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 Chômage: l'après régionales 2015

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a.nonymous



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MessageSujet: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 15 Déc 2015, 06:40

Cette nouvelle discussion consacrée au chômage fait suite à ces deux discussions désormais fermées:

http://www.plateaufontenay.net/t1152-chomage-une-deception-a-la-hauteur-des-espoirs ouvert le 30 Mai 2013
http://www.plateaufontenay.net/t1712p500-chomage-un-nouvel-espoir ouvert le 31 Mars 2014
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 15 Déc 2015, 06:43


"La riposte contre le Front national doit donc s’établir sur un terrain économique et non sociétal. Une décrue du chômage devrait en effet davantage œuvrer à un déclin du FN qu’un débat strictement sécuritaire ou se cristallisant sur les effets de l’immigration, puisqu’en définitive, celui-ci ne ferait qu’entretenir les craintes sur lesquelles repose une partie du vote FN."


http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/12/la-percee-du-fn-un-vote-contre-le-chomage-et-non-contre-les-etrangers_4830233_4640869.html a écrit:
La percée du FN : « Un vote contre le chômage et non contre les étrangers »

Le Monde.fr | 12.12.2015 à 00h11 • Mis à jour le 12.12.2015 à 00h13

A rebours du discours déployé par la gauche et Les Républicains, une analyse statistique du vote Front national au premier tour des élections régionales atteste de la prévalence de la question sociale, et en particulier du chômage, comme un des principaux motifs du vote FN.

Les réalités migratoires et sécuritaires ont en effet beaucoup moins œuvré dans ce sens. Ce fait acte le triomphe de la stratégie d’élargissement du discours frontiste depuis l’ascension de Marine Le Pen à la tête du parti qui tend à mordre davantage sur les considérations économiques.

Depuis 2011, le FN a effectué une mue idéologique, à la faveur d’une stratégie de captation du sentiment de déclassement des classes moyennes – notamment pointé par Éric Maurin dans La Peur du déclassement (Seuil, 2009) –, de dénonciation du désengagement de l’Etat, de l’enclavement de certains territoires, ou encore du dépérissement des services publics.



Le chômage explique le vote FN

Le FN se nourrit aussi du divorce désormais patent entre une élite urbaine et mobile dans la mondialisation et les classes populaires des régions sinistrées en marge de la croissance. De là, la généalogie ultra-droitière du parti, ainsi que ses vieux thèmes de prédilection qu’étaient l’immigration, la préférence nationale et l’insécurité ne sont plus que les parties d’un tout beaucoup plus large.

La forte percée du Front national lors du premier tour des élections régionales du 6 décembre doit s’analyser à l’aune de cette nouvelle grille de lecture. Nous avons donc confronté ces résultats aux données au niveau départemental de l’Insee et de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (Ondrp) sur le chômage, l’immigration et les crimes et délits déclarés avec pour objectif de hiérarchiser les motifs du vote FN en établissement l’intensité et le sens de la corrélation entre le vote frontiste lors de cette consultation et ces trois variables (chômage, immigration, insécurité).

Les résultats attestent le triomphe de la nouvelle stratégie électorale du FN. Ainsi, lorsque le chômage (au sens du Bureau international du travail) augmente de 1 point, le vote FN augmente de 2,6 points. De même que, pour ce premier tour, le chômage explique le vote FN pour 32,8 %.

En effet, comme le notait Jean-Pierre Le Goff, l’émergence du chômage de masse produit « de puissants effets de déstructuration anthropologique et sociale ». Alors que la valeur travail demeure un référent individuel et collectif cardinal de la société française, l’enlisement dans la précarité produit des effets délétères dans de nombreux pans de la société. Pour l’auteur de La fin du village (Gallimard, 2012), le chômage, en particulier des jeunes, milite pour saper « l’ethos collectif » en érodant la confiance dans l’avenir des familles.



Peur, plus que des expériences réellement subies

De cette défiance dans l’avenir naîtrait le creuset du vote frontiste. Elle serait également nourrie par la stagnation sociale confirmée par l’enquête de Camille Peugny sur « La dynamique générationnelle de la mobilité sociale » (2014), dans laquelle la sociologue notait une relative stagnation des positions sociales intergénérationnelles entre 1986 et 2009. En 1986, 36 % des individus (hommes et femmes) appartenaient à la même catégorie sociale que leur père contre 34 % en 2009.

Parallèlement, si l’on s’intéresse à la présence d’étrangers et à l’insécurité avoisinante, mesurées respectivement par la part de population étrangère et le nombre de crimes et délits rapporté à la population, on constate que ces deux réalités n’alimentent pas le vote FN, à l’inverse du chômage.

Les crimes et délits n’expliquent en effet que 3,1 % du vote frontiste pour ce premier tour et la concentration de populations étrangères n’explique, quant à elle, que 3,9 % de ce vote. Plus encore, ces variables sont négativement corrélées au vote FN (coefficients respectifs de -0,525 et -0.687).

Pour simplifier, on peut donc dire que moins il y a eu de crimes et délits rapportés localement, moins il y a d’étrangers établis, et plus on a voté FN dimanche 6 décembre. Ainsi, la défiance vis-à-vis de la figure de l’étranger et la peur de l’insécurité semblent davantage relever d’un sentiment et d’une crainte. C’est donc bien la perception déformée d’un environnement conçu et appréhendé comme anxiogène qui nourrit le vote FN, plutôt que des expériences réellement subies par les individus au niveau local.



Trois réponses de nature économique

Quelle stratégie faut-il alors mobiliser ?

La riposte contre le Front national doit donc s’établir sur un terrain économique et non sociétal. Une décrue du chômage devrait en effet davantage œuvrer à un déclin du FN qu’un débat strictement sécuritaire ou se cristallisant sur les effets de l’immigration, puisqu’en définitive, celui-ci ne ferait qu’entretenir les craintes sur lesquelles repose une partie du vote FN.

Trois réponses de nature économique doivent alors être prioritairement apportées : la lutte contre le chômage des jeunes, l’amélioration de la mobilité sociale et la résorption de la fracture territoriale.

Sans la mobilisation de signaux forts dans ce domaine, le désenchantement politique qu’incarne le vote FN pourrait donc s’étendre un jour aux ferments de nos valeurs républicaines.

Faÿçal Hafied (Économiste à Sciences Po) et Philippe Englebert (Économiste et analyste financier dans une grande banque d’investissement)
Source: http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/12/la-percee-du-fn-un-vote-contre-le-chomage-et-non-contre-les-etrangers_4830233_4640869.html
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 15 Déc 2015, 07:11

Les élections à peine terminée, la machine à fabriquer de nouveaux  électeurs  FN reprend du service...

Aujourd'hui lundi, lendemain d'élections régionales qui ont vu la carte des scores du FN se superposer avec la carte du chômage, c'est la SNCF, Etablissement Public Industriel et Commercial, qui annonce la suppression de 1400 emplois en 2016....

Où l'on voit que l'on est vraiment pris pour des truffes c'est qu'il y a quelques jours seulement, le candidat PS Bartolone allié au PCF, au FDG et à EELV nous promettait lui la création de 10 000 emplois dans les transports...




http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/12/14/la-sncf-supprimera-1-400-postes-en-2016_4832009_1656994.html a écrit:
La SNCF supprimera 1 400 postes en 2016

Le Monde.fr avec AFP | 14.12.2015 à 18h11 • Mis à jour le 14.12.2015 à 18h32

La SNCF prévoit de supprimer 1 400 postes net en 2016, soit 1 % de ses effectifs, en ne remplaçant pas tous les départs à la retraite, a annoncé lundi 14 décembre un porte-parole du groupe, confirmant des informations obtenues de sources syndicales.

Le projet de budget pour 2016 du nouveau groupe public ferroviaire français, qui sera présenté mardi en comité central d’entreprise (CCE), inscrit un effectif budgétaire moyen de 148 057 postes, soit 1 400 de moins qu’en 2015, selon une expertise réalisée pour le CCE par le cabinet Secafi, consultée par l’AFP.

Depuis 2003, plus de 25 000 départs n’ont pas été remplacés à la SNCF. L’an dernier, le projet de budget 2015 avait inscrit 1 100 suppressions de poste (-0,7%). Autant avaient été enregistrées en 2014.

La SNCF, qui s’attend à environ 7 000 départs naturels l’année prochaine, programme 5 400 recrutements en 2016 à l’échelle du groupe public ferroviaire (hors filiales), ce qui revient à compenser 75 % des départs, a précisé à l’AFP le porte-parole du groupe. En équivalents temps plein moyens sur l’année, cela correspond à la suppression de 1 400 postes net au sein du groupe. Le groupe public ferroviaire cherche à faire plusieurs centaines de millions d’euros d’économies par an jusqu’en 2017.



« Communication tardive »

En 2015, les 1 500 salariés de Réseau ferré de France (RFF), l’ex-gestionnaire du réseau séparé en 1997 de la SNCF, ont rejoint le groupe, portant les effectifs moyens sur l’année à 149 500 équivalents temps plein (évaluation provisoire), selon l’estimation de Secafi.

Les effectifs ne resteront pas à ce niveau en 2016. Les coupes à venir seront encore essentiellement supportées par SNCF Mobilités, l’opérateur ferroviaire (- 1 700), la branche SNCF Réseau, chargée de l’infrastructure, gagnant au contraire des postes (+ 350), comme en 2015. L’établissement public de tête chapeautant ces deux branches perdra, lui, une cinquantaine de postes.

L’ensemble des organisations syndicales refusera de rendre un avis mardi en CCE sur le projet de budget, ont fait savoir à l’AFP plusieurs sources syndicales, qui invoquent une « communication tardive » des documents et l’impossibilité d’apprécier ce budget en l’absence de vision de moyen terme sur les engagements de l’Etat.
Source: http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2015/12/14/la-sncf-supprimera-1-400-postes-en-2016_4832009_1656994.html




http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/09/regionales-en-ile-de-france-l-accord-conclu-entre-les-partis-de-gauche-prevoit-la-sortie-du-diesel_4827970_4640869.html a écrit:
Régionales en Ile-de-France : l’accord entre partis de gauche prévoit la sortie du diesel

Le Monde.fr | 09.12.2015 à 15h36 • Mis à jour le 10.12.2015 à 08h56

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Création de 10 000 emplois dans les transports

Parmi les mesures les plus importantes, la sortie du diesel par le biais d’une « prime à la casse sur critère social pour l’achat d’un véhicule moins polluant », « un an d’abonnement Navigo gratuit pour l’abandon d’un véhicule polluant », la création d’une « redevance poids lourds en transit » et un renforcement des aides pour la pratique du vélo.

Côté énergie, l’objectif sera porté à 200 000 logements rénovés thermiquement sur la mandature, et des lycées et bâtiments régionaux « 100 % énergies renouvelables ». Dans les transports, l’idée est de créer 10 000 emplois (maintenance, sécurité, chauffeurs de bus) à financer avec une augmentation du versement transport (VT, versé par les entreprises et que doit valider le Parlement).
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Source: http://www.lemonde.fr/elections-regionales-2015/article/2015/12/09/regionales-en-ile-de-france-l-accord-conclu-entre-les-partis-de-gauche-prevoit-la-sortie-du-diesel_4827970_4640869.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Sam 19 Déc 2015, 12:00

C'est dans le Monde et ça paraît sérieux cette nouvelle guignolade....



"Le gouvernement défend le « devoir de reconnaissance de cette discipline ; ne pas le faire relèverait d’une discrimination ». Le Moovement, collectif de défense des danses hip-hop, a quant à lui lancé une pétition (laquelle recueillait 4 600 signatures vendredi 18 décembre au soir) et dénonce une tentative de récupération par les pouvoirs publics, pour des « motifs électoralistes et démagogiques ». Avant d’interpeller directement M. Valls : « Monsieur le premier ministre, voulez-vous dire que ce DNSPD [diplôme national supérieur professionnel de danseur] donnerait un avenir aux jeunes de banlieues ? qu’il baisserait le taux de chômage dramatique en France et en particulier dans “les quartiers” ? »"



http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/12/18/la-creation-d-un-diplome-de-danseur-hip-hop-fait-debat_4834896_4401467.html a écrit:
La création d’un diplôme de danseur hip-hop fait débat

Le Monde.fr avec AFP | 18.12.2015 à 18h01

C’est un véritable choc des cultures qui oppose le ministère du même nom et le monde du hip-hop. Le sujet de la discorde : la création d’un diplôme national de danseur hip-hop, synonyme de reconnaissance d’une discipline pour les uns, plutôt d’une tentative de formatage d’une danse en constante évolution pour les autres.

L’annonce, le 26 octobre, par Manuel Valls de la création de ce diplôme lors d’un discours dans les Yvelines avait pris tout le monde de court. Le calendrier a depuis été repoussé. « Il n’y a aucun projet prédéterminé, rassure Michel Orier, directeur général de la création artistique au ministère de la culture, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP). La concertation a débuté la semaine dernière et se poursuivra en janvier. »



Une discipline qui ne cesse de s’enrichir et de se diversifier

Bruce Ykanji, fondateur en 2002 de Juste debout, une rencontre internationale de danseurs hip-hop qui s’affrontent dans des battles, s’insurge contre « un diplôme qui sort du chapeau alors que ça fait trente ans qu’on ne fait rien pour le hip-hop naturel », issu de la rue. La danse hip-hop, née dans les quartiers de New York dans les années 1970-1980, n’a depuis jamais cessé d’évoluer, de s’enrichir et de se diversifier dans la rue, mais aussi dans les festivals et théâtres grâce à de jeunes chorégraphes inspirés par les arts du cirque, la danse contemporaine et même la danse classique.

Le gouvernement défend le « devoir de reconnaissance de cette discipline ; ne pas le faire relèverait d’une discrimination ». Le Moovement, collectif de défense des danses hip-hop, a quant à lui lancé une pétition (laquelle recueillait 4 600 signatures vendredi 18 décembre au soir) et dénonce une tentative de récupération par les pouvoirs publics, pour des « motifs électoralistes et démagogiques ». Avant d’interpeller directement M. Valls : « Monsieur le premier ministre, voulez-vous dire que ce DNSPD [diplôme national supérieur professionnel de danseur] donnerait un avenir aux jeunes de banlieues ? qu’il baisserait le taux de chômage dramatique en France et en particulier dans “les quartiers” ? »
Source: http://www.lemonde.fr/campus/article/2015/12/18/la-creation-d-un-diplome-de-danseur-hip-hop-fait-debat_4834896_4401467.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Sam 19 Déc 2015, 20:56

http://www.latribune.fr/opinions/blogs/le-blog-du-contrarian/un-affront-national-536350.html

Un affront national
Par Jean-Charles Simon  |  15/12/2015, 16:23  |  2168  mots

Les conséquences de l'incapacité à réformer sont une autre cause de la désespérance des Français. (Crédits : © 2010 Thomson Reuters) Au soir du second tour de ses élections régionales, le soulagement de la classe politique était à la hauteur de la claque reçue lors du premier tour : un Front national en tête au niveau national et dans six régions de la métropole, avec une abstention à 50% ; PS, Républicains et leurs alliés totalisant alors, tous ensemble, moins d'un quart des inscrits.

Avoir évité le contrôle d'une ou plusieurs régions par le Front national au second tour, avec la plus grosse artillerie possible, dont le retrait et ainsi la disparition totale pour six ans de la gauche du conseil régional dans les régions les plus à risque, ne saurait masquer la réalité de ce scrutin : le FN n'a jamais été aussi fort. D'ailleurs, au second tour, malgré une participation en hausse de près de neuf points, il s'est maintenu à plus de 27% des suffrages exprimés, gagnant près de 800 000 suffrages et pulvérisant ainsi son résultat record en voix datant du premier tour de la présidentielle de 2012, avec plus de 6,8 millions de votes.

Quelles causes à une telle progression du parti frontiste ?
La première d'entre elles réside certainement dans le fonctionnement de notre système politique. De ce fait, la classe politique traditionnelle ne peut en aucun cas être une solution: elle est le problème ! Le plus insupportable, particulièrement pour les Français les plus fragilisés à un titre ou un autre, est bien cette perception d'une caste. Une bulle, dont les membres vivent hors-sol, s'exonèrent de toutes les difficultés que subissent leurs contemporains, se soutiennent pour protéger leurs prérogatives et leurs avantages. Un monde fermé, avec des politiques professionnels qui ne « travaillent » jamais de leur vie, militant dès le plus jeune âge et refusant de décrocher, cumulant les mandats et des revenus complémentaires, en période d'opposition, dans des jobs de complaisance. Rien de plus dévastateur que ces images d'hommes (surtout) et de femmes bien nourris, discourant sous les lambris dorés ou s'engouffrant à l'arrière de leur berline avec chauffeur. Leur immuabilité - toujours les mêmes ! -, leur impuissance et l'impression de bons vivants insouciants sont insupportables, d'autant plus en période de crise.
Par ailleurs, le voile d'ignorance s'est déchiré depuis belles lurettes : les citoyens disposent d'une abondance d'information et de ressources, en 2015, qui leur fait voir la vérité nue, comme jamais auparavant. Celle d'une classe politique globalement médiocre, dont les représentants ont des compétences le plus souvent superficielles, ne leur conférant qu'une faible légitimité. Leurs bourdes étalées dans les médias et les jeux de chaises musicales aux responsabilités, y compris lorsqu'ils semblent ne pas maîtriser le b-a ba de leur portefeuille, ne les exposent plus qu'au mépris. Et avec de tels permanents du système, il y a forcément une proportion de véritables escrocs parmi eux, qu'on retrouve à gauche comme à droite, et dont les affaires contribuent à écœurer un peu plus les électeurs. D'autant que leurs collègues tardent généralement à les exclure de leurs rangs, donnant là encore l'impression d'une solidarité de classe particulièrement abjecte.

Tant que la classe politique restera composée pour l'essentiel de « professionnels de la profession » et continuera à se complaire dans l'entre-soi, le populisme « anti-système » du Front national (ou d'autres) aura de beaux jours devant lui. Au demeurant, le même phénomène est à l'œuvre dans la primaire républicaine aux Etats-Unis en ce moment, le principal avantage des candidats hors-cadre et en particulier de Donald Trump étant un rejet de la classe politique professionnelle par une partie de la population.

Des remèdes existent pour adapter ce fonctionnement dépassé de la politique, en particulier un non cumul des mandats rigoureux dans le temps et l'espace, ou encore une dévitalisation du centralisme des partis. L'une des seules manières d'aller vers une représentation régulièrement renouvelée, avec davantage de compétences et débarrassée des professionnels des mandats qui favorisent tant les extrêmes - avant d'aller, le cas échéant, vers des horizons plus ambitieux.

Une autre tare majeure de notre paysage politique tient à un substrat idéologique dont la France peine à se défaire, qui contribue largement au désenchantement des citoyens et à la radicalisation d'une part croissante d'entre eux. La classe politique française est en effet l'une des plus généreuses en promesses. Par tradition pluriséculaire, les Français sont habitués à l'idée que leur Etat peut tout, et qu'il est donc responsable de tout. Du meilleur comme du pire. « Du législateur tout procèdera », proclame ainsi le chant révolutionnaire « Ah ça ira ! »... finalement dans la continuité de la tradition de la monarchie absolue. Plus près de nous, les vainqueurs de la guerre, gaullistes et communistes, n'étaient guère éloignés des vaincus pétainistes dans leur glorification des missions, du rôle et des pouvoirs de l'Etat. Cette idolâtrie étatiste ne s'est jamais démentie, conduisant nos concitoyens à continuer de croire l'Etat capable et donc responsable de tout - « tout devient possible », proclamait ainsi Nicolas Sarkozy en 2007.

Lorsqu'un responsable politique, dans un accès de franchise ou de lucidité s'écarte un court moment de cette doxa - le fameux « l'Etat ne peut pas tout » de Lionel Jospin en 1999 -, il est conspué par l'ensemble de la classe politique et des éditorialistes (eux-mêmes à peu près aussi inamovibles que les politiques qu'ils chroniquent...). Par conséquent, les déconvenues des citoyens sont à la hauteur des responsabilités et des pouvoirs qu'ils attribuent à leur classe politique. Si elle échoue à résoudre leurs problèmes petits ou grands, c'est donc qu'elle est incapable, s'en moque ou est tellement corrompue qu'elle ne peut s'atteler à ces missions.

Dès lors, l'abstention et le vote extrême ont toutes les raisons de se propager, d'autant plus quand la situation économique et sociale se dégrade. Le discours basique d'un Kennedy lors de son investiture, dans le registre « ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays », est encore très loin de pénétrer le cortex des électeurs français. C'est une véritable renaissance intellectuelle qui est nécessaire ici, supposant des responsables politiques beaucoup plus humbles, et des médias davantage portés sur la pédagogie plutôt que sur le récit complaisant de faits et gestes insignifiants des politiques.

Les conséquences de l'incapacité à réformer sont une autre cause de la désespérance des Français. Face à un Etat mammouth, les politiques sont pris depuis plus de 20 ans dans un système sans solution s'ils ne révisent pas totalement leurs logiciels. Avec le référendum de 1992 sur Maastricht, la France a accepté de se soumettre, au moins en théorie, à un contrôle de ses niveaux de déficit et de dette publics. Dans les faits, mauvaise élève, elle ne cesse de trouver des excuses pour ne pas respecter ces contraintes. Jacques Chirac avait en son temps obtenu un assouplissement des règles du jeu. Et la crise a donné à la France l'occasion de repousser à de multiples reprises son retour dans les clous (pour le seul déficit, le niveau de 60% du PIB pour la dette publique étant lui hors de portée aujourd'hui). Prévu finalement en 2017, rien ne dit qu'il ne va pas être à nouveau reporté, à cause de la lutte contre le terrorisme, d'une nouvelle rechute de la croissance ou encore d'autre chose...
Si ce n'était que ça, ce ne serait pas trop grave. Mais pour au moins faire semblant, la France doit essayer de « tenir » un minimum son déficit. Et elle ne sait apparemment le faire qu'en écrasant ses ménages et entreprises d'impôts quand les recettes s'écartent trop des dépenses. Celles-ci apparaissent comme une fatalité que rien ne permet de juguler, en particulier du fait d'un système social hypertrophié. Une taille liée à l'importance de la logique assurantielle des mécanismes de retraite et de santé, sans rapport direct avec des objectifs de redistribution qui pourraient être plus étendus avec des dépenses publiques plus faibles...

Dès lors, l'Etat semble toujours impécunieux, à la recherche du moindre sou là où c'est le plus facile. En l'espèce, il maltraite ses fonctions régaliennes, avec des budgets sécurité et justice en baisse ou insuffisants. Les militaires ne pouvant faire grève, on a un peu lâchement saigné leurs budgets plutôt que ceux d'autres missions. Nicolas Sarkozy, malgré ses discours sécuritaires, aura pressuré les effectifs de la police. Et le budget de la justice est honteusement faible. Tout ceci conduisant à une répression clairement insuffisante de la délinquance : délais de justice incroyablement longs, peines faibles ou inexécutées à défaut de places de prison suffisantes, police et gendarmerie aux moyens trop faibles et occupés, comme la justice, par des tâches secondaires croissantes... Le tout créant un sentiment de déni de justice ou d'angélisme à l'égard de la violence, souvent rapidement mélangée avec les sujets migratoires chez une partie de la population. La mauvaise gestion du dossier sécurité est un scandale particulièrement pour les plus faibles et les plus exposés - souvent les mêmes -, et un vrai moteur de vote extrémiste ou d'abstention.

Dernier exemple de mauvaise gestion particulièrement coupable, la lutte contre le chômage. Là aussi, la classe politique a laissé percer le sentiment de sa terrible impuissance, incompétence ou incurie - on se souvient du « On a tout essayé » de François Mitterrand. Avec la crise de 2008, le sentiment de l'inexorable progression du chômage s'impose à nouveau. La gauche et la droite s'envoient des chiffres à la figure pour savoir si l'augmentation a été la plus forte sous Sarkozy ou Hollande. Pour les Français touchés, la crise n'en finit pas depuis bientôt huit ans. Le pire étant certainement une population de plus en plus nombreuse qui s'enracine dans le chômage. On recense ainsi un record d'environ 802 000 personnes inscrites depuis plus de 3 ans au chômage, et 2,44 millions depuis plus d'un an. Une durée moyenne d'inscription record, à 568 jours. Sans compter ceux qui, n'ayant plus de droits à faire valoir, ont cessé de s'inscrire et sûrement de chercher, sans espoir.
Or, nous l'avons étudié très précisément pour Facta (y compris au niveau communal), il existe un lien clair entre le chômage et le vote Front national. Celui observé dans le cadre du premier tour des élections régionales semble même plus fort que par le passé, et il se précise encore un peu plus, avec une participation plus forte, au second tour. La perte totale de perspectives de retour à l'emploi, même précaire, ne peut que susciter le rejet des partis politiques traditionnels par de plus en plus de nos concitoyens.

Pour autant, aucun expert n'accepte l'idée saugrenue d'une fatalité en matière de chômage. Le taux de chômage est ainsi proche de 5% dans des pays aussi différents que l'Allemagne ou le Royaume-Uni. Il est désormais inférieur en moyenne dans la zone euro à ce qu'il est en France, malgré le poids de taux toujours exceptionnels dans des pays du Sud de l'Europe, en particulier l'Espagne et la Grèce, qui ont connu une crise d'une grande violence. Mais il y baisse rapidement, ainsi qu'en Italie depuis plusieurs trimestres, où une réforme du marché du travail a été enfin mise en œuvre. Il y a bien des recettes contre le chômage, qui reprennent à peu près partout les mêmes ingrédients : création et rupture du contrat de travail très assouplies ; temps partiel, intérim et contrats courts facilités ; charges sociales faibles ; coûts de séparation prévisibles et limités ; horaires et heures complémentaires libéralisés...

On connaît les objections classiques, celles d'une protection des salariés contre la précarité - notre fameuse « préférence française pour le chômage ». En oubliant que la précarité fait aussi des ravages en France, aux marges du monde des CDI. Au demeurant, ce sont des gouvernements de centre-gauche qui ont mené des réformes sur le sujet en Allemagne hier et en Italie aujourd'hui. La preuve, pour reprendre une expression de Tony Blair, qu'il y a en la matière non pas politique de gauche ou politique de droite, mais ce qui marche et ce qui ne marche pas. Tant que la France ne fera pas sa révolution culturelle en la matière, pour enfin donner à tous les meilleures chances d'un emploi, au moins de temps en temps, même fragile ou mal payé, elle désespérera un peu plus une frange croissante de sa population.
Classe politique sclérosée et infatuée, propension à tout attendre de l'Etat, incapacité à assurer convenablement les fonctions régaliennes essentielles et à assurer un marché du travail dynamique : si ces tares persistent, la question n'est pas de savoir si le Front national arrivera au pouvoir, mais quand.

Jean-Charles Simon
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 04 Jan 2016, 04:40

Nous nous dirigeons vers un nouveau record du nombre de ruptures conventionnelles en 2015, transaction volontaire ou contrainte pour le salarié bien commode pour jeter un sénior qui sera remplacé par un jeune, un travailleur détaché, un travailleur délocalisé, .... bien moins payé...

Et pendant ce temps certains députées se réclamant de la "majorité présidentielle" se battent pour le bien-être des baudets...  Définitivement, la grande tromperie de 2012 ne doit pas se reproduire en 2017...



"Les syndicats grognaient déjà contre ce dispositif qui masquait, selon eux, un nombre non négligeable de départs pas si amiables, réalisés sous la pression, et des plans sociaux très étalés dans le temps. Ils dénoncent aujourd'hui le fait que « des employeurs et salariés s'entendent pour en faire des préretraites déguisées sur le dos de l'Unédic », reprochent Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, et Eric Aubin, membre de la CGT, auprès des Échos ce mardi. Selon les chiffres de la Darès, 25% des fins de contrat chez les 58-60 ans sont des ruptures conventionnelles, contre 16% pour l'ensemble des salariés."




http://www.leparisien.fr/economie/emploi/entreprise-nouveau-record-de-ruptures-conventionnelles-surtout-pour-les-seniors-29-12-2015-5407567.php a écrit:
Entreprise : nouveau record de ruptures conventionnelles, surtout pour les seniors

J.Cl. | 29 Déc. 2015, 08h20 | MAJ : 29 Déc. 2015, 08h05

Le divorce par consentement mutuel entre employeur et salarié connaît un succès croissant. Année après année, la rupture conventionnelle est de plus en plus utilisée dans le privé pour mettre un terme amiable au CDI. Entre janvier et novembre 2015, selon les chiffres que le ministère du Travail a publié il y a quelques jours, 319 848 ruptures conventionnelles ont été homologuées, acceptées par l'administration du travail. Sans compter les 17 742 dossiers rejetés, c'est autant que la totalité des ruptures en 2012, plus que celles de 2013.

L'an dernier, entre janvier et fin novembre, 298 205 contrats de rupture avaient été signés et acceptés. A ce stade, le cru 2015 dépasse donc de près de 20 000 l'année record de 2014.


Dans les TPE et les PME, on apprécie ce mode de séparation allégé, qui facilite démissions et licenciements et permet de bénéficier de l'assurance chômage. Son succès s'est renforcé cette année alors même que depuis la mi-2014 ses attraits ont été volontairement limités par l'imposition d'une partie des indemnités de rupture touchées par le salarié et le rallongement du délai de carence, avant d'ouvrir droit à l'indemnisation chômage.

Les syndicats grognaient déjà contre ce dispositif qui masquait, selon eux, un nombre non négligeable de départs pas si amiables, réalisés sous la pression, et des plans sociaux très étalés dans le temps. Ils dénoncent aujourd'hui le fait que « des employeurs et salariés s'entendent pour en faire des préretraites déguisées sur le dos de l'Unédic », reprochent Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO, et Eric Aubin, membre de la CGT, auprès des Échos ce mardi. Selon les chiffres de la Darès, 25% des fins de contrat chez les 58-60 ans sont des ruptures conventionnelles, contre 16% pour l'ensemble des salariés.

« Depuis 2006, on a supprimé presque tous les dispositifs de départ anticipé. Résultat, les DRH se sont reportés sur les ruptures conventionnelles, en particulier pour les salariés à métier pénible », poursuit Eric Aubin.

FO et CGT comptent bien, lors des discussions sur la réforme de l'assurance-chômage qui s'ouvriront en janvier, réclamer de nouveau qu'une cotisation soit prélevée sur les indemnités de rupture des seniors, pour alimenter les caisses de retraite des régimes complémentaires de l'Agirc-Arrco. La possibilité en a été ouverte cet automne, les modalités restent à débattre.
Source: http://www.leparisien.fr/economie/emploi/entreprise-nouveau-record-de-ruptures-conventionnelles-surtout-pour-les-seniors-29-12-2015-5407567.php
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Dim 10 Jan 2016, 16:10

Quelques semaines après la démission de son prédécesseur, les propos de la nouvelle ministre du travail en ce début d'année 2016 ont le mérite d'être très clairs même si ils ne sont hélas guère optimistes....



http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/01/09/pas-d-inversion-de-la-courbe-du-chomage-en-vue-pour-la-ministre-du-travail_4844475_1698637.html a écrit:
Pas d’« inversion de la courbe du chômage » en vue pour la ministre du travail

Le Monde.fr avec AFP | 09.01.2016 à 13h07

L’« inversion de la courbe du chômage » semble encore loin. La ministre du travail, Myriam El Khomri, a déclaré, samedi 9 janvier sur France Inter, que les 40 000 emplois créés en 2015 et une croissance en hausse, mais trop peu, en 2016, n’étaient pas « pas suffisants » pour que le chômage baisse.

   « Nous sommes dans une situation différente des années précédentes. Après plusieurs années de destruction d’emplois, nous avons en 2015 créé 40 000 emplois. Ça veut dire qu’il y a une reprise de l’activité économique, mais cette reprise est encore timide. »

« La croissance avec 40 000 créations d’emploi, ce n’est pas suffisant pour faire reculer le chômage », a-t-elle dit, rappelant qu’il y avait chaque année « entre 800 000 et 850 000 entrées sur le marché du travail » pour environ « 700 000 départs à la retraite ».

A la veille de concertations à Matignon avec les partenaires sociaux sur le « plan d’urgence pour l’emploi » annoncé par François Hollande, la ministre a souligné que le gouvernement souhaitait avant tout « accélérer la formation des demandeurs d’emploi les moins qualifiés ».

   « Avec des prévisions de croissance à 1,5 % par exemple sur l’année 2016, ce n’est pas suffisant, notamment pour les personnes les moins qualifiées. »



Des mesures attendues le 18 janvier

En France, a rappelé Mme El Khomri, le chômage concerne avant tout des personnes « peu ou pas qualifiées : près de deux millions de demandeurs d’emploi qui n’ont pas le niveau bac, près de 680 000 qui ont un niveau inférieur au CAP ».

« Il y aura des créations d’emploi en 2016, mais elles ne bénéficieront pas aux personnes les moins qualifiées », a poursuivi la ministre, expliquant qu’« aujourd’hui quand l’Allemagne forme deux demandeurs [d’emploi] sur dix, nous c’est un sur dix, l’Autriche quatre sur dix ».

Mme El Khomri a ajouté qu’une des priorités du gouvernement était donc d’« amplifier » l’action en faveur de la formation des demandeurs d’emploi, « sens des mesures » que détaillera le président de la République le 18 janvier.

Le chef de l’Etat a annoncé le 31 décembre un « plan d’urgence » comprenant plusieurs volets : 500 000 formations supplémentaires pour les chômeurs ; une nouvelle prime à l’embauche pour les PME ; et un « effort » pour l’apprentissage.
Source: http://www.lemonde.fr/emploi/article/2016/01/09/pas-d-inversion-de-la-courbe-du-chomage-en-vue-pour-la-ministre-du-travail_4844475_1698637.html




Pour mémoire, voici ce que déclarait le candidat François Hollande dans une interview au JDD le 15 avril 2012

http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Hollande-ne-se-donne-pas-d-objectif-chiffre-pour-baissser-le-chomage-502834 a écrit:
Le chômage reste la première préoccupation des Français. Vous fixez-vous un objectif de baisse d’ici à 2017?

L’expérience du candidat sortant est suffisamment malheureuse pour ne pas la reproduire. Il avait déclaré en 2007 que sa présidence serait un échec si le taux de chômage ne revenait pas à 5% en 2012. Nous sommes à 10%! Il en paiera le prix. Mais le chômage n’est pas une fatalité. Et j’inverserai la courbe. Avec des mesures de traitement social dans un premier temps complétées par un plan de mobilisation de notre offre de production, notamment des PME. Les "emplois avenir" seront engagés dès la rentrée. Ensuite, le "contrat de génération" sera une incitation forte pour les entreprises à retenir les seniors et embaucher des jeunes. Enfin Pôle emploi sera renforcé : les demandeurs d’emploi seront accompagnés dans un parcours de formation.
Source: http://www.lejdd.fr/Election-presidentielle-2012/Actualite/Hollande-ne-se-donne-pas-d-objectif-chiffre-pour-baissser-le-chomage-502834
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 00:48

Soyons sérieux on va nous refaire le coup des TUC, des emplois jeunes, des emplois aidés...

On va nous planquer quelques milliers de chômeurs dans des administrations, des associations... pour faire des tâches sans intérêt ne débouchant à terme sur aucune qualification crédible permettant de trouver un boulot sérieux.

Pour financer l'affaire on creusera un peu le déficit et on arrivera en 2017 en ayant vaincu le chômage...

Les contrats arriveront à expiration après les élections mais ce sera sans importance... pour la réduction de la dette on s'arrangera avec l'Europe jusqu'au moment où l'affaire ne sera plus gérable à l'image de ce qui se passe avec la Grèce.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 01:12

Sauf que comme il y a eu arnaque à droite en 2007 et arnaque à gauche en 2012 je ne suis pas sûr que les électeurs se laissent une nouvelle fois arnaquer en 2017...

Selon le discours officiel, une partie du chômage serait due à un manque de formation des demandeurs d'emploi...  Ce discours officiel omet juste le coût de production, salaires mais aussi charges, et la concurrence entre entreprises et salariés des différents pays...

Même formé, si un salarié de droit de français coûte à compétences égales trois fois plus cher qu'un salarié de droit roumain les sociétés auront toujours intérêt à privilégier le salarié roumain...


Dernière édition par a.nonymous le Lun 11 Jan 2016, 01:28, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 01:16

a.nonymous a écrit:
Sauf que comme il y a eu arnaque à droite en 2007 et arnaque à gauche en 2012 je ne suis pas sûr que les électeurs se laissent une nouvelle fois arnaquer en 2017...

Selon le discours officiel, une partie du chômage serait due à un manque de formation des demandeurs d'emploi...  Ce discours officiel omet juste le coût de production, salaires mais aussi charges, et la concurrence entre entreprises et salariés des différents pays...

Même formé, si un salarié  de français droit français coûte à compétences égales trois fois plus cher qu'un salarié de droit roumain les sociétés auront toujours intérêt à privilégier le salarié roumain...

la question n'est pas là ! on se fout de la rentabilité il faut réduire le nombre de chômeurs avant les élections. Point final...

La survie et la possibilité pour les entreprises d'être concurrentielles et de perdurer n'est pas important on verra plus tard.

Cynique mais réaliste.
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Robin

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 02:53

A.nonymous n'a pas tort. Se faire roulé dans la farine par un bateleur de foire une fois ça va mais les électeurs ne sont pas nases à ce point de lui remettre le couvert une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 03:30

Robin a écrit:
A.nonymous n'a pas tort. Se faire roulé dans la farine par un bateleur de foire une fois ça va mais les électeurs ne sont pas nases à ce point de lui remettre le couvert une nouvelle fois.

Si au second tour c'est flanbi contre marine il repasse... c'est d'ailleurs sa stratégie en espérant que le candidat de droite sera sorti au premier tour.
En gros un remake de 2002 au bénéfice de la gauche.
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Robin

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 04:07

Heureusement qu'entre Juppé, Fillon et Le Maire on a une bonne chance de voir enfin le bout du tunnel et le prestidigitateur aller planter ses choux en Corrèze.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 05:51

tonton christobal a écrit:
Soyons sérieux on va nous refaire le coup des TUC, des emplois jeunes, des emplois aidés...

On va nous planquer quelques milliers de chômeurs dans des administrations, des associations... pour faire des tâches sans intérêt ne débouchant à terme sur aucune qualification crédible permettant de trouver un boulot sérieux.

Pour financer l'affaire on creusera un peu le déficit et on arrivera en 2017 en ayant vaincu le chômage...

Les contrats arriveront à expiration après les élections mais ce sera sans importance... pour la réduction de la dette on s'arrangera avec l'Europe jusqu'au moment où l'affaire ne sera plus gérable à l'image de ce qui se passe avec la Grèce.

Vous oubliez 500 000 chômeurs en formation qui donc sortiront des statistiques
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 06:20

mamiea a écrit:

Vous oubliez 500 000 chômeurs en formation qui donc sortiront des statistiques

au contraire je n'oublie pas ces chômeurs en formation... j'attends pour dire ce que j'en pense de constater qu'ils auront un travail... parce que les formations sans débouché on connait.

Sans compter les juteux jobs de formateurs et des sociétés idoines qui sont financés par les deniers publics et dont les résultats probants sont à évaluer.

L'usine à gaz à un bel avenir en perspective.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 18:32

tonton christobal a écrit:


au contraire je n'oublie pas ces chômeurs en formation... j'attends pour dire ce que j'en pense de constater qu'ils auront un travail... parce que les formations sans débouché on connait.

Sans compter les juteux jobs de formateurs et des sociétés idoines qui sont financés par les deniers publics et dont les résultats probants sont à évaluer.

L'usine à gaz à un bel avenir en perspective.

Le but n' est pas de trouver du travail à ces 500 000 chômeurs, le but est de "renverser la courbe du chômage" juste avant les élections, faut pas confondre.
Comme le disait Anne Roumanoff, pourquoi ne pas avoir formé les chômeurs d' hier aux emploi d' aujourd'hui?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 18:54

mamiea a écrit:


Le but n' est pas de trouver du travail à ces 500 000 chômeurs, le but est de "renverser la courbe du chômage" juste avant les élections, faut pas confondre.
Comme le disait Anne Roumanoff, pourquoi ne pas avoir formé les chômeurs d' hier aux emploi d' aujourd'hui?

Soyons raisonnable :
Je crois que la courbe du chômage va s'inverser mathématiquement et politiquement... pour ce qu'il en est de remettre effectivement au travail dans des emplois réels les chômeurs c'est un autre débat. En maths il est possible de raisonner par l'absurde... en politique aussi donc nous serons sauvés.

En matière d'actualité pour l'instant la priorité c'est la lutte contre le terrorisme (que l'on ne veut toujours pas définir plus précisément)
On débat sur la déchéance de la nationalité française
On prépare depuis les attentats de janvier 2005 les mesures appropriées et les nouvelles règles d'action qui permettront à l'appareil d'état de neutraliser les terroristes...
On se donne des peignées verbales entre adversaires politiques et même entre gens de même tendance
Surtout là c'est sérieux, on fait des commémorations et on décore... important de décorer et de commémorer flanbi peut se montrer sans se faire huer... de temps en temps on va aux obsèques d'une victime c'est moins valorisant mais c'est le boulot...
On nous a même fait une virée en province pour, j'allais écrire fêter, mais c'est cultiver le souvenir du règne de Mitterrand mort 20 ans plus tôt.

Pendant ce temps le déficit se creuse, nos terroristes se baladent librement en Europe on agresse et on viole un peu partout... tout va bien dans le meilleur des mondes imaginé par les incompétents dirigeants européens et les dirigeants nationaux visiblement dépassés.

Le bas empire romain se désagrège sous nos yeux.
Le titanic coule l'orchestre continue à jouer dans la salle de bal des premières... à propos pour le chômage pas de problème on s'en occupe.




tout est dit !
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 22:45

"Le changement, c'est maintenant"...Pfonnn
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 23:07

mamiea a écrit:
Le but n' est pas de trouver du travail à ces 500 000 chômeurs, le but est de "renverser la courbe du chômage" juste avant les élections, faut pas confondre.
Comme le disait Anne Roumanoff, pourquoi ne pas avoir formé les chômeurs d' hier aux emploi d' aujourd'hui?


Si le gouvernement voulait réellement lutter contre le chômage il commencerait déjà par réfléchir à comment redonner de la compétitivité à nos entreprises dans une économie unionisée et mondialisée....

Que François Hollande et la ministre du travail lèvent la tête de leurs dossiers et qu'ils consacrent un après-midi à faire les rayons de Carrefour, Auchan, Leroy-Merlin, Decathlon, Celio, Zara, H&M, Boulanger, Darty, .... en examinant les étiquettes pour voir où sont fabriqués les produits commercialisés par toutes ces enseignes grand public.... Ils comprendront peut-être la cause de nos problèmes...
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 23:24

a.nonymous a écrit:



Si le gouvernement voulait réellement lutter contre le chômage il commencerait déjà par réfléchir à comment redonner de la compétitivité à nos entreprises dans une économie unionisée et mondialisée....

Que François Hollande et la ministre du travail lèvent la tête de leurs dossiers et qu'ils consacrent un après-midi à faire les rayons de Carrefour, Auchan, Leroy-Merlin, Decathlon, Celio, Zara, H&M, Boulanger, Darty, .... en examinant les étiquettes pour voir où sont fabriqués les produits commercialisés par toutes ces enseignes grand public.... Ils comprendront peut-être la cause de nos problèmes...

Si les mêmes produits étaient fabriqués chez nous à quels prix seraient ils et pourrions nous les payer ?
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 11 Jan 2016, 23:57

tonton christobal a écrit:
Si les mêmes produits étaient fabriqués chez nous à quels prix seraient ils et pourrions nous les payer ?


Sûrement pas et c'est bien là que se situe le problème dans notre économie unionisée et mondialisée...

Nous consommons des produits fabriqués à l'autre bout du monde que nous nous ne pourrions pas nous payer si ils étaient fabriqués localement... Dans la même logique, il est plus économique de racheter un produit neuf fabriqué à l'autre bout du monde que de réparer localement un produit récent tombé en panne...

Dans la même veine, il est plus économique de déplacer des travailleurs détachés pour monter un barnum à la Rochelle plutôt que d'employer des travailleurs locaux...

On nous a seriné pendant des années que ce n'étaient pas grave car de notre coté nous allions vendre des Airbus et des TGV à ceux qui fabriquaient nos t-shirts et nos tongs sauf que ceux-ci, pas plus idiots que ça, se sont mis à fabriquer eux mêmes leurs avions et leurs trains... Et quand par hasard ils consentent à nous acheter quelques Rafales ils veulent que ceux-ci soient assemblés chez eux ce qui leur permet au passage de bénéficier d'un transfert de connaissance...
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 12 Jan 2016, 00:29

a.nonymous a écrit:



Sûrement pas et c'est bien là que se situe le problème dans notre économie unionisée et mondialisée...

Nous consommons des produits fabriqués à l'autre bout du monde que nous nous ne pourrions pas nous payer si ils étaient fabriqués localement... Dans la même logique, il est  plus économique de racheter un produit neuf fabriqué à l'autre bout du monde que de réparer localement un produit récent tombé en panne...

Dans la même veine, il est plus économique de déplacer des travailleurs détachés pour monter un barnum à la Rochelle plutôt que d'employer des travailleurs locaux...

On nous a seriné pendant des années que ce n'étaient pas  grave car de notre coté nous allions vendre des Airbus et des TGV à ceux qui fabriquaient nos t-shirts et nos tongs sauf que ceux-ci, pas plus idiots que ça, se sont mis à fabriquer eux mêmes leurs avions et leurs trains... Et quand par hasard ils consentent à nous acheter quelques Rafales ils veulent que ceux-ci soient assemblés chez eux ce qui leur permet au passage de bénéficier d'un transfert de connaissance...


Si nous voulons sauver les pays fondateurs de l'Europe et quelques autres il y a une solution et une seule :

Flanquer dehors ceux qui dirigent la boutique et en mettre d'autres en place qui défendront l'Europe et ne seront pas "mouillés" dans des instances supra nationales avec lesquelles ils pactisent.

Relire : circus politicus et on comprend mieux... tout s'éclaire encore d'avantage qu'il y a 3 ou 4 ans à la lumière des affaires récentes.

Pour moi c'est clair nous sommes sous perfusion, on s'endort doucement avant de recevoir le coup de grâce. Nos vieux pays disparaitront, on aura des régions sans pouvoir faciles à gouverner et tout sera décidé ailleurs encore plus que maintenant... survivront libres et indépendants ceux qui au dessus de la mêlée seront à l'abri dans des situations protégées.
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 12 Jan 2016, 06:11

Quelques semaines après le départ du ministre du travail François Rebsamen qui a préféré retrouver son mandat de maire de Dijon, c'est au tour de la conseillère économique de François Hollande Laurence Boone de prendre la fuite pour rejoindre le privé...

Il faut dire que ce n'est pas particulièrement valorisant d'être associé à l'image d'un président qui a fait passé le nombre de chômeurs de catégorie A de 2 922 100 en mai 2012 à  3 574 800 en novembre 2015...


http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/11/laurence-boone-conseillere-economique-de-hollande-quitte-l-elysee_4845437_823448.html a écrit:
Laurence Boone, conseillère économique de Hollande, quitte l’Elysée

Le Monde.fr | 11.01.2016 à 18h50 • Mis à jour le 11.01.2016 à 18h51

La conseillère économique de François Hollande Laurence Boone a annoncé, lundi 11 janvier, son départ « courant février » de l’Elysée, confirmant des informations de L’Express. Laurence Boone rejoindra l’assureur Axa, qui est « venu [lui] offrir une très belle opportunité qui ne se présente pas souvent et ça coïncide avec la fin d’un cycle à l’Elysée ».

Mme Boone dit avoir évoqué son départ avec le chef de l’Etat qui, selon elle, s’est montré « satisfait », son retour dans le secteur privé étant « dans l’esprit qui est le sien d’une mobilité entre le privé et le public ».

Laurence Boone, qui avait travaillé auparavant au sein des banques Merrill Lynch et Barclays et au département des affaires économiques de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), avait rejoint l’Elysée en juin 2014. Sa nomination, auprès d’un président qui avait pourfendu pendant sa campagne pour la présidentielle le monde de la finance internationale, avait fait grincer bien des dents à gauche.
Source: En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/01/11/laurence-boone-conseillere-economique-de-hollande-quitte-l-elysee_4845437_823448.html


Dernière édition par a.nonymous le Mar 12 Jan 2016, 06:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 12 Jan 2016, 06:23

un seul mot : lamentable... un second : désespérant

le troisième : irrécupérable.

on tire le rideau... ce n'est pas un avis politique mais une constatation "clinique"

France en détresse lance un SOS général...

dire qu'il veut refaire un tour de manège... et peut trouver des complices pour en prendre pour 5 ans... ce doit être bon d'être au gouvernement !



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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 18 Jan 2016, 20:03

http://actu.orange.fr/france/chomage-la-presse-ironise-sur-le-plan-de-hollande-pour-sauver-son-emploi-afp_CNT000000ioGM3.html

------------------------------------

AFP  18-01-2016 - 08:38
Chômage: la presse ironise sur le plan de Hollande pour sauver... son emploi

Critique, dubitative voire ironique : la presse de lundi est plus que réservée sur le plan d'urgence contre le chômage que doit détailler François Hollande et dont la réussite conditionnera sa candidature à un second mandat.

"Chômage : le plan de Hollande pour être candidat" (Le Figaro). "Hollande cherche un plan pour son emploi" (La Voix du Nord). "Chômage : le calcul de Hollande" (Le Parisien/Aujourd'hui en France). C'est d'un titre mordant que plusieurs quotidiens résument l'enjeu très personnel des annonces présidentielles.

Ce qui est sûr aux yeux des éditorialistes, c'est que "le président de la République ne possède plus beaucoup de cartouches dans sa gibecière. Celle qu'il va tirer aujourd'hui est sans doute la dernière", explique dans La Voix du Nord Matthieu Verrier.

"Hollande fait tapis", abonde Yann Marec du Midi libre, comparant le plan élyséen à une ultime tentative "comme dans les jeux de hasard" où "le chef de l'Etat joue son va-tout sur "sa dernière main en matière d'emploi".

Cet "énième +pacte+ contre le chômage donne une dernière chance au pouvoir de respecter ses engagements et de se mettre en règle avec lui-même", confirme Jean-Louis Hervois dans La Charente libre, mais "les mots seront insuffisants pour convaincre, il faudra faire parler les chiffres".

- 'La priorité, c'est de procrastiner' -

Sur le fond des mesures envisagées, Alain Dusart dénonce dans L'Est républicain "la grosse ficelle" présidentielle qui "ressemble au câble d'amarrage d'un cargo" : "mettre un million de personnes en formation ou en apprentissage après avoir négligé cette noble filière, n'illusionne personne".

Il s'agit pour Libération de "privilégier une baisse statistique à une réelle réduction du nombre de chômeurs". Dans son éditorial, Laurent Joffrin moque "le masochisme français" et se prend à "espérer, si la tendance se poursuit, si la croissance prend le relais, voir reculer le fléau qui le mine depuis tant d'années".

"Former coûte que coûte un chômeur ne lui garantit pas mécaniquement un emploi. En revanche, si l'objectif est d'occuper les demandeurs d'emploi et de les sortir des relevés mensuels du chômage, le président pourra peut-être se targuer d'un succès", fait remarquer Pierre Fréhel du Républicain lorrain.

"Si personne ne conteste l'utilité de donner une formation aux chômeurs, chacun sait qu'il faut auparavant créer les conditions de leur embauche", à savoir "une baisse massive des charges et de la fiscalité, et une beaucoup plus grande flexibilité dans le droit du travail", insiste Gaëtan de Capèle dans Le Figaro.

Dans L'Opinion, Olivier Auguste se désole de voir que "sur les réformes de fond (...) - les seules à même de relancer durablement l'emploi, et sans vider des caisses déjà vides - la priorité, c'est de procrastiner".

Sans illusion, Etienne Lefebvre juge dans Les Echos que "le chef de l'Etat risque de décevoir une fois de plus tous ceux qui attendent de le voir se défaire des tabous et prendre des mesures chocs, sur le droit du travail par exemple".

----------------------------------------------

En deux mots c'est n'importe quoi y compris des emplois bidons et un déficit aggravé mais il faut que pépère fasse un deuxième tour de manège... cette fois il était assis dans l'avion, pour les cinq prochaines années il veut essayer le canard.

On garde le même et on continue !




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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 19 Jan 2016, 22:23

tonton christobal citant l'AFP a écrit:
AFP  18-01-2016 - 08:38
Chômage: la presse ironise sur le plan de Hollande pour sauver... son emploi

Critique, dubitative voire ironique : la presse de lundi est plus que réservée sur le plan d'urgence contre le chômage que doit détailler François Hollande et dont la réussite conditionnera sa candidature à un second mandat.
---/---


Suite à l'annonce de ce nouveau "plan d'urgence contre le chômage " de François Hollande il y a vraiment lieu de s'interroger sur la portée de celui-ci dans une économie unionisée et mondialisée basée sur la concurrence alors que notre pays est loin d'être aujourd'hui concurrentiel...  

Le fait que l'essentiel des biens de consommation soit désormais importé n'est pas étranger à la crise du chômage que nous connaissons aujourd'hui et tant que les politiques ne voudront pas l'admettre nous irons droit dans le mur...  

La formation des jeunes et des chômeurs ne réduira pas d'une manière conséquente le chômage hormis aux niveaux de statistiques de celui-ci tant que les carnets de commandes  des entreprises localisées en France ne seront pas suffisamment remplis...

Lors de son arrivée aux affaires François Hollande avait eu la bonne idée de doter notre pays d'un "ministère du redressement productif" mais celle-ci a hélas depuis fait long feu....
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 19 Jan 2016, 22:33

Pour luter contre le chômage il faut que les entreprise embauchent.
Une entreprise n'embauche pas parce que l'on lui donne de l'argent, parce qu'elle est dispensée de taxe, mais parce qu'elle a des clients.
Un client est une personne qui donne de l'argent à une entreprise en échange d'un bien ou d'un travail.
Peut on penser que les clients qui ont des fournisseurs hors de France vont revenir chez nous parce que flanbi le souhaite ?

Ce sont des notions étrangères à un politicard de gauche...

Former des gens c'est parfait dans l'absolu. La formation sera t elle adaptée aux besoins des employeurs potentiels et aux gens devant la recevoir ? former 500 000 personnes en dehors du cout on peut s'interroger sur la réalité pratique et la réalisation du programme.
Si tout se passe bien ces nouveaux formés auront ils un job ?

Ce n'est visiblement pas le débat. On flanque des gens en formation ce qui coute la peau des yeux l'important étant qu'ils ne soient plus "chomistes" dans les statistiques, après les élections "le déluge"

Pour les autres on va lancer des jobs bidons "TUC" "Emplois jeunes" "Emplois aidés" on ventilera ces braves jeunes dans des administrations ou des associations où ils serviront le café et feront tourner la photocopieuse et le chômage sera résorbé.

La dette sera un peu plus creusée et on aura de bonnes statistiques pour les présidentielles.
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 21 Jan 2016, 17:06

http://www.lesechos.fr/monde/europe/021635662769-royaume-uni-le-taux-de-chomage-est-retombe-a-son-plus-bas-niveau-depuis-dix-ans-1193888.php

Sans commentaire... Même les pays d'Europe qui étaient au plus bas remontent le pente, la France stagne et le plus souvent s'enfonce.

On nous rebat les oreilles du "modèle français" curieusement c'est un modèle qui n'inspire pas l'exemple et que personne ne se risque à copier.

Notre "exception française" est résumée : nous faisons l'inverse des autres et nous nous plantons tout seul.



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mamiea

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 21 Jan 2016, 19:08

Petite mise au point
http://www.france5.fr/emissions/c-a-vous/diffusions/18-01-2016_451340
prendre c' est a vous replay 1 H sauter la pub et écouter (vers 35mm)
Comment faire du neuf avec du vieux et surtout se demander pourquoi.
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Ven 22 Jan 2016, 00:19

EDF confirme la suppression de 4000 emplois "sans licenciement" sur la période 2016-2018...

Même si ces suppressions sont annoncées "sans licenciement" il n'en demeure pas moins que ce seront autant d'emplois disponibles en moins dans notre pays....

Rappelons que le capital d'EDF est détenu à 84% par l'Etat, Etat lui même dirigé par François Hollande qui a déclaré au Bourget en 2012 pour se faire élire que son ennemi était la finance....



http://actu.orange.fr/une/edf-va-supprimer-3-350-postes-sans-licenciement-d-ici-2018-afp_CNT000000izeMo.html a écrit:
AFP 21-01-2016 - 12:46
EDF va supprimer 3.350 postes sans licenciement d'ici 2018

L'énergéticien français EDF a annoncé jeudi qu'il allait réduire ses effectifs de 5% sur la période 2016-2018, sans licenciement, et réduire ses dépenses d'exploitation pour affronter un marché énergétique déprimé et mettre en oeuvre son plan stratégique.

"Pour s'adapter à son environnement et mettre en oeuvre les choix stratégiques de son projet CAP 2030, EDF SA optimise ses ressources en diminuant le nombre de recrutements et en réduisant toutes ses dépenses d'exploitation. Cela devrait se traduire par une baisse des effectifs de 5% sur le périmètre d'EDF SA, sans aucun licenciement, sur la période 2016-2018", a indiqué le groupe dans un communiqué diffusé à l'issue d'un comité central d'entreprise (CCE).

Le groupe a précisé à l'AFP que les suppressions d'emplois concernaient les 67.000 effectifs d'EDF SA, soit environ 3.350 personnes.

"Cette gestion des ressources s'inscrit dans un environnement marqué par une concurrence accrue et des conditions de marché défavorables en France et en Europe qui nécessite une adaptation de l'entreprise", selon le communiqué.
Sourece: http://actu.orange.fr/une/edf-va-supprimer-3-350-postes-sans-licenciement-d-ici-2018-afp_CNT000000izeMo.html
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 25 Jan 2016, 01:04

http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021637794320-francois-hollande-a-reussi-a-inverser-la-courbe-de-lemploi-1194248.php#xtor=EPR-3038

François Hollande a réussi à inverser la courbe... de l'emploi

Les chiffres sont terribles : de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés... l'Allemagne 482.000, l'Espagne 651.000, l'Italie 288.000. L'erreur ? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes.(...)
Les statistiques les plus éclairantes sur la situation sociale du pays, ont été collectées par Jean-Michel Six, l'économiste en chef de Standard & Poor's, à partir de chiffres...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 25 Jan 2016, 19:29

tonton christobal a écrit:
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021637794320-francois-hollande-a-reussi-a-inverser-la-courbe-de-lemploi-1194248.php#xtor=EPR-3038

François Hollande a réussi à inverser la courbe... de l'emploi


Cet article est intéressant mais à mon sens l'analyse est incomplète....

Si il est possible au pays de continuer à tourner, certes au ralentit, sans créer d'emploi c'est bien parce que nous évoluons désormais  dans une économie unionisée et mondialisée et que les emplois qui ne sont pas créés pour toutes les raisons énoncés dans l'article sont compensés par des emplois "ailleurs" qu'il s'agisse d'importations, de délocalisations ou de travailleurs détachés... A la décharge de Hollande, ce phénomène s'est largement amplifiée et accéléré avec les élargissements de l'Union en 2004 et 2007...


http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021637794320-francois-hollande-a-reussi-a-inverser-la-courbe-de-lemploi-1194248.php# a écrit:
François Hollande a réussi à inverser la courbe… de l'emploi
Eric Le Boucher / Editorialiste | Le 22/01 à 07:00

Les chiffres sont terribles : de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés… l'Allemagne 482.000, l'Espagne 651.000, l'Italie 288.000. L'erreur ? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes.

de Eric Le Boucher

Les statistiques les plus éclairantes sur la situation sociale du pays, ont été collectées par Jean-Michel Six, l'économiste en chef de Standard & Poor's, à partir de chiffres d'Eurostat : de juillet 2013 à septembre 2015, la France n'a que créé 57.000 emplois privés. Dans le même temps, l'Allemagne en a créé 482.000, soit dix fois plus, l'Espagne 651.000 et même l'Italie, pourtant en récession, 288.000, six fois plus que la France.

La France s'est blindée, armée, cuirassée contre l'emploi. Surtout ne pas embaucher. Trop cher, trop compliqué, trop périlleux. Il est préférable de refuser un marché, un client, mieux vaut ne pas croître plutôt que de prendre un salarié de plus. Ce qui était observé dans la vie courante, lorsqu'il s'agit de trouver un plombier, de faire réparer sa voiture, ou même de changer ses lunettes, s'est généralisé à l'ensemble de l'économie. Si la France a depuis vingt ans un taux de chômage élevé qu'elle ne sait pas réduire, elle créait quand même des emplois : un gros million par décennie. Ce qui est neuf est l'arrêt brutal ces deux dernières années de ce dynamisme.

L'échec véritable de François Hollande est là : non pas de n'avoir pas pu inverser la courbe du chômage, d'autres ont échoué avant lui sur cette question, mais d'avoir mis un stop à la création d'emplois privés, les vrais emplois.

Il plaidera que la faible croissance l'excuse : 0,3 % en 2013, 0,4 % en 2014, 1,1 % l'an dernier. Ce sont là des chiffres trop faibles pour abaisser le chômage. Mais pas pour créer des emplois ! Contrairement à la croyance répandue dans ce pays, ce n'est pas la croissance qui fait l'emploi, c'est l'inverse : la faible croissance vient précisément de la non-création d'emplois. C'est l'emploi qui fait la croissance, c'est l'artisan qui, refusant une embauche, bloque son chiffre d'affaires et une hausse du PIB pour le pays. Avec l'alignement historique des planètes - taux d'intérêt nuls, pétrole à 30 dollars, dollar en baisse de 30 % depuis deux ans, reprise chez nos clients importants, américains, britanniques, espagnols - la croissance française devrait être bien supérieure à ce qu'elle est. Si elle est si amorphe, la cause est en nous-mêmes : découragement, attentisme, départ à l'étranger de talents et de capitaux. A la préférence pour le chômage, théorisée par Denis Olivennes il y a vingt ans pour la Fondation Saint-Simon, s'est ajoutée une préférence pour le non-emploi et la non-croissance.

L'erreur de François Hollande a été à son arrivée en 2012 de n'avoir pas senti que l'économie était à bout des taxes et des contraintes réglementaires, juridiques, sociales, accumulées depuis vingt ans. Le choc fiscal infligé par le gouvernement Ayrault à ce corps malade a été mortel. Le chef actuel de l'Etat l'a vu, il s'est assez vite converti à « la politique de l'offre », il a engagé son gouvernement vers une importante baisse du coût du travail (de 6 % pour le CICE). Manuel Valls aime l'entreprise et sa politique économique va conceptuellement dans le bon sens. Le plan emploi que le gouvernement vient de présenter confirme dans l'ensemble cette direction.

Mais, d'une part, toutes ces mesures arrivent tard, dans un climat dégradé par les premiers mois du quinquennat. Et, d'autre part, le chef de l'Etat commet une deuxième erreur : laisser continuer, sous lui, des politiques contraires et laisser ses anciens « camarades », tenir des propos qui laissent penser qu'un retour sur la vieille ligne est possible, attendu, prévisible parce qu'électoralement nécessaire à l'union de la gauche. Le couple exécutif ne voit-il pas que, dans le contexte de suspicion extrême, la moindre petite mesure anti-business ruine tous les coûteux efforts pour la compétitivité ?

La loi créant un compte pénibilité du travail n'est pas, en soi, condamnable. Elle est réclamée par la CFDT, dont l'attitude réformiste va dans le sens du gouvernement, on comprend qu'il lui concède. Mais elle est rédigée de telle manière bureaucratique par les fonctionnaires du ministère du Travail qu'elle provoque la colère des petits patrons. Il eût fallu, devant ces critiques, comprendre qu'il était trop tard pour l'adoucir, le mal était fait, il fallait s'en expliquer avec Laurent Berger de la CFDT et la suspendre.

Toutes les semaines nous apportent de telles mesures qui décrédibilisent la politique pro-emploi. Encore cette année, en 2016, le budget prévoit que deux taxes seront supprimées, mais que cinq nouvelles apparaîtront, nous a appris le cabinet EY. Les syndicats bloquent les ouvertures des magasins le dimanche et le gouvernement apparaît désemparé, irrésolu entre deux politiques visiblement contradictoires : la volonté de moderniser et celle de préserver le dialogue social. Et un ministre de dire qu'il y a « trop de syndicats », qui se radicalisent par concurrence. Mais pourquoi François Hollande n'a-t-il rien fait pour simplifier la représentation syndicale et poursuivre ce qu'avait utilement fait son prédécesseur en la matière ?

Le mauvais départ, l'incohérence ensuite et, sur le fond, l'irrésolution : le chef de l'Etat ne peut pas raisonnablement espérer qu'il parviendra à ses fins sur le chômage, nonobstant les grands moyens utilisés pour en limer les statistiques (formation, service civique…), moyens utilisés ici sans vergogne et avec force. Le pire est que le corps économique national, en 2016, serait prêt pour l'embauche. La politique de l'offre, sur le fond, a rétabli en partie la compétitivité. Mais trop de sottes mesurettes et trop de discours anti-business bloquent les projets au frigo.
Eric Le Boucher
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021637794320-francois-hollande-a-reussi-a-inverser-la-courbe-de-lemploi-1194248.php
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 25 Jan 2016, 20:05

Le problème étant que si ce qui ne se fabrique pas chez nous se fabrique ailleurs... ce sont chez nous que se trouvent les chômeurs.
C'est peu charitable mais il se trouve que je fais parti des gens qui pensent qu'avant de s'occuper de la planète et de ce qui se passe au bout du monde je préfère que les choses se passent bien chez moi. Je ne me satisfais donc pas d'arguments de ce calibre.

Par exemple :Je constate avec plaisir que si nous avons des déserts médicaux chez nous et que si notre déficit devient abyssal nous trouvons le moyen de donner de l'argent à la Tunisie pour s'équiper en hôpitaux, ce qui n'empêchera pas les Tunisiens de venir faire chez nous du tourisme médical... à nos frais.¨
Payez pour être soigné, je veux bien, mais deux fois et pour les autres... ça commence à me contrarier.

Que tous les ennuis français ne soient pas de la faute de Hollande, je l'admets.
Il était plus brillant dans l'opposition et entre ses mensonges, la démagogie et l'incapacité chronique à prendre des décisions cohérentes il n'est sans doute pas l'homme de la situation.

Les médecins compétents on un principe directeur à respecter avant de prescrire un traitement : à défaut de guérir le patient il convient de ne pas aggraver son état. Ce qui veut tout dire.
Hollande a fait HEC et l'ENA et c'est son père qui avait fait médecine, on peut le déplorer car c'est lui qui est président et comme facteur aggravant il se pose là.

Pour ce qui est de l'ordre de la loi et des traités... tout peut toujours être aboli ou rediscuté.
Pendant des années on mariait des hommes avec des femmes et les mariages homosexuels étaient interdits... en quelques mois c'est devenu autorisé.
Pour ce qu'il en est du droit fut il international il en est de même et je ne vais pas vous infliger les règles, les lois et les accords qui ont été revus ou supprimés.
Nous sommes les uns et les autres à divers niveaux responsables de ce qui arrive ce sont les zones de non droit en France, la jungle de Calais, les "migrants" incontrôlés forçant les frontières avec la bénédiction des instances de l'Europe ... qui illustrent le mieux la manière de piétiner les lois et les règles quelles soient nationales ou internationales.

Alors pourquoi ne pas remettre en question des systèmes qui démontrent à l'envie leur inefficacité voire leur nuisance ? On ne fait rien sous prétexte qu'il y a des lois qui elles mêmes sont foulées au pieds... Belle logique !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 25 Jan 2016, 20:56

Où l'on voit les limites du système actuel c'est quand j'apprends ce matin qu'une multinationale high-tech que je connais bien, bénéficiaire au niveau mondial mais aussi au niveau national, va comme en 2013, 2014 et 2015 de nouveau connaitre un plan de sauvegarde de l'emploi d'une centaine de personnes avec délocalisation de certaines "fonctions support" de la France vers la Roumanie et vers l'Inde...


Dernière édition par a.nonymous le Lun 25 Jan 2016, 21:04, édité 2 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Lun 25 Jan 2016, 21:03

a.nonymous a écrit:
Où l'on voit les limites du système actuel c'est quand j'apprends ce matin qu'une multinationale high-tech que je connais bien, bénéficiaire au niveau niveau mondial mais aussi au niveau national, va comme en 2013, 2014 et 2015 de nouveau connaitre un plan de sauvegarde de l'emploi d'une centaine de personne avec délocalisation de certaines "fonctions support" de la France vers la Roumanie et vers l'Inde...

Il est urgent de se pencher sérieusement sur le fonctionnement de nos systèmes et pour ma part je vois large...

Mais à partir du moment où nous avons des gens qui sont sacrés comme les vaches du même nom en Inde la remise en cause devient délicate et ce n'est pas en distribuant les prébendes que l'on va assainir la situation.

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Salamandre

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 26 Jan 2016, 10:33

Comme en leur temps Mitterrand, puis Chirac, Hollande est à la poursuite de son premier succès depuis son élection : se faire réélire. Y compris en trichant sur les courbes. Mais si le succès électoral tient lieu de victoire suprême, le pire est à craindre. Comme si des sondages suffisent à choisir les candidats. On réfléchit quand ?

Dans un esprit sain, l’objectif d’être élu ne serait qu’un moyen, au service de la France et ses habitants, pour mener un projet politique crédible, murement élaboré. Encore faudrait-il en avoir un.
On peut commencer à s’inquiéter de notre système politique national, vu sa propension multirécidiviste à ne pas faire gagner le bon cheval. Mais dans le système, il y a les organisations, les élus/candidats… et les électeurs
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 06:59

Ce mois-ci encore et comme nous y sommes hélas maintenant habitués, les chiffres du chômage qui atteignent un nouveau record confirment l'échec de la politique économique de "l'ennemi de la finance du Bourget"...


https://fr.news.yahoo.com/france-nouveau-record-demandeurs-demploi-activit%C3%A9-fin-d%C3%A9cembre-170720407.html a écrit:
Un nouveau record du chômage pour terminer l'année 2015

AFP Par Jean-Philippe CHOGNOT | AFP – il y a 7 minutes

Un nouveau record du chômage, mais une année 2015 moins mauvaise que les précédentes. A 15 mois de la présidentielle, le gouvernement espère que tous les voyants passeront enfin au vert en 2016, année cruciale pour François Hollande.

Après une baisse en novembre, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 15.800 personnes ("0,4%) en décembre, concluant l'année sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole, a annoncé mercredi le ministère du Travail.

Le chômage atteint également des records en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité au cours du mois - 5,48 millions ("0,6% sur un mois) - et l'outre-mer - 5,78 millions ("0,6%).

Selon Myriam El Khomri, ministre du Travail, ces mauvais résultats traduisent "notamment les effets de la baisse d'activité enregistrée par plusieurs secteurs dans le contexte que nous avons connu en novembre et décembre". L'attentat sanglant qui a touché Paris le 13 novembre a provoqué de fortes baisses d'activité dans des secteurs comme le tourisme, l'hôtellerie et la restauration.

Ces derniers mois, l'indicateur de Pôle emploi a connu de fortes variations, mais au-delà des évolutions mensuelles, réputées très volatiles, la courbe du chômage révèle une réelle tendance à la hausse, avec 42.800 chômeurs de plus en catégorie A (sans activité) en métropole au 4e trimestre.

Selon une analyse récente de la Dares, le service des statistiques du ministère, les chiffres de Pôle emploi sont révélateurs d'une tendance de fond à partir d'une évolution trimestrielle de 35.000.

Un motif d'optimisme, toutefois: Pôle emploi a enregistré sur l'ensemble de l'année 2015 sa plus faible hausse du CHOMAGE depuis 2010, avec 89.900 chômeurs supplémentaires ("2,6%).

"Cette inflexion de la hausse des inscriptions vient d'un retour mou de la croissance, mais cela reste insuffisant pour faire baisser le chômage", analyse Bruno Ducoudré, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

L'année 2015 a notamment vu la situation des jeunes s'améliorer nettement (-21.900, -4,0%), malgré un coup d'arrêt en décembre ("0,7%).

Les seniors, en revanche, voient leur situation se dégrader inexorablement ("0,6% sur un mois, +8,4% sur un an).



- Baisse 'artificielle'? -

Autre point noir: le chômage de longue durée, qui continue de gagner du terrain. Fin 2015, 2,47 millions de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d'un an, un chiffre en hausse de 0,8% en décembre et de 9,5% sur l'année.

Le gouvernement veut combattre ce fléau par la formation professionnelle. Il va mobiliser un milliard d'euros, dans le cadre de son plan "d'urgence" pour l'emploi, pour permettre à 500.000 chômeurs supplémentaires de se former aux métiers d'avenir (numérique, environnement...) ou aux métiers en pénurie de main d??uvre.

Ce dispositif, qui ciblera les moins qualifiés, "peut avoir un effet statistique sur les inscriptions à Pôle emploi", estime Bruno Ducoudré. Lorsqu'ils entrent en formation, les chômeurs passent en effet de la catégorie A de Pôle emploi, très commentée, à la catégorie D, qui échappe aux radars médiatiques.

Au-delà de cet baisse "un peu artificielle", les formations pourraient "avoir un effet plus positif si les formations permettent effectivement de pourvoir des offres difficiles à pourvoir", ajoute l'économiste.

Le "plan 500.000" est complété par une nouvelle prime à l'embauche pouvant aller jusqu'à 4.000 euros sur deux ans, censée inciter les PME à recruter des chômeurs peu qualifiés en contrat durable (CDI ou CDD de plus de six mois). Le ministère du Travail en attend 50.000 créations d?emplois.

François Hollande espère que cet effet se fera sentir dès cette année. Le président a souvent dit qu'il n'aurait pas la légitimité pour briguer un second mandat en 2017 sans baisse "crédible" du chômage en 2016. Depuis son élection, 667.400 chômeurs supplémentaires ont franchi la porte d'une agence Pôle emploi.

Sa ministre du Travail pense justement que "la courbe du chômage s'inversera en 2016". Mais le gouvernement annonçait déjà une telle inversion en 2013 et les Français, eux, n'y croient plus, selon de récents sondages.

Selon Bruno Ducoudré, il ne faut pas en tout cas pas s'attendre à une "baisse massive".
Source: https://fr.news.yahoo.com/france-nouveau-record-demandeurs-demploi-activit%C3%A9-fin-d%C3%A9cembre-170720407.html
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 08:38

Alors que le chômage n'augmenté que de 0,4% au niveau national, il a augmenté de 1% dans le Val de Marne...

Face à cette situation on peut se demander ce que font pour l'emploi dans le département les élus tels que Luc Carvounas, sénateur PS, Laurence Abeille, députée EELV, Christian Favier, président du conseil départemental PCF, ... ?


http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-1-de-demandeurs-d-emploi-en-decembre-27-01-2016-5491191.php a écrit:
Val-de-Marne : + 1 % de demandeurs d’emploi en décembre
27 Janv. 2016, 19h12 | MAJ : 27 Janv. 2016, 19h12

Dans le Val-de-Marne, le chômage a augmenté au mois de décembre, avec une hausse de 1 % pour la catégorie A, soit 740 demandeurs d’emploi en plus par rapport au mois de novembre. Le nombre de chômeurs tenus de rechercher un emploi, quelle que soit leur tranche d’âge ou la catégorie (A, B, C), a progressé.

En novembre, le nombre de chômeurs de catégorie A avait baissé de 0,4 %. Au total sur un an, le département enregistre une hausse de 4,1 % des personnes sans emploi, soit 1,1 point de plus que l’Ile-de-France. Dans le Val-de-Marne, le nombre de demandeurs d’emploi toutes catégories confondues s’établissait à 106 850 à la fin du mois de décembre.
Source: http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-1-de-demandeurs-d-emploi-en-decembre-27-01-2016-5491191.php
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 08:46

Le taux de chomage dépend du nombre d'entrées sur le marché du travail, notamment celui des jeunes. Il dépend aussi de retraits plus ou moins artificiels tel formation.
Mais aussi ...
Le pire est dans la comparaison rapportée par tonton :
"Les chiffres sont terribles : de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés... l'Allemagne 482.000, l'Espagne 651.000, l'Italie 288.000. L'erreur ? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes."

Nous avons les quatre grands pays d'Europe de l'Ouest, tous de la zone euro, et là il y a bien un problème français. Sauf à montrer que les centaines de milliers d'emplois créés allemands, italiens, espagnols seraient des sous-emplois ? Je connais en tout cas de jeunes français qui ont trouvé dès leur fin d'études un emploi de qualité en Allemagne.


Dernière édition par salamandre le Jeu 28 Jan 2016, 08:50, édité 2 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 08:49

On ne va pas s'inquiéter pour une petite augmentation du chômage alors que nous avons en ligne de mire un théâtre à Fontenay sous Bois.

Doit on s'inquiéter de quelques dizaines de milliers de chômeurs de plus ? D'autant que le nombre peut exploser avec nos "migrants" qu'il faut accueillir dignement... dans quelques temps nous aurons des désillusions... et répartir... de plus il y a le programme avec le théâtre OUI c'est vital... La vidéo surveillance c'est trop cher et inutile.

Tout est dit ! Un électeur sur deux ne va plus voter à Fontenay mais c'est très bien ça permet de conserver le pouvoir.

Le cul par dessus tête n'est pas réservé à l'état on le retrouve chez nous.


Dernière édition par tonton christobal le Jeu 28 Jan 2016, 08:53, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 08:52

salamandre a écrit:
Le taux de chomage dépend du nombre d'entrées sur le marché du travail, notamment celui des jeunes. Il dépend aussi de retraits plus ou moins artificiels tel formation.
Mais aussi ...
Le pire est dans la comparaison rapportée par tonton :
"Les chiffres sont terribles : de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés... l'Allemagne 482.000, l'Espagne 651.000, l'Italie 288.000. L'erreur ? Ne pas avoir senti que le pays était à bout de taxes."

Nous avons les cinq grands pays d'Europe de l'Ouest, tous de la zone euro, et là il y a bien un problème français. Sauf à montrer que les centaines de milliers d'emplois créés allemands, italiens, espagnols seraient des sous-emplois ? Je connais en tout cas de jeunes français qui ont trouvé dès leur fin d'études un emploi de qualité en Allemagne.

Je suis désolé de fournir des données qui peuvent contrarier les béats gauchos bobos qui considèrent que nous sommes les meilleurs et que la fatalité explique tout... y compris notre stupide entêtement...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 08:59

a.nonymous a écrit:
Alors que le chômage n'augmenté que de 0,4% au niveau national, il a augmenté de 1% dans le Val de Marne...

Face à cette situation on peut se demander ce que font pour l'emploi dans le département les élus tels que Luc Carvounas, sénateur PS, Laurence Abeille, députée EELV, Christian Favier, président du conseil départemental PCF, ... ?



Source: http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/val-de-marne-1-de-demandeurs-d-emploi-en-decembre-27-01-2016-5491191.php


Ils font un théâtre à Fontenay sous Bois ! à priori c'est l'initiative prioritaire dans la commune...

J'espère que le département et la région vont mettre la main à la poche pour aider la ville car c'est essentiel à l'équilibre du vivre ensemble local...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 28 Jan 2016, 09:08

tonton christobal citant les Echos a écrit:
http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021637794320-francois-hollande-a-reussi-a-inverser-la-courbe-de-lemploi-1194248.php

Les chiffres sont terribles : de juillet 2013 à septembre 2015, la France a créé 57.000 emplois privés... l'Allemagne 482.000, l'Espagne 651.000, l'Italie 288.000.


Je ne voulais pas phagocyter l'annonce des chiffres du chômage en abordant un autres sujet mais l'annonce des résultats et des suppressions d'emplois chez STMicroelectronics, fabricant franco-italien de puces électroniques dont l'Etat français détient 13,77% du capital, est éloquente...

Au delà de la suppression de 430 emplois en France, ces résultats doivent nous alarmer parce qu'ils montrent que quoi qu'en disent nos dirigeants, nos industries continuent à ne pas savoir négocier les virages technologiques, chacun d'eux se traduisant en conséquence par de nouvelles suppressions d'emplois...


"La société a annoncé, mercredi 27 janvier, un chiffre d’affaires annuel en baisse de 7 % et un bénéfice net en chute de 20 % par rapport à l’année précédente. Sur le dernier trimestre 2015, la baisse des ventes atteint 8,8 %. Le groupe a souffert d’un effet de change négatif, notamment avec la hausse du dollar qui affecte tous les producteurs, mais cela n’explique pas tout.
---/---
Cette piètre performance contraste avec la grande forme de son dernier concurrent européen, Infineon, l’ex-filiale de Siemens qui s’est recentrée plus tôt sur les composants pour l’industrie et l’automobile, et anticipe une croissance de 13 % pour son exercice 2015-2013. Un résultat remarquable dans un environnement qui ne l’est pas vraiment."



http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/27/stmicroelectronics-destins-croises-dans-l-electronique-europeenne_4854455_3234.html a écrit:
STMicroelectronics : destins croisés dans l’électronique européenne

LE MONDE ECONOMIE | 27.01.2016 à 11h19 • Mis à jour le 27.01.2016 à 11h51 | Par Philippe Escande

Emotion sur les bords de l’Isère. Le fabricant franco-italien de puces électroniques STMicroelectronics, très installé à Grenoble, a confirmé la mauvaise nouvelle que tout le monde attendait. Le groupe va sortir du métier des semi-conducteurs pour décodeurs et en conséquence supprimer 1 400 emplois dans le monde dont 430 en France. Un caillou de plus dans la chaussure du champion hexagonal au moment où la course s’accélère sur un terrain de plus en plus difficile. Et aussi pour son patron dont les syndicats, appuyés par une analyse du cabinet Secafi Alpha, demandent ouvertement le départ.

La société a annoncé, mercredi 27 janvier, un chiffre d’affaires annuel en baisse de 7 % et un bénéfice net en chute de 20 % par rapport à l’année précédente. Sur le dernier trimestre 2015, la baisse des ventes atteint 8,8 %. Le groupe a souffert d’un effet de change négatif, notamment avec la hausse du dollar qui affecte tous les producteurs, mais cela n’explique pas tout.



Piètre performance

Cette piètre performance contraste avec la grande forme de son dernier concurrent européen, Infineon, l’ex-filiale de Siemens qui s’est recentrée plus tôt sur les composants pour l’industrie et l’automobile, et anticipe une croissance de 13 % pour son exercice 2015-2013. Un résultat remarquable dans un environnement qui ne l’est pas vraiment. Sur l’ensemble de l’année 2015, les analystes du cabinet Gartner ont calculé que le marché a reculé de 1,9 %, la première baisse depuis 2012. 2016 ne devrait pas connaître de rebond spectaculaire.

Comme le montrent les résultats d’Apple, le dernier marché en forte croissance, celui des smartphones, approche de la saturation. D’autant que l’autre secteur phare, celui des PC, est lui en déclin, ce qui n’arrange pas les affaires du leader des puces, Intel. Restent l’automobile et les objets connectés sur lesquels tout le monde des composants se précipite.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, une nouvelle et redoutable concurrence émerge, la Chine. Dans son dernier plan quinquennal, le pays ambitionne d’atteindre 100 milliards de dollars de revenu annuel (92 milliards d’euros) dans les semi-conducteurs d’ici à 2020, contre 17 milliards réalisés en 2015, selon les analystes d’Exane. Un effort considérable, caractéristique de la volonté de l’empire du Milieu de faire monter en gamme son industrie, comme son petit voisin taïwanais l’a fait avant lui. Parmi ses priorités, les composants pour les smartphones sur lesquels se battent tous ses concurrents.

Au classement mondial des producteurs figurent parmi les dix premiers cinq américains, deux coréens, un japonais. Les deux européens ferment le peloton. La question est : n’y en a-t-il pas un de trop ? D’autant que le franco-italien et l’allemand évoluent sur des domaines proches et qu’ils sont de même taille. Seule différence, Infineon vaut en Bourse deux fois plus que son rival. De quoi trembler en Isère.

   Philippe Escande
   Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/01/27/stmicroelectronics-destins-croises-dans-l-electronique-europeenne_4854455_3234.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Dim 31 Jan 2016, 11:54

a.nonymous a écrit:
Alors que le chômage n'augmenté que de 0,4% au niveau national, il a augmenté de 1% dans le Val de Marne...

Face à cette situation on peut se demander ce que font pour l'emploi dans le département les élus tels que Luc Carvounas, sénateur PS, Laurence Abeille, députée EELV, Christian Favier, président du conseil départemental PCF, ... ?


Les chiffres annuels confirment que sur un an le Val de Marne fait moins bien que les autres départements en matière de chômage....


"Fin 2014, le Val-de-Marne venait tout juste de passer la barre des 100 000 chômeurs (100 700). L’année 2015 a vu ce nombre progresser à 106 850, soit une augmentation de 6,1%. Au niveau de l’Ile-de-France, la progression est de 5%."


http://94.citoyens.com/2016/le-chomage-augmente-de-61-en-val-de-marne-en-2015,28-01-2016.html a écrit:
Val de Marne | 28/01/2016
Par C.Dubois

Le chômage augmente de 6,1% en Val-de-Marne en 2015

Fin 2014, le Val-de-Marne venait tout juste de passer la barre des 100 000 chômeurs (100 700). L’année 2015 a vu ce nombre progresser à 106 850, soit une augmentation de 6,1%. Au niveau de l’Ile-de-France, la progression est de 5%.

Ces chiffres correspondent au nombre total de personnes inscrites à Pôle Emploi et tenues de faire des recherches actives pour retrouver un travail à temps plein.



Le chômage des plus de 50 ans reste le plus fort

Dans le détail, les chiffres varient en fonction du sexe et de l’âge, les deux critères sur lesquels la Direccte fournit des statistiques. Ainsi, le nombre de femmes de moins de 25 ans au chômage a-t-il diminué de 0,4 % en 2015 et celui des jeunes hommes n’a progressé que de 1,7%. Au total, le chômage des moins de 25 ans n’augmente que de 0,7% contre 1,7% l’an dernier. Les plus de 50 ans continuent en revanche d’être en première ligne, en progression de 10,4% (+ 2430 personnes). Mais la croissance est plus faible qu’en 2014 où la hausse était de 13,3%.



Un chômage plus long

La part des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an augmente également de 41,8 % à 42,5 %, représentant  45 430 personnes.

En savoir plus sur http://94.citoyens.com/2016/le-chomage-augmente-de-61-en-val-de-marne-en-2015,28-01-2016.html#p8WJ6Ld9sG8S3cVJ.99
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mer 03 Fév 2016, 03:45

Après l'annonce hier de la réduction de l'activité de Vallourec en France, cette société développant en parallèle ses activités en Chine et au Brésil et alors que le gouvernement nous prépare à une réforme des indemnités chômage, c'est aujourd'hui au tour de Sanofi d'annoncer la suppression de 600 postes en trois ans dans notre pays sous forme de départs volontaires et par le financement de préretraites...


"Selon la CGT, ce sont au total 1 098 postes qui doivent être supprimés, dont 657 actuellement occupés, les autres étant vacants. "


http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/02/02/sanofi-annonce-la-suppression-de-plus-de-600-postes-en-trois-ans_4858122_1656994.html a écrit:
Sanofi annonce la suppression de plus de 600 postes en trois ans

Le Monde.fr avec AFP | 02.02.2016 à 15h59

Le géant de l’industrie pharmaceutique Sanofi a annoncé, mardi 2 février, la suppression « d’environ 600 postes » en trois ans, sous forme de départs volontaires et par le financement de préretraites. Cette annonce est faite le jour même où des comités centraux d’entreprise et un conseil d’entreprise extraordinaire ont été convoqués dans plusieurs sociétés du groupe.

Ce projet « d’évolution de [l’]organisation » ne « prévoit pas de fermeture d’usine et n’aura pas d’impact sur les effectifs de la recherche et développement », assure le groupe dans un communiqué. Les départs se feront « sur la base du volontariat », a insisté une porte-parole.



Plan d’économies de 1,5 milliard d’euros

Selon la CGT, ce sont au total 1 098 postes qui doivent être supprimés, dont 657 actuellement occupés, les autres étant vacants. La filiale la plus touchée, selon la CFDT et la CGT, est la production pharmaceutique SWI, avec la suppression de 400 postes occupés, devant la filiale commerciale SAF, avec 155 postes concernés. La réorganisation doit se faire en deux ans, « d’ici à fin 2017 », selon la CGT et la CFDT.

Le groupe, qui emploie 27 000 salariés en France sur environ 110 000 personnes dans le monde, a annoncé en novembre un plan d’économies de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2018 grâce à un recentrage de son portefeuille d’activités et à une réorganisation de l’entreprise en cinq grandes unités commerciales.

Source: http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/02/02/sanofi-annonce-la-suppression-de-plus-de-600-postes-en-trois-ans_4858122_1656994.html
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Sam 13 Fév 2016, 12:27

A première vue une bonne nouvelle sauf que l'emploi dans la production et la construction est en chute libre...


"En 2015, le secteur tertiaire a créé, hors intérim, 83 900 postes (+ 0,8 %) et l’emploi intérimaire 44 200 postes (+ 8,2 %), alors que l’industrie (qui perd 41 400 postes) et la construction (– 39 600 postes) poursuivaient leur chute libre. Ces deux derniers secteurs sont durablement sinistrés. En quinze ans, les usines ont perdu près d’un million d’emplois, tandis que le bâtiment a détruit près de 200 000 postes depuis 2008."


http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/02/12/l-economie-francaise-a-cree-47-100-emplois-marchands-en-2015_4864296_1656968.html a écrit:
L’économie française a créé 47 100 emplois marchands en 2015

Le Monde.fr avec AFP | 12.02.2016 à 11h49

Après trois années de destructions, l’économie française a recommencé à créer des emplois marchands en 2015, avec 47 100 nouveaux postes, selon une estimation de l’Insee publiée vendredi 12 février.

Il s’agit de la première année positive (+ 0,3 %) en termes d’emplois marchands depuis 2011, un secteur qui emploie au total près de 15,9 millions de personnes. La France en avait supprimé 106 800 en 2012, 65 800 en 2013 et 62 600 en 2014.



L’industrie et la construction toujours en chute libre

Cette année de timide reprise s’est conclue avec 26 400 créations nettes d’emplois (+ 0,2 %) au dernier trimestre. Sur le trimestre, comme sur l’année, des embellies observées dans les services et dans l’intérim ont plus que compensé de nouvelles baisses dans l’industrie et la construction. Ces bons chiffres globaux de 2015 coïncident avec une reprise de la croissance (+ 1,1 %).

En 2015, le secteur tertiaire a créé, hors intérim, 83 900 postes (+ 0,8 %) et l’emploi intérimaire 44 200 postes (+ 8,2 %), alors que l’industrie (qui perd 41 400 postes) et la construction (– 39 600 postes) poursuivaient leur chute libre. Ces deux derniers secteurs sont durablement sinistrés. En quinze ans, les usines ont perdu près d’un million d’emplois, tandis que le bâtiment a détruit près de 200 000 postes depuis 2008.
Source: http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/02/12/l-economie-francaise-a-cree-47-100-emplois-marchands-en-2015_4864296_1656968.html
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Mar 16 Fév 2016, 08:39

Ou quand les intérêts des entreprises et ceux des salariés se rejoignent face à la concurrence chinoise....


"Le texte remis par la délégation --qui représente l'acier mais aussi toutes les autres industries attaquées par la concurrence chinoise, des plastiques aux panneaux solaires en passant par la fabrication de vélos-- rejette l'éventuel octroi du statut d'économie de marché pour la Chine.

La Commission européenne, qui négocie pour les 28 Etats membres, a en effet ouvert le débat à la mi-janvier et doit prendre une décision à la fin de l'année.

Si la Chine obtient ce statut, cela pourrait déboucher sur une forte baisse de ses droits de douane, lourde de conséquences pour tous les concurrents européens de "l'atelier du monde", des fabricants de panneaux solaires aux aciéristes."



https://fr.news.yahoo.com/sid%C3%A9rurgie-ouvriers-patrons-%C3%A0-bruxelles-contre-concurrence-chinoise-061441831--finance.html a écrit:
Salariés et patrons de l'acier européen mobilisés contre la concurrence chinoise

Par Céline LE PRIOUX et Matthieu DEMEESTERE | AFP – il y a 1 heure 4 minutes

Plusieurs milliers de salariés et patrons de la sidérurgie européenne ont défilé lundi à Bruxelles contre la concurrence chinoise qui déverse sur le marché des produits à prix cassés.

Coiffés de casques blancs ou jaunes et revêtus de gilets aux couleurs fluorescentes, les manifestants, 5.250 selon la police, ont brandi sous un ciel radieux des banderoles blanches appelant à "garder les emplois forgés en Europe" ou lançant un "SOS say no to MES China" (SOS pour dire non au statut d'économie de marché à la Chine, ndlr).

D'IG Metall --le puissant syndicat des métallos allemands-- au français Force Ouvrière en passant par le polonais Solidarnosc, de nombreuses organisations représentant les salariés faisaient partie du cortège, co-organisé par Eurofer, la fédération réunissant les industriels européens de l'acier.

"Nous sommes venus pour préserver les emplois, on est en mode survie", a déclaré à l'AFP Jacques Rapp, 49 ans, cadre de l'aciérie ArcelorMittal à Fos-sur-Mer (sud de la France).

Au Parlement européen où il participait à une réunion sur le sujet en fin de journée, le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron a été interpellé par d'autres salariés d'ArcelorMittal venus de Florange (Moselle).

"A partir du moment où nos patrons descendent dans la rue c'est qu'on est au bord du gouffre (...) il faut aller très très vite", lui a lancé l'un d'eux.

Le ministre a regretté la lenteur de l'UE à agir, citant l'exemple des "neuf mois" nécessaires pour décider de mesures anti-dumping provisoires sur certains aciers laminés à froid --annoncées le 12 février--, visant des importations chinoises et russes.

"La menace de préjudice (plutôt que le préjudice constaté comme en Europe, ndlr) et agir en deux mois, c'est ce que les Américains font !", a avancé M. Macron. "Nous devons être au moins aussi protecteurs de notre industrie sidérurgique que le sont les Etats-Unis, sinon nous sommes dans un monde qui ne tourne plus rond".

Avec environ 500 sites de production et plus de 177 millions de tonnes par an (11% de la production mondiale), l'Union européenne est le deuxième plus gros producteur d'acier au monde après la Chine, selon des chiffres de la Commission. Quelque 40.000 emplois ont été perdus ces dernières années dans un secteur qui emploie directement et indirectement environ un million de personnes.

Dans la ligne de mire des manifestants, outre le dumping pratiqué par les sidérurgistes chinois, en surcapacités, les difficiles discussions sur l'octroi à la Chine du statut d'économie de marché.



- La Chine future économie de marché ? -

Une délégation d'Eurofer et d'Aegis Europe (regroupant 30 secteurs industriels: acier, aluminium, céramique, verre, panneaux solaires notamment, et coorganisatrice de cette marche) a été reçue par le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker.

"Il a écouté leurs craintes et ils lui ont fait parvenir une copie de leur manifeste", selon Natasha Bertaud, porte-parole de la Commission européenne.

Le texte remis par la délégation --qui représente l'acier mais aussi toutes les autres industries attaquées par la concurrence chinoise, des plastiques aux panneaux solaires en passant par la fabrication de vélos-- rejette l'éventuel octroi du statut d'économie de marché pour la Chine.

La Commission européenne, qui négocie pour les 28 Etats membres, a en effet ouvert le débat à la mi-janvier et doit prendre une décision à la fin de l'année.

Si la Chine obtient ce statut, cela pourrait déboucher sur une forte baisse de ses droits de douane, lourde de conséquences pour tous les concurrents européens de "l'atelier du monde", des fabricants de panneaux solaires aux aciéristes.

A son entrée dans l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) en 2001, la Chine avait été enregistrée comme une économie non marchande, la question de son statut devant être réexaminée quinze ans plus tard, en 2016.

Les gouvernements européens se sont également mobilisés sur la question, comme le montre l'initiative inédite prise il y a une semaine par les ministres français, allemand, britannique, italien, polonais, belge et luxembourgeois, dans une lettre adressée à la Commission européenne et au Conseil (représentant les 28 Etats membres de l'UE).

"L'Union européenne ne peut rester passive lorsque l'augmentation des pertes d'emplois et des fermetures d'aciéries montre qu'il existe un risque important et imminent d'effondrement du secteur européen de l'acier", ont averti ces ministres.
Source: https://fr.news.yahoo.com/sid%C3%A9rurgie-ouvriers-patrons-%C3%A0-bruxelles-contre-concurrence-chinoise-061441831--finance.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 25 Fév 2016, 05:32

Les chiffres de janvier 2016 qui demandent analyse....


https://fr.news.yahoo.com/baisse-0-8-du-ch-171113361.html a écrit:
Baisse de 0,8% du chômage en France en janvier

Reuters – il y a 11 minutes

PARIS (Reuters) - Le chômage a diminué de 0,8% le mois dernier en France, une baisse qui n'a toutefois pas profité aux seniors, dont le nombre d'inscrits à Pôle emploi s'est stabilisé, ni aux chômeurs de longue durée, toujours plus nombreux, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail.

Dans un communiqué, le ministère souligne que cette baisse intègre un "rebond inhabituellement fort" du nombre de sorties de Pôle emploi pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation après leur baisse de décembre.

Le nombre de demandeurs de catégorie A, sans aucune activité, s'est contracté en janvier de 0,8%, à 3.552.600, soit 27.900 de moins qu'à fin décembre.

En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d'inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,3% à 5.459.700 (5.782.200 en incluant les départements d'Outre-mer), soit 18.300 de moins qu'un mois plus tôt.

Sur un an, le nombre de demandeurs de catégorie A progresse toutefois de 1,8% et celui des A, B et C de 4,2%.

Par catégorie d'âge, les chômeurs de moins de 25 ans ont reculé de 1,5% en janvier et les 25-49 ans de 0,9%. Mais les 50 ans et plus sont restés stables, leur progression sur un an atteignant 7,8%.

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, a encore augmenté de 0,3% sur le mois et de 9,1% sur un an.

Leur part dans le nombre total de chômeurs est en hausse de 0,3 point à 45,4% et l'ancienneté moyenne de leur inscription s'allonge de trois jours, à 574.

S'agissant des entrées et sorties à Pôle emploi, le ministère du Travail a décidé de ne les publier que sur la base des trois derniers mois, estimant qu'elle reflète mieux la tendance que leur évolution plus heurtée au mois le mois.

Sur les trois mois à fin janvier, les entrées ont ainsi augmenté de 1,8%, du fait notamment d'un bond (+12,6%) des premières entrées.

Les sorties enregistrent dans le même temps une hausse de 3,0%, une évolution qui recouvre une augmentation sensible des reprises d'emploi déclarées (+5,1%), des arrêts de recherche (+5,6%) et des radiations administratives (+4,0%).

Quant aux cessations d'inscription pour défaut d'actualisation, le principal motif de sorties, elles sont en hausse de 1,5% sur trois mois après une baisse continue depuis l'automne.

(Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)
Source: https://fr.news.yahoo.com/baisse-0-8-du-ch-171113361.html
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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Jeu 25 Fév 2016, 18:45

jeudi 11 Février 2016
Idées & Débats Jeudi 11 Février 2016
La courbe du chômage dont personne ne parle
Kevin Badeau / journaliste | Le 11/02 à 07:00

Il y a la courbe que François Hollande veut inverser, à savoir celle des chômeurs de catégorie A. Il y a la courbe dont on parle peu, celle des demandeurs d'emploi exerçant une activité à temps partiel. Et il y a celle dont personne ne parle : en 2015, 63.081 patrons ont fait faillite. Un chiffre en hausse de 0,8 % par rapport à l'année précédente. Une situation qui inquiète Daniel Thébault, président de la GSC, l'assurance chômage des dirigeants.

Chômage pour tous : « Nous savons si peu de choses sur les chefs d'entreprises contraints, par les calamités d'une économie atone depuis trop longtemps, d'arrêter leur activité. Ils se retrouvent eux aussi en situation de perte d'emploi. »

Besoin de patrons : « A côté de la somme de salariés qui perdent leur travail, il y a aussi des entrepreneurs. (...) Certes, le malheur des uns n'est pas à opposer à celui des autres, il s'agit juste ne pas oublier qu'il n'y a pas d'emploi sans employeurs ! »

Courage d'entrepreneur : « On oublie souvent que l'incertitude dans laquelle les entrepreneurs sont plongés depuis bientôt dix ans souligne la résistance qui est la leur et que, grâce à leur bravoure, ils combattent ce chômage endémique qu'ils aimeraient voir reculer. »
Indemnités pour dirigeants : « Il faut sensibiliser nos chefs d'entreprise. Ceux-ci sacrifient trop souvent leur propre protection tant ils sont habitués à ne pas se payer lorsque la trésorerie est asséchée. Je veux leur rappeler que les dirigeants peuvent (et doivent), au même titre que les salariés, se protéger contre les aléas de la vie professionnelle. »
K. B.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Chômage: l'après régionales 2015   Dim 28 Fév 2016, 09:11

Histoire de chômage et de chômeurs...

Il y a aujourd'hui 168 ans, le 27 février 1848 naissaient les éphémères Ateliers nationaux...

Pas de très loin de Fontenay, le creusement du canal de Chelles (ou canal de Vaires à Neuilly-sur-Marne) a été entrepris par des chômeurs employés par ces Ateliers nationaux....




https://fr.wikipedia.org/wiki/Ateliers_nationaux a écrit:
Dans l'Organisation du travail (1839), Louis Blanc prévoyait, sous le nom d'Ateliers sociaux, la création de coopératives de production, associations d'ouvriers de la même profession, sans patron. L'État devait en favoriser la création en fournissant le capital initial. Créés dans l'urgence, les Ateliers nationaux cherchent à contrecarrer ce modèle en s'inspirant des ateliers de charité existant déjà sous l'Ancien Régime. Par ailleurs, Olympe de Gouges avait aussi préconisé la création de tels ateliers lors de la Révolution française.

La révolution de 1848 porte Louis Blanc au gouvernement provisoire qui proclame, le 25 février, le droit au travail. Louis Blanc demande vainement à ses collègues du gouvernement, la création d'un ministère du travail, avec une équipe, un budget et la possibilité politique de prendre des décrets. Afin de l'obliger à rester solidaire du gouvernement et de calmer les classes populaires (dixit Lamartine le membre le plus influent du gouvernement), tout en l'éloignant du centre de prise de décisions Louis Blanc est chargé de diriger la Commission du Luxembourg où économistes libéraux, théoriciens socialistes et délégués des ouvriers parisiens doivent mettre sur pied un Plan d'organisation du travail. L'ouvrier Albert, également membre du gouvernement est nommé vice-président. Ainsi s'opposent alors les ateliers sociaux (sans budget, commission du Luxembourg) et les ateliers nationaux (avec budget, gouvernement provisoire).

Créés par le ministre des Travaux publics Marie, les Ateliers nationaux, considérés comme ayant été ouverts le 27 février 1848, sont fermés le 21 juin 1848. La direction des Ateliers nationaux est confiée, dès son origine, à Émile Thomas, un ingénieur (chimiste) aidé par les élèves de l'École centrale.

Au départ les ouvriers chômeurs doivent se rendre à la mairie de leur arrondissement (Paris en compte alors 12) avec un certificat du propriétaire ou du logeur de leur garni qui garantit leur domicile à Paris ou dans le département de la Seine. Ce certificat visé par le commissaire de police du quartier est échangé contre un bulletin d'admission aux Ateliers nationaux. Mais les mairies sont débordées par l'afflux des chômeurs, dont le nombre passe de 6 000 le 15 mars, à 30 000 le 30 mars, puis à 64 000 le 16 avril pour culminer à 117 000 le 30 avril. Le travail susceptible de leur être fourni ne suit pas, et les chômeurs éconduits récriminent. Aussi pour prévenir le risque de troubles, et de regroupement d'ouvriers de la même profession pouvant devenir un ferment de coalition, Thomas décide rapidement de centraliser les demandes par un bureau au niveau de l'arrondissement où les chômeurs devront se rendre à un jour fixé.
---/---
La suite sur Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Ateliers_nationaux
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Chômage: l'après régionales 2015
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