pleurons tous une enfant qui ne voulait que vivre".

"Nous exprimons ensemble la douleur qui nous accable. Un destin terrible et injuste a fauché cette enfant qui ne nous sera jamais rendue", a-t-elle encore déclaré devant les participants, dont le nombre n'a cessé de gonfler. Au point que l'itinéraire de la marche, qui a duré une heure, a dû être modifié, selon la préfecture, évaluant à environ 5.000 le nombre des marcheurs.

A la fin du defilé, de retour devant l'Hôtel de Ville, la maire de Calais, aux cheveux châtains teintés de mèches blondes, a de nouveau pris la parole pour "remercier du fond du coeur" l'assistance.

"Ma vie ne pouvait pas continuer mais je le fais pour elle (Chloé)", a déclaré Isabelle, la mère de la fillette, la voix troublée par les sanglots, avant d'entrer avec sa famille dans l'hôtel de ville en compagnie de la maire, Natacha Bouchart.

Ainsi se terminait journée douloureuse, qui avait commencé avec l'annonce par le procureur à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Jean-Pierre Valensi, des aveux du suspect.

Ce dernier, un Polonais de 38 ans, interpellé quelques minutes après la découverte du corps dénudé dans un bois, mercredi à 18H00, a reconnu "immédiatement" en garde à vue "son implication dans le décès de l'enfant", a déclaré le magistrat

Il a raconté aux enquêteurs être arrivé le matin même à Calais pour aller voir sa soeur à Southampton en Angleterre, sans titre de transport.

Selon la justice polonaise interrogée par l'AFP, il venait d'être condamné fin mars à un an de prison ferme pour cambriolage, à Varsovie. Il n'était pas en détention préventive et avait encore quelques jours pour se présenter avant d'être considéré comme fugitif.

L'après-midi, poursuit le procureur, il décide de garer son véhicule, pour boire une bière. Chloé s'approche alors de lui et "l'arrose à l'aide d'un pistolet à eau".

Tout se passe alors très vite: il empoigne la fillette et la fait monter de force à l'arrière de sa voiture avant de gagner le bois Dubrulle, où l'agression sexuelle et la mort de la fillette auraient eu lieu.

Il présentait lors de son interpellation un taux d'alcoolémie de 0,57 mg par litre d'air expiré, a indiqué M. Valensi.

Le procureur a par ailleurs fait une mise au point au sujet de l'interdiction de territoire définitive signifiée en 2014 au suspect. La mesure est à l'origine d'un début de polémique à propos de sa présence à Calais.



- Interdiction "pas applicable" -

Le suspect a été condamné deux fois -en 2004 à quatre ans de prison et en 2010 à six ans- par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer pour, dans les deux cas, des extorsions avec violence, des vols aggravés et une séquestration ou tentative de séquestration.

Toutefois, a précisé le magistrat, l'interdiction du territoire français prononcée en 2014 par le même tribunal, n'était "pas applicable" au regard des infractions reprochées au délinquant polonais.

Seule l'extorsion aggravée et non l'extorsion simple reprochée au suspect était passible d'interdiction, selon un expert.

Le suspect avait été remis le 27 mars 2014 aux autorités polonaises, en vertu d'un mandat d'arrêt européen "délivré par un juge d'instruction polonais pour des faits de vol et d'extorsion", a rapporté le procureur.

Auparavant, le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait rappelé ces éléments, en prenant visiblement pour acquis la validité de l'interdiction de territoire.

Le ministre avait ajouté qu'une "discussion (était) en cours avec les autorités polonaises de manière à établir les conditions dans lesquelles cette interdiction du territoire a été enfreinte par le criminel en question", a-t-il ajouté.

La sénatrice-maire de Calais, Natacha Bouchart, a confirmé que M. Cazeneuve lui avait assuré que Paris allait demander à la Pologne des informations sur le parcours du meurtrier présumé depuis son expulsion vers Varsovie en 2014.

"Je veux la vérité pour Chloé", a lancé l'élue UMP devant la presse.

Le Premier ministre Manuel Valls avait déjà promis un peu plus tôt que "toute la vérité sera(it) faite pour comprendre l'itinéraire" du suspect polonais. Sa garde à vue a été prolongée jeudi soir de 24 heures.

Les interrogatoires vont se poursuivre jusqu'à vendredi, a indiqué le parquet, soulignant sa volonté de "prendre le temps de boucler au mieux" l'enquête.

Une information judiciaire devait être ouverte pour enlèvement suivi de mort, et viol sur mineur de 15 ans.
Source: https://fr.news.yahoo.com/chlo%C3%A9-suspect-reconna%C3%AEt-avoir-viol%C3%A9-tu%C3%A9-fillette-095136070.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Si ça avait été avant des élections.....   Si ça avait été avant des élections..... EmptyVen 17 Avr 2015, 15:15

Nous n'avons sans doute pas assez de criminels établis sur le sol français.
Il est donc indispensable d'en importer et surtout de conserver chez nous les loubards étrangers... c'est encore mieux s'ils sont multi délinquants !

Soyons surpris si les électeurs contribuables qui entretiennent ces délinquants répugnent à se rendre dans les bureaux de vote ou plus grave votent mal en contradiction avec les catéchismes déconnectés des réalités dont nous abreuvent les multiples associations vivant grassement sur notre dos.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Si ça avait été avant des élections.....   Si ça avait été avant des élections..... EmptyVen 17 Avr 2015, 22:18

Je pense que personne ne doute qu'un tel fait divers: "assassinat d'une enfant par un ressortissant étranger récidiviste", je passe le reste des détails, qui surviendrait au moment d'une élection serait de nature à influer sur les résultats du scrutin... Souvenons de l'affaire du grand-père d'Orléans à la veille du scrutin de 2002....

La question est est-il possible d'éviter de se trouver dans cette situation ? Dit autrement, comment éviter qu'un individu ayant croisé justice et psychiatrie une première fois se retrouve en situation de récidiver ? Dès lors que la peine de mort a été abolie, dès lors que les bagnes ont été fermés, dès lors que la période de sûreté pour la perpétuité est limitée à 22 ans, dès lors...... que fait-on ?

Doit on considérer comme un risque "normal et assumable politiquement" une possible récidive même si celle-ci peut, si elle survient au moment d'une élection et si elle est récupérée ce dont je ne doute pas, changer la donne politique de notre pays ?



Un "décodage" intéressant dans le journal le Monde qui met en évidence comment certains essaient de récupérer un tel drame...


"Problème : en l'espèce, ni Christiane Taubira ni l'Europe ne sont pour grand-chose dans ce drame. Quant à « l'interdiction » d'expulser des étrangers, c'est tout simplement faux."


http://www.lemonde.fr a écrit:
Meurtre d'une fillette à Calais : de Wauquiez au FN, la course à l'intox

Le Monde.fr | 17.04.2015 à 11h32 • Mis à jour le 17.04.2015 à 17h03 | Par Samuel Laurent

Le meurtre d'une enfant, à Calais, par un ressortissant polonais déjà condamné en France, où il était revenu malgré une interdiction de territoire, a choqué l'opinion. Il n'en fallait pas plus pour que, du Front national à certains ténors de l'UMP, on cherche à blâmer des « responsables » désignés : l'Europe et le « laxisme » de la garde des sceaux, Christiane Taubira. C'est, par exemple, l'avis du député UMP Laurent Wauquiez, qui évoque une « politique de désarmement ».

On trouve le même type de réaction à l'extrême droite. Ainsi, Florian Philippot (FN) dénonce, sans citer Mme Taubira, un drame « de Schengen, du laxisme ».

Quant à Marine Le Pen, elle s'en est pris à la suppression par Nicolas Sarkozy de la « double peine » (une détention suivie d'une expulsion) réservée aux étrangers, affirmant qu'on ne pouvait plus expulser de criminels étrangers.

Problème : en l'espèce, ni Christiane Taubira ni l'Europe ne sont pour grand-chose dans ce drame. Quant à « l'interdiction » d'expulser des étrangers, c'est tout simplement faux.



1. Un suspect bel et bien condamné

De nationalité polonaise, le suspect, âgé de 38 ans, avait déjà été condamné en France, à deux reprises, par le tribunal correctionnel de Boulogne-sur-Mer : quatre ans de prison en 2004 et six ans en 2010, pour des faits d'extorsion, de séquestration et de vols avec violence. Lors de sa dernière condamnation, il avait été, en outre, interdit de territoire français.

Cette mesure, réservée aux étrangers qui commettent des crimes ou délits en France, est une peine complémentaire que prononce le juge, en plus de la sentence pour le délit jugé. Marine Le Pen a donc plutôt faux : dans certains crimes et délits, il reste possible d'expulser un étranger. Ce qu'a supprimé Nicolas Sarkozy, c'est l'automaticité de cette expulsion.



2. Une interdiction invalidée, une expulsion dans une autre procédure

Dans le cas du suspect, cependant, l'interdiction de territoire était, semble-t-il, invalide au regard du droit : les faits d'extorsion ne peuvent être assortis d'une interdiction que s'ils sont aggravés, ce qui n'était apparemment pas le cas ici. Le tribunal de Boulogne-sur-Mer avait donc « prononcé une interdiction définitive du territoire, qui ne pouvait être amenée à exécution, puisque son prononcé n'était pas légalement encouru pour les faits pour lesquels il avait été condamné », a précisé le procureur.

Le mystère demeure pour le moment sur la raison pour laquelle le tribunal a prononcé une peine illégale, mais la chose peut arriver. Et si ce cas aurait pu être constesté, il existe de nombreux autres où l'on peut tout à fait légalement expulser un criminel étranger.

D'ailleurs le suspect a bel et bien été extradé vers son pays à l'issue de sa peine en France. Mais, dans le cadre d'une autre procédure, celle d'un mandat d'arrêt européen émis par la Pologne. Le suspect a été remis le 27 mars 2014 aux autorités polonaises pour être jugé et condamné dans son pays pour une autre affaire. C'est dans l'attente de cette nouvelle peine qu'il est revenu en France.



3. Le suspect a-t-il bénéficié du « laxisme » des lois Taubira ?

Absolument pas. Comme le rappelle Libé Désintox, il a été arrêté en 2009, et condamné, alors que l'UMP était au pouvoir, en 2010, et a purgé sa peine avant l'entrée en vigueur de la réforme pénale : la loi fut promulguée en août 2014, alors que le suspect, sorti et remis aux autorités polonaises en mars de la même année, n'était déjà plus en France. Difficile donc de parler de « laxisme » ou de s'en prendre à Mme Taubira ici.

Reste l'éternelle question : pourquoi n'a-t-il fait que cinq ans de détention (en incluant la détention provisoire) pour une condamnation à six ? Car il a vraisemblablement bénéficié du principe de la remise de peine automatique, accordée à la plupart des détenus. Rappelons en outre que le temps passé en détention provisoire (avant le jugement) est décompté de la peine prononcée au jugement.



4. En attente d'une condamnation dans son pays, comment a-t-il pu revenir en France ?

Paris blâme les autorités de Varsovie, qui étaient responsables de lui. A son arrivée en Pologne, le suspect a été laissé libre, puisqu'il avait purgé sa peine en France et n'était pas (encore) condamné dans son pays. Il est resté en Pologne durant plus d'une année et a fini par partir alors qu'il allait être condamné.

« Une discussion est en cours avec les autorités polonaises de manière à établir les conditions dans lesquelles cette interdiction du territoire a été enfreinte par le criminel en question», a expliqué le ministre de l'intérieur, Bernard Cazeneuve. La Pologne, pays membre de l'Union européenne et de l'espace Schengen, avait la responsabilité de son ressortissant.

Mais, en vertu des règles européennes de circulation, il n'avait pas à présenter de visa ou à passer de poste frontière pour se rendre en France. S'il était passé par un aéroport, les autorités auraient pu, en contrôlant ses papiers d'identité, voir qu'il n'avait pas le droit de revenir en France (même si cette peine était illégale, elle était prononcée) si la peine avait été inscrite à son casier. Mais dès lors qu'il a utilisé son véhicule personnel, il n'a rencontré aucun poste douanier, et seul un contrôle inopiné aurait permis à la police de le repérer (encore une fois, à condition que la peine ait été inscrite au casier).

Faut-il pour autant estimer que la règle de la libre-circulation est en cause et qu'il faut remettre en place frontières et douanes ? Dans tous les cas, il semble difficile de parler d'une « Europe trop faible devant la justice », comme M. Wauquiez, mais aussi inepte de blâmer « la politique de désarmement pénal » actuelle, quand le suspect était déjà sorti de prison, lorsque la loi est passée, ou encore, de critiquer « la suppression de la double peine », comme Mme Le Pen, puisque le suspect a bien été expulsé.
Source: http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/04/17/de-wauquiez-au-fn-la-course-a-l-intox-autour-du-meurtre-d-une-fillette-a-calais_4617913_4355770.html#kT4F5M7xiIZY6Rde.99
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Si ça avait été avant des élections.....   Si ça avait été avant des élections..... EmptyVen 08 Mai 2015, 18:00

a.nonymous a écrit:
Parce que la peine de mort est une peine irrémédiable et que l'on est toujours à la merci d'une erreur judiciaire, aujourd'hui encore je pense qu'il ne faut pas la rétablir même si je n'ai aucune bonne alternative à proposer à ceux qui souhaitent son rétablissement pour les assassins d'enfants...

Je reste personnellement convaincu qu'il ne faut rétablir la peine de mort...

Je reste aussi convaincu qu'il faut trouver le moyen de maintenir hors état de nuire certains individus dangereux pour le reste de la société...



"52 % des Français, toutes sensibilités politiques confondues, s’y disent favorables : c’est 7 points de plus que l’année précédente. En particulier, les sympathisants socialistes sont 36 % à souhaiter ce rétablissement, soit une hausse spectaculaire de 15 points par rapport à 2014. La proportion augmente aussi nettement chez les cadres et les professions intermédiaires (à 37 et 39 %, contre 26 % en 2014) et les retraités (à 53 % contre 45 % en 2014)."



http://www.lemonde.fr a écrit:
52 % des Français sont favorables au retour de la peine de mort

Le Monde.fr | 08.05.2015 à 15h17 • Mis à jour le 08.05.2015 à 16h13 | Par Julien Lemaignen

Parmi de nombreuses données sur l’état d’esprit des Français, l’étude annuelle sur les « fractures françaises » a fait état, mercredi 6 mai, d’une progression significative de l’opinion favorable au retour de la peine de mort. D’après cette enquête – réalisée par Ipsos et Sopra Steria avec la Fondation Jean-Jaurès et Science Po –, 52 % des Français, toutes sensibilités politiques confondues, s’y disent favorables : c’est 7 points de plus que l’année précédente. En particulier, les sympathisants socialistes sont 36 % à souhaiter ce rétablissement, soit une hausse spectaculaire de 15 points par rapport à 2014. La proportion augmente aussi nettement chez les cadres et les professions intermédiaires (à 37 et 39 %, contre 26 % en 2014) et les retraités (à 53 % contre 45 % en 2014).

Pour Brice Teinturier, le directeur général délégué d’Ipsos, le débat sur la peine capitale n’est « pas réglé » et les études « montrent une forte progression du soutien au rétablissement de la peine de mort depuis les années 2010 ». Pour lui, les attentats de janvier ont fait sauter chez certains, notamment parmi les sympathisants de gauche et les CSP +, le « verrou » de l’opposition de principe à la peine capitale, car « le sentiment que la violence est de plus en plus forte conduit à radicaliser la prise de position » et affaiblit l’idée qu’on peut « réintégrer dans la société » tous les condamnés, quel que soit le crime. Peu importe, selon lui, que nombre d’études brandies par les opposants à la peine capitale lui dénient la moindre influence sur la sûreté des sociétés, car cette idée n’est « pas établie dans le grand public ».

A la menace terroriste, Emmanuel Rivière, de l’institut TNS Sofres, ajoute un « climat autour des agressions sexuelles » – dont l’enlèvement, le viol et le meurtre de la petite Chloé, le 15 avril à Calais, constitueraient un paroxysme récent – susceptible de favoriser les opinions favorables au rétablissement de la peine de mort. Certes, nuance-t-il, « il ne faudrait pas dire trop vite que ça y est, les Français sont pour le retour de la peine », mais « le haut fait de Mitterrand [et de Robert Badinter, son garde des sceaux, qui ont fait abolir la peine capitale en 1981] est moins dans les mémoires ». Il évoque aussi une « porosité » idéologique entre l’extrême droite et le reste du champ politique, qui facilite la progression de cette idée.



« C’est une question dans l’absolu »

Anne Denis, responsable de la commission pour l’abolition de la peine de mort chez Amnesty International, interroge toutefois la façon dont la question est posée : « C’est une question dans l’absolu qui appelle une réaction spontanée. Or, en ce qui concerne la peine de mort, la réponse spontanée, émotionnelle, est d’être pour : on se projette comme victime potentielle, on pense à ses enfants, à ses petits-enfants… Mais dans les missions d’éducation aux droits humains, à partir du moment où on introduit un élément de réflexion, on ouvre une lucarne qui fait que les gens ne considèrent plus normal d’exécuter quelqu’un. »

Le retour de la peine de mort est à tout le moins extrêmement improbable : outre par sa Constitution, qui l’interdit, la France est tenue par la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, par deux protocoles du Conseil de l’Europe, par un protocole des Nations unies, par le traité de Lisbonne de l’Union européenne… De quoi mettre l’éteignoir sur les velléités d’un rétablissement, sauf pour le Front national. Sa présidente, Marine Le Pen, a redit le 8 janvier, le lendemain de l’attentat contre Charlie Hebdo, qu’elle était « personnellement favorable » à un référendum sur la question, qui prendrait la forme d’une alternative proposée aux Français entre le retour de la peine capitale et l’adoption de la « perpétuité réelle », qui enlèverait au condamné visé toute possibilité de sortir un jour de prison. La mesure est inscrite au programme du FN pour la sécurité.

L’abolition de la peine de mort en 1981 n’avait, du reste, pas clos le débat politique. L’Assemblée nationale compte 22 propositions de loi pour le rétablissement de la peine capitale entre 1984 et 2004, dont six pour la seule année 1988. La dernière recensée, en 2004, a été déposée par Richard Dell’Agnola, alors député UMP du Val-de-Marne, et signée par 46 autres députés. Considérant la France en « état de guerre » contre le terrorisme, l’élu estimait que le pays pouvait rétablir la peine de mort pour ces faits. Mais c’était avant que l’Hexagone devienne partie, en 2007, au protocole du Conseil de l’Europe et au pacte des Nations unies qui interdisent la peine de mort en toutes circonstances, y compris les conflits militaires.

Outre le cas français, la présidente de la coalition mondiale contre la peine de mort, Florence Bellivier, s’est émue dans un entretien à Amnesty, le 6 mai, d’une « période de telles convulsions économiques et de guerres que l’abolition [de la peine de mort dans les pays qui la pratiquent encore] n’est pas considérée comme une priorité ». Et de citer, elle aussi, « l’atmosphère générale » de la crainte du terrorisme qui « repousse les limites de la moralité ».

   Julien Lemaignen
   Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/05/08/les-francais-juges-plus-favorables-a-la-peine-de-mort-qu-en-2014_4630334_3224.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Si ça avait été avant des élections.....   Si ça avait été avant des élections..... EmptyVen 08 Mai 2015, 20:51

Outre le cas français, la présidente de la coalition mondiale contre la peine de mort, Florence Bellivier, s’est émue dans un entretien à Amnesty, le 6 mai, d’une « période de telles convulsions économiques et de guerres que l’abolition [de la peine de mort dans les pays qui la pratiquent encore] n’est pas considérée comme une priorité ». Et de citer, elle aussi, « l’atmosphère générale » de la crainte du terrorisme qui « repousse les limites de la moralité ».

Belle phrase vide de sens... être pour ou contre la peine de mort n'est en aucun cas un signe probant de moralité ou d'immoralité...

En quoi le terrorisme et la crainte qu'il inspire est il un facteur pour ceux qui en sont victimes ou qui le craignent susceptible de repousser les limites de la moralité ?

Lorsque le délire verbeux se substitue à la réflexion, on est prédisposé à devenir journaliste au monde si tant est que l'on maitrise le verbiage actuel prédigéré qui tient lieu de raisonnement et de cohérence dans la pensée.
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MessageSujet: Re: Si ça avait été avant des élections.....   Si ça avait été avant des élections..... EmptyVen 08 Mai 2015, 21:01

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