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 On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes

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tonton christobal

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MessageSujet: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Sam 02 Avr 2016, 07:22

http://actu.orange.fr/politique/poitou-charentes-quand-segolene-royal-jonglait-avec-les-millions-lepoint-CNT000000mcrAd.html


Un audit est en cours sur les comptes de la région dirigée par la ministre de l'Écologie jusqu'en 2014.

Déjà, plusieurs dérapages apparaissent.
Le premier coup est venu de la Vienne. En février, le syndicat viennois des artisans du bâtiment envoie une lettre à Alain Rousset, nouveau patron socialiste de la grande région Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin. Le ton est courroucé. Les artisans reprochent à la région Poitou-Charentes de ne pas les avoir payés à temps pour divers chantiers publics. La facture des impayés se monterait, selon Alain Rousset, à 132 millions d'euros pour l'année 2015 ! « Cela va d'une note de 2 000 euros pour un menuisier à 270 000 euros pour une entreprise de BTP, confie un dirigeant de la Capeb, le syndicat en question. Deux mille euros pour une...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Sam 02 Avr 2016, 08:07

Article dans lequel nous pouvons lire:


"Selon cet ancien opposant de Ségolène Royal [ Olivier Chartier, président de la commission des finances (Les Républicains) de la nouvelle région ], l'ex-équipe dirigeante du Poitou-Charentes repoussait à partir de l'automne le paiement des factures afin de ne pas alourdir la dette en cours."


Je dénonce  vivement cette pratique qui non seulement occasionne des problèmes de gestion aux entreprises mais nuit aussi directement à nombre de salariés de celles-ci... Ce dont bien sûr les "représentants de la personne public" se contrefichent bien protégés qu'ils sont eux par leur statut de fonctionnaires...

Je vais essayer d'être aussi clair et concis que possible...

Dans nombre de grandes entreprises répondant à des appels d'offres publics, les salariés  qu'ils soient commerciaux, techniques ou supports ont des objectifs financiers..... Une part de leur salaire est variable et tributaire soit de leurs résultats personnels ou soit des résultats de l'entreprise... Ca peut aller de 40/60 pour certains commerciaux, 40 de fixe et 60 de variable, à 90/10 pour un technicien ou une assistante...

Depuis l'affaire Enron aux Etats-Unis, les députés américains ont voté la loi dite Sarbanne-Oxley, SOX pour les intimes, "Loi visant à protéger les investisseurs en améliorant l'exactitude et la fiabilité des publications des entreprises conformément aux lois sur les valeurs mobilières, ainsi qu'à d'autres fins apparentées. "....

Au terme de cette loi peuvent seules être prises en revenus les affaires définitivement clôturées et ne pouvant être remise en question...  On notera que si la loi SOX s'appliquent d'abord aux sociétés américaines, elle s'applique aussi à toutes les sociétés voulant faire des affaires aux Etats-Unis....

Quand une administration quelconque traine à signer la Vérification d'Aptitude - VA  - de ce qu'elle a commandé et qui lui a été livré et/ou installé et ce afin de retarder l'émission de la facture par son fournisseur ou quand elle fait trainer le paiement de la facture, elle  pénalise l'entreprise mais elle pénalise aussi les salariés de celle-ci puisque le paiement de leur partie variable sera retardée....





http://www.lepoint.fr/politique/poitou-charentes-quand-segolene-royal-jonglait-avec-les-millions-31-03-2016-2029162_20.php#xtor=CS3-194 a écrit:
Poitou-Charentes : quand Ségolène Royal jonglait avec les millions

Un audit est en cours sur les comptes de la région dirigée par la ministre de l'Écologie jusqu'en 2014. Déjà, plusieurs dérapages apparaissent.

Par Michel Revol
Publié le 31/03/2016 à 17:26 - Modifié le 01/04/2016 à 11:00 | Le Point.fr

Le premier coup est venu de la Vienne. En février, le syndicat viennois des artisans du bâtiment envoie une lettre à Alain Rousset, nouveau patron socialiste de la grande région Aquitaine-Poitou-Charentes-Limousin. Le ton est courroucé. Les artisans reprochent à la région Poitou-Charentes de ne pas les avoir payés à temps pour divers chantiers publics. La facture des impayés se monterait, selon Alain Rousset, à 132 millions d'euros pour l'année 2015 ! « Cela va d'une note de 2 000 euros pour un menuisier à 270 000 euros pour une entreprise de BTP, confie un dirigeant de la Capeb, le syndicat en question. Deux mille euros pour une région, ce n'est pas grand-chose, mais pour un menuisier seul qui doit payer son apprenti, c'est un manque à gagner qui met en danger son entreprise. »



"Cette pratique dure depuis des années"

Dans une longue lettre circonstanciée publiée le 29 mars, trois proches de Ségolène Royal, présidente de Poitou-Charentes de 2004 à 2014, ont lancé la contre-offensive. Ex-élus du conseil régional, ils se défendent en argumentant, entre autres, que la fusion des régions, ajoutée à des difficultés techniques, a obligé les services comptables à décaler les paiements. À la Capeb, l'explication ne passe pas : « Ce n'est pas la première fois qu'on est confronté à des impayés de la région Poitou-Charentes. Cette pratique dure depuis des années, et elle s'est accélérée depuis trois ans environ. Mais les entreprises n'osaient rien dire, de peur de perdre les marchés publics. » La Capeb vise donc aussi la présidence de Ségolène Royal. « Ces impayés, c'était une forme de cavalerie », dénonce Olivier Chartier, président de la commission des finances (Les Républicains) de la nouvelle région. Selon cet ancien opposant de Ségolène Royal, l'ex-équipe dirigeante du Poitou-Charentes repoussait à partir de l'automne le paiement des factures afin de ne pas alourdir la dette en cours.

Depuis la lettre de la Capeb, les révélations s'enchaînent. Alain Rousset a d'ailleurs demandé au cabinet Ernst & Young d'auditer les comptes de la région Poitou-Charentes, ainsi que ceux des deux autres régions dont il assure la présidence. Ce rapport devrait être rendu public le 7 avril. « La chambre régionale des comptes rédige en ce moment un rapport, à quoi sert-il d'en commander un autre avec l'argent du contribuable ? Moi, j'attends sereinement le rapport de la chambre régionale », se défend Yves Debien, ex-premier vice-président de la région Poitou-Charentes et rapporteur général du budget. Pour ce proche de Ségolène Royal, ces révélations ressemblent fort à un coup politique d'Alain Rousset, qui n'a jamais porté Ségolène Royal dans son cœur, et par d'anciens élus, socialistes et Républicains, de la région Poitou-Charentes. Cyril Cibert, ancien conseiller régional PS, envisage même de porter plainte pour abus de confiance.



Prêts toxiques

Les impayés ne sont pas les seules étrangetés relevées depuis quelques jours. Il semble ainsi que Ségolène Royal n'était pas toujours la gestionnaire précautionneuse qu'elle tentait d'incarner – « Un euro dépensé est un euro utile », répétait-elle comme un mantra. Elle s'est ainsi montrée fort aventureuse pour emprunter. Certes, la dette de la région reste mesurée (457 millions d'euros fin 2015, soit 214 euros par habitant, ce qui est très raisonnable). Mais, sur cette somme, 130 millions seraient, selon Alain Rousset, des prêts dits « structurés », c'est-à-dire toxiques. Appréciés par les élus locaux jusqu'en 2009, ces prêts ont été encadrés ensuite. Motif : leurs taux pouvaient exploser, au point de prendre à la gorge les collectivités. L'équipe de Ségolène Royal, et en particulier son directeur général des services, Jean-Luc Fulachier, n'ont semble-t-il pas résisté à cette drogue douce : selon la banque Dexia, pourvoyeuse principale d'emprunts toxiques, la région était en 2009 la troisième plus exposée de France (après la Corse et l'Auvergne), avec plus de 65 millions d'euros d'emprunts structurés Dexia...

Un document comptable de la région révèle par ailleurs que plusieurs emprunts de 15 à 20 millions d'euros étaient notés 6F, soit la pire note possible. Ils étaient donc les plus toxiques, les plus risqués, à ce titre interdits de commercialisation à partir de 2009. Pourtant, ils font aujourd'hui encore des dégâts dans les comptes picto-charentais. En 2014, plusieurs prêts toxiques, contractés avant 2009, étaient toujours en cours, dont l'un de 20 millions d'euros classé 6F, au taux de 9,35 % ! Cette année-là, la région a remboursé un peu plus de 1,6 million d'euros de capital pour ce prêt, mais aussi 781 000 euros d'intérêts, soit pas loin de la moitié du capital. Vertigineux ! Jean-Luc Fulachier, que Ségolène Royal présentait comme un Mozart des finances publiques, n'a pas souhaité nous répondre (il est aujourd'hui conseiller de la ministre de l'Environnement). « Je note que l'Europe nous a au contraire félicités pour la qualité de nos instruments financiers », se défend de son côté Yves Debien. En sera-t-il de même dans quelques années, si les taux remontent ?



Très cher crédit-bail

Pour éviter de trop alourdir la dette, en tout cas les premières années, la région Poitou-Charentes a décidément fait preuve d'imagination. En juillet 2010, elle investit ainsi d'une façon assez curieuse dans dix rames de TER. Elle opte d'abord pour une procédure classique d'achat, pour 72 millions d'euros hors taxes, mais change de pied pile un an plus tard : pour « limiter son endettement », comme il est précisé dans une délibération du 8 juillet 2011, la région opte pour une formule de crédit-bail. La dette (un peu plus de 70 millions d'euros) est donc sortie du bilan – c'est la règle. Mais il faudra bien la payer, et cher : l'engagement « hors bilan » de 2014 fait état d'une somme totale à payer (capital plus intérêts) de près de 134 millions d'euros à échéance, soit près du double de la somme initialement annoncée, et votée, en 2010 ! Il est vrai que, chaque année, les redevances dues par la région pour les dix rames s'alourdissent de près de 100 000 euros, et ce pendant la durée du contrat, soit 34 ans au total ! Ce contrat s'ajoute à un précédent crédit-bail contracté en 2007 pour l'achat de 22 rames de TER (facture : 220 millions d'euros). Cher, très cher crédit-bail...

Dernière curiosité relevée : les participations de la région dans diverses entreprises du cru, ainsi que les garanties d'emprunt qu'elle leur a apportées. Évalués à plus de 93 millions d'euros, ces engagements sont sans doute légitimes. Après tout, ils correspondent à une stratégie partagée par d'autres régions, le soutien à l'économie locale. Mais certains investissements décidés par Ségolène Royal apparaissent hasardeux. D'ores et déjà, plusieurs de ces entreprises ont fermé, comme Eco & Mobilité, Buroform ou Mia. Cette dernière société, issue d'Heuliez, a été tenue à bout de bras par Ségolène Royal à coup de millions d'euros (12 au total). Elle a mis la clé sous la porte il y a quelques mois. Adieu la voiture électrique made in Poitou-Charentes. Adieu, aussi, les millions investis dans une filière de la voiture électrique, qui n'a jamais pu voir le jour. Durant ses dix années de présidence, Ségolène Royal n'a cessé de vanter le « laboratoire » du Poitou-Charentes. En matière fiscale, certaines expériences risquent d'exploser à la figure des contribuables.
Source: http://www.lepoint.fr/politique/poitou-charentes-quand-segolene-royal-jonglait-avec-les-millions-31-03-2016-2029162_20.php#xtor=CS3-194
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Salamandre

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Sam 02 Avr 2016, 08:25

Le Poitou-Charentes n'est pas pour rien l'autre région du fromage. Mais des trous pareils (dans les comptes) c'est inédit en région.

Factures impayées les derniers mois de l'année, donc reportées à l'année suivante, un moyen simple de diminuer (fictivement) les dépenses. S'y ajoute un nombre à préciser (mais important) de prêts toxiques, et une formule ruineuse de crédit bail qui fait payer les TER le double de leur prix.
Le concours "comment gaspiller des millions" continue, comme l'audit sur place.

A. Rousset, président de l'ex-Aquitaine, a fait l'erreur de sa vie en acceptant de fusionner avec Poitou-Charentes. On comprend qu'il l'ait mauvaise : il va passer le reste de son mandat (et de ses budgets) à colmater les frasques de Mme Sans-Gène. Et ses électeurs (hors Poitou-Charentes) pourraient lui reprocher.
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Libellule

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Sam 02 Avr 2016, 09:08

L'audit se termine le 7 avril. On n'est que le 1er. Autant attendre six jours pour ressortir les flingues. Le rapport d' audit sera certainement rendu public. On evitera tous les conditionnels.
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mamiea

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Sam 02 Avr 2016, 17:04

Sans vouloir prendre parti pour les uns ou pour les autres, la pratique consistant à reculer les paiements de la part des organismes étatiques est fréquente, pour ne pas dire généralisée.
Chaque trimestre le budget alloué aux dépenses doit-être à zéro sous peine de diminution le trimestre suivant.
Cette pratique est désastreuse pour les petites entreprises qui n' ont pas la trésorerie pour subir de tels retards.
Ce n' est ni de gauche, ni de droite, c' est Français.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Ven 08 Avr 2016, 20:51

Libellule a écrit:
L'audit se termine le 7 avril. On n'est que le 1er. Autant attendre six jours pour ressortir les flingues. Le rapport d' audit sera certainement rendu public. On evitera tous les conditionnels.

Nous y sommes :

Citation :
Poitou-Charentes : sans la fusion des régions, c'était "la faillite"
L'audit des finances de l'ex-région Poitou-Charentes a confirmé les 132 millions d'euros d'impayés et surtout une gestion non-maîtrisée

Les conclusions de l'audit commandé, par Alain Rousset, après la découverte de132 millions d'euros d'impayés dans les comptes de l'ex-région Poitou-Charentes ont été dévoilées ce jeudi 7 novembre à Bordeaux, au Conseil régional.
Une présentation assurée par Olivier Chartier, le président Les Républicains de la Commission des finances, et Florent Boudié, le vice-président PS de cette instance et porte-parole de la majorité.
Si cette étude réalisée par le cabinet Ernst and Young, qui a passé au crible les finances des trois régions ayant fusionné en décembre, l'Aquitaine, le Limousin et Poitou-Charentes, assure que la situation de la grande région ALPC dans son ensemble reste "performante", Poitou-Charentes est bien le maillon faible. Et l'Aquitaine le maillon fort. Et donc l'airbag central et latéral de cette sortie de route.

Des emprunts très risqués
Comme l'a expliqué Florent Boudié, l'audit, qui va de 2013 à 2015, a confirmé les 132 millions d'euros d'impayés. Lesquels, a-t-il précisé, seront totalement remboursés à la fin du mois.
Mais surtout, la véritable source d'inquiétude se situe au niveau de la structure de la dette. Si le chiffre de 450 millions d'euros a été avancé, ce sont surtout deux crédits qui posent problème. L'un, de 56 millions d'euros, est ouvertement qualifié "d'emprunt très risqué", et l'autre, de 46 millions d'euros, d'emprunt "risqué".
A ce stade, ces 56 millions d'euros d'emprunt sont observés comme le lait sur le feu. En ligne de mire également, deux crédits-bails portant sur l'achat de TER pour un montant de 300 millions d'euros.

Selon le cabinet d'audit, à la fin 2015, "la situation de Poitou-Charentes est alarmante", souligne Florent Boudié. Fin décembre, ajoute-t-il, l'ex-région Poitou-Charentes "n'avait aucune épargne et sa capacité d'autofinancement s'est effondrée".
S'il s'est efforcé de rappeler que la nouvelle région avait les moyens de faire face, il n'a pu éviter ce constat : "C'est une gestion qui n'est absolument pas maîtrisée et qui a connu une accélération de sa dégradation très forte en 2013".

Ségolène Royal invitée à s'expliquer
De son côté, Olivier Chartier, élu de Poitou-Charentes, a résumé le sentiment de l'opposition : "C'est un pré-rapport qui pose beaucoup de questions sur la sincérité des comptes de Poitou-Charentes." Une question qu'il appartiendra à la Chambre régionale des comptes et à ses juges de trancher.
En attendant, il a clairement pointé du doigt la gestion de Ségolène Royal - présidente de Poitou-Charentes jusqu'en avril 2014 -, puis celle de son successeur Jean-François Macaire : "Je ne fais pas partie de ceux qui croient que les problèmes commencent en 2013. Ca prend ces racines bien avant."

Et d'ajouter : "Poitou-Charentes s'occupait de tous les sujets partout et tout le temps. La grenouille a voulu se faire plus grosse que le bœuf." A ses yeux, il serait "normal que Jean-François Macaire et Ségolène Royal s'expliquent."
"Sans la fusion, nous serions en train de constater la faillite et la banqueroute de Poitou-Charentes" Olivier Chartier
Invité à réagir sur cette perspective, Alain Rousset, le président de la grande région, qui est arrivé à la fin de cette conférence de presse, n'a pas démenti : "La difficulté était totale".

http://www.sudouest.fr/2016/04/07/poitou-charentes-sans-la-fusion-des-regions-c-etait-la-faillite-2324474-626.php

Courage, bravoure et bravitude, Ségo à la barre ! Pour expliquer tout ça devant les caméras qu'elle aime tant d'habitude.
Parce que pour les contribuables locaux, ex-Aquitaine et Limousin en particulier, cela va être va être beaucoup plus douloureux que certaines sommes révélés dans Panama papers.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Ven 08 Avr 2016, 21:04

la Bérézina en Corrèze et la banqueroute en Poitou...
Point commun ?

On est plus brillant pour s'occuper du mari de Pécresse... qui ne fait que gérer une boite en fonction de ce qui lui est demandé et surtout de flanquer sa femme dans le bouillon alors que ce n'est pas son affaire pour touiller la sauce.

Là nous avons deux patrons tout puissants qui se sont montrés sous leur vrai jour de leader... déficit abyssal !

Pour les curieux : IL y a des vidéos intéressantes sur la conception du dialogue démocratique y compris avec ses alliés de ségo... on rêve.

Alors vite ! une dose de Pécresse !

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Sam 09 Avr 2016, 07:54

Citation :
Courage, bravoure et bravitude, Ségo à la barre ! Pour expliquer tout ça devant les caméras qu'elle aime tant d'habitude.

Eh bien Ségolène, qui ne doute jamais de rien et surtout pas d'elle, est "scandalisée" par tout ce qui est dit (et écrit). Elle rejette en bloc les accusations et "se réserve le droit" d'attaquer en diffamation.
Et bien sûr, tout est de la faute de Rousset (le président de région actuel) qui a lancé l'audit rendu public. Ernst & Young n'a pourtant pas la réputation d'inventer les chiffres.

Procès en diffamation (et protection fonctionnelle) ou pas, à venir : l'audit approfondi Ernst & Young, le rapport à l'automne de la Cour des comptes. Quelque chose me dit que Ségolène n'a pas fini d'être scandalisée.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: On comprend mieux pourquoi on veut conserver une région ! - Poitou-Charentes   Mar 12 Avr 2016, 05:22

Si elle y consacrait la totalité de ses ressources, une fois assumées les charges obligatoires et courantes, cette région mettrait plus de 20 ans à rembourser sa dette.
© CHARLES PLATIAU/REUTERS
Ségolène Royal présidait le conseil régional de Poitou-Charente de 2004 à 2014.
Sans la fusion des trois régions, «nous serions vraisemblablement en train de constater la faillite et la banqueroute de la région» Poitou-Charentes, a lancé le président de la commission des Finances d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Olivier Chartier (Les Républicains), en commentant les résultats de l'audit mené par Ernst & Young (EY).
Selon un rapport d'E&Y concernant la nouvelle région et que Le Figaro s'est procuré, la situation consolidée des trois anciennes régions souligne «une progression des dépenses de fonctionnement et d'investissement dans un contexte de baisse des recettes, notamment des dotations de l'Etat». Cette performance globale marque des hétérogénéités entre les trois anciennes régions et met en exergue des stratégies politiques, financières et budgétaires contrastées. Poitou-Charentes, dont Ségolène Royal présidait le conseil régional de 2004 à 2014, est le mauvais élève. Le point en chiffres.
• -71%
C'est la dégradation de l'épargne brute ou capacité d'autofinancement (excédent de fonctionnement soit, la différence entre les recettes et dépenses de fonctionnement) de la région Poitou-Charentes entre 2013 et 2015.
Depuis, le 1er janvier 2016, les régions Aquitaine, Limousin et Poitou-Charentes ne forment plus qu'une seule région. L'épargne brut de cette nouvelle région s'est dégradée de -17% dans la même période.
• 14,6 années
C'est la capacité de désendettement de la région Poitou-Charentes en 2015 (elle n'était que de 3,1 années en 2013). La capacité de désendettement, c'est la durée nécessaire à la région pour rembourser la dette lorsqu'elle y consacre la totalité de ses ressources, une fois assumées les charges obligatoires et courantes (dépenses de fonctionnement).
De son côté, la région Limousin a une capacité de désendettement de 9,2 années en 2015 (4,1 en 2013) et Aquitaine de 2,5 années en 2015 (1,7 en 2013). Quant à la capacité de désendettement de cette nouvelle région, elle s'élève à 4,5 années en 2015. Selon EY, l'objectif de capacité de désendettement doit être inférieure à 7 ans.
• 303 millions
C'est le montant des crédits-bails pour financer du matériel roulant (ferroviaire) qui ne sont pas intégrés dans l'encours de la dette puisque les règles comptables et budgétaires des collectivités locales n'imposent pas d'y intégrer les engagements pluri-annuels de ces ces crédits-bails. Toutefois, les prêteurs ou agences de notation tiennent compte de ces élements. «Intégrés à la dette, ils porteraient la capacité de désendettement à 20,4 ans en 2015», indique EY. «C'est sans compter les 50 millions d'euros de pénalités», ajoute Olivier Chartier, président de la Commission des Finances (LR) du conseil régional de Poitou-Charentes.
• 42,9 millions
Selon des documents de la région Poitou-Charentes, entre autres retards de paiement (alors que des résultats positifs sont affichés), la direction de la Formation de l'Apprentissage et de l'Enseignement supérieur (DFAES), constaterait un stock de paiements bloqués en 2015 de 42,9 millions d'euros. Ce déficit ne serait toujours pas pris en compte dans l'analyse de la situation financière au 31 décembre 2015.
• 200 millions
La région Poitou-Charentes présente un montant d'emprunts structurés de 200 millions d'euros dont 50 millions d'emprunt à risque. On aurait également 56 millions d'euros d'emprunt à très haut risque.

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