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 Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir

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a.nonymous



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MessageSujet: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Mer 07 Oct 2015, 02:07

Rappel du premier message :

Un article intéressant dans le Parisien même si cette prise de position du maire n'est pas partagée par tous les habitants, certains ayant sans aucun doute préféré  une démolition-reconstruction de certains bâtiments:

"À Fontenay, nous avons le seul grand ensemble de cette période où la rénovation urbaine n’a pas nécessité de démolitions de tours. » estime Jean-François Voguet, maire PCF de Fontenay."



http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/il-y-a-50-ans-fontenay-refusait-de-devenir-une-gigantesque-cite-dortoir-06-10-2015-5160297.php a écrit:
Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir

Laure Parny | 06 Oct. 2015, 15h36 | MAJ : 06 Oct. 2015, 15h36

Fontenay, en 1965. Louis Bayeurte (au centre de l’image) et un de ses conseillers municipaux,
Albert Bunelier (à droite avec  l’imperméable beige) en visite sur le chantier de la Redoute, déjà lancé à son arrivée à la tête de la mairie. (DR.)


Il était une fois une petite ville de la banlieue Est de Paris, que l’on surnommait « la belle endormie ». Une cité tranquille dans laquelle l’Etat avait décidé de remplacer les champs par plus de 12 000 logements en créant une ZUP (zone à urbaniser en priorité).

Mais c’était sans compter sur l’élection de mars 1965 et la prise de la ville par l’équipe d’Union démocratique de Louis Bayeurte (PCF), à l’issue d’une triangulaire. Ce mardi, Fontenay a célébré une date clé de son histoire : il y a 50 ans, le 6 octobre 1965, Louis Bayeurte et son équipe votent un nouveau projet de construction du grand ensemble, qu’il réussira à imposer à l’Etat.

Un projet revu de moitié. « Mon père disait le projet invivable, ingérable, il ne pouvait pas laisser faire ça. » Il n’avait que 9 ans à l’époque mais Jean-Louis Bayeurte se souvient parfaitement qu’il n’a plus beaucoup vu son père entre l’élection de mars et le 6 octobre 65. « Il n’y avait plus tellement de coupure entre sa vie privée et ce dossier gigantesque, j’assistais même aux réunions avec lui quand ma mère ne pouvait pas me surveiller ! » Ce 6 octobre, c’est un véritable ultimatum que la municipalité pose à l’état. Un cabinet d’urbanisme a planché sur un contre-projet pendant six mois, à la demande de la ville, pour éviter que des cités comme les Larris, déjà lancés, ne soient construites dans toute la surface à urbaniser. Une ZUP aux dimensions plus humaines est proposée et l’Etat finira par l’accepter.



Le plan de la ZUP prévu avant 1965

L’Etat avait prévu la construction de trois dalles de 20 tours chacune


Des locaux de bureaux ajoutés. Le premier projet ne comportait que des logements, pour la plupart en copropriété. L’équipe de Louis Bayeurte a divisé par deux le nombre d’appartements (6 840 seront finalement construits), fait ajouter une large part de logements sociaux, mais aussi des bureaux et locaux d’activités. Le Val-de-Fontenay voyait le jour, loin de se douter qu’il allait devenir « la Défense de l’Est parisien. » « Toutes les batailles que cette équipe a menées ont permis que la ville ne devienne pas invivable à terme, mais ont aussi assuré le développement économique nécessaire pour les années à venir, estime Jean-François Voguet, maire PCF de Fontenay. À Fontenay, nous avons le seul grand ensemble de cette période où la rénovation urbaine n’a pas nécessité de démolitions de tours. »



Les logements en construction en 1974

La ZUP en construction en 1974. (Archives municipales de Fontenay.)


Le nœud autoroutier évité de justesse. Un énorme échangeur routier entre l’A 17 et l’A 86 était prévu à l’endroit même où se trouve maintenant la médiathèque. « On l’appelait le plat de spaghettis, tellement sur le plan-masse ça ressemblait à ça, se souvient en riant Alain Régnier, ancien membre du service urbanisme et président de l’association Les ami(e)s de Fontenay, dont le livre sur l’histoire de la ville est toujours en vente en librairie. Entre l’autoroute et les trois dalles de 20 tours chacune qui était prévues, Fontenay aurait été une cité-dortoir. À l’époque, une ville qui reprenait en main le projet de l’Etat, c’était inédit ! »
Source: http://www.leparisien.fr/fontenay-sous-bois-94120/il-y-a-50-ans-fontenay-refusait-de-devenir-une-gigantesque-cite-dortoir-06-10-2015-5160297.php
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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Mar 03 Nov 2015, 16:54

Tautavel? La carte confirme la période 1859 1969.
Elle nous renvoie par ailleurs au nom d' une personne dont le dossier semble assez compliqué avec des avis divergents .... Dans un contexte politique tendu.

Quant à l' embranchement cul de sac à voie unique son affectation est clairement indiqué.
Wikitruc dit : L'atelier de Fontenay s'est spécialisé dans les grandes révisions du matériel sur pneumatiques MP 59, MP 73, MP 89 et MP 05

Saerp ... Les rapports d' activité?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Mar 03 Nov 2015, 21:05

Pas de polémique ! SVP

Ce qui se traduit par : prière ne pas avoir d'avis contraire à celui de libellule et au cas improbable où vous ne seriez pas touché par la grâce divine et auriez un début d'intention de vous exprimez vous êtes disqualifié !

Vous polémiquez ! et ça c'est grave ! pas de polémique ce qui en bref se résume par fermez la !

NB : ce qui ne manque pas de sel lorsque l'on connait celui qui souhaite l'absence de "polémique"
Cet arguent devient répétitif et est un signe évident d'une difficulté politicarde à faire prendre aux contradicteurs (de plus en plus pugnaces et nombreux) des vessies pour des lanternes.





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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Mer 04 Nov 2015, 15:42

A propos du nombre de logements prévus pour la ZUP, notre historien a posté dans une autre discussion cette reproduction très instructive:


Source: http://www.plateaufontenay.net/t1206p50-a86-est-et-ouest-une-inegalite-territoriale#60794

Il semblerait donc que dès février 1964, Georges Baehr, maire UNR de 1954 à mars 1965, proposait la construction de seulement 7226 logements...

Pour le coup, ce nombre est identique à celui figurant dans ce document déjà cité:



Il semble donc que bien avant l'accession de Louis Bayeurte au siège de maire, le nombre de logements avait déjà été ramené à 7226...
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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Mer 04 Nov 2015, 19:53

Je crois que tout doucement nous approchons du but.

Vous le savez, à la mort de Gérard Massip, ancien forumeur sur le plateau (un sujet lui est dédié http://www.plateaufontenay.net/t1006-gerard-massip ) je me suis intéressé à retrouver ses archives autour de l’aménagement de notre territoire et, au départ, sur celles qu’il avait constituées autour de l’ancienne ligne Bastille (aujourd’hui RER A passant par Moreau David dont on reparle brièvement page précédente) alors que quelques mois avant son décès il appelait à l’aide en ce sens.

C’est personnellement grâce à ces recherches que je devais m’intéresser, un peu par hasard au tracé de la A17 suite à la découverte sur un forum voisin  de l’échange suivant

Au questionnement d'un intervenant

"En ce qui concerne Fontenay, il y avait en particulier 2 projets gravissimes qui ont provoqué d'énormes réactions à l'époque :

- l'autoroute A17, qui devait partir du périphérique au niveau de la porte de Lagny, traverser tout le Bas Montreuil en suivant plus ou moins la limite communale avec Vincennes, continuer vers Fontenay (apparemment toujours en visant les limites communales), traverser le plateau où était prévu semble-t-il un échangeur avec l'A86 puis redescendre à travers le Val de Fontenay, à l'époque vierge d'urbanisation, pour rattraper la B86 (l'actuelle déviation de Rosny par l'A86)au niveau de Neuilly Plaisance en direction de la ville future de Marne la Vallée (sans doute le tracé actuel du RER A).

- l'autoroute A86 dont le tracé envisagé à l'époque était très différent de celui qui a été réalisé : d'après ce qu'on m'a dit, depuis l'hôpital Avicenne à Bobigny, l'autoroute passait à la Folie, montait sur le plateau de Romainville au niveau du Fort de Noisy, suivait ensuite grosso modo la route stratégique jusqu'au quartier du Plateau à Fontenay où était prévu l'échangeur avec l'A17, avant de piquer à travers Fontenay en direction de la gare (si, si !!!) et d'écorner un bout du Bois de Vincennes (le long de l'Institut National d'Agronomie Tropicale et dans l'axe de la route de la Ferme) pour rejoindre le tracé actuel de l'autre côté de la Marne. Comme ça, ils évitaient le tronc commun actuel A86 - A4...

De ces projets qui avaient suscité un tollé à l'époque, je ne trouve plus beaucoup de traces actuellement. Ni document écrits concernant les tracés, ni réactions des multiples personnes et collectivités concernées.

Fontenay étant une des communes qui auraient été le plus défigurées par ces projets extravagants, je me permets de solliciter votre association pour essayer de retrouver des traces dans les mémoires.

Si quelqu'un dispose de documents de l'époque ou peut m'indiquer des sources auxquelles je pourrais m'adresser, cela intéresserait beaucoup.


Gérard Massip répondait :

Effectivement tous les projets auxquels vous faites allusion ont existé. On parlait de la partie du Plateau vers les Ruffins comme "d'un plat de spaguettis" tant les courbes s'enchevêtraient sur les plans. Le Maire de l'époque, Louis Bayeurte a fort heureusement défendu la ville de Fontenay et ces blessures n'ont pas été réalisées.

Pour la A17, qui était plus sur Montreuil que sur Fontenay, l'action pour la supression était organisée par la municipalité, qui sélectionnait les participants. étant à l'époque membre du PSU, on ne m'a pas fait participer. Pour voir des archives, outre celles de la ville de Montreuil, je vous conseille celles du département de Seine-Saint-Denis. Dans les choses à lire, outre les bulletins municipaux et départementaux, il faut consulter "La voix de l'Est", PCF, devenue plus tard 93 hebdo, et "Cité Fraternelle" mensuel catho de gauche. Je n'ai pas connaissance de publications paraissant régulièrement à droite.

Toujours dans l'obédience PCF, il a existé un "Comité pour la A17 en souterrain", chez M Moreau, rue des Braves à Montreuil, qui n'a pas pété des flammes.

J'ai pu voir les plans initiaux de desserte de la future ZUP. L'A17 y figure en pointillé et passait le long de l'avenue du Maréchal Joffre, au sud. Dans d'autres plans ultérieurs de la ZUP le tracé avait été décalé vers le nord : l'A17 longeait la rue La Fontaine, côté nord !


C’est de cette remarque relative à l’existence de deux plans différents qui m’amena à les chercher et c'est ceux que je mentionne in fine dans mon ouvrage.

Les voici



et



On y retrouve trace des données que je précise comme fondamentales dans l’appréciation du dossier ; il y a bien dans la version que j’appelle « automatisée par les services de la préfecture « (1961-1962) un tracé qui part de Paris dénommé A17 (plan 1) et dont on voit l’embranchement  rejoindre le noeud de spaghettis à gauche (plan2) avec au dessus une boucle. Deux éléments qui ne figurent pas dans le plan de masse rapporté plus haut bien que des méandres autoroutières y figurent (mais incomplètement donc).

Je pense fondamentalement qu’ a.nonymous a raison sur un point le chiffre de 7226 logements est bien celui de 1960. Mais le schéma présenté incluant des méandres date plutôt de l’année 1964 comme d'ailleurs tend à en témoigner le texte écrit sur la reproduction ; ce qui témoignerait de la prise en compte de l’extension de février 1962 que j’évoque page précédente.

Le débat politique tournant autour de la présence des échanges autoroutiers à l’époque, et des expropriations, je l'ai mentionné, beaucoup plus que sur le fait que deux projets venaient se juxtaposer par des sources différentes (ce que beaucoup se sont gardés de dire).

Je ne doute pas pour ma part que le maire sortant ait eu tout intérêt à s’en tenir aux chiffres de 1960, et je peux facilement comprendre que les opposants de l'époque ait préféré appuyé leur argumentaire sur le projet d'extension voulu par Paul Delouvrier nouvellement nommé (voir page précédente) ; pour ma part, ce qui m’étonne toujours c'est que le maire sortant n’ait pas considéré que la vraie mobilisation tournerait autour de l’encerclement autoroutier plutôt que sur le nombre de logements en eux-mêmes.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Mer 04 Nov 2015, 20:39

et la mobilisation contre le théâtre elle tourne vers quoi ?
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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Lun 04 Jan 2016, 04:10

Maya L 'Abeille a écrit:


En fait comme d'habitude vous interprétez. Je demande seulement à ce que vos affirmations soient documentées et non fondées sur des rumeurs....

alors voici (images et cartes du texte à suivre... )

Voici la génèse de tout cela : Paul Delouvrier recherche à imposer à tout prix un syncrétisme urbain incluant le doublement de la population de la ZUP quand il se met à s’intéresser à l’axe Nord Sud du projet. Nous sommes fin 1959 : Paul Delouvrier vient de réorganiser le Commissariat au Plan pour en faire l’instrument de la modernisation technologique de l'économie française, exprimée par le lancement de grands projets (auto)routiers, ferroviaires (RER) urbanistiques (villes et Zup) et d’infrastructures techniques (sports).

Le District de la région parisienne est créé depuis 1960 : il est l'organe voulu par le pouvoir gaulliste pour trancher dans le vif les problèmes de transports. Au dessus de la mêlée, c'est à dire au dessus des élus locaux de tous bords. Il fallait casser la logique radioconcentrique des déplacements entre Paris et ses banlieues, répondre au problème du sous-équipement de la banlieue et orienter les grands flux de population au sein de l'espace régional. Delouvrier reçoit mission de dégager des axes préférentiels d'urbanisation et de transport. L'axe principal, devait être doublé de deux axes tangentiels sur lesquels les villes nouvelles et les grands projets devaient venir se greffer.

Le premier document émis mi 1960 est ainsi en relation avec la création de 38 zones de villes nouvelles, avec l’adjonction que quatre nouvelles « entrées dans Paris » (les axes fléchés repris sur cette carte établie avec à droite un zoom sur la zone passant par Fontenay pour la circonstance).
Paul Delouvrier va désormais tout faire pour donner corps à ce projet. C’est ainsi qu’il travaille en bonne intelligence avec Jacques Richard, rapporteur au budget pour la jeunesse et le sport pendant près d’un an et demi avant que celui-ci en vienne à déclarer devant le Sénat le 21 novembre 1961 qu’un montant de 12.750.000 nouveaux francs, constituera la première tranche du programme établi en faveur des établissements de jeunesse et de sports, et notamment les premiers travaux d'édification du stade de 100.000 places à Paris au bois de Vincennes dont le concours est déjà lancé ;

Et c’est précisément en février 1962 que les résultats sont rendus publics et archivés (site http://archiwebture.citechaillot.fr/) rendant crédible ce projet codifié GILGU-F-62-02. Stade de 100 000 places dans le bois de Vincennes, Paris 12e. 1962-1963

Pour cet axe Nord Sud, on est à la recherche d’un vocabulaire unique : on a parlé dans un premier temps de bretelle autoroutière (B17) telle qu’apparue dans les études des Ponts et Chaussées du département de la Seine : l'Etat voulait doter Paris dans le cadre d'une possible candidature à l'organisation des Jeux Olympiques de 1972 ou 1976 d’un tel stade à l'emplacement de l'ancien stade Pershing dans le Bois de Vincennes qui venait d’être détruit en 1960.
C’est que le cahier des charges précisait que le nouveau stade devrait être desservi par au moins deux autoroutes. Dans le cas du site de Vincennes, les dessertes auraient été assurées par l'A4, avec une sortie sur la RN186 au niveau du carrefour de Beauté, et l'A17 dont le tracé commençait à être étudié en parallèle à la limite des communes de Montreuil et Vincennes.

C’est ainsi que, pour rejoindre l'A17 depuis le Bois de Vincennes, les Ponts et Chaussées proposèrent à Paul Delouvrier d'attribuer le statut d’autoroute pour desservir le futur Grand Ensemble de Fontenay après avoir dans un premier temps proposé simplement le principe d’une rocade : la voie de desserte Sud, qui reliait le nouveau quartier à la RN34 au niveau de la Porte Jaune (près de la gare de Fontenay).

Avec la poursuite des études, on décidait courant 1962 de prolonger la bretelle B17 à travers le Bois de Vincennes et de lui faire rejoindre l'A4 au niveau de l'échangeur de Saint-Maurice avec l'A5. Et que l’on retrouve en annexe du projet de stade avec deux cartes que l’on peut utilement juxtaposer :

La liaison directe réalisée avec l'A17 permettait de rejoindre, plus au Nord, l'A3 par l'intermédiaire de la voie de desserte Nord du Grand Ensemble de Fontenay. C’est donc in fine cette raison qui conduisit les urbanistes de l'IAURP à décider de faire passer un dédoublement de la Rocade de Banlieue par ce tracé avec concomitamment un doublement de la zone d’habitation.

L'appellation B17 fut alors remplacée par la dénomination DRB avant que le D pour dédoublement ne disparaisse au profit de RB pour Rocade de Banlieue. Ici l’enregistrement en fig 29 dans l’IAURP de 1965 avec comme pour le plan de 1960 un zoom porté sûr le secteur de notre ville.
Le projet de grand stade olympique de 100 000 places fut finalement abandonné un mois à peine après la sortie dudit rapport, celui plus modeste sur l'emplacement du Parc des Princes, mieux desservi par les transports en commun et de taille plus modeste en prenant le relais, tant le passage de la Rocade de Banlieue à travers le centre ville de Fontenay-sous-Bois et le Bois de Vincennes était violemment rejeté par les populations locales. La droite élue de Nogent s’attachant plus à défendre les 10 000 arbres du bois de Vincennes qui auraient dû être abattus, et la gauche en conquête à se mobiliser de préférence aux côtés des fontenaysiens et fontenaysiennes lors des municipales.

Ces trois ans d'hésitations sur le tracé, et ces diverses actions en défense, feront que chacun se calera en 1967 à ce que la future A86 passe le long de la voie ferrée à la limite entre Nogent-sur-Marne et Le Perreux. Le principe de la construction d'une voie de desserte Sud du Grand Ensemble de Fontenay étant définitivement abandonné et la déviation de l’A17 vers Rosny-sous-Bois la même année permettant d’en revenir à un chantier de quelques 7000 nouveaux habitants sur la ZUP.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Lun 04 Jan 2016, 07:53

Après Giscard responsable du déficit de la France en 2015 nous avons Delouvrier qui en 1959 est le responsable des problèmes de Fontenay...

Doit on continuer ou siffler la fin du gag ?

Si ce forum tient à conserver un minimum de crédibilité peut être devient il nécessaire de ne plus laisser écrire n'importe quoi... encore que la contre publicité puisse être productive lorsque l'affaire devient caricaturale.

Heureusement les gens de droite sont moins procéduriers que les élus de gauche... sinon...





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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Dim 13 Mar 2016, 04:27





C'est fou ce que l'on peut faire désormais avec google earth, y compris reproduire les inclinaisons pour rendre le tout en relief et ainsi mieux percevoir les hauteurs conservées sur Les Larris, et pas ailleurs.
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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Dim 13 Mar 2016, 07:07

Une occasion de rappeler que si ces immeubles de grandes hauteurs des Larris sont encore là c'est de par la volonté du maire actuel Jean-François Voguet qui lors de la rénovation des années 2000 s'est battu contre l'ANRU qui elle préconisait une opération de démolition-reconstruction...

Une dizaine d'années plus tard les Larris ont été  classés "quartier prioritaire" par le ministère de la ville...



Citation :
Fontenay-notre-ville : pourquoi le dossier de requalification des Larris a-t-il mis autant de temps à aboutir ?

Jean-François Voguet : Cela a été une bataille de longue haleine menée par la municipalité et les habitants du quartier. Ce dossier entre dans le cadre du contrat ville qui mobilise des financements de l’Etat. Or ce dernier a une politique de réduction des fonds publics en direction des collectivités territoriales notamment et plus précisément en direction des banlieues, puisque leurs crédits ont été amputés. Il nous aura fallu des interventions répétées, des visites sur place, la mobilisation des habitants et des élus pour que notre projet soit pris en considération. Notre détermination et nos actions ont fait accélérer le traitement du dossier. On peut dire que c’est une victoire ! D’autant que notre projet entre en contradiction avec les objectifs de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) car il ne prévoit pas de démolition- reconstruction. Nous avons donc obtenu une dérogation.
Source: "A Fontenay" d'Avril 2006 - http://www.fontenay-sous-bois.fr/fileadmin/fichierpdf/Publications/fontenay24.pdf
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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Dim 13 Mar 2016, 07:28

On peut imaginer ce qu'il en serait aujourd'hui si on avait deux fois le volume des Larris à traiter, voire un peu plus, si eux mêmes étaient entourés d'autoroutes avec coupage en deux concommitant de nos actuelles zones pavillonnaires transversalement de Theophile Lesueur à la porte Jaune, avec le bois de Vincennes transpercé dans le prolongement, ... et de la porte de Vincennes au carrefour Emile Zola Victor Hugo. Merci qui? Certes 50 ans sont passés ce qui comme pour les centrales nucléaires suppose un peu de maintenance si on veut prolonger leur durée de vie.

L'histoire étant ce qu'elle est, ces quartiers sont soutenus en priorité.  A vous lire anonymous on a l'impression que vous préfèreriez qu'ils soient délaissés, histoire de pouvoir encore plus les critiquer. C'est juste une impression. Je n'attends pas de démenti particulier de votre part.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Dim 13 Mar 2016, 08:33

En regardant ce qui s'est fait dans des villes voisines, je pense à Noisy-le-Sec ou à Rosny, on peut imaginer ce qui aurait pu être fait aux Larris dans les années 2000, alors qu'il y avait encore un peu d'argent dans les caisses de l'Etat pour ce type de projet, si Jean-François Voguet et la municipalité d'alors avait suivi la préconisation de démolition-reconstruction de l'ANRU...

Il se trouve hélas qu'ils ont préféré garder toutes les tours plutôt que dans remplacer certaines par un habitat à taille plus humaine...

Le fait que ce quartier soit aujourd'hui classé "quartier prioritaire" par le ministère de la ville sanctionne ce choix et on ne peut que le regretter pour les habitants de ce quartier...

On notera aussi mais cela a déjà été dit que si le vote FN est relativement contenu sur l'ensemble de la ville, il s'affirme sur ce quartier... Lors du premier tour des régionales, près d'un électeur sur quatre à voter pour ce parti au bureau 21 situé à l'école Paul Langevin...
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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Dim 13 Mar 2016, 09:37

Rosny n'a effectivement aucune vue imprenable sur des quartiers entiers de tours. Et Google earth ne pourrait pas en témoigner. Sad Et ç'est vrai qu'être aidé financièrement cela tient de la sanction formelle. Sad

Celle de permettre à certains de parler du Fn, sans doute. Sad Et de ces un électeur inscrit sur 8 d'un bureau, qui constituent l'essentiel de votre remarque.

Pendant ce temps Martin Shulz déclare, ça tombe bien : " Le Front national, c’est un parti qui identifie des responsables, des boucs émissaires : les immigrés, le gouvernement, l’est de l’Europe, les Européens, les Allemands, n’importe qui »

Merci de ne pas avoir démenti mon impression.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Il y a 50 ans, Fontenay refusait de devenir une gigantesque cité-dortoir   Dim 13 Mar 2016, 10:21

Libellule a écrit:
Rosny n'a effectivement aucune vue imprenable sur des quartiers entiers de tours. Et Google earth ne pourrait pas en témoigner.  Et ç'est vrai qu'être aidé financièrement cela tient de la sanction formelle.

Tant qu'à parler de démolition-reconstruction à Rosny regardez ce qui s'est fait dans cette ville à la cité Mermoz....  Ne restez pas sur Google Earth,  sortez de chez vous et allez voir sur place....


Libellule a écrit:
Celle de permettre à certains de parler du Fn, sans doute. Sad Et de ces un électeur inscrit sur 8 d'un bureau, qui constituent l'essentiel de votre remarque.

Pendant ce temps Martin Shulz déclare, ça tombe bien : " Le Front national, c’est un parti qui identifie des responsables, des boucs émissaires : les immigrés, le gouvernement, l’est de l’Europe, les Européens, les Allemands, n’importe qui »

Merci de ne pas avoir démenti mon impression.

Martin Schulz n'est pas le seul à parler du FN...

Quand la cumularde Emmanuelle Cosse, ex secrétaire de EELV aujourd'hui ministre ET conseillère régionale est interviewé par Canal Plus sur ce cumul des mandats qu'elle condamnait avant d'être nommé ministre qu'elle est sa défense ?

Voir: http://www.plateaufontenay.net/t2525-remaniement-ministeriel-derniere-version#80880

Ceci étant, le vote FN, vote auquel je n'adhère pas, est que vous le vouliez ou non un indicateur du mal vivre des habitants d'un quartier.... Ce n'est pas un hasard si ce FN fait ses plus mauvais résultats au Conservatoire et ses meilleurs résultats aux Larris...
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