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 Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !

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tonton christobal

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MessageSujet: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 10 Nov 2015, 18:12

Rappel du premier message :

AFP 10-11-2015 - 06:45
Maintien du Royaume-Uni dans l'UE: Cameron dévoile ses conditions

Le Premier ministre britannique David Cameron doit officiellement dévoiler mardi sa liste de conditions pour garder le Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les grandes lignes sont déjà connues. Le maître-mot aussi: plus de flexibilité.
Réclamée à cor et à cri par ses partenaires, la "shopping list" britannique doit enfin atterrir dans la boîte aux lettres du président du Conseil européen, Donald Tusk, pour être discutée ensuite par les 28 en décembre à Bruxelles. Les deux leaders se sont déjà entretenus au téléphone lundi pour préparer le terrain.
Pour accompagner le courrier, David Cameron a par ailleurs prévu un discours dans la matinée à Londres, alors que son lieutenant, le ministre des Finances George Osborne, ira à la rencontre du président de la Commission européenne dans la capitale belge.
Cette offensive coordonnée lance la dernière ligne droite menant au référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE qui doit avoir lieu d'ici la fin 2017 au plus tard, les prévisions les plus hardies évoquant le mois de juin 2016.
Les sondages promettent un certain suspense avec un électorat divisé entre pro et anti-UE, alors que les deux camps ont intensifié leur campagne depuis la rentrée.
David Cameron, qui dit n'avoir "aucun attachement sentimental à l'UE", prône pour sa part un maintien dans une union réformée. Mais s'il n'obtient pas les changements voulus, il n'exclut "rien", comme il l'a répété lundi devant le patronat.
"Je ne me satisfais pas du statu quo en Europe. Les changements que je veux sont de taille et il est vital qu'on les obtienne", a-t-il martelé avant d'énumérer les quatre grands axes de réforme: "une Europe plus compétitive, une exemption de la nation d'union toujours plus étroite, plus d'égalité entre membres et non-membres de la zone euro et une réduction de la pression migratoire".
- 'Les autres pensent toujours qu'on bluffe' -
Si les spécialistes s'accordent à dire que "le diable sera dans les détails", ils jugent possible un accord sur les trois premières revendications. Elles servent d'abord à graver dans le marbre le statut spécial dont le Royaume-Uni bénéficie déjà dans les faits en ne participant pas à l'euro ou à l'espace Schengen.
La quatrième condition, qui consiste à priver les immigrés de l'UE de certaines prestations sociales, risque en revanche de rencontrer une franche hostilité.
Au sein même du camp de David Cameron, on s'interroge sur le caractère légal d'une telle mesure par rapport aux principes de libre circulation et de non-discrimination entre travailleurs européens.
"Notre ambition sur la question n'a absolument pas varié. J'ai été très clair avec mes collègues européens là-dessus", a pourtant assuré M. Cameron.
Selon lui, les quatre revendications peuvent "se résumer en un seul mot: flexibilité". Si "cette organisation", comme il aime appeler l'UE, est "suffisamment flexible, nous allons rester. Sinon, il faudra sérieusement se poser la question de savoir si le Royaume-Uni y est à sa place", a-t-il souligné.
En attendant, les Britanniques continuent à s'interroger sur les chances de leur Premier ministre d'obtenir mieux que quelques retouches cosmétiques.
"Vous savez quoi? Les autres pays européens pensent toujours qu'on bluffe. Nos amis et partenaires ne peuvent pas imaginer qu'on soit assez fous pour quitter l'UE (...) mais si nous voulons réussir cette négociation et rester dans une UE réformée, ils doivent comprendre que nous sommes très sérieux", écrit Boris Johnson, le maire de Londres, dans sa chronique hebdomadaire pour le Daily Telegraph.
Successeur potentiel de David Cameron à la tête des conservateurs à l'horizon 2020, il suggère qu'il faudra peut-être passer d'abord par un non à l'UE pour vraiment être en position de renégocier les termes de la relation.
Mais David Cameron a répété lundi que la réponse à la question du référendum sera définitive. "No way back" (pas de retour en arrière possible), a-t-il dit.

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Ce sont sans doute les dernières brillantes prestations de nos dirigeants de l'UE qui vont inciter les Britanniques à rester...
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mamiea



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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Jeu 30 Aoû 2018, 17:58

Ce n' est pas nouveau, il y a quelques années c' était la bataille navale entre pêcheurs Français et Espagnol au large des côtes basques. Il y a eu aussi des histoires entre bateaux Français et britanniques dans les eaux britanniques pour la pêche aux poissons.
Avec le brexit les grand bretons ne pourrons plus venir dans les eaux françaises et les pêcheurs français se verront interdire la pêche dans les eaux britanniques, conclusion tous perdants et particulièrement nous consommateurs.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 31 Aoû 2018, 07:20

Brexit : le poisson (et le mollusque) pourraient y gagner par la limitation du risque de surpêche, et les consommateurs avoir ainsi un approvisionnement plus durable.
Par contre, pour ce qui est des dates de pêche différentes selon la nationalité du pécheur, surtout pour puiser au même endroit, je n'ai pas compris.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Ven 31 Aoû 2018, 17:14

Salamandre a écrit:
Brexit : le poisson (et le mollusque) pourraient y gagner par la limitation du risque de surpêche, et les consommateurs avoir ainsi un approvisionnement plus durable.
Par contre, pour ce qui est des dates de pêche différentes selon la nationalité du pécheur, surtout pour puiser au même endroit, je n'ai pas compris.

Oui un bon point pour les poissons et les coquilles (moins pêchés mieux protégés. Pour les pêcheurs mauvaise opération car moins de poissons pour les Français et plus de Saint jacques pour les grand bretons.
En ce qui concerne les dates de pêche, la France a instauré une période de pêche et un tonnage afin de préserver la ressource (celle-ci ayant failli disparaitre). Cette précaution n' a pas été prise au niveau européen ' peut-être un véto britannique!).
Pour les consommateurs augmentation des prix suite aux taxes d' entrée.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Dim 02 Sep 2018, 01:52

Jusqu’ici, tout va bien. Probablement.

Brexit : plus que quatre mois pour trouver un accord
Alors que le compte à rebours s’accélère, les risques de dérapage sont nombreux. Mais le scénario le plus probable reste celui d’un divorce à l’amiable.
Le Monde | 01.09.2018 | Par Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et Eric Albert (Londres, correspondance)

On entre dans la dernière ligne droite du Brexit. Alors que Michel Barnier et Dominic Raab, les deux négociateurs du Brexit, se sont rencontrés une nouvelle fois à Bruxelles vendredi 31 août, il ne reste que quelques mois pour trouver un accord.
Quelle que soit l’issue des négociations, le Royaume-Uni sortira de l’Union européenne le 29 mars à minuit, une fois les deux années légales écoulées depuis la notification de son retrait par Londres. Dans cet objectif, le sommet européen du 18 octobre est officiellement la date butoir. Celle-ci a été déterminée par M. Barnier, afin de laisser le temps aux Parlements britannique et européen de ratifier le texte. En vérité, les deux chambres ont besoin d’environ trois mois pour faire leur travail. Un dérapage du calendrier jusqu’au sommet européen de la mi-décembre ne serait pas une catastrophe. Ensuite, l’urgence deviendrait réelle.

Déjà, les négociateurs préparent les esprits. M. Barnier a parlé de « début novembre, mais certainement pas beaucoup plus tard ». « Il est possible que ça dépasse [le sommet d’octobre] », ajoute M. Raab.
Quelles chances ont-ils de trouver un accord ? Il n’est pas inutile de rappeler que chacun des deux camps continue d’afficher un certain optimisme. M. Barnier se dit « confiant », M. Raab estime que l’accord est « en vue ». Lundi, Emmanuel Macron disait « souhaiter un accord d’ici à la fin de l’année ».

La discussion bute sur la question irlandaise
Simple affichage ? La majorité des observateurs parient aussi sur un accord. « Nous pensons que le Royaume-Uni évitera le non-accord », estime l’agence de notation Fitch. « Notre scénario de base est que le gouvernement trouvera un compromis politique peu clair [« political fudge »] afin de sortir de l’impasse actuelle », abondent les analystes de la banque Nomura. « Un accord demeure le scénario le plus probable », ajoute Anand Menon, qui dirige le groupe universitaire UK in a changing Europe.
Leur principal argument pour expliquer cet optimisme peut être résumé ainsi : ni Londres ni Bruxelles ne sont suicidaires. « Un non-accord aurait non seulement des conséquences économiques très négatives, mais il brouillerait aussi les relations diplomatiques pour les dix années à venir », explique M. Menon.

Cela ne veut pas dire qu’il faut exclure les accidents de parcours, qui feraient tout dérailler. Ceux-ci peuvent se produire à deux niveaux. Le premier est évidemment entre Londres et Bruxelles. Il reste de nombreux points d’achoppement, mais le principal concerne la frontière entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Londres n’a toujours pas proposé de solution jugée satisfaisante pour Bruxelles, c’est-à-dire « détaillée » et « légalement opérationnelle », précise M. Barnier.
Cela fait maintenant des mois que la discussion entre les Vingt-Sept et Theresa May bute sur cette question irlandaise. L’Union propose de faire une exception pour l’Irlande du Nord afin qu’elle reste alignée sur les règles du marché intérieur mais la première ministre britannique refuse cette solution qui ferait exploser sa fragile majorité parlementaire. Or, « sans backstop [c’est-à-dire une clause qui évite le retour d’une frontière « dure »], il n’y a pas d’accord », a rappelé M. Barnier.
Pour cette raison, les esprits sont très inquiets à Bruxelles et considèrent désormais l’hypothèse d’un non-accord comme tout à fait possible. « Si les Britanniques parvenaient à surmonter cette question irlandaise, on pourrait conclure en deux jours de négociation », souligne un diplomate européen, traduisant un sentiment répandu à Bruxelles.

Juste le début d’une longue négociation
Mais même si un accord est trouvé, il reste un deuxième risque que tout échoue : au niveau du Parlement britannique. Mme May n’a pas de majorité absolue à la Chambre des communes et dépend du bon vouloir d’une cinquantaine de députés jusqu’au-boutistes. Si elle fait trop de concessions à Bruxelles, pas sûr que ceux-ci la soutiennent. Cela pourrait mener à l’effondrement du gouvernement britannique, qui ouvre tous les scénarios possibles, que ce soit un deuxième référendum, un changement de premier ministre conservateur ou l’arrivée au pouvoir de l’opposition travailliste.

Si ces écueils majeurs sont évités, ce ne serait pourtant que… le début d’une longue négociation. L’accord en discussion n’est que celui du divorce, qui prévoit une phase de transition jusqu’à fin 2020, pendant laquelle rien ne changerait. Il restera ensuite à négocier le futur traité de libre-échange entre l’UE et le Royaume-Uni.
En principe, ses grandes lignes doivent être déterminées dans une déclaration politique jointe à l’accord de divorce. Mais celle-ci pourrait être floue et ses détails précis ne seront pas tous réglés. Ce qui signifie que, fin 2019 ou début 2020, Londres et Bruxelles pourraient de nouveau entrer dans une « dernière ligne droite » pour faire aboutir les négociations. Plus qu’un risque de déraillement catastrophique, certes possible, le Brexit devrait surtout être un processus extrêmement lent.

https://lemonde.fr/economie/article/2018/09/01/brexit-plus-que-quatre-mois-pour-trouver-un-accord_5348935_3234.html
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coufsur

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Mar 18 Sep 2018, 17:30

Croissance robuste de l’économie britannique

L’économie britannique a connu une croissance record entre mai et juin 2018, en particulier dans le secteur des services. Le PIB a augmenté de 0,6 point entre mai et juin, surpassant les prédictions les plus optimistes qui prédisaient une augmentation de seulement 0,4 %.
https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-09-10/u-k-economy-posts-fastest-growth-in-almost-a-year-on-services
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Aujourd'hui à 02:23

Sans fleurs ni couronne

Royaume-Uni. L’UE enterre le plan Brexit de Theresa May
Publié le 21/09/2018 - 06:10

«Humiliation», “catastrophe” : la presse britannique ne mâche pas ses mots pour qualifier le camouflet infligé par l’Union européenne à la Première ministre Theresa May, sommée de faire de nouvelles propositions après le rejet sans appel, jeudi au sommet de Salzbourg, de son plan pour le Brexit.
Alors qu’il s’était montré plutôt bienveillant mercredi, le président du Conseil européen Donald Tusk s’est avéré beaucoup moins conciliant jeudi, en clôture du sommet. Selon lui, en dépit d’“éléments positifs” dans le plan proposé par Londres, “le cadre des relations économiques tel qu’il est proposé ne marchera pas”, rapporte la BBC.

C’est donc la ligne dure, emmenée par la France et l’Allemagne, qui a prévalu face aux Belges et aux Néerlandais, qui semblaient plus enclins à travailler sur la proposition britannique. The Guardian assure qu’Emmanuel Macron a été intraitable, considérant que le Brexit proposé par Theresa May était “inacceptable” et que “ceux qui avaient expliqué qu’on peut vivre facilement sans l’Europe, que tout va bien se passer, que cela va rapporter beaucoup d’argent, étaient des menteurs”.
Sur le plan économique, le plan de Theresa May prévoyait de rester dans le marché unique pour la libre circulation des biens. Mais les dirigeants de l’UE ont rappelé que le marché unique englobait aussi les services et les personnes et que la proposition de Londres saperait les fondements du marché intérieur.

L’autre point d’achoppement est la question de la frontière irlandaise, le Brexit entraînant potentiellement la réapparition d’une frontière, dont personne ne veut, entre la province britannique d’Irlande du Nord et la république d’Irlande.
Pour Mme May, observe The Independent, les deux problèmes sont liés. “La solution de la frontière de l’Irlande du Nord ne peut passer que par la libre circulation des biens”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse, “visiblement énervée et tremblante”, selon le quotidien. “Notre plan reste la seule proposition sérieuse et crédible sur la table pour atteindre cet objectif.” Elle s’est néanmoins engagée à faire une nouvelle proposition, “sous peu”, sur la frontière irlandaise – mais n’a rien promis sur les autres sujets.

Or le temps presse, rappelle le quotidien autrichien Die Presse. Le prochain sommet européen ordinaire, le 18 octobre, sera le moment de vérité pour Theresa May, qui devra présenter de nouvelles propositions convaincantes. Si les Vingt-Sept constatent “des progrès suffisants”, alors “un sommet spécial conclura les négociations en novembre”.

Leadership menacé
Mais la Première ministre devra d’abord convaincre son pays et son parti qu’elle reste légitime pour négocier la dernière ligne droite du Brexit. El País estime que le sommet de Salzbourg “a mis Londres face à l’abîme d’un Brexit sans accord, aux conséquences dévastatrices pour l’économie britannique”. Et Theresa May n’a désormais d’autre choix que de “refaire des propositions qui lui ont déjà coûté une crise gouvernementale ou jeter l’éponge et laisser décider les urnes”.

De fait, sa prochaine épreuve sera, dès la fin du mois, un congrès du Parti conservateur qui promet d’être “turbulent”, selon le Daily Telegraph : “Mme May sera confrontée à une forte pression des eurosceptiques pour abandonner son plan au profit d’un accord de libre-échange de type canadien.
Son leadership pourrait aussi être menacé si les parlementaires qui n’ont plus confiance dans sa capacité à négocier le Brexit considèrent que la seule façon de changer de direction est de changer de dirigeant”, poursuit le quotidien.
Dans un éditorial, The Spectator ne se fait plus guère d’illusions sur l’avenir politique de Theresa May, après la “catastrophe personnelle” de Salzbourg. Le magazine estime qu’elle “fera figure d’exception dans les annales de la politique si elle survit plus longtemps, en tant que Première ministre, à des échecs de cette ampleur”.

https://www.courrierinternational.com/article/royaume-uni-lue-enterre-le-plan-brexit-de-theresa-may
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Gérard

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Aujourd'hui à 02:32

J'ai (Un peu) suivi ces rencontres à la télévision et les différentes déclarations. J'ai été surpris que la question de l'immigration reste très discrète alors qu'elle a été l'argument majeur lors du référendum.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Aujourd'hui à 04:18

La question de l'immigration européenne au Royaume-Uni (et britannique en Europe) était sur la table des négociations. Concernant les personnes déjà installées, il était question en quelque sorte de droit acquis à rester. Pour les nouveaux, par contre, il en irait autrement.
Pour l'immigration extra-européenne, elle préoccupait surement beaucoup moins les négociateurs du Brexit.
Un autre sujet non évoqué dans l'article est Gibraltar, britannique depuis un traité contesté par l'Espagne ; un point chaud en perspective.
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Basilics

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MessageSujet: Re: Brexit - Les Anglais mettent les pieds dans la soupière !   Aujourd'hui à 05:05

Shrinking UK ?

Le Brexit ravive la flamme entre les deux Irlande
Par Sonia Delesalle-Stolper, Envoyée spéciale à Belfast — 19 septembre 2018 à 20:56

Vingt ans après l’accord de paix, les velléités d’union entre Dublin et Belfast se réveillent et seront au menu du sommet européen de Salzbourg qui a débuté mercredi. Si une partie de la jeunesse a dépolitisé l’idée de réunification, le passé pèse encore lourd.
Et si le Brexit accélérait la réunification de l’Irlande ? 96 ans après la partition de l’île, 20 ans après l’accord de paix qui a mis un terme à 30 ans de violences qui ont fait 3 600 victimes, la question se pose ouvertement. Dans les rues de Belfast, le rattachement éventuel des six comtés du Nord aux 26 du Sud est de plus en plus évoqué.
(..)
«Le sujet de la réunification avait été dépolitisé par l’accord de paix mais, avec le Brexit, tout a basculé», explique Katy Hayward, professeure en sociologie à l’université Queen’s de Belfast. La perspective de quitter l’Union européenne, qui a lourdement investi dans le processus de paix, et l’angoisse du retour d’une frontière physique sur l’île ont réveillé la vieille idée. Plusieurs sondages ont récemment montré une majorité en faveur d’une réunification. Et l’inquiétude est palpable alors que les négociations du Brexit bloquent sur la manière de contrôler le flux des biens, des services et des personnes entre l’UE et l’Irlande du Nord, seule frontière terrestre entre l’UE et le Royaume-Uni.

La possibilité d’un référendum «sur la frontière» est inscrite dans l’accord de paix. Le ministre britannique à l’Irlande du Nord devrait l’organiser s’il devenait incontestable qu’une majorité dans les deux Irlande penchait pour la fin de la partition. Si, en juin 2016, le Royaume-Uni a voté en faveur du Brexit, l’Irlande du Nord avait choisi à 55,8 % de rester au sein de l’UE. Les protestants unionistes avaient voté à 60 % pour le Brexit mais les catholiques nationalistes s’étaient prononcés à 85 % pour rester. Selon une étude du centre de recherche universitaire UK in a Changing Europe, si un référendum avait lieu aujourd’hui, les Nord-Irlandais voteraient à 69 % pour le maintien dans l’UE.
(..)
Lors de la partition en 1921, les Britanniques souhaitaient une région où les protestants unionistes seraient majoritaires. C’est toujours le cas, mais plus pour longtemps. En 2011, lors du dernier recensement, 48,4 % de la population était protestante, contre 45,1 % de catholiques. La prochaine enquête aura lieu en 2021 et tout porte à croire que les catholiques seront majoritaires. «C’est le cas depuis 2000 dans les écoles. Chez les personnes en âge de travailler, de 16 à 60 ans, la population protestante stagne alors que la catholique augmente, explique le démographe Paul Nolan. Le problème en Irlande du Nord a toujours été les minorités. Or la question est de savoir avec quelle intensité ces minorités lutteraient contre la majorité. Les protestants unionistes modérés ne seraient pas forcément contre la réunification mais les loyalistes pourraient poser de très sérieux problèmes d’ordre public.»

Début 2013, le conseil municipal de Belfast, dominé par le Sinn Féin, avait ordonné que le drapeau du Royaume-Uni ne flotte plus tous les jours au-dessus de l’hôtel de ville. Cette décision avait provoqué la fureur des loyalistes. Pendant des semaines, des manifestations, parfois violentes, avaient agité l’Irlande du Nord. Pour un drapeau. Difficile d’imaginer l’ampleur de la réaction loyaliste en cas de réunification. «Je serais heureux d’avoir une Irlande unifiée, mais seulement si c’est une Irlande pacifiée, affirme Paul Nolan. Pour cela, il faudrait une majorité écrasante en sa faveur. Nous n’en sommes pas encore là, mais le génie est sorti de sa bouteille.»

https://www.liberation.fr/planete/2018/09/19/le-brexit-ravive-la-flamme-entre-les-deux-irlandes_1679934
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