Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Partagez | 
 

 AIDE Fontenaysienne aux réfugiés

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Gérard

avatar

Messages : 3516
Date d'inscription : 08/07/2010

MessageSujet: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 24 Sep 2015, 22:11

Ceci n’est évidemment pas un compte rendu, c’est un ressenti  illustré par quelques notes prises en voltige.
Le maire, assisté de son adjointe Mme le Gauyer, avait, hier soir, réuni  une cinquantaine de personnes sur le thème des différentes formes d’aides à apporter aux migrants qui arriveront dans notre ville.
C’est par un entrefilet dans le Parisien que beaucoup, comme moi, avaient appris cette initiative.
On rencontrait donc des élus de toutes tendances, des militants notamment dans des associations dévouées à cette cause humanitaire, des anciens réfugiés, un prêtre catholique et d’autres participants intéressés par ce grave sujet.
Le maire fait le point sur la situation locale. Il souhaite un mouvement d’accueil de ses concitoyens et des associations. Il a déjà eu des propositions d’hébergement, d’apprentissage de la langue, de conduite d’enfants, d’aide aux soins de santé, et il s’en réjouit.
Il précise cependant que pour l’instant, bien que Mme le Gauyer participe activement à toutes les réunions départementales et même ministérielles les perspectives sont encore mal définies par les autorités.
On parle de 250 familles pour tout le département,  et d’environ 50 logements à trouver.
Pour l’instant tous les arrivants sont gérés pendant deux mois par les services du préfet.
Ensuite les communes volontaires, dont Fontenay,  se chargeront des distributions, accompagnements, d’aides aux démarches et courriers, de l’entraide, des loisirs de ces malheureux qui arrivent sans rien, en ayant tout abandonné dans leur pays en guerre.
Le maire précise que des aides de l’ANA pourraient être apportées aux propriétaires mettant à disposition des logements libres nécessitant des travaux importants.

Le responsable de l’association REVIVRE, M.Michel Morzière, rappelle quelques principes de lucidité qu’il ne faudrait pas perdre de vue.
Il distingue les migrants qui arriveront « sous contrôle » et trouveront pour la plupart un hébergement dans des centres organisés par l’état, et les migrants non contrôlés qui relèveront plus spécialement  de l’aide des associations et des particuliers.
A ces derniers il rappelle un principe de réalisme et de lucidité. Il met en garde contre l’enthousiasme de quelques jours, à ces portes grandes ouvertes que l’on souhaitera fermer pour différentes raisons 15 jours après. Les arrivants sont des personnes multi traumatisées,  auxquelles il  ne faut pas ajouter de nouvelles douleurs.
Il met en garde contre les prédateurs,  qui prendraient volontiers une jeune Syrienne à domicile, et il pose avec beaucoup de bon sens et une expérience affirmée, la question de l’après droit d’asile.
Le maire rassure pour ce qui concerne l’hébergement des quelques familles –moins de 10- qui arriveraient à Fontenay.
Il évoque les locaux vides de l’ancienne gendarmerie, des possibilités au fort de Nogent.. Il précise que la ville ouvrira ses équipements scolaires, culturels, sportifs à tous ces arrivants.
M.Lecoq,  élu de l’UDI, précise bien que toutes ces démarches collectives relèvent de sentiments humanitaires, et que par conséquent, elles nécessitent l’union de toutes les bonnes volontés, sans autre souci que la solidarité. Pour ce qui concerne son groupe, dit-il, les préoccupations partisanes ou religieuses n’existeront évidemment pas.
Actuellement 24000 migrants sont annoncés pour les deux ans à venir et 65000 sont déjà arrivés en France. Les questions débattues ce soir ne sont donc que le prélude à des problématiques nombreuses et complexes dans notre ville et ailleurs.
Mme Chambre Martin, élue LR insiste sur cette union toutes tendances devant ce problème humanitaire, elle précise cependant qu’il convient de ne pas oublier que ces réfugiés ont vocation à retourner dans leur pays pacifié.
M.Léger responsable du secours catholique et de la Halte Fontenaysienne fait lui aussi preuve de pragmatisme grâce à sa grande expérience.
Les dons de vêtements prennent beaucoup de place et les centres en ont déjà beaucoup, idem pour les jouets, par contre les aides de bénévoles sont attendues pour l’apprentissage de notre langue, les aides et démarches diverses, l’accompagnement pendant des mois de ces personnes qui ont tout perdu.
Une intervenante de Fontenay Diversité rappelle qu’en aucun cas il ne faut laisser s’installer une concurrence entre les besoins des migrants et ceux des défavorisés en place dans notre pays. Ce discours, selon elle, est porteur de graves divisions dans l’opinion.
D’autres éléments sont cités : le gouvernement déclare que pour ceux qui n’obtiendront pas le droit d’asile, « seront  reconduits humainement à la frontière ».
On évoque le fait qu’il n’y a pas que des réfugiés originaires de la Syrie, quid des Erythréens par exemple.
Les Kosovars, désormais issus d’un pays en paix, ne peuvent plus se prévaloir du statut de réfugié politique.

On termine donc en distribuant un questionnaire de proposition d’aide des particuliers ou des associations à renvoyer à aiderefugies@fontenay-sous-bois.fr (voir pdf ci-dessous)
M.Morzière donne les coordonnées de cette association REVIVRE très active depuis des années sur ce douloureux problème et qui attend aide et dons d’argent.
Association Revivre
Maison du Citoyen et de la Vie Associative
16 rue du Révérend-Père Lucien Aubry 94120 Fontenay-sous-Bois
contact@association-revivre.fr;
et pour les aides
http://association-revivre.fr/nous-soutenir/

Pour conclure j’ai assisté, à titre personnel et pour représenter l’Association du Plateau,  à une réunion constructive, apaisée, raisonnable, espérons que la population sera mieux associée à l’avenir et que la solidarité,  le bon sens et la lucidité évoqués par les intervenants,  prendront le pas sur d’éventuelles  querelles stériles.

(le fichier PDF est également en PJ)
Fichiers joints
dons réfugiés.pdf
Vous n'avez pas la permission de télécharger les fichiers joints.
(217 Ko) Téléchargé 5 fois

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)


Dernière édition par Gérard le Sam 26 Sep 2015, 18:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Salamandre

avatar

Messages : 3047
Date d'inscription : 09/01/2012

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Dim 04 Oct 2015, 00:32

La population de Fontenay pourrait augmenter bientôt de 40 personnes environ.
Citation :
Réfugiés : le Val-de-Marne met deux anciennes gendarmeries à disposition

Le Conseil départemental du Val-de-Marne  a prévu de mettre à disposition de la préfecture deux anciennes gendarmeries pouvant chacune accueillir une quarantaine de personnes, à Fontenay-sous-Bois et Bry-sur-Marne, dans le cadre de l’accueil des réfugiés, a indiqué son président Christian Favier lors d’un repas de presse ce jeudi 1er octobre.
« Il y a deux ans, notre département avait déjà accueilli une promotion d’étudiants syriens, en partenariat avec l’université, France Terre d’Asile et le Crous », a rappelé l’élu. Ces hébergements collectifs seront destinés à l’accueil des personnes durant l’évaluation de leur situation par les services de l’Etat.
Lors d’une réunion avec le Conseil départemental le 21 septembre dernier, le préfet Thierry Leleu avait indiqué disposer au total de 242 places. Pour l’instant, le département n’a toutefois pas encore été sollicité.
http://94.citoyens.com/2015/refugies-le-val-de-marne-met-deux-anciennes-gendarmeries-a-disposition,02-10-2015.html

L’ancienne gendarmerie est située rue Georges Mandel. J’ignorais que ces locaux appartenaient au département. Depuis le départ des gendarmes ?
J’ignore aussi l’avis des riverains, qu’on ne leur a sans doute pas encore demandé.

Pour le reste, les conseillers départementaux et/ou le maire de Fontenay vont pouvoir nous en dire plus. La politique impliquant de la pédagogie, bientôt les documents pédagogiques.
Il ne semble pas y avoir eu mention de l'ancienne gendarmerie auparavant, pour l'hébergement local de migrants (voir les notes de Gérard, message précédent).

complément :
Voir aussi ce billet de l'élue PCF précédente au Conseil départemental (dit alors général)
Citation :
Quel avenir pour l’ancienne gendarmerie ?

Le Conseil général, en charge de la protection de l’enfance et de la jeunesse a décidé d’améliorer la qualité d’accueil des jeunes dans ses foyers de l’enfance, notamment en ce qui concerne leurs conditions d’hébergement. Ainsi, un projet de déménagement de ces derniers dans les locaux d’anciennes gendarmeries (Nogent, Bry, Saint-Maur et Fontenay), propriétés du Département, nous permettra de répondre à cet objectif d’amélioration de leur cadre de vie.
C’est ainsi que l’ancienne gendarmerie de Fontenay, située rue Georges Mandel, d’une superficie de 1000 m2, va pouvoir accueillir, après quelques travaux, une vingtaine de jeunes à la rentrée de septembre 2015. Ils pourront être intégrés, comme le sont ceux de la Maison d’enfants Henri Ruel, à toutes les activités proposées par notre ville. Une belle perspective pour tous ces jeunes… Bienvenus à eux !
(19 Février 2013)
Liliane Pierre, Vice-présidente du Conseil général, élue du canton Fontenay Ouest
http://www.elus-fdg-fontenay.fr/?p=1806
Revenir en haut Aller en bas
Salamandre

avatar

Messages : 3047
Date d'inscription : 09/01/2012

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Sam 24 Oct 2015, 07:19

Dernières nouvelles, via la presse
"une réunion ouverte aux habitants se tiendra début novembre."
Citation :
Comment Fontenay s’organise pour accueillir les familles de réfugiés
« Tu peux me dire l’âge du deuxième bébé ? Que j’aille acheter du lait. » « Je te mets ça où ? » « Ah, c’est peut-être les lits qui arrivent ! » Raté. La camionnette qui ralentit devant le 4, rue Georges-Mandel à Fontenay-sous-Bois ne contient pas les matelas et sommiers nécessaires à l’installation des nouveaux occupants de l’ancienne gendarmerie.

Cinquante réfugiés, évacués d’un lycée désaffecté du XIXearrondissement de Paris tôt ce vendredi matin, se sont installés dans cette imposante bâtisse en plein cœur de ville. Ils viennent de Somalie, du Soudan, d’Érythrée d’où ils ont migré en famille.
A l’ouverture des portes du bus vers 9 heures, les membres de l’association Aurore — missionnée pour gérer ce centre d’hébergement — s’attendaient à voir descendre des hommes seuls, comme ceux débarqués à Chevilly-Larue. Encore raté, alors il a fallu s’organiser pour accueillir « une population calme mais épuisée » dont neuf enfants âgés de 6 mois à 13 ans. « Nous attendons nos lits pour bébés », explique, vers 15 heures, Clément Maes, directeur territorial d’Aurore qui a reçu les clés du bâtiment la veille au soir. Le mobilier arrive au compte-gouttes et ce vendredi midi, c’était sandwichs pour tout le monde. Pendant que la majorité des occupants se reposent, deux fillettes grignotent timidement un morceau de dinde. « Dès ce soir, ils auront des plateaux-repas qu’ils pourront faire chauffer dans leur appartement », poursuit le responsable du site.

Une installation prévue pour trois mois
Une vingtaine de chambres étaient disponibles dans cette ancienne gendarmerie, vide depuis plusieurs années puisque le conseil départemental a le projet d’y installer un foyer de l’aide sociale à l’enfance. Les arrivants devraient y rester trois mois, le temps que l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) étudie leur demande d’asile. « Des agents seront présents dès lundi. En attendant, on leur a fait une carte avec le tampon de l’association et l’adresse d’ici pour qu’ils puissent se retrouver », explique Clément Maes. En tout, dix membres de son association seront mobilisés sur le site.

Dès ce vendredi matin, la municipalité s’est engagée auprès des réfugiés en leur ouvrant ses centres de santé. Elle compte aussi organiser rapidement la scolarisation des petits. Et après un premier rendez-vous fin septembre, une réunion ouverte aux habitants se tiendra début novembre. Objectif : coordonner la solidarité.
« Je suis contente que Fontenay prenne sa part, même si on a déjà notre lot de misère », constate Marie-Claire, une riveraine engagée dans plusieurs associations. « Cette ville ressemble un peu à un village, ça permettra peut-être l’intégration », espère une mère de famille, très effrayée par « les difficultés d’organisation, d’hygiène et les violences » dont elle a entendu parler dans le lycée parisien où vivaient jusqu’à 1 300 personnes. « Ce matin, des riverains sont venus nous porter des vêtements et des bouteilles d’eau, rapporte Clément Maes, de l’association Aurore. Mais d’autres nous ont aussi dit qu’ils ne voulaient pas de migrants ici. On est là pour protéger les réfugiés de ça. »

http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/comment-fontenay-s-organise-pour-accueillir-les-familles-de-refugies-23-10-2015-5213421.php

Le premier message du sujet (par Gérard) concerne une réunion (fin Septembre) à la mairie, où il était surtout question des migrants passés par l'Europe de l'Est attendus en provenance de Syrie en majorité. Et d'appel à des particuliers volontaires pour en loger. Outre l'exode via Turquie, Grèce, etc vers l'Allemagne, la guerre en Syrie était au premier plan de l'actualité.
Cet article du Parisien mentionne, lui, des demandeurs d'asile d'autres nationalités (de Somalie, du Soudan, d’Érythrée) venus cette semaine depuis Paris, sans précision sur leur parcours auparavant.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Mer 04 Nov 2015, 15:17

Il y a quelques semaines nous, les méchants français, étions invités à suivre l'exemple de nos voisins allemands... Peut-être une idée à suivre...



"Car c’est bien la vocation de ce centre spécialisé ouvert en septembre : accélérer les démarches pour renvoyer plus vite les migrants économiques originaires de « pays sûrs », qui n’obtiendront pas l’asile. Et envoyer un signal fort aux candidats de ces pays, à l’heure où l’Allemagne − qui s’attend à recevoir jusqu’à un million de demandes d’asile cette année − voudrait se consacrer à l’intégration des réfugiés fuyant les zones de conflit. « Nous pouvons accepter et soutenir les gens qui ont besoin d’une protection [les réfugiés] seulement si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont renvoyés rapidement », soulignait récemment le ministre allemand de l’intérieur, Thomas de Maizière."



http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/11/03/en-allemagne-un-retour-express-pour-les-migrants-des-balkans_4802377_3214.html a écrit:
L’Allemagne organise le retour des « mauvais migrants »

Le Monde.fr | 03.11.2015 à 15h18 • Mis à jour le 03.11.2015 à 22h03 | Par Camille Bordenet (Ingolstadt, envoyée spéciale)

Dans la petite chambre de la famille Hasani, des Kosovars originaires de Mitrovica, les valises sont déjà prêtes. C’est comme si elles n’avaient jamais été défaites. « Retour à la case départ, constate, cynique, Besim, le père, 38 ans. On a tout sacrifié, on s’est endettés pour arriver jusqu’ici, et la seule chose que l’Allemagne trouve à nous offrir, c’est un billet d’avion retour ». Neuf mois après avoir quitté son pays pour l’Allemagne, la famille s’apprête à être rapatriée, comme le seront sans doute aussi les quelque 320 autres demandeurs d’asile originaires du Kosovo, d’Albanie ou du Monténégro qui vivent avec eux dans le centre d’Ingolstadt, en Bavière.

Dans cette ancienne caserne militaire convertie en centre d’arrivée et de rapatriement, le rêve d’Allemagne prend fin pour ceux qui ne sont pas venus pour sauver leur vie, mais dans l’espoir d’en trouver une meilleure. « Ce centre vise à regrouper les demandeurs d’asile originaires des pays des Balkans qui n’ont presque aucune chance de rester », explique Maria Els, vice-présidente de la région de Haute-Bavière, en présentant les bâtiments.

D’un côté, les logements des migrants, de l’autre, les bureaux administratifs. Toutes les autorités jouant un rôle dans la procédure sont présentes sur place : la région, l’Office fédéral de l’immigration et des réfugiés (BAMF), une antenne du tribunal administratif de Munich et la police, pour les expulsions. A leur arrivée, les migrants passent directement d’un bureau à l’autre pour la prise d’empreintes digitales, la visite médicale, l’enregistrement de la demande d’asile, l’entretien, puis l’éventuel recours. L’objectif : réaliser toute la procédure en l’espace de quatre à six semaines, contre plusieurs mois d’ordinaire.



Accélérer les retours

Car c’est bien la vocation de ce centre spécialisé ouvert en septembre : accélérer les démarches pour renvoyer plus vite les migrants économiques originaires de « pays sûrs », qui n’obtiendront pas l’asile. Et envoyer un signal fort aux candidats de ces pays, à l’heure où l’Allemagne − qui s’attend à recevoir jusqu’à un million de demandes d’asile cette année − voudrait se consacrer à l’intégration des réfugiés fuyant les zones de conflit. « Nous pouvons accepter et soutenir les gens qui ont besoin d’une protection [les réfugiés] seulement si ceux qui n’en ont pas besoin ne viennent pas ou sont renvoyés rapidement », soulignait récemment le ministre allemand de l’intérieur, Thomas de Maizière.

Pour accélérer les expulsions, Berlin vient de durcir sa législation : l’Albanie, le Kosovo et le Monténégro ont été ajoutés à la liste des pays d’origine « sûre » (la Bosnie-Herzégovine, la Serbie et la Macédoine l’étaient déjà) et les allocations en argent liquide perçues le temps que la demande soit examinée seront désormais remplacées, autant que possible, par des prestations en nature. Ces mesures devraient conduire au renvoi de « dizaines de milliers » de ressortissants des Balkans, selon le ministre de l’intérieur. Ces derniers représentent près de 40 % des demandes d’asile enregistrées dans le pays cette année, alors que leur chance de voir leur demande acceptée est inférieure à 1 %, selon les chiffres du BAMF. Les Albanais et les Kosovars, par exemple, s’inscrivent aux 2e et 3e rangs des demandeurs d’asile, juste derrière les Syriens.

Le centre d’Ingolstadt va désormais être agrandi pour compter jusqu’à 500 places d’ici décembre et la région en a déjà ouvert un deuxième du genre, à Bamberg. « L’idée est que le maximum de demandeurs d’asile issus des Balkans, qu’ils soient déjà présents dans le pays ou qu’ils arrivent, passent par ces centres », explique Maria Els.

---/---

   Camille Bordenet (Ingolstadt, envoyée spéciale)
   Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/11/03/en-allemagne-un-retour-express-pour-les-migrants-des-balkans_4802377_3214.html
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14064
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Mer 04 Nov 2015, 17:44

Le retour des déboutés du droit d'asile est l'un problèmes essentiels en matière de séjour irrégulier des étrangers en France...

Peut on encore le dire ? nous n'arrivons pas en ce domaine comme dans bien d'autres à faire respecter nos lois sur le territoire national.

http://www.francetvinfo.fr/france/le-cout-du-droit-d-asile-en-france-en-quatre-graphiques_875443.html
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/09/29/combien-d-expulsions-d-immigres-clandestins-en-france_4776652_4355770.html

Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Mer 04 Nov 2015, 22:23

Dans une autre discussion désormais fermée - http://www.plateaufontenay.net/t1316-drame-de-l-immigration - je me suis fait traité il y a quelques mois de "xénophobe", rien de moins, par un élu de la majorité municipal "Fontenay pour tous" pour avoir écrit:

"Un nouveau drame qui montre hélas pourquoi il faut être ferme en revoyant chez eux tous ceux qui tentent l'aventure de l'immigration clandestine... Tant que les candidats au départ auront l'espoir de pourvoir rester ils tenteront l'aventure au péril de leur vie pour le plus grand bénéfice de passeurs sans scrupule..."

Mes propos d'alors n'étaient pourtant pas si éloignés des propos tenus aujourd'hui par les officiels comme le patron de l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex...




https://fr.news.yahoo.com/migrants-800-000-entr%C3%A9es-ill%C3%A9gales-lue-depuis-d%C3%A9but-074029508.html a écrit:
Migrants: 800.000 "entrées illégales" dans l'UE depuis début 2015

AFP Par AFP | AFP – il y a 2 heures 18 minutes

Quelque 800.000 "entrées illégales" dans l'Union européenne ont été dénombrées depuis le début de l'année, a déclaré Fabrice Leggeri, le patron de l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex, au quotidien allemand Bild de mercredi.

M. Leggeri, avertissant que l'afflux de migrants en Europe n'a probablement pas "atteint son paroxysme", appelle les Etats européens à placer en rétention les candidats malheureux à l'asile pour les renvoyer "rapidement" dans leur pays d'origine.

Ce chiffre dépasse les dernières estimations du Haut commissariat de l'ONU pour les Réfugiés (HCR) et de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), mais le mode de comptage de Frontex permet de recenser la même personne plusieurs fois, avait précisé l'agence mi-octobre.

"Les Etats européens doivent se préparer à l'idée qu'une situation très difficile nous attend dans les prochains mois", alerte M. Leggeri, rappelant que Frontex est chargée de la "surveillance" des frontières mais n'a pas le pouvoir de refouler les migrants.

Il a jugé que les "hotspots", centres d'accueil et d'enregistrement prévus sur les îles grecques et en Sicile, ne permettraient pas de résorber l'afflux de demandeurs d'asile, puisqu'ils ne permettent pas un "séjour prolongé" sur place.

"Celui qui est entré illégalement et n'a aucun droit à l'asile doit être rapidement renvoyé dans son pays", a insisté M. Leggeri, estimant que l'UE a besoin "de structures d'accueil" où les migrants "doivent au besoin être enfermés".

Le patron de Frontex appelle donc les Etats européens à "faire usage de manière plus conséquente" de leur droit, prévu par les textes européens, de placer en rétention "jusqu'à 18 mois" un étranger en situation irrégulière pour "organiser son retour".

Ce sujet est le principal point de discorde au sein de la coalition gouvernementale en Allemagne, premier pays d'accueil des candidats à l'asile: les conservateurs souhaitent la création de "zones de transit" le long de la frontière permettant de retenir les migrants pendant l'examen accéléré de leur dossier, comme dans les aéroports.

Les sociaux-démocrates s'y refusent, dénonçant des "camps de masse" ou des "zones de détention" dont ils contestent de surcroît l'utilité.
Source: https://fr.news.yahoo.com/migrants-800-000-entr%C3%A9es-ill%C3%A9gales-lue-depuis-d%C3%A9but-074029508.html
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 26 Nov 2015, 10:26

Gérard a écrit:
Ceci n’est évidemment pas un compte rendu, c’est un ressenti  illustré par quelques notes prises en voltige.
Le maire, assisté de son adjointe Mme le Gauyer, avait, hier soir, réuni  une cinquantaine de personnes sur le thème des différentes formes d’aides à apporter aux migrants qui arriveront dans notre ville.
---/---
Le maire fait le point sur la situation locale. Il souhaite un mouvement d’accueil de ses concitoyens et des associations.
---/---


Pour le coup le premier ministre Manuel Valls souhaite désormais l'arrêt de l'accueil des réfugiés par l'UE...

Voir: http://www.plateaufontenay.net/t2407-arret-de-l-accueil-des-refugies
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Ven 04 Déc 2015, 18:51

Je ne sais pas ce qui a été promis à ces réfugiées ou migrants économiques mais je pense que certains se font beaucoup d'illusions en matière d'emploi alors que dans notre pays le chômage est aujourd'hui au plus haut depuis 1997....

De même en matière de logement car rappelons-le il y a déjà et depuis des années 1800 demandeurs en ATTENTE à Fontenay.....,


« Ce qu’on espère, c’est trouver vite un travail », insiste Bakri Saïd, arrivé du Soudan en juillet 2013. Avec sa carte de séjour de 10 ans en poche, ce réfugié voudrait travailler dans la restauration ou les espaces verts. Ici c’est bien, on a l’hygiène, la ville est calme, mais c’est provisoire. Je veux faire ma vie, avec un emploi et un appartement. »


http://www.leparisien.fr/pontault-combault-77340/fontenay-les-migrants-trouvent-leurs-marques-peu-a-peu-02-12-2015-5333379.php a écrit:
Fontenay : les migrants trouvent leurs marques peu à peu
Laure Parny | 02 Déc. 2015, 18h00 | MAJ : 02 Déc. 2015, 18h00

L’éponge à la main, Elene fait la vaisselle dans la cuisine d’un appartement au charme désuet, avec carrelage années 1970 et parquet dans les chambres. Elle a enfin laissé derrière elle les mois d’errance depuis l’Afrique de l’ouest, puis les semaines passées dans la crasse et le manque d’hygiène du lycée parisien désaffecté Jean-Quarré.

Comme elle, ils sont 49 migrants installés depuis le 23 octobre dans l’ancienne gendarmerie de Fontenay, au 4, rue Georges-Mandel. En quelques semaines, tous ont pris leurs marques. Quand Coquette, 4 ans, rentre de l’école, elle croise une fillette de 2 ans qui joue sur la trottinette du fils d’un dirigeant de l’association Aurore.

La structure, qui compte maintenant 8 salariés, a dû gérer l’installation de ce CHU (centre d’hébergement d’urgence) en moins de 12 heures. « On a d’abord paré au plus pressé, en leur récupérant des lits et en instaurant le système de livraisons des repas, raconte Clément Maes, directeur territorial chez Aurore. Maintenant que le plus urgent côté logistique est géré, on commence à travailler au projet de chacun. »

La cinquantaine de migrants installée à Fontenay a surtout fui les conflits de l’Afrique de l’Est, Érythrée ou Soudan. Une famille de Syriens est également arrivée quelques jours après l’ouverture du centre.

« Ce qu’on espère, c’est trouver vite un travail », insiste Bakri Saïd, arrivé du Soudan en juillet 2013. Avec sa carte de séjour de 10 ans en poche, ce réfugié voudrait travailler dans la restauration ou les espaces verts. « Ici c’est bien, on a l’hygiène, la ville est calme, mais c’est provisoire. Je veux faire ma vie, avec un emploi et un appartement. »

Une chambre disponible par famille

Comme lui, les trois quarts des migrants de Fontenay se projettent en France. Les autres voient la banlieue parisienne comme un lieu de transit avant de rejoindre notamment l’Angleterre. « La plupart s’intègrent vite, ils connaissent déjà bien la ville, assure Clément Maes. Ils ont pu bénéficier rapidement de soins au centre municipal de santé, les enfants pour lesquels c’est possible vont déjà à l’école. Et le centre est d’un calme incroyable. Tous en ont besoin après les horreurs vécues. »

Le centre doit rester ouvert pour une durée minimum de six mois.

Citation :
Les habitants très mobilisés

Déjà deux réunions avec plus de 80 participants et des dizaines de mails arrivés en mairie : les Fontenaysiens sont clairement mobilisés autour des migrants qui viennent d’arriver. À tel point que la commune a rédigé une liste des bénévoles et ce qu’ils proposent, y compris avec leur planning de disponibilité.

« On en a fait des ouvertures de centres d’urgence, mais une telle mobilisation, nous ne l’avions jamais vu », reconnaît Clément Maes, de l’association Aurore. Le gestionnaire du site a dû « temporiser » au début, le temps que les nouveaux résidents prennent leurs marques.

Désormais les cours de français ont commencé, à la fois dispensés par les bénévoles habituels d’Aurore et par des habitants de la commune. En parallèle, le jardin partagé du quartier accueille les migrants sur son site et a commencé à labourer et cultiver le jardin situé dans la cour de l’ex-gendarmerie.

Les besoins des migrants restent importants. L’association invite les volontaires à déposer au centre des produits d’hygiènes, du petit mobilier (tables de chevet ou lampes), des jeux pour les enfants, de la nourriture en vue de la fête de fin d’année, des livres ou encore des titres de transports. « Il nous faudrait aussi des manteaux et des chaussures chaudes pour pouvoir sortir avec ce froid », souffle Elene, l’une des migrantes.
Source et ARTICLE COMPLET: http://www.leparisien.fr/pontault-combault-77340/fontenay-les-migrants-trouvent-leurs-marques-peu-a-peu-02-12-2015-5333379.php
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Mer 20 Jan 2016, 00:08

Quand Stéphanie Daumin, maire PCF de Chevilly-Larue plaide pour un accueil partagé des migrants...

Il ne me semble pas que Jean-François Voguet, Maire PCF de Fontenay-sous-Bois, se soit exprimé par voie de presse  sur cette question...


"Fin octobre, une centaine de réfugiés ont notamment été accueillis dans des anciennes gendarmeries de Chevilly-Larue et Fontenay-sous-Bois, principalement issus du lycée Jean Quarré de Paris, qui avait accueilli jusqu’à 1300 personnes.  
---/---
A Chevilly-Larue, deux sites avaient été initialement envisagés pour accueillir des réfugiés, celui de l’ancienne gendarmerie (finalement choisi) et celui d’un ancien foyer de jeunes travailleurs de la rue du Béarn, piste qui avait été éliminée en raison des travaux trop lourds pour le réhabiliter. Sauf que fin décembre, la maire PCF de la ville a reçu un coup de fil du sous-préfet de sa circonscription pour lui annoncer que ce centre serait prochainement transformé en Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). « Nous avons accueilli volontairement 70 personnes à la gendarmerie et l’assumons, avec les difficultés que cela a pu occasionner. Les personnes que nous accueillons sont tous des hommes seuls et célibataires, et au bout d’un mois, il y a eu quelques problèmes de voisinage. Heureusement, nous avons pris les choses en main tout de suite et rappelé les règles avec l’aide de la Croix rouge, qui accompagne cet accueil. Cela s’est bien passé et les problèmes ont pu être réglés d’autant plus vite que le nombre de personnes était limité. Je n’imagine pas voir arriver 200 hommes en plus dans le coeur de ville. La solidarité doit être partagée entre les communes."



http://94.citoyens.com/2016/chevilly-larue-plaide-pour-un-accueil-partage-des-migrants,19-01-2016.html a écrit:
Chevilly-Larue | 19/01/2016
Réagir Par C.Dubois
Chevilly-Larue plaide pour un accueil partagé des migrants

Déjà ville d’accueil de quelques 70 réfugiés dans son ancienne gendarmerie, Chevilly-Larue s’inquiète d’un projet de reconversion d’un ancien foyer pour accueillir jusqu’à 200 migrants, et réclame un partage de l’accueil avec les autres villes. Explications des élus et de la préfecture.

Début septembre, la photo du corps sans vie du petit Aylan avait ému citoyens et élus, et les propositions affluaient pour accueillir des réfugiés. Dans le Val-de-Marne, 633 migrants ont été accueillis au total en 2015, a précisé le préfet lors de ses voeux.

Fin octobre, une centaine de réfugiés ont notamment été accueillis dans des anciennes gendarmeries de Chevilly-Larue et Fontenay-sous-Bois, principalement issus du lycée Jean Quarré de Paris, qui avait accueilli jusqu’à 1300 personnes.  Depuis, d’autres les ont rejoints tandis qu’une bonne dizaine se sont vus proposer un logement ailleurs. Pour rappel, les réfugiés accueillis étaient des demandeurs d’asile, dont la situation devait être étudiée sur place durant 2 mois à 2 mois et demi, par l’Opfra. Deux types de protection peuvent être accordées : celle de réfugié en application de la Convention de Genève au titre des risques de persécutions auxquels il est exposé dans son pays d’origine pour des motifs politiques, religieux, ethniques ou liés à son appartenance à un groupe social (femmes exposées à l’excision, orientation sexuelle etc.), ou celle de la protection subsidiaire prévue par le droit de l’Union européenne en considération d’autres menaces graves contre sa vie et sa personne, par exemple celles auxquelles l’expose un état de guerre généralisé dans son pays d’origine.  S’ils sont reconnus dans l’une de ces deux situations, ils seront alors pris en charge par un dispositif national d’accueil pour trouver une solution d’accueil de plus long terme. « Cet accueil s’effectue dans les zones détendues, où la demande en logement social est inférieure à l’offre« , précise Denis Declerck, sous-préfet chargé de la politique de la ville dans le Val-de-Marne. En raison de l’afflux des demandes, le délai de traitement par l’Opfra peut toutefois prendre un peu plus de temps.



« La solidarité doit être partagée entre les communes »

A Chevilly-Larue, deux sites avaient été initialement envisagés pour accueillir des réfugiés, celui de l’ancienne gendarmerie (finalement choisi) et celui d’un ancien foyer de jeunes travailleurs de la rue du Béarn, piste qui avait été éliminée en raison des travaux trop lourds pour le réhabiliter. Sauf que fin décembre, la maire PCF de la ville a reçu un coup de fil du sous-préfet de sa circonscription pour lui annoncer que ce centre serait prochainement transformé en Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada). « Nous avons accueilli volontairement 70 personnes à la gendarmerie et l’assumons, avec les difficultés que cela a pu occasionner. Les personnes que nous accueillons sont tous des hommes seuls et célibataires, et au bout d’un mois, il y a eu quelques problèmes de voisinage. Heureusement, nous avons pris les choses en main tout de suite et rappelé les règles avec l’aide de la Croix rouge, qui accompagne cet accueil. Cela s’est bien passé et les problèmes ont pu être réglés d’autant plus vite que le nombre de personnes était limité. Je n’imagine pas voir arriver 200 hommes en plus dans le coeur de ville. La solidarité doit être partagée entre les communes. En outre, la réhabilitation de l’ancien foyer, qui coûterait 2,5 millions d’euros rien que pour le rendre habitable (il faut notamment le désamianter) resterait extrêmement vétuste, avec des chambres de 9m2 et des points d’eau collectifs sur le palier. En outre, cela irait à l’encontre de nos efforts pour sortir le quartier de sa logique de grand ensemble, en perçant la barre pour développer la mixité », développe Stéphanie Daumin, maire PCF de la ville.

Sur ce sujet, la maire a l’appui de son opposition. « Le Groupe LR-UDI du Conseil Municipal de Chevilly-Larue s’oppose fermement à la transformation d’un foyer pour jeunes travailleurs situé en plein cœur de ville en résidence pour migrants. (…) Fidèle à ses valeurs, et à sa tradition d’accueil, il rappelle que Chevilly-Larue a déjà pris largement sa part dans l’accueil de migrants en accueillant 70 personnes dans une ancienne gendarmerie. De plus, notre ville est dépourvue de moyens de sécurité efficaces : pas de vidéo-protection ; agents de sécurité de la ville et du Commissariat de l’Hay les Roses en sous effectifs. Cet accueil nous exposerait à une réelle prise de risque vis à vis de la population. Non, Chevilly Larue n’a pas vocation à accueillir tous les migrants du Val-de-Marne ! », dénonce Patrick Vicériat, président du groupe au Conseil municipal.



Rien n’est décidé

« Pour l’instant, rien n’est décidé, rappelle Denis Declerck. Il y a eu un appel d’offre au niveau de la préfecture de région, mais l’ouverture des plis ne s’effectuera que fin janvier. Si des places de Cada étaient ouvertes à Chevilly, cela se ferait en remplacement de l’accueil d’urgence actuel, il n’y aura pas les deux. Et puis, il est aussi envisageable d’avoir une résidence sociale comprenant quelques places de Cada », tempère le sous-préfet.

« J’entends bien mais j’ai eu beaucoup de remontées et je sais qu’Osica et Adoma ont été sollicités pour faire des devis, alors je préfère prendre les devants pour éviter une erreur« , maintient Stéphanie Daumin.



140 places Cada à réaliser en Val-de-Marne

Dans le détail, la préfecture de région Ile-de-France a lancé un appel à projets de places Cada début décembre portant sur 749 places en Ile-de-France, à réaliser de janvier à juillet 2016. A l’échelle du Val-de-Marne, le nombre de places à réaliser est de 140. (Voir l’avis de lancement de la campagne en Val-de-Marne). Cet objectif s’inscrit dans le cadre d’un objectif national de création de 8 630 places supplémentaires dont 5 130 dédiés aux demandeurs d’asile relocalisés (il s’agit des migrants qui arrivent d’autres pays européens, par exemple de hotspots en Italie ou en Grèce, suivant un plan de répartition européen). Ceci pour respecter l’engagement de la France à accueillir 30 700 demandeurs d’asile en deux ans.
Source: http://94.citoyens.com/2016/chevilly-larue-plaide-pour-un-accueil-partage-des-migrants,19-01-2016.html
Revenir en haut Aller en bas
Smile



Messages : 667
Date d'inscription : 28/09/2010

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Mer 20 Jan 2016, 00:31

a.nonymous a écrit:
Je ne sais pas ce qui a été promis à ces réfugiées ou migrants économiques mais je pense que certains se font beaucoup d'illusions en matière d'emploi alors que dans notre pays le chômage est aujourd'hui au plus haut depuis 1997....

De même en matière de logement car rappelons-le il y a déjà et depuis des années 1800 demandeurs en ATTENTE à Fontenay.....,


« Ce qu’on espère, c’est trouver vite un travail », insiste Bakri Saïd, arrivé du Soudan en juillet 2013. Avec sa carte de séjour de 10 ans en poche, ce réfugié voudrait travailler dans la restauration ou les espaces verts. Ici c’est bien, on a l’hygiène, la ville est calme, mais c’est provisoire. Je veux faire ma vie, avec un emploi et un appartement. »





Source et ARTICLE COMPLET: http://www.leparisien.fr/pontault-combault-77340/fontenay-les-migrants-trouvent-leurs-marques-peu-a-peu-02-12-2015-5333379.php

Lorsque l'on parle des "habitants mobilisés", qui sont ces 80 personnes? La famille et amis des elus de la ville, des habitants de l'ouest ou les voisins du quartier de l'ancienne gendarmerie situé dans le vieux Fontenay?

Que dit-on au SDF se logeant dans sa voiture sur le marché Moreau David ce jour avec un -3Degrés? Tu as des papiers et c'est pas trop à la mode de t'heberger en ce moment donc tu continues à te les cailler?!?!?!
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 28 Jan 2016, 14:47

Smile a écrit:
Que dit-on au SDF se logeant dans sa voiture sur le marché Moreau David ce jour avec un -3Degrés? Tu as des papiers et c'est pas trop à la mode de t'heberger en ce moment donc tu continues à te les cailler?!?!?!


Surtout que bien qu'étant aujourd'hui SDF, celui-ci a très bien pu contribué au système social contrairement aux nouveaux arrivants....

Concernant les "prioritaires Dalo", rappelons tout de même une nouvelle fois que si Fontenay se doit d'en prendre sa part, la ville n'a pas pour vocation d'accueillir tous ceux du T10 ou du Val de Marne....



https://fr.news.yahoo.com/15-millions-personnes-touch%C3%A9es-crise-logement-france-selon-231103835.html a écrit:
Plus de 15 millions de personnes touchées par la crise du logement en France, selon la fondation Abbé Pierre

AFP Par Pauline FROISSART | AFP – il y a 3 heures

Plus de 15 millions de personnes touchées par la crise du logement: la Fondation Abbé Pierre dresse le tableau d'une France "malade du mal-logement" et appelle, dans son rapport annuel publié jeudi, à plus de "volontarisme politique".

Hausse du nombre de personnes sans domicile, renonçant à se chauffer, ou contraintes de vivre chez des tiers: de nombreux indicateurs sont au rouge, indique ce bilan, issu de l'exploitation de la dernière édition de l'enquête nationale logement (Enl) 2013 de l'Insee, dont les principaux chiffres avaient été dévoilés en décembre.

Au total, 3,8 millions de personnes sont mal-logées et 12,1 millions de personnes "fragilisées", soit "15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement", a souligné Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, lors d'une conférence de presse.

Chiffre marquant, le nombre de sans-abri qui a bondi de 50% entre 2001 et 2012: 141.500 personnes se retrouvent à la rue, à l'hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d'hébergement.

En outre, près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d'eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934.000 personnes vivent en "surpeuplement accentué" c'est-à-dire qu'il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement ("17% entre 2006 et 2013).

Pour Christophe Robert, "il y a une aggravation du mal-logement qui touche avant tout les classes populaires". Le taux d'effort net moyen (loyer " charges - allocations logement) des ménages les plus pauvres atteint ainsi 55,9 %, plus de trois fois supérieur à la moyenne (17,5 %).



- Des engagements "reniés" -

Et l'extrême pauvreté, c'est-à-dire les personnes touchant moins de 40% du revenu médian (660 euros par mois et par unité de consommation), qui avait diminué entre 1996 et 2002, est repartie à la hausse.

"Le logement est le reflet des inégalités mais il est aussi accélérateur des inégalités", souligne le délégué général de la Fondation Abbé Pierre.

Côté politique, si la fondation se félicite de "certaines avancées" comme le chèque énergie qui doit remplacer en 2018 les tarifs sociaux de l'électricité et du gaz pour les ménages modestes, elle constate que certains engagements politiques "ont été tout simplement reniés".

Ainsi de la garantie universelle des loyers, une des mesures phares de la loi Alur votée en 2014 puis abandonnée car jugée trop coûteuse. Quant à certains objectifs annoncés comme la construction de 500.000 logements par an, dont 150.000 logements sociaux, ils "sont bien loin d'être atteints", souligne le rapport.

La Fondation Abbé Pierre appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à agir, en particulier en construisant des logements, et surtout des logements sociaux accessibles aux ménages les plus modestes. Elle demande aussi que les pouvoirs publics logent les ménages reconnus prioritaires Dalo (Droit au logement opposable), mènent une politique de prévention des expulsions locatives et des évacuations de terrain et régulent les marchés de l'immobilier.

"Engageons des politiques volontaristes!", exhorte Christophe Robert. "Il reste un an et demi à ce gouvernement pour finir ce quinquennat. Il faut mettre à l'abri tous ceux qui sont en difficulté et il faut engager une véritable politique structurelle pour enrayer ce processus d'exclusion par le logement".

Alors que près de 500 décès de sans-abri sont dénombrés chaque année, la Fondation Abbé Pierre incite à un sursaut: "La sixième puissance du monde ne peut pas laisser crever autant de personnes à la rue comme cela se passe encore aujourd'hui."
Source: https://fr.news.yahoo.com/15-millions-personnes-touch%C3%A9es-crise-logement-france-selon-231103835.html
Revenir en haut Aller en bas
Smile



Messages : 667
Date d'inscription : 28/09/2010

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 28 Jan 2016, 22:12

Les sans abris, hélas une population "silencieuse".

Par contre de loger des sans papiers en ce moment dans l'ancienne gendarmerie peut permettre de mettre en avant Fontenay dans le JT télé ou dans le parisein ... moi jdis ça, jdis rien!
Revenir en haut Aller en bas
Salamandre

avatar

Messages : 3047
Date d'inscription : 09/01/2012

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 28 Jan 2016, 23:46

La Fondation Abbé Pierre n'est pas précise. Elle devrait dire combien de ménages représentent les millions de mal-logés, combien de logements de quelle taille il faudrait construire pour eux. Et dans quelles régions. Présenter alors la facture, et nous dire où l'on trouve l'argent.

Tentons une estimation : 4 millions de mal-logés par ménage de 4, cela fait un million de logements à construire. Par ménage de 1 à 5, cela fait plutôt deux millions.
Pour 100 000 euros par logement, chiffrage optimiste, cela fait 100 milliards euros le million de logements. On les trouve où ? Il faudrait plus que doubler l'impôt sur le revenu, par exemple.
En clair : pour mieux satisfaire le besoin essentiel de logements, il faut dire quelles dépenses on diminue.

Localement, on peut remarquer au passage que la priorité est donnée au théâtre (plus de 15 millions soit 150 logements) et aux immeubles de bureau de dix étages.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Ven 29 Jan 2016, 06:24

salamandre a écrit:
---/---
Tentons une estimation : 4 millions de mal-logés par ménage de 4, cela fait un million de logements à construire. Par ménage de 1 à 5, cela fait plutôt deux millions.
---/---

Sachant qu'il faudrait prendre en compte sur-occupation et sous-occupation....

Certaines personnes sont mal-logées parce qu'elles sur-occuppent  un logement, par exemple une famille de 4 personnes dans un studio ou un deux pièces... A l'opposé, des personnes souvent âgées dont les enfants sont partis sous-occupent des 3, 4 ou 5 pièces...

Une réaffectation de certains logements pourrait donc contribuer à réduire le mal-logement mais cela suppose un déménagement qui n'est pas toujours souhaité en cas de sous-occupation.... Ajoutons que dans certains cas par le jeu d'un nouveau bail, une personne peut se retrouver à payer un loyer plus élevé pour un nouveau deux pièces comparé à son ancien quatre pièces...

Autre possibilité pour lutter contre le mal-logement, revenir sur le décret n° 2002-120 qui interdit la location d'une surface inférieure à 9 m2... Il aurait mieux fallut encadrer sérieusement cette location pour éviter les loyers abusifs ce qui aurait permis à certains très petits revenus de dormir ailleurs que dans des cartons...
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Dim 31 Jan 2016, 01:07

Smile a écrit:
Les sans abris, hélas une population "silencieuse".

Par contre de loger des sans papiers en ce moment dans l'ancienne gendarmerie peut permettre de mettre en avant Fontenay dans le JT télé ou dans le parisein ... moi jdis ça, jdis rien!


Pour le coup et alors que la situation de notre pays est aujourd'hui très éloignée de ce que nombre d'électeurs imaginaient quand ils ont mis un bulletin François Hollande dans l'urne en mai 2012, la sûr-médiatisation de l'accueil des migrants est à même de provoquer l'incompréhension de nombre de citoyens...

Comment expliquer par exemple qu'il ait été possible de trouver de la place dans l'ancienne gendarmerie pour des migrants arrivant de Somalie, du Soudan, d’Érythrée d’où ils ont migré en famille alors que dans le même temps des familles fontenaysiennes victimes d'une marchande de sommeil sont elles jetées dehors rue du Commandant Duhail ?

On pourra aussi s'étonner que la situation de cet immeuble de la rue du Commandant Duhail et de ses occupants arrivent aujourd'hui sur le place publique suite à la coupure de l'électricité par ErDF alors que des bureaux ont été transformés en logements depuis plusieurs années apparemment sans tenir compte des règles d'urbanisme...




http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/fontenay-prives-d-electricite-a-cause-de-leur-marchand-de-sommeil-14-01-2016-5451323.php a écrit:
Fontenay : privés d’électricité à cause de leur marchand de sommeil
Corinne Nèves | 14 Janv. 2016, 19h44 | MAJ : 14 Janv. 2016, 20h44

Des murs qui suintent, des conditions d’hygiène parfois douteuses, des loyers princiers pour des surfaces ridicules et surtout plus d’électricité donc ni lumière ni eau chaude et un froid de gueux par manque de chauffage, voilà ce que vivent depuis la fin de la semaine dernière des locataires, dont un enfant de 10 ans, au 23, rue du Commandant-Duhail, à Fontenay-sous-Bois.

La majorité d’entre eux travaillent et, aujourd’hui, s’insurgent contre leur propriétaire. Mercredi soir, deux représentants de la mairie sont allés à leur rencontre pour tenter de démêler les problèmes des infortunés. Et ce jeudi, en fin d’après-midi, ont rencontré la propriétaire.

« Ici c’étaient des bureaux et des locaux d’activités, explique un locataire, tendu, dans la cour du bâtiment plongé dans le noir. La propriétaire en a fait plus de 20 logements de 20 à 45 m² pour le plus grand, qu’elle loue entre 700 à 1 300 € par mois ». Un autre locataire est lui aussi très en colère : « Je suis là depuis 7 ans, je travaille et paie mes loyers régulièrement, mais là, c’est invivable. J’ai pris un avocat », assure t-il. « Nous sommes plusieurs à avoir pris le même pour nous défendre », poursuit un autre. En attendant, la plupart grelotte.



« Une grande bourgeoise qui joue parfois les innocentes »

Plusieurs procédures sont en cours contre cette propriétaire, deux engagés par les locataires groupés, et quatre autres par la mairie pour « non respect des règles d’urbanisme et transformation des locaux », mais aussi « pour absence d’autorisation de travaux ». Une inspection demandée par la mairie a aussi fait état « d’une carence en terme d’hygiène et d’insalubrité de plusieurs logements » à la suite d’un signalement d’un enseignant qui avait remarqué les difficultés de l’enfant vivant sur place. Enfin, la mairie affirme ne pas avoir trace de paiement des impôts locaux par la propriétaire.

« Nous avons rencontré cette dame ce jeudi en fin d’après-midi. Elle a l’allure d’une grande bourgeoise qui joue parfois les innocentes », explique un des élus qui l’a reçue. « Elle nous a demandé de faire tomber d’abord les procédures engagées puis elle régularisera les problèmes, précise le directeur de cabinet. Mais bien entendu il n’en est pas question. Au final il a été convenu qu’elle prenne en charge l’urgence, soit la réparation provisoire électrique, puis les réparations ». La marchande de sommeil sera présente ce vendredi matin au passage des agents d’ErDF.
Source: http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/fontenay-prives-d-electricite-a-cause-de-leur-marchand-de-sommeil-14-01-2016-5451323.php


http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/fontenay-les-victimes-du-marchand-de-sommeil-comptent-les-jours-29-01-2016-5498037.php a écrit:
Fontenay : les victimes du marchand de sommeil comptent les jours
Laure Parny | 29 Janv. 2016, 19h40 | MAJ : 29 Janv. 2016, 19h40

La plupart dorment à l’hôtel, aux frais de leur propriétaire, mais ce dernier refuse de continuer à payer au-delà du 6 février prochain. Les 23 familles locataires d’appartements situés au 23, rue du commandant Duhail, à Fontenay, sont loin d’avoir toutes trouvé une solution de relogement.

Elles se sont retrouvées à la rue du jour au lendemain, le courant ayant été coupé par ERDF, qui estimait que l’installation était dangereuse.

Les locataires louaient sans le savoir et à des loyers élevés, des bureaux qui avaient été transformés en logements sans autorisation, ce que reconnaît d’ailleurs le propriétaire. Résultat : des conditions d’hygiène douteuses. La mairie a déjà déclaré insalubres deux des appartements. « Nous avons été relogés à l’hôtel à Joinville, mais il sera complet ce week-end alors on nous envoie dans un appart hôtel bas de gamme à Bry, explique l’un des locataires. Nous sommes des travailleurs, nous voulons des logements propres, mais nous n’avons pas tous les moyens d’avancer de nouveau une caution et des frais d’agence immobilière ! »

Du côté de la ville, on assure que le lien avec des loueurs a été fait. « Pour les sept dont le dossier le permet, nous devrions trouver rapidement une solution dans le privé, indique le cabinet du maire. Trois se sont relogés par eux-mêmes. Pour les quatre qui nécessitent une entrée dans le logement social nous cherchons encore. » Les locataires seront de nouveau reçus en mairie ce lundi.

« La mairie pourrait faire remettre le courant provisoirement le temps que nous fassions les travaux (NDLR : la mairie répond que c’est trop dangereux selon ERDF), plaide de son côté le propriétaire de l’immeuble. Nous pensons d’abord aux locataires, mais nous ne pouvons pas payer l’hôtel plus longtemps. Nous allons faire les travaux dès que possible, mais ça va prendre trois-quatre mois. En attendant nous nous engageons à rendre leur caution à ceux qui veulent partir dès leur départ acté. » Le bras de fer entre le propriétaire, les locataires et la ville semble loin de s’achever. Plusieurs actions en justice sont déjà lancées contre le propriétaire, qui détient des dizaines d’appartements en région parisienne, y compris auprès de l’agence régionale de santé et du préfet.
Source: http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/fontenay-les-victimes-du-marchand-de-sommeil-comptent-les-jours-29-01-2016-5498037.php
Revenir en haut Aller en bas
Salamandre

avatar

Messages : 3047
Date d'inscription : 09/01/2012

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Dim 31 Jan 2016, 02:24

Pendant que ces gens sont à la rue,

On apprend que Valophis (Office public HLM 94) construit à Créteil un batiment de 8 étages et 8 330 m2 pour ses 440 salariés. Soit 19 m2 par salarié. Pas trop à l'étroit , le bureau ? (même en tenant compte des salles de réunion)
http://www.leparisien.fr/creteil-94000/les-440-salaries-de-valophis-s-installeront-a-creteil-en-2017-29-01-2016-5497767.php

Paris Habitat, autre bailleur social (premier d'IdF) se distingue par les avantages multiples :
Citation :
Une maison très, très généreuse...

Petit inventaire des sacrés avantages dont bénéficient les 3 000 salariés de Paris Habitat.

Des salaires au beau fixe. Chez le premier bailleur social de France, non seulement les salaires moyens sont élevés (un gardien gagne environ 2 300 € brut par mois ; le reste du personnel émarge en moyenne à 3 170 €), mais ils croissent vite : de 2008 à 2014, les effectifs ont progressé de 3 %, les rémunérations, elles, ont bondi de 20 %.

Des bonus en tous genres. En plus de son salaire, chacun perçoit un 13 e mois et une prime d'objectif. Plus surprenant, depuis 2006, un système d'intéressement a été mis en place. « On a tout fait pour ne pas être hors des clous de la légalité », souligne un syndicaliste qui a participé à la négociation. Le montant moyen distribué, basé sur des critères collectifs (temps de relocation...) était de 457 € par salarié au début. En 2014, il a atteint 1 048 €. Un nouvel accord, renégocié mi-2015, devrait être encore plus favorable. De 2008 à 2014, les sommes allouées à ce dispositif ont quasiment doublé, et dépassent 3 M€.

Temps de travail : le jackpot. Les dispositions sur le temps de travail permettent à de nombreux salariés de gagner l'équivalent d'un mois de salaire en plus ! Chacun a droit à sept semaines de congés par an (majorées d'une semaine pour ceux qui partent hors vacances scolaires). Ajoutez 22 jours de RTT, que l'on peut prendre par demi-journées. Que l'on peut aussi mettre sur un compte épargne-temps (jusqu'à 20 jours par an). Cerise sur le gâteau : chacun peut se faire racheter jusqu'à 7 jours de congés — au prix imbattable d'un jour racheté = un jour de salaire — comme ses 22 jours de RTT. Enfin ces sommes-là peuvent être placées cinq ans durant sur des comptes que l'entreprise abonde à hauteur de 30 %. Qui dit mieux ?

Des directeurs choyés. Le secret est bien gardé. Fin 2014, après plusieurs courriers restés sans suite, l'inspecteur du travail Yves Sinigaglia s'est rendu au siège de Paris Habitat, pour obtenir les dix plus hauts salaires de la maison. Nouvel échec et signalement au parquet. « Il aurait été illégal de les donner », se défend le directeur général, Stéphane Dambrine. Une certitude dans cette opacité : les cadres dirigeants n'ont pas à se plaindre. Les directeurs territoriaux ou en charge d'une branche perçoivent, selon nos informations, entre 6 000 € et 7 000 € net par mois (sans compter le 13e mois, les primes, le rachat de RTT...). Quant aux directeurs généraux adjoints, ils émargent entre 9 500 et 10 000 € net, soit plus qu'un salaire de... ministre (près de 10 000 € brut plus un logement de fonction) ! « Longtemps, ce secteur a été peu contrôlé, les dirigeants se sont octroyé des revenus élevés, et ce sera difficile de revenir en arrière », décrypte un ancien contrôleur. Autre fait notable : les hauts salaires progressent vite. « Le Parisien » - « Aujourd'hui en France » a pu consulter les bilans confidentiels présentés chaque année aux administrateurs : entre 2006 et 2014, le poste « organes de direction » est passé de 2,4 à 3,34 M€, soit + 40 %. Pour la direction, cela s'explique par le fait « qu'en 2014, il y avait 14 ou 15 directeurs ». Et en 2006 ? Le DG ne s'en « souvient plus ».

http://www.leparisien.fr/economie/hlm-les-surprenantes-largesses-de-paris-habitat-30-01-2016-5499887.php

Le service public, certains savent s'en servir.
Les avantages multiples (en matière de fiscalité, mais aussi taux bas grâce aux garantie de prêts par les villes,...) des offices HLM sont-ils justifiés, quand on voit ce qu'ils en font ?
Ou sont les gendarmes de la profession, pour assainir tout ça ? Que fait la classe politique ?
Revenir en haut Aller en bas
Robin

avatar

Messages : 1181
Date d'inscription : 13/02/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Dim 31 Jan 2016, 02:29

La classe politique ne fait rien, elle s'en nourrit.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Dim 31 Jan 2016, 03:21

salamandre a écrit:
Pendant que ces gens sont à la rue,

On apprend que Valophis (Office public HLM 94) construit à Créteil un batiment de 8 étages et 8 330 m2 pour ses 440 salariés. Soit 19 m2 par salarié. Pas trop à l'étroit , le bureau ? (même en tenant compte des salles de réunion)
http://www.leparisien.fr/creteil-94000/les-440-salaries-de-valophis-s-installeront-a-creteil-en-2017-29-01-2016-5497767.php

Paris Habitat, autre bailleur social (premier d'IdF) se distingue par les avantages multiples
http://www.leparisien.fr/economie/hlm-les-surprenantes-largesses-de-paris-habitat-30-01-2016-5499887.php



On peut effectivement s'interroger sur les gestions de certains bailleurs sociaux....

Il serait intéressant de connaitre l'avis Jean-Jacques Joucla, actuel directeur de cabinet du maire PCF de Fontenay depuis qu'il a quitté la direction de l'OPH de Montreuil, sur  la gestion de celui-ci après son départ...



http://www.leparisien.fr/montreuil-93100/montreuil-la-gestion-de-l-oph-sous-l-ere-voynet-mise-a-l-index-28-01-2016-5494879.php a écrit:
Montreuil : la gestion de l’OPH sous l’ère Voynet mise à l’index
Aurélie Lebelle | 28 Janv. 2016, 20h28 | MAJ : 28 Janv. 2016, 21h40

Le rapport de l’Inspection Générale des Finances (IGF) est sans appel. Et tacle avec vigueur la mauvaise gestion de l’Office Public de l’Habitat Montreuillois (OPHM) entre 2009 et 2014, sous l’ère de la maire écolo Dominique Voynet.

Entre 2009 et 2013, le résultat net de l’OPHM a ainsi brusquement chuté de 71,25 %, passant de 3,74 M€ à 1,08 M€. Plaçant l’office en quasi-faillite. Comment en est-on arrivé là ? Tour d’horizon des principales erreurs de gestion, abus ou dysfonctionnements pointés dans le rapport.

Le personnel de l’OPHM, trop nombreux, trop payé, trop absent. Selon le rapport, « l’accroissement du nombre d’équivalents temps plein (4,22 % par an en moyenne sur la période) est sans commune mesure avec l’augmentation de la taille du parc (1,86 % en moyenne par an sur la période). » En clair : il y aurait eu beaucoup trop de recrutements. La conséquence difficile à gérer que dénonce l’IGF ? Cela implique une augmentation des coûts à cause des « avantages liés à l’ancienneté », du « régime indemnitaire particulièrement généreux » et de « l’importance des avantages collectifs octroyés ». Par ailleurs, le rapport pointe « le niveau élevé et en progression du taux d’absence (10,05 % en 2012 ; 16,52 % en 2014) » qui serait selon la mission de l’IGF « un indicateur préoccupant pour l’office ».

A la mairie, la nouvelle municipalité assure que la nomination de Jean-Luc Bonabeau à la tête de l’OPHM en décembre 2015 doit permettre d’assainir les finances et de réétudier les dépenses liées au personnel. Du côté du groupe d’opposition « Ma Ville j’y crois », on reste sceptique. « Cela perdure toujours, lance le conseiller municipal Nordine Rahmani. Avant, on cherchait à satisfaire les copains des Verts. Aujourd’hui, ce sont les copains du PC. »

Le supplément de loyer solidarité pas appliqué aux locataires plus aisés. Ce supplément n’était en effet appliqué qu’à partir d’un dépassement des plafonds de ressources de 60 % et non 20 %, comme le précise le code de la construction et de l’habitation. Conséquence directe : un manque à gagner de l’ordre de 1,50 M€ par an. A la mairie, on assure que pour « préserver la mixité sociale du parc », le supplément de loyer ne sera toujours pas appliqué.

Des outils de pilotage inexistants. Impossible d’obtenir des données chiffrées claires sur le parc social de Montreuil. Comme le précise le rapport, « l’OPHM ne dispose pas de données quantitatives et qualitatives fiables sur le dimensionnement et l’occupation de son parc, ni sur l’évolution de son peuplement, ni sur les superficies foncières qu’il occupe ». A la mairie on martèle que « tout ce qui pourra être fait pour remettre de l’ordre et de la rigueur » sera mis en place.

Préemption = coup de pression ? Les inspecteurs rapportent que l’OPHM, doté d’un droit de préemption renforcé, en aurait eu un usage « inapproprié », l’utilisant comme un « moyen de pression », notamment contre un bailleur. « En échange du retrait de la préemption sur 361 logements, l’OPHM a obtenu d’une entreprise sociale de l’habitat qu’elle lui cède deux terrains, d’une valeur nette estimée à 849 500 € par France Domaines, pour un euro symbolique », dénonce le rapport.
Citation :
« Je pense que certains documents n’ont pas été donnés aux inspecteurs »

Daniel Mosmant, président de l’OPHM de 2009 à 2014

Il n’a pas encore pu lire le rapport. Mais s’interroge sur la possibilité pour l’Inspection générale des finances de mener une enquête sur un office. Surtout, Daniel Mosmant, ancien président de l’OPHM entre 2009 et 2014, juste après que Dominique Voynet lui a cédé son fauteuil, s’agace de la communication de la municipalité communiste d’aujourd’hui.

« La mairie dégaine ce rapport pour répondre aux attaques de ces derniers jours sur sa gestion des finances de la ville, râle Daniel Mosmant. Patrice Bessac ne comprend rien à l’habitat social. Quand il est arrivé à la mairie, il a annoncé qu’il fallait arrêter de construire des logements sociaux. »

Point par point, Daniel Mosmant argumente. Le personnel trop nombreux ? « Il n’y avait pas assez de monde lorsque nous sommes arrivés et nous avons internalisé certaines tâches. » Les données inexistantes sur l’OPHM ? « Elles existent, c’est obligatoire ! Soit on ne les a pas données aux inspecteurs, soit l’IGF ne les a pas trouvées. » Les attributions peu transparentes ? « C’est faux, il y a eu des procès-verbaux à chaque fois ! »
Source: http://www.leparisien.fr/montreuil-93100/montreuil-la-gestion-de-l-oph-sous-l-ere-voynet-mise-a-l-index-28-01-2016-5494879.php
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Mar 15 Mar 2016, 19:54

Citation :
Réfugiés : le Val-de-Marne met deux anciennes gendarmeries à disposition[/b]

Le Conseil départemental du Val-de-Marne  a prévu de mettre à disposition de la préfecture deux anciennes gendarmeries pouvant chacune accueillir une quarantaine de personnes, à Fontenay-sous-Bois et Bry-sur-Marne, dans le cadre de l’accueil des réfugiés, a indiqué son président Christian Favier lors d’un repas de presse ce jeudi 1er octobre.
« Il y a deux ans, notre département avait déjà accueilli une promotion d’étudiants syriens, en partenariat avec l’université, France Terre d’Asile et le Crous », a rappelé l’élu. Ces hébergements collectifs seront destinés à l’accueil des personnes durant l’évaluation de leur situation par les services de l’Etat.
Lors d’une réunion avec le Conseil départemental le 21 septembre dernier, le préfet Thierry Leleu avait indiqué disposer au total de 242 places. Pour l’instant, le département n’a toutefois pas encore été sollicité.
http://94.citoyens.com/2015/refugies-le-val-de-marne-met-deux-anciennes-gendarmeries-a-disposition,02-10-2015.html


Alors que le Val de Marne qui n'est pas un des départements les plus riches de la région faisait déjà beaucoup pour l'accueil  des mineurs étrangers isolés - http://www.plateaufontenay.net/t1931-mineurs-isoles-etrangers-trop-c-est-trop-pour-le-cg94 - le Conseil départemental a décidé en septembre 2015 de faire plus en ouvrant des centres d'hébergement pour les réfugiés dont un dans l'ancienne gendarmerie de notre commune...

Si d'un point de vu humanitaire cette démarche peut se comprendre, il faudrait que nos élus locaux et départementaux comprennent aussi que sauf à vouloir ghettoïser notre commune et notre département, ceux-ci n'ont pas vocation à accueillir tous ceux dont les autres départements ne veulent pas...

Pour rappel, notre commune accueille déjà logements sociaux de la ville de Paris, hôtels sociaux accueillant des familles venant de Paris et de Seine Saint-Denis, en hiver centre d'hébergement du fort de Nogent... Un juste équilibre entre communes et départements de la région me semble une nécessité et on est en droit d'attendre à ce que nos élus défendent une telle position au lieu de tout accepter...


"La foire d’empoigne a tourné court, ce lundi soir à l’université de Paris Dauphine littéralement assiégée par… des centaines d’habitants du XVIe arrondissement et des communes limitrophes du Bois de Boulogne, remontés comme des coucous contre le projet de centre d’hébergement d’urgence — et provisoire — qui doit ouvrir d’ici l’été, allée des Fortifications."

« Si ce sont des vrais sans-abri, des gens qui sont vraiment dans la m…, moi je suis pour, explique un grand retraité resté stoïque et policé dans le chaos. Mais si c’est pour accueillir des gens d’on ne sait où, qui fuient leur pays au lieu de se battre pour y vivre, là je suis moins d’accord ! »


http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75016/insultes-en-pagaille-a-la-reunion-sur-le-centre-pour-sans-abri-du-bois-de-boulogne-14-03-2016-5626601.php a écrit:
Insultes en pagaille à la réunion sur le centre pour sans-abri du Bois de Boulogne
Elodie Soulié | 14 Mars 2016, 21h12 | MAJ : 14 Mars 2016, 23h58

La foire d’empoigne a tourné court, ce lundi soir à l’université de Paris Dauphine littéralement assiégée par… des centaines d’habitants du XVIe arrondissement et des communes limitrophes du Bois de Boulogne, remontés comme des coucous contre le projet de centre d’hébergement d’urgence — et provisoire — qui doit ouvrir d’ici l’été, allée des Fortifications.

La réunion publique de « présentation » a même dû être annulée sous les huées, et la salle, pourtant le plus grand amphithéâtre de Dauphine, évacuée presque manu militari. Dedans, dehors, massés jusqu’à se piétiner en enfonçant les portes, sous le regard effaré d’agents de sécurité débordés, plus de mille personnes sont reparties déçues et très en colère. Les mêmes qui, dès les premières paroles de la sous-préfète venue présenter le projet, ont fait fuser assez d’insultes pour attiser une bronca spectaculaire. Les noms d’oiseaux n’ont plus fini de pleuvoir. Sur toutes les lèvres, le même cri, presque un cri de guerre : « Hidalgo démission, Hidalgo démission ! ». Cela pour les moins vindicatifs. « C’est fermé ? Il n’y a plus de place ? Et bien ce n’est pas grave, on enfonce les portes contre ce déni de démocratie ! », invitait par exemple un septuagénaire décidé à faire entendre son refus, avant de réclamer « qu’ils fassent ce centre place des Vosges, chez Strauss-Kahn ! » Autour, le concours d’insultes a continué, puis les plus sages ont quitté l’amphi en marmonnant une Marseillaise. « Ça va mal finir », prédisait entre deux pas, et deux micros de média, un habitant en colère. « Les gens du XVIe en ont marre de n’être pas écoutés, ils sont exaspérés de la répression de ce gouvernement ! », tonnait-il. A deux mètres de lui, une femme au brushing impeccable mais à la mine défaite passe sa colère sur les réseaux sociaux. « Ce soir les délinquants sont dans la salle, ce ne sont pas les sans-abri qui ont déclenché ce foutoir ! », déplore quant à elle l’une des rares habitantes venue « entendre et comprendre ». « Si ce sont des vrais sans-abri, des gens qui sont vraiment dans la m…, moi je suis pour, explique un grand retraité resté stoïque et policé dans le chaos. Mais si c’est pour accueillir des gens d’on ne sait où, qui fuient leur pays au lieu de se battre pour y vivre, là je suis moins d’accord ! »

Sur l’estrade, l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge du logement et de l’hébergement d’urgence, Ian Brossat (PC), a ravalé sa « déception » d’un ton faussement serein. « De toute façon ce projet se fera tout de même, répète-t-il J’ai l’habitude ici, dès qu’il y a un projet, l’opposition à tout est systématique. Mais la justice nous a toujours donné raison ». Plus précis encore, Ian Brossat confirme ce qu’ignoraient encore les riverains une demi-heure plus tôt, et les a mis dans une telle fureur : le permis de construire du centre d’hébergement a été accordé le 10 mars. « Il est tout de même paradoxal de réclamer de la concertation et d’empêcher qu’elle se fasse dans des conditions normales, fustige l’élu. Nous irons jusqu’au bout, sinon ce serait accepter une logique d’apartheid. On a besoin de mixité sociale ». Pour autant, le XVIe n’en veut pas, maire en tête, porté aux nues ce lundi soir pour avoir été « très courageux » de venir.
Source: http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75016/insultes-en-pagaille-a-la-reunion-sur-le-centre-pour-sans-abri-du-bois-de-boulogne-14-03-2016-5626601.php
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 11 Aoû 2016, 07:20



On peut penser qu'au moins un forumeur va se porter volontaire pour accueillir un réfugié chez lui.....


http://www.lepoint.fr/politique/cosse-veut-developper-l-hebergement-citoyen-pour-les-refugies-10-08-2016-2060386_20.php a écrit:
Cosse veut développer "l'hébergement citoyen" pour les réfugiés

La ministre du Logement a lancé un appel à projets pour essayer cette idée et régler le problème d'hébergement des migrants. Un soutien financier est prévu.

Source AFP
Publié le 10/08/2016 à 20:16 | Le Point.fr

Pour accueillir 1 000 réfugiés supplémentaires, la France doit trouver de nouvelles solutions d'hébergement et Emmanuelle Cosse a démarré une nouvelle expérimentation ce mercredi. La ministre compte développer "l'hébergement citoyen" pour régler ce souci de logement. L'État va soutenir financièrement (jusqu'à 1 500 euros par personne et par an) les associations qui mettent en place un accompagnement individuel des réfugiés, chez des particuliers souhaitant également participer à l'insertion du réfugié, sur une période de deux ans.

"Cet appel à projets concerne des personnes majeures, volontaires, ayant obtenu le statut de réfugié. Elles seront logées à titre gratuit, sur tout le territoire national et dans des logements comportant au moins une chambre privative. Une convention devra être signée entre le réfugié, le ménage d'accueil et l'association qui les accompagne. Les futurs hôtes s'engagent pour une durée minimum de 3 mois et jusqu'à un an", a détaillé la ministre dans un communiqué.



Dossiers à déposer avant fin septembre

"De leur côté, les associations sélectionnées vont identifier les réfugiés susceptibles de participer à ce dispositif, recenser les propositions d'accueil, procéder à la mise en relation et assurer le suivi social des personnes hébergées. Pour que ce dispositif soit une pleine réussite, les associations seront particulièrement vigilantes sur les conditions matérielles de l'hébergement. Elles auront également la charge de bien informer les hôtes et les réfugiés ainsi que de préparer la rencontre (sensibilisation à la médiation interculturelle, échanges...)", a-t-elle ajouté. Les associations devront s'engager à accompagner au moins 50 réfugiés. La date limite du dépôt des dossiers est le 20 septembre et les projets pourront être lancés dès le 1er octobre 2016.

Pour Emmanuelle Cosse, cet appel doit permettre de compléter le dispositif existant (notamment les centres d'accueil et d'orientation, qui doivent passer de 2 000 à 5 000 places d'ici la fin septembre), alors que les évacuations de migrants ont atteint des niveaux record à Paris ces dernières semaines.



"Une opportunité"

La France s'est engagée à recevoir jusqu'en 2017 plus de 30 000 réfugiés venus de Turquie, du Liban ou des hotspots (centres d'enregistrements) grecs et italiens. Des milliers de migrants entrent également par leurs propres moyens sur le territoire.

Le ministère rappelle que la crise migratoire sans précédent en Europe a suscité une "mobilisation citoyenne", qui s'est notamment traduite par des hébergements, à travers par exemple la plate-forme Singa de mise en relation entre particuliers et migrants. "L'hébergement chez les particuliers est une opportunité pour les réfugiés qui ne peuvent ou ne souhaitent pas tout de suite avoir accès à un logement pérenne (...). Cette expérience et ce temps d'échange particulier sont riches dans la démarche d'intégration des réfugiés", selon le ministère.
Source: http://www.lepoint.fr/politique/cosse-veut-developper-l-hebergement-citoyen-pour-les-refugies-10-08-2016-2060386_20.php
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14425
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 11 Aoû 2016, 08:26

Une évolution qui répond à une demande faite il y a quelques mois par les associations suivantes qui peuvent être contactées directement : Fnars, Fondation Abbé Pierre, France Terre d'asile, Association Aurore, Samu social, Fondation Armée du Salut, Groupe SOS, Emmaüs solidarité et Coallia.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14064
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 11 Aoû 2016, 08:42

a.nonymous a écrit:


On peut penser qu'au moins un forumeur va se porter volontaire pour accueillir un réfugié chez lui.....



Source: http://www.lepoint.fr/politique/cosse-veut-developper-l-hebergement-citoyen-pour-les-refugies-10-08-2016-2060386_20.php

Excellente initiative : mettre les actes en accord avec les paroles, il n'y a rien de mieux.
Mais il faut qu'elle perdure... et qu'elle s'applique lorsque le réfugié fera venir la famille.

Que ce ne soit pas un coup de pub médiatique le temps la photo qui va bien et ensuite on fait prendre en charge "son réfugié" par la communauté.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12307
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: AIDE Fontenaysienne aux réfugiés   Jeu 22 Sep 2016, 12:33

http://94.citoyens.com/2016/evacuation-de-2083-migrants-a-paris-231-personnes-accueillies-en-val-de-marne,18-09-2016.html a écrit:
18/09/2016
Réagir Par C.Dubois

Evacuation de 2083 migrants à Paris: 231 personnes accueillies en Val-de-Marne

2083 personnes, essentiellement originaires du Soudan, d’Erythrée et d’Afghanistan, qui s’étaient installées près du quai de Jemmapes, au niveau de la station Stalingrad à Paris, ont été évacuées ce vendredi 16 septembre en début de matinée, emmenées en car dans une soixantaine de centres d’accueil improvisés. En Val-de-Marne, 231 personnes ont été accueillies à Cachan, Ivry-sur-Seine, Fontenay-sous-Bois, Thiais et Chevilly-Larue, pour accueillir un peu plus de 200 personnes.
---/---
L’ancienne gendarmerie de Fontenay-sous-Bois et l’ancienne caserne de Chevilly-La-Rue, qui accueillent chacune des migrants depuis l’évacuation du lycée Jean Quarré en octobre 2015, la première des familles et la seconde des hommes seuls, ont également accueilli quelques dizaines de personnes. Voir reportage de l’époque à Fontenay. Les personnes qui passent par ces centres y résident en effet de manière temporaire, libérant les places dès que leur situation a été étudiée. A Thiais encore, c’est un hôtel social qui a libéré quelques places, indique-t-on en préfecture.
---/---
En Erythrée, c’est le régime totalitaire d’Issayas Afewerki qui pousse les habitants à fuir. En Afghanistan, ce-sont la misère qui résulte des années de guerre civile et la poursuite de combats entre armée et rebelles. Au Soudan, c’est la guerre civile du Sud Soudan qui continue de miner le pays. A noter que le Soudan est lui même traversé par des migrants venant d’autres pays comme l’Erythrée.
---/---
Source: http://94.citoyens.com/2016/evacuation-de-2083-migrants-a-paris-231-personnes-accueillies-en-val-de-marne,18-09-2016.html
Revenir en haut Aller en bas
 
AIDE Fontenaysienne aux réfugiés
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» AIDE Fontenaysienne aux réfugiés
» Demande aide lecture acte mariage 1742 Cormeilles Eure
» * Pécule ou aide à la reconversion - Textes règlementaires ....
» Besoin de votre aide les expert(e)s!
» Besoin d'aide pour choisir un siège 0+/1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum du Plateau à Fontenay sous bois :: Quartier du Plateau :: Vu et entendu au Conseil de quartier, au Conseil Municipal ou au cours de réunions-
Sauter vers: