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 Le marché de la transmission de fonds de commerce à la peine

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a.nonymous



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MessageSujet: Le marché de la transmission de fonds de commerce à la peine   Le marché de la transmission de fonds de commerce à la peine EmptyJeu 31 Mar 2016, 13:25

Un article du Monde commentant le "6e baromètre du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC)"...


"Avec le développement d’Internet où la création d’une activité se fait assez facilement, de moins en moins de jeunes entrepreneurs ont envie de reprendre une boutique en dur. La perspective de devoir acquitter des taxes locales est dissuasive, comme le risque de devoir assumer une ou plusieurs embauches. Une désaffection qui ne fait pas les affaires de certaines villes de province [ on peut ajouter "et de banlieue" ] où il n’est pas rare d’observer une succession de pas-de-porte à l’abandon, constellés d’affichettes d’agences immobilières indiquant un bail à céder."




http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/31/le-marche-de-la-transmission-de-fonds-de-commerce-a-la-peine_4893271_3234.html a écrit:
Le marché de la transmission de fonds de commerce à la peine

LE MONDE | 31.03.2016 à 12h40 | Par Cécile Prudhomme

La consommation des Français manque de tonus : les ventes dans les magasins s’en ressentent mais ce n’est pas la seule conséquence. Cette mollesse a aussi sa traduction sur le marché peu connu des fonds de commerce eux-mêmes. Selon le 6e baromètre du Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC) diffusé en partenariat avec Altares jeudi 31 mars, moins de 40 000 fonds de commerce (39 835) ont changé de main en 2015, un chiffre inférieur de 10 % à la moyenne des cinq dernières années et en baisse de 9,1 % sur un an, après une année 2014 animée par le secteur de la grande distribution, et son développement dans les petites surfaces de proximité.

La tendance semble désormais bien affirmée : trouver un repreneur pour un commerce n’est pas très facile et n’attire plus grand monde. Le marché semble en partie bloqué. Pour mémoire, en 2012, 48 622 transactions de fonds de commerce avaient été réalisées.



Pas-de-porte à l’abandon

Avec le développement d’Internet où la création d’une activité se fait assez facilement, de moins en moins de jeunes entrepreneurs ont envie de reprendre une boutique en dur. La perspective de devoir acquitter des taxes locales est dissuasive, comme le risque de devoir assumer une ou plusieurs embauches. Une désaffection qui ne fait pas les affaires de certaines villes de province où il n’est pas rare d’observer une succession de pas-de-porte à l’abandon, constellés d’affichettes d’agences immobilières indiquant un bail à céder.

Ce désintérêt pour la reprise d’une activité s’est évidemment traduit par un recul des prix des fonds de commerce. La valeur moyenne des transactions accuse une baisse de 5,1 % sur un an, passant sous la barre des 180 000 euros. C’est 10 000 euros de moins que la moyenne des cinq dernières années. Avec de fortes disparités selon le secteur : de 60 000 euros dans la coiffure ou soins de beauté jusqu’à 1,062 million d’euros pour la pharmacie. « Sur l’ensemble des valorisations et rapportés au chiffre d’affaires du vendeur, ces prix représentent en moyenne quatre mois (alimentation générale) à un an d’activité (débits de boisson) », rapportent le BODACC et Altares.

« Globalement, il est plus difficile qu’avant de trouver un repreneur qui accepte de prendre le risque en sortant un chèque qui reste important », constate Thierry Millon, directeur des études d’Altares. Et pourtant, près de 88 % de l’ensemble de ceux qui ont repris un fonds de commerce en 2011 étaient encore en activité en 2015. Les chiffres publiés jeudi témoignent, selon M. Millon, de la difficulté du commerce en général, où le créateur d’un nouveau magasin va préférer être succursaliste d’une enseigne connue, et bénéficier de sa notoriété et de sa communication, plutôt que de reprendre, en tant qu’indépendant, un fonds de commerce avec sa clientèle. La situation est encore plus tendue dans le domaine de la restauration où moins de 8 000 restaurants ont été repris en 2015, contre 10 000 transactions en 2012.

« Dans ce métier, il y a souvent des repreneurs quinquagénaires en reconversion qui sont intéressés, raconte M. Millon. Forts de leur expérience de banquiers ou de financiers, ils se verraient bien changer de vie. Mais s’ils ont la capacité à gérer une entreprise, leur absence de formation culinaire fait souvent peur aux banques, qui, depuis la crise, attendent de l’emprunteur des gages de réussite, car les performances passées du commerce ne préjugent pas de l’avenir. »

La transmission des commerces est également d’autant moins facilitée qu’à l’heure d’Internet il n’existe paradoxalement toujours pas de plate-forme institutionnelle de mise en relation sur l’ensemble du territoire. « Si l’on veut reprendre une activité, il faut se rendre dans la région où l’on veut s’installer, s’abonner à un journal d’annonces locales, aller à la chambre de commerce… », explique M. Millon. Car les transmissions d’activité se font le plus souvent par le bouche-à-oreille, ou au travers des chambres de commerce, des magazines d’annonces ou encore par une affichette collée sur le magasin, le tout de manière assez désordonnée. « Ce qui fait qu’un coiffeur qui voudrait s’installer à Nantes aurait très bien pu être tenté de s’installer à Nice si tant est qu’il ait eu connaissance des opportunités », conclut M. Millon.

Cécile Prudhomme
Journaliste distribution, consommation, immobilier commercial
Source: http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/03/31/le-marche-de-la-transmission-de-fonds-de-commerce-a-la-peine_4893271_3234.html
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mamiea

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MessageSujet: Re: Le marché de la transmission de fonds de commerce à la peine   Le marché de la transmission de fonds de commerce à la peine EmptyJeu 31 Mar 2016, 16:41

a.nonymous a écrit:
Un article du Monde commentant le "6e baromètre du  Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC)"...


"Avec le développement d’Internet où la création d’une activité se fait assez facilement, de moins en moins de jeunes entrepreneurs ont envie de reprendre une boutique en dur. La perspective de devoir acquitter des taxes locales est dissuasive, comme le risque de devoir assumer une ou plusieurs embauches. Une désaffection qui ne fait pas les affaires de certaines villes de province [ on peut ajouter "et de banlieue" ] où il n’est pas rare d’observer une succession de pas-de-porte à l’abandon, constellés d’affichettes d’agences immobilières indiquant un bail à céder."
Il me parait assez risqué de penser qu' il soit si facile de créer une activité commerciale sur internet sans avoir, au préalable, une visibilité (publicité).
En ce qui concerne le personnel, pareil pour internet car si un site n' est pas capable d' être réactif, sa durée de vis sera très courte.
Le principal, dans un commerce, c' est la clientèle. Sans elle pas de futur et actuellement celle-ci recherche plus le prix le plus bas et donc incompatible avec le petit commerce. Dans ce domaine il faut que tous les acteurs qui ont leur part de responsabilité, l' état et ses impôts, les villes et leurs taxes, les consommateurs et leurs choix, revoient leur copie.
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