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 Combats de femmes au Proche-Orient

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Basilics

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MessageSujet: Combats de femmes au Proche-Orient   Mar 26 Jan 2016, 11:35

« En Egypte, les illusions perdues de la révolution » titre le Monde :
« Le 25 janvier 2011, la révolution égyptienne éclatait dans les rues du Caire. Dix-huit jours qui allaient se solder par la destitution de Hosni Moubarak, au pouvoir depuis 1981. Cinq ans plus tard, quel bilan tirer de ce vaste mouvement populaire ? »
Destitution de Moubarak après plusieurs centaines de morts, arrivée ultérieure au pouvoir par les élections d’un proche des Frères musulmans, instaurant un régime autoritaire lui-même destitué après de nouveaux troubles et un coup d’Etat, implantation entre-temps de combattants intégristes au Sinaï notamment…

Dans ce paysage où il est surtout question d’intégrisme religieux et de répression du terrorisme, je voudrais dédier une pensée à une des jeunes démocrates qui ont manifesté la-bas au péril de leur vie : Chayma ou Shaima a été tuée il y a un an.
Pour que l'on n'oublie pas leur existence. Même si je ne sais pas vraiment ce que nous pouvons faire pour leur avenir, les oublier au nom de la realpolitik est difficile à avaler.


Égypte: Shaimaa al Sabbagh, icône d'une révolution assassinée
Une militante a été tuée samedi par balle alors qu'elle voulait commémorer les quatre ans de la révolution, place Tahrir. La police nie toute implication mais les militants assurent que les forces de l'ordre ont ouvert le feu. Dimanche, plus de 15 personnes sont mortes en marge de rassemblements, notamment au Caire.

Avec sa coupe au carré et son visage ensanglanté, elle est devenue la nouvelle icône d'une révolution assassinée. Ce samedi 24 janvier, à la veille de l'anniversaire de la fronde anti-Moubarak, qui mena il y a 4 ans à la chute du raïs, Shaimaa al Sabbagh voulait déposer des fleurs sur Tahrir, la «place de la liberté» en mémoire des quelque 800 martyrs de la révolte. En un tir de chevrotine, son dernier rêve s'est brisé sur les pavés du Caire. «Elle est morte pour avoir voulu chanter la liberté», s'emporte, effondré, Medhat al Zahed, l'actuel président de l'Alliance populaire socialiste, la mouvance politique à l'origine de cette mini-commémoration qui comptait, en cette fin d'après-midi, quelques dizaines de personnes.

La police, présente en force ce jour-là aux alentours de Tahrir, nie toute implication. «Aucune arme, qu'il s'agisse de fusils à chevrotines ou à balles de caoutchouc n'a été utilisée. Il s'agissait d'une petite manifestation qui ne nécessitait pas le recours à de telles armes. Il n'y a eu que deux tirs de gaz lacrymogènes», insiste Abdel Fattah Osman, un responsable du ministère de l'Intérieur. Sur sa page facebook, le même ministère va même jusqu'à insinuer que des «éléments terroristes», sous-entendus des Frères Musulmans - bêtes noires du pouvoir depuis l'éviction par l'armée du président Morsi, en 2013 - auraient «infiltrés» le rassemblement.

Mais la version des militants pacifistes est tout autre. Selon les témoignages de ses proches, Shaima al Sabbagh, 31 ans et mère d'un garcon de quatre ans, était arrivée d'Alexandrie, sa ville, peu avant le rassemblement. Fidèle à ses habitudes, l'activiste chevronnée avait bravé l'interdit de manifester en se glissant en tête de cortège, sur la place Talat Harb, au centre du Caire, et à quelques encablures de Tahrir. Espérant amadouer les forces de l'ordre, le secrétaire général de l'Alliance populaire socialiste serait d'abord parti en éclaireur. Alors qu'il venait de faire demi tour en direction de son groupe, une pluie de gaz lacrymogène s'est abbattue sur les manifestants. L'homme ainsi que cinq autres membres du parti ont été arrêtés. Shaimaa, elle, est tombée sous les balles devant le bureau d'Air France.

Sur les nombreuses photos et vidéos qui circulent sur twitter, on voit clairement des membres des forces de l'ordre masqués de noir tirer sur la foule. «L'assassinat de Shaimaa est un message du ministère de l'Intérieur à l'attention de toute voix divergente du pouvoir», déplore Hana Shukrallah, la présidente du parti libéral Al Dostour. La veille, une jeune manifestante de 17 ans avait déjà trouvé la mort à Alexandrie. Ce dimanche 25 janvier, la violence est montée d'un cran lors de nouveaux accrochages entre la police et les manifestants dans la ville méditerranéenne, mais également au Caire et à El Bouhera, dans le Delta. D'après un bilan provisoire du Ministère de la Santé, plus de quinze personnes sont décédées en cette journée de commémoration. «En quatre ans, rien n'a changé: les mêmes armes qui ont tué les manifestants de 2011 tuent aujourd'hui les derniers protestataires», déplore Tarek Negeida, member du Courant Populaire, un autre parti d'opposition.

http://www.lefigaro.fr/international/2015/01/25/01003-20150125ARTFIG00255-egypte-shaimaa-al-sabbagh-icone-d-une-revolution-assassinee.php


Dernière édition par Basilics le Sam 27 Jan 2018, 14:57, édité 1 fois
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Basilics

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MessageSujet: Re: Combats de femmes au Proche-Orient   Dim 01 Oct 2017, 01:16

C’est pire d’ailleurs… 17 mois après

En Egypte, le régime de Sissi porte un coup fatal à la société civile
Opposants, ONG, médias... Le président muselle un à un tous les espaces d’expression libre et de dissidence.
Par Hélène Sallon, le 31.05.2017
L’espace d’expression se réduit jour après jour pour la société civile et les rares voix encore indépendantes en Egypte. Depuis qu’il s’est imposé en homme fort du pays, à l’été 2013, le président Abdel Fattah Al-Sissi a, au nom de « la sécurité nationale », remis en cause une à une les libertés acquises à la faveur de la révolution de 2011.
Et le chef de l’Etat semble déterminé à porter le coup de grâce. Lundi 29 mai, il a promulgué la loi qui encadre l’activité des organisations non gouvernementales (ONG). Ce texte, voté au Parlement en novembre 2016, condamne à la disparition les associations de défense des droits de l’homme et met de sérieuses entraves à l’action des groupes caritatifs, même apolitiques.

Les membres des 46 000 ONG égyptiennes devront limiter leurs activités aux secteurs du développement et des questions sociales, sous peine de cinq ans de prison. Une autorisation préalable est requise pour mener un travail de terrain ou une enquête d’opinion, ainsi que pour « coopérer de quelque manière que ce soit avec des instances internationales ». Les ONG étrangères seront, quant à elles, contrôlées par une instance composée de représentants de l’armée, du renseignement et du ministère de l’intérieur.

« C’est la pire [loi] de l’histoire », a commenté à l’AFP Mohamed Zaree, directeur de l’Institut pour les études des droits de l’homme du Caire, sous le coup d’une interdiction de sortie du territoire et dont l’organisation est poursuivie « pour avoir reçu des fonds d’entités étrangères nuisant à la sécurité nationale ». Les militants pour les droits civiques, nombreux à être inquiétés par les autorités, s’attendent au pire. « On pourrait finir en prison (…) et voir disparaître toute la société civile bâtie au cours des trente dernières années », alertait, avant le vote, Hossam Bahgat, qui a fondé l’Initiative égyptienne pour les droits personnels.
(à suivre…)
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MessageSujet: Re: Combats de femmes au Proche-Orient   Dim 01 Oct 2017, 01:17

(suite…)
L’encadrement des médias et des réseaux sociaux devrait suivre. Il est à l’ordre du jour au Parlement. Le pouvoir n’a toutefois pas attendu que des lois soient votées pour mettre les médias en coupe réglée. La censure a été rétablie au nom de « la sécurité nationale » et des instances de contrôle créées. Soixante-deux journalistes sont emprisonnés, selon le Réseau arabe pour l’information sur les droits de l’homme (Anhri).
Le 25 mai, 21 sites Web de médias ont été bloqués par les autorités. Une majorité d’entre eux sont liés au Qatar, avec qui l’Egypte et ses alliés dans le Golfe (Arabie saoudite et Emirats arabes unis) sont en conflit, ou à la confrérie des Frères musulmans, classée organisation terroriste. Le journal en ligne indépendant Mada Masr en a aussi fait les frais, comme le quotidien libéral anglophone Daily News Egypt, qui ont publié des articles sur les violations des droits de l’homme et les dérives de la lutte antiterroriste, ainsi que le site économique Boursa News.

« Ecraser toute opposition »
Selon Amnesty International, une nouvelle vague d’arrestations a visé, en mai, au moins 36 personnes dans 17 villes d’Egypte, dont 26 sont toujours détenues pour des charges antiterroristes ou pour « insulte au président » sur les réseaux sociaux. Toutes appartiennent à des partis et à des groupes de jeunes liés à l’opposition de gauche et libérale. Le 19 mai, le ministère de l’intérieur avait déjà annoncé l’arrestation de 40 personnes accusées d’« incitation à la violence » sur les réseaux sociaux. Le Parlement entend désormais légiférer pour contrôler l’accès à des sites comme Twitter et Facebook.

« La répression contre les militants politiques est un nouveau signe du désir des autorités égyptiennes d’écraser toute opposition pacifique et d’étouffer toute vision alternative », déplore Najia Bounaim, directrice d’Amnesty pour l’Afrique du Nord. Des dizaines d’anciens révolutionnaires croupissent déjà en prison pour avoir défié l’interdiction de manifester. Cette fois, pour Amnesty, l’objectif est d’écarter tout rival potentiel du président Sissi en vue de l’élection présidentielle de 2018.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/05/31/l-egypte-porte-un-coup-fatal-a-la-societe-civile_5136292_3212.html
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MessageSujet: Re: Combats de femmes au Proche-Orient   Sam 27 Jan 2018, 14:58

Les Palestiniennes sur tous les fronts
Confrontées à l’occupation israélienne et à l’incarcération de centaines de milliers d’hommes, les femmes palestiniennes doivent assumer plusieurs rôles : tenir le foyer, prendre part à la lutte, mais aussi défendre leurs droits au sein d’une société conservatrice.
LE MONDE, 26.01.2018| Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

On la repère aisément sur le campus ombragé de Bethléem. Son sourire immuable, ses cheveux tirés en arrière en une queue-de-cheval nouée à la va-vite, vêtue d’un jeans et de baskets. Aseel Khater a 22 ans. Toute menue, elle joue en défense au sein d’une équipe de football féminine, ce qui lui permet de quitter régulièrement la Cisjordanie et de voyager à l’étranger. Une respiration, pour se soustraire à l’occupation israélienne.

Sa renommée, à l’université, n’est pas liée à son activité sportive. Alors qu’elle sont plus de 70 % des inscrits, en avril 2017 elle fut la première femme de l’histoire élue parmi les 12 membres du conseil étudiant,. « Au départ, les garçons ne m’ont pas acceptée car ils sont convaincus qu’on n’est pas capables de travailler comme eux, dit-elle. J’essaie d’encourager les étudiantes à ne pas avoir peur du regard de la société. » Aseel rêve que les factions palestiniennes soient dépassées par une vraie union nationale. Qu’un Etat voie enfin le jour. Mais pas question d’envisager une carrière politique. « J’aurais immédiatement une cible sur le dos, je serais surveillée par les Israéliens et ne pourrais plus voyager. »

Comme tous les Palestiniens, Aseel a été touchée par les épreuves d’Ahed Tamimi. En décembre, par la grâce des réseaux sociaux, Ahed a cessé d’être une simple résidente du village de Nabi Saleh. Elle a intégré l’iconographie nationale, avec sa bouille d’adolescente, ses yeux enflammés et ses longs cheveux blonds bouclés. Arrêtée pour avoir bousculé deux soldats israéliens avec sa cousine, elle se trouve en détention jusqu’à la tenue de son procès, qui débutera le 31 janvier.

Environ 10 000 Palestiniennes arrêtées depuis 1967
Le zèle punitif de l’armée à son endroit rappelle que les femmes paient leur tribut dans la lutte contre l’occupation. Selon une estimation de l’ONG Addameer, il y a eu environ 10 000 Palestiniennes arrêtées et/ou détenues dans les prisons israéliennes depuis 1967. « On ne peut comparer cela aux centaines de milliers d’hommes incarcérés, explique la directrice d’Addameer, Sahar Francis, parce que les Israéliens les arrêtent plus que les femmes pour des faits similaires. Par exemple pour leur appartenance à des organisations illégales comme le Hamas ou le Jihad islamique, ou bien pour militantisme à l’université. » Cette réserve étant posée, le cas Tamimi demeure une loupe déformante, qui raconte mal l’engagement féminin dans une société conservatrice, patriarcale. Malgré des mutations évidentes, le plafond de verre reste solide.
( )
http://lemonde.fr/international/article/2018/01/26/les-palestiniennes-sur-tous-les-fronts_5247270_3210.html
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MessageSujet: Re: Combats de femmes au Proche-Orient   Mer 04 Juil 2018, 17:09

Retour en Egypte. Droits des humains et "raison d'Etat" : ces ONG n'ont pas les mêmes priorités que l'Etat français.

Comment Paris alimente la répression en Egypte
Par Amaelle Guiton — 2 juillet 2018 à 06:42
Dans une synthèse fournie publiée ce lundi, quatre ONG, dont la FIDH, font l’état des lieux du commerce florissant d’armement et de technologies de surveillance de la France vers l’Egypte, où les violations des droits humains s’aggravent.

«Egypte : une répression made in France» : le titre du rapport que publient ce lundi matin la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), la Ligue française des droits de l’homme (LDH), l’ONG égyptienne Cairo Institute for Human Rights Studies (CIHRS) et l’Observatoire des armements, basé à Lyon, a le mérite de la clarté. Alors que Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, était encore jeudi au Caire pour rencontrer l’homme fort du régime, le président Abdel Fattah al-Sissi, ce document consacré aux «exportations d’armes et de technologies de surveillance» fait l’état des lieux d’un business florissant, alors même que les ONG dénoncent «une répression de masse envers toute forme de dissidence».

La France, partenaire privilégié du régime al-Sissi
Depuis le coup d’Etat militaire de juillet 2013, la situation en matière de droits humains n’a cessé de se dégrader dans le pays, sous couvert de lutte contre le terrorisme. Selon l’ONG Arabic Network for Human Rights Information, au moins 60 000 prisonniers politiques ont été incarcérés depuis 2013. La Commission égyptienne pour les droits et libertés (ECRF) a recensé plus de 2 800 disparitions forcées entre juillet 2013 et juin 2016, et au moins 44 cas de morts sous la torture entre août 2013 et décembre 2016. Le ministère égyptien de l’Intérieur a lui-même annoncé 12 000 arrestations pour des charges liées au «terrorisme» dans les dix premiers mois de l’année 2015. Bien au-delà des Frères musulmans et de leurs soutiens, la répression vise «militants des mouvements révolutionnaires et de tous bords, défenseurs des droits humains, juristes, journalistes, écrivains, chercheurs, ou encore personnes LGBTI ou assimilées comme telles», écrivent les auteurs du rapport.  

Or, dans ce contexte de répression tous azimuts, les exportations françaises d’armes conventionnelles et de dispositifs de surveillance numérique vers Le Caire ne se sont, elles, jamais aussi bien portées. «En juillet 2013, l’Egypte et la France entretiennent, en matière d’armement, une relation commerciale constante mais modeste», souligne le document. Mais depuis, les commandes se sont envolées, et les livraisons d’armes sont passées de 39,6 millions d’euros en 2010 à 838,4 millions en 2014, et 1,3 milliard d’euros en 2016… Or, expliquent les ONG, certains de ces équipements sont amenés à «servir à la répression en Egypte». Quant aux technologies de surveillance de l’Internet, «les conversations privées et les contenus postés en ligne ont été abondamment utilisés par le gouvernement depuis 2013 pour arrêter et poursuivre des activistes politiques et des défenseurs des droits humains».  

Des véhicules blindés aux systèmes d’interception
En août 2013, le conseil des Affaires étrangères de l’Union européenne avait pourtant appelé à «suspendre les licences d’exportation vers l’Egypte de tous les équipements qui pourraient être utilisés à des fins de répression interne». Paris a pourtant continué à autoriser la livraison de véhicules blindés Renault Trucks Defense, alors même que des défenseurs des droits humains ont documenté leur utilisation dans le massacre de la place Rabia-el-Adaouïa en août 2013, lors duquel, selon Human Rights Watch, près d’un millier de manifestants proches des Frères musulmans ont été tués. Quelques jours après ce massacre, les autorités françaises ont avalisé la livraison de machines-outils Manurhin à fabrication de cartouches.

Dès la fin des années 2000, l’Egypte s’était par ailleurs lancée dans une «course aux armes numériques» pour mettre les réseaux en coupe réglée. Or, sur ce plan également, la France n’est pas en reste depuis le retour au pouvoir des militaires. L’an dernier, l’hebdomadaire Télérama a révélé que le français Nexa Technologies – successeur d’Amesys, qui fait l’objet depuis six ans d’une information judiciaire après la plainte déposée par la FIDH et la LDH pour «complicité d’actes de torture en Libye» – avait vendu, en mars 2014, un système d’interception des communications au régime d’Al-Sissi, en passant par une entreprise installée à Dubaï, Advanced Middle East Systems. Et ce, sans que les autorités françaises y trouvent à redire… Télérama a également dévoilé que la même année, une autre entreprise française, Ercom, a elle aussi vendu une technologie de surveillance massive à l’Egypte.  

Par ailleurs, selon la FIDH, le groupe Thales «serait actuellement en train de développer le système de surveillance de la nouvelle capitale voulue par Abdel Fattah al-Sissi». Le rapport s’inquiète également de l’impact et de l’usage par le régime du système de cartes d’identité biométriques fournies par Idemia (ex-OT Morpho). Les quatre organisations, qui tiennent une conférence de presse ce lundi à 11 heures, demandent aux autorités françaises de suspendre les exportations d’armement et de technologies de surveillance à l’Egypte «aussi longtemps que de graves violations des droits humains infligées par les forces de sécurité égyptienne sont rapportées», mais aussi «de faire la lumière sur la légalité des ventes d’armes et de matériel de surveillance passées».

http://www.liberation.fr/planete/2018/07/02/comment-paris-alimente-la-repression-en-egypte_1663288
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