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 Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !

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tonton christobal

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MessageSujet: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 10 Nov 2015, 18:12

Rappel du premier message :

AFP 10-11-2015 - 06:45
Maintien du Royaume-Uni dans l'UE: Cameron dévoile ses conditions

Le Premier ministre britannique David Cameron doit officiellement dévoiler mardi sa liste de conditions pour garder le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les grandes lignes sont déjà connues. Le maître-mot aussi: plus de flexibilité.
Réclamée à cor et à cri par ses partenaires, la "shopping list" britannique doit enfin atterrir dans la boîte aux lettres du président du Conseil européen, Donald Tusk, pour être discutée ensuite par les 28 en décembre à Bruxelles. Les deux leaders se sont déjà entretenus au téléphone lundi pour préparer le terrain.
Pour accompagner le courrier, David Cameron a par ailleurs prévu un discours dans la matinée à Londres, alors que son lieutenant, le ministre des Finances George Osborne, ira à la rencontre du président de la Commission européenne dans la capitale belge.
Cette offensive coordonnée lance la dernière ligne droite menant au référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE qui doit avoir lieu d'ici la fin 2017 au plus tard, les prévisions les plus hardies évoquant le mois de juin 2016.
Les sondages promettent un certain suspense avec un électorat divisé entre pro et anti-UE, alors que les deux camps ont intensifié leur campagne depuis la rentrée.
David Cameron, qui dit n'avoir "aucun attachement sentimental à l'UE", prône pour sa part un maintien dans une union réformée. Mais s'il n'obtient pas les changements voulus, il n'exclut "rien", comme il l'a répété lundi devant le patronat.
"Je ne me satisfais pas du statu quo en Europe. Les changements que je veux sont de taille et il est vital qu'on les obtienne", a-t-il martelé avant d'énumérer les quatre grands axes de réforme: "une Europe plus compétitive, une exemption de la nation d'union toujours plus étroite, plus d'égalité entre membres et non-membres de la zone euro et une réduction de la pression migratoire".
- 'Les autres pensent toujours qu'on bluffe' -
Si les spécialistes s'accordent à dire que "le diable sera dans les détails", ils jugent possible un accord sur les trois premières revendications. Elles servent d'abord à graver dans le marbre le statut spécial dont le Royaume-Uni bénéficie déjà dans les faits en ne participant pas à l'euro ou à l'espace Schengen.
La quatrième condition, qui consiste à priver les immigrés de l'UE de certaines prestations sociales, risque en revanche de rencontrer une franche hostilité.
Au sein même du camp de David Cameron, on s'interroge sur le caractère légal d'une telle mesure par rapport aux principes de libre circulation et de non-discrimination entre travailleurs européens.
"Notre ambition sur la question n'a absolument pas varié. J'ai été très clair avec mes collègues européens là-dessus", a pourtant assuré M. Cameron.
Selon lui, les quatre revendications peuvent "se résumer en un seul mot: flexibilité". Si "cette organisation", comme il aime appeler l'UE, est "suffisamment flexible, nous allons rester. Sinon, il faudra sérieusement se poser la question de savoir si le Royaume-Uni y est à sa place", a-t-il souligné.
En attendant, les Britanniques continuent à s'interroger sur les chances de leur Premier ministre d'obtenir mieux que quelques retouches cosmétiques.
"Vous savez quoi? Les autres pays européens pensent toujours qu'on bluffe. Nos amis et partenaires ne peuvent pas imaginer qu'on soit assez fous pour quitter l'UE (...) mais si nous voulons réussir cette négociation et rester dans une UE réformée, ils doivent comprendre que nous sommes très sérieux", écrit Boris Johnson, le maire de Londres, dans sa chronique hebdomadaire pour le Daily Telegraph.
Successeur potentiel de David Cameron à la tête des conservateurs à l'horizon 2020, il suggère qu'il faudra peut-être passer d'abord par un non à l'UE pour vraiment être en position de renégocier les termes de la relation.
Mais David Cameron a répété lundi que la réponse à la question du référendum sera définitive. "No way back" (pas de retour en arrière possible), a-t-il dit.

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Ce sont sans doute les dernières brillantes prestations de nos dirigeants de l'UE qui vont inciter les Britanniques à rester...
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tonton christobal



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 08 Juil 2016, 00:08

Les autistes persistent... mais dans les pays concernés ça bouge. Que faire ?
Rien ! continuer la même politique avec les mêmes dirigeants... en attendant de prendre la maison Europe sur la tête.
Ne rien changer et verrouiller l'information pour éviter aux nationalistes, aux fachos... et à ceux qui constatent les faits de s'exprimer, c'est la solution !

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La Hongrie, à son tour, défie l’UE par référendum
Malo Tresca, le 06/07/2016 à 17h16

Adversaire déclaré de longue date du plan européen de répartition des migrants, le premier ministre hongrois Viktor Orban a annoncé mardi 5 juillet la tenue, le 2 octobre, d’un référendum sur le sujet.
En plein choc du Brexit, c’est la provocation de trop pour l’Union européenne. Viktor Orban, le chef du gouvernement hongrois, a confirmé mardi 5 juillet la tenue dans le pays d’une consultation, le 2 octobre, sur le plan de relocalisation des réfugiés en Europe.
Budapest estime que les quotas obligatoires de migrants, adoptés en septembre 2015 par les gouvernements des états membres pour reloger 160 000 demandeurs d’asile aux portes de l’UE, violent sa souveraineté. L’opposition socialiste a aussitôt appelé à un boycott du scrutin.
À l’automne, quelque huit millions d’électeurs devront glisser dans l’urne leur réponse à la question : « Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ? » Le scrutin ne sera valable qu’avec la participation d’au moins la moitié du corps électoral.
« La formulation de la question, très peu explicite, n’aurait pas dû être validée d’un point de vue juridique, déplore Paul Gradvohl, historien et spécialiste de l’Europe centrale contemporaine. Elle a été façonnée par les proches de Viktor Orban : on ne sait pas si elle s’applique au plan européen actuel de relocalisation des réfugiés, ni ce qu’il adviendra du résultat du référendum en cas de modification de ce dernier. »
Dès février, par plusieurs discours virulents, le conservateur hongrois avait annoncé la tenue de ce référendum. « En s’emparant du sujet de l’immigration, Viktor Orban renforce sa popularité et s’attire les votes des électeurs d’extrême droite du Jobbik », analyse Antonela Capelle-Pogacean, chercheuse à Sciences-Po, spécialiste du nationalisme en Hongrie.
Le chef du Fidesz est devenu coutumier de discours agitant le spectre de « terroristes » parmi les réfugiés. « Il crée des scandales qui font oublier tout le reste : les tensions internes au sein du gouvernement, les problèmes de corruption, de détournements de fonds », ajoute Paul Gradvohl.
« Les Hongrois seuls ont le droit de décider avec qui ils veulent vivre, ce n’est pas une décision qui revient à Bruxelles », s’insurgeait, mardi soir, Antal Rogan, le chef du cabinet du premier ministre.
Un ton provocateur symptomatique des rapports tendus entre Viktor Orban et les institutions européennes, qui lui reprochent régulièrement, depuis son arrivée au pouvoir en 2010, de porter atteinte à l’état de droit et à l’équilibre des pouvoirs dans son pays.
Pour autant, la Commission européenne, qui craint un phénomène de contagion au sein d’autres États membres, ne peut pas empêcher la tenue de ce référendum. Elle s’est contentée de rappeler que la relocalisation avait été décidée, en février, lors « d’un processus de décision sur lequel se sont accordés tous les États membres », et que ce plan était juridiquement contraignant.
Sans doute pas assez de participation pour valider le résultat
« En passant par la contrainte plutôt que la stimulation, et sans associer aux réflexions des gouvernements celles d’autres acteurs comme les Églises ou les syndicats, l’UE n’a pas fait un choix très intelligent, déplore Paul Gradvohl. Elle s’est mise en position de cible, ce qui a facilité le jeu d’Orban. » À l’instar d’autres pays d’Europe centrale, comme la Slovaquie ou la Pologne, le leader du Fidesz ne plaide pas en faveur d’une sortie de l’UE, mais pour un retour au souverainisme des états dans une UE fragilisée par le Brexit.
Quant à savoir le résultat,« il ira très probablement dans le sens du gouvernement, mais le taux de participation n’atteindra sûrement pas les 50 % nécessaires à sa validation, pronostique Antonela Capelle-Pogacean. En revanche, Viktor Orban pourra ensuite thématiser, instrumentaliser ce résultat auprès de Bruxelles. »
Le gouvernement hongrois a déjà amorcé sa campagne pour le « non ». Affiches, spots télévisés, discours… Viktor Orban déploie d’importants moyens pour s’assurer la victoire, le 2 octobre. Une opération nationale bien plus coûteuse, finalement, que l’ouverture, demandée par l’UE à la Hongrie, de quelque 1 300 places d’accueil…

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Le problème étant que comme les "migrants" continuent à arriver aucune statistique de leur nombre, de leur provenance et de leur identité n'est possible et que par là même toutes les données chiffrées, lorsqu'il en existe, sont fausses. Y a t il une raison pour que le flux s'arrête ? NON, pourquoi ne pas continuer à débarquer en se faisant prendre en charge ?
L'entreprise va continuer d'autant que sous peu nos associations et Frontex iront les chercher dans les ports de départ. Actuellement dès que nos "migrants" sont en mer les téléphones se mettent en marche pour appeler les secours.
Nos "migrants" sans argent traversent des continents, payent des passeurs, ont des portables top niveau... sont masculins musulmans, persécutés par des musulmans qui terrorisent les femmes peu nombreuses à bord des bateaux... et exterminent les non musulmans dont on a peu de représentants parmi les réfugiés... une énigme !

Au pied du mur pour répondre avec précision aux questions, nos institutions européennes et nos sachants qui décident de tout sont moins brillants... c'est curieux !
Pas de statistique, rien de chiffré qui soit diffusé...

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Depuis le début de la crise des migrants... mes prises de position ont été confirmées par les faits... mais ce n'est pas grave on va expliquer que la vérité est le contraire de ce que tout le monde constate.
En arriver à ce niveau de manipulation et se dissimulation de la vérité relève du grand art ! à moins qu'il s'agisse d'un foutage de gueule mondial, d'une volonté délibérée de cacher la vérité aux Européens doublée d'un rideau de fumée généralisé et d'une mise en condition psychologique largement orchestrée... pour qu'elles raisons inavouables  ? c'est précisément la bonne question !

Pour ce qu'il en des des conditions de travail ou des concurrences déloyales en matière d'emploi ... il semble que le réveil soit à l'ordre du jour... il était temps.





Dernière édition par tonton christobal le Ven 08 Juil 2016, 15:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 08 Juil 2016, 04:49

Une des similitudes à venir entre la Hongrie et les pro Brexit ?

Le nombre d'incidents racistes signalés à la police de Londres a augmenté de plus de 50% depuis la victoire du "Brexit" lors du récent référendum. Selon les données publiées par Scotland Yard, entre les 24 juin et 2 juillet, la police de Londres a reçu 599 rapports d'incidents motivés par la haine raciale, ce qui fait 67 incidents par jour.

"Nous analysons attentivement chacun de ces cas pour comprendre ce qui se passe à Londres. Ces chiffres peuvent évoluer à mesure que plus de victimes se présentent pour signaler les incidents après le référendum", a déclaré le porte-parole de Scotland Yard, Mark Chishty.

  Source  Libération  


Sinon par Aude Massiot — 6 juillet 2016 à 16:18

Le Premier ministre hongrois est un habitué des coups d'éclat. Dernier en date : l'annonce mardi d'un référendum sur le plan européen de répartition des réfugiés. Retour sur une stratégie d'isolement qui fonctionne très bien.

Viktor Orbán, le Premier ministre hongrois connu pour son nationalisme virulent, surfe maintenant sur la vague de référendums que connaissent les pays européens. Et alimente à nouveau le climat anti-migrants déjà prégnant en Hongrie. Historique de ses derniers coups médiatiques.

La question exacte pour le référendum sur les réfugiés

«Voulez-vous que l’Union européenne décrète une relocalisation obligatoire de citoyens non-hongrois en Hongrie sans l’approbation du Parlement hongrois ?» Voici la question à laquelle devront répondre les citoyens hongrois le 2 octobre. Ce référendum, demandé par le Premier ministre Viktor Orbán du parti de droite Fidesz (Union civique hongroise), est son dernier coup porté aux institutions européennes.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 08 Juil 2016, 15:04

Pour parodier un intervenant habituel  : si l'info vient de libé alors est elle crédible ?

Avoir un un avis ne permet pas d' être méprisant et insultant envers ses adversaires. Le comble dans ce cas de figure étant de s'affirmer rassembleur.
Nous sommes dans l'incohérence !
Doit on être obligatoirement "pro migrants" ? et surtout en quoi ne pas l'être est critiquable ?
A ce jour ne pas apprécier la manière dont déferlent des vagues d'arrivants non contrôlés n'est pas encore un délit et l'actualité récente devrait inciter les partisans de l'accueil sans un minimum de réflexion et de sélection à un peu de retenue...
Nous avons eu en Europe diverses raisons de regretter ces arrivées aussi massives que non souhaitées.

Faut il des piqures de rappel aux naïfs ? un bain de sang ou des agressions en tous genres hebdomadaires pour que l'on retrouve un peu de bon sens et que l'on arrête de dire et surtout de faire n'importe quoi ?

Ce sont précisément les excès des arrivants, le refus des politiques de prendre en compte les vérités qui sautent aux yeux, l'inadaptation des réponses trouvées (en souvent on n'en cherche même pas) par nos dirigeants moralisateurs à des situations délicates qui provoquent les réactions négatives de nombre de pays.
On ajoutera à cela le sentiment d'abandon et d'impuissance des populations pénalisées et le peu d'intérêt qu'elles représentent pour ceux qui sont au pouvoir pour comprendre les réactions de rejet.
Lorsque les biens personnels sont détruits et volés et que l'on s'attaque en plus physiquement à vous... que des populations se sentent sans défense dans leur environnement comme si elles étaient en pays hostile comment peut on retrouver la sérénité.
Les habitants qui subissent ces exactions sont révoltés... et bien eux, ils iront voter ! Ce n'est pas en faisant des tripatouillages médiatiques que l'on va les calmer.

Lorsque l'on confond volontairement les causes et les conséquences d'un phénomène qui pénalise une population ce n'est assurément pas en culpabilisant les victimes que l'on se dirigera vers une situation apaisée.

Si les institutions européennes prennent des coups deux questions se posent :
Ces fameuses institutions n'en donnent elles pas un peu trop de ces coups ? et sont ils distribués à bon escient ?
Sont elles ces fameuses et intouchables institutions exemptes de reproche et ne méritent elles pas de se faire sanctionner ?
On devrait s'interroger sur la provenance de ces mécontentements qui touchent non seulement de plus en plus de pays mais impactent des domaines multiples.
Ce mode de diagnostic voire de remise en cause de soi n'est pas en usage chez les élites qui elles sont par définition infaillibles.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 08 Juil 2016, 20:52

Une dépèche Afp alors.

GB: chute vertigineuse de la confiance des consommateurs après le Brexit
La confiance des consommateurs britanniques a chuté après le vote sur la sortie de l’Union européenne, à un rythme qui n’avait plus été vu depuis 21 ans, indique une étude publiée vendredi par GfK.

Selon cette enquête effectuée spécialement du 30 juin au 5 juillet pour mesurer le moral des Britanniques post-Brexit, la victoire du «Leave» lors du référendum a entraîné un repli de l’indice de confiance de 8 points à -9. «Il n’y a pas eu de recul plus marqué depuis 21 ans (décembre 1994)», souligne GfK.

Logiquement, les Britanniques ayant voté pour rester dans l’UE étaient les plus déprimés (-13 points) tandis que les électeurs ayant voté pour en sortir étaient moins pessimistes (-5 points). «En ces temps d’incertitude, nous avons vu un repli significatif de la confiance, chacune des composantes clés de l’indice ayant chuté, la plus forte baisse concernant la situation économique générale au cours des douze prochains mois», souligne Joe Staton, responsable des dynamiques de marché chez GfK.

60% des personnes interrogées s’attendent en effet à ce que l’économie britannique se détériore au cours des douze prochains mois, contre 46% en juin. Et la proportion de gens pensant que les prix vont augmenter rapidement a bondi de 20 points de pourcentage (de 13 à 33%). «Notre analyse suggère que l’une des conséquences immédiates du référendum est que des secteurs comme les voyages, la mode, la décoration, le bricolage et la distribution sont particulièrement vulnérables à une réduction des dépenses des consommateurs», détaille GfK.

AFP

sinon à défaut un article venant de Belgique http://www.lalibre.be/economie/conjoncture/immobilier-shopping-emplois-voici-les-premieres-consequences-concretes-du-brexit-sur-l-economie-britannique-577d3ba835705701fd977772
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Gérard

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 08 Juil 2016, 21:42

Citation de tonton christobal:

Avoir un un avis ne permet pas d' être méprisant et insultant envers ses adversaires


Tout à fait d'accord. Pour tout le monde.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 00:05

Une certaine crudité dans l'expression est de plus en plus présente dans les medias

http://mobile.agoravox.fr/tribune-libre/article/brexit-quand-les-sentinelles-du-182649 capital crachent sur le peuple.... C'Est le titre complet.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 00:51

La supposée crudité dans les propos est une chose lorsqu'elle se place dans le cadre d'un article de journal.
L'insulte permanente proférée contre les intervenants d'un forum qui expriment un avis respectable en est une autre.

Ce sont des notions difficiles à comprendre pour les grands démocrates tolérants qui s'illustrent tous azimuts depuis le vote des anglais. Savoir se tenir et conserver son sang froid n'est pas donné à tout le monde.

Pour ce qu'il en est des prédictions des économistes, un humoriste a écrit il y a longtemps que :
"les économistes ont été inventés pour que les météorologistes ne soient pas les seuls supposés scientifiques à se tromper régulièrement"
un autre prétendait :
« un grand économiste est quelqu’un qui saura très bien expliquer demain pourquoi ce qu’il a prévu hier ne s’est pas produit aujourd’hui »

En tout cas pour ce qui concerne les ennuis consécutifs aux lois sur la concurrence, les arrivées de gens incontrôlés et incontrôlables, les quelques centaines de morts plus les blessés... et quelques autres dossiers nous ne sommes pas dans la prospective mais dans les dures réalités.
Mais doit on y penser, nous Français qui savons expliquer que les Anglais sont des réacs incultes, nous sommes en revanche moins compétents et volubiles pour mettre fins à nos problèmes financiers nationaux.

Si nous allions balayer devant notre porte ?
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 01:00

Wikipedia assure une intendance sur le sens des mots qui parfois se laisse lire. Aucune allusion au mot réac...

Le populisme désigne un type de discours et de courants politiques qui fait appel aux intérêts du « peuple » (d’où son nom) et prône à son recours, tout particulièrement en opposant ses intérêts avec ceux de « l'élite », qu'il prend pour cible de ses critiques, s’incarnant dans une figure charismatique et soutenu par un parti acquis à ce corpus idéologique.

Le terme est régulièrement employé dans un sens péjoratif, synonyme de « démagogie ». Dans cette acception, il suppose l'existence d'une démocratie représentative qu’il critique. C'est pourquoi il est apparu avec les démocraties modernes, après avoir connu selon certains historiens une première existence sous la République romaine.

Le substantif populisme est apparu, en français en 1912, sous la plume de Grégoire Alexinsky, dans sa Russie moderne. Il dérive du mot populiste auquel le Larousse mensuel illustré donnait le sens de membre d'un parti prônant des thèses de type socialiste (en Russie).

Tous deux servent à désigner des mouvements politiques apparaissant au xixe siècle : en Russie depuis les années 1860 (« Les narodniki de l'Empire russe, en « allant au peuple », rêvaient de restaurer une communauté perdue ») et aux États-Unis dans les années 1890[8] (« le populisme rural et petit-bourgeois voulut réincarner le peuple fondateur de la démocratie américaine»). Léon Lemonnier réutilise en 1929 le terme pour désigner une nouvelle école littéraire dont il a écrit le manifeste. Cette doctrine littéraire, se présentant comme inspirée par le naturalisme, entendait ramener la littérature à l'humble niveau des vies « médiocres », débarrassée de toutes « ces doctrines sociales qui tendent à déformer les œuvres littéraires ».

Avant les années 1990, les termes « populisme » et « populiste » pouvaient désigner divers courants politiques se référant au peuple, parmi lesquels le parti de centre droit ÖVP autrichien ou le SHP turc au centre gauche qu'on a tendance depuis à ne plus vouloir qualifier ainsi, leur préférant le label de « populaire ». Si le terme populisme est aujourd'hui (années 2010) péjoratif en politique, les politiques dites populistes peuvent être très différentes : différences gauche/droite, et entre populismes d'Europe et d'Amérique du Sud. L'historien Philippe Roger déclare que le mot populisme « désigne un complexe d'idées, d'expériences et de pratiques qu'aucune typologie, si fouillée soit-elle, ne saurait épuiser. »

Depuis les années 1980, les mouvements et partis considérés comme populistes ont connu divers succès dans de nombreuses démocraties du premier monde, telles que le Canada, l'Italie, les Pays-Bas, et les pays scandinaves.

Pour en revenir au sujet
http://m.huffpost.com/fr/entry/10658678

L'entame :

“Félicitations Monsieur Cameron, vous êtes entré dans l’Histoire!” On se souviendra de lui comme de l’habile stratège qui, pour apaiser les rivalités au sein de son parti, récupérer les voix des eurosceptiques et ménager sa carrière politique, a réussi d’un geste à faire sortir son pays de l’Union, à enclencher un processus de démembrement du Royaume-Uni, à faire du rejet de l’étranger le cœur du débat politique britannique, et à donner des ailes à tous les populistes d’Europe.

##### Parmi eux Johnson et Farage, Le pen et quelques autres. Comme Orban qui cherche le coup médiatique.


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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 03:47

Alors que le sujet est d'importance, il faut que l'on sache appeler un chat un chat ; à ceux qui disent que tout est la faute de l'Europe, en utilisant un vocabulaire plus ou moins châtié, il doit être possible de donner la réplique : un certain nombre de citoyens défendent un autre point de vue. http://www.sudouest.fr/2016/07/06/le-probleme-n-est-pas-l-europe-le-probleme-c-est-le-populisme-2426002-6135.php

L'Europe et l'Écologie étant deux sujets qui me tiennent à coeur, il est normal que j'apporte une pleine et entière contribution aux fils qui en parlent. Élections et territoires me passionent aussi. Merci beaucoup.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 04:45

Sauf que vos interventions elles, ne me passionnent pas aussi je les zappe comme un malotru que je suis.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 04:56

Les leaders populistes font temporairement un peu du rétro pédalage par rapport à leurs discours d'avant Brexit. Après Johnson et Farage, c'est au tour de Le Pen.

Une aubaine que le Brexit pour Marine Le Pen, mais une aubaine qui pourrait bien se retourner contre elle. La présidente du FN, qui brandit depuis plusieurs mois le référendum sur le Brexit comme une légitimation de son projet de sortie de l'euro et de l'Union européenne, tente de rassurer comme elle peut, dans un entretien fleuve à « Valeurs actuelles ». martèle-t-elle. Avant d'ajouter : malgré... un début de panique dans l'immobilier, des perspectives sur l'emploi qui s'assombrissent et « last but not least », la chute de près de 15 % de la livre depuis le référendum. Sans parler de la crise politique au sommet, des dirigeants pro-Brexit Boris Johnson et Nigel Farage qui ont quitté le navire et sur lesquels elle ne souffle désormais plus mot... Marine Le Pen veut seulement y voir...

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/elections/presidentielle-2017/0211103105723-apres-le-brexit-le-pen-essaie-de-rassurer-2012795.php?TCwoh8pPYVFChIvt.99
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 06:51

S'il n'y avait que les populistes... Jean-Louis Bourlanges situe la fin des derniers dirigeants pro-européens au milieu des années 90, dans un article où il s'en prend à "quatre contrevérités", dont voici la première et la quatrième. Je rajouterai juste que Barrosso, président de la commission pendant dix ans (2004-2014), n'a été que le serviteur zélé des chefs d'Etat dominants de l'époque.

Citation :
La fable du Brexit

Sur l’Europe, la machine à s’aveugler tourne à plein régime et le Brexit semble nous avoir inspiré une fable de la crise européenne dont, avec une quasi-unanimité, politiques, commentateurs, médiateurs et hommes de la rue ont choisi de se bercer. Cette fable repose sur quatre contre-vérités répétées ad nauseam sur la base desquelles il ne sera pas facile de bâtir une stratégie européenne cohérente :

1/ Les peuples de l’Union sont soumis à la loi d’airain d’un personnel politique européiste qui ne prend aucunement en compte les aspirations euro-critiques des citoyens. La réalité est pourtant bien différente. Voici maintenant une vingtaine d’années que l’Union européenne est dirigée par des responsables et des partis politiques oscillant entre l’euro-indifférence, l’euroscepticisme et l’europhobie.

C’est au milieu des années quatre-vingt-dix que partout en Europe, les euro-fervents français, allemands, beneluxiens, espagnols et italiens, entre autres, ont quitté la scène et vu leur partis politiques, sociaux-démocrates et socio-libéraux, décliner, voire entrer en agonie comme l’UDF ou la Démocratie chrétienne, tandis que montaient en puissance à gauche des radicaux de l’indignation et à droite des souverainistes libéraux, souvent flanqués comme en Autriche, aux Pays-Bas, au Danemark ou en Italie de populistes xénophobes auxquels ils étaient contraints de s’associer.

En quelques années, le système partisan européen a largué les amarres et donné congé à l’ordre politique tripartite – chrétiens-démocrates, sociaux-démocrates et euro-libéraux –  auquel s’était adossée la construction de l’Europe. La relève des euro-fervents par des euro-tièdes, aussi peu enclins à tout casser qu’à poursuivre la construction européenne, aura eu pour effet d’élargir l’Union au-delà des limites du raisonnable (ouverture des négociations d’adhésion avec la Turquie) de bloquer le développement de toute vraie politique commune (politique économique, politique étrangère et militaire notamment), et de saccager le système de décision communautaire issu de Maastricht.

Résultat, l’Union est devenue la maison des chiens de faïence aussi incapables de faire que de défaire : de faire parce qu’on n’aime pas agir ensemble, de défaire parce qu’on sait bien (et le Brexit le confirme) que le repli national est un « no way » absolu. L’aboulie générale est le terme inévitable de la contradiction. Ceux qui comme Hubert Védrine proposent « la pause » comme remède à la crise ferait bien de s’aviser qu’il n’est pas évident de faire la pause quand on est déjà arrêté!


4/ Le Brexit est la revanche des nations contre l’abus de pouvoir européen. L’idée que la perte de légitimité européenne soit l’inévitable contrepartie du retour en force de l’idée nationale est peut-être la plus simpliste et la plus pernicieuse de toutes celles qu’on entend depuis le 23 juin. La coïncidence entre le Brexit et le réveil des tensions centrifuges – écossaise et irlandaise – au sein d’un des plus anciens et des plus solides États d’Europe devrait pourtant nous mettre la puce à l’oreille et nous donner à penser que nous vivons tout autre chose que la énième version d’un printemps des peuples dressés contre un empire abusif.

L’Union européenne me paraît être la première et la plus spectaculaire victime d’une crise autrement plus profonde et plus diversifiée de la solidarité politique, une crise qui voit se valoriser systématiquement le particulier par rapport à l’englobant, le petit par rapport au grand, le semblable par rapport au différent, le corporatif par rapport au général, l’identitaire par rapport à l’idéologique, la nation-ethnie par rapport à la nation-contrat, le ressentiment par rapport au partage (à gauche) et l'exclusion par rapport à la fidélité (à droite). Si l’on admet ce constat plutôt affligeant et dont les causes sont assurément complexes, on est conduit à analyser la crise que traverse l’Union européenne comme la manifestation particulière d’un phénomène général de fragmentation du lien politique qui s’opère sous toutes les latitudes et à tous les niveaux, européen, national, régional, social, religieux, sexuel ou partisan.

http://www.telos-eu.com/fr/la-fable-du-brexit.html
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 07:50

@salamandre vous avez raison, il ne faut pas escamoter le débat autour de l'Europe pour les présidentielles.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 08:06

2 messages supprimés

Merci de rester dans le sujet, au niveau des idées et des arguments
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 08:25

« Tuer le monstre ! »
Henri Guaino dénonce l’Europe à l’allemande et appelle la France à sortir du cauchemar de l’intégration et du fédéralisme.
Nous assistons à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, diriez-vous que c’est une bonne nouvelle ?
Le Brexit est un avertissement salutaire. Presque à chaque fois que l’on pose aux peuples la question de savoir s’ils veulent continuer l’aventure de l’Union européenne, telle qu’elle est aujourd’hui, ils répondent  »non », les Néerlandais avec leurs raisons, les Français, les Grecs ou les Britanniques avec les leurs et beaucoup d’autres répondraient sans doute non si on les interrogeait. On se refuse à tirer les leçons de ce que disent les peuples, car l’Union européenne s’est construite sur l’idée que les peuples sont incapables de savoir ce qui est bon pour eux et qu’ils doivent être dirigés par une élite prétendument éclairée. Le résultat est sous nos yeux, c’est un désastre : l’Europe est désarmée face aux désordres du monde et ses gouvernements réduits à l’impuissance. Arrêtons de rêver d’intégration et de fédéralisme, ce rêve tourne au cauchemar.

Y a-t-il un avenir de l’Union ou faut-il concevoir autrement les relations entre les États européens ?
Il faut arrêter de confondre Union européenne et Europe. L’Europe, ce sont une géographie, une histoire, une civilisation qui existaient avant l’Union européenne, qui existera après. Le RoyaumeUni hors de l’Union européenne reste un pays européen. La question est de savoir si l’avenir de l’Europe est assuré avec les institutions européennes actuelles ou, si, au contraire, elles le compromettent. La vérité est qu’elles affaiblissent l’Europe, qu’elles la rendent vulnérable et qu’elles détruisent ses démocraties.

L’argument le plus souvent avancé pour maintenir l’Union est que l’Europe, c’est la paix …
Mais aucune construction juridique, économique, institutionnelle, n’a jamais garanti la paix. A-t-on oublié la Société des nations qui, dans les années 1920, mettait la guerre hors la loi, la Yougoslavie, voire la guerre de Sécession, aux États-Unis ? A-ton oublié que l’étalon-or était la monnaie unique du monde occidental avant la guerre de 1914-1918 ?
L’idéologie anti-nation, qui veut voir dans la nation la cause de toutes les guerres, est absurde et dangereuseLes guerres existaient avant les États-nations. La guerre de Trente Ans n’était pas une guerre de nationalismes et l’idéologie – le fascisme, le nazisme - a joué un plus grand rôle dans la Seconde Guerre mondiale que le nationalisme. Les hommes vivent en paix quand le désir de paix l’emporte sur le désir de guerre. S’ils décident de se haïr, ils se font la guerre. ll faut relire La guerre de Troie n’aura pas lieu, de Giraudoux : “L’univers le sait, nous allons nous battre.“
L’Union européenne n’a pas fait la paix en Europe, c’est la paix qui a permis l’Union, parce que les peuples ne voulaient plus se faire la guerre. Mais prenons garde à ne pas croire qu’ils peuvent changer d’avis, que ce qui est arrivé ne peut plus arriver : c’est toujours lorsqu’on se met à penser que l’histoire en a fini avec la tragédie que celle-ci revient. C’est ce qui nous arrive : le tragique de l’histoire, de la politique, de la vie, nous saute de nouveau à la figure, d’autant plus violemment que nous avons cru l’occulter pendant des décennies avec le droit et la bureaucratie.

À cet égard, que pensez-vous de la façon dont a été traitée la question de Crimée ?
C’est typique de la façon d’agir de l’Union européenne, qui fait table rase des réalités géographiques, historiques, culturelles, des héritages. Et c’est ce qui s’est passé pour la Crimée, comme si l’on pouvait aborder la question de l’Ukraine uniquement avec les grands principes abstraits sur lesquels on prétend fonder l’Union européenne. On a occulté le fait que l’Ukraine est un pont entre deux mondes, que Kiev a été la première capitale russe et que vouloir attirer l’Ukraine dans l’Union européenne et dans l’Otan, c’est forcément déclencher les hostilités avec la Russie.

Le second argument important avancé par les partisans de l’Union européenne, c’est qu’elle permet d’affronter la mondialisation et d’assurer la croissance.
Mais qu’est-ce que l’Union européenne a fait jusqu’à présent pour que l’Europe préserve ses intérêts dans la mondialisation ? Si l’on examine les questions comme celles du chômage ou de la croissance au cours des dernières décennies, on nous avait promis des lendemains qui chantent et ce sont plutôt des lendemains qui déchantent.
L’Europe est la zone économique la plus ouverte, celle qui se protège le moins des dumpings, celle qui n’a aucune politique volontariste dans aucun domaine, alors que toutes les autres, des États-Unis à la Chine, ont des politiques industrielle, commerciale, de commande publique.

L’Union européenne a fait de l’Europe la victime expiatoire des politiques du reste du monde.
L’Union européenne devrait servir à défendre les intérêts des pays de l’Europe dans le monde, elle ne le fait pas. Quand un partenaire est en conflit avec la Chine, les autres attendent que le conflit s’envenime pour prendre sa place.
Et si l’Union européenne fait un peu plus désormais pour rééquilibrer certaines relations avec les grandes entreprises, comme Google ou Amazon, elle ne fait rien face à l’impérialisme judiciaire des ÉtatsUnis, qui interdit à nos banques de s’engager sur l’Iran, qui dicte sa loi à nos entreprises, BNP Paribas, la Société générale, Alstom … À quoi sert l’Union européenne telle qu’elle est, à part fabriquer de la déflation et de l’austérité ?

Faut-il sortir de l’euro ?
L’euro nous a coûté cher. L’euro pourrait finir par exploser. Mais sortir à froid serait prendre le risque d’un cataclysme financier mondial que je ne suis pas prêt à assumer, parce que des millions de gens peuvent en souffrir. Car si l’on peut imaginer des techniques pour sortir de l’euro, restent la psychologie et l’extrême difficulté à gérer la transition.

Parmi les raisons du Brexit, il y aurait le refus des politiques migratoires.
Sur les flux migratoires, l’Europe a un rôle à jouer, mais dessaisir les États de toute compétence en la matière n’est pas une bonne idée. On ne peut pas se contenter de contrôler les frontières extérieures sans les contrôler à l’intérieur de l’espace européen. Il faut que les États aient la possibilité d’avoir une politique migratoire. Du coup, cela s’est fait tout seul. On a vu se multiplier les barbelés et je constate qu’ il y a aujourd’hui des contrôles aux frontières.
L’Europe aurait dû peser pour faire la guerre aux islamistes, elle ne l’a pas vraiment fait. Ou pour mettre la Libye sous mandat de l’Onu, ce qui aurait permis d’ouvrir des camps de réfugiés là-bas. Mais cela n’a pas été fait non plus.

Quel rôle spécifique, avec quel objectif, devrait jouer la France ?
La France doit faire entendre sa voix, d’abord en défendant ses propres intérêts en Europe. Depuis trop longtemps, elle n’a plus la volonté de dire « non ». Et on entend depuis le Brexit des discours qui appellent plus à punir le Royaume-Uni et à faire peur aux autres peuples qu’à une vraie remise en question. Et ne répondons pas au Brexit par une Europe encore plus allemande, ce serait une grave erreur.

Mais le plus grand risque est de maintenir en vie la monstrueuse construction juridique, institutionnelle qui broie les États, les démocraties, les peuples sans apporter un surplus ni de puissance, ni de prospérité, ni de culture; au contraire, l’objectif doit être de tuer ce monstre. Nous sommes plongés dans une crise de civilisation, dans laquelle la construction européenne a sa part de responsabilité. Le moment est venu de répondre à la question :
dans quelle civilisation voulons-nous vivre?
C’est la question politique majeure !
Propos recueillis par Yves Roucaute pour Valeurs actuelles.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 09:23

On avance. La question européenne sera au cœur de la présidentielle de 2017. +1
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Gérard

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Sam 09 Juil 2016, 09:38

H.Guaino décrit bien ce qui ne va pas mais beaucoup de points restent dans l'ombre. Fiscalité, justice, armée, langue, législation du commerce, du travail et des entreprises, projets communs, élections démocratiques, laicité...
Mais ses rappels historiques sont intéressants

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 10 Juil 2016, 09:50

D'autres décrivent la situation différemment. Un exemple :

Perspective démocratique et sociale difficile.



Soit on change tout le système ordolibéral européen en faisant "descendre" la démocratie accaparée vers le bas, vers les citoyens dans toute l'Europe - ce qui mérite débat sur les moyens de la rupture (changer toute l'ingénièrie institutionnelle n'est pas simple) - , soit on en sort façon Brexit mais ici, absolument rien ne dit que les politiques économiques néfastes vont changer, et que l'on va s'attaquer à l'austérité, à la logique du capitalisme financiarisé et productiviste. Un Brexit peut parfaitement donner le pouvoir à une oligarchie nationale droitière peu encline à construire des services publics à bas tarifs voire gratuits, à défendre la sécurité sociale et la retraite par répartition contre les fonds de pension et la finance, la RTT, etc... sans parler de la peste brune du nationalisme xénophobe ! Sortie (ne plus être membre) n'est pas rupture .



Christian DELARUE

##### ce qui permet de critiquer le passé, voire le présent, mais de rester vigilant sur les perspectives d"avenir.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 12 Juil 2016, 00:40

Si plus personne ne souhaite commenter le brexit et ses conséquences on verrouille.....

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 12 Juil 2016, 04:25

Pendant l'Euro (de foot) les affaires sérieuses continuent au Royaume-Uni, en vue de filer à l'anglaise (traduit en anglais, dit-on, par "take the french way"...)

Quel premier ministre, après la démission de Cameron ? Deux ladies étaient en lice, les concurrents mâles pro-Brexit s'étant tous retirés. La lady pro-Brexit vient de renoncer aussi, il n'en reste donc qu'une : Theresa May succédera à Cameron dès Mercredi.
"Le Brexit, c'est le Brexit" a-t-elle déclaré. Mais quand ? à suivre...
On la présente comme aussi dure en négociation que Thatcher. Notre président/chef d'équipe de France va pouvoir mettre à l'épreuve sa fermeté récemment affirmée (oralement) sur le sujet du Brexit.

Ce qui est remarquable, c'est la rapidité de choix la-bas, alors que chez nous se déclarent entre une demi-douzaine et trois douzaines de candidats (selon la taille du parti) pour leurs primaires. Etre président (ou ministre) chez nous attire plus qu'être responsable du Brexit chez nos voisins.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 18 Juil 2016, 18:22

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2016/07/08/31002-20160708ARTFIG00280-hubert-vedrine-les-peuples-sont-en-convulsion-car-ils-se-sentent-abandonnes.php

Pour ceux qui ne voudraient pas se fatiguer à lire un trop long article...

En résumé, voici ses quelques unes de ses propositions :
◾ Avant de relancer l’Europe, il faut d’abord la clarifier et la repenser.
◾Nécessité d’une opération vérité préalable sur les compétences de l’Europe.
◾Arrêt immédiat des insultes des élites contre le peuple anglais qui aurait mal voté !
◾Pause dans l’élargissement et aussi pause dans l’intégration de l’Europe.
◾Organisation d’une conférence des gouvernements pour redéfinir la subsidiarité (souveraineté des peuples).
◾Pour la politique migratoire : bien distinguer les demandeurs d’asile des migrants économiques.

Attention c'est un article du Figaro (journal vilain pas beau droito)... mais c'est Hubert Védrine qui s'exprime : socialiste mais intelligent et surtout bien informé, lucide donc à prendre avec des pincettes...

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 18 Juil 2016, 18:34

Écrit avant le vote :

Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, le Brexit n'est qu'un symptôme d'un problème beaucoup plus profond. "Si les Anglais sortent, c'est mauvais à tous points de vue, mais à mon avis ce n'est pas le problème principal", avance l-ex-ministre interrogé dans Europe Midi.

"L'Europe s'est rendue détestable". "Le vrai problème en Europe, c'est le décrochage des peuples par rapport à la construction européenne. Même si au bout du compte, les Anglais restaient, il ne faudrait pas considérer que tout va bien et continuer comme avant, ça serait une erreur", explique-t-il. "Ça s'est aggravé depuis le rejet du référendum européen en France et aux Pays Bas en 2005. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne a dit lui même, que l'Europe s'est rendue détestable auprès du peuple, par son excès d’intrusion et de réglementation".

"L'Europe sur-réglemente tout". "Il faut s'attaquer au fond du sujet. Le mécontentement des gens peut être lié à trop de promesses exagérées : 'l'Europe sociale', 'l'Europe politique', 'l'Europe des citoyens' avec les résultats concrets, très en deçà des attentes.

Le président Juncker a raison, il y a eu trop d'intrusion insupportable alors que depuis longtemps Jacques Delors invoquait le principe de subsidiarité : en clair l'Europe ne devrait être chargée que de ce les pays ne sont pas capables de faire au niveau national", poursuit-il. "Or il y a eu une sorte de furie dans l'application du marché unique, avec une quantité énormes de directives très intrusives, allant de la forme des concombres à la taille du pommeau de douche. Le système européen sur-réglemente tout. Ça a rendu des tas de gens pro-européens allergiques"
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 18 Juil 2016, 21:30

A tout prendre autant mettre le texte original que d'avoir une sélection...

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« Les peuples sont en convulsion car ils se sentent abandonnés »
Bien avant le Brexit, Hubert Védrine mettait en garde l’Union européenne contre sa passion normative et l’hubris de l’élargissement. Plutôt que de «relancer» une énième fois la construction européenne, il plaide pour une grande clarification et une nouvelle définition des principes et des objectifs. Il expose son plan ambitieux au Figaro.

LE FIGARO.- Que doit faire l’Europe après le Brexit?
Hubert VÉDRINE.- Ne pas se tromper de diagnostic, ni de réaction, ni de calendrier. Soit l’on considère cet événement comme une aberration britannique, une anomalie qu’il faut circonscrire au plus vite, avec la seule préoccupation d’éviter la contagion. Soit le Brexit est le symptôme d’un mal plus général: le décrochage en cours des peuples par rapport à la construction européenne. Je m’inscris dans cette deuxième ligne. Le niveau atteint par les anti-européens à peu près partout, auxquels s’ajoutent les sceptiques, les déçus, les découragés, les désenchantés, les allergiques, ne peut plus être ignoré. Il faut entendre ce message, en comprendre les causes, le dire clairement et ne pas se contenter de «relancer l’Europe». Avant de la relancer, il faut d’abord la clarifier et la repenser.

Comment?
Depuis quelques mois, j’ai proposé, dans divers articles, quel que soit le résultat du référendum britannique, un plan radical pour reconvaincre les euroallergiques. Une séquence: message aux peuples, pause, conférence de Messine, refondation.
Aujourd’hui, on parle plutôt de relance du projet européen…
Toute relance qui ne commencera pas par une opération vérité préalable sur les compétences de l’Europe, toute relance qui consisterait à lui confier de nouvelles missions censées correspondre à ce qu’attendent aujourd’hui les Européens (sécurité, croissance, jeunesse, etc.), qui réenclencheraient la machine à espérer, risquerait d’être illusoire.

Que peut être concrètement le message au peuple?
Un message différent de ce que l’on entend. La peur panique d’autres référendums, les insultes envers les gens qui votent mal – les vieux, les campagnards -, «la Grande-Bretagne moisie», les gémissements sur le «souverainisme» et le «repli sur soi», c’est exactement ce qu’il ne faut pas dire. Pour moi, le message, doit être l’inverse: «On vous a entendus. Vous voulez garder votre identité, c’est normal, et une certaine souveraineté, c’est légitime.»
Et on arrête de se faire peur avec le retour nauséabond des années 1930.
Ce message initial vise à créer un choc psychologique.

La pause?
Ensuite, pause dans l’élargissement mais aussi pause dans l’intégration. Cela veut dire: on va faire le bilan et réfléchir sérieusement avant de redémarrer.

Pas d’entrée de la Serbie ni de la Turquie?
En attendant un contexte meilleur, il faut maintenir une espérance européenne pour les Balkans occidentaux, assurer une politique de voisinage sur mesure. Les réunir régulièrement, comme François Hollande vient de le faire à Paris, c’est très important pour la stabilité de la région.

N’est-ce pas déjà le cas du partenariat oriental de l’UE?
Ce n’est pas suffisant. Il faudrait un envoyé spécial politique dont la mission serait de maintenir le contact avec ces pays et soutenir des projets, en attendant un rendez-vous futur. La Turquie, c’est un autre sujet. Ce n’est pas vraiment d’actualité, en dépit de ce qu’Angela Merkel a dû consentir pour s’extirper du piège dans lequel elle s’était mise.
Revenons à l’intégration: il se peut qu’il y ait une pause de fait par paralysie de la machine liée aux incertitudes issues du Brexit. Mon idée est différente: ce serait un message politique explicite.

Et la conférence?
Je parle d’une conférence de Messine par référence à celle qui a eu lieu en 1955. Elle commencerait avec les seuls gouvernements, sans les institutions européennes. Le sujet central serait la subsidiarité. Il ne suffit plus de se plaindre depuis plus de vingt ans de l’excès d’intrusion de la Commission, de cette volonté de tout réglementer dans les moindres détails, ce que des États membres à courte vue ont d’ailleurs alimenté et qui a rendu les peuples allergiques. La subsidiarité, que Jacques Delors jugeait nécessaire, elle, n’a jamais été vraiment mise en œuvre. Jean-Claude Juncker s’est fait accuser au Parlement européen de manquer d’ambition parce qu’il a repris cette idée! Donc une Commission qui refuse de réglementer la forme des concombres ou des pommeaux de douche manque d’ambitions? Allons! Jamais vous ne trouverez à Washington un fonctionnaire payé pour réglementer la taille des chasses d’eau dans le Wyoming!
L’idée européenne – une magnifique idée – s’est égarée, sous prétexte d’harmonisation dans le marché unique, dans un océan de normes ubuesques.
Des idéalistes européens sincères, comme Daniel Cohn-Bendit ou Jean-Louis Bourlanges, devraient se liguer contre ces dérives. Les tenants de la grande idée européenne n’ont aucune raison de soutenir aveuglément cette machine à normaliser devenue folle, ni de traiter tous ceux qui la critiquent d’anti-européens attardés.

Et après?
Le message, la pause, l’annonce de l’opération subsidiarité devraient apaiser, non pas les vrais anti-européens idéologiques comme Mme Le Pen, mais tous les autres, les simples «sceptiques». Les leaders en Europe redeviendraient plus audibles par les peuples s’ils expliquent qu’ils vont réduire telle ou telle compétence européenne abusive et imposer un changement de méthode, et donc une reconfiguration de la Commission. Il faudra moins de fonctionnaires européens et que la Commission ait plus souvent de comptes à rendre, et pas que devant le Parlement européen. Ensuite, il faudra des décisions fortes. Par exemple: refaire un Schengen qui marche. Mais attention au concours Lépine qui chargerait «l’Europe» d’assurer un avenir radieux. Subsidiarité!

Comment expliquer cette absence d’attachement des populations ?
Par plusieurs causes. D’abord, erreur de conception: construire l’Europe sur l’éradication ou la négation des nations, cela ne marche pas. Même ouverts, les peuples n’ont aucune raison d’abandonner leur identité et tout ce à quoi ils tiennent – leur histoire, leur langue, leurs racines – au profit d’une vision purement économique de l’être humain. Ils ne sont pas uniquement des consommateurs comblés par des baisses de prix obtenues à coup de concurrence!
L’Europe est tellement mal à l’aise avec les sujets identitaires qu’elle nie cette question, jusque dans son principe.
Les peuples ont décroché là-dessus, comme sur l’excès de promesses intenables et sur la normalisation intrusive.

À quoi doit ressembler l’eurozone?
À terme, pas forcément à un espace beaucoup plus «intégré», mais en tout cas beaucoup plus harmonisé, où la souveraineté s’exercera en commun. Relancer toujours les mêmes propositions d’intégration (un ministre des Finances de la zone euro, un budget spécifique et un Trésor) ne répond pas à la question politique posée. Je ne suis même pas sûr que les Allemands soient sur cette ligne. Pas de «relance» crédible sans clarification préalable.

Le principe du référendum et la souveraineté populaire sont remis en question…
Le référendum peut être une bonne formule, mais on en connaît les aléas. On sait que les peuples répondent souvent à celui qui pose la question plus qu’à la question. Mais, aujourd’hui, l’idée de référendum panique ceux qui ont défendu une conception téléologique de la construction européenne. Ils ne pardonnent pas aux électeurs britanniques d’avoir brisé ce tabou et veulent réaffirmer, contre les peuples s’il le faut, qu’elle est irréversible et que la Grande-Bretagne va le payer cher! Le Brexit renforce la tentation, je ne dirai pas antidémocratique, ce serait exagéré, mais… postdémocratique. Depuis Lisbonne, rejeté par le référendum, ratifié par le Parlement, on n’est plus absolument dans la démocratie. Les peuples peuvent voter sur ce qu’ils veulent, sauf remettre en cause cette ligne européiste. Cette hubris ne tiendra pas.

La crise des migrants est-elle une des causes du désamour des peuples vis-à-vis de l’Europe ?
Une cause supplémentaire, car l’exaspération des peuples est antérieure. Je me souviens d’entretiens dans lesquels le chancelier Kohl et plus tard le chancelier Schröder se plaignaient de l’intrusion abusive de la Commission et de la complicité Commission-Cour de justice (de l’Union européenne, NDLR). Le pourcentage d’abstention aux élections européennes n’a cessé de monter depuis le début, jusqu’à se stabiliser autour de 60 %. Faut-il rappeler aussi que Maastricht est passé à 1 % en dépit du poids de Mitterrand et du soutien des élites? Que le TCE de 2005 a été rejeté à 55 %? Que les Néerlandais avaient voté contre, plus encore que les Français? C’est un phénomène qui a plus de vingt ans.
Je trouve consternant l’aveuglement de ces élites qui ne veulent jamais se remettre en cause et acceptent de voir dépérir leur lien avec la démocratie.
Après quoi, condamner le populisme ne sert à rien. C’est comme condamner la fièvre. Le populisme, c’est un résultat, le sous-produit de quelque chose. Les peuples sont en convulsion parce qu’ils se sentent abandonnés, délaissés et méprisés. Condamner le populisme sans traiter ses causes n’est pas plus efficace que d’asperger des vampires avec de l’eau bénite.

Est-ce que la gestion de la crise migratoire par le duo Merkel-Juncker a toutefois eu un impact?
Certainement. La gestion des flux migratoires n’était pas, a priori, dans les compétences de l’Union européenne, mais Schengen en était devenu un des symboles les plus positifs. Schengen a été élaboré et élargi dans un esprit de sans-frontiérisme, sans frontière extérieure fixe assez contrôlable et contrôlée. Quand est arrivée la vraie crise – les réfugiés qui s’ajoutent en masse aux migrants économiques -, le système européen a disjoncté. Les Européens pensaient vivre dans une communauté internationale, ils sont retombés dans le monde réel, sorte de Jurassic Park. Mme Merkel a eu raison sur le plan humain, mais elle n’aurait pas dû encourager le mouvement. Les autres – y compris nous – ont été trop égoïstes (il y avait le droit d’asile dans les églises au Moyen Âge). Entre ceux qui ne veulent personne et l’appel d’air allemand, il n’y a pas eu à temps de voie médiane. Résultat, on doit faire dans l’urgence ce qui n’a pas été fait avant (notre ministre de l’Intérieur est remarquable sur ces sujets). Mais les opinions ne rentrent pas dans le détail, elles ont simplement l’impression que rien n’est géré, et donc tout cela a aggravé le désarroi européen.

Que faire?
Distinguer les demandeurs d’asile des migrants économiques. La réponse n’est pas la même.
Un jour ou l’autre, il faudra cogérer les mouvements migratoires avec les pays de départ et de transit, qu’ils le veuillent ou non.
Pas seulement dans des discours sur le codéveloppement, mais le faire réellement. En revanche, l’asile exige une autre approche. On ne va pas se concerter avec le régime d’Assad ou avec les dirigeants de l’Érythrée! Il y a un meilleur accueil à organiser, en changeant le règlement de Dublin II. Tout cela n’est pas insoluble, mais nous avons vingt ans de retard à rattraper.

L’Europe a déçu…
Aussi parce que l’on a trop promis au nom de «l’Europe»! Tout cela remonte à la suite de la grande relance Kohl-Mitterrand-Delors. On parlait alors d’Europe sociale, d’Europe des citoyens, d’Europe politique, d’Europe de la défense, etc. On a répandu l’idée que «l’Europe» avait réponse à tout, allait s’occuper de tout. Grave erreur. Dix ans plus tard, certains ont commencé à dire: c’est ce qui ne va pas, donc c’est la faute de l’Europe, et cela a choqué! Le niveau européen a une valeur irremplaçable - nous sommes plus forts ensemble -, mais il ne peut pas et ne doit pas tout traiter. Les gens veulent plus de démocratie proche et identifiable, et moins de ces institutions qui se veulent omnipotentes et omniscientes. L’urgence est de ne pas laisser passer cette occasion, peut-être la dernière, que nous fournit le choc du Brexit, de repenser l’Union européenne en profondeur.
Propos recueillis par Vincent Tremolet de Villers et Alexis Feertchak pour le FigaroVox



Dernière édition par tonton christobal le Lun 18 Juil 2016, 22:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Lun 18 Juil 2016, 21:55

Assez d'accord quand il dit que le populisme est le sous produit de quelque chose. Rien de plus rien de moins. A bonne définition, bon usage du mot. Je déteste pour ma part cet adjectif de nauséabond que certains lui adossent.

Quand je le décline personnellement je préfère lui adjoindre le qualicatif de nationaliste pour décrire celui que j'estime le plus redoutable.car quand il devient exacerbé, il peut nous ramener à d' autres temps bien sombres. Hypothèse qu'il faut autant que possible ne pas favoriser, même par inadvertance.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 19 Juil 2016, 19:52

Les anglais (je parle là du peuple) ont toujours étés hostiles à leur appartenance a l' Europe.
Ce référendum ne pouvait qu' aboutir à ce résultat.
Quand au nouveau ministre des affaires étrangères britannique, dans le populisme et le retournement de veste il est un champion hors catégorie.
Maintenant il veux rester dans l' Europe et y avoir droit de regard, non il a voulu sortir, il sort et renégocie les traités comme un pays tiers et sans droit de regard.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 01:39

mamiea a écrit:
Les anglais (je parle là du peuple) ont toujours étés hostiles à leur appartenance a l' Europe.
Ce référendum ne pouvait qu' aboutir à ce résultat.
Quand au nouveau ministre des affaires étrangères britannique, dans le populisme et le  retournement de veste il est un champion hors catégorie.
Maintenant il veux rester dans l' Europe et y avoir droit de regard, non il a voulu sortir, il sort et renégocie les traités comme un pays tiers et sans droit de regard.

Il est tout simplement Anglais... de là à envisager que si nous étions un peu plus Français...
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matmut

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 02:47

Anonymous, concernant les accidents de la route vous parlez de fatalité.
Regardez donc les statistiques:
Citation :
Les accidents de la route sont en France un véritable fléau. Le nombre élevé de victimes très jeunes plonge des milliers de famille dans la détresse et vide chaque année notre pays de ses forces vives. Les accidents de route mutilent l’avenir de milliers de personnes qui vont devoir survivre avec un handicap lourd les privant de travail et d’intégration sociale.

32 % des accidents de la route mortels sont provoqués par une vitesse excessive.
30 % des accidents de la route mortels sont dus à la conduite en état alcoolique
25 % des accidents mortels sont liés à la prise de stupéfiants (dont la moitié en association avec de l’alcool).
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 04:34

les accidents de la route et la sortie des Anglais de l'Europe... j'avoue ne pas trop comprendre le lien...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 04:36

tonton christobal a écrit:


Il est tout simplement Anglais... de là à envisager que si nous étions un peu plus Français...

Si nous étions que Français nous ne serions qu' un tout petit état à la merci des gros, sans poids économique et politique.
Par contre si l' Europe était gouvernée par des élus et non des technocrates que nos politiques prenaient réellement leurs responsabilités nous ne serions pas à nous poser la question.
Un technocrate est parfaitement formé pour pondre des règles et des directives, non pour gouverner. Que nos politiques reprennent leur boulot et assume leurs décisions et cela sera certainement plus clair.
Un peu de pédagogie de nos gouvernants, une vision claire et des explications tout aussi claire aux peuples. Il faut bien reconnaître que coté pédagogie nos politiques sont en dessous de tout, tout le monde ne s' appelle pas Charles De Gaule ou André Malraux.

Ps: pour les accidents c' est une sortie de route (erreur de sujet)!!!
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 07:41

mamiea a écrit:


Si nous étions que Français nous ne serions qu' un tout petit état à la merci des gros, sans poids économique et politique.
Par contre si l' Europe était gouvernée par des élus et non des technocrates que nos politiques prenaient réellement leurs responsabilités nous ne serions pas à nous poser la question.
Un technocrate est parfaitement formé pour pondre des règles et des directives, non pour gouverner. Que nos politiques reprennent leur boulot et assume leurs décisions et cela sera certainement plus clair.
Un peu de pédagogie de nos gouvernants, une vision claire et des explications tout aussi claire aux peuples. Il faut bien reconnaître que coté pédagogie nos politiques sont en dessous de tout, tout le monde ne s' appelle pas Charles De Gaule ou André Malraux.

Ps: pour les accidents c' est une sortie de route (erreur de sujet)!!!

Je ne suis pas persuadé que l'Europe pèse bien lourd politiquement et militairement sur le plan mondial... itou en matière de renseignement.
La France seule non plombée par des dirigeants de troisième ordre avec à se tête des gens compétents et non des politicards carriéristes ne serait sans doute pas plus mal lotie que noyée dans le magma inconsistant européen.
Au moins elle pourrait choisir ses alliés et savoir où sont ses ennemis. Est ce le cas actuellement ?
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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 19:30

tonton christobal a écrit:


Je ne suis pas persuadé que l'Europe pèse bien lourd politiquement et militairement sur le plan mondial... itou en matière de renseignement.
La France seule non plombée par des dirigeants de troisième ordre avec à se tête des gens compétents et non des politicards carriéristes ne serait sans doute pas plus mal lotie que noyée dans le magma inconsistant européen.
Au moins elle pourrait choisir ses alliés et savoir où sont ses ennemis. Est ce le cas actuellement ?
Que pèse la France seule aussi bien politiquement que militairement face aux grande puissance? Nous avons 1 porte-avions face aux 10 opérationnels des USA, des 100 sous-marins chinois des 671 Américains face aux 10 Français. Quand aux renseignements il serait ridicule de tenter une comparaison (en terme de nombre car pour ce qui est de l' efficacité des uns et des autres, mystère).

Quand à nos ennemis où sont ils? En Russie, en Chine aux USA en Libye ou bien en France ?
Nous avons été une grande puissance mais ce fut il y a très longtemps, maintenant nous sommes une petite puissance qui rêve encore de sa gloire passée.
Enfin c' est mon point de vue, chacun étant parfaitement libre d' avoir un autre avis et c'est ainsi que l' on peut faire avancer le débat.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 19:49

mamiea a écrit:

Que pèse la France seule aussi bien politiquement que militairement face aux grande puissance? Nous avons 1 porte-avions face aux 10 opérationnels des USA, des 100 sous-marins chinois des 671 Américains face aux 10 Français. Quand aux renseignements il serait ridicule de tenter une comparaison (en terme de nombre car pour ce qui est de l' efficacité des uns et des autres, mystère).

Quand à nos ennemis où sont ils? En Russie, en Chine aux USA en Libye ou bien en France ?
Nous avons été une grande puissance mais ce fut il y a très longtemps, maintenant nous sommes une petite puissance qui rêve encore de sa gloire passée.
Enfin c' est mon point de vue, chacun étant parfaitement libre d' avoir un autre avis et c'est ainsi que l' on peut faire avancer le débat.

Vous avez le droit d'avoir un avis différent du mien...
Pour répondre simplement sur la question des porte avions : qui d'autre en Europe en a ? personne.
Les britons ont une solution économique de l'avion à décollage vertical transporté sur des bateaux conventionnels aménagés.

Pour le reste notre puissance est certes réduite mais à qui devons nous faire la guerre ? aux USA, à la Russie, à la Chine ?
Vous pensez que l'Europe va déclarer la guerre à la Corée du nord sans doute ? Nos forces sont matériellement cannibalisées... et l'armée européenne à l'exception de la France et de l'Angleterre n'existe pas.
Nous sommes au Mali pour défendre la France... chez nous il y a 120 à 130 000 Maliens répertoriés plus les clandestins... se sont ils précipités à la légion pour défendre leur pays ?
Nos ennemis sont chez nous... et nous ne les combattons pas. On critiquait la politique africaine de la droite... où en sommes nous avec la gauche ?

Pour ce qu'il en est du renseignement si les politicards ne se mêlent pas de jouer les esprits supérieurs et les stratèges en chambre y compris en nommant des amis à la tête de services dont ils ne connaissent rien, nous sommes au niveau des puissances moyennes.
A ceci près qu'il y a quelques dizaines d'années là encore nous avions des alliés et que nos politicards erratiques ont réussi à rompre les liens personnels de confiance tissés au cours des ans.

Le reste m'entrainerait trop loin et relèverait du débat technique...

Dispersons nous dans des structures supra nationales menées à la dérive par des technocrates... nous sommes en plein dedans et on déguste le résultat.

Ce sera tout pour moi.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 19:50

Mamiea a écrit:
Enfin c' est mon point de vue, chacun étant parfaitement libre d' avoir un autre avis et c'est ainsi que l' on peut faire avancer le débat.

Et vous avez entièrement raison de l'exprimer ainsi en des termes posés et argumentés

Quant à tonton christobal il me surprend chaque fois par ses vastes connaissances, ce forum, grâce à  lui et quelques autres "habitués" -honorables correspondants - est une source d'informations tres appréciable.
Dommage que ceux , nombreux qui le lisent, ne s'y expriment pas. Complexes? Hésitations? Pudeur? Timidité ?
J'en viens à me demander s'il ne conviendrait pas, une fois encore, de supprimer les accès aux inscrits non participants
Votre avis?

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 20:28

Je fais partie de ceux qui lisent chaque jour mais qui s'expriment rarement n'ayant pas la vaste culture de Tonton et son esprit critique ou comme Mamiea la réflexion plein de bon sens ou comme Gérard la plume alerte et pondérée et enfin comme A.Anonymus une documentation digne de la bibliothèque Nationale, alors je préfère me la jouer modeste que de pondre des lignes sans odeur ni saveur.
Ceci dit, merci à ces brillants intervenants grâce à qui ce forum vit et est maintenant bien enraciné dans notre quotidien fontenaysien.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 20:55

merci, ça fait toujours plaisir...
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Gérard

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 21:21

Merci Robin

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 20 Juil 2016, 22:31

Dans Bousorama :

Je suis déterminée à ce que le Royaume-Uni fasse de la sortie de l'Union européenne un succès et c'est pourquoi j'ai décidé de me rendre à Berlin et Paris si tôt après avoir pris mes fonctions", a indiqué dans un communiqué la nouvelle Première ministre qui est attendue ce mercredi à Berlin pour un dîner de travail avec la chancelière Angela Merkel.

Theresa May va, selon ses services, "tenter d'établir des relations de travail solides" avec deux de ses plus importants partenaires européens et expliquer pourquoi son gouvernement "a besoin de temps" avant d'ouvrir les négociations du divorce avec l'Union européenne. "Je ne sous-estime pas le défi de négocier notre sortie de l'UE et je crois fermement qu'être capable de parler franchement et ouvertement des problèmes auxquels nous sommes confrontés sera un élément important d'une négociation réussie", a-t-elle ajouté.

Après Berlin, la Première ministre se rendra jeudi à Paris pour y rencontrer à partir de 18h30 le président François Hollande.

"LUTTE CONTRE LE TERRORISME" ET "SÉCURITÉ EXTÉRIEURE"

Au menu des discussions figureront "la lutte contre le terrorisme et les questions de sécurité extérieure, la mise en oeuvre du Brexit et l'importance de la relation bilatérale", a précisé la présidence française.

@Gerard. La question n'est pas là, ne changez rien.
Quant au motif de l'absentéisme de certains il repose de mon point de vue, sur d'autres raisons. Je parle pas mal avec ceux qui se sont mis en retrait. Tous bords politiques confondus.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 22 Juil 2016, 00:16

"Brexit, acte I : Londres a renoncé hier à exercer la présidence semestrielle tournante du Conseil des ministres qui aurait dû lui revenir au second semestre 2017. C’est l’Estonie qui la remplacera, en dépit des offres de service de la Belgique: Tallinn avancera simplement sa présidence de six mois. "

"Il est aussi acquis que Londres n’activera pas l’article 50 du traité sur l’UE cette année, le gouvernement ayant omis de se préparer à cette éventualité... Une «négligence grave » selon la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique."

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2016/07/20/brexit-un-divorce-programme-depuis-lorigine/
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 22 Juil 2016, 04:42

salamandre a écrit:
"Brexit, acte I : Londres a renoncé hier à exercer la présidence semestrielle tournante du Conseil des ministres qui aurait dû lui revenir au second semestre 2017. C’est l’Estonie qui la remplacera, en dépit des offres de service de la Belgique: Tallinn avancera simplement sa présidence de six mois. "

"Il est aussi acquis que Londres n’activera pas l’article 50 du traité sur l’UE cette année, le gouvernement ayant omis de se préparer à cette éventualité... Une «négligence grave » selon la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique."

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/2016/07/20/brexit-un-divorce-programme-depuis-lorigine/

Les Anglais ont toujours pensé que lorsqu'il y avait du brouillard sur la Manche c'était le continent qui était isolé... c'est une image qui décrit leur mode de réflexion.
Pour ce qu'il en est du "brexmachin" du bazar international qui en découle et du reste je laisse le soin aux connaisseurs de disserter.
Ils feront en temps voulu leur expérience.

A mon humble avis, c'est une affaire de longue haleine où les perdants ne seront pas nécessairement ceux que l'on pouvait imaginer.

A une autre occasion, si les inconvenants ne m'agacent pas trop je vous ferai part de mon expérience professionnelle avec nos amis et alliés anglais... A défaut de les aimer, on apprend à les connaitre, à les respecter et surtout à s'en méfier.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 04 Nov 2016, 03:55

Et la cuillière à soupe, va-t-elle rester dans l'assiette?
Dans la presse, et le Monde en particulier :

La Haute Cour de Londres a jugé dans un arrêt, rendu jeudi 3 novembre, que le gouvernement britannique devait obtenir l’accord du Parlement pour déclencher la procédure de l’article 50 du traité européen fixant les modalités d’une sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

« Nous avons décidé que le gouvernement n’avait pas le pouvoir (…) de notifier, conformément à l’article 50, le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne », a jugé John Thomas, président de la Haute Cour.

La Haute Cour a autorisé le gouvernement à faire appel de sa décision devant la Cour suprême, plus haute juridiction de Grande-Bretagne. Un avocat du gouvernement a précisé que la Cour suprême examinerait ce recours entre le 5 et le 8 décembre.

« Le gouvernement est déçu du jugement de la Cour. Le pays a voté pour quitter l’Union européenne lors d’un référendum approuvé par le Parlement et le gouvernement est déterminé à respecter le résultat du référendum. Nous ferons appel », a aussitôt indiqué dans un communiqué un porte-parole de Downing Street.

L’un des plaignants, Grahame Pigney, s’est pour sa part réjoui d’une « victoire pour la démocratie parlementaire » et a souhaité que « tout le monde respecte la décision de la Cour afin que le Parlement puisse à présent prendre une décision sur le déclenchement de l’article 50 », appelant le gouvernement à ne pas faire appel.

La première ministre, Theresa May, estime que sa fonction l’autorise à déclencher dès mars 2017 l’article 50 du traité de Lisbonne, ce qui ouvrira une période de deux années de négociations entre les autorités britanniques et européennes afin de déterminer les modalités du divorce entre Londres et Bruxelles, approuvé par 52 % des votants lors du référendum du 23 juin.

Si la chef du gouvernement a accepté que les parlementaires puissent débattre de cette question, elle s’oppose bec et ongles à ce qu’ils se prononcent par un vote, craignant qu’ils puissent contraindre le gouvernement à faire des concessions.

La chef du gouvernement, qui doit s'entretenir vendredi par téléphone avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, craint que les membres du Parlement ne veuillent fixer eux-mêmes le calendrier du Brexit et ainsi repousser, voire bloquer, le projet de sortie. Il risque en effet d'être ralenti par des mois et des mois d'obstacles parlementaires... surtout quand on sait que la majorité des députés ont milité pour rester au sein de l'UE.

Cette inquiétude a très vite été relayée par l'ancien leader du parti europhobe Ukip, Nigel Farage (qui assure en ce moment l'intérim à la tête du parti), chantre du Brexit: «Je crois que la trahison soit proche», estime-t-il sur Twitter, ajoutant: «Je crains désormais toute tentative pour bloquer ou retarder le déclenchement de l'article 50. Ils n'ont aucune idée de la colère publique qu'ils vont provoquer.»
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 08 Jan 2017, 20:41

Le journal Economist a surnommé Theresa May, la première ministre british, Theresa 'Maybe' ('Peut-être') « pour souligner sa difficulté à trancher et adopter une ligne claire sur pas mal de sujets. Et notamment le plus important : celui de la négociation du Brexit avec l’Union européenne. » (les Echos)
Ivan Rodgers, ambassadeur british auprès de l’UE, a démissionné avec fracas en "fustigeant l’incompétence de Londres"… et Theresa 'Maybe' l’a remplacé par un autre diplomate a réputation d’europhile, nous dit les Echos. Pour négocier le Brexit "dur" (promis avant) voilà un rôle à contre-emploi.
Les anglais ont mis les pieds dans la soupière... et depuis ils pataugent dans le brouillard. Il y a du mou dans le Brexit dur. Alors, si Londres a besoin de conseils pour promettre une chose, et en faire d’autres... ou pas, nous avons un spécialiste bientôt disponible, et même plusieurs.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 08 Jan 2017, 20:57

Du bleu blanc rouge dans le désordre...

Brexit rouge-blanc-bleu"
Invitée à être plus précise, Theresa May a fini par lâcher : ce sera un deal "ambitieux", un deal "bon pour le Royaume Uni", un "Brexit rouge-blanc-bleu", des couleurs de l'Union Jack. Traduisez "on veut le beurre et l’argent du beurre". Son objectif est de réduire la liberté de circulation pour limiter l'immigration, tout en préservant les relations commerciales avec ses partenaires européens et les avantages de la City. Le problème, c'est qu'à Bruxelles on ne voit pas les choses de cet œil là : les "quatre libertés de circulation" (des biens, des personnes, des données et des services) sont indissociables, y martèle-t-on.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 08 Jan 2017, 23:09

Depuis le Brexit le Royaume uni perdu sa place de 5 eme puissance mondiale l'été dernier au profit de la France (le Brexit est plus dévastateur pour l'économie qu'un gouvnement de gauche dirigé par Francois Hollande) mais elle est en passe de perdre cette 6eme place au profit de son ancienne colonie L'Inde.

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 13 Jan 2017, 18:52

Selon les Echos :

Six mois après le vote en faveur du Brexit, les grands patrons de la City sont toujours aussi alarmistes. Passant près de trois heures, mardi 10 janvier, devant la commission du Trésor du Parlement britannique, trois d’entre eux ont de nouveau tiré le signal d’alarme, craignant la perte « de dizaines de milliers » d’emplois. Pour réduire les risques, ils demandent de mettre en place une période de transition de « deux à trois ans » après la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne, ce qui mènerait à environ 2022. D’ici là, ils souhaitent que les relations actuelles entre Londres et Bruxelles – dans le domaine de la finance – soient conservées telles quelles, ou le plus proche possible.

Douglas Flint, le président de HSBC, la première banque britannique, Elizabeth Corley, vice-présidente d’Allianz Global Investors, l’une des plus grosses maisons de gestion d’actifs, et Xavier Rolet, le directeur général de la Bourse de Londres, ont exposé devant une douzaine de députés leurs vives inquiétudes de ne toujours pas y voir clair sur les intentions du gouvernement britannique. La première ministre britannique, Theresa May, a promis de faire appliquer « d’ici à fin mars » le fameux article 50 du traité de l’Union européenne (UE), qui déclenchera officiellement le processus de retrait du pays. Il serait « vraiment bienvenu » qu’elle détaille ses objectifs d’ici là, estime M. Flint.

Lire aussi : Les populistes européens pris au piège du Brexit

Ce dernier craint la perte du « passeport » financier européen, lui permettant de fournir des services financiers à travers toute l’UE depuis Londres. Un tel scénario le conduirait à déménager un millier d’emplois. « L’essentiel irait vers Paris », où HSBC possède de larges infrastructures depuis son acquisition du Crédit commercial de France (CCF) en 2000. M. Flint précise qu’une partie des emplois qui seront déplacés concernent des Français que la banque avait fait venir à Londres après l’acquisition du CCF et qui « rentreraient à la maison, en quelque sorte ».
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 13 Jan 2017, 20:04

Le problème étant que si les "grands patrons de la city" sont inquiets les électeurs eux le sont aussi...

Curieusement lorsqu'un système ne leur donne pas satisfaction les électeurs le disent dans les urnes et comme ils sont plus nombreux que les tronches molles qui prétendent faire notre bien mais à leur manière il y a des problèmes...

J'ai même la faiblesse de penser que si ceux qui prétendent diriger le monde continuent à ignorer les manants la situation va se compliquer très sérieusement et pas uniquement chez les britons.

http://reinformation.tv/forum-economique-mondial-davos-celebre-migration-migrants-dolhein-63873-2/

http://www.medias-presse.info/le-forum-de-davos-annonce-que-5-millions-de-personnes-vont-perdre-leur-emploi-mais-encourage-plus-dimmigration-vers-leurope/47664/

http://www.atlantico.fr/decryptage/quand-forum-davos-se-penche-immigration-oublie-question-fondamentale-pourquoi-europe-ne-fait-plus-enfants-roland-hureaux-2552861.html

Exemple emblématique de la distorsion entre ce que pensent les électeurs et la vision de nos supposées élites.
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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 24 Jan 2017, 23:16

http://www.lefigaro.fr/international/2017/01/24/01003-20170124ARTFIG00126-le-parlement-britannique-devra-voter-sur-le-brexit.php

Le gouvernement de Theresa May a perdu son appel devant la Cour suprême d'un jugement de la Haute Cour de justice en novembre, lui imposant de consulter le Parlement sur le Brexit. Les onze juges de la plus haute instance judiciaire ont décidé, par huit voix contre trois, d'imposer un vote des députés sur le déclenchement de la procédure de sortie de l'Union européenne par l'article 50 du traité de Lisbonne. «Procéder autrement constituerait une violation des principes constitutionnels» britanniques, a déclaré le président de la Cour, David Neuberger.

Le gouvernement avait anticipé cette défaite en préparant plusieurs versions d'un projet de loi, qui devrait être déposé rapidement. Il espère que cette contrainte ne pèsera pas son calendrier prévoyant d'invoquer l'article 50 d'ici à la fin mars. Dans un communiqué, Downing Street assure qu'il «respecte la décision de la Cour suprême» et va prendre les mesures nécessaires au Parlement «rapidement».
Respecter la décision du peuple britannique lors du référendum

«Le peuple britannique a voté pour quitter l'Union européenne et le gouvernement va mettre en œuvre cette décision en déclenchant l'article 50, comme prévu, d'ici à la fin mars. La décision judiciaire d'aujourd'hui n'y change rien», a réagi un porte-parole de Theresa May.

S'il ne sera pas une simple formalité, le vote du Parlement ne devrait pas enrayer la procédure de sortie de l'Union. Une grande majorité des députés ont fait savoir qu'ils ne chercheraient pas à contrer le vote des citoyens pour sortir de l'Union européenne lors du référendum du 23 juin, même si une poignée d'élus compte s'y opposer par principe. Le leader du Parti travailliste, Jeremy Corbyn, a laissé entendre qu'il demanderait à ses troupes de soutenir le projet du gouvernement.

En revanche, certains élus entendent amender le projet de loi en y posant des conditions. Les députés libéraux démocrates veulent ainsi exiger que l'accord de sortie de l'UE conclu au terme des deux années de négociations soit soumis à un nouveau référendum. Les travaillistes comptent de leur côté introduire des amendements sur le modèle économique de la Grande-Bretagne post-Brexit. Les nationalistes écossais se préparent aussi à faire entendre leur voix dans ce processus. Le débat parlementaire risque donc d'être animé, ce que cherchait précisément à éviter Theresa May.
Les recours écossais, gallois et nord-irlandais écartés

La Cour suprême a par ailleurs écarté les recours des autorités écossaises, nord-irlandaises et galloises pour être associés au processus. Londres n'aura donc pas à consulter leurs assemblées régionales pour déclencher l'article 50.

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Bien que le peuple ait toujours raison, il semblerait qu'il faille respecter les avis des cours suprèmes;...
«Aucun gouvernement, aucun premier ministre n'est incontestable»,
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 25 Jan 2017, 02:28

Les cours suprême sont elles aussi contestables ! pourquoi ne le seraient elles pas ?
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mer 25 Jan 2017, 04:27

Dans cette monarchie parlementaire à monarque seulement décoratif, la Cour suprême s'est contenté (je présume) de confirmer que dans l'état du droit britannique, un vote au Parlement était nécessaire pour enclencher le Brexit. Theresa May considérait que le résultat du référendum apportait la légitimité suffisante pour se passer d'un vote au Parlement ; ben non.
Si le droit d'amendement, par les parlementaires, permet souvent d'améliorer un projet de loi, par contre un référendum c'est oui ou non, en bloc, à prendre ou à laisser. Et s'il y a un maximum de sujets non éclaircis par la décision "on s'en va" au référendum, faudrait-il donner un blanc-seing au gouvernement ?

Ceci dit, personne n'a l'air de remettre en cause le vote populaire, mais l'examen des multiples et divers amendements annoncés par les députés risque de retarder la sortie de l'UE. Or, le Royaume Uni est supposé tout négocier en deux ans, avec les pays de l'UE, pour sortir avant les élections européennes de (mai) 2019...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 28 Mar 2017, 21:18

Sur la route du Brexit, l'obstacle du Parlement britannique est passé.
La première ministre Theresa May confirme respecter la volonté populaire (vote majoritaire) du référendum. Elle va déclencher l'article 50, vers le Brexit en 2019. Demain 29 mars 2017.
"British Prime Minister Theresa May will trigger Article 50 on March 29, starting official Brexit negotiations between the UK and the European Union, her spokesman has confirmed. "
http://edition.cnn.com/2017/03/20/europe/brexit-eu-juncker-uk/index.html

Sauf que dans le même temps, la première ministre Theresa May, toujours souverainiste, vient de refuser l'organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Ecosse ... Le précédent avait eu lieu avant le référendum Brexit, mais depuis en Ecosse (et aussi en Irlande du Nord et à Londres) la volonté populaire s'est exprimée contre le Brexit. Bref, référendum pour l'indépendance des britanniques oui, pour l'indépendance des écossais non.
Comme aurait pu dire un ex-président, là aussi la démocratie "ça commence à bien faire"...


Concernant nos souverainistes français, qui veulent quitter l'Europe : quelle serait leur position, si une partie des régions françaises voulaient alors faire sécession demander leur indépendance ? Pour rester en Europe...
Il y en a au moins trois possibles. Entre les régions historiques et/ou celles où sont présents de nombreux travailleurs (français) transfrontaliers, il y en a même plus.


Dernière édition par salamandre le Mer 12 Avr 2017, 07:52, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 30 Mar 2017, 06:15

Comparant Mme May à une cliente qui voudrait résilier un abonnement à un service tout en voulant en conserver les bénéfices, un diplomate européen a jugé mercredi que la sortie du Royaume-Uni de l'UE était aussi complexe que de "sortir un oeuf d'une omelette".
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 11 Avr 2017, 11:09

Ca ne semble pas aller si mal pour le commerce britanique...

http://france3-regions.francetvinfo.fr a écrit:
Le premier train de marchandises Royaume-Uni-Chine a traversé les Hauts-de-France

Par Quentin Vasseur avec AFP Publié le 10/04/2017 à 18:12

Le premier train de marchandises reliant directement le Royaume-Uni vers la Chine est parti de Londres lundi pour un long voyage à travers les continents, propre à rappeler l'ancestrale Route de la soie.

Le train, long de 600 mètres et composé de 32 wagons, a quitté la capitale britannique pour la ville de Yiwu, située sur la côté est de la Chine.

L'expédition doit durer 18 jours, le train s'apprêtant à avaler quelque 12.000 kilomètres à travers le tunnel sous la Manche, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan avant d'entrer en Chine.

Les conteneurs, remplis de whisky, de boissons non alcoolisés, de produits pour bébés, de médicaments ou encore de vitamines, devront toutefois être transférés sur d'autres wagons à la frontière biélorusse, en raison d'une largeur de voie plus importante dans les pays de l'ancienne Union soviétique.

Londres est la 15e ville desservie par ce nouveau service de fret ferroviaire censé être meilleur marché que le transport aérien et plus rapide que le transport maritime.

"Nous sommes fiers de pouvoir proposer le premier train d'exportations du Royaume-Uni vers la Chine", a déclaré Xubin Feng, président de Yiwu Timex Industrial Investment, société qui gère le service, heureux de "faire revivre l'ancienne Route de la Soie par l'échange de biens entre la Chine, l'Europe du Nord et désormais le Royaume-Uni".

La Chine, première puissance marchande planétaire, entend développer les infrastructures permettant d'offrir de nouveaux débouchés aux usines chinoises souvent en surcapacité. Le Royaume-uni, face à sa sortie programmée de l'Union européenne, est plus que jamais à la recherche de nouveaux partenariats.

"Le commerce entre la Chine et le Royaume-Uni est si important que tout ce qui permet d'améliorer son efficacité est bon pour tout le monde", a déclaré à l'AFP Rupert Soames, représentant de la Première ministre Theresa May pour les infrastructures et les transports et par ailleurs petit-fils de Winston Churchill.
Source: http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/premier-train-marchandises-royaume-uni-chine-traverse-hauts-france-1231405.html
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