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 En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !

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tonton christobal

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MessageSujet: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Lun 11 Mai 2015, 08:15

Vous m'excuserez c'est long mais significatif de la désinformation ambiante...
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08 mai 2015
La belle victoire de David Cameron
Sans doute la rédaction du Monde et probablement l'intellocratie parisienne ne s'y attendaient-elles pas. Depuis des semaines on distillait à Paris, plus encore que dans d'autres capitales, la théorie d'une poussée à gauche. (1)⇓
Les 329 sièges à la chambre des Communes – estimation à 12 heures ce 7 mai –  et la majorité parlemnatire absolue representent un succès fondamentalement mérité.
Cette victoire, au fond aussi prévisible que celle de Wellington à Waterloo. Celle-ci a résulté, certes, sur l'immédiat, à l'appui des soldats prussiens de Blücher. Mais, dans la durée, elle était due, avant tout, à la force de la "cavalerie de saint Georges" : c'est-à-dire à la finance britannique victorieuse du ruineux et stupide blocus continental napoléonien organisé par le décret de Berlin de 1806.
La victoire de David Cameron salue le courage politique avec lequel son cabinet, constitué avec les centristes douteux [pardon pour le pléonasme] "libdem", a maintenu le cap de véritables "réformes structurelles" [pardon pour le jargon technocratique].
Wellington avait gagné contre le blocus et le protectionnisme.
David Cameron a gagné contre le keynésianisme.
On mesurera cette affirmation aux simples chiffres suivants : en diminuant de 100 milliards, sur 5 ans, la dépense publique, son gouvernement et sa majorité ont permis la création de 2 millions d'emplois dans le Royaume-Uni.
Tant nos politiciens et nos privilégiés de la haute administration n'auront pas compris ce que cela implique, au plan de la théorie économique comme au plan de la pratique ministérielle, aucun espoir ne doit être entretenu d'un redressement de la France.
Une intéressante disposition technique de la constitution monarchique empirique de la Grande Bretagne, pour laquelle mon admiration sort encore renforcée, doit aussi être soulignée : le chef du gouvernement y est maître des échéances électorales, en vertu de ce que l'on appelle encore la "prérogative royale". Tenace fils d'Albion, le Premier ministre anglais savait qu'il disposait de 5 ans. Au contraire, le non moins courageux Samaras n'a pu appliquer son programme en Grèce que pendant 2 ans. Quand, à l'automne 2014, les effets bénéfiques ont commencé à s'en manifester, par une diminution du chômage et par un retour de la croissance, une crise artificielle provoquée par la désignation du chef symbolique de l'État athénien, a imposé des élections anticipées dont on connaît le triste résultat.
Autre fausse mesure du fait politique britannique : la défection "UKIP" qui s'était développée aux marges de l'électorat conservateur, a été très habilement déjouée par le jeune chef du vieux parti tory. Selon l'indispensable "Daily Telegraph" c'est la dissidence de UKIP, et elle seule, qui aurait éventuellement permis à la taupe gauchisante Miliband d'accéder au 10 Downing Street (2)⇓.
Dans 26 circonscriptions le mécontentement d'une partie des électeurs de droite pouvait faire gagner la gauche… Nous connaissons ce calcul, manipulé depuis plus de 30 ans par le sérail de Mitterrand puis par son clown favori. Cette hypothèque a été levée. On peut s'en féliciter. Est-ce transposable en France ? On pourrait le souhaiter si nous disposions d'un Cameron, comme on aurait gagné à bénéficier d'un homme, ou d'une femme, faisant preuve de la détermination et du bon sens de Margaret Thatcher.
Restera à organiser en son temps, c'est-à-dire en deux temps, le référendum promis sur les conditions de l'appartenance à l'Union européenne et qui dépendra, évidemment, de l'évolution des négociations que le gouvernement de Londres abordera en position de force.
70 ans après la victoire alliée de 1945, qui fut d'abord celle de la pugnacité insulaire de Winston Churchill, oui nous avons, sur ce terrain, comme sur pas mal d'autres, des leçons à prendre – comme peut-être nos artistes et nos créateurs peuvent en dispenser librement sur le terrain du goût, de la cuisine, etc. Dans un très beau passage de "Coningsby" le vieux Lord l'explique à ses amis légitimistes parisiens. (3)⇓
Jusqu'au bout on aura donc pu lire en France les contresens de notre "gauche la plus intelligente du monde".
Dans la nuit du 7 au 8, Le Monde, en effet, avait ainsi consacré son fil direct (4)⇓aux élections législatives britanniques.
Et au lendemain de la déroute de ses calculs, la rédaction mettait en ligne l'analyse suivante :
"Voici ce qu'il faut retenir à 5 heures : - le parti conservateur du premier ministre sortant David Cameron est donné largement vainqueur avec 316 sièges contre 239 aux travaillistes. Les sondages préélectoraux prédisaient un résultat ultra-serré. - le parti nationaliste écossais SNP remporterait 58 des 59 sièges dévolus à l'Ecosse, huit mois après l'échec du référendum sur l'indépendance. - les résultats définitifs seront connus vendredi dans la journée."
Ed Miliband reconnaît la défaite des travaillistes : "ça a été une nuit très décevante pour les travaillistes."
La capture d'écran à 6 heures du matin, sur la page d'accueil du poison quotidien dont les élites hexagonales s'abreuvent depuis 70 ans, mérite à cet égard d'être archivée. Ce qui compte, visiblement, aux yeux de cette rédaction, ce n'est jamais la défaite de la gauche.
La vraie question dont "on" souhaitait nous intoxiquer, de ce côté-ci de la Manche, consistait à présenter le National Health Service comme l'identité même de la Grande-Bretagne, et à vanter la belle institution que constituerait cette administration quasi soviétique irréformable, structurée par le rapport du travailliste Beveridge en 1942, dans un contexte de guerre, d'alliance circonstancielle avec l'URSS et d'union nationale, dont seuls les méchants conservateurs souhaitent aujourd'hui revoir les excellents principes.
Les admirateurs lointains de Beveridge, ceux qui défendent encore le monopole de la sécurité sociale en France, ont voulu nous faire croire que les Anglais resteraient dupes de cette nuisance. Ils se sont trompés.
Consulté à 9 h 58 heures le site Mediapart titre : "Victoire surprise des conservateurs de David Cameron au Royaume-Un...  Les conservateurs emportent les élections législatives au Royaume-Uni, grâce à la déroute des travaillistes, défaits par le vote nationaliste écossais. David Cameron conserve donc son mandat pour cinq années supplémentaires." Et l'article commence par l'évocation d'une "Large victoire, contre tous les pronostics".
Tous les pronostics ? Vraiment ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Lun 11 Mai 2015, 09:26

La France après avoir été définie comme la nation ayant la droite la plus bête du monde est elle aussi le pays ayant la gauche la moins objective et la plus bornée de la terre ?

Peut être une question a se poser...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Lun 11 Mai 2015, 09:36

tonton christobal a écrit:
La France après avoir été définie comme la nation ayant la droite la plus bête du monde est elle aussi le pays ayant la gauche la moins objective et la plus bornée de la terre ?

Peut être une question a se poser...


Nous sommes les meilleurs en tout...

Nous savons fabriquer des TGV et des Airbus alors que les chinois ne savent fabriquer que des tongs et des bassines en plastique....

Qu'on se le dise...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Mar 12 Mai 2015, 04:57

Notre cher président n'en loupe pas une, depuis son élection son parti se fait tailler en pièce à chaque occasion mais il va expliquer à CAMERON comment lui élu sur un programme précis doit se comporter avec les autorités européennes.

On croit rêver, flanbi qui se faisait fort d'amener Angie la teutonne et le reste du monde sa botte et qui est obligé de filer comme un toutou expliquant à un chef de gouvernement qui sort renforcé d'une consultation électorale comment il devrait se conduire...

Heureusement il n'est pas comme sarko qui fréquentait des despotes, lui il va rencontrer un grand démocrate du nom de Castro...

Au début on en rigole mais avec le temps ça fatigue !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Mar 12 Mai 2015, 16:21

http://www.lepoint.fr/monde/mathieu-laine-et-si-la-france-s-inspirait-de-cameron-10-05-2015-1927499_24.php

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Le Point.fr : Quels enseignements les politiques français peuvent-ils tirer de la réélection de Cameron en Grande-Bretagne ?

Mathieu Laine : Quand la rupture est assumée, quand elle est fondée sur une véritable politique de l'offre alliant baisse substantielle des impôts et de la dépense publique (passée de 45 à 40 % grâce au licenciement de 400 000 fonctionnaires et au plafonnement des aides sociales), simplification réglementaire, assouplissement du droit du travail et transfert des pouvoirs de l'État vers les citoyens, non seulement les résultats économiques sont au rendez-vous, mais les électeurs aussi !

La comparaison avec la France est redoutable : la croissance outre-Manche avoisine les 3 % contre 0,8 % chez nous. Cameron a réduit le chômage de 8,3 à 5,4 % en créant plus de 1,8 million d'emplois quand le chômage français ne cesse de croître et atteint 10,5 %. Il a même réduit les inégalités. C'est plus qu'une leçon, c'est une correction : les électeurs élisent et réélisent les dirigeants qui ont le courage d'assainir véritablement l'économie de leur pays et de leur offrir de plus grandes opportunités de travailler et d'améliorer leurs conditions de vie.

Nos dirigeants sont-ils prêts à cela ?

Un tel retour sur investissement électoral est totalement contre-intuitif pour nos dirigeants. Dès que vous leur parlez réforme audacieuse, ils se réfugient derrière la défaite de Schröder ou les 3 % de Madelin pour la réfuter. Quand j'ai tenté d'expliquer à Nicolas Sarkozy qu'il avait perdu en 2012 parce qu'il avait trahi la promesse de "rupture" de 2007 et s'était ainsi privé des résultats économiques qui lui auraient offert sa réélection, il m'a répondu que les Français n'attendaient pas cela de lui et que, tel Poulidor, 2012 avait été sa meilleure campagne ! Quand j'ai par ailleurs évoqué avec Manuel Valls l'utilité purement électorale du réformisme véritable, qui pouvait faire de lui le réformateur tant attendu capable de fédérer à droite comme à gauche, sa conviction paraissait faite, mais il a été pris en étau entre un président hésitant et des parlementaires archaïques. En France, on trouve toujours une bonne excuse pour ne pas réformer en profondeur. Résultat : les performances économiques ne sont jamais au rendez-vous, et on perd les élections.

Vous faites de Cameron l'icône de la réforme, mais son exemple est-il soluble ailleurs qu'en Grande-Bretagne ?

Pas seulement Cameron. Merkel comme Thatcher, Reagan, Chrétien et d'autres à leur époque ont également osé la réforme, et ont tous été réélus car ils ont su réduire le chômage et la pauvreté. Les électeurs sont bien plus lucides que ne le pensent nos dirigeants. Mais, pour gagner, il faut des convictions fortes et savoir adjoindre une part de rêve au sérieux budgétaire. La réforme, ce n'est pas une punition, c'est une ambition. C'est la promesse tenable d'une vie meilleure pour un nombre plus important de personnes. Cameron a terrassé la démagogie dépensière de son opposant socialiste tout en promettant une coupe des dépenses publiques de plus de 50 milliards de livres d'ici à 2018 ! Pour autant, les Britanniques ne sont pas masochistes, croyez-moi !


Son projet de "Big Society" ne semble pas encore abouti...


La "Big Society", inspirée du philosophe Phillip Blond, n'a effectivement pas encore été achevée. Elle n'en demeure pas moins une vision sociétale parfaitement adaptée à notre époque. Son objectif : redonner le pouvoir aux citoyens libres, autonomes et responsables. Ce "conservatisme compassionnel", qui comprend que l'État n'est ni un monstre ni un sauveur, s'inscrit dans la continuité des tendances occidentales d'un monde bouleversé par la révolution NBIC. Fondée sur le réveil de la société civile, elle est une clé conceptuelle puissante dont nous devons nous inspirer. Sur ce plan, le bilan de Cameron n'est pas si nul. Sa réforme scolaire, qui donne vraiment plus d'autonomie aux établissements et a permis, tout en réduisant de 40 % le personnel administratif dans l'Éducation nationale, la création de 4 000 free schools, en fournit le meilleur exemple.


Vous qui avez pu voir le making of de sa campagne, quelle est la clé de sa réussite ?


Cameron est parvenu à révolutionner son parti pour en faire une machine électorale exceptionnelle, centrée sur les classes moyennes. Le département recherche, en lien avec les think tanks les plus audacieux, est le plus important. Des applications ont été créées pour fournir des argumentaires "anti-travaillistes" aux candidats conservateurs et appeler les militants à faire voter conservateur. La clé du succès : des convictions fortes, un spin doctor vraiment réformateur, des relais puissants dans le pays. Et la capacité de faire rêver à des lendemains meilleurs tout en demeurant extrêmement pragmatique.

Croyez-vous au scénario du Brexit ?

Tout est possible, mais je n'y crois pas. Le coût économique du Brexit a été valorisé à 14 % du PIB par la très sérieuse fondation allemande Bertelsmann. Le pragmatisme britannique devrait, là encore, l'emporter. En revanche, Cameron jouera un sérieux jeu de bras de fer avec Juncker et ses homologues pour faire évoluer les traités au soutien d'une Europe moins réglementée et plus respectueuse des pays réformateurs.


Mathieu Laine vit à Londres, où il dirige le cabinet de conseil en stratégie Altermind et la plateforme de marchés prédictifs Hypermind. Il enseigne l'économie et la philosophie politique à Sciences Po et va publier "Le Dictionnaire amoureux de la liberté" chez Plon.
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Libellule

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Mar 12 Mai 2015, 17:23

Intéressant monologue; Ce qui me donne envie de partager un dialogue entre l'Institut de l'entreprise et Phillip Blond,  directeur du think tank ResPublica et auteur de Red Tory, sur son regard sur la Big Society.

Cet entretien a été réalisé en mars 2013.
Il est certes long, mais il n'y a pas grand chose à couper sur la première partie sinon à toucher à l'unité d'ensemble.

Institut de l’entreprise :

Phillip Blond, dans Red Tory, le livre que vous avez publié en avril 2010, vous prônez un renouvellement de la société britannique qui se fasse depuis le bas vers le haut, « bottom up ». Vous y évoquez une société britannique brisée, parce que ni l’Etat, ni le marché ne fonctionnent plus. Les Conservateurs thatchériens et la politique de la « Troisième Voie » du Labour seraient paradoxalement responsables à part égale de cette situation, car ils ont ignoré le rôle crucial de la société civile et ont progressivement éliminé les institutions intermédiaires entre l’Etat et l’Individu. Selon vous, « la révolution libérale de Margaret Thatcher a créé une forme de sous-prolétariat soumis à des niveaux d’inégalités sans précédent, alors que l’Etat managérial du New Labour n’a fait qu’entériner cette situation en baissant les revenus des plus pauvres et en les privant de patrimoine, d’excellence académique et de mobilité sociale. » C’est pourquoi, pour répondre aux problèmes économiques et sociaux du Royaume-Uni, vous prônez une nouvelle version d’un conservatisme radical alliant le conservatisme social à une économie politique révolutionnaire. Vous appelez à une vision politique entièrement nouvelle qui puisse défier les conventions de droite comme de gauche. Pour la désigner, vous avez inventé le terme de “Red Toryism”, que vous définissez comme « un engagement envers les mérites progressistes de la tradition et du conservatisme social et le besoin de bâtir des institutions éthiques, ainsi qu’une nouvelle économie Tory qui distribuerait la propriété, l’accès au marché et l’excellence à tous ». Ces principes – relocaliser l’économie, redonner du capital aux plus pauvres et re-moraliser le marché – ont résonné dans les discours et les idées politiques de David Cameron pendant la campagne électorale de 2010. De fait, The Telegraph vous a attribué “un rôle moteur dans programme de Big Society de David Cameron”, un ensemble de mesures lancées par le gouvernement en 2010 visant à accroître l’autonomie locale, la vie civique et le dynamisme des entreprises locales. A l’Institut de l’entreprise, nous nous sommes penchés avec un grand intérêt sur ces nouvelles méthodes de décentralisation qui se déploient de l’autre côté de la Manche, ainsi que sur les nouvelles possibilités de gestion plus décentralisée des services publics grâce au nouveau rôle assigné au tiers secteur et aux petites entreprises. Le choix de confier aux citoyens un rôle dans la prestation de services, tout comme les innovations pionnières en termes d’investissement social qui se développent actuellement au Royaume-Uni, ont aussi attiré notre attention. Bien qu’une transposition directe de cette politique en France semble difficile, et pas réellement souhaitable en raison des différences culturelles importantes entre nos deux pays, nous pensons que le débat politique français gagnerait à considérer les institutions intermédiaires et la société civile comme un troisième pilier, capable de résoudre les problèmes financiers de l’Etat et les défaillances du marché.

En réalité, la société civile a toujours été faible en France, et notre Etat providence est l’un des plus importants en Europe, en termes de dépenses sociales. En un certain sens, bien que notre pays ait été plutôt épargné par la hausse des inégalités parmi les pays de l’OCDE dans les 30 dernières années, la société française semble elle aussi brisée, si l’on observe l’important degré de méfiance entre le gouvernement et ses citoyens, et l’obsession du statut social au sein de la population.C’est pourquoi nous pensons que la France aurait besoin d’un programme de Big Society bien à elle. Pour commencer, nous aimerions en savoir davantage sur vos engagements intellectuels et politiques. Tout d’abord, comment définiriez-vous les principes ou les origines intellectuelles du Red Toryism ? Quel est le lien entre vos idées et le programme de la Big Society de David Cameron ? Notre deuxième question porte sur la mise en place de Big Society ; car si vous en étiez initialement un fervent défenseur, vous avez peut-être changé d’avis concernant sa mise en place. Pensez-vous que David Cameron ait trahi ses principes initiaux ou est-ce plutôt la mise en œuvre de sa politique que vous condamnez? Troisièmement, pensez-vous que la période soit idéale pour mettre en place le programme  de la Big Society ? En effet, à cause de la politique d’austérité imposée par David Cameron, la Big Society est davantage perçue comme un prétexte à l’austérité que comme un programme novateur, ce qui peut représenter  un sérieux obstacle.


Phillip Blond : Je vous remercie.

Votre première question était de savoir ce qu’est le Red Toryism. Si je ne suis pas marxiste, je suis très impressionné par Adorno - je me souviens l’avoir lu lorsque j’étais étudiant - qui affirme dans son œuvre le rôle décisif du négatif. De même, je suis incapable d’entamer une réflexion sans me demander au préalable : « qu’est-ce qui ne va pas ? » Toutes mes réflexions commencent par là. Je suis aussi un phénoménologue, j’ai beaucoup lu et admire profondément Merleau-Ponty, qui m’a enseigné l’engagement dans la réalité, et m’a appris à prendre la réalité comme point de départ. Et je suis aussi un patriote  britannique invétéré, et quand on aime son pays et qu’on y observe ce qui ne va pas, cela pousse vraiment à la réflexion. Le problème de mon pays est que la droite et la gauche se sont toutes deux trompées. Les deux ont échoué, chacune de son côté. La gauche n’a pas réussi à sortir les pauvres de leur condition, ni la droite à créer une prospérité de masse. C’est là un phénomène très intéressant. Le Royaume-Uni est une sorte de laboratoire d’innovation sociale, nous sommes comme des maoïstes, en état de révolution permanente, une révolution tous  les dix ans, ce qui est néfaste dans un sens mais positif dans un autre, car cela permet l’émergence extrêmement rapide de nouvelles formes de pensée. Tout d’abord, sur le plan social, nous avons semble-t-il détruit le modèle de la famille élargie et remporté toutes nos guerres contre celui de la famille nucléaire. Nous avons créé un monde dans lequel l’engagement entre les hommes et les femmes est perçu comme bourgeois, voire fasciste,  dans lequel élever des enfants n’est plus qu’un luxe optionnel, et où ne demeure aucune responsabilité particulière des hommes envers  les femmes, ou des femmes envers les hommes, comme si les hommes et les femmes étaient identiques et interchangeables. Le prix à payer en a été fatal pour notre société : dans tous les quartiers populaires ou défavorisés où j’ai pu me rendre au Royaume-Uni, j’ai vu des mères célibataires souffrir terriblement, avec des enfants de pères souvent différents, et ces enfants grandissaient sans le moindre encadrement familial. Et ces femmes m’ont confié que cette charge et leur situation extrême les privaient d’une vie prospère et épanouie, tandis que les géniteurs de ces enfants, en situation d’échec social, n’arrivaient pas à sortir du chômage, si ce n’est occasionnellement par des emplois sans qualification et mal rémunérés. L’horreur de cette situation m’a frappé. Si l’on regarde mon pays, même sous Tony Blair, le gouvernement qui a le plus augmenté les dépenses publiques dans l’histoire de la Grande-Bretagne d’après-guerre, des milliards et des milliards de livres ont été puisés dans les caisses de l’Etat, et pourtant les inégalités n’ont cessé de croître considérablement. Alors les partisans du libre-marché ont donné de la voix. Je crois au libre-marché, mais la seule chose qu’il semble avoir été capable d’instituer, ce sont des cartels et des monopoles, et une énorme concentration des richesses. Ceci est encore plus flagrant aux Etats-Unis : les 1% des familles les plus riches en 1974 possédaient à l’époque moins de 9% du PIB ; en 2007, les mêmes en possédaient 23,5%. Il y a donc eu un accaparement des richesses par seulement 1% des plus riches durant ces vingt dernières années. Les 90% restants de la population n’ont quasiment pas bénéficié de la croissance  ! Ce que je veux dire, c’est qu’il y a un problème réel et évident. Nos traditions de gauche comme de droite sont fausses. Les deux sont corrélées d’une certaine manière, et j’ai essayé de comprendre de pourquoi et de quelle façon. Et puis je me suis rendu compte, après avoir lu Carlyle, Ruskin ou Burke, que la droite et la gauche proposent deux versions de la même chose : elles sont toutes les deux libérales.

Nous avons à gauche un libéralisme social, qui prône à peu près tout ce qu’il peut prôner, parce que l’idée même d’un lien permanent, l’idée même d’amour entre les êtres humains est perçu comme ayant trait au pouvoir, et donc comme illégitime. Ce que la gauche recherche par-dessus tout pour la société, c’est l’autonomie et le choix. Les politiciens de gauche étaient souvent des libertaires sociaux, et partout ils ont essayé de subventionner et récompenser les choix qui démantelaient les structures sociales établies. La droite défend le libéralisme économique, et elle a encouragé partout la dérégulation, la libéralisation, la baisse des impôts. Leur but a toujours été de créer un monde doté de nombreuses sources de richesses, un monde d’entreprenariat. Mais tout ce qu’elle a réussi à faire a été de concentrer les richesses, de priver les masses de toute possibilité d’entreprendre, et de façonner un monde où Karl Marx serait très heureux, car tout ce que l’on offre à la majorité des gens, ce sont des emplois précaires et à bas salaires. Ceci est étrange, et me laisse penser que ne nous sommes pas dirigés par un régime de droite ou de gauche, mais que nous traversons une période d’extrême libéralisme à droite comme à gauche.

D’un point de vue philosophique, l’origine doit en être recherchée chez Rousseau puis Bentham. Rousseau se dit dans un premier temps qu’il est né de son propre fait et qu’il est avant tout un individualiste extrême. Puis, après avoir erré dans un village, il y rencontre d’autres âmes et aboutit au concept de volonté générale, selon lequel « tout le monde doit penser comme moi ». Cette relation entre extrême individualisme et extrême collectivisme se répète sans cesse sur l’axe traditionnel gauche-droite. La gauche est toujours collectiviste, car elle considère qu’il n’existe pas de réelles distinctions entre les individus qui ne peuvent se résoudre par toujours davantage d’agrégation ; la droite est individualiste car elle présume que l’inscription de l’être humain dans une société et un groupe n’a pas d’importance , si bien que collectivisme et individualisme se fondent l’un dans l’autre. Ainsi, si vous construisez une économie politique dans laquelle les individus sont en compétition les uns avec les autres, il en résulte que très peu d’entre eux seront gagnants. Et quand très peu d’individus sont gagnants, tous les autres sont perdants. Que font les premiers ? Pour éviter une révolution, ils doivent créer un Etat providence afin d’assurer la paix sociale. On en vient alors à penser que l’on a affaire ici à une conspiration des idées, car celles-ci ont détruit les valeurs traditionnelles et authentiques de la droite comme de la gauche. Aucun Conservateur ne conserve plus quoi que ce soit aujourd’hui, les Conservateurs sont en ce sens les nouveaux maoïstes. Quiconque s’oppose à quoi que ce soit est immédiatement condamné. Et c’est la même chose à gauche, si ce n’est que la cible est différente : les travailleurs sont tous des victimes, qui ne font jamais rien de mal, les patrons sont tous diaboliques… Cette vision est particulièrement étrange et handicapante, et profondément préjudiciable. C’est à tout cela que le Red Toryism s’oppose. Je suis un  « conservateur rouge », et m’inscris dans la lignée des principes du Toryism du 19ème siècle, celui de Disraeli, Carlyle, Ruskin ou William Cobbett. Ces grands Tories radicaux étaient au 19ème siècle contre l’esclavage -  il faut se rappeler qu’à l’époque c’étaient les chrétiens conservateurs qui condamnaient l’esclavage, et que c’étaient les Whigs, les libéraux, qui souhaitaient qu’hommes, femmes et enfants travaillent dix-huit heures par jour. Le conflit était fort à cette époque entre les Whigs, qui voulaient asservir les ouvriers blancs, et les Tories, qui militaient en faveur d’une réduction du temps de travail, comme l’a montré la Ten Hour Bill (la loi sur les 10 heures) de Salisbury. Puis, au cours du 20ème siècle, le conservatisme a changé et s’est égaré : il a adhéré au socialisme, lequel s’est également égaré avec Marx. Avant Marx, le socialisme était civique, religieux, local ; après Marx, il est devenu athée, étatique et centraliste. Ces deux traditions, parmi les plus profondes, ont donc été absorbées par le libéralisme, sous son mode collectiviste ou individualiste. L’ambition du Red Toyrism, c’est de pointer ce qui ne va pas. Je ne vois pas d’autre point de départ à toute réflexion. Je suis un penseur qui puise à la fois dans la phénoménologie, l’intuition et l’histoire conceptuelle. En politique, je pense que pour avancer de manière décisive, il faut créer des concepts ou des intuitions que les gens ont déjà en tête pour qu’ils s’y reconnaissent. Le Red Toryism est une tentative pour être conservateur en ce qui concerne les institutions, les relations et tout ce qui encourage l’engagement et la réciprocité entre les personnes. C’est une volonté de restauration de nos institutions, que le libéralisme a détruit. Parce que le libéralisme détruit aussi les institutions intermédiaires, ne croit qu’à l’individu et aux collectifs, mais pas aux associations. Parce que leur croyance fondamentale est placée dans la volonté individuelle sans entraves, alors que les institutions façonnent la volonté, les institutions orientent vos choix, sans privilégier l’acte même de choisir. Selon moi le conservatisme n’est pas « maoïste », il croit à l’accomplissement du passé, reconnaît que l’activité humaine à quelque chose à nous  apprendre – en l’occurrence que nous vivons de l’héritage d’autres êtres humains et, pour paraphraser Newton, que « nous sommes tous des nains sur des épaules de géants ». Nous avons tous à apprendre de la tradition, elle nous enseigne notamment quel futur nous devrions habiter.

Le Red Toryism est « rouge » car nous avons profondément besoin d’une offre nouvelle. Notre modèle économique produit aujourd’hui des travailleurs qui bénéficient de moins en moins du résultat de leurs efforts, alors que le PIB s’accroît. Les bénéfices du travail ont diminué depuis 1968, pour les hommes, de façon désastreuse, et pour les femmes, dont la part du salaire dans le PIB a stagné. Il n’y a plus de profit pour eux. Même si le PIB a doublé depuis les années 1960, les gens en récoltent une plus petite part que dans ces années-là. Nous avons donc besoin d’une nouvelle forme de redistribution. Ce ne sont pas les aides sociales qu’il faut redistribuer, mais l’éducation, la culture, l’excellence et le caractère. Le caractère est désormais une affaire de classe sociale : moins on a d’argent, moins on a de caractère. Par caractère, j’entends la discipline, la détermination, la capacité à se relever. J’ai moi-même connu beaucoup d’échecs, ma vie se résume à une série d’échecs ponctués çà et là par des moments de gloire. C’est ainsi. Mais plus vous êtes pauvre et moins vous pouvez vous relever d’un échec. On le remarque chez les enfants défavorisés : après une déconvenue, ils ne peuvent plus rien faire, alors que les enfants issus de milieux aisés vont de l’avant, même après un revers. Nous avons besoin d’une nouvelle vision économique, sociale et politique. Et cette vision va vous sembler paradoxalement bien plus « de gauche » que vous ne pourriez l’imaginer, tellement « à gauche » qu’elle est en réalité capitaliste. Je ne crois pas comme Keynes que le capital soit un bien restreint que seuls les riches peuvent posséder, d’où la nécessité de l’Etat de taxer les transactions des riches. Je veux au contraire créer un régime politique doté de larges moyens, où  tous les citoyens seraient propriétaires et pourraient échanger entre eux, car selon moi, la vraie source de richesse se trouve dans les marchés, l’échange et la propriété, et il n’y a donc aucune raison de restreindre cela à une seule classe sociale. C’est pourtant l’œuvre de l’Etat providence, qui sépare la consommation de la production : ceux qui reçoivent de l’Etat ne peuvent pas posséder, et ceux qui possèdent ne reçoivent rien.

Selon moi l’enjeu véritable est de repenser l’Etat et l’Etat providence d’une part, et de refaçonner le marché d’autre part. Je voudrais que l’Etat providence, d’un simple soutien financier, devienne un catalyseur de capital. J’ai élaboré de nombreuses propositions qui ont inspiré des lois anglaises, comme le Localism Act et le Social Value Act. En résumé, je souhaite que les « communautés » au niveau le plus local puissent s’approprier les financements qui leur reviennent , pour que, si elles deviennent propriétaires - ce qu’elles n’étaient jamais auparavant -, elles puissent en retirer un bénéfice important, notamment grâce à l’élimination de la bureaucratie, tout en créant un système de fourniture de service plus proche des personnes, « holistique » et capable de regrouper l’ensemble des dépenses publiques jusqu’alors dissociées les unes des autres.

Par cela, on instaure pour la première fois une forme de « propriété  à grande échelle » (mass ownership). Auparavant, celle-ci ne s’obtenait que par la possession de biens ou de parts dans des entreprises, mais nulle part en Occident, à l’exception  peut-être de l’Australie, nous n’avions créé de société dont les opportunités de propriété dépassent la simple propriété résidentielle. C’est donc une mutualisation de l’Etat que je propose - et peut-être que notre plus belle victoire réside dans le Social Value Act. La sous-traitance de services publics, au lieu de ne concerner que quatre entreprises, comme c’était le cas pendant le gouvernement de Tony Blair, sera je l’espère répartie entre des milliers de communautés et contribuera au développement de nouvelles PME. Je pense également aux infrastructures sociales, un moyen d’allier l’économie et le social, un système où l’économie et le social se renforcent mutuellement, car bien entendu, lorsque l’on regroupe les gens, on fabrique du capital aussi bien économique que social.

Telle était la vision de la Big Society, créer un monde dans lequel les PME puissent être compétitives avec les plus grandes, où des modèles d’affaires puissent eux-mêmes entrer en concurrence avec des entreprises sociales remplissant un service public mais de façon plus efficace et moins coûteuse que l’Etat et pouvant demander à l’Etat de les rémunérer sur la différence entre le coût initial et ce nouveau coût. Voilà une possibilité pour gérer l’Etat providence aujourd’hui, au lieu de s’accrocher à un vieux modèle brisé.

Pour répondre à votre deuxième question à propos du concept de Big Society et du conservatisme,  quand on est à la tête d’un gouvernement, on ne peut pas adopter des positions mutuellement contradictoires. Les Conservateurs ont apporté un renouveau social, mais pas économique. Sans modèle économique véritablement nouveau, tout nouveau projet social échoue, car le vieux modèle économique étouffe le nouveau-né social. Et c’est ce qui s’est passé. Le gouvernement s’est contenté d’une offre de droite ordinaire, libérale et obsolète : un recyclage du Thatchérisme, et un échec complet en termes de croissance économique. C’est la pire performance politique jamais réalisée depuis la seconde guerre mondiale[3]. Le fait de tout sacrifier à l’austérité a pour effet d’augmenter la dette : ceci a sapé la Big Society. Avant même que le Localism Act ne soit voté, les communautés locales ont subi de profondes baisses de leur budget. En plus de ce mépris des fondements philosophiques de la Big Society, il n’y a pas eu de stratégie de mise en œuvre associée à ce programme, seulement une approche libérale qui consistait à constater ce qui fonctionnait et à s’en satisfaire. Cela est problématique : lorsque vous essayez de mettre en place une chose nouvelle sans stratégie de mise en œuvre, on en vient à penser que ce programme n’a pas de centre. Mais si l’on avait créé par exemple dans chaque ville et chaque village une institution intermédiaire pour rassembler les initiatives, on aurait pu avoir davantage de succès. Et cela ne nécessite pas l’adhésion de l’ensemble de la population, 5% suffisent, un peu partout, pour que les choses fonctionnent différemment. C’était faisable, mais cela n’a pas été fait. Le projet a fonctionné dans un premier temps, puis échoué. Il a fonctionné car cette offre conservatrice était entièrement neuve, mais il a échoué car il a été diffusé au moyen des vieilles méthodes conservatrices.  Et ceci a été fatal, mais pas du point de vue théorique, car le Labour Party est en train d’adopter les idées de la Big Society. Jon Cruddas[4] est un homme admirable, il souhaite appliquer la Big Society à gauche – et grâce à cela ils vont certainement l’emporter.


la suite ici http://www.institut-entreprise.fr/reflexions/societal/blog/regard-de-phillip-blond-sur-la-big-society

Tout cela pour dire que lorsque deux partis se mettent à entreprendre la même politique, on préfère toujours se fier au concepteur original.
Hollande fait du social libéralisme, la droite propose du libéralisme pseudo social. Le concept étant de droite, à l'origine, le fleau de la balance repenche naturellement à droite en France, et est resté à droite en Angleterre. CQFD

Enoncé ainsi et simplement, on comprend bien que rien n'est suspect, l'économie libérale est aux commandes un peu partout, teintée de plus nous moins de protection sociale. L'aspect protection sociale reste fort en France. Et ce malgré les alternances politiques qui n'ont pas manqué sous la 5e république, périodes de cohabitation (le mot clef) comprises.

Ni la droite ni la gauche ne font preuve de bétises à défendre le modèle français. Sauf à vouloir tout politiser à l’extrême. Une bonne moitié de la population ne croit plus dans les acteurs politiques qui sont "tous pareils" et s'abstiennent ; quelques 20% s'auto dirigent plus ou moins vers leur camp de chaque côté (la droite républicaine, la gauche démocratique) et parfois marquent leur déception en déplaçant leur votes vers les extrêmes pour signifier qu'ils voudraient essayer autre chose. Mais il n'y a pas de majorité pour mener ces extrêmes au pouvoir en France, alors on alterne... mais sans profonde conviction.

Les électeurs ne sont pas bêtes, ils sont lucides et raisonnables ; avec ce constat, ni la droite quand elle avait tous les pouvoirs, si la gauche, quand elle les a eus n'ont su le garder, car à chaque fois le temps de la déception et de la perte des illusions est arrivée.

Et quoiqu'on en pense, quand une majorité est reconduite pendant plusieurs mandats, c'est plutôt signe d'une approbation tacite des citoyens à poursuivre l'expérience.
Des mairies sont à droite depuis des décennies, d'autre à gauche : rien d'extraordinaire à cela si les administrations communales sont bien en phase avec l'attente des électeurs qui s'expriment. On dit souvent qui ne dit mot consent. Ceux qui s'abstiennent consentent à ce qu'il en soit ainsi.


Dernière édition par Libellule le Mar 12 Mai 2015, 18:05, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Mar 12 Mai 2015, 18:00

Le résultat de la politique française depuis le début des années 80 étant une dette colossale à laquelle il faut faire face le tout accompagné d'une montée du chômage énorme il serait tout de même bon que les politiques arrêtent de divaguer et mettent en place des mesures efficaces.

Pour ce faire il faudra que des mesures soient prises et ce ne sont pas les neuneus idéologues et planeurs permanents en mal de tergiversations qui vont les prendre.

En France on fait de la philosophie au lieu de gérer l'économie, de la morale au lieu de rendre la justice et in fine on dépense l'argent que l'on n'a pas pour finir par prendre le peu qu'il leur reste à  ceux qui bossent et arrivent encore être productifs afin de le "répartir" à ceux qui attendent que tout arrive tout cuit...

Le tout dans un contexte général de laxisme, de tromperie et de gaspillage...

On s'étonne que l'électeur contribuable soit un peu contrarié et qu'il le manifeste.

PS : Mathieu Laine au moins ne se perd pas en divagations politicardes mais explique clairement le cheminement politique d'un premier ministre dont l'action gouvernementale est validée par les électeurs... ce qui aux yeux de flambi n'a que peu de valeur (lui qui se fait tôler à chaque élection) Il s'instaure censeur de Cameron au lieu de s'occuper avec compétence des affaires de la France.

Validation par les résultats : chômage moitié moindre que chez nous, croissance 4 fois supérieure... ont ils besoin des conseil de flanbi ?


Dernière édition par tonton christobal le Mar 12 Mai 2015, 18:18, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Mar 12 Mai 2015, 18:14

Donner des détails sur ce qu'est la Big society modèle Cameron n'est pas tromper qui que ce soit, c'est apporter un éclairage en reproduisant un entretien publié en 2013 avec son inspirateur en personne. Personne ne s'étonnant par ailleurs des résultats des urnes ici ou ailleurs, à part vous peut-être.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !   Mar 12 Mai 2015, 18:20

pas d'échange avec libellule on perd son temps, c'est en permanence dévié et on croule sous le verbiage inutile...
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En France lorsque l'on est de gauche la réalité est suspecte !
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