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 Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !

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tonton christobal

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MessageSujet: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 10 Nov 2015, 18:12

AFP 10-11-2015 - 06:45
Maintien du Royaume-Uni dans l'UE: Cameron dévoile ses conditions

Le Premier ministre britannique David Cameron doit officiellement dévoiler mardi sa liste de conditions pour garder le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les grandes lignes sont déjà connues. Le maître-mot aussi: plus de flexibilité.
Réclamée à cor et à cri par ses partenaires, la "shopping list" britannique doit enfin atterrir dans la boîte aux lettres du président du Conseil européen, Donald Tusk, pour être discutée ensuite par les 28 en décembre à Bruxelles. Les deux leaders se sont déjà entretenus au téléphone lundi pour préparer le terrain.
Pour accompagner le courrier, David Cameron a par ailleurs prévu un discours dans la matinée à Londres, alors que son lieutenant, le ministre des Finances George Osborne, ira à la rencontre du président de la Commission européenne dans la capitale belge.
Cette offensive coordonnée lance la dernière ligne droite menant au référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE qui doit avoir lieu d'ici la fin 2017 au plus tard, les prévisions les plus hardies évoquant le mois de juin 2016.
Les sondages promettent un certain suspense avec un électorat divisé entre pro et anti-UE, alors que les deux camps ont intensifié leur campagne depuis la rentrée.
David Cameron, qui dit n'avoir "aucun attachement sentimental à l'UE", prône pour sa part un maintien dans une union réformée. Mais s'il n'obtient pas les changements voulus, il n'exclut "rien", comme il l'a répété lundi devant le patronat.
"Je ne me satisfais pas du statu quo en Europe. Les changements que je veux sont de taille et il est vital qu'on les obtienne", a-t-il martelé avant d'énumérer les quatre grands axes de réforme: "une Europe plus compétitive, une exemption de la nation d'union toujours plus étroite, plus d'égalité entre membres et non-membres de la zone euro et une réduction de la pression migratoire".
- 'Les autres pensent toujours qu'on bluffe' -
Si les spécialistes s'accordent à dire que "le diable sera dans les détails", ils jugent possible un accord sur les trois premières revendications. Elles servent d'abord à graver dans le marbre le statut spécial dont le Royaume-Uni bénéficie déjà dans les faits en ne participant pas à l'euro ou à l'espace Schengen.
La quatrième condition, qui consiste à priver les immigrés de l'UE de certaines prestations sociales, risque en revanche de rencontrer une franche hostilité.
Au sein même du camp de David Cameron, on s'interroge sur le caractère légal d'une telle mesure par rapport aux principes de libre circulation et de non-discrimination entre travailleurs européens.
"Notre ambition sur la question n'a absolument pas varié. J'ai été très clair avec mes collègues européens là-dessus", a pourtant assuré M. Cameron.
Selon lui, les quatre revendications peuvent "se résumer en un seul mot: flexibilité". Si "cette organisation", comme il aime appeler l'UE, est "suffisamment flexible, nous allons rester. Sinon, il faudra sérieusement se poser la question de savoir si le Royaume-Uni y est à sa place", a-t-il souligné.
En attendant, les Britanniques continuent à s'interroger sur les chances de leur Premier ministre d'obtenir mieux que quelques retouches cosmétiques.
"Vous savez quoi? Les autres pays européens pensent toujours qu'on bluffe. Nos amis et partenaires ne peuvent pas imaginer qu'on soit assez fous pour quitter l'UE (...) mais si nous voulons réussir cette négociation et rester dans une UE réformée, ils doivent comprendre que nous sommes très sérieux", écrit Boris Johnson, le maire de Londres, dans sa chronique hebdomadaire pour le Daily Telegraph.
Successeur potentiel de David Cameron à la tête des conservateurs à l'horizon 2020, il suggère qu'il faudra peut-être passer d'abord par un non à l'UE pour vraiment être en position de renégocier les termes de la relation.
Mais David Cameron a répété lundi que la réponse à la question du référendum sera définitive. "No way back" (pas de retour en arrière possible), a-t-il dit.

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Ce sont sans doute les dernières brillantes prestations de nos dirigeants de l'UE qui vont inciter les Britanniques à rester...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 10 Nov 2015, 20:10

Maintien du Royaume-Uni dans l'UE: Cameron dévoile ses conditions

David Cameron,  dit n'avoir "aucun attachement sentimental à l'UE",  il veut  "une Europe plus compétitive, une exemption de la nation d'union toujours plus étroite, plus d'égalité entre membres et non-membres de la zone euro et une réduction de la pression migratoire". Tout cela pour graver dans le marbre le statut spécial dont le Royaume-Uni bénéficie déjà dans les faits en ne participant pas à l'euro ou à l'espace Schengen.

La condition, qui consiste à priver les immigrés de l'UE de certaines prestations sociales interroge sur le caractère légal d'une telle mesure par rapport aux principes de libre circulation et de non-discrimination entre travailleurs européens.


Tonton le légaliste s’en fait pourtant l’écho comme si le devenir de la France passait par ce passage à l’acte illégal. Que tout cela est passionnant.

un seul mot résume la pensée de Cameron, il le dit « la flexibilité". L’idée sous jacente étant de résister … Cela ne vous rappelle rien, moi si, et en particulier cette phrase écrite par le marathonien de la résistance sur ce forum que je recite bien volontiers, puisque c’est tout frais (voir le sujet sur l’incitation à la haine).

Après nous avoir asséné la phrase d’Alain Madelin "N'attendez pas la solution de vos problèmes des hommes politiques puisque ce sont eux qui en sont la cause" qui est pourtant bien lui-même un homme politique, il nous explique comment il faudrait faire pour différencier le constat d’un fait et sa mise en infraction quand la seule constatation est interdite. En n'oubliant pas de nous rappeler qu’il n'est jamais complice de ceux qui manipulent ou instrumentalisent la loi. (sic)

Pour ma part je trouve que ce faisant il marque une certaine complicité argumentaire tant avec Madelin et Cameron, sauf s’il venait à le démentir cela va de soi. Je le croirai sur parole.

L’exemple du Royaume-Uni doit donc nourrir le débat ici et nous éclairer sur ce qui nous est dissimulé chez nous…. Alors formulons clairement ce qui est en débat :

L’immigration aurait un impact réel sur le chômage au Royaume-Uni comme en France. Ceux qui le disent et l'affirment sont fiers de leur analyse qui se voit confirmée par un organisme (l’Office des Migrations britannique) disons le tout de suite, converti à l’idéologie conservatrice britannique anti-immigration - de Droite pour faire court.

Et ce n’est pas une critique. C’est de notoriété publique. On ne va pas rappeler le pedigree de Madelin pour ne pas jeter de l’huile sur le feu. On passera vite fait sur le fait que Gordon Brown, le prédécesseur de Cameron ait mis en place un permis à points pour l’intégration des immigrés et qu'il était un humaniste de gauche, ce serait lui faire de la pub. Pourtant ce n’est pas une éloge, c’est un constat là aussi. Utilisons le vocabulaire adéquat sinon Pan sur le bec… (on dit aussi on ne discute pas avec Libellule, car cela veut dire pareil).

Sur le sujet, Gordon Brown, bien que travailliste, eut quand même des problèmes quand il fut interpellé  sur la question de la présence des immigrés issus de l’Europe de l’Est : Comprendre comment expulser les envahisseurs de l’Europe de l’Est. On en conclut à l’époque que la défense du territoire finit toujours par une défense corporelle.

Ce corps-à-corps à distance ne se manifesterait pas par le rejet, le mépris et la peur de l’autre puisque on ne veut pas de contact avec cet autre?

Cela n'empêche pas certains pourtant de qualifier ce genre d’attitude de raciste. Pas même besoin de commenter cet état de fait tant il est prégnant. Pas même besoin de condamner cette attitude ambigüe. C’est peine perdue. Et puis, après tout, chacun est libre de ses attitudes.

Quant à l'omerta mode mafia, joker, il ne faut rien dire de désagréable qui pourrait être mal interprété.

Tout cela est très bien dit ici http://scenepublique.com/non-l-immigration-n-a-et-ne-peut-avoir-aucune-incidence-sur-le-chomage-en-europe-ni-en-france-ni-au-royaume-uni-ni-ailleurs,1721

Cela vaut le coup de mettre quelques extraits de ce texte ici et cela permet mine de rien de reprendre le thème lancé par salamandre sur la validité ou la nécessité de tenir des statistiques :

« il y a deux manières d’établir des bilans. Il en va des bilans comme des études. Certains bilans dits comptables sont de l’arithmétique du style 1+1-1 = 1 et d’autres tiennent compte des agrégats économiques. Certains bilans sont analytiques. Exemple cette affirmation selon laquelle une étude britannique affirme que pour 4 immigrés entrants dans un pays, un français ou un britannique a perdu, perdra son emploi ou aura du mal à en trouver un.

A l’analytique qui découpe les choses à la tronçonneuse avec de l’arithmétique, on préférera les études syncrétiques qui intègrent non pas l’arithmétique, mais les mathématiques et les agrégats économiques. Sans être économistes pur jus - et l’avis des économistes non portés par une idéologie quelconque et intellectuellement honnêtes peut être intéressant ici :

Alain Madelin par exemple, homme de grande culture et professionnel éprouvé qui connaît bien l’Afrique et l’organisation internationale du travail - la comparaison arithmétique entre le nombre d’emplois occupés par les immigrés et ceux non occupés par les français ou les britanniques de souche pure chez eux ne renseigne en rien sur le marché de l’emploi.

Avant toute conclusion, il faudrait d’abord évaluer la part des richesses apportées par les immigrés (au travail ou non) et la part d’activités et de travail créés en plus, du fait de leur présence avant de savoir qui occupe quel poste. Le logement, les transports, l’activité économique, l’éducation et l’emploi sont au minimum concernés. Et, bien entendu, les minimas sociaux qui font tant souffrir les nationaux pur souche.

Mais, même avec ces minimas sociaux, les familles immigrées - ou non - sont des agents économiques et consomment. D’ailleurs, les minimas sociaux sont à somme nulle puisqu’ils repartent dans le paiement d’un loyer, dans l’achat de nourriture, de vêtements, de produits électro-ménager et dans les remboursements des prêts pour achat de véhicule par exemple, dans l’achat de carburant, dans les transports, dans les vacances, dans les loisirs. En sorte que, même celui qui touche seulement le RSA participe pleinement à l’activité économique.
Prenons d’autres exemples. Les marchés. Allez sur les marchés et regardez le profil des vendeurs et celui des consommateurs.

Regardez le commerce de l’épicerie, de la boucherie Hallal et des produits exotiques à Chateau Rouge par exemple. Considérez les salons de coiffure afro par exemple et les restaurants exotiques : japonais à Bagneux et à Bourg-la-Reine par exemple ; chinois dans le 13ème, africains dans le 20ème et le 18ème et maintenant non loin des Champs, les Kebabs Turcs, les restaurants Indiens, etc.

Considérez les magasins des vêtements et pas seulement à Chateau Rouge ou à Chateau d’Eau ou à Barbès-Clignancourt ou à Montreuil, lieux privilégiés de circulation des populations issues de l’immigration : H&M, Zara, Etam et la lingerie féminine, San Marina pour les chaussures, etc..

Combien d’emplois créés ? Quel est le volume d’activités et surtout peut-on mesurer le surplus généré par les immigrés ? Quelle est la part de tout ceci dans la création des richesses du pays ? Si les immigrés créent des magasins et y travaillent, où est le problème ? Si par la richesse supplémentaire créée du fait de leur présence, les sociétés veulent les embaucher pour le ménage, la cuisine, la restauration et la sécurité, la vente où est le problème ?

Du reste, Carrefour, Auchan, Casino, But, Intermarchés, etc Leclerc ne sont pas uniquement fréquentés par les français pur souche qui y revendiqueraient une primauté de l’emploi. Encore qu’ils en bénéficient. Les immigrés font le ménage, le magasinage (la manutention), la sécurité et maintenant, on commence à en voir aux caisses dans les Lidl et les magasins Carrefour décentralisés (les super markets) dans les quartiers où réside une large population immigrée en région Parisienne.

Les français pur souche sont dans les bureaux et au niveau supérieur. Peu importe. Au bout de la chaîne, bien malin celui qui peut sortir un raisonnement du genre, pour 4 immigrés entrés en France, 1 français pur souche perd son emploi. (…)


On peut se plonger dans la lecture complête de l’article, tant on a l'impression que l'on nous parle de Fontenay avec ces commerces variés et ses célèbres enseignes, mais j’irais pour ma part directement à ce nouvel extrait :

Dans son discours de fin d’année, David Cameron a dit qu’il était déterminé à voyager dans le monde pour trouver de nouveaux partenariats. D’ailleurs, il a reconnu qu’en matière de racisme, le Royaume venait de loin et avait encore du chemin à faire, chez Skynews (Emission de Boulton & Co), pas plus tard que ce lundi. (nous sommes début 2012).

Certains sujets d’études marqués du sceau du racisme et qui ne veulent pas se l’avouer sont en retard d’une époque. A un moment donné, reconnaître qu’on faisait fausse route ou qu’on se posait les mauvaises questions n’est pas une honte. L’important est de le reconnaître et de s’amender. Tout est une question de sincérité avec soi-même.
De plus, la question de l’immigration et de son coût social et professionnel déborde le cadre national et touche à l’ordre international, car le marché de l’emploi ou du travail est également tributaire de l’organisation internationale du travail et de la spécialisation des territoires. Bien malin celui qui affirmerait à ce stade qu’un français pur souche perd son emploi pour 4 immigrés entrants. Il ne trouvera aucun véritable économiste pour lui acheter ses conclusions biaisées.

L’organisation internationale du travail est un informant majeur des marchés du travail nationaux. Mais, ceci nécessite un autre article. Cette campagne est l’occasion - pour une fois - de parler vrai sur l’immigration. Plus important encore, les immigrés ne vont plus laisser aux autres le soin de parler et de penser à leur place. Ainsi, on devrait avoir un débat productif et ouvert.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 11 Nov 2015, 00:37



En introduction de mon propos j'indiquais que Cameron faisait le beau comme d'habitude simplement pour graver dans le marbre le statut spécial dont dispose la GB compte tenu du caractère insulaire de son pays au regard de Schengen et de l'euro.

Il n'a pas tarder à le confirmer en s'exprimant ainsi lors d'un discours prononcé le même jour à l’Institut royal des affaires internationales, le premier ministre assurant qu’il fera campagne « de tout son cœur et de toute son âme » pour « garder la Grande-Bretagne au sein d’une Union européenne réformée », à condition qu’un maintien dans l’UE soit « sans la moindre ambiguïté dans notre intérêt national ».

« Je suis tout à fait confiant que nous obtiendrons un accord avec l’Union européenne qui convienne au Royaume-Uni. (...) L’Union européenne a l’habitude de résoudre des problèmes insolubles, elle pourra résoudre celui-là aussi ».

Le voeu de tous les pays somme toutes, me semble-t-il, sans qu'il soit besoin d'en faire un fromage. L'Europe, chacun le sait a besoin de réformes complémentaires, et même si cela parait insoluble, des solutions vont sortir des échanges diplomatiques, comme d'habitude. Selon que l'on soit conservateur ou progressiste on appellera cela un schengen 2, ou une renforcement des frontières extérieures (pan manquant dans les négociations extérieures et dont le défaut devient criant). La GB se trouvant précisément déjà par exception à l'extérieur de Schengen, disais je plus haut.


Dernière édition par Libellule le Mer 11 Nov 2015, 04:39, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 11 Nov 2015, 04:25

un commentaire paru sur slate..
A propos de l initiative de Cameron.
=

Ce que réclame David Cameron est regardé de très haut par les autres chefs d'Etat ou chefs de gouvernement de l'Union: il s'est mis tout seul dans un mauvais cas, à lui de s'en sortir. Pour de pures raisons de politique intérieure et d'unité de son parti, il a promis des «changements» de l'Union européenne qu'il est impossible de lui accorder. Soit il l'admet et se couche, alors il sera dévoré par ses ennemis eurosceptiques de l'intérieur.

Soit il va jusqu'au bout du vote, alors il prend le risque de conduire son pays à une sortie de l'Union, qui sera une catastrophe pour l'Europe, mais une catastrophe encore plus grande pour la Grande-Bretagne. Dès 1975, deux ans à peine après son entrée dans la Communauté, le Premier ministre, Harold Wilson, organisait un référendum de sortie. Deux Britanniques sur trois voteront pour le «in»: rester à l'intérieur.

Même Margaret Thatcher, pourtant farouche eurosceptique, n'a jamais envisagé de quitter la CEE. David Cameron a fait preuve d'amateurisme en se lançant dans la voie populiste, qu'il en paie les conséquences.

Les partenaires vont pourtant essayer de lui donner quelques avancées pour le consolider. Angela Merkel a gentiment reconnu cette semaine qu'il y avait des «préoccupations britanniques qui étaient justifiées», comme «la compétitivité et un meilleur fonctionnement de l'Union». Mais le différend est radical et le «Brexit» devrait être l'occasion de faire d'un mal un bien: dire ouvertement sur le continent européen, où l'euroscepticisme gagne aussi, ce qu'est le projet européen aujourd'hui et le relancer gaillardement. Répondre aux Britanniques est répondre aux critiques, aux frustrations et aux craintes d'une grande partie des opinions publiques, à celles et ceux qui, au fond, sont tentées de voir dans le combat contre l'Europe une issue à leurs malheurs.

Deux visions de l'Europe

Il existe deux visions de l'Europe. Les Britanniques veulent un grand marché, les autres veulent une union «toujours plus étroite», fédérale, monétaire, écologique, politique, etc. aboutissant à un ensemble soudé par des valeurs humanistes communes. Deux visions dans les têtes, mais dans les faits une seule Europe. Celle fondée par les Six de départ, il y a plus de cinquante ans

. Elle s'est agrandie en accordant des dérogations, des délais des exemptions, des «opt-out» sous pression anglaise, mais il n'y a toujours en principe qu'une Europe, celle qui veut/doit avancer. L'étonnant dans les revendications Cameron est que, après Maastricht, les Britanniques ont formidablement réussi à imposer l'élargissement et à ramener l'Union au seul grand marché

. On a parlé d'une Europe «à deux vitesses», mais, en réalité, les deux bicyclettes avaient une vitesse également nulle.

Aujourd'hui, la crise grecque relance le moteur fédéral, il faut aller plus loin et plus vite. Les continentaux l'ont compris, même s'ils bougent à la vitesse d'un escargot. Pour les Britanniques, c'est déjà trop, c'est trop sur le principe, Bruxelles va peu à peu prendre le pas sur Westminster et sur la City.

Il est temps de marquer dans les traités l'existence de deux Europe, de plusieurs monnaies et d'une Union qui n'est pas vouée à devenir «toujours plus étroite». David Cameron devrait lister ses exigences dans une lettre envoyée la semaine prochaine au président du Conseil européen.

Les réponses des autres membres seront forcément limitées en droit comme sur le fond. En droit, parce que ce que veut Londres impose un changement des traités, ce que toutes les capitales refusent. Ce n'est pas le moment de déchaîner les passions eurosceptiques, Cameron fait cette sottise, on ne va pas le suivre.

Sur le fond, parce que, pour avancer, il faut plutôt débloquer les freins qu'en rajouter encore. Parce que, pour les autres, vouloir «deux Europe» n'a pas de sens, ni pratique ni historique. L'Europe ne peut avoir qu'une seule monnaie, et c'est l'euro. «Ce que veulent au fond les Britanniques, c'est reproduire l'India Office, décider des lois qui s'appliquent aux millions d'Indiens mais ne les concernent pas eux», résume Jean-Louis Bourlanges, ancien député européen. Avoir les mains dedans, mais les pieds dehors.

Ils savent ce qu'est le capitalisme et la démocratie
Est-il possible de trouver quand même un usage utile du «Brexit»?

Les Britanniques savent ce qu'est le capitalisme. Il faut écouter les demandes de David Cameron concernant l'extension du marché unique aux services (dépasser les réticences allemandes) et au numérique, la lutte contre la bureaucratie, la négociation de traités de libre-échange, comme celui avec les Etats-Unis.

Les Britanniques savent ce qu'est la démocratie. Il est aussi possible de reprendre le sujet des «cartons jaunes», qui donnent depuis Lisbonne un droit de blocage temporaire si un quart ou un tiers des pays membres bloquent une directive.

C'est l'occasion de refonder le rapport entre Strasbourg et les Parlements nationaux, sujet essentiel. Efficacité économique ou gains démocratiques, ces deux thèmes ne sont pas l'exclusive de Cameron, mais le «Brexit» donne l'occasion.

Tout le reste sera fort limité, à cause de la complexité générique de l'Union, à cause de l'Histoire: il faut que l'intégration progresse. Encore faut-il oser le dire. Le «Brexit» impose aux proeuropéens de se battre. C'est un bien.

=
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 11 Nov 2015, 17:26

CAMERON et son gouvernement qui ne lisent pas le forum du plateau eux ont une politique et s'y tiennent...

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AFP 10-11-2015 - 23:25
Calais: des policiers plus "visibles" des riverains après les heurts près de la "Jungle"

Après deux nuits de heurts entre migrants et forces de l'ordre à Calais aux abords de la "Jungle", un dispositif policier spécifique était déployé mardi soir notamment pour protéger les riverains du bidonville, touchés pour la première fois.
Deux camions de CRS, gyrophares allumés, avaient ainsi pris place le long de la zone pavillonnaire d'une dizaine de maisons jouxtant la "Jungle", a constaté un journaliste de l'AFP. Dix autres étaient positionnés comme d'habitude aux abords de ce campement de fortune où vivent entassées 4.500 personnes selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur.
Dans la nuit de lundi à mardi, des migrants ont en effet "souvent pénétré dans la propriété des riverains pour se procurer des objets pouvant servir à bloquer des camions sur la rocade" menant au port, a déploré la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, lors d'une conférence de presse dans l'après-midi. Qualifiant ces intrusions de "phénomène nouveau", elle a promis aux riverains de rendre "visibles" les forces de l'ordre.
Elle a aussi dit que la police était allée rencontrer "tous ces riverains pour leur donner des conseils, les rassurer et les inviter à porter plainte pour que l'action judiciaire puisse s'accomplir".
"On a eu des dégradations, c'est des poubelles volées, des caillasses dans notre jardin, des bombes lacrymogènes... Là, on m'a pété mes palissades... Combien de temps cela va-t-il durer ? On n'est plus chez nous, on vit avec nos fenêtres et volets fermés. On ne peut même plus aller dans notre jardin avec les enfants", s'est plainte Sandy, habitant tout près de la Jungle, auprès d'un correspondant de l'AFP.
Mais "on est rassuré par la présence de la police. Ils repartent !", se félicitait dans la soirée un autre habitant, montrant des migrants rebroussant chemin après avoir vu un camion de CRS.
Au total, quelque 250 réfugiés ont, "à plusieurs reprises, tenté de ralentir le trafic sur la rocade portuaire en déposant divers objets sur la chaussée" dans la nuit de lundi à mardi, selon la préfecture, et les policiers, sur qui des "projectiles ont été lancés", ont donc dû les "repousser".
Sur place, un correspondant de l'AFP a constaté la présence de panneaux en plastique du réseau de bus arrachés et brûlés.
- 'Plus d'agressivité' -
De nouveaux heurts ont éclaté dans la matinée mardi, lorsque 200 à 250 migrants ont jeté "quelques pierres sur la rocade", en vue, là encore, de créer un bouchon pour pouvoir monter sur des camions s'apprêtant à embarquer sur des ferries pour l'Angleterre. Mais le renforcement des mesures de sécurité au port et sur le site du tunnel sous la Manche condamnent à l'échec nombre de ces tentatives.
Ces incidents ont entraîné l'intervention des CRS et la fermeture de cette voie, finalement rouverte vers 09H30.
Des affrontements similaires s'étaient produits dans la nuit de dimanche à lundi, blessant légèrement 16 policiers et un migrant, contre 11 mardi.
"On a donc peut-être plus d'agressivité de la part (des migrants), avec certaines associations comme No Border (altermondialistes pour la suppression des frontières, ndlr) qui les organisent, qui leur donnent des outils pour venir à la rencontre des forces de l'ordre. Je le déplore", a expliqué Mme Buccio.
Pour Christian Salomé, de l'association Auberge des migrants, "plus on bloquera les frontières (...) et plus ils vont mettre d'acharnement, par désespoir, à tenter d'obtenir un avenir meilleur".
Ces troubles à Calais ont également suscité des réactions politiques. "Désolée de poser encore une fois une question qui fâche, mais combien d'arrestations ?", a lancé Marine Le Pen sur Twitter.

[b]Cette situation "intenable oblige à accélérer les mesures d'accueil des réfugiés qui peuvent rester sur le territoire français et de ceux qui doivent, parce qu'ils ont des attaches familiales, rejoindre l'Angleterre", a déclaré le candidat PS aux régionales, Pierre de Saintignon.

que pensent les Anglais de cette brillante idée ? peut être ont ils leur mot à dire ? Avoir de la famille dans un pays n'est à ce jour pas un motif suffisant pour débarquer dans un pays en étant en situation irrégulière...

[/b]La maire de Calais, Natacha Bouchart (Les Républicains), a elle de nouveau réclamé l'intervention de l'armée. En France, la sécurité intérieure est assurée "par la police et la gendarmerie", a répondu la préfète.

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Dommage que l'Angleterre ne soit pas dirigée par nos brillants patrons des institutions européennes car il y aurait une gigantesque opérations "portes ouvertes" et le problème disparaitrait... nos voisins aurait eux aussi sans doute un FN local qui bouleverserait les habitudes électorales mais il suffirait de crier contre les "fachos".

Dommage qu'un candidat à la présidence d'une région aussi importante ne connaissent visiblement pas les lois ni françaises, ni anglaises et encore moins la législation internationale... Les premiers fautifs ne sont pas les Anglais qui contrôlent l'accès à leur pays mais les pays qui laissent entrer sur le territoire européen des personnes en situation irrégulière.

Bientôt on va voter... à Calais ils votent aussi.

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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 12 Nov 2015, 02:56

Anglais et Allemands ont tout intérêt à rapprocher leurs points de vue...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 13 Nov 2015, 22:36

AFP 13-11-2015 - 10:46

Migrants: l'Allemagne prolonge jusqu'en février ses contrôles aux frontières

L'Allemagne a décidé de prolonger jusqu'à mi-février ses contrôles aux frontières en raison de la crise migratoire, une mesure qu'elle envisageait depuis fin octobre, a indiqué le ministère de l'Intérieur vendredi.
"Etant donné qu'aucun changement significatif (dans l'afflux de migrants) n'a eu lieu, les contrôles aux frontières vont être prolongés pour trois mois, cette fois sur la base des articles 23 et 24 du code frontières Schengen", a indiqué le ministère allemand à l'AFP, une mesure entrant en vigueur le 14 novembre.
Ce dernier avait prévenu fin octobre la Commission européenne qu'il comptait user de cette procédure si les flux migratoires vers l'Allemagne ne se réduisaient pas.
Jusqu'à présent, Berlin, qui a réintroduit les contrôles mi-septembre, les prolongeait par tranche d'un mois selon une procédure du code de Schengen. Désormais, l'Allemagne s'appuie sur d'autres procédures d'exception permettant la mise entre parenthèses des règles de libre circulation pour une période pouvant aller jusqu'à deux ans.
L'Allemagne, qui s'attend à devoir accueillir jusqu'à un million de demandeurs d'asile en 2015, concentre l'essentiel de ses contrôles à la frontière autrichienne, par laquelle transitent l'essentiel des migrants après leur traversée des Balkans.
Plusieurs Etats européens ont réintroduit ces contrôles en raison de la crise migratoire, faute d'accord au sein de l'UE sur la répartition des réfugiés, notamment syriens, arrivant par centaines de milliers.
Plusieurs responsables européens ont dit craindre que l'absence de réponses coordonnées des Etats-membres ne risque d'enterrer la libre circulation des personnes en Europe.

"Sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à la gagner", a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk jeudi.

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[i]Bravo à Angie !
Merci aux neuneus qui dirigent l'Europe. Après Juncker qui se réveille Tusk sort de son coma...
Bon courage pour les Français qui vont devoir renvoyer chez eux les "indésirables" et ce contre nos associations généreuses avec notre fric...
Préparez vous à des "affaires Léonarda" à la chaine.
[/i]
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 13 Nov 2015, 22:48

Sauver Schengen ou tout simplement l'appliquer?
Revoir le traité pour enfin l' appliquer?
C'Est le débat en cours. Avec deux hypothèses pour l' instant. Une qu'on met en gras, l'autre qu'on fait moins ressortir.

Faisons un simple rappel ici.

L'importance de l'adhésion à l'accord de Schengen, est d'une part, que les états membres n'effectuent pas de contrôler à leurs frontières intérieures, et d'autre part, que les autres états membres établissent des contrôles avec des critères clairement définis, à leurs frontières extérieures.

C'Est le clairement qui manque. La pose de barbelés fait pour l instant partie de la clarification, fut- elle tardive.

Une carte qui permet de faire d'un coup d'oeil le lien entre les pays cités et les autres.



Faut-il envisager deux niveaux de filtres pour les frontières dites "extérieures", en gros, un premier au niveau des pays d'avant, et un second au niveau des pays d'après 2007? La crise des migrations actuelles, fait que comme d'habitude, au dernier moment, des clarifications vont devoir être faites.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 14 Nov 2015, 00:00

POur l'instant rien de concret n'a été fait par les institutions européennes.
Les seules initiatives qui ont été prises l'on été pour condamner les pays qui avait mis en place des mesures prescrites par les traités.

Non seulement l'Europe a été passive mais ses seules actions ont été nocives.

Conclusion : on va continuer avec les mêmes dirigeants en leur donnant un peu plus de pouvoirs...

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 14 Nov 2015, 09:21

La carte (post Libellule) est intéressante pour visualiser l'Europe de Schengen. Et y superposer les trajets des migrants, par exemple.
Les règles de Schengen ont été prévues par temps calme, pour les déplacements des européens d'un pays à l'autre. Parmi les premiers pays signataires.
Le constat s'impose qu'elles ne sont plus adaptées à la situation. La nécessité de les modifier devient chaque jour plus évidente ; mais les dirigeants européens font du surplace, soit qu'ils veulent aller des directions différentes, soit qu'ils manquent d'idées adaptées. Ou autre raison.
Possible aussi que les règles actuelles permettent de faire mieux sans nouveau traité, encore faut-il que :
. les dirigeants de chaque pays prenne les responsabilités qu'il leur revient d'assumer, dans la mise en oeuvre,
. les coopérations fonctionnent (donc des idées et pratiques convergentes) sinon ce n'est pas la peine de dire que c'est la faute aux institutions européennes,
. la confiance existe
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 20 Nov 2015, 21:41

On se demandait "où est passée le 7e compagnie" maintenant on s'interroge sur où sont passés messieurs :

Donald TUSK Président du Conseil Européen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Tusk

Jean-Claude JUNCKER Président de la Commission
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude_Juncker

Les deux piliers de l'usine à gaz dénommée Europe dont le fonctionnement ruineux n'a d'égal que l'indigence de la réactivité face au danger.

Les brillants stratèges qui ouvraient les portes de l'espace européen aux "migrants", organisaient la répartition des arrivants dont il convenait de ne pas marchander le nombre, tançaient les dirigeants des pays protégeant la partie de l'espace commun européen dont ils étaient les comptables.

Pour ne pas envenimer le débat je m'abstiendrait de commentaires sur les actions ou plutôt les inactions de nos actuels dirigeants et sur l'aveuglement de ceux du passé tous prisonniers de la pensée "bisounours" dominante.

Mention spéciale pour Angie la teutonne qui pressée sans doute d'exploiter un gisement de main d'œuvre à prix "discount" a largement contribué à planter la situation. Elle paye cash dans son pays où même les gens de son parti grondent.

Alors devant un tel état des lieux doit on encore critiquer les Britanniques qui ont mis les pieds dans la soupière et entendent prendre quelques distances avec l'impuissance et l'anarchie d'une structure qui s'effondre sous le poids de ses incohérences et de l'incompétence voire de la futilité de ses dirigeants ?

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 17 Juin 2016, 07:51



"Le mobile du meurtre est pour l’heure inconnu, mais un témoin a dit à la presse avoir entendu l’agresseur crier « Britain first! » (« La Grande-Bretagne d’abord ! », qui est aussi le nom d’un parti d’extrême droite britannique)."


http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/06/16/royaume-uni-le-camp-pro-ue-annonce-la-suspension-de-sa-campagne-apres-l-agression-d-une-deputee_4952004_3214.html a écrit:
Royaume-Uni : la députée pro-européenne Jo Cox tuée par balle

Le Monde.fr avec AFP | 16.06.2016 à 16h11 • Mis à jour le 16.06.2016 à 20h00

Jo Cox, une députée travailliste britannique de 41 ans, a été mortellement blessée par balle jeudi 16 juin à Birstall, près de Leeds, dans le nord de l’Angleterre. Mme Cox se trouvait près de la bibliothèque où elle tenait régulièrement des permanences quand un homme l’a attaquée. Transportée à l’hôpital de Leeds, elle n’a pas survécu à ses blessures, a fait savoir la police.

Un homme de 52 ans a été arrêté près du lieu de l’agression. La police ne cherche pas d’autre suspect et a par ailleurs dit être en possession d’un couteau et de l’arme à feu du crime. Le mobile du meurtre est pour l’heure inconnu, mais un témoin a dit à la presse avoir entendu l’agresseur crier « Britain first! » (« La Grande-Bretagne d’abord ! », qui est aussi le nom d’un parti d’extrême droite britannique). La police, encore à la recherche de témoignages, n’a toutefois pas souhaité faire de commentaire sur ce point.

Elue députée en 2015 dans la circonscription de Batley et Spen, dans le Yorkshire, Mme Cox avait travaillé pour l’ONG Oxfam avant d’entrer à Westminster. Ces dernières semaines, elle militait pour le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.



« La mort de Jo Cox est une tragédie »

Le président du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a aussitôt publié un hommage à Jo Cox, saluant l’engagement d’une femme qui avait à cœur de « soutenir les pays en développement et de renforcer les droits humains ».

« La mort de Jo Cox est une tragédie », a réagi sur Twitter le premier ministre David Cameron, qualifiant la députée de parlementaire « engagée et impliquée ».

Boris Johnson, un des leaders de la campagne pour une sortie du Royaume-Uni de l’UE, s’est dit « triste et choqué » d’apprendre la mort de Jo Cox.



Campagne suspendue

A l’annonce de l’agression de Jo Cox, les camps militant pour et contre le « Brexit » avaient tous deux annoncé suspendre leur campagne, à une semaine du référendum sur l’avenir du Royaume-Uni dans l’Europe.

Le camp du « Stronger In », pour le maintien dans l’Union, a rapidement annoncé sur Twitter « suspendre tous les événements de campagne du jour. Nos pensées sont avec Jo Cox et sa famille ». Boris Johnson, qui était dans son bus de campagne dans l’est de l’Angleterre, a également annoncé qu’il cessait son action pour la journée.



Climat d’inquiétude dans le camp pro-européen

Cette agression est survenue le jour où deux sondages publiés coup sur coup, Ipsos-Mori et Survation, ont donné le camp du « Brexit » (« Britain exit ») vainqueur à 53 % contre 47 % pour le premier, à 52 % contre 48 % pour le second. Ces deux enquêtes, réalisées par téléphone, étaient très attendues puisque les précédentes étaient jusque-là nettement en faveur d’un maintien dans l’UE.

Elles ont renforcé l’inquiétude, que ce soit dans les salles de marché de la City de Londres ou dans les couloirs de Bruxelles, même si le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré que l’Union européenne ne sera pas « en danger de mort » si le « Brexit » l’emporte. La Banque d’Angleterre a rappelé qu’elle considérait le référendum comme le « plus gros risque immédiat » pour les marchés financiers britanniques et mondiaux.
Source: http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/06/16/royaume-uni-le-camp-pro-ue-annonce-la-suspension-de-sa-campagne-apres-l-agression-d-une-deputee_4952004_3214.html
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 17 Juin 2016, 08:34

Un texte hommage à lire.
http://www.la-croix.com/Monde/Jo-Cox-etoile-montante-Labour-venue-humanitaire-2016-06-16-1300769314

Militante pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, avocate de la cause des réfugiés, la députée britannique Jo Cox, 41 ans, tuée jeudi par balles dans le nord de l'Angleterre, était une "étoile montante" du parti travailliste.

La jeune parlementaire, menue, visage mutin et longs cheveux bruns, a succombé à la mi-journée à ses blessures après avoir été attaquée par un homme dans un village du nord de l'Angleterre, Birstall, où elle avait pour habitude de rencontrer régulièrement ses administrés.

Selon plusieurs témoins, le meurtrier aurait crié "le Royaume-Uni d'abord" à cette élue qui n'avait de cesse de faire l'éloge de la diversité.

Comme nombre de ses pairs travaillistes, Jo Cox, mariée et mère de deux jeunes enfants, s'était engagée dans la campagne pour défendre le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne en vue du référendum du 23 juin.

"L'UE n'est peut-être pas parfaite et elle a de toute évidence besoin de réformes, mais risquer tous les avantages de notre appartenance à l'Europe pour plonger dans les ténèbres ne me semble pas très patriotique", a-t-elle écrit dans un billet publié récemment sur son site internet.

En parcourant ce dernier, on découvre une femme qui avait également fait sienne la cause des réfugiés syriens, fidèle à un parcours qui l'avait vue arpenter le monde pour se mettre au service de diverses causes humanitaires.

Née en 1974 à Dewsbury dans le nord de l'Angleterre, Cox grandit dans le comté du Yorkshire de l'ouest, avant de partir à Cambridge pour faire ses études.

Diplômée en 1995, cette passionnée de politique contribue à lancer le mouvement pro-UE "Britain in Europe", puis s'engage dans le milieu associatif.

Pendant une décennie, elle occupe différents postes dans des organisations internationales, dont Oxfam ou Save the Children, travaillant en Europe, aux Etats-Unis et dans des zones de conflits.

Ardente militante des droits des femmes, elle avait fait partie du réseau Labour Women’s Network, encourageant l'entrée des femmes dans la vie publique.

-"Combattre la haine qui l'a tuée"-

En 2008, elle avait travaillé dans la campagne du parti démocrate pour l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche.

Au Parlement britannique, elle faisait partie de la commission sur la gouvernance locale, mais aussi du groupe des amis de la Syrie, et participait à des travaux sur les Territoires palestiniens ou le Pakistan.

Pour son premier discours à Westminster après son élection en mai 2015 dans la circonscription de Batley et Spen, elle avait fait l'éloge de l'immigration, facteur selon elle "d'amélioration" des communautés locales.

Pugnace, déterminée, Cox était considérée par ses collègues travaillistes comme l'une des "étoiles montantes" du Labour, selon le journal The Independent.

"Jo était aimée de tous à Westminster, pas seulement de ses collègues du Labour, mais de tous au Parlement", a déclaré le chef du parti Jeremy Corbyn en condamnant le meurtre "horrible" de l'élue.

Cox partageait son temps entre son bateau sur la Tamise et sa maison dans sa circonscription. En dehors de ses activités politiques, elle appréciait l'escalade, la course à pied et le vélo.

"Jo croyait en un monde meilleur", a déclaré son époux Brendan dans un communiqué publié peu après sa mort. "Elle aurait voulu deux choses plus que tout. La première, que nos chers enfants soient baignés d'amour, la deuxième, que nous nous unissions tous pour combattre la haine qui l'a tuée".

afp
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 18 Juin 2016, 04:44

Sinon au fonds :

Le 24 juin, séance de tous les dangers sur les marchés financiers

(Boursier.com) — Le monde de la finance se prépare fébrilement pour le 24 juin, qui pourrait devenir une des journées les plus agitées de l'histoire des marchés mondiaux. Les experts des grandes banques ont étudié tous les scénarios, y compris le plus redouté, à savoir la victoire du camp du Brexit, lors du référendum du 23 juin au Royaume-Uni, à l'issue d'une campagne très disputée...

Les bureaux de vote fermeront à 22h00 locales (23h00 en France) et les résultats ne devraient pas être connus avant le matin du 24... En cas de Brexit, les plus pessimistes envisagent des turbulences financières semblables à celles qui ont succédé à la faillite de la banque américaine Lehman Brothers en septembre 2008...

La livre sterling en première ligne dès la nuit du 23 au 24 juin

Le marché des changes, le seul à rester ouvert 24 heures sur 24 sera le premier à réagir. Plusieurs banques et fonds spéculatifs (hedge funds) ont commandé des sondages sortie des urnes, et à la City de Londres comme ailleurs, les institutions financières ont d'ores et déjà prévu de passer une nuit blanche...

En cas d'avance des tenants du Brexit dans ces sondages sortie des urnes, la livre sterling devrait fortement reculer dans la nuit... Si ce scénario se confirmait, la monnaie de sa gracieuse majesté accentuerait sa glissade à l'ouverture des marchés européens, et les taux des obligations d'Etat britanniques se tendraient, reflétant les risques accrus pour l'économie britannique, entraînant un risque de "credit crunch" sur les marchés interbancaires. Les marchés d'actions, à Londres, mais aussi dans le reste du monde, devraient aussi accuser le coup en cas de victoire du Brexit.

A l'inverse, en cas de victoire des partisans du maintien dans l'UE, on verrait la livre sterling se redresser, après avoir perdu du terrain ces dernières semaines, dans la crainte d'un Brexit. Les marchés d'actions, sous pression ces derniers temps, manifesteraient leur soulagement.

Les banques centrales se tiennent prêtes à intervenir

Une troisième hypothèse est cependant à envisager, celle d'un résultat très serré, qui retarderait l'annonce des résultats définitifs. Les marchés ayant horreur des incertitudes, un tel scénario serait négatif pour les marchés financiers et entraînerait une forte volatilité le 24 juin au matin, dans l'attente des décomptes finaux.

Face à ces risques de volatilité accrue, la Banque d'Angleterre et la BCE ont signalé leur intention d'intervenir, de façon concertée si nécessaire, pour limiter les dégâts et fournir la liquidité nécessaire aux marchés en cas d'assèchement sur les marchés interbancaires. Selon des sources citées par l'agence 'Reuters', la BCE s'engagerait notamment à ouvrir des lignes de "swaps" avec la Banque d'Angleterre, en vue de faciliter les échanges d'euros et de sterling et donner de facto aux banques européennes l'accès à des financements illimités dans les deux devises.

Les banques centrales avaient déjà mis en oeuvre ce type d'intervention lors de la crise des "subprimes" en 2008, et après les attentats de New York du 11 septembre 2001.

L'euro serait lui aussi affaibli par un Brexit

A moyen terme, en cas de Brexit, les conséquences sur les marchés financiers seraient multiples, et s'étendraient à tout l'Europe, voire au-delà. Ainsi les obligations souveraines des pays jugés sûrs (Allemagne, Suisse, Etats-Unis, Japon...) seraient prisées aux dépens de celles des pays périphériques (sud de l'Europe, certains pays émergents), dont les taux se tendraient. Une divergence durable des taux d'intérêts au sein de la zone euro pourrait déclencher une nouvelle crise de l'euro, surtout si les partis eurosceptiques progressaient dans les prochains scrutins électoraux. Des élections législatives en Espagne se dérouleront ainsi dès le 26 juin, trois jours seulement après le scrutin sur le Brexit... A horizon 2017, suivra l'élection présidentielle française en avril-mai 2017 et des législatives en Allemagne à l'automne 2017.

En cas de Brexit, il faudra donc s'attendre à un recul du cours de l'euro, compte-tenu des risques d'affaiblissement de la construction européenne après la décision britannique de quitter l'UE... Dans la tempête, le dollar, mais aussi le franc suisse et le yen profiteraient d'un statut de valeur-refuge.

Pour la Grande-Bretagne, un vote négatif vis-à-vis de l'UE provoquerait selon les analystes une série de réactions en chaîne, allant de la baisse des prix de l'immobilier à un départ de nombreux investisseurs étrangers en passant par le déménagement de banques vers d'autres cieux... La négociation de nouveaux accords sur l'accès du Royaume-Uni au marché unique européen et sur la circulation des biens et des personnes est un processus long et complexe, susceptible de multiplier les incertitudes pour les marchés.

Même la Fed s'inquiète des conséquences d'un Brexit

Les grandes institutions internationales (FMI, banques centrales, OCDE...) ont mis en garde contre les dangers d'un Brexit, pour le Royaume-Uni lui-même, mais aussi pour la stabilité de l'économie mondiale, la Grande-Bretagne étant la 5ème puissance mondiale et l'une des deux premières places financières mondiales avec Wall Street.

Même la Réserve fédérale américaine a affiché son inquiétude. Le 15 juin, la banque centrale américaine a renoncé à relever ses taux directeurs, en invoquant notamment les risques de turbulences liées au référendum sur le Brexit. La présidente de la Fed a estimé qu'un vote favorable au Brexit "pourrait avoir des conséquences pour les perspectives économiques des Etats-Unis".

Le 6 juin déjà, Mme Yellen avait déjà parlé de "répercussions significatives" sur l'économie en cas de Brexit, et avait estimé qu'un tel vote affecterait négativement le sentiment des marchés financiers, en réduisant l'appétit du risque des investisseurs...

Victoria Adam — ©2016, Boursier.com

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 18 Juin 2016, 05:46

Pour faire bref le résultat est patent :
Nos casse burnettes européens ainsi que quelques autres qui décident de tout et ont des idées sur tout... sont à la dérive.
Les Anglais vont décider de leur avenir... ce n'était pas prévu ! La situation leur échappe !

Si les Anglais se retirent de l'Europe ils savent ce que cela peut modifier... Dans la foulée les britons contrôleront encore mieux leurs frontières et seront dégagés des stupidités bruxelloises... et en ce domaine la nuance est grande !

Peut être que l'éventualité du départ des Anglais du magma Europe drivé par des Jean Foutre irresponsables dont on se demande comment ils sont arrivés là sans aucun vote et sans consultation populaire, à qui personne ne peut demander des comptes sous peine d'être "sanctionné" va remettre quelques idées aussi erratiques que dérivantes en place.

A ce moment de remise en question nos tyranneaux européens vont peut être retomber sur terre et arrêter leurs stupidités.

NB : la bourse de Londres étant une des places financières majeures au niveau mondial... doit on penser que les Anglais soient les plus en mesure de craindre pour l'avenir ? les imbéciles peuvent le croire... les autres NON.
Paris ne va pas ébranler  Londres...
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thierry

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 18 Juin 2016, 19:42

Juste pour rappeler que nous votons pour un parlement européen, que le dit parlement valide ou pas la commission européenne.
De plus le conseil des ministres européens est constitué des ministres de chaque pays membre.

Donc côté démocratie l'Union européenne n'a aucune leçon à recevoir.

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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 18 Juin 2016, 23:39

tonton christobal a écrit:

Si les Anglais se retirent de l'Europe ils savent ce que cela peut modifier... Dans la foulée les britons contrôleront encore mieux leurs frontières et seront dégagés des stupidités bruxelloises... et en ce domaine la nuance est grande !
.

Pas si sur que cela, même les bourses mondiales ne savent pas ce que cela va donner. Par contre elles se préparent, s' organisent car il va y avoir de la spéculation dans l' air.
Pour ce qui est des migrants, la France n' aura plus aucune raison de maintenir la frontière à Calais et de bloquer les candidats à l' immigration vers le Royaume Uni (ce qui est l' exact contraire de ceux qui militent pour la sortie en Grande Bretagne).
Personnellement j' ai toujours été contre l' ouverture de l' Europe à la Grande Bretagne (tout comme le disait, en son temps, Charles De Gaulle) car si l' on veut adhérer à un projet on le fait entièrement et non à sa sauce.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 01:12

thierry a écrit:
Juste pour rappeler que nous votons pour un parlement européen, que le dit parlement valide ou pas la commission européenne.
De plus le conseil des ministres européens est constitué des ministres de chaque pays membre.

Donc côté démocratie l'Union européenne n'a aucune leçon à recevoir.


Référendum européen en France : le NON l'emporte... on fait passer la réforme par le parlement et on se fout des électeurs.
A la suite des référendum négatifs, le référendum à été escamoté dans nombre de pays . Ratifier les accords avec les parlements des divers pays était plus sur...

Nous sommes avec l'Europe et même avec la France très loin de la démocratie à la manière suisse...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 02:01

Citation :
Référendum européen en France : le NON l'emporte...

Certes. Mais depuis, on l'attend toujours, le plan B. Le fameux plan B promis par les nonistes (surtout de gauche) qui devait apparaître miraculeusement après le vote non au référendum.
Car je n'en ai pas encore vu le début de la première ligne, de ce plan B alias traité alternatif, qui devait être accepté avec enthousiasme. Par tous les européens... Pour l'écrire, les nonistes ont disparu.

Un texte contre qui une majorité vote non, ça existe. Un autre texte (pour une autre Europe) avec une majorité pour voter oui, il est où ???
Triste sort de l'Europe : ses institutions sont imparfaites, mais personne ne veut se lancer dans le chantier de leur amélioration. Les chefs d'Etat ne sont pas d'accord entre eux, et les peuples non plus.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 02:15

mamiea a écrit:


Pas si sur que cela, même les bourses mondiales ne savent pas ce que cela va donner. Par contre elles se préparent, s' organisent car il va y avoir de la spéculation dans l' air.
Pour ce qui est des migrants, la France n' aura plus aucune raison de maintenir la frontière à Calais et de bloquer les candidats à l' immigration vers le Royaume Uni (ce qui est l' exact contraire de ceux qui militent pour la sortie en Grande Bretagne).
Personnellement j' ai toujours été contre l' ouverture de l' Europe à la Grande Bretagne (tout comme le disait, en son temps, Charles De Gaulle) car si l' on veut adhérer à un projet on le fait entièrement et non à sa sauce.

La frontière à Calais supprimée : no problem

ILs bloquent les bateaux au débarquement sur les quais anglais et interdisent aux indésirables de poser le pied chez eux...
Résultat : retour immédiat et les gens de la PAF Française se retrouvent avec les gugusses sur les bras et les formalités de réadmission en plus... pas grave on pourra continuer à construire des centes d'accueil.

Pour les trains même système verrouillage des quais de gare , contrôle à bord des wagons et retour à l'envoyeur...

Sans compter que les accords internationaux même non européens prévoient que le pays de départ ne doit pas autoriser une personne non en règle à voyager... on va avoir bonne mine avec nos "migrants" démunis de passeport et sans visa... sans parler de ceux qui circulent avec des faux... pour expliquer que l'on peut les faire embarquer. C'est précisément pour éviter ce surcroit de la charge de travail que l'on a mis au point les contrôles doubles... y compris depuis la fin de la guerre entre la France et l'Italie où l'immigration à l'époque était forte à Modane en France et à Vingtimille...
Dans ce cas de figure c'est le pays de départ qui est sanctionné et tenu de reprendre en charge les non admis dans le pays d'arrivée.
IL va falloir renforcer sérieusement les effectifs français...

En prime le transporteur qui amène des gens en infraction peut être financièrement sanctionné et recevoir des amendes... bonjour les dégâts ! eux vont faire le tri.

La circulation transfrontières est un peu plus compliquée que l'on peut l'imaginer...et les Anglais qui n'ont pas supprimé leurs dispositifs de contrôle à la frontière (ils ne sont pas dans l'espace Schengen bien qu'étant dans l'Europe) ne seront sans doute pas les plus embarrassés.
Pour ce qui concerne la monnaie n'étant pas dans l'Euro la question est moins délicate que dans le cas contraire.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 02:23

salamandre a écrit:


Certes. Mais depuis, on l'attend toujours, le plan B. Le fameux plan B promis par les nonistes (surtout de gauche) qui devait apparaître miraculeusement après le vote non au référendum.
Car je n'en ai pas encore vu le début de la première ligne, de ce plan B alias traité alternatif, qui devait être accepté avec enthousiasme. Par tous les européens... Pour l'écrire, les nonistes ont disparu.

Un texte contre qui une majorité vote non, ça existe. Un autre texte (pour une autre Europe) avec une majorité pour voter oui, il est où ???
Triste sort de l'Europe : ses institutions sont imparfaites, mais personne ne veut se lancer dans le chantier de leur amélioration. Les chefs d'Etat ne sont pas d'accord entre eux, et les peuples non plus.

La question pour moi est l'aspect technocratique des institutions européennes qui piétine la démocratie.

Les noniste les pas nonistes c'est une chose.
La manière dont a été et est traitée la question des "migrants" est ce la marque d'une politique respectueuse des volontés des peuples et un succès en matière d'efficacité ?
Lorsque Henry le Kiss demandait si j'ai besoin de l'avis de l'Europe sur un dossier à qui dois je téléphoner... quelques dizaines d'années plus tard je ne suis pas certain que la solution soit trouvée... sans compter le Gatt dans les années 90 qu'il a été nécessaire de renégocier et le traité qui mijote avec les USA qui est bien mal parti...

Alors oui l'Europe est une usine à gaz inefficace qui ne respecte pas les pays... Nous sommes nombreux c'est certain, vivons nous mieux c'est à voir... c'est mon avis il en vaut un autre mais au moins il est étayé...

Ne parlons même pas de la lutte contre le terrorisme on en rigolerait si ce n'était pas dramatique ! on a résolu l'affaire des toilettes et d'unification de la couleur des phares... on va changer la méthode de fabrication du fromage et nos industries se barrent au bout du monde, en revanche on accueille les paumés de la vie et on emploie les travailleurs étrangers...

Alors les plans B ou Y ou Z il n'y en aura pas car le système est verrouillé !
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 03:10

Agence de presse anglaise :

Thomas Mair, le citoyen britannique arrêté pour le meurtre de Jo Cox, a lâché une bombe pendant son interrogatoire par la justice. Suspecté du meurtre de la députée anti-Brexit, il a lâché, aux juges qui lui demandaient de décliner son identité : "Je m'appelle mort aux traîtres, liberté pour le Royaume-Uni".

La fin du débat "terroriste" contre "déséquilibré" ?

Des propos qui donnent à l'acte meurtrier pour lequel il est poursuivi une dimension terroriste, alors que le Royaume-Uni s'écharpe sur la question. Poursuivi pour homicide volontaire, coups et blessures et possession d'une arme offensive, Thomas Mair fait débat outre-Manche.

De nombreux faits relient l'homme avec l'extrême droite. Ainsi de son abonnement à une revue pro-apartheid sud-africaine, (les fameux suprémacistes blancs, que j'évoquais plus haut) révélée par le Telegraph, ses achats auprès d'une librairie néonazie américaine, soulevés par le Southern Poverty Law Centre et ces symboles nazis retrouvés à son domicile par la police, ajoute The Guardian. Sans oublier le célèbre "Britain first" que des témoins l'ont entendu prononcer au moment de l'attaque de Jo Cox.

Le figaro reprend
http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/18/01003-20160618ARTFIG00112-thomas-mair-au-tribunal-mort-aux-traitres-liberte-pour-la-grande-bretagne.php
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 18:26

tonton christobal a écrit:


Référendum européen en France : le NON l'emporte... on fait passer la réforme par le parlement et on se fout des électeurs.
A la suite des référendum négatifs, le référendum à été escamoté dans nombre de pays . Ratifier les accords avec les parlements des divers pays était plus sur...

Nous sommes avec l'Europe et même avec la France très loin de la démocratie à la manière suisse...

C'est un problème Franco français et pas une question d'une Europe démocratique ou pas.

De plus Sarko avait expliqué lors de la campagne de 2007 ce qu'il allait faire pour le TCE et il a été élu sur ce programme.

Pour finir un parlement qui ratifie un texte, ça me paraît assez démocratique.

Donc pas de faux procès sur l Europe, l'argument de la non démocratie est en réalité un paravent aux anti européens.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 18:36

thierry a écrit:


C'est un problème Franco français et pas une question d'une Europe démocratique ou pas.

De plus Sarko avait expliqué lors de la campagne de 2007 ce qu'il allait faire pour le TCE et il a été élu sur ce programme.

Pour finir un parlement qui ratifie un texte, ça me paraît assez démocratique.


Pourquoi alors faire un référendum? d'autant que la France n'a pas été la seule nation à dire non puisque certains "démocrates" voulaient faire revoter les électeurs... Le massacre a été stoppé en passant par les parlements.

De tous temps, la démocratie directe a toujours été considérée comme la plus représentative mais il est évident qu'elle ne convient pas aux technocrates ainsi qu'aux "maitres du monde" . A ce sujet le dernier livre de de Villiers est intéressant et bien documenté tout comme "Circus politicus" et quelques autres.

Maintenant si le système actuel vous convient c'est votre affaire, tout comme j'ai le droit de le critiquer et de penser qu'il n'est pas satisfaisant d'autant qu'en ce moment la réussite ne semble pas évidente. Mais on doit pouvoir être satisfait si on y trouve son compte.

NB : le mandat de sarko et son programme ont été si brillants qu'il s'est fait jeter en 2012.
Avoir un programme et penser étant élu qu'il rallie ses électeurs sur son intégralité me semble une affirmation pour le moins hasardeuse... parfois il serait même préférable de revoir la copie et ce ne sont pas exemples qui manquent.
- le vote des étrangers était au programme. flop !
- la pression fiscale n'y était pas... magnifiques conséquences !
- le mariage homo y était et ses dérives n'y étaient pas. Grace à l'Europe et à la complicité du gouvernement elles y sont de fait... au résultat l'affaire a bien flanqué la pagaille. Avait on besoin de ce genre d'initiative ? mais le programme c'est le programme.

- Dans le programme prévoyant la réforme du code du travail il n'était pas prévu que l'on instaure des salles de prières dans les entreprises de plus de 50 personnes et pourtant l'état laïc français plante une telle imbécilité  dans le projet... le pompier pyromane de service ne fait pas grève et pour la distribution de c......e certains et certaines sont passés deux ou trois fois à la gamelle.

Le record du pseudo non programmes ajouté à l'improvisation démagogique étant la déchéance de nationalité... tout ça pour ça... là le monde entier s'y est mis. Résultat une imbécilité qui ridiculise durablement un gouvernement.

Un peu de réflexion et des élites moins décrochées des réalité me semblerait un bien meilleur programme.


Dernière édition par tonton christobal le Mar 21 Juin 2016, 16:38, édité 2 fois
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thierry

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 18:59

Le problème des référendums c'est qu'on répond pas toujours à la question posée mais à l'humeur du moment.

Ce référendum a plutôt montré un rejet des élites politiques.


Mais pour en revenir au Brexit, on attend le résultat et le choix des britanniques sera intéressant. Si c'est la sortie qui est choisie, on pourra voir, sur le court et moyen terme, les apports de l'Europe sur un pays. Et ainsi on pourra clore le débat sur l'utilité ou pas de Bruxelles.

Mais quoi qu'il en soit, le débat actuel en France et en Grande Bretagne montre un échec de l'idée européenne. Échec qui dure depuis le référendum et que personne n'a su résoudre.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 19:05

thierry a écrit:
Le problème des référendums c'est qu'on répond pas toujours à la question posée mais à l'humeur du moment.

Ce référendum a plutôt montré un  rejet des élites politiques.


Mais pour en revenir au Brexit, on attend le résultat et le choix des britanniques sera intéressant. Si c'est la sortie qui est choisie, on pourra voir, sur le court et moyen terme, les apports de l'Europe sur un pays. Et ainsi on pourra clore le débat sur l'utilité ou pas de Bruxelles.

Mais quoi qu'il en soit, le débat actuel en France et en Grande Bretagne montre un échec de l'idée européenne. Échec qui dure depuis le référendum et que personne n'a su résoudre.


Comme ceux qui ont monté l'usine à gaz en sont les bénéficiaires et qu'ils sont toujours en place il est illusoire de penser que sans une magistrale distribution de coups de pompes au cul et changement de personnel le programme puisse évoluer.
La boutique fonctionnant sur des bases qui plantent l'affaire elle ne se redressera pas. On ne change pas une équipe qui perd !
Sachant que ceux qui élisent les patrons de l'Europe sont de la même extraction que ceux qui la dirige... la situation est verrouillée.

Pour l'instant les réponses sont dans les urnes (en tient on compte c'est une bonne question) avant que sous peu elles soient formulées plus vigoureusement dans la rue...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 19:19









et depuis l'affaire ne s'est pas arrangée... au contraire !


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thierry

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 20:58

C'est toujours plus facile de dire que nos problèmes viennent de Bruxelles.

Un exemple: Que serait notre agriculture sans l'Europe. Et demain si on en sort qui achètera notre blé, lait ou autres????
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 19 Juin 2016, 21:05

thierry a écrit:
C'est toujours plus facile de dire que nos problèmes viennent de Bruxelles.

Un exemple: Que serait notre agriculture sans l'Europe. Et demain si on en sort qui achètera notre blé, lait ou autres????

les russes mais en ce moment nous sommes en froid... il faut dire que le coup des bateaux... en plus ça nous coute les rafales avec l'Inde...

Pour ce qu'il en est de l'agriculture française... pas évident que les anciens traités tiennent le coup d'autant qu'à l'est on produit moins cher et que beaucoup de pays en ont assez de nous (en ce domaine et sans doute dans d'autres) .
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 22 Juin 2016, 07:20

On était jusqu'à là plutôt habitué à un discours anti-européen "de droite"....


"Aujourd'hui, c'est Arnaud Montebourg, porteur d'un "Projet France" et éventuel futur candidat à la primaire de la gauche pro-gouvernementale, qui tire à boulets rouges sur l'Union européenne. "L'économie française est en danger et nous avons une clause de survie. Nous n'allons pas sacrifier la France aux intérêts théoriques de l'UE", déplore l'ancien ministre de l'Économie dans le journal La nouvelle République ce mardi 21 juin."


http://actu.orange.fr/politique/brexit-arnaud-montebourg-envisage-un-referendum-sur-la-sortie-de-l-ue-en-france-magic-CNT000000qiF7x.html a écrit:
Brexit : Arnaud Montebourg envisage un référendum sur la sortie de l'UE en France

Orange avec AFP, publié le mardi 21 juin 2016 à 14h39

- Alors que les Britanniques ne sont plus qu'à deux jours du vote sur le Brexit, une sortie ou non du Royaume-Uni de l'Union européenne, la question fait également son chemin en France. Pour Arnaud Montebourg, un référendum dans l'Hexagone est envisageable. -

Celui qui sera peut-être candidat à la primaire de "La belle alliance" - il se prononcera d'ici l'été - dresse un portrait sombre de l'Union européenne, alors que le Royaume-Uni s'apprête à réaliser un vote historique.

Que l'issue du scrutin soit favorable ou non à un maintien des Britanniques dans l'UE, ce référendum a posé les bases d'un débat qui dépasse les frontières britanniques. La question de l'appartenance de la France à l'Europe est régulièrement abordée par les politiques. Ainsi, Marine Le Pen, la présidente du Front national, en a fait depuis plusieurs années un cheval de bataille.



"RÉFÉRENDUM : UNE MENACE UTILE, PARFOIS PRODUCTIVE"

Aujourd'hui, c'est Arnaud Montebourg, porteur d'un "Projet France" et éventuel futur candidat à la primaire de la gauche pro-gouvernementale, qui tire à boulets rouges sur l'Union européenne. "L'économie française est en danger et nous avons une clause de survie. Nous n'allons pas sacrifier la France aux intérêts théoriques de l'UE", déplore l'ancien ministre de l'Économie dans le journal La nouvelle République ce mardi 21 juin. Le bilan qu'il dresse des résultats de l'UE n'est pas brillant.

"Je propose que nous affrontions l'UE sur nos intérêts directs. On ne peut pas se laisser mourir silencieusement. L'UE a fait assez de dégâts avec l'économie française et même celle de toute la zone euro", estime-t-il. C'est pourquoi l'ancien ministre n'exclut pas l'idée d'un référendum français sur l'appartenance à l'UE. "C'est une menace utile. Et elle est parfois productive", juge Arnaud Montebourg. Une étude, publiée le 10 mars dernier, indiquait qu'une majorité de Français (53%) souhaitait un référendum sur le maintien de la France dans l'UE..
Source: http://actu.orange.fr/politique/brexit-arnaud-montebourg-envisage-un-referendum-sur-la-sortie-de-l-ue-en-france-magic-CNT000000qiF7x.html
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 23 Juin 2016, 21:52

L'élection de Georges Pompidou à la présidence de la République ouvre des perspectives d'évolution pour la CEE, bloquée par l'attitude intransigeante du Général de Gaulle (politique de la chaise vide, double refus de l'adhésion britannique). Le nouveau président prend l'initiative d'une relance de l'Europe en proposant la tenue d'une conférence intergouvernementale à La Haye le 1er et le 2 décembre 1969. Pour Georges Pompidou, la présence des responsables de l'exécutif des six pays membres à cette réunion écarte toute tentation supranationale, même si le chef de la commission de Bruxelles est invité et participe aux travaux. Les décisions prises résulteront, comme il le souhaite, d'un accord unanime entre les chefs d'Etats. Le président français s'inscrit donc dans la continuité gaulliste. L'initiative de Georges Pompidou vise à éviter deux écueils : l'isolement diplomatique de la France et un risque de stagnation de l'Europe qui vient d'atteindre son objectif initial de réduction des droits de douane. Il propose donc d'agir sur trois axes : achèvement - approfondissement - élargissement. Le premier concerne l'obtention d'un règlement financier pour consolider la PAC. Le deuxième consiste à renforcer la convergence des domaines politiques et économiques. L'élargissement répond aux demandes d'adhésion à la communauté du Royaume-Uni, de l'Irlande, du Danemark et de la Norvège.

Georges Pompidou obtient satisfaction sur la plupart des points. Le président français accepte que la commission conduise les négociations au nom des six dès lors que les conditions d'entrée ont été fixées, portant sur le respect « des structures et acquis communautaires ». Les négociations avec les Britanniques se révèlent délicates. Les discussions portent essentiellement sur la contribution financière de la Grande-Bretagne et l'acceptation de la politique agricole. Le rôle de la Livre sterling et les relations commerciales avec les partenaires du Commonwealth sont aussi des sujets de discorde. Georges Pompidou, tout en laissant la commission négocier, a toujours maintenu des relations bilatérales avec le Royaume-Uni. Il rencontre le 20 et le 21 mai 1971 le premier ministre britannique Edward Heath ; ensemble, ils trouvent des compromis qui permettent d'avancer jusqu'à la signature du traité.

Le président français trouve à l'entrée des Britanniques dans la CEE un double avantage : ce puissant partenaire avec lequel la France entretient des relations de coopération industrielle (le Concorde) est un contrepoids à la puissance allemande. C'est aussi un allié contre les dérives éventuelles des autres partenaires vers des institutions supranationales. Pour Edward Heath, premier ministre conservateur et europhile, l'entrée dans l'Europe est l'occasion de resserrer les liens avec ses principaux partenaires économiques, à une époque où sa puissance impériale n'est plus qu'un souvenir. Le Royaume-Uni entraîne dans son sillage trois autres partenaires (Irlande, Danemark, Norvège) avec lesquels il entretenait des relations économiques au sein de l'AELE (Association Européenne de Libre Echange). Conformément à la tradition gaullienne et à la lettre de la constitution qui l'y autorise, le président Pompidou invite les Français à approuver par référendum le traité d'adhésion à la CEE. Le oui l'emporte nettement avec 68,3 % des suffrages exprimés, mais la participation est médiocre avec presque 40 % d'abstention.

Bibliographie :

BISTCH Marie-Thérèse, Histoire de la construction européenne, Georges Pompidou et l'Europe, Actes du colloque du CNRS, les 25 et 26 novembre 1993, Éditions Complexe, février 1995.

Claude Robinot
Éclairage média

Dans le domaine médiatique, comme dans le domaine politique, le président Pompidou est dans la continuité des pratiques définies par son prédécesseur. Les conférences de presse, les allocutions et messages télévisés qu'il adresse aux Français adoptent peu ou prou le même dispositif et la même solennité. La salle des fêtes de l'Elysée ou le bureau présidentiel sont le cadre immuable de ces prises de parole. Le président Pompidou, comme le général, est filmé de face, cadré au centre de l'image. L'ensemble reste statique même si le réalisateur se risque à quelques mouvements de caméra pour resserrer ou élargir le cadre. Derrière cette continuité on peut apercevoir quelques évolutions, quelques singularités, qui trahissent la marque personnelle du chef de l'Etat. Dans une conférence de presse du 21 janvier 1971, à propos des relations franco-britanniques, le président - agrégé de Lettres - n'avait pas résisté au plaisir de citer Rimbaud "ah que le temps vienne où les cœurs s'éprennent".

La campagne électorale pour le référendum du 23 avril 1972 se déroule en partie sur les ondes de la radio et à l'ORTF. Le président prononce deux allocutions télévisées. La première, le 11 avril, lance la campagne officielle. Pompidou invite les Français à lui accorder un Oui massif. La deuxième, le 21 avril, intervient en clôture, après que les partis politiques représentés à l'assemblée nationale se soient exprimés. Cette organisation explique le sens de la phrase et le ton qu'adopte le président quand il commence son allocution : « Sur ce référendum, sur la réponse à apporter, tout vous a été dit et dans tous les sens ». Georges Pompidou adopte la posture du chef de l'Etat, arbitre impartial au-dessus des partis. Devant la nation à qui il s'adresse directement, il entend présenter une dernière fois les enjeux du scrutin.

Cet exercice rhétorique s'appuie sur une argumentation politique classique : la France doit s'ouvrir aux autres sous peine de dépérir. Les mots sont appuyés sur une gestuelle signifiante et maîtrisée. Le président ouvre les bras quand il propose d'accueillir l'Angleterre et d'autres pays. Il pointe un doigt vers la caméra quand il rappelle aux électeurs que c'est à eux que revient la décision. Georges Pompidou, tout en respectant la continuité gaulliste, imprime discrètement sa marque personnelle.

Bibliographie :

COINTET Jean-Paul, LACHAISE Bernard, TRICAUD Sabrina, Georges Pompidou et Les Elections, 1962-1974, Ed Peter Lang, 2008.

Claude Robinot
Transcription

DIDASCALIE

(Musique)
Georges Pompidou

Voici qu’approche l’heure de votre décision. Sur ce referendum, sur la réponse à apporter, tout vous a été dit et dans tous les sens. Je voudrais en quelques mots vous ramener à l’essentiel. Faut-il nous engager hardiment dans la voie de la construction européenne ? J’affirme que oui. A l’époque des superpuissances, une nation comme la France ne peut préserver sa pleine existence politique, économique, monétaire qu’en s’unissant étroitement à ses voisins. Faut-il ouvrir les portes de l’Europe à 4 nouveaux pays dont l’Angleterre ? J’affirme que oui. L’Angleterre a maintenant accepté toutes les règles communautaires. Lui refuser l’entrée condamnerait le marché commun à dépérir d’une maladie de langueur. En l’accueillant, nous donnerons à l’Europe sa véritable dimension. Nous accroîtrons ses possibilités économiques, politiques, sociales. Mais, et j’insiste là-dessus, nous ne devons pas nous laisser aller aux facilités de l’illusion. Les problèmes sont nombreux dans l’Europe des 10. Le chemin que nous allons prendre est semé d’incertitudes et de contradictions. Chaque nation arrive, fermement décidée à défendre ses propres intérêts. Bien naïfs sont ceux qui n’en ont pas conscience. Et peut-être se révèlera-t-il des divergences d’appréciation, en particulier sur les rapports de l’Europe avec le monde extérieur. Y a-t-il là motif à refuser ? Bien au contraire. Chaque fois que la France a voulu se boucher les yeux devant les réalités, se réfugier dans la passivité ou l’abstention, elle l’a chèrement payé par l’abaissement politique et par la médiocrité matérielle. Le choix s’impose. Il faut aller de l’avant. Mais pour cela, il faut que la France soit plus que jamais unie et résolue. Cette résolution, c’est à vous de l’affirmer dimanche.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 01:44

Si nous attendons Pompidou pour résoudre les difficultés de l'Europe... l'affaire est sur une pente dangereuse.

Ce qui est évident en revanche c'est que si les britons restent dans l'Europe avec un statut sur mesure en bénéficiant des avantages négociés par leur premier ministre il convient de s'attendre fort logiquement aux demandes d'aménagement des règles que les autres pays pourront à juste titre demander.
Comment refuser aux uns ce que l'on accorde à l'autre ?

Dans ce cas de figure en effet il serait anormal que l'Angleterre ait un statut particulier et que les autres pays soient tenus de se satisfaire du sort commun.

Il va y avoir du sport en perspective...

On peut s'interroger à juste titre sur la survie de l'institution dans sa forme actuelle.

Dans le cas contraire si les Anglais s'en vont et que la grogne persiste dans les différents pays il sera difficile de maintenir l'actuelle structure en l'état.

Conclusion : il y a des sinécures qui sont en danger !



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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 02:22

tonton christobal a écrit:
Si nous attendons Pompidou pour résoudre les difficultés de l'Europe... l'affaire est sur une pente dangereuse.


Sachant quand même que l'Union ne fonctionnait pas trop mal jusqu'aux cinquième et sixième élargissements de 2004 et 2007...

En 2004 pour certains le "plombier polonais" tenait du fantasme....  On mesure aujourd'hui le résultat...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 03:14

a.nonymous a écrit:



Sachant quand même que l'Union ne fonctionnait pas trop mal jusqu'aux cinquième et sixième élargissements de 2004 et 2007...

En 2004 pour certains le "plombier polonais" tenait du fantasme....  On mesure aujourd'hui le résultat...

Nous sommes dans un pays où on excuse l'incendiaire et où on sanctionne celui qui sonne le tocsin... Au royaume des doctrinaires la logique et la réflexion n'ont pas leurs places.

Aujourd'hui je lis que DUFLOT se plaint des mesures de sécurité prise lors de la manifestation de ce jour (nous sommes toujours en état dit d'urgence...)
http://actu.orange.fr/politique/videos/dispositif-de-securite-a-bastille-ils-ont-quand-meme-un-peu-disjoncte-s-insurge-duflot-VID00000029u0n.html

c'est en gros une insulte aux bons citoyens... on oublie ce qui s'est passé les jours précédents avec les mêmes organisateurs... nous sommes dans la logique Duflot ! et elle est élue, ex ministre... tout va bien !

A ce niveau d'inconséquence on dépasse les bornes de l'entendement.

POur l'Europe il en est de même : doctrine du cul par dessus tête généralisée.
Le commissaire européen Frits Bolkestein ( né en 33, la politique européenne ça conserve) qui se foutait des gens craignant le "plombier polonais" est toujours dans les sphères dirigeantes de boites internationales... avec lui et ses semblables l'usine à gaz est sur les rails.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 17:21

Maintenant nous connaissons le résultat...
Rassurez vous on va continuer comme d'habitude avec les mêmes... on ne traitera pas les raisons qui mécontentent les électeurs.
Comment des gens qui pensent à l'envers depuis des dizaines d'années pourraient ils retrouver le chemin du bon sens ?

Tout va bien ! continuons à pondre de nouvelles normes, intervenons à tout bout de champ dans les affaires internes des divers pays et surtout sanctionnons ceux qui pensent mal et deviennent majoritaires le tout au nom de la démocratie.

Que les Britanniques restent ou quittent l'Europe à la limite ce n'est plus le problème.

De toute manière l'union sous sa forme actuelle était condamnée.

La question majeure est de savoir si ceux qui sont installés dans leur sinécure sont capables de se remettre en cause et de faire évoluer de manière cohérente l'Union.
A moins que la solution passe par un gigantesque coup de balai et un renouvellement de la classe politique... mais ça c'est du populisme !

NB : il va être intéressant d'aller rapidement s'offrir un Burberry à Londres
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:17

Ce qui est intéressant dans ce résultat c'est la cartographie des votes In et Out. Avant que ce soit l'Europe qui risque d'exploser, ce sera peut-être La Grande Bretagne qui va perdre sa grandeur. Les Ecossais et les Irlandais souhaitant a priori prendre en compte le résultat favorable du In sur leur territoire.

Pour ce qui est des des effets secondaires sur la grandeur de la City, attendons un peu pour voir si le scénario que j'évoquais Ven 17 Juin 2016, 18:44 va ou non se concrétiser.
Certains ont apprécié la crise des surprimes aux Etats Unis, on va regarder cela avec intérêt bien sûr, y compris côté du Common Wealth.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:21

Lorsque l'on se pose les mauvaises questions on trouve rarement les bonnes réponses.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:36

Le Brexit n'était pas une bonne question?
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:38

Il existe toujours des europtimistes :

Cinq raisons pour que Londres parte
Vu de Bruxelles, les dirigeants européens ne seraient pas fâchés d’un Brexit, même si peu d’entre eux l’affirment en public. Ainsi débarrassés des fréquents blocages de Londres, ils pourraient enfin relancer l’Union.
()
Passage en revue des principales raisons pour lesquelles le leave, vu d’Europe, doit l’emporter.
(Jean Quatremer, 22.06.2016)
http://www.liberation.fr/planete/2016/06/22/cinq-raisons-pour-que-londres-parte_1461345

Toutefois, son argumentation ne mentionne pas deux points de blocage hors british : les divergences croissantes entre pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest ; les capacités limitées d'initiative qu'ont montré des dirigeants actuels à l'Ouest. Surtout depuis 4 ans...
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:54

La bonne question serait pourquoi l'Europe en est elle arrivée à ce point ?

Mais comme elle remet en cause ceux qui la dirigent en dépit du bon sens et en même temps ceux qui ont monté l'usine à gaz...

Pour ce qui concerne l'unité de la Grande Bretagne, l'Ecosse et le reste ce sera comme ce qui est entrain de se passer avec la Catalogne en Espagne.
Les instances européennes qui prône le retour des régions (cf les langues régionales) aux dépends des états (c'est plus facile à manœuvrer)  ne vont pas pleurer si les pays importants éclataient.

Pour ce qui concerne les états de moindre importance on peut leur marcher dessus comme pour le dossier "migrants" et ce d'autant plus facilement que ces pays qui se développent attendent le fric européen.

C'est une approche assez différente du ronron dont on nous berce...

Fin
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:58

J'aurai plutôt dit début. Comme quoi. Ceux qui prenaient un malin plaisir à bloquer ne vont plus être là pour perturber la construction de l'Europe. Bruno Lemaire définit bien la problématique. Sans préjuger des initiatives à venir des uns et des autres.

Le Royaume-Uni s'est prononcé jeudi à 51,9% en faveur d'une sortie de l'Union européenne. "Je n'ai pas à juger la décision des Britanniques. C'est leur choix souverain", a réagi vendredi matin sur France Info, Bruno Le Maire, député Les Républicains de l'Eure et ancien ministre de l'Agriculture. "C'est la fin d'une certaine Europe et ce doit être le début d'une nouvelle Europe", a ajouté le candidat à la primaire de la droite.

Mais pour Bruno Le Maire, c'est "une chance historique pour la France de reprendre le leadership sur la construction européenne et de proposer très rapidement une réorientation de la construction européenne. Une Europe qui aurait des frontières, qui défendrait enfin ses intérêts économiques, une Europe qui serait capable de garantir la sécurité des citoyens européens."

Une des leçons fortes de ce scrutin, "c'est que lorsque l'Europe ignore les peuples, les peuples se vengent de l'Europe parce qu'on ne fait pas attention aux souffrances des peuples. La leçon du vote britannique elle est là. On se réinvente ou on disparaît", a estimé le député de l'Eure.
Bruno Le Maire (LR) veut consulter "peuple français sur (une) nouvelle orientation européenne"

Si on organisait un référendum en France, "évidemment que c'est le non qui l'emporterait", a estimé Bruno Le Maire. Donc pour lui, "il ne s'agit pas de demander aux Français s'ils veulent sortir ou rester dans l'Union européenne. Mais de dire, voilà le nouveau projet sur lequel nous avons travaillé avec l'Allemagne et les six pays fondateurs. C'est une Europe avec des frontières claires, déterminées, stables, qui n'inclut pas la Turquie". "Je propose que nous consultions le peuple français sur cette nouvelle orientation européenne", a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

"Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre qu'une Europe, sans cap, ni chef, est une Europe qui mourra. Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre qu'une Europe qui tourne en rond dans ses certitudes technocratiques est une Europe à laquelle les peuples diront non. La France a une responsabilité historique", a demandé Bruno Le Maire.

Pour l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, "on ne peut plus imaginer la France sans la construction européenne" mais "elle ne va pas dans le bon sens. Il faut donc la réorienter". "Le projet que je propose c'est des frontières, la défense de nos intérêts économique, la capacité à protéger les Français et les Européens contre les menaces, en particulier le terrorisme et l'afflux de réfugiés", a-t-il poursuivi.


Toutes les questions étaient sur la table et chacun y allait de sa surenchère. Les nationalistes ont mieux relayer les discours populistes que les autres, et maintenant?
On va avoir grandeur nature pour les deux ans à venir (le délai réel pour enregistrer une telle décision) les effets induits de cette sortie. On peut penser raisonnablement que dans le très court terme, les nationalistes vont poursuivre leur ascension médiatique, sauf si les marchés financiers en décident autrement. Le retour aux années 30 se précisant un peu plus.



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 19:59

salamandre a écrit:
Il existe toujours des europtimistes :

Cinq raisons pour que Londres parte
Vu de Bruxelles, les dirigeants européens ne seraient pas fâchés d’un Brexit, même si peu d’entre eux l’affirment en public. Ainsi débarrassés des fréquents blocages de Londres, ils pourraient enfin relancer l’Union.
()
Passage en revue des principales raisons pour lesquelles le leave, vu d’Europe, doit l’emporter.
(Jean Quatremer, 22.06.2016)
http://www.liberation.fr/planete/2016/06/22/cinq-raisons-pour-que-londres-parte_1461345

Toutefois, son argumentation ne mentionne pas deux points de blocage hors british : les divergences croissantes entre pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest ; les capacités limitées d'initiative qu'ont montré des dirigeants actuels à l'Ouest. Surtout depuis 4 ans...

Je vous trouve bien optimiste en disant "les capacités limitées d'initiative qu'ont montré des dirigeants actuels à l'Ouest. Surtout depuis 4 ans..." pour ce qui est de notre pays les initiatives sont plus proche du néant que d' autre chose.
Pas d' explications sur le fonctionnement de l' Europe, pas d' initiatives (sauf en parole pendant la dernière campagne présidentielle) ou non tenues.

Que la Grande Bretagne quitte la communauté est-ce un désastre? Mais y ait elle réellement entrée?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 20:02

Pas de temps à perdre dans des débats vains, des sodomisations de mouches, des interprétations vaseuses... le tout se terminant pas le bouclage du fil.
Chacun est libre d'avoir son avis et de ne pas en changer...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 20:19

Le début, disais-je. On va donc pouvoir l'évoquer sans changer d'avis, mais en faisant en sorte précisément que ce fil ne soit pas bouclé. Sans employer aucun mot d'oiseau déplaisant. D'ailleurs, il serait sympa de la part du webmaster de réouvrir le sujet sur Trump et son traitement des médias, comparable à celui de Marine Lepen pour l'occasion...

http://www.20minutes.fr/monde/1871875-20160623-brexit-5-questions-table-negociations-entre-ue-royaume-uni

Plus de 40 ans de mariage… et un divorce qui pourrait prendre de nombreuses années. Alors que les partisans du « Leave » l’ont emporté, vendredi, la Grande-Bretagne et l’Union européenne plongent dans une situation inédite, les obligeant à bâtir une nouvelle relation pleine d’incertitudes.

Tour d’horizon des questions sur la table des négociations.

Que fera l’UE vendredi?

Une réunion au sommet est déjà prévue ce vendredi matin à Bruxelles entreles présidents de la Commission, Jean-Claude Juncker, du Conseil européen, Donald Tusk, et du Parlement européen, Martin Schulz. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de l’UE (réunion des Etats membres), y participera également.
Une session plénière extraordinaire du Parlement européen est aussi envisagée dans les jours qui suivent, tandis qu’un sommet des dirigeants des Etats membres est programmé les 28 et 29 juin à Bruxelles.

Quel cadre juridique ?

Une procédure de retrait de l’UE a bien été prévue dans les traités : il s’agit de la « clause de retrait » (article 50), introduite par le traité de Lisbonne (2009). Elle définit les modalités d’un retrait volontaire et unilatéral, qui est un droit ne nécessitant aucune justification.
Une fois la décision prise, Londres devrait négocier un « accord de retrait », conclu au nom de l’Union par le Conseil de l’UE (qui réunit les 28 États membres), à une majorité qualifiée, après approbation du Parlement européen.

Les traités européens cesseraient de lui être applicables à partir de la date d’entrée en vigueur de cet « accord de retrait ». Ou bien deux ans après la notification du retrait, si aucun accord n’a pu être conclu dans l’intervalle. L’UE et Londres pourraient toutefois décider de proroger ce délai d’un commun accord.

« Dix ans d’incertitudes » ?

Si la procédure du divorce existe, elle n’a encore jamais été utilisée : d’où de nombreuses interrogations sur les tractations indispensables pour définir une nouvelle relation en cas de victoire du Brexit, après quatre décennies qui ont imbriqué le Royaume-Uni et le reste de l’UE.
Cette nouvelle relation devra-t-elle être réglée dès l’accord de retrait ? Ou faudrait-il deux négociations séparées ? La deuxième option semble la plus probable. Londres devrait aussi modifier sa législation nationale pour y remplacer la multitude de textes découlant de sa participation à l’UE, comme dans le domaine des services financiers.

« Il est probable que cela prendrait longtemps, d’abord pour négocier notre sortie de l’UE, ensuite nos futurs arrangements avec l’UE, et enfin nos accords commerciaux avec les pays hors UE », souligne le gouvernement britannique dans une étude communiquée au Parlement en février.
Il y évoque « jusqu’à une décennie d’incertitudes » qui pèseraient sur les marchés financiers ou encore sur la valeur de la livre. Donald Tusk a lui évoqué une procédure de divorce de sept ans. « Tout serait bouclé d’ici la fin 2019 », a assuré de son côté un ministre eurosceptique britannique, Chris Grayling.

Quel modèle : la Norvège, la Suisse ?

L’hypothèse la plus simple serait que le Royaume-Uni rejoigne l’Islande ou la Norvège comme membre de l’Espace Économique européen (EEE), ce qui lui donnerait un accès au marché intérieur. Mais Londres devrait alors respecter les règles contraignantes de ce marché, sans participer à leur élaboration et devrait verser une forte contribution financière.

Un autre scénario serait de suivre l’exemple suisse. Mais « il est peu plausible que le Royaume-Uni veuille emprunter cette voie », estime l’ancien juriste en chef du Conseil de l’UE, Jean-Claude Piris, aujourd’hui consultant.

Dans une étude sur les scénarios d’un Brexit, il relève que la Suisse a conclu plus d’une centaine d’accords sectoriels avec l’UE, excluant les services, et que l’Union est aujourd’hui insatisfaite de sa relation avec Berne.

Parmi les autres options : la conclusion d’un accord de libre-échange avec l’UE, ou une union douanière comme avec la Turquie. En l’absence d’accord, le Royaume-Uni « deviendrait simplement, à partir de la date de son retrait, un État tiers vis-à-vis de l’UE, comme les États-Unis ou la Chine », observe Jean-Claude Piris.

Quel que soit le scénario, il n’y a qu’une alternative pour Londres, analyse-t-il : devenir « une sorte de satellite de l’UE » ou faire face à « de plus hautes barrières entre son économie et son principal marché ».

Quel impact pour les Britanniques dans l’UE ?

Londres devrait négocier ce que deviendrait le statut de ses quelque deux millions de ressortissants vivant ou travaillant dans l’UE. Leurs droits à la retraite ou encore leur accès à des services de santé dans les 27 autres pays de l’Union seraient en effet remis en cause.

« Les citoyens du Royaume-Uni résidant à l’étranger, dont ceux qui ont pris leur retraite en Espagne, ne pourraient pas supposer que ces droits seront garantis », observe le gouvernement britannique dans son étude. Et chaque droit qui serait négocié en faveur des Britanniques dans les pays de l’UE devrait se faire sous condition de réciprocité pour les ressortissants de l’UE au Royaume-Uni, note-t-il.


Caméron va démissionner, c'est déjà un aveu de sa maladresse. Ces "conditions pour rester" (le post d'ouverture) sont bien loin. Il a voulu jouer au référendum à des fins internes.  Bon, maintenant que le débat va s'extérioriser, on va mesurer le poids de la facture. Première évaluation : La Banque d'Angleterre prête à débloquer 326 milliards d'euros...

Pour ramener cela à l'échelle de quelques décisions françaises, le CICE ce n'est que "11 milliards" et cela a suffi à foutre la merde dans tous les collectivités locales en privant ces organismes de la manne de leurs propres investissements.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 20:34

@ mamiea : "proche du néant" en effet, c'est plus direct comme formulation. Si Hollande s'est porté au secours de Tsipras, pour lui épargner le Grexit, le résultat principal (pour les autres pays) est d'augmenter encore le gros paquet de milliards prêtés à la Grèce et sans doute jamais remboursés.

last news :
"David Cameron resigns after Britain votes leave" (Guardian) ; "David Cameron annonce sa démission prochaine" (Figaro)
Un premier ministre anglais, ça gagne un référendum ou ça démissionne !
C'est pas avec un président en France qu'on verrait ça (en tout cas depuis presque 50 ans : de Gaulle en 1969)

"The pound suffers worst fall ever" (plus forte chute de la livre de son histoire) : à nous les petites anglaises (vacances) pas cher. Pour changer des manifs à Paris...


Dernière édition par salamandre le Ven 24 Juin 2016, 21:07, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 21:02

L'Angleterre fait ses choix, ce qui adviendra d'elle c'est son problème.
Ce qui intéresse les Européens en général et moi en particulier est : va t on accepter longtemps une direction erratique qui conduit l'Europe avec ou sans les Anglais dans le mur ?
Tout le monde est d'accord pour constater que l'affaire fonctionne mal ou pas mais on ne fait rien pour modifier les données du problème.

Les brillantes initiatives d'Angie la teutonne avec les migrants, la manière aussi autoritaire que désordonnée dont le dossier n'a pas été et n'est toujours pas traité, la rocambolesque affaire des Grecs, les divagations turques et quelques autres loupés de grande classe le tout couronné par une  inefficacité permanente ne sont pas sans influence sur la suite des évènement.

Si le problème essentiel de l'Europe est constitué par la Grande Bretagne, à partir de maintenant tout va bien fonctionner... Peut on sérieusement le penser surtout en gardant les mêmes principes de travail et les mêmes dirigeants ou leurs clones ?

Problème une fois de plus mal posé débouchant sur une solution convenable introuvable...
Comme d'habitude du verbiage, une position doctrinaire et on fonce sur la mauvaise route parce qu'il est interdit d'en changer !
Ce verrouillage est symptomatique de l'aveuglement du politicard ou du technocrate qui protège sa rente de situation... si le technocrate est aussi politicard la voie royale est ouverte à ceux qui veulent flanquer l'affaire par terre.

Un mot qui mérite réflexion : si on ne fait pas partie de la solution c'est que l'on fait parti du problème...
Depuis le temps que nous avons les mêmes aux manettes de l'Europe et que l'on trouve toujours des explications aux multiple échecs peut être est il venu le moment de s'interroger sur ceux qui la dirigent.

Grande nouvelle : ce matin les Anglais on décidé de quitter l'Europe... mais le soleil s'est tout de même levé ! sans doute grace à Juncker... ou à flanbi.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 21:25

Qui est IN, qui est OUT ? Une carte parlante :



http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/24/01003-20160624ARTFIG00139-brexit-les-resultats-du-vote-region-par-region.php
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 21:27

Et comme les choix de l'Angleterre n'ont pas d'influences sur le cours des bourses mondiaux on va encore continuer à compter les immigrés de Calais plutôt que les billets de banque qui s'évaporent pour l'Eurostar. Tout un symbole en effet. Mais bon, le coût des vacances en Grande Bretagne va baisser.

Aucune entreprise ne symbolise mieux le lien entre la Grande-Bretagne et le continent. Vendredi matin, comme un sismographe, l’action Eurotunnel a plongé de 34 % après les résultats du référendum organisé jeudi 23 juin. Après avoir été longtemps incotable, sous l’effet d’un afflux d’ordres de vente, la valeur de la société a fondu en quelques minutes de 2,2 milliards d’euros. Le titre remontait ensuite légèrement pour limiter la baisse à 14 % en milieu de matinée.

Pour les investisseurs, la sortie des Britanniques de l’Union européenne ne peut qu’être néfaste à l’exploitant du tunnel sous la Manche, malgré les messages rassurants de son PDG : « L’issue du référendum ne devrait pas affecter les activités de la concession du tunnel sous la Manche et Groupe Eurotunnel maintient par conséquent ses objectifs », a affirmé Jacques Gounon dans un communiqué publié juste avant le début des transactions en Bourse.

Depuis l’ouverture du tunnel en 1994, toute l’activité du groupe est liée aux relations de plus en plus nourries entre le Royaume-Uni et le reste de l’Europe. Aux yeux des analystes, la victoire du camp du « Leave », la volonté d’indépendance marquée par les Britanniques, risquent donc de pénaliser directement Eurotunnel.

Comme le « Brexit » a immédiatement fait chuter de 10 % la livre sterling la faisant tomber à son plus bas niveau depuis 1985 par rapport au dollar. Cette dévaluation va entraîner une forte hausse des prix pour les vacanciers britanniques à l’étranger. Elle ne peut donc que les inciter à moins bouger, donc à moins emprunter l’Eurostar ou les navettes qui passent dans le tunnel.

Super on aura moins de britanniques au pied de la Tour Eiffel.  What a Face Et on verra moins de camions emprunter l'A86 par l'Est. affraid

Côté météo, on dit mariage pluvieux, mariage heureux ; or cette nuit, il y a eu un gros orage sur Londres à l'annonce du divorce. Alors c'est vraiment bête que le soleil soit déjà revenu au moment de l'ouverture des marchés financiers.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 21:55

Gros avantage on va pouvoir se payer des baraques dans le sud ouest et de appartements sur la cote d'azur ! le tout à des tarifs soldés !
De plus à nous les fringues griffées british... en solde avec une livre à la baisse.
Que du bonheur !

Pour les immigrés de Calais tout va bien... depuis quelques temps ils demandaient l'asile en France en ayant assez de se faire refouler par les britons, maintenant grâce à l'Europe portes ouvertes on va tous les récupérer et les british vont verrouiller un peu plus la frontière.
Comme les Anglais ne feront plus de contrôles en France ce sera pain béni il repartirons par le bateau qui les a amenés... une croisière gratos en fait !

De plus nous allons bénéficier de l'apport de ceux qui refluent des autres pays européens de l'espace Schengen dont les teutons et les pays nordiques ne veulent pas et qui ont découvert que pour s'installer c'était plus simple chez nous.

Deux ou trois évacuations de camp et on est "régularisé" et hop en avant pour les aides et le regroupement familial on fait venir la famille.

Nous multiplions nos chances pour la France !
C'est plus simple de bramer après les Anglais que de mettre en cause les prix Nobel à la tête de l'Europe qui nous expliquent depuis des mois qu'il faut accueillir et répartir...

Salauds d'Anglais ! ils ont brûlé Jeanne d'Arc et envoyé Napoléon à Ste Hélène et maintenant ils quittent l'Europe comme lorsqu'à Dunkerque ils nous ont laissé tomber sans compter Mers el Kébir !

Saboter une Europe qui fonctionnait si bien il n'y a qu'eux pour faire un coup pareil !

Si à cause des Anglais le tunnel sous la Manche qui a ruiné nombre d'épargnants depuis son ouverture perd du pognon je vais porter le deuil !
L'action eurotunnel depuis l'ouverture a été un gouffre pour les actionnaires...
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 24 Juin 2016, 22:45

"Par un processus libre et démocratique, le peuple britannique a exprimé sa volonté de quitter l'Union européenne. Nous regrettons cette décision mais nous la respectons", disent dans un communiqué le président du Conseil européen, Donald Tusk, celui du Parlement européen, Martin Schulz, le premier ministre néerlandais Mark Rutte, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil, et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission.
Ils ajoutent attendre désormais du gouvernement britannique qu'il applique "dès que possible" la décision des électeurs, "aussi pénible que puisse être le processus". "Nous sommes prêts à ouvrir rapidement des négociations avec le Royaume-Uni sur les modalités et les conditions de sa sortie de l'Union européenne", dit le communiqué
(Figaro 12:09)

En clair, c'est Cameron qui a la main.
Tous les présidents européens de ceci ou cela "attendent" donc ensemble qu'il prenne l'initiative.
Tandis que Cameron a déjà dit qu'il va démissionner et sera remplacé d'ici cet automne... "On" est bien parti pour "attendre" son successeur, coté initiatives.
Et les bourses et marchés, qui n'aiment pas l'incertitude, n'ont pas fini de s'émouvoir...
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