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 Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !

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tonton christobal

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MessageSujet: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 10 Nov 2015, 18:12

Rappel du premier message :

AFP 10-11-2015 - 06:45
Maintien du Royaume-Uni dans l'UE: Cameron dévoile ses conditions

Le Premier ministre britannique David Cameron doit officiellement dévoiler mardi sa liste de conditions pour garder le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les grandes lignes sont déjà connues. Le maître-mot aussi: plus de flexibilité.
Réclamée à cor et à cri par ses partenaires, la "shopping list" britannique doit enfin atterrir dans la boîte aux lettres du président du Conseil européen, Donald Tusk, pour être discutée ensuite par les 28 en décembre à Bruxelles. Les deux leaders se sont déjà entretenus au téléphone lundi pour préparer le terrain.
Pour accompagner le courrier, David Cameron a par ailleurs prévu un discours dans la matinée à Londres, alors que son lieutenant, le ministre des Finances George Osborne, ira à la rencontre du président de la Commission européenne dans la capitale belge.
Cette offensive coordonnée lance la dernière ligne droite menant au référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE qui doit avoir lieu d'ici la fin 2017 au plus tard, les prévisions les plus hardies évoquant le mois de juin 2016.
Les sondages promettent un certain suspense avec un électorat divisé entre pro et anti-UE, alors que les deux camps ont intensifié leur campagne depuis la rentrée.
David Cameron, qui dit n'avoir "aucun attachement sentimental à l'UE", prône pour sa part un maintien dans une union réformée. Mais s'il n'obtient pas les changements voulus, il n'exclut "rien", comme il l'a répété lundi devant le patronat.
"Je ne me satisfais pas du statu quo en Europe. Les changements que je veux sont de taille et il est vital qu'on les obtienne", a-t-il martelé avant d'énumérer les quatre grands axes de réforme: "une Europe plus compétitive, une exemption de la nation d'union toujours plus étroite, plus d'égalité entre membres et non-membres de la zone euro et une réduction de la pression migratoire".
- 'Les autres pensent toujours qu'on bluffe' -
Si les spécialistes s'accordent à dire que "le diable sera dans les détails", ils jugent possible un accord sur les trois premières revendications. Elles servent d'abord à graver dans le marbre le statut spécial dont le Royaume-Uni bénéficie déjà dans les faits en ne participant pas à l'euro ou à l'espace Schengen.
La quatrième condition, qui consiste à priver les immigrés de l'UE de certaines prestations sociales, risque en revanche de rencontrer une franche hostilité.
Au sein même du camp de David Cameron, on s'interroge sur le caractère légal d'une telle mesure par rapport aux principes de libre circulation et de non-discrimination entre travailleurs européens.
"Notre ambition sur la question n'a absolument pas varié. J'ai été très clair avec mes collègues européens là-dessus", a pourtant assuré M. Cameron.
Selon lui, les quatre revendications peuvent "se résumer en un seul mot: flexibilité". Si "cette organisation", comme il aime appeler l'UE, est "suffisamment flexible, nous allons rester. Sinon, il faudra sérieusement se poser la question de savoir si le Royaume-Uni y est à sa place", a-t-il souligné.
En attendant, les Britanniques continuent à s'interroger sur les chances de leur Premier ministre d'obtenir mieux que quelques retouches cosmétiques.
"Vous savez quoi? Les autres pays européens pensent toujours qu'on bluffe. Nos amis et partenaires ne peuvent pas imaginer qu'on soit assez fous pour quitter l'UE (...) mais si nous voulons réussir cette négociation et rester dans une UE réformée, ils doivent comprendre que nous sommes très sérieux", écrit Boris Johnson, le maire de Londres, dans sa chronique hebdomadaire pour le Daily Telegraph.
Successeur potentiel de David Cameron à la tête des conservateurs à l'horizon 2020, il suggère qu'il faudra peut-être passer d'abord par un non à l'UE pour vraiment être en position de renégocier les termes de la relation.
Mais David Cameron a répété lundi que la réponse à la question du référendum sera définitive. "No way back" (pas de retour en arrière possible), a-t-il dit.

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Ce sont sans doute les dernières brillantes prestations de nos dirigeants de l'UE qui vont inciter les Britanniques à rester...
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AuteurMessage
a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 00:16

L'édito du Monde...


"l’immigration, le contrôle des frontières, la dénonciation des centaines de milliers de travailleurs européens venus en Grande-Bretagne ont été au cœur des artisans de la campagne pour le « Brexit ». Ce fut même leur principal argument, celui sur lequel ils ont gagné. Le vote des Britanniques a été en fait un vote essentiellement anglais, émanation de l’Angleterre pauvre, malmenée par la mondialisation. Mais nombre d’entre eux le disent volontiers : le vote « Brexit » est plus anti-immigration qu’europhobe."


http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/06/25/le-vote-des-malmenes-de-la-mondialisation_4958072_3232.html a écrit:
« Brexit » : le vote des malmenés de la mondialisation

LE MONDE | 25.06.2016 à 11h44 • Mis à jour le 25.06.2016 à 12h37

Editorial du « Monde ». « Une bonne chose », a déclaré l’Américain Donald Trump à l’annonce de la décision des Britanniques, jeudi 23 juin, de sortir de l’Union européenne (UE). Ailleurs, partout, dans l’ensemble des 27 autres pays membres de l’UE, à l’extrême droite ou souvent aussi à l’extrême gauche, toutes les formations protestataires se sont félicitées de ce vote. Cette unanimité s’explique. Elle a un sens. Elle est fondée sur un malaise commun à l’ensemble du monde occidental – le vieux Nord riche – face au même phénomène : la mondialisation, à laquelle sont attachées les économies émergentes.

Trump, le candidat républicain pour le scrutin de novembre aux Etats-Unis, est farouchement protectionniste, comme l’était Bernie Sanders, celui qui fut longtemps le prétendant démocrate. Le promoteur immobilier new-yorkais veut taxer les importations chinoises et protéger de la concurrence des secteurs entiers de l’industrie américaine. A l’encontre de Sanders, cette fois, Trump s’en prend aussi à l’autre face de la mondialisation : l’immigration. Il veut sceller les frontières du pays, interdire l’entrée des Etats-Unis aux musulmans et chasser 11 millions de travailleurs illégaux venus du sud du Rio Grande.

Mais, pour nombre d’Européens, l’incarnation la plus immédiate de la mondialisation, c’est l’UE. L’Europe de Bruxelles, telle que l’ont voulue les Vingt-Huit démocraties qui la composent, a un profil bien précis : elle est libre-échangiste, elle assure la libre circulation des biens, des services et des capitaux entre ses membres, enfin, elle garantit à tous les ressortissants des Vingt-Huit la libre installation dans le pays de leur choix au sein de l’Union.

Or l’immigration, le contrôle des frontières, la dénonciation des centaines de milliers de travailleurs européens venus en Grande-Bretagne ont été au cœur des artisans de la campagne pour le « Brexit ». Ce fut même leur principal argument, celui sur lequel ils ont gagné. Le vote des Britanniques a été en fait un vote essentiellement anglais, émanation de l’Angleterre pauvre, malmenée par la mondialisation. Mais nombre d’entre eux le disent volontiers : le vote « Brexit » est plus anti-immigration qu’europhobe.

Derrière le thème fourre-tout de l’immigration, ce qu’on dénonce, à tort ou à raison, chez les Anglais les plus à la peine, c’est la pression à la baisse sur les salaires, sur les services publics et sur le niveau de l’école, qui serait due, selon eux, aux travailleurs étrangers et à leurs familles. La défaite est ici non seulement celle de David Cameron, mais plus encore celle du chancelier de l’Echiquier, George Osborne, qui, au nom d’un fondamentalisme budgétaire absurde, a procédé à une diminution irresponsable de l’Etat-providence.

Et qui sont les électeurs de Donald Trump, sinon ces Américains blancs, âgés de 50 ans et plus, déclassés, marginalisés, appauvris par la mondialisation ? Ou qui se perçoivent comme tels. A peu de chose près, le portrait de l’électeur protestataire en Europe est le même – une victime de l’énorme transition en cours dans le monde et qui, souvent dans une bouffée de nostalgie, voit dans l’immigration la cause première de ses difficultés. Ce grand malaise, qui est aussi culturel et touche également les classes moyennes, devrait être la préoccupation première des partis de gouvernement. Sauf à devoir être battus par des formations protestataires qui n’ont à vendre que des remèdes miracles – voire pire encore.
Source: http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/06/25/le-vote-des-malmenes-de-la-mondialisation_4958072_3232.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 01:34

Haro sur le populisme, clouons au pilori les "mauvais électeurs" au nom d'un engagement doctrinaire contestable mais inébranlable ne faisons rien contre les causes qui engendre le supposé populisme.

Il faut faire de la pédagogie aux chômeurs ! expliquer aux gens qui se paupérisent que c'est ainsi une sorte de fatalité, qu'il faut sans doute patienter en attendant le miracle... on augmentera les impôts chez nous, les écolos puniront les mauvais Français démunis qui ont de vieilles voitures en les empêchant de rouler et nul doute qu'avec de beaux discours et en continuant à faire n'importe quoi tout se passera bien !

Surtout ne rien toucher aux institutions européennes car ce sont des modèles de rigueur, d'efficacité et de bon sens. Résultat assuré aux prochaines élections.

Comme on le disait Talleyrand évoquant des nobles revenus en France lors de la restauration soit vingt ans après la révolution et qui se conduisaient comme précédemment : "Ils n'ont rien appris, ni rien oublié."  
Ce qui s'est comme nous le savons mal terminé... surprenant n'est ce pas ?

NB : POur éviter les mauvais votes, interdire totalement l'emploi des mots immigration et migrant... mais en laissant entrer tout le monde.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 01:51

Haro sur toutes surenchères national-socialistes surtout. Voir page précédente pour éviter toute redite.
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thierry

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 03:25

La classe politique, son inefficacité, son incompétence, ces recettes toutes faites,
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 04:54

Pour mémoire, à ce jour, le Royaume-Uni n'a même pas commencé à sortir de l'Union européenne : le référendum est consultatif, le vrai top départ officiel (du début des 2 ans de négociation de sortie) c'est le jour où le gouvernement britannique envoie sa lettre à Bruxelles. Et Cameron, en annonçant qu'il allait démissionner, a déjà délégué cela à son futur successeur.

Un honorable député britannique (parti conservateur) vient de déclarer tranquillement qu'un nouveau référendum n'est pas exclu, en fonction des événements...
Non ce n'est pas le cirque... les acrobates et funambules sont des gens beaucoup plus sérieux.
Mais voilà qui élargit encore l'éventail des suites possibles, sans parler des émois, émotions et agitations économico-financières.


Dernière édition par salamandre le Dim 26 Juin 2016, 15:08, édité 1 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 04:57

thierry a écrit:
La classe politique, son inefficacité, son incompétence, ces recettes toutes faites,

Mais quelles recettes? A part deux ou trois européens convaincus qui parle de l' Europe dans les élections (même les européennes!) Quel projet pour relancer la coopération ? Quel projet politique pour revoir nos habitudes (je parle de celle de nos dirigeants)? Quelles explications données aux peuples pour expliquer la construction Européenne?
Nos dirigeants comprennent-ils qu' a force de nous prendre pour des idiots, de nous promettre la Lune, Mars et Jupiter ils découragent les progressistes et encouragent les extrêmes. Quand ces trouillards compulsifs (c' est une nouvelle pathologie se signalant par le vote de directives et le refus de les reconnaitre: signe distinctif: c' est pas moi, c' est Bruxelle) se soigneront-ils et prendront leurs responsabilités!

Petit complément pour Salamandre :

http://www.liberation.fr/planete/2016/06/24/petit-mensonge-entre-amis-du-leave_1461805 a écrit:
Alors que le «out» l'a emporté, Nigel Farage, leader de l'Ukip, le parti eurosceptique, revient déjà sur l'une des promesses de campagne du «leave».

Comme quoi en Grande Bretagne, aussi, il y a des menteurs et des électeurs floués.

Et tant qu' a faire une autre :
http://www.20minutes.fr/monde/1873067-20160625-brexit-boris-johnson-bouffon-reve-nouveau-premier-ministre-britannique a écrit:
« Nous ne pouvons pas tourner le dos à l’Europe ». Après avoir mené une campagne particulièrement violente en faveur du Brexit, Boris Johnson s’est attaché vendredi à éteindre le feu qu’il avait lui-même allumé. « Rien ne changera à court terme si ce n’est que le travail devra démarrer pour appliquer la volonté du peuple et sortir de ce système supranational », a-t-il affirmé. Oubliée la comparaison entre Bruxelles et Hitler essayant de créer un super-Etat, la peur d’une vague de millions d’immigrés prête, selon lui, à déferler sur les côtes britanniques : « Une vague d’assassins, de terroristes et de kidnappeurs venus de pays comme la Turquie ». Assagi Boris Johnson ? Plutôt tacticien. En boutant le Royaume-Uni en dehors de l’Union Européenne, il se place désormais comme le favori pour remplacer David Cameron au 10, Downing Street. D’où l’importance de se positionner en futur Premier ministre.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 08:43

http://www.marianne.net/les-tribunaux-islamiques-toleres-au-royaume-uni-100243290.html

Les tribunaux islamiques tolérés au Royaume-Uni
Dimanche 29 Mai 2016 à 11:25
Xavier Frison
Outre-Manche, l'Etat s’accommode de dizaines de structures officieuses qui disent le droit selon les principes édictés par la charia. Même si une enquête vient d'être lancée par les autorités qui s'inquiètent du sort réservé aux droits des femmes, fermer ces "tribunaux" illégaux n'est pas à l'ordre du jour.
Où s'arrêteront les dérives du communautarisme ? Au Royaume-Uni, au moins une trentaine de tribunaux islamiques officieux, ou "conseils de la charia", officient en toute impunité. Un scandale pour les autorités ? Pas vraiment, puisque le ministère de l'Intérieur britannique, qui lance tout de même une enquête sur le phénomène, reconnaît le rôle positif pour les croyants de ces assemblées...
Le Home office anglais a tout de même fini par s'inquiéter des discriminations que pourraient subir les femmes dans ces juridictions parallèles, puisqu’on y traite beaucoup de mariages et de divorces. Les autorités britanniques redoutent ainsi des mariages forcés et des divorces contraints, sans l'assentiment des femmes concernées. Mais, au nom de la tradition communautariste en vigueur outre-Manche, fermer ces "charia's courts" n'est pas à l'ordre du jour.
Les tribunaux islamiques ne sont pas légalement reconnus sur le sol britannique mais, rapporte le quotidien anglais The Independent, la ministre de l'Intérieur Theresa May souligne que de nombreux Britanniques suivent des codes et pratiques religieux et qu'à ce titre, les conseils de la charia leur offrent selon elle un guide précieux. "Il n'y a qu'un seul État de droit dans notre pays, qui donne des droits et des garanties à chacun des citoyens", rappelle toutefois la patronne du Home office, admettant qu'"un certain nombre de femmes auraient été victimes de ce qui apparaît comme des décisions discriminatoires prises par les conseils islamiques".
Ces tribunaux de l'ombre ne reconnaissent en effet pas forcément les divorces ou mariages civilement conclus devant les autorités officielles, explique The Independant. Or, sans surprise, les femmes ne partent pas du même pied que les hommes dans ces conseils de la charia. Selon les préceptes de la loi islamique, pour divorcer, un homme doit se contenter de répéter trois fois "Je divorce de toi" à son épouse. La femme, elle, a besoin de l'assentiment d'hommes de foi. À défaut, elle risque d'être considérée comme adultérine en cas de remariage.
Cette justice à deux vitesses, où s'affrontent droit civil et droit religieux, semble néanmoins être entrée dans les moeurs outre-Manche. Selon le correspondant du Figaro à Londres, "il n'est pas rare de voir des avocats inscrits au barreau recevoir une formation sur les préceptes de la loi islamique, afin d'en tenir compte dans les procédures civiles concernant leurs clients musulmans." Les résultats de l'enquête du ministère de l'Intérieur britannique sont attendus l'année prochaine.

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http://www.lefigaro.fr/international/2014/03/27/01003-20140327ARTFIG00078-des-avocats-britanniques-enjoints-de-respecter-la-charia.php?redirect_premium

Des avocats britanniques enjoints de respecter la charia
Par Florentin Collomp
Mis à jour le 27/03/2014 à 14:32
Publié le 27/03/2014 à 09:52

Une note de la Law Society sur le respect des règles musulmanes sur l'héritage par la justice britannique fait polémique. Le modèle de société multiculturelle est critiqué.
Émoi chez les robes noires. Les règles de la charia font pour la première fois leur apparition dans le droit britannique. La Law Society, l'équivalent du barreau, a créé une vive controverse en envoyant, mi-mars, aux avocats des recommandations afin de rédiger des testaments «charia compatibles».
L'organisme de représentation des juristes leur explique que, selon la charia, la femme n'est pas l'égale de l'homme dans l'héritage, les mécréants ou héritiers mariés en dehors de la foi musulmane peuvent en être exclus, ainsi que les enfants illégitimes. Selon la charia, une femme a droit à la moitié des parts prévues pour un homme. Selon Nicholas Fluck, président de la Law Society, il s'agit de promouvoir de «bonnes pratiques» dans la reconnaissance de principes de l'islam dans le cadre du système légal britannique.
Révélée par le Sunday Telegraph , cette initiative iconoclaste a suscité une certaine indignation dans les milieux judiciaires et politiques. La Lawyers Secular Society (Société des avocats laïcs) condamne ce geste qui «normalise et légitimise» un système «fondamentalement discriminatoire». Des députés demandent la création d'une commission d'enquête parlementaire. «Cela viole tout ce que nous représentons. Les suffragettes se retourneraient dans leur tombe», s'est étranglée Caroline Cox, membre de la Chambre des lords.
Mais, pour William Healing, avocat spécialiste de la famille au cabinet Kinglsey Napley, l'affaire fait «beaucoup de bruit pour rien». «Nous vivons dans un pays où le multiculturalisme fait partie du cadre politico-social et c'est dans cet esprit que la Law Society a publié des recommandations afin de répondre à la demande d'une clientèle qui respecte les préceptes d'une religion. C'est polémique uniquement parce qu'il s'agit de l'islam, mais il n'y a là aucune incompatibilité avec le droit anglais», précise-t-il.
En effet, selon les lois sur la succession britannique, chacun est libre de donner tous ses biens à qui il veut, «même à son chat», ironise William Healing, comme de déshériter ceux qu'il souhaite. C'est ce qui permet la transmission des domaines des familles aristocratiques aux fils aînés, au détriment des filles.
Une pétition pour «bannir la loi de la charia au Royaume-Uni»
L'intégration de principes religieux dans le droit britannique n'est pas nouvelle. Des dispositions sur le divorce compatibles avec les préceptes juifs prévoyant le consentement de l'époux, ont déjà été introduites dans les années 1990. Cette polémique n'est pourtant pas anodine.
«La Law Society ne reflète dans ses recommandations qu'une vision traditionaliste de l'islam, comme si elle était monolithique, alors que ces règles de succession selon la charia sont souvent contestées et réformées de par le monde musulman», explique Usama Hassan, de la fondation Quilliam contre l'extrémisme religieux. Cette affaire soulève aussi la question de la tolérance britannique pour une justice parallèle au sein de tribunaux de la charia informels. «Il en existe plusieurs dizaines dans le pays, sans reconnaissance légale, qui fonctionnent dans le cadre des lois sur l'arbitrage et la médiation de façon volontaire», poursuit Usama Hassan.
Selon une étude récente, il existerait 85 tribunaux de ce type. Certains peuvent trancher des litiges civils par des décisions qui ont valeur légale. Le Conseil de la charia islamique reconnaît qu'il n'est «pas encore» reconnu par l'État britannique mais se félicite d'avoir «pris les mesures préparatoires à son objectif final de gagner la confiance des communautés pour le système légal islamique».
Une pétition pour «bannir la loi de la charia au Royaume-Uni» a réuni plus de 20.000 signatures. Le gouvernement précise que «si une décision ou recommandation est contraire à la loi nationale, y compris à la loi sur l'égalité, la loi nationale prévaut».

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Curieusement il y aurait un petit problème concernant l'immigration... chez les Britanniques.

Ce n'est pas chez nous que nous pourrions constaer une chose pareille, nous sommes dans un pays laïc

Il ne faut pas être populiste... il est incompréhensible que l'on puisse mal voter !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 09:16

Lagarde (UDI) : la sortie des britanniques doit être “la plus rapide possible”
Le patron des centristes de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde, a jugé que la sortie du Royaume-Uni de l’UE devait être “la plus rapide possible” et que la France devait être “à l’initiative” pour réfléchir à de nouveaux traités.

“Les Britanniques ont choisi de quitter l’UE, ils doivent le faire vite, ils doivent le faire clairement”, a déclaré Jean-Christophe Lagarde à l’issue d’un entretien à l’Elysée avec François Hollande au sujet du Brexit.

“C’est une séparation claire. Évidemment les Britanniques restent nos amis et nos alliés, mais ce ne sont plus des partenaires, ce sont des concurrents”, a-t-il estimé. “Cette sortie doit être la plus rapide possible pour que ne pèse pas sur l’Europe l’incertitude que les Britanniques ont voulu pour eux mêmes”, a-t-il insisté.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 23:04

AFP, publié le dimanche 26 juin 2016 à 11h03

Brexit: John Kerry lundi à Londres et Bruxelles après la déflagration provoquée par le vote des Britanniques pour la sortie de leur pays de l'UE

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry se rendra lundi à Londres et Bruxelles après la déflagration provoquée en Europe par le vote favorable des Britanniques à la sortie de leur pays de l'Union européenne, ont indiqué dimanche des responsables dans son entourage.

Arrivé dimanche à Rome pour y rencontrer son homologue italien Paolo Gentiloni et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, M. Kerry se rendra lundi à Bruxelles pour une rencontre avec la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini, initialement prévue dimanche à Rome. Il se rendra ensuite à Londres, selon ces responsables américains.

Washington n'a pas caché sa déception la semaine dernière après le oui prononcé jeudi par les Britanniques à la sortie du Royaume-Uni de l'UE, 43 ans après son adhésion aux traités européens. Les Etats-Unis redoutent particulièrement les conséquences sur la croissance mondiale et les secousses sur les marchés financiers, qui ont sévèrement chuté vendredi en Europe et dans une moindre mesure dans le reste du monde.

Le président américain Barack Obama s'était clairement prononcé en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'UE, en vain. Les responsables américains s'efforcent désormais de maintenir l'unité du camp occidental.

Vendredi, M. Obama, prenant acte du Brexit, avait affirmé que le Royaume-Uni et l'Union européenne resteraient "des partenaires indispensables" des Etats-Unis.

"La relation spéciale entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni s'inscrit dans la durée", avait-il souligné, ajoutant que la présence du Royaume-Uni au sein de l'OTAN "reste une pierre angulaire" de la politique étrangère américaine.

M. Kerry aura à Rome un déjeuner de travail avec M. Gentiloni avant un dîner de travail avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il rencontrera à nouveau lundi matin avant de s'envoler pour Bruxelles.

Sa rencontre avec Mme Mogherini devait à l'origine avoir lieu à Rome dimanche, mais la chef de la diplomatie européenne est restée ce weekend à Bruxelles pour gérer le contrecoup de la décision britannique, qui a complètement bouleversé l'agenda européen.

A Londres, le secrétaire d'Etat américain rencontrera son homologue britannique Philip Hammond et d'autres responsables du gouvernement démissionnaire de David Cameron. Un point de presse doit avoir lieu à l'issue de cette rencontre, selon l'entourage de M. Kerry.

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Notre Américain fait son tour d'Europe... il n'est pas content du vote des Anglais !
Il rencontre une tapée de notables, Allemands, Italiens, Anglais, Européens, Israéliens... et flanbi le Français on l'oublie ?
Comme pour Obama qui rendait visite aux Anglais, aux Allemands et à quelques autres mais l'a laissé de coté.

Pas de problème aujourd'hui le président sera au stade : il y a foutre bol


Dernière édition par tonton christobal le Lun 27 Juin 2016, 01:58, édité 2 fois
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thierry

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 23:37

C est sur qu'avec notre président très très ordinaire, on ne risque pas d'avoir une initiative pour améliorer le fonctionnement de l'union europeenne.

Mais rassurons nous, toute l'élite de gauche va nous trouver un blabla pipeau pour nous expliquer ce que l'on doit faire.

Tout cela pour dire que ce nest pas un problème de personne mais l'échec d'une ideologie
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 26 Juin 2016, 23:50

Les britanniques se sont prononcés en faveur du « leave », peut-on considérer qu’il s’agit d’un succès pour la Grande-Bretagne ? Plutôt une victoire de l’UE qui n’écoute pas les peuples ainsi que celle du populisme radical.

D’abord, il faudrait souligner le comportement scandaleux de David Cameron. Le Premier Ministre britannique s’est fait élire grâce aux voix de l’UKIP de Nigel Farage, en acceptant de soumettre à référendum la participation de la Grande-Bretagne à l’UE. Une fois au pouvoir, il n’a pas pu l’éviter, et organise donc ce référendum populiste, tout en faisant campagne pour le oui, le « Remain ». Il a joué avec le feu, il s’est brulé ; et maintenant l’ensemble des mouvements identitaires et conservateurs de l’extrême droite européenne (qui bon gré mal gré acceptent de siéger au même Parlement Européen qu’ils veulent voir bruler) se voient légitimés dans leur bataille rangé contre la l’Europe en général. Et Cameron a donc fait voter la sortie de l’UE, mais démissionne pour reconnaitre son échec. Il a perdu, il partira à l’automne sans activer la procédure de sortie de l’article 50 du traité de Lisbonne. Il laisse donc la chance à son successeur de conclure un accord avec le Conseil européen, composés des chefs d’Etats et de gouvernement des 27 autres pays de l’UE. Ce dernier permettra-t-il à la Grande-Bretagne de partir gentiment, en disant, « oui, merci pour tout, au revoir » ? J’ai du mal à croire que cela se fera sans douleur. Le Conseil aura toute latitude pour négocier et pour poser ses conditions à la sortie de la GB. On souhaite bien du courage au successeur de Cameron.

La dernière fois qu’on parlait de laisser partir un pays de l’UE, c’était la Grèce, avec le fameux Grexit. Le Conseil, mais surtout le directoire de l’Eurozone, parce qu’à l’époque il s’agissait bien de sortir la Grèce de la zone euro. Et qu’est-ce qu’il s’est passé ? Rien. Le Grexit a été utilisé comme une menace afin de forcer le gouvernement Syriza à accepter les termes de ses bailleurs de fonds. A-t-on vraiment sérieusement considérer d’éjecter la Grèce ? Etait-ce vraiment possible ? Peut-etre s’agissait-il d’un argument assez radical utilisé par les autres membres de l’UE pour montrer à leurs opinions publiques respectives, qu’ils avaient la haute main sur le destin de l’UE. Il fallait montrer qu’ils étaient à la commande, que la démocratie athénienne, le peuple grec s’exprimant contre les diktats de Bruxelles n’allait pas avoir le dernier mot sur l’UE. Il fallait montrer qu’eux, dirigeants nationaux avaient toujours un certain pouvoir.

Mais ce refus par le peuple, c’est bien le signe que l’échelon national est en train d’exploser. Les gouvernements nationaux se paient une petite gloire à bon compte en attaquant l’UE alors qu’ils sont en perte complète d’influence. Les multinationales les dépassent largement, en taille, en puissance économique, en influence. Le bilan de la BNP, c’est plus que le PIB annuel de la France. Et Total ? A côté de ca, l’essentiel de travail législatif et décisionnaire des états a été remis dans les mains d’instances internationales, telles l’UE, l’ONU, l’OTAN ou les traités de libre-échanges conclus dans le plus grand secret. Que reste-il aux gouvernements ? Dans l’UE, une très grande majorité des lois votées le sont sur recommandation de l’UE qui va même approuver ou rejeter les budgets. Leur seule voie de sortie, c’est de faire le show entre deux élections et de taper sur l’UE. Mais, l’UE n’a pas l’habitude d’entendre la voix des peuples. Les référendums glissent sur elle. Les vrais vainqueurs de cette élection, ce sont les mouvements identitaires, populistes qui vont pouvoir continuer de nuire, tout en ne changeant rien.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 00:18

Si les gouvernements n'exercent pas leurs pouvoirs... à qui la faute ?
La nature à horreur du vide et si ceux qui devraient décider et être en responsabilité sont défaillants, ils sont remplacés ( bien ou mal mais les absents ont toujours tort)... à qui la faute ?
Si les élus ne représentent pas ou plus leurs électeurs... à qui la faute ?
La majorité des élus britanniques souhaitaient semble t il rester dans l'UE... les électeurs non... à qui la faute ?

La faute retombe sur les supposés populistes qui sont minoritaires dans les structures officielles... mais deviennent majoritaires dans le pays ? comment en est on arrivé là et à qui la faute ?
Ce n'était pas prévu au programme ! on va revoter...
On se fout de nous ? ou alors les structures officielles et les élus ne reflètent plus la volonté des électeurs et là c'est tout de même grave. Nous sommes dans la négation du système démocratique.

Nous touchons là les réalités et ce ne sont pas les élucubrations politicardes d'arrière garde qui résoudront le problème.
Il y a un déficit général de confiance du peuple dans ses représentants et dans les institutions.

Solutions :
On change les représentants.
On change les institutions.
On met le peuple au piquet et on instaure la dictature.

A propos de revoter puisque c'est semble t il à la mode, on pourrait en France repartir en 2012 en mettant un coup de gomme sur les quatre dernières années... ce serait la bonne idée de la semaine !



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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 04:41

Après Montebourg, Jean-Luc Mélenchon...

Et je suis bien d'accord avec lui, si il y a vraiment un point sur lequel à faillit François Hollande, ce président si ordinaire qui a réussi avec ses ministres socialistes et écologistes à faire croitre le nombre de chômeurs de catégorie A de 2,9 millions quand il est arrivé aux affaires à 3,52 millions quatre ans plus tard, c'est bien celui de l'harmonisation fiscale et de l'harmonisation sociale à l'intérieur de Union...


"Il est temps d’en tirer la leçon. Car s’il est évident que nous sommes dans une situation d’échec de l’Union européenne, il n’est pas moins évident que cette situation comporte de nombreux dangers qu’il faut juguler. Notamment celui du nationalisme et de l’opposition des peuples entre eux, car c’est au fond ce que l’Europe aura le mieux provoqué entre les pays membres de l’Union européenne. Dès lors, il faut bien comprendre ce qui se passe et y réfléchir avec soin. Le refus des peuples n’est pas le refus de la paix, n’est pas le refus de l’union et de la bonne entente. C’est le refus d’une Europe des privilégiés, c’est le refus de l’Europe des faces de pierre de la Commission européenne. C’est le refus des TroÏka et autres proconsuls qui viennent dans chaque pays organiser le pillage lorsque la Commission l’a décidé et ainsi de suite. Au fond, c’est le refus du fait qu’il n’y ait pas d’harmonisation fiscale, le refus du fait qu’il n’y ait pas d’harmonisation sociale."


http://melenchon.fr/2016/06/24/leurope-on-change-on-quitte/ a écrit:
L’Europe, on la change ou on la quitte

Vendredi 24 juin 2016

Conférence de presse de Jean-Luc Mélenchon, au lendemain du résultat du référendum sur le Brexit, en Grande-Bretagne, le 24 juin 2016.

Retrouvez le texte de son intervention :

Le refus du peuple anglais de rester membre de l’Union européenne est un tremblement de terre pour l’Union européenne telle que nous la connaissons. Finalement, depuis 2005, la France puis les Pays-Bas, ensuite la Grèce : chaque fois que l’on pose la question au peuple de savoir s’il accepte ce qui est proposé par l’Europe, la réponse est non. Quelle que soit la pression qui s’effectue, quelle que soit la mobilisation des médiacrates et des appareils politique de chacun des pays.

Il est temps d’en tirer la leçon. Car s’il est évident que nous sommes dans une situation d’échec de l’Union européenne, il n’est pas moins évident que cette situation comporte de nombreux dangers qu’il faut juguler. Notamment celui du nationalisme et de l’opposition des peuples entre eux, car c’est au fond ce que l’Europe aura le mieux provoqué entre les pays membres de l’Union européenne. Dès lors, il faut bien comprendre ce qui se passe et y réfléchir avec soin. Le refus des peuples n’est pas le refus de la paix, n’est pas le refus de l’union et de la bonne entente. C’est le refus d’une Europe des privilégiés, c’est le refus de l’Europe des faces de pierre de la Commission européenne. C’est le refus des TroÏka et autres proconsuls qui viennent dans chaque pays organiser le pillage lorsque la Commission l’a décidé et ainsi de suite. Au fond, c’est le refus du fait qu’il n’y ait pas d’harmonisation fiscale, le refus du fait qu’il n’y ait pas d’harmonisation sociale.

Si bien que dans la vie de tous les jours, il faut dire les choses comme elles sont : L’Union européenne c’est la loi El Khomri, c’est la désorganisation des services publics, c’est la marchandisation de tout, c’est la faveur donnée aux riches, aux ultrariches et aux privilègess de toutes sortes. Et il est donc normal que les gens qui n’ont qu’une vie et qui tâchent de la vivre dignement disent non à une organisation pareille. Dès lors, et pour résumer, c’est d’abord l’échec de cette Europe qui a une adresse : celle du gouvernement allemand, qui depuis des années, de traité en traité, de rencontre en rencontre, à la faveur d’une soumission incompréhensible, notamment des présidents de la République française, Messieurs Sarkozy et Hollande qui, les deux, chacun à leur tour, ont renié la parole des Français. Le gouvernement allemand a fait la politique conforme à ses intérêts et qui n’est pas la politique conforme aux intérêts de l’Europe. C’est donc cette Europe du capital et cette Europe du gouvernement allemand qui est en échec aujourd’hui et rien de plus, naturellement à condition que l’on fasse face.

Je crois que c’est une occasion extraordinaire pour la France de revenir sur le devant de la scène et de proposer de tout autres méthodes. Naturellement, pour cela, il faut d’abord sortir des traités existants. Que l’on ne me dise pas que c’est impossible. Je sais et j’ai alerté sur le fait que les 5 présidents européens, celui de la BCE, celui de la Commission, celui du Parlement européen, celui de l’Eurogroupe sont en train de préparer un nouveau traité européen. Ils sont au travail depuis maintenant plus de six mois. Il est temps que tout ceci sorte du secret, soit débattu au grand jour, de manière à ce que ceux qui, comme moi, veulent faire valoir l’intérêt de leur patrie et de leur peuple, puissent être entendus. Au fond, si nous laissons les choses aller comme elles sont et comme elles vont, alors il n’y aura plus qu’une alternative : changer l’Europe ou la quitter.

Et ce sera le message que j’adresse aux autres dirigeants des gouvernements européens : l’Europe, pour les Français, on la change ou on la quitte.
Source: http://melenchon.fr/2016/06/24/leurope-on-change-on-quitte/
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matmut

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 04:56

Citation :
L’Europe, on la change ou on la quitte
Et on la change comment?
Résumez nous les idées de Messieurs Montebourg et Mélenchon tout deux eurosceptique ou mieux du moins pour le second populiste.
Plan B souvent évoqué mais jamais exposé.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 05:23

matmut a écrit:
Et on la change comment?

Les premiers changements devraient être soit l'harmonisation fiscale et l'harmonisation sociale soit la mise en place de mesures protectionnistes pour contrer le dumping des pays low cost qui se traduit par des délocalisations, des travailleurs détachés ou des commandes passées à des entreprises de ces pays au détriment des entreprises françaises et plus largement des pays de l'Ouest de l'Union...

Le problème est juste que les décisions se prennent à l’unanimité et que ces pays low cost n'ont aucun intérêt à ce que ces harmonisations se fassent... Peut-être faudrait-il songer à revenir à une Union à deux vitesses pourquoi pas en différenciant les pays de la zone Euro des autres...



En avril 2013, des députés socialistes préparant la "Convention Europe" de leur parti ont produit un texte contenant des idées sensées mais celles-ci n'ont pas retenu l'attention de nos dirigeants...

Projet texte PS - Avril 2013 a écrit:
---/---
Pour les socialistes, il n’y aura pas de répit tant que l’Europe n’aura pas renoué avec sa promesse originelle : une union qui, par la volonté et la solidarité, profite à tous en mobilisant chacun, loin de la concurrence de tous contre tous – Etats en concurrence, régions en rivalité, sites d’une même entreprise en compétition, salariés en opposition.
---/---
La Commission Barroso dont les membres sont quasi-exclusivement de droite, négocie actuellement ou a déjà signé plus d’une trentaine d’accords de libre-échange aux cahiers des charges toujours copieux mais rarement soucieux des clauses sociales ou environnementales, ni de la réciprocité des accès aux marchés publics. Les industries, les travailleurs et les services publics européens en subissent le douloureux impact. « Tous concurrents et que le moins cher gagne » : pour nous socialistes, ni la mondialisation ni la construction européenne ne sauraient être régies par cette logique d’affrontement.
---/---
Monnaie unique, espace Schengen, Airbus, coopération renforcée pour taxer les transactions financières, bien des succès de l’Union ont été négociés et portés par un nombre restreint de pays membres, volontaires et précurseurs, avant d’être rejoints par d’autres, voire par tous. C’est par cette méthode que nous obtiendrons demain des politiques plus intégrées à l’échelle de la zone euro par un budget spécifique, l’harmonisation sociale et fiscale et le lancement de grands projets d’infrastructures industriels, technologiques, scientifiques, énergétiques.
---/---
L’Europe doit faire le pari de la qualité et de l’innovation. Les économies européennes se font aujourd’hui concurrence, l’industrie se délocalise au sein même de l’Europe au gré des avantages fiscaux, des niveaux de salaires et des règles environnementales.
---/---
Le dumping social et fiscal, c’est le contraire du projet européen ! A la solidarité, il substitue l’affrontement entre les entreprises, l’abaissement des standards sociaux, l’exploitation des ressources et l’épuisement de la biodiversité. Après des décennies de concurrence, nous voulons la convergence. La coopération doit prévaloir, pour les niveaux de vie, les protections sociales, les règles fiscales et les stratégies économiques des États.
Cela passe notamment par la création d’un salaire minimum européen déclinée au sein de chaque État pour assurer une convergence par le haut des rémunérations, ainsi que la mise en place d’un revenu minimum.
Les socialistes français plaident avec constance pour une harmonisation de l’assiette et une convergence progressive des taux des principaux instruments fiscaux (impôt sur les sociétés, impôt sur l’épargne, TVA, etc.), ainsi que pour la mise en place d’une fiscalité écologique aux frontières de l’Union (« écluses » tarifaires).
---/---
Pour des politiques plus intégrées et une gouvernance efficace, nous souhaitons la mise en place d’un budget spécifique à la zone euro alimenté par des ressources propres.
---/---
Dans la compétition exacerbée que se livrent les puissances mondiales et notamment face à la concurrence croissante des pays émergents, deux dangers guettent l’Europe : s’engager dans la course au moins disant, perdue d’avance, et ouvrir ses marchés sans protéger ses salariés, ses entreprises, ses savoir-faire. Tous les continents protègent leurs emplois et leur base productive, à commencer par les Etats-Unis : vue des autres puissances commerciales, la candeur des instances européennes à offrir leurs potentialités surprend autant qu’elle réjouit.

Pour y parvenir, l’Union doit préalablement mener la bataille au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et exiger le respect des normes fondamentales définies par les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), des normes de lutte contre le réchauffement climatique, des normes techniques et sanitaires de protection des consommateurs européens. Si ces négociations devaient échouer, l’Union européenne devrait augmenter les droits de douane sur les produits qui s’affranchissent de ces normes le temps qu’elles soient respectées. Dans le cadre des accords commerciaux bilatéraux entre l’Union européenne et ses partenaires, nous plaiderons pour le renforcement des clauses de sauvegarde et de réciprocité visant à garantir la loyauté des échanges.
---/---
Source: http://fr.scribd.com/doc/138061399/Convention-Europe-Vde-f
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 05:53

Des solutions existent mais on ne veut même pas les entendre... Donc inutile d'en parler, ne faisons rien, continuons ainsi et nous en percevrons les grands bénéfices.

Il y a pourtant des gens en France qui eux touchent du doigt où se trouve le problème. A commencé par Giscard qui en son temps voulait l'entrée de nouveau pays par paliers avec des étapes  différenciées d'intégration.
Je constate que sarko ou Valls (qui pourtant ne sont pas dans le même parti) tirent des conclusions assez semblables à savoir qu'il faut réorganiser l'Europe (pour ne nommer que les plus connus)

Les autistes politicards et de nombreux incompétents étant au pouvoir et peu disposés à perdre leurs rentes de situation (on peut les comprendre) ils préféreront sans doute faire couler la barque en se dotant de solides prébendes que de mettre le bleu de chauffe.

En fait le programme se résume à  "pouvou qué ça doure"  et après moi le déluge !

La situation actuelle me rappelle un livre assez ancien qui s'appliquait à la France... il est toujours d'actualité et les constatations peuvent être élargies à l'Europe...

C'était en 1966. Pompidou était Premier Ministre. Un soir, un de ses collaborateurs lui présente, comme d'habitude, une pile de décrets à signer. Pompidou s'écrie : " Mais arrêtez donc d'emmerder les français : Il y a trop de lois, trop de textes, trop de règlements dans ce pays. On en crève ! Laissez-les vivre un peu et vous verrez que tut ira beaucoup mieux. " Depuis, le nombre des textes qui nous sont imposés a... doublé. Il y a aujourd'hui plus de 8 500 lois, plus de 120 000 arrêtés ou décrets, plus de 380 000 règlements en vigueur dans ce pays et ... nul n'est censé ignorer la loi. Plus encore que le fardeau des prélèvements obligatoires, le poids de ces textes généralement liberticides empoisonne notre vie quotidienne, paralyse la vie économique et fait fuir vers l'étranger des centaines de milliers de jeunes français. Nous entraînant dans un voyage au cours duquel on rencontre Courteline, Ubu, Kafka, l'absurdité des textes et la morgue de fonctionnaires aussi irresponsables qu'incapables, Thierry Desjardins dénonce un système devenu insupportable et qui est la négation de tous les grands principes de notre démocratie. On rit beaucoup, on pleure parfois de rage, mais on a surtout envie de se révolter.

Titre de l'ouvrage : Arrêtez d'emmerder les Français !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 16:50

Copie d'un texte trouvé par un ami au fil de ses lectures... tout est résumé.

________________________________________________


Je prends les paris : les « élites » vont se mobiliser pour apporter une réponse au coup de tonnerre qui a retenti dans le ciel d’Europe avec le vote des Britanniques pour le Brexit ! Ils nous diront qu’ils ont entendu « le peuple », et qu’il faut une réponse claire et rapide à ses aspirations …
Et cette réponse sera évidemment qu’il faut relancer l’Europe et qu’il faut plus d’Europe !
Les « élites » savent bien mieux que le peuple ce qui est bon pour lui ! Pour avoir oublié cet axiome, David Cameron va d’ailleurs être mis au ban et cloué au pilori pour haute trahison ! Il est tout de même scandaleux qu’un pur représentant de ces « élites » ait pu prendre ce risque insensé de demander au peuple ce qu’il pensait sur l’Europe.
Pourtant, les membres autoproclamés des « élites » le savent parfaitement :
 Le peuple n’y comprend rien en économie. Raison d’être des « élites » !
 Le peuple est raciste ! Les « élites » savent que l’immigration est une richesse !
 Le peuple est nationaliste (franchouillard en France) et pour les « élites », le nationalisme, c’est la guerre !
 Le peuple croit dans son identité, notion jugée obsolète et dangereuse par les « élites » !
 Le peuple refuse la marchandisation du ventre des femmes. Des juges européens le lui imposent !
 Le peuple croit bêtement qu’il devrait pouvoir maîtriser son destin ! Alors que c’est le rôle des seules « élites » !
En résumé : Le peuple est idiot ! Les Elites sont là pour penser à sa place !
L’Europe fonctionne comme une une roue à cliquet (appelée aussi roue à rochet). Les institutions européennes fonctionnent comme un cliquet : aucun retour en arrière n’est possible !
Nous sommes condamnés à toujours avancer, même quand nous voyons l’abîme approcher !
C’est d’ailleurs comme cela qu’on est arrivé, sans qu’on s’en aperçoive vraiment, à un ensemble disparate de 28 pays dont les intérêts divergent, dont les modèles sociaux sont hétérogènes.
Le pire c’est que cet ensemble disparate doit prendre ses décisions importantes … à l’unamité ! Un non-sens total et mortifère dans un monde qui nécessite en permanence des évolutions.
Quand on a observé, avant le vote des britanniques, le déchainement des « élites » et d’une grande partie de la presse contre le Brexit, on ne peut guère s’attendre à une remise en cause de l’Europe telle qu’elle est aujourd’hui.
Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait carrément menacé les Britanniques de l’apocalypse s’il choisissait de quitter l’Europe :
« Les déserteurs ne seront pas accueillis à bras ouverts. Si les Britanniques devaient dire non, ce que je n’espère pas, la vie communautaire ne continuera pas comme avant. Le Royaume-Uni devra accepter d’être considéré comme un Etat tiers, que l’on ne caressera pas dans le sens du poil. Ce n’est pas une menace, mais nos relations ne seront plus celles d’aujourd’hui. »
« Déserteurs » : le mot est fort ! Heureusement qu’il précise que ces propos ne constituent pas une menace ! On n’aurait pu se méprendre !
Oui, les « élites » vont nous proposer plus d’Europe !
alors nous devons être une majorité d’européens à vouloir réduire les prérogatives de l’Union européenne. Ce qu’il faudrait, c’est organiser un référendum dans tous les pays d’Europe, un référendum à questions multiples demandant aux différents peuples sur quels points ils veulent (exigent ?) de voir évoluer l’Europe. Dans un précédent article (God save the Brexit), j’avais esquissé quelques pistes (Dissolution de la CEDH, priorité du principe de subsidiarité, réduction du périmètre des règlementations européennes, etc …).
Mais ne rêvons pas ! Jamais les élites n’accepteront de reconnaitre qu’elles nous ont conduits dans l’impasse. Seul le départ d’autres pays (Pays bas, Danemark … France …) pourrait obliger l’Europe à se refonder.
A moins qu’un homme ne se lève et par sa force de conviction, n’entraine tous les autres chefs de gouvernement à enfin écouter le peuple …

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 17:21

matmut a écrit:

Et on la change comment?
Résumez nous les idées de Messieurs Montebourg et Mélenchon tout deux eurosceptique ou mieux du moins pour le second populiste.
Plan B souvent évoqué mais jamais exposé.

C' est pourtant simple, comme en Grande Bretagne, devenir calife à la place du calife, pour le reste on verra bien. L' Europe on en parle en temps de crise soit pour l' appeler "au secours" soit pour la vilipender jamais pour proposer des idées novatrices et surtout pour s' occuper d' elle au lieu de laisser le champ libre aux technocrates.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 27 Juin 2016, 17:37

Pas du tout ! La France est vachement concernée par les affaires européennes !
Dire le contraire est une erreur ou de la malveillance. Peut être même les deux.

La preuve :
Notre président a mandaté son homme de confiance pour représenter le pays : à savoir l'ex big boss du parti socialiste qui ne l'oublions pas est en place au gouvernement de la république.

Qui de plus qualifié pouvions nous envisager ?
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 06:09

Personne ne semble vouloir la place du calife Cameron. Comme quoi Smile Boris se dégonfle une semaine après s' y être vu http://www.lefigaro.fr/international/2016/06/19/01003-20160619ARTFIG00134-brexit-boris-johnson-se-reve-a-downing-street.php
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 06:26

On s'en fout des Anglais... qu'ils traitent leurs problèmes.
Les dossiers sensibles européens qui s'en occupe ? ceux qui nous flanquent dans le mur ! On reste avec les mêmes et on continue.
Ils vont nous faire une directive sur les sonneries de téléphone après la contenance de la chasse d'eau...

Les 10 000 migrants débarqués en Italie entre jeudi et dimanche... qui vont être à notre charge et circulent à leur guise en Europe eux n'intéressent pas les politicards de banlieue
Lorsque nous aurons le résultat des prochaines élections ils viendront pleurer et insulter les électeurs qui votent mal en France mais ils s'occupent des électeurs Anglais.

AFP, publié le dimanche 26 juin 2016 à 20h07

Italie: plus de 3.300 migrants secourus au large de la Libye, qui portant à plus de 10.000 le nombre des personnes secourues depuis jeudi

Un total de 3.324 migrants ont été secourus dimanche au large de la Libye au cours de 36 opérations, ont annoncé les gardes-côtes italiens, ce qui porte à plus de 10.000 le nombre des personnes secourues depuis jeudi.

Lorsque nous ramasserons les gens au tapis après le prochain attentat ils accuseront la fatalité ou les radars de la police pas un ne reconnaitra qu'il tirait des plans sur la comète sur le devenir politique anglais ou les avions de l'aéroport de Nantes dont on traine le dossier depuis 50 ans au lieu de s'occuper de la sécurité de la boutique France.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 07:07

Se foutre d' un sujet qu'on ouvre. Original! Car Cameron a failli à garder le Royaume-Uni... Excellent! Smile
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 07:31

L'intérêt est de savoir si les Anglais restent ou quittent l'EU... éventuellement si nous aurons des retombées chez nous... une fois leur décision prise ce n'est plus directement le problème des pays qui restent. Aux Anglais de se débrouiller ! s'ils se mettent des roustes entre eux n'allons pas nous en mêler.

Peut être maintenant que nous connaissons le résultat anglais devrions nous prendre sérieusement en main nos affaires qui ne sont pas brillantes et pourraient amener des déboires en 2017 à moins que l'on supprime démocratiquement les élections pour conserver flanbi au pouvoir.
Pour ne pas se faire piéger comme Cameron pas d'élection présidentielle ! et vlan flanbi big boss Gaulois à vie !

Soit dit en passant, je ne vois pas comment Cameron pouvait changer ce que pensent et votent les électeurs de son pays.... à moins de truquer le résultat des élections.
Il est vrai que les démocrates élitistes pour gouverner n'ont que faire de la piétaille électorale tout juste assez bonne pour les porter au pouvoir. Une fois élu c'est circulez rien à voir on s'occupe de tout !
C'est une conception curieuse de la démocratie qui semble avoir de plus en plus d'adeptes. Heureusement ce n'est pas populiste donc c'est acceptable.

Cameron s'est loupé ! il aurait été avisé en recrutant ses conseillers sur le forum du plateau.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 07:44

Mais c'est que la France risque de doubler l'économie britannique mine de rien...

Le Royaume-Uni perd son “AAA” à cause du Brexit
L’agence de notation Standard and Poor’s a dégradé de deux crans lundi la note de la dette du Royaume-Uni, prenant acte du choix des électeurs britanniques de voir leur pays quitter l’Union européenne.

La note de la dette du pays passe de AAA, la meilleure possible, à AA, deux crans en-dessous, selon un communique de S&P, qui anticipe “un contexte politique moins prévisible, moins stable et moins efficace” dans les mois à venir. La nouvelle note est assortie d’une perspective négative, c’est-à-dire qu’elle pourrait être abaissée à nouveau.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 08:35

on est content les britons perdent leur AAA ! ça c'est super... un coup à faire monter flanbi à 15% de satisfaits

Dommage que ça ne donne pas un euro de plus aux franchouillards à la fin du mois... donc on s'en fout !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 08:56

tonton christobal a écrit:
Pas du tout ! La France est vachement concernée par les affaires européennes !
Dire le contraire est une erreur ou de la malveillance. Peut être même les deux.

La preuve :
Notre président a mandaté son homme de confiance pour représenter le pays : à savoir l'ex big boss du parti socialiste qui ne l'oublions pas est en place au gouvernement de la république.

Qui de plus qualifié pouvions nous envisager ?


Que penser de cette nomination au poste de secrétaire d'Etat aux affaires européennes alors que l'Union dans sa forme actuelle est la cause de tant de maux pour les chefs d'entreprise, les salariés, les artisans, ... ?

Le gouvernement aurait voulu quelqu'un qui ne fasse rien qu'il n'aurait pas choisi quelqu'un d'autre....

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Juin 2016, 09:17

a.nonymous a écrit:



Que penser de cette nomination au poste de secrétaire d'Etat aux affaires européennes alors que l'Union dans sa forme actuelle est la cause de tant de maux pour les chefs d'entreprise, les salariés, les artisans, ... ?

Le gouvernement aurait voulu quelqu'un qui ne fasse rien qu'il n'aurait pas choisi quelqu'un d'autre....


Je ne déteste pas l'humour au 2e degré ou ce que les britanniques nomment l'understatement...

Dans le royaume d'UBU et de Kafka la dérision peut nous sauver.

Avec certains prix Nobel qu'ils ne fassent rien est le mieux que l'on puisse souhaiter.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 29 Juin 2016, 01:09

Et l'humour anglais?

On peut tous se tromper, non ? | © Paul Hackett / Reuters

A peine les résultats du vote demandant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne étaient-ils officialisés, que les premiers témoignages de regrets, de remords et même de honte étaient publiés dans la presse.

On peut ajouter à ce groupe d’électeurs repentis le nom du journaliste Kelvin MacKenzie. Ce qui est assez surprenant, car l’éditorialiste avait signé, à la veille du vote, une tribune intitulée « Les 10 raisons pour lesquelles il faut voter ’Leave’ au référendum » dans The Sun, un des tabloïds les plus lus du pays et un de ceux qui avaient le plus ouvertement pris position, pesant de tout son poids pour que les électeurs quittent l’UE. Le milliardaire octogénaire Rupert Murdoch, propriétaire du titre, en avait décidé ainsi.

Moins d’une semaine après le référendum, MacKenzie a signé un petit encadré dans The Sun pour dire à ses lecteurs qu’il n’était plus trop sûr d’avoir fait le bon choix. Et que se « libérer de la dictature de Bruxelles » était une chouette idée en principe, mais, dans les faits, pas vraiment rassurante.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 29 Juin 2016, 03:03

Le peuple anglais est bête ! Le peuple anglais est inculte ! Le peuple anglais est xénophobe ! Le peuple anglais est raciste ! Le peuple anglais est ringard ! Le peuple anglais est vieux !  Le peuple anglais est laid ! Le peuple anglais boit trop de bière ! Le peuple anglais est gros ! Le peuple anglais ne sort pas de son trou !
Le peuple anglais nous a habitué à mieux ! Le peuple anglais doit revoter !
Le peuple anglais doit demander pardon ! Le peuple anglais n’est  pas à la hauteur de son histoire ! Le peuple anglais va sortir de l’histoire … Il faut sans doute remonter aux guerres de Napoléon ou à la bataille de Mers El-Kébir en 1940 pour retrouver en France un tel déversement de haine anglophobe. Ah … Un chaine dissimulée en admiration déçue, une haine mêlée de mépris. Un mépris de caste et de classe ! Une anglophobie doublée d’une « prolophobie » ! Le prolo anglais est haïssable. Les élites françaises, politiques, médiatiques, économiques, artistiques, intellectuelles lui sont tombées dessus avec une hargne inédite !
C’est une hargne qui s’explique car ce vote n’est pas un vote comme les autres. Les Anglais ont envoyé un double message :
la nation est le seul espace démocratique, nous préférons sacrifier un peu de notre bien-être matériel à la sauvegarde de notre identité.
C’est l’Angleterre multiculturelle et mondialisée qui a voté pour rester dans l’Europe. C’est l’Angleterre anglaise qui a voté pour le Brexit. Ce vote ne vient pas d’un pays excentré comme la Grèce ou inadapté au libéralisme comme les Français, mais du coeur idéologique et financier de la mondialisation.
Ce Brexit doit être ajouté au triomphe de Donald Trump aux primaires américaines lorsqu’il a imposé à l’establishment du parti républicain et aux médias, un discours hostile au libre échange, à Wall Street et à l’immigration. Boris Johnson et Donald Trump n’ont pas seulement le même coiffeur. Ils incarnent ensemble un basculement historique, une fin de période, une fin de génération, celle qui dans les années 60-70, a vu naître l’alliance idéologique entre les libertaires et les libéraux, entre les défenseurs des minorités et les apôtres de l’individu-roi ! Ensemble, ils ont consacré le règne du droit et du Marché, de la diversité et de l’abolition des frontières.
Aux Etats-Unis, ce fut la rencontre entre les hippies de Berkeley et des Chicago boys de Milton Friedman.
En Angleterre, celle des Beatles et de Margaret Thatcher.
En France, le mariage de Madelin et de Cohn-Bendit !
Et oui, chacun sa chance ! Cette révolution venue de l’ouest a balayé ensuite toute l’Europe et le monde entier. Ce n’était pas la première fois dans l’Histoire ! La « Glorious Revolution » de 1688, instaurant le régime parlementaire en Grande-Bretagne et la révolution américaine de 1776 avaient précédé et inspiré la révolution française de 1789 avant que les soldats de l’An II et de la Grande Armée ne répandent les idées de liberté et d’égalité dans toutes l’Europe.
A chaque fois, une révolution venue du grand large se répandait peu à peu sur le continent. Nous vivons sans doute une période similaire, une nouvelle révolution poussée par les vents d’ouest. Mais une contre-révolution ! Cette insurrection, venue des peuples, menacent les élites occidentales, leurs privilèges, leurs certitudes, leurs idéaux, aussi.
Leur hargne, face au Brexit, indique qu’elles sont décidées à vendre chèrement leur peau !
Eric Zemmour sur RTL.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 29 Juin 2016, 04:34

Après l’annonce de la démission de David Cameron, les conservateurs se cherchent une nouvelle tête. Boris Johnson, ex-maire de Londres, était jusque-là favori. Mais c’était juste avant que d’autres se déclarent intéressés par le job.

Après le Brexit , le déluge au sein du parti conservateur britannique. Après avoir été réélu sur sa promesse de convoquer un référendum sur le Brexit, David Cameron a été la première victime de son initiative. Aujourd'hui, alors qu'il a annoncé sa démission pour un départ effectif dans trois mois, les « Tories » cherchent un remplaçant.

Les candidatures s'ouvriront mercredi et seront closes jeudi. Puis les députés tories auront trois semaines pour dégager deux finalistes qui seront départagés par le vote des 125.000 membres du parti durant l'été. Le nom du successeur du Premier ministre sera connu le 9 septembre.

Mais quelles sont les forces en présence ?

Boris Johnson, le favori

Sous ses airs fantasques, l'ancien maire de Londres est apparu au moment de la campagne comme un redoutable prédicateur de la parole eurosceptique. Boris Johnson, s'est même lancé dans une comparaison entre l'Europe et Adolf Hitler. C'était peu dire alors que le chef de file de « Vote Leave » ne porte pas l'Europe dans son coeur. Une victoire des partisans du Brexit est donc une victoire de Johnson. Mais dès les résultats, l'homme est hué à la sortie de son appartement.

L'homme est aussi contesté dans les deux camps. Des cadres de son propre parti estimant même que sa décision de soutenir la sortie du Royaume-Uni de l'UE a constitué une trahison à l'encontre de son ancien allié David Cameron. Sa seule motivation serait le 10 Downing Street.

Dans l'autre camp, les partisans du Brexit paraissent sceptiques notamment après une tribune de l'ancien maire indiquant que « la Grande Bretagne fait partie de l'Europe » et qu'elle « continuera à avoir accès au marché unique ». Celui qui disait il y a quelques semaines de voter « Leave » avec ferveur, dit désormais que rien ne presse : « Le seul changement -et il ne viendra pas dans la précipitation - c'est que le Royaume-Uni va s'extraire du système de législation incroyable et opaque de l'UE.» Un retournement de veste pour beaucoup.

La suite ici
http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211073799500-brexit-qui-succedera-a-david-cameron-2010442.php
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 29 Juin 2016, 04:56

On pourrait tenter de refourguer flambi aux britons... puisqu'ils sont en panne d'élite nationale. flanbi bien rodé en France en matière de synthèse serait l'homme de la situation.

IL faudrait alors dire à ségo qu'elle ne peut pas prendre la place de la reine. Avec ségo tout est possible !



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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 30 Juin 2016, 03:32

Plus inquiétant quand on voie la capacité gouvernemetale a ne pas savoir expliquer ce qu' il fait :
http://www.europe1.fr/politique/pour-francois-hollande-le-brexit-est-une-arme-contre-marine-le-pen-2785045 a écrit:

Pour François Hollande, le Brexit est une arme contre Marine Le Pen
07h58, le 29 juin 2016
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Pour François Hollande, le Brexit est une arme contre Marine Le Pen
Pour François Hollande, le référendum britannique va recentrer le débat politique autour de la question européenne.@ CHARLY TRIBALLEAU / AFP
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Le président de la République estime que la sortie du Royaume-Uni de l'UE annonce, pour 2017, une bataille présidentielle entre europhiles et eurosceptiques.

Le président de la République compte se servir du Brexit comme d’une arme politique majeure face à Marine Le Pen, qui réclame désormais un référendum en France sur la sortie de l’Union européenne. En effet, le chef de l’Etat est persuadé que l’exemple britannique peut être mortel pour la présidente du Front national.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 30 Juin 2016, 21:58

Où quand le président français admet presque qu'il faut une Union à deux vitesses avec d'un coté les pays de la zone Euro et de l'autre les 27 encore dans l'Union...


"« Si nous avions été dans une réunion de la zone euro, j’aurais réaffirmé les positions de la France pour que nous ayons une harmonisation sociale et fiscale, et pour que nous ayons aussi, à terme, un budget de la zone euro, une meilleure gouvernance de la zone euro. Mais nous étions à vingt-sept », a dit le président français, mercredi."


http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/06/30/divisee-l-union-europeenne-renvoie-ses-reformes-a-plus-tard_4960839_4872498.html a écrit:
« Brexit » : les Vingt-Sept se neutralisent et enterrent les réformes de fond

LE MONDE | 30.06.2016 à 06h34 • Mis à jour le 30.06.2016 à 11h36 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)

Il faut changer l’Europe, la rendre plus désirable, plus efficace, plus démocratique. Ces dernières semaines, et tout spécialement ces derniers jours, après la victoire du camp du « leave » au référendum britannique, les voix se sont multipliées, réclamant un bilan complet pour sauver l’Union, de plus en plus abîmée par les crises.

Les partisans de la table renversée risquent d’être déçus par les conclusions, mercredi 29 juin, du conseil « informel » à vingt-sept (le premier du genre sans le Royaume-Uni). « Les Européens attendent davantage de nous pour ce qui est d’assurer la sécurité, de générer des emplois et de la croissance et de donner l’espoir d’un avenir meilleur. Nous devons répondre à cette attente, d’une façon qui nous unit, en particulier dans l’intérêt des jeunes », y est-il stipulé, sans autres précisions sur le fond.

Le message semble clair : les réformes attendront. Il a d’ailleurs à peine été fait mention, mercredi, de la déclaration faite par Angela Merkel, François Hollande et Matteo Renzi, à Berlin, lundi, et des priorités qu’elle listait pour l’Europe. Pourquoi une telle inertie après le tremblement de terre du « Brexit » ? D’abord parce que, pour Paris, Berlin et les dirigeants des institutions européennes, il faut surtout parer à deux urgences.



Très fortes tensions

En premier lieu, entrer le plus vite possible dans un processus de divorce avec Londres pour éviter l’incertitude, paralysante, qui est en train de s’installer, David Cameron laissant le soin à son successeur, annoncé pour septembre, de déclencher le processus de séparation.

L’autre urgence vise à maintenir l’unité de l’Union, alors qu’elle est sur le point d’être amputée d’un de ses membres les plus importants. MM. Hollande et Renzi et Mme Merkel ont ainsi pris soin de se rencontrer dans la plus grande discrétion le matin, juste avant les discussions à vingt-sept, afin de ne pas braquer les autres Etats, soucieux d’être entendus après les convulsions des derniers mois.

La crise des migrants a créé une défiance entre Berlin et les pays de l’est de l’Europe, qui reprochent à la chancelière d’avoir ouvert les portes de l’Europe aux réfugiés sans les consulter. Et qui vouent Bruxelles aux gémonies, pour avoir tenté de leur imposer des quotas de réfugiés.

Ces très fortes tensions, auxquelles s’ajoutent celles entre le nord et le sud de la zone euro, toujours pas résolues depuis la crise financière de 2007-2008, expliquent que le débat sur la réforme de l’Europe n’ait pas eu lieu, mercredi. Car tout le monde a son idée sur la question. « Nous avons évité que le débat entre plus d’Europe ou moins d’Europe ait lieu lors de ce sommet à vingt-sept, sinon, on tuait toutes les chances de trouver un compromis dans les mois qui viennent », explique une source européenne haut placée.

De surcroît, le moteur franco-allemand est bloqué. Berlin estime que Paris n’a pas fait assez de réformes structurelles et refuse, du coup, d’aller plus avant dans la solidarité (les Allemands ne veulent pas entendre parler, par exemple, d’une garantie des dépôts européenne, nécessaire pour terminer l’Union bancaire). L’année 2017 approchant, les élections, présidentielle en France et législatives en Allemagne, risquent de paralyser encore plus les deux gouvernements.



Craintes d’une Europe à plusieurs vitesses

Les projets d’intégration poussée de la zone euro ne font plus rêver personne, alors qu’elle n’en a toujours pas fini avec la gestion de la crise grecque. La France porte encore le sujet, notamment une amélioration de la gouvernance, mais sans convaincre : « Si nous avions été dans une réunion de la zone euro, j’aurais réaffirmé les positions de la France pour que nous ayons une harmonisation sociale et fiscale, et pour que nous ayons aussi, à terme, un budget de la zone euro, une meilleure gouvernance de la zone euro. Mais nous étions à vingt-sept », a dit le président français, mercredi.

En face, les pays de l’est de l’Europe, Pologne ou Hongrie, craignent toute idée d’une Europe à plusieurs vitesses. Très remontés, ils parlent de changer les traités européens, mais avec l’idée de rogner les ailes d’une Commission qu’ils considèrent « trop politique ». « Avec le Parlement européen, les deux institutions dictent leur conduite aux Etats, ce n’est pas possible », souligne un diplomate du groupe de Visegrad. « Pas de changement de traité », a tranché Angela Merkel, mercredi, coupant court à la discussion.

Dernière division évidente : celle entre les dirigeants sociaux-démocrates et conservateurs. Les premiers (MM. Hollande, Renzi, Tsipras) espèrent la tenue d’un débat pour relancer l’Europe par l’investissement et des mesures sociales. Du côté des conservateurs, Mme Merkel en tête, il n’est pas question de remettre en cause les modalités de gestion de la crise des dettes, comme les programmes d’austérité imposés aux pays du Sud en faillite, à la demande expresse de l’Allemagne.

La seule chose que les Vingt-Sept ont en commun, c’est peu ou prou l’agenda de la Commission dirigée par Jean-Claude Juncker : renforcement du marché intérieur (dans le numérique, l’énergie, les capitaux…) et limitation de la réglementation. Un agenda paradoxalement très… « british ».

   Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)
   Correspondante à Bruxelles
Source: http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2016/06/30/divisee-l-union-europeenne-renvoie-ses-reformes-a-plus-tard_4960839_4872498.html
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 30 Juin 2016, 22:55

On connait les problèmes, les solutions ont été définies il y a des années, nous découvrons ce qui était prévu et annoncé... mais les doctrinaires refusent d'ouvrir les yeux et d'appliquer les mesures de sauvegarde urgentes.

A terme l'Europe va se planter et on trouvera des responsables qui ne seront en aucun cas ceux qui étaient aux manettes.

Il y aura une chasse aux populistes, aux réacs... à tout et à son contraire mais aucun de ceux qui n'ont rien écouté, rien compris et fait tout à l'envers ne sera mis en cause.



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 09:57

Les populistes se chassent eux mêmes des responsabilités. Après Boris Johnson c'est Nigel Farage qui disparaît des radars.

http://www.bfmtv.com/international/le-brexit-a-peine-vote-farage-reconnait-avoir-menti-pendant-la-campagne-995836.html

http://www.liberation.fr/video/2016/07/04/brexit-demission-de-nigel-farage-chef-de-file-du-parti-europhobe-ukip_1463897
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 16:03

Quelques citations émanant de nos têtes pensantes européennes :

Dans le domaine des idées, c’est Jacques Attali, émule de Lyssenko, qui affirme cyniquement que l’islam était présent avant la religion chrétienne dans certaines régions françaises. C’est BHL, petit tyran du mondialisme, éructant que le « oui » anglais,
« c’est la victoire de l’ignorance sur le savoir et de la crétinerie sur l’esprit ».

Et que dire d’une journaliste de BFM TV qui témoigna de son manque de déontologie, avouant candidement que :
« nous, médias, comme vous, élus, n’arrivons pas à passer l’idée que l’Europe apporte quelque chose ».

Chez les hauts dirigeants, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, estima :
« qu’il ne peut y avoir de choix démocratique face aux traités européens, avouant même que lorsque cela devient important, vous devez mentir ».

Peter Sutherland, âme damnée de Goldman Sachs, ancien commissaire européen, affirma :
« qu’il faut détruire l’unité interne des nations européennes, les ouvrir à l’immigration de masse, changer la structure de leur population ».

La vision d'une Europe démocratique à la mode technocrate... Sans commentaire...

Le problème étant qu'eux ne sont pas dans l'opposition ou dans l'utopie mais au pouvoir et mettent en place leurs idées.

-------------------------------

Pour terminer voici l’article d’Ivan Rioufol intitulé :

Rebâtir l’Europe, mais sans ses fossoyeurs

Les européistes, fous de rage après le Brexit, ne voient-ils pas l’image affligeante qu’ils donnent d’eux-mêmes ? En crachant sur les « populistes », les « petits blancs », les « crétins », j’en passe, ils se comportent comme des fascistes, des racistes, des imbéciles heureux. La morgue des beautiful people, dont Bernard-Henri Levy a revendiqué ces jours-ci d’en porter haut le drapeau, résume à elle seule la fin de cette époque superficielle, narcissique, sermonnaire.

C’est un retour aux valeurs oubliées de la démocratie et de la liberté qu’ont imposé les Anglais en votant à 51,9% pour le retrait de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. La perspective de désagréments économiques, brandies par ces « européens » ayant une carte de crédit à la place du cœur, n’a pas effrayé un peuple soucieux de retrouver d’abord sa souveraineté. Cet idéal, qui met fin à des décennies de mépris obligé pour les nations, les traditions et les sentiments d’appartenance, est appelé à faire l’histoire tant il est exemplaire et courageux.

Ceux qui hurlent, insultent, refusent le verdict des urnes sont les incendiaires qui ont mis l’Europe sans âme dans ce délabrement. Celle-ci est à reconstruire ; en tournant le dos à l’UE des castes, des marchés, des aéroports, des happy fews arrogants et autres fossoyeurs des fragiles identités nationales.

« Européen : celui qui a la nostalgie de l’Europe », écrit Milan Kundera.

C’est l’Europe européenne, celle de la culture, de l’humanisme et des peuples souverains, qui doit être rebâtie avant de penser à celle des places financières et des taux de croissance. Mais elle ne pourra l’être par ceux qui l’on saccagée, c’est-à-dire les Merkel, Juncker, Schulz, Moscovici et autres prêcheurs ou technocrates qui, enfermés dans leur Cité interdite, se sont montrés incapables d’écouter les protestations des oubliés.

Depuis vendredi, j’entends les politiques français promettre d’associer les peuples aux débats sur la reconstruction. Encore faudrait-il admettre ce que disent les gens : ils ne veulent plus de cette Union soviétoïde, omnipotente et intrusive, ni de sa politique d’immigration de masse, ni de son multiculturalisme xénophile, ni de sa complaisance envers les pays islamiques de l’OCI. C’est bien cette UE qu’il faut d’abord détruire, avant de pouvoir édifier autre chose. Repousser l’échéance d’autres référendums ne serait qu’une fuite supplémentaire des « élites » devant le peuple en marche.

La France ne pourra faire l’économie de la révolution, démocratique et pacifique, que les Anglais viennent de lancer en reprenant superbement leur destin en main.





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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 17:36

La bonne nouvelle dans cette histoire c'est que l'on peut dire sans insulter personne qu'Ivan Rioubol considère comme deux compliments le fait d'assumer la fracture identitaire et l'urgence d'être réactionnaire. Dont acte.

Aux européistes, toujours son vocabulaire, il oppose les souverainistes ou traditionalistes. Cela clarifie assez bien le propos.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 17:43

Si être réactionnaire consiste à ne pas gober comme excellent n'importe quoi de nouveau et être identitaire se résume à penser qu'il y a des différences entre les gens qui vivent en Europe, il est à craindre que la compagnie soit grande et majoritaire...

En revanche si être démocrate consiste à refuser le vote des électeurs on touche un autre principe du droit... surtout lorsque l'insulte tient lieu d'argumentaire, mais que demander à des verrouillés du bulbe qui vivent sur une autre planète.



Dernière édition par tonton christobal le Mar 05 Juil 2016, 17:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 17:45

Parmi la famille peu nombreuse mais tonitruante des “néoréacs”, c’est Ivan Rioufol qui s’y colle, cette fois, pour dénoncer les “sermonneurs bien-pensants” qui mènent notre vieux pays au désastre. Commentaire fait à la sortie de son livre. Pas de soucis. Il est néoréac et fier de l'être. Fini l'emploi de mots supposés insultants. Smile
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 17:49

Qui est insulté ou doit se sentir insulté ? Rioufol ou tonton ?

le point mérite d'être précisé... je crains qu'une fois de plus la maitre des lieux sorte les ciseaux.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 17:59

Brexit : les Républicains se souviendront-ils de Philippe Séguin ?
 
Madeleine de Jessey, porte-parole du mouvement Sens Commun, appelle les représentants de la droite à ne pas oublier le chef de file du "non" à Maastricht et à ouvrir enfin un vrai débat sur l'avenir de l'Union européenne.
 
Il est certaines surprises qui ne laisseront jamais de surprendre. Car enfin, à y regarder de près, plus étonnant que le Brexit lui-même fut le degré de stupeur et d'effroi avec lequel la nouvelle fut accueillie d'un côté comme de l'autre de la Manche. Il semblait, vendredi matin, que la foudre s'était soudainement abattue sur l'Europe, absurde et sans raison, sans que personne n'ait pu la voir venir. Tout le monde ou presque s'en était convaincu : les Anglais ne seront pas assez fous pour sortir d'une Union européenne qu'ils intégraient avec joie il y a quarante ans à peine, au terme de six années d'une lutte acharnée contre le veto du Général De Gaulle. Depuis plusieurs semaines, les grands médias jouaient en chœur le même concert, orchestré par la fine fleur des analystes politiques, sondages à l'appui : les Anglais touchent au feu ; ils seront suffisamment sages pour ne pas s'y brûler. Le peuple britannique démentait bientôt ces doctes prévisions, à 52% des suffrages.
 
La véritable surprise du Brexit, c'est qu'il se soit encore trouvé des gens surpris de tels résultats. Comme le rappelait judicieusement Alexis Brézet ce matin, "avant les Anglais, il y avait eu les Danois (en 1992 et 2000). Et les Irlandais (en 2001 et 2008). Et les Suédois (en 2003). Et les Français (en 2005). Et les Hollandais (en 2005 aussi). Et les Grecs (en 2015)… Au point qu'on se demande, après tant de rebuffades - il est vrai souvent, et en France même, superbement ignorées -, comment les dirigeants européens ont pu être surpris quand l' "impossible" est arrivé".
 
Non seulement le Brexit n'a rien de surprenant, mais il est même parfaitement logique : lorsqu'on refuse d'entendre la voix des peuples, les peuples finissent par reprendre leurs voix. Beaucoup de journalistes et d'hommes politiques évoquent à juste titre, depuis vendredi, l'impasse d'une Europe excessivement bureaucratique et normative, insuffisamment protectrice face au péril islamiste, aux excès d'une concurrence sans loi et à la pression d'une immigration chaotique ; une Europe inefficace face aux vrais problèmes lorsqu'elle est par ailleurs tatillonne à l'excès sur des sujets pour le moins dérisoires. Mais ils sont encore trop peu, ceux qui ont le courage d'évoquer le "déficit démocratique" de l'UE, cette "tare originelle de la construction européenne" que Philippe Séguin dénonçait à juste titre en son temps.
 
Les referendums passés auraient dû nous engager sur la voie d'une démocratisation massive des institutions européennes. La droite, en particulier, aurait dû se saisir des mises en garde de Philippe Séguin ou encore, bien avant lui, de celles du général de Gaulle : "On ne fera pas l'Europe si on ne la fait pas avec les peuples et en les associant. Or, la voie que l'on suit est complètement différente. [...] On se réunit dans des conseils entre augures intéressés. Mais les peuples n'y sont pas".
Qu'avons-nous fait de cet héritage ? En 2014, l'UMP s'engageait dans la campagne des européennes sans jamais évoquer les problèmes de fond soulignés par nos éminents prédécesseurs. Henri Guaino, Laurent Wauquiez ou encore Sens Commun avaient alors signalé ces absences, sans être écoutés. Le serons-nous davantage aujourd'hui ?
 
Alors que beaucoup souhaitent négocier un nouveau traité pour réformer l'UE et préparer l'Europe de demain, n'oublions pas que l'Europe a été faite pour les peuples, et qu'elle ne se fera pas sans eux. Beaucoup parlent avec raison de la nécessité pour l'UE de reconquérir les peuples en répondant de manière efficace à leurs préoccupations (emploi, immigration, sécurité, civilisation) et en garantissant la coopération des États membres sans jamais diluer leur identité propre et sans jamais attenter à leur souveraineté. Mais l'Europe ne pourra reconquérir les peuples qu'à la condition de se laisser reconquérir par eux : il est temps que les citoyens de chaque État membre se réapproprient la maîtrise du projet européen en y étant réellement associés. Qui aura le courage de redonner le pouvoir d'initiative aux corps élus ? Qui aura le courage de réduire le rôle de la Commission à celui d'un simple secrétariat au service du Parlement et du Conseil ?
 
Philippe Séguin, visionnaire, nous avait prévenus : "la logique du processus de l'engrenage économique et politique mis au point à Maastricht est celle d'un fédéralisme au rabais fondamentalement anti-démocratique, faussement libéral et résolument technocratique. L'Europe qu'on nous propose n'est ni libre, ni juste, ni efficace". C'est précisément cette Europe qui vient une nouvelle fois d'être rejetée. Puissent les réformateurs de demain remonter aux sources du mal : l'Europe n'aura d'avenir qu'à la condition de reconnaître ses égarements passés.
Paru sur Figarovox, 27 juin 2016

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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 05 Juil 2016, 23:30

Reconnaître les égarements passés semble prendre corps pour préserver l'entité Europe. Dommage qu'il ait fallu attendre le vote du Brexit pour y arriver. +1 Séguin faisait partie des nonistes vertueux.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 06 Juil 2016, 06:16

Retour sur les effets secondaires du brexit
http://www.boursorama.com/actualites/gb-premiers-signes-de-panique-sur-le-marche-immobilier-apres-le-brexit-66403b6e2a4bad4b3dd90a3add94d670
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 06 Juil 2016, 08:44

m'en fout ! comme beaucoup de gens en France je n'ai pas de placement en Angleterre.
Par contre les taxes qui touchent mon logement ici à Fontenay je connais !

Pour ce qui concerne les nouvelles taxes bien de chez y compris la nouvelle destinée aux régions émanant du gouvernement de gauche de Mrs Valls et du président flanbi qui ne doivent rien au brexit...  on est moins prolixe pour m'en parler.

Ils sont excellents nos politicards de quartier pour donner des leçons d'économie internationale mais moins brillants pour expliquer pourquoi mes impôts en France et à Fontenay augmentent.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 06 Juil 2016, 17:16

tonton christobal a écrit:
m'en fout ! comme beaucoup de gens en France je n'ai pas de placement en Angleterre.
Par contre les taxes qui touchent mon logement ici à Fontenay je connais !

Pour ce qui concerne les nouvelles taxes bien de chez y compris la nouvelle destinée aux régions émanant du gouvernement de gauche de Mrs  Valls et du président flanbi qui ne doivent rien au brexit...  on est moins prolixe pour m'en parler.

Ils sont excellents nos politicards de quartier pour donner des leçons d'économie internationale mais moins brillants pour expliquer pourquoi mes impôts en France et à Fontenay augmentent.

Non, Tonton il ne faut pas s' en foutre car il y a des risques que nous en payons les répliques (augmentations).
Par contre je vous invite à revoir votre jugement sur notre gouvernement car, en matière d' imposition, il tient ses promesses. Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Donc votez Hollande vous n' aurez pas de mauvaises surprises.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 06 Juil 2016, 18:31

mamiea a écrit:


Non, Tonton il ne faut pas s' en foutre car il y a des risques que nous en payons les répliques (augmentations).
Par contre je vous invite à revoir  votre jugement sur notre gouvernement car, en matière d' imposition, il tient ses promesses. Rolling Eyes Rolling Eyes Rolling Eyes Donc votez Hollande vous n' aurez pas de mauvaises surprises.

Déformation professionnelle : je traite en priorité les urgences ! entre la précipitation des évènements, le facteur aggravant que constitue la stupidité ambiante, j'avoue ne pas trop m'inquiéter pour ce qui pourrait se passer à échéance du trimestre ou de l'années à venir... à chaque jour suffit sa peine.

Pour ce qui concerne "pépère" le spécialiste notoirement connu depuis son passage à l'ENA des questions fiscales force est de reconnaitre qu'il est à la hauteur de sa réputation !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 07 Juil 2016, 17:18

Vendredi 01 Juillet 2016 à 14:00 (mis à jour le 01/07/2016 à 15:59)
Brexit - Tillinac : Ce n’est qu’un commencement

Le parlement de Strasbourg. C'est l'idée même d'un "projet européen" qui exaspère les citoyens de base. Photo © AFP

Vu de ma fenêtre. Le référendum britannique n’est probablement que le début d’une révolte des peuples contre l’Europe.
Sur un espace géographique déterminé, la civilisation européenne s’est épanouie au crépuscule de la romanité dans le giron du christianisme : des monastères, des cathédrales, des universités ; puis les humanistes de la Renaissance, les Lumières, le romantisme et leurs suites. Le Royaume-Uni est et restera cohéritier de ce legs que l’eurocratie bruxelloise ignore et que les dirigeants des pays fondateurs ont délibérément mis sous le boisseau en refusant d’inscrire ses racines les plus évidentes dans le préambule de la liasse institutionnelle. En sorte que l’Union européenne n’a pas d’âme.

Le rêve plein d’équivoque des socialistes et des démocrates-chrétiens de l’après-guerre n’a plus de sens. Victor Hugo, déjà, avait imaginé, à terme indéfini, des États-Unis d’Europe, et Churchill a pu y croire brièvement.
Mais, à supposer que l’obstacle de la langue ne soit pas rédhibitoire, il eût fallu cantonner cette utopie au cercle des pays de culture catholique et protestante, pour tenter de forger une nation tricéphale : la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni. L’attelage aurait vite rué dans les brancards. Les Britanniques étaient entrés à reculons dans une machinerie qui, au fil des décennies, n’a cessé d’enfler telle la grenouille de la fable pour devenir un monstre obèse, arrogant et nocif.
Voilà qu’Albion se fait la belle, confirmant la pente des peuples occidentaux à récuser leurs élites politiques, culturelles, économiques et médiatiques. L’“europhobie” qu’elles dénoncent est un symptôme parmi d’autres d’un désarroi dont elles devraient se méfier. Pour l’heure, il s’exprime ici et là en votes hostiles à leurs partis, dits “de gouvernement”. Le risque existe d’une radicalisation qui coaliserait les extrêmes dans un rejet de nos usages démocratiques, et alors le pire pourrait advenir.
Les peuples dont les gouvernants ont adhéré à l’Union européenne, tous pour des motifs différents et aucun sans arrière-pensées, supportent de moins en moins les diktats d’un Juncker quelconque. Question de dignité. Ils n’accepteront jamais de voir la patrie de leurs ancêtres réduite aux acquêts d’un canton soumis à une autorité fédérale. Surtout le nôtre.

Un marché commun, soit : même de Gaulle a avalisé le traité de Rome, et il a eu raison. La recherche de points de convergence, soit : nous avons besoin de nous serrer les coudes face à la concurrence des Américains, des Chinois et des puissances émergentes. Les accords bilatéraux entre nations souveraines restent le seul moyen de bâtir des entités économiques d’envergure internationale, Airbus ou Ariane par exemple, qui ne doivent rien à l’Union européenne.
Pourquoi s’encombrer d’une Commission, d’un Parlement, d’une Cour de justice, d’une multiplicité de conseils ? C’est l’idée même d’un “projet européen” qui exaspère les citoyens de base. Ils présument une perte sèche de liberté de manoeuvre dans le domaine ultrasensible des flux migratoires, et chacun fait l’addition des tracasseries ubuesques endurées dans sa vie de tous les jours. Elle est lourde.
Déclinante durant les Trente Glorieuses, la sensibilité souverainiste se refait une santé. Ajoutez aux électeurs du Front national ceux de Mélenchon, de l’ultragauche, de Dupont-Aignan et d’une partie notable des sympathisants des Républicains, vous trouverez dans les urnes une majorité soi-disant europhobe, xénophobe, nationaliste et autres qualificatifs en usage dans la démonologie de la nomenklatura.

Géopoliticiens, économistes, banquiers, éditorialistes : tous ont milité contre le Brexit, et les Britanniques leur ont adressé un bras d’honneur. Les experts leur promettent des lendemains désastreux. Bof ! Ils se sont plantés si souvent que plus personne ne les prend au sérieux. Soit notre classe politique va prendre enfin acte de cette lame de fond et s’émanciper des tenailles de l’Union européenne, au lieu de nous abuser avec le mirage d’un “approfondissement” ; soit elle sera à brève échéance marginalisée, comme ses voisines aux dernières élections en Autriche et à Rome.
Ces scrutins ponctuent les chambardements politiques en Grèce, en Espagne — et ce n’est qu’un début. Parodions Saint-Just : le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, professé jadis par de Gaulle, est une idée neuve… en Europe.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 07 Juil 2016, 20:32

Dans la catégorie "on s'en fout" pour rester dans le parler du moment http://mobile2.tdg.ch/articles/577d8985ab5c37193f000001 lit qui veut
L'entame : Union européenne Selon le directeur du Mécanisme européen de stabilité, le «coût du divorce» pourrait faire en sorte que le Brexit ne se réalise finalement pas.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 07 Juil 2016, 21:58

Vision pleine d'avenir... continuer comme d'habitude avec les mêmes !
Ne rien changer, ne rien bouger...

Dans quelques années lorsque nous aurons des vilains pas beaux à la tête des gouvernements de chaque pays d'Europe on sera étonné et on braillera : le fascisme ne passera pas... démocratie alors que l'on aura bâillonné les électeurs.

Je fais pleinement confiance aux démocrates de pacotille pour en arriver là...

Les exemples de la Grèce en faillite, de l'Espagne sans gouvernement depuis des mois, de l'Autriche en balance... de la Grande Bretagne et son non à l'Europe et de la France avec les errances que nous connaissons... et ses 30% à Le Pen chez nous plus les guignols : méluche, le facteur ou des écolos qui passent des annonces sur EBay ou le bon coin pour avoir un candidat à la présidence pourraient faire réfléchir... et bien NON ! ils ne sont pas équipés pour penser à ce qui sort de leur logique.

Conclusion : on garde les mêmes qui feront les mêmes erreurs (opération porte ouverte à l'immigration par exemple, concurrence déraisonnable qui provoque le chômage, priorité à la finance et rien pour ce qui intéresse le populo) et qui vont continuer à parader et après eux le déluge.

ça c'est du programme ! lorsque les théoriciens en auront fini on commencera à s'occuper de ce que pensent les "gens" : ces minables qui ne comprennent rien à rien , à qui on pique les emplois, que l'on déleste de leur fric et qui en plus ne sont même pas en sécurité dans leur ville.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 07 Juil 2016, 22:55

On peut aussi prôner la faillite du système tout de suite. En laissant à place à la montée de tous les fascismes si on y va par là. De là à ce que ce soit plus beau et moins vilain, doit on faire un pronostic?
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 08 Juil 2016, 00:08

Les autistes persistent... mais dans les pays concernés ça bouge. Que faire ?
Rien ! continuer la même politique avec les mêmes dirigeants... en attendant de prendre la maison Europe sur la tête.
Ne rien changer et verrouiller l'information pour éviter aux nationalistes, aux fachos... et à ceux qui constatent les faits de s'exprimer, c'est la solution !

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La Hongrie, à son tour, défie l’UE par référendum
Malo Tresca, le 06/07/2016 à 17h16

Adversaire déclaré de longue date du plan européen de répartition des migrants, le premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé mardi 5 juillet la tenue, le 2 octobre, d’un référendum sur le sujet.
En plein choc du Brexit, c’est la provocation de trop pour l’Union européenne. Viktor Orban, le chef du gouvernement hongrois, a confirmé mardi 5 juillet la tenue dans le pays d’une consultation, le 2 octobre, sur le plan de relocalisation des réfugiés en Europe.
Budapest estime que les quotas obligatoires de migrants, adoptés en septembre 2015 par les gouvernements des états membres pour reloger 160 000 demandeurs d’asile aux portes de l’UE, violent sa souveraineté. L’opposition socialiste a aussitôt appelé à un boycott du scrutin.
À l’automne, quelque huit millions d’électeurs devront glisser dans l’urne leur réponse à la question : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? » Le scrutin ne sera valable qu’avec la participation d’au moins la moitié du corps électoral.
« La formulation de la question, très peu explicite, n’aurait pas dû être validée d’un point de vue juridique, déplore Paul Gradvohl, historien et spécialiste de l’Europe centrale contemporaine. Elle a été façonnée par les proches de Viktor Orban : on ne sait pas si elle s’applique au plan européen actuel de relocalisation des réfugiés, ni ce qu’il adviendra du résultat du référendum en cas de modification de ce dernier. »
Dès février, par plusieurs discours virulents, le conservateur hongrois avait annoncé la tenue de ce référendum. « En s’emparant du sujet de l’immigration, Viktor Orban renforce sa popularité et s’attire les votes des électeurs d’extrême droite du Jobbik », analyse Antonela Capelle-Pogacean, chercheuse à Sciences-Po, spécialiste du nationalisme en Hongrie.
Le chef du Fidesz est devenu coutumier de discours agitant le spectre de « terroristes » parmi les réfugiés. « Il crée des scandales qui font oublier tout le reste : les tensions internes au sein du gouvernement, les problèmes de corruption, de détournements de fonds », ajoute Paul Gradvohl.
« Les Hongrois seuls ont le droit de décider avec qui ils veulent vivre, ce n’est pas une décision qui revient à Bruxelles », s’insurgeait, mardi soir, Antal Rogan, le chef du cabinet du premier ministre.
Un ton provocateur symptomatique des rapports tendus entre Viktor Orban et les institutions européennes, qui lui reprochent régulièrement, depuis son arrivée au pouvoir en 2010, de porter atteinte à l’état de droit et à l’équilibre des pouvoirs dans son pays.
Pour autant, la Commission européenne, qui craint un phénomène de contagion au sein d’autres États membres, ne peut pas empêcher la tenue de ce référendum. Elle s’est contentée de rappeler que la relocalisation avait été décidée, en février, lors « d’un processus de décision sur lequel se sont accordés tous les États membres », et que ce plan était juridiquement contraignant.
Sans doute pas assez de participation pour valider le résultat
« En passant par la contrainte plutôt que la stimulation, et sans associer aux réflexions des gouvernements celles d’autres acteurs comme les Églises ou les syndicats, l’UE n’a pas fait un choix très intelligent, déplore Paul Gradvohl. Elle s’est mise en position de cible, ce qui a facilité le jeu d’Orban. » À l’instar d’autres pays d’Europe centrale, comme la Slovaquie ou la Pologne, le leader du Fidesz ne plaide pas en faveur d’une sortie de l’UE, mais pour un retour au souverainisme des états dans une UE fragilisée par le Brexit.
Quant à savoir le résultat,« il ira très probablement dans le sens du gouvernement, mais le taux de participation n’atteindra sûrement pas les 50 % nécessaires à sa validation, pronostique Antonela Capelle-Pogacean. En revanche, Viktor Orban pourra ensuite thématiser, instrumentaliser ce résultat auprès de Bruxelles. »
Le gouvernement hongrois a déjà amorcé sa campagne pour le « non ». Affiches, spots télévisés, discours… Viktor Orban déploie d’importants moyens pour s’assurer la victoire, le 2 octobre. Une opération nationale bien plus coûteuse, finalement, que l’ouverture, demandée par l’UE à la Hongrie, de quelque 1 300 places d’accueil…

--------------------------

Le problème étant que comme les "migrants" continuent à arriver aucune statistique de leur nombre, de leur provenance et de leur identité n'est possible et que par là même toutes les données chiffrées, lorsqu'il en existe, sont fausses. Y a t il une raison pour que le flux s'arrête ? NON, pourquoi ne pas continuer à débarquer en se faisant prendre en charge ?
L'entreprise va continuer d'autant que sous peu nos associations et Frontex iront les chercher dans les ports de départ. Actuellement dès que nos "migrants" sont en mer les téléphones se mettent en marche pour appeler les secours.
Nos "migrants" sans argent traversent des continents, payent des passeurs, ont des portables top niveau... sont masculins musulmans, persécutés par des musulmans qui terrorisent les femmes peu nombreuses à bord des bateaux... et exterminent les non musulmans dont on a peu de représentants parmi les réfugiés... une énigme !

Au pied du mur pour répondre avec précision aux questions, nos institutions européennes et nos sachants qui décident de tout sont moins brillants... c'est curieux !
Pas de statistique, rien de chiffré qui soit diffusé...

---------------

Depuis le début de la crise des migrants... mes prises de position ont été confirmées par les faits... mais ce n'est pas grave on va expliquer que la vérité est le contraire de ce que tout le monde constate.
En arriver à ce niveau de manipulation et se dissimulation de la vérité relève du grand art ! à moins qu'il s'agisse d'un foutage de gueule mondial, d'une volonté délibérée de cacher la vérité aux Européens doublée d'un rideau de fumée généralisé et d'une mise en condition psychologique largement orchestrée... pour qu'elles raisons inavouables  ? c'est précisément la bonne question !

Pour ce qu'il en des des conditions de travail ou des concurrences déloyales en matière d'emploi ... il semble que le réveil soit à l'ordre du jour... il était temps.





Dernière édition par tonton christobal le Ven 08 Juil 2016, 15:09, édité 1 fois
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