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 Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne

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Libellule

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MessageSujet: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 08 Avr 2016, 18:51

L'Institut Montaigne suggère de porter l'âge de départ à la retraite à 63 ans - contre 62 ans prévu par la dernière réforme - d'ici 2025. Parallèlement, l'idée serait de prolonger la durée de cotisation à 43 ans au cours des dix prochaines années, afin de rétablir l'équilibre des comptes. "Agir sur seulement un des deux leviers se révélerait injuste et inefficace, Ce rattrapage rapide pourrait ensuite être suivi d'une évolution plus douce qui prendrait en compte les gains d'espérance de vie : par exemple, une augmentation de deux tiers des gains d'espérance de vie garantirait un équilibre plus durable". Comprend qui veut, tout en appréciant la formulation au conditionnel, il ne faudrait pas prendre les gens pour des truffes, si le plan in fine ne marchait pas.

Pour une réforme efficace, l'Institut Montaigne préconise également de faire converger le système public et privé. Il pointe deux différences notables : la présence dans les régimes spéciaux et pour certaines catégories de fonctionnaires d'âges d'ouverture des droits à retraite plus bas que dans le secteur privé (52 ans à la RATP par exemple) et le mode de calcul de pension (6 derniers mois dans la fonction publique contre les 25 meilleures années dans le privé). Selon les estimations de l'institut, le rapprochement entre les deux régimes permettrait, non seulement de faire accepter plus facilement les prochaines réformes, mais surtout d'économiser autour de 8 milliards d'euros par an...

En revanche, les auteurs de l'étude se montrent plus sceptiques sur la généralisation de la retraite par points, système qui régit actuellement les régimes complémentaires Agirc-Arcco. Le principe est le suivant : le nombre de points acquis est fonction des cotisations de l'assuré. Le montant de la retraite se calcule en multipliant le nombre de points acquis par la valeur du point. Malgré une plus grande lisibilité, "une telle réforme n'a, par elle-même, aucun effet sur la réduction du déficit des régimes de retraite",  de même, "le développement des fonds de pensions à la française", prendrait plusieurs décennies, ce qui "ne peut donc pas dispenser, entre temps, des efforts d'ajustement des régimes par répartition". La rumeur, tenace, commence à circuler, il va falloir réduire les retraites complémentaires entre 14 et 18% en 2018 pour sauver le système. Tout cela est en marche, et Macron veut nous le faire savoir.

Autre volet des bonne feuilles de l'Institut : l’argument de « bon sens » qui consiste à alléger les charges sociales pour, à la fois remédier au problème du chômage et stimuler la compétitivité des entreprises qui a inspiré le Cice.  

La manière dont cela est relayé par l’Institut Montaigne depuis mars 2014 se laisse lire : Son analyse portant rétroactivement sur l’impact du dispositif précédent « zéro charges » mis en place entre décembre 2008 et décembre 2009 qui ne concernait que les entreprises de moins de 10 salariés, leur permettant de bénéficier d’une exonération totale de charges patronales pour toute embauche d’un salarié rémunéré en-dessous de 1,6 fois le Smic. En gros, l'Institut Montaigne conclut qu'il n’y a pas eu d’embauche à la clef. Heureusement le Cice devait remédié à ces écueils…

Rebelote, la perspective émise au conditionnel devenant : "La baisse du coût du travail via le dispositif de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) pourrait créer à long terme (comprendre pas avant moins cinq ans) quelques  emplois marchands". Les simulations effectuées par Bercy et révélées par le rapporteur du Budget font état d’une estimation réaliste de 190 000 d’ici 2017 ! Ramené aux milliards concédés, cela ne parait pas donné. Pas grave, le changement ce n’est plus maintenant, il est en marche.

Emmanuel Macron en lançant ce mercredi soir son tout nouveau mouvement politique transpartisan baptisé « En Marche », a failli omettre de dire que son parti était domicilié à l’adresse du directeur dudit Intitut Montaigne, rue de la Boétie. Et il faut que chacun se le dise, cet institut n’est pas un cercle de réflexion proche du patronat.

Mais c’est un peu comme les panama papers, Il ne faut pas tout mélanger nous dit ce fameux directeur. L’adresse légale du mouvement « En marche » n’est pas déposée au nom du directeur de l’institut, Laurent Bigorgne, mais « au nom de son épouse, qui est une amie personnelle d’Emmanuel Macron », Tilt. On croirait lire de l’Aliot ou du Philippot à propos des liens patriotiques entre Jeanne, les gudards et le FN ce gentil directeur déclarant « C’est un engagement et un service rendu à titre privé. Il n’y a aucun soutien logistique, ni aucun lien entre l’Institut Montaigne et le mouvement En Marche », Trop bien.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 08 Avr 2016, 21:06

on s'en fout de l'institut Montaigne on écoute les collégiens de 4e qui sont dans la rue et s'inquiètent de leur future retraite !


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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 08 Avr 2016, 21:46

L'un n'empêche pas l'autre en effet. Un ovni fiscal #panamapapers pouvant cacher un ovni estudiantin, #loitravailonnenveutpas, un ovni politique à multiples visages #enmarche #nuitDebout #Onvautmieuxquecela #lespatriotes ; il convient de ne se foutre d'aucun d'entre eux si on veut rester lucide. Ce sujet a donc sa place ici. Merci
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 00:21

écoper le titanic flanbiesque avec une fourchette devient difficile... alors on ergote, on bat la campagne mais on ne trompe personne...

Ultime tentative, à défaut de sortir blanchi de l'affaire in tente de noircir les adversaires...

à quoi bon perdre son temps en bla-bla inutiles...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 04:05



Dernière édition par Libellule le Mar 31 Jan 2017, 02:52, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 04:41

Message supprimé
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 05:14

Cela veut dire qu'un lien utile est fourni et que chacun sur ce forum peut en prendre connaissance. Et cela éclaire plus avant les enjeux expliqués en ouverture du premier post.

Je crois qu'instinctivement Juppé et Macron utilisent les mêmes sources pour écrire leurs programmes. Et il faut à cet instant que personne ne soit pris au dépourvu.

Que vous n'en ayez rien à foutre, je ne fais que vous citer, ne doit pas empêcher d'autres que vous de considérer ce duel à distance, et ce sujet, avec intérêt. Merci.


Dernière édition par Libellule le Sam 09 Avr 2016, 06:37, édité 4 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 05:20

tonton christobal a écrit:
on s'en fout de l'institut Montaigne on écoute les collégiens de 4e qui sont dans la rue et s'inquiètent de leur future retraite !



Et ce d'autant plus que si l'Institut Montaigne suggère de porter l'âge de départ à la retraite à 63 ans - contre 62 ans prévu par la dernière réforme - d'ici 2025, il ne s'intéresse  pas à comment les seniors sortent aujourd'hui sortent du monde du travail....

Alors qu'il y avait 2 922 100 chômeurs de catégorie A en mai 2012, ce nombre est passé à 3 591 000 en février 2016....  

En détaillant ce dernier chiffre de févier 2016, on constate que le nombre de seniors en catégorie A a encore progressé de 0,9% en un mois pour frôler (une première!) les 900.000 inscrits sur la seule métropole... Et en un an, entre janvier 2015 et janvier 2016,  le chômage des seniors a progressé de 8,1 %....

On le voit chiffres à l'appui, nombre de seniors ne choisissent pas de sortir du monde du travail par un départ à la retraite mais se font jeter avant...


Dernière édition par a.nonymous le Sam 09 Avr 2016, 06:41, édité 2 fois
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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 06:16

J'ai peur que les propositions de l'institut Montaigne, bien qu'allant dans le bon sens, ne soient pas suffisante.
L'alignement public privé est un préalable indispensable, reculer l'âge de la retraite est inévitable mais pour quel pension?
Pour finir la critique du système à point est peut être justifiée mais plutôt anecdotique.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 06:34

Si on veut, oui. Mais la baisse de 14 à 18% évoquée, est moins anecdotique. Si on rajoute le point évoqué par anonymous qui fait passer souvent par la case chômage des séniors, la décote peut devenir telle qu'il faudra rester corvéable plus longtemps pour compléter ses revenus.

Trouver 20 ou 25 meilleures années sur 43 ou 44 nécessaires ce sera en partie inaccessible.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 18:13

Libellule a écrit:
Si on veut, oui. Mais la baisse de 14 à 18% évoquée, est moins anecdotique. Si on rajoute le point évoqué par anonymous qui fait passer souvent par la case chômage des séniors, la décote peut devenir telle qu'il faudra rester corvéable plus longtemps pour compléter ses revenus.

Trouver 20 ou 25 meilleures années sur 43 ou 44 nécessaires ce sera en partie inaccessible.
C' est pourtant ce qui se passe actuellement, et ceux qui vont (ou peuvent) être impactés ont leurs cotisations informatisées.
Il n' y a aucune difficultés à faire ce calcul : un tri inversé et sélection des 20 ou 25 résultats supérieurs.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 19:42

Vous avez raison. Ce que j'ai voulu dire ç'est que la précarité et l' ubérisation aidant, avoir 20 ou 25 belles années parmi 44 risque d'être moins évident qu'aujourd'hui. Les doubles peines vont se multiplier et les décotes peser lourd en fin de carrière. Bien au delà des 14% annoncés. Autrement dit il est à craindre que les retraités de demain ne bénéficient plus du même niveau de vie que ceux d'hier d'autant plus que leur nombre vont progresser. La taille du gâteau n'étant pas extensible, les parts de chacun vont fondre significativement. Que l'on soit pro Macron ou Juppé, pro Mélenchon ou Lepen, car aucun ne pourra éviter de s'adapter à l'évolution de notre modèle social.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 20:21

Le modèle social français ! le grand mot est lâché.
Ce modèle est unique personne ne le copie et il est sans doute une cause non négligeable pour ne pas dire principale de nos difficultés financières.

Lorsque ceux qui se lèvent le matin pour aller bosser vont être las de faire vivre ceux qui les regardent les mains dans les poches en attendant la becquée... ce sera sans doute un peu plus que le modèle français exception mondiale bien connue qui va en prendre un coup.


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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 20:35

Il y a pourtant une solution simple et efficace (du moins en théorie), diminuer le chômage afin d' avoir plus de cotisants d' ou plus de moyens pour les retraites la protection sociale et familiale. On ne peut pas dire que de ce côté là il y est une grande réussite.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 21:12

Non puisque la valeur ajoutée, clef de toute macro économie raisonnable, a été sacrifiée au profit d' une politique du prix bas. La variable d'ajustement étant devenue la masse salariale qui elle aussi doit baisser.

Ça c'est la pratique, pas la théorie. Notre modèle social suppose le maintien d'une forte valeur ajoutée, ce qui n' est plus d'actualité avec la mondialisation de l' économie=

Nous étions parmi les pays les plus riches. L'etiage se faisant à notre détriment. Il faut accepter que notre exception valable pendant les 30 glorieuses soit remise en cause. Cette heure est arrivée.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 21:29

Libellule a écrit:
Non puisque la valeur ajoutée, clef de toute macro économie raisonnable, a été sacrifiée au profit d' une politique du prix bas. La variable d'ajustement étant devenue la masse salariale qui elle aussi doit baisser.

Ça c'est la pratique, pas la théorie. Notre modèle social suppose le maintien d'une forte valeur ajoutée, ce qui n' est plus d'actualité avec la mondialisation de l' économie=

Nous étions parmi les pays les plus riches. L'etiage se faisant à notre détriment. Il faut accepter que notre exception valable pendant les 30 glorieuses soit remise en cause. Cette heure est arrivée.

encore qu'en remettant en cause certains acquis et certaines rentes de situation... nous pourrions diminuer les inconvénients, mais en ce bas monde nous avons des "vaches sacrées" qui sont intouchables même si elles plombent le pays...
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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 22:35

Libellule a écrit:
Non puisque la valeur ajoutée, clef de toute macro économie raisonnable, a été sacrifiée au profit d' une politique du prix bas. La variable d'ajustement étant devenue la masse salariale qui elle aussi doit baisser.

Ça c'est la pratique, pas la théorie. Notre modèle social suppose le maintien d'une forte valeur ajoutée, ce qui n' est plus d'actualité avec la mondialisation de l' économie=

Nous étions parmi les pays les plus riches. L'etiage se faisant à notre détriment. Il faut accepter que notre exception valable pendant les 30 glorieuses soit remise en cause. Cette heure est arrivée.

Mais on ne va pas produire demain ce que l'on produisait hier, donc ce raisonnement ne tient pas.

De plus il va bien falloir s'attaquer à ce qui pénalise le système productif: une fiscalité au service d'un état ou des collectivités locales qui ne s'attache jamais, qui est toujours en croissance qui consomme toujours plus
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 22:55

Si ça tient, bien sûr, ce n'est pas le changement de production qui est le problème, éventuellement la surproduction à moindre coût, ça oui. Trop de taxis, trop de mains à la main, trop de remises, trop de gâchis, in fine. Mais, je suis d'accord avec vous, cela ne résout pas l'équation du maintien du service public en l'état, à coût qui doit baisser aussi. Jamais, vous ne me verrez personnellement écrire le contraire. A l'Education Nationale, cela veut dire trop d'élèves par classe, dans les hôpitaux, pas assez de lits, dans les prisons, pas assez de murs, dans la rue pas assez de force de l'ordre, dans les tribunaux des embouteillages montres, dans les organes de santé des remboursements moindres, pour les caisses d'allocations sociales (chômage, retraites, maladie) des réductions drastiques de celles-ci en vue.

C'est pour cela que j'insiste tant et tant sur la notion de valeur ajoutée. Qui dit salaires en baisse, dit aussi appel de cotisations en baisse. La spirale infernale une fois en place et acceptée, bonjour les dégâts. L'essentiel de mon propos, qui se veut lucide et absolument pas politique.

Populistes et impopulaires ne disposant pas de leviers différents pour résoudre cette équation. Les discours politico- politicards ne se jouent pas sur la même partition côté promesses et espoirs, mais chacun de fait se refuse d'appeler un chat un chat.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Sam 09 Avr 2016, 23:48

Bien sur ce que nous faisons nous conduit dans le mur ! c'est compris et acté par l'ensemble de la classe politique.

C'est vrai ! tout le monde le sait, mais avant de changer de stratégie on va insister un peu de manière  à espérer un miracle.

Dès fois que le mur des réalités s'efface devant la certitude les illusions...

C'est un résumé de la politique flanbiesque...


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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 00:24

Surtout que mon concept de la valeur ajoutée trop faible, il s'arrête à nos frontières, au delà beaucoup moins de problème.

Quand aux services dits publiques, on nous site toujours l'éducation, la santé, la sécurité en sous effectif, mais ça représente quel pourcentage de la fonction publique?
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 00:31

On cite les gros porteurs, hors armées, sans oublier la petite enfance. http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/institutions/approfondissements/effectifs-fonction-publique.html Le déficit de la sécu, des caisses de retraites et de chômage ne sont pas liés aux effectifs qui gèrent ces caisses, mais au mombre d'allocataires. Qui se comptent par millions, et millions. Les chômeurs sortant moins vite des statistiques que par le passé, et les retraités devenant de plus en plus nombreux par l'effet en cours du baby boom post seconde guerre mondiale, avec une espérance de vie bien meilleure qu' il y a 40 ou 50 ans.


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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 00:31

mamiea a écrit:
Il y a pourtant une solution simple et efficace (du moins en théorie), diminuer le chômage afin d' avoir plus de cotisants d' ou plus de moyens pour les retraites la protection sociale et familiale. On ne peut pas dire que de ce côté là il y est une grande réussite.


La réduction du chômage passe le redressement productif et la consommation "de proximité"... Les économistes peuvent élaborer toutes les théories fumeuses qu'ils veulent, tant qu'il sera plus intéressant de tout faire fabriquer à l'autre bout du monde le chômage continuera de croitre et la pauvreté au sens large de progresser...

François Hollande, l'ennemi de la finance, avait dans son premier gouvernement un "ministère du redressement productif" (et des marinières ajouteront certains)... Sur le fond l'idée était bonne même si l'on voit aujourd'hui à l'aulne des chiffres du chômage que ça n'a pas produit les résultats escomptés...

Après, Thierry parle de fiscalité pénalisante... La fiscalité est effectivement un des éléments des coûts de production mais ce n'est pas le seul, il y a aussi les salaires, l'énergie, le foncier, l'adaptation aux normes, .... qui font que bout à bout nous achetons aujourd'hui moins chères des chaussures qui ne sont plus fabriquées à Romans mais au Vietnam...

Une question qu'il faudrait enfin se poser est celle de savoir si vu les coûts de production et le dumping de certains pays, il est possible de relancer notre économie sans un minimum de protectionnisme, celui-ci pouvant se traduire par des normes ou des spécificités propres à notre pays ou à notre région européenne...
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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 00:52

Faut pas chercher à faire des chaussures ou de la confection en France, notre niveau de vie ne nous le permet plus.

Mais nos voisins européen voient le chômage baisser alors qu'ils sont soumis à la même mondialisation que nous. Le problème est donc ailleur.

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 01:03

Oui, ils ont accepté de voir leurs revenus baisser plus tôt que nous. Si on retirait 30% de notre pouvoir d'achat avec un taux de chômage à 20% il serait facile par la suite d' affirmer que l'économie repart, et que le chômage baisse. Cf le modèle espagnol. http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140709trib000839238/a-mettre-en-ligne-vendredi-matin-la-reprise-espagnole-est-elle-un-modele-.html

Il faut se méfier comme de la peste des raisonnements biaisés. La France fait des bébés, a des crèches, et choye ses enfants, et a donc moins de besoins migratoires que l'Allemagne. Les british font du protectionnisme automobile grâce à leur volant posé à droite, etc, etc....
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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 01:24

Donc tous la fiscalité passe dans les aides familiales .... En France on a tout essayer contre le chômage, sauf ce qui a marché chez nos voisins
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 01:31

thierry a écrit:
Faut pas chercher à faire des chaussures ou de la confection en France, notre niveau de vie ne nous le permet plus.

Les politiques et les économistes nous ont vendu pendant des années le modèle économique "Airbus contre tongs": nous achetions nos tongs aux pays low cost et ceux-ci en retour nous achetaient nos produits technologiques....

Le problème c'est que ce modèle est aujourd'hui fini dans la mesure où les mêmes pays low cost ont réussi à coup de transferts de technologies à nous rattraper et qu'ils n'ont plus besoin de nous dans nombre de domaines alors que nous en revanche ne sommes plus capables de fabriquer une paire de tongs à un coût décent...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 02:21

thierry a écrit:
Surtout que mon concept de la valeur ajoutée trop faible, il s'arrête à nos frontières, au delà beaucoup moins de problème.

Quand aux services dits publiques, on nous site toujours l'éducation, la santé, la sécurité en sous effectif, mais ça représente quel pourcentage de la fonction publique?

Lorsque l'on sait que l'éducation dite nationale française est le budget le plus important du pays et que ses effectifs ne sont dépassés que par ceux de l'armée chinoise... on commence à réfléchir.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 02:57

Jeunesse ou/et Vieillissement, sans passer par la case "tout le monde au front, mobilisation générale" c'est là.

http://francestrategie1727.fr/thematiques/investir-dans-la-jeunesse-en-faisant-face-au-vieillissement/

Le résumé :

Niveau de vie, chômage, précarité, accès au logement, indépendance financière : la situation des jeunes adultes est aujourd’hui difficile. Cette situation n’est pas totalement nouvelle : les difficultés d’insertion des jeunes sur le marché du travail ont commencé dès le milieu des années 1970, le niveau de vie des retraités a amorcé son rattrapage à la même période. Mais sa persistance et son aggravation depuis la crise de 2008 doivent nous amener à nous interroger sur le sort que la société française réservera à sa jeunesse dans la décennie à venir.

La dégradation de la situation des jeunes est relative : autrement dit, leur sort continue de s’améliorer par rapport à celui des générations précédentes mais il se détériore par rapport à celui des seniors. Cela s’explique à la fois par des mutations et des chocs économiques – ralentissement de la croissance, crise financière – et par le jeu de nos politiques publiques en matière d’éducation, d’emploi, de logement ou de protection sociale.

Cette tendance résulte d’un certain nombre de choix collectifs, plus ou moins explicites. C’est d’abord un fonctionnement du marché du travail peu favorable aux nouveaux entrants. Ce sont ensuite des dépenses publiques concentrées sur les âges élevés, résultat d’un modèle social resté axé sur la couverture des risques « classiques » et n’ayant pas su s’adapter pour faire face au « nouvel âge de la vie » que constitue la jeunesse, dont l’accompagnement reste aujourd’hui du principal ressort des solidarités familiales. C’est enfin le choix d’une large couverture publique en matière de santé et de retraite, rendue possible dans le passé par un contexte démographique exceptionnel.

Le vieillissement démographique rendra la poursuite de cette tendance non soutenable dans les années à venir. Différentes options sont envisageables pour assurer un équilibre des efforts de la nation entre les âges : agir prioritairement sur le fonctionnement des marchés ou par les prélèvements et les transferts ? intervenir de manière ciblée ou réformer les politiques de droit commun ? jouer sur les dépenses ou les recettes de la protection sociale ? privilégier l’investissement social ou les dépenses courantes ?

Accès au dossier complet en fin de l'article.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 03:12

Au lieu de tripatouiller des statistiques et de s'en prendre au monde entier il serait plus simple de se remettre en cause ici en France et de se retrousser les manches y compris en mettant à plat nos idées foireuses d'Europe et de mondialisation ...

Tout comme pour le terrorisme on s'occupe des Belges, des Turcs... des Italiens ou des Grecs mais on ne va pas voir ce qui se passe dans nos zones de non droit... chez nous et maintenant !

C'est moins risqué pour les élections à venir !
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 04:02

C'est l' objet du lien mis. Il parle uniquement de notre belle France. Et stratégie.

Début du chapitre enjeux :

La pauvreté a longtemps touché davantage les personnes âgées que les jeunes. C’est aujourd’hui l’inverse. Dans leur ensemble, les évolutions observées depuis la fin des années 1970 suggèrent un déplacement des ressources le long de l’échelle des âges.

Elles résultent de mécanismes multiples : l’allongement de la durée des études, la confrontation d’une partie significative des jeunes à des difficultés importantes d’accès à l’emploi, le poids de l’ancienneté dans les rémunérations, un niveau de vie moyen des retraités qui, sous l’effet conjugué des pensions et des patrimoines, a dépassé celui de l’ensemble de la population, une progression des dépenses publiques de santé qui bénéficient d’abord aux personnes plus âgées.

Le patrimoine est également de plus en plus concentré entre les mains des plus âgés.

Ces constats ne singularisent pas radicalement la France parmi les pays de l’OCDE, mais laissent entrevoir certaines caractéristiques liées au « modèle » français.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 04:15

Stratégie ?  laquelle ? on change nos règles et nos lois tous les 6 mois.
On ponctionne, on subventionne, on contrôle, on libère... et au bout du compte les employeurs lassés des guignols qui n'ont jamais bossé mais entendent diriger le commerce, l'industrie et le reste s'en vont !

Le mannequin en marinière a attendu de dépasser la cinquantaine pour aller faire un stage (onéreux en partie aux frais de l'état) de 2 mois pour après avoir flanqué la pagaille dans nombre de boites s'auto instituer spécialiste des affaires.

Dans ce gouvernement (comme dans bien d'autres) personne ne s'est mis les mains dans le cambouis et connait par lui même comment faire tourner une entreprise.

Je me demande même si les contrôleurs de gestion sauf à se planquer derrière des ouvrages économiques ou des revues spécialisées savent de quoi ils parlent...
Un simple flic ou pandore membre d'un groupe spécialisé chargé des affaires économiques comprend mieux les causes du désastre que nos inspecteurs des finances qui sortant de l'ENA se la coulent douce dans un bureau.
Les entreprises ne s'y trompent pas puisque ce genre de flic ou de pandore est courtisé la retraite venue...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 06:56

En France nous avons un phénomène curieux :
Des gens âgés de 60 ans qui ont travaillé toute leur vie arrivent à avoir plus de fric et de biens que ceux de 25 ans qui n'ont jamais bossé...

Je ne croyais pas que c'était une exception française mais maintenant je le sais !

Solution :
Donner à ceux qui n'ont jamais bossé ce que les "vieux" ont mis 40 ans à économiser...
Ce que l'on fera des "vieux" n'est pas la question !
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vieux-breton

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 06:58

Une chose est sure, il vaut mieux taper sur les vieux qui eux n'iront pas manifester et tout casser, c'est tellement plus simple et tellement simpliste, mais bon on a l'habitude.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 09:33


Retraites complémentaires : votre pension va-t-elle baisser ?

Conséquence de l'accord d'octobre sur les retraites complémentaires, les pensions vont baisser. Qui est concerné ? Guillaume Guichard, journaliste au Figaro, répond sur Europe 1.

INTERVIEW -
Les retraites complémentaires vont subir jusqu'à 18% de baisse après un accord signé en octobre entre trois syndicats et le patronat. Une baisse qui s'appliquera même lorsque le salarié ou cadre a cotisé suffisamment longtemps au régime de base. Guillaume Guichard, journaliste au Figaro a étudié des projections du Conseil d'orientation des retraites sur ces diminutions, il les a détaillées mardi sur Europe 1.

Qui est concerné par ces baisses sur les retraites complémentaires ?

Surtout pas les retraités actuels, pour eux rien ne change. On parle des retraites complémentaires, c'est-à-dire une partie seulement des retraites que l'on touche, environ un quart de la retraite des salariés et la moitié, voire plus, pour les cadres. Pour les futurs retraités, ces retraites vont être inférieures à ce qu'elles auraient été s'il n'y avait pas eu cet accord.

Quel impact va avoir l'accord et à quel moment ?

L'impact va aller grandissant au fil des générations. Plus on est jeune, plus ça va nous impacter. Par exemple, pour la génération née en 1960, l'impact sur les retraites complémentaires va être d'environ de 14% pendant 3 ans. Il y a un système de bonus malus qui a été mis en place et au bout de 3 ans, il ne perdra plus 14 mais 4% jusqu'à la fin de ses jours. Ce sont les premières années qui vont faire le plus mal. L'impact va être jusqu'à 18% pour ceux nés en 1990 sur les trois premières années, et ensuite ce sera 8%.

Pourquoi cet accord est-il intervenu avec cette décote ?

Il y a eu un accord parce que le système des retraites en France a plusieurs problèmes. Il y a de plus en plus de retraités et moins d'actifs qui cotisent pour financer les retraites. Il faut prendre des mesures pour compenser ce déséquilibre. Ce déséquilibre est en plus aggravé par la crise en 2008 : le chômage augmente, ça fait encore moins de cotisants. Il faut donc prendre des mesures pour essayer de redresser la barre et d'équilibrer les régimes, sans quoi les régimes disparaissent.

Par C. Bl
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 09:40

Faux !

Il n'y a pas de crise en 2008 flanby nous l'a expliqué !

C'était un problème local français causé par sarko !




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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 10:01

tonton christobal a écrit:
Au lieu de tripatouiller des statistiques et de s'en prendre au monde entier il serait plus simple de se remettre en cause ici en France et de se retrousser les manches y compris en mettant à plat nos idées foireuses d'Europe et de mondialisation ...

tonton christobal a écrit:
En France nous avons un phénomène curieux :
Des gens âgés de 60 ans qui ont travaillé toute leur vie arrivent à avoir plus de fric et de biens que ceux de 25 ans qui n'ont jamais bossé...


Que ceux qui ont travaillé toute leur vie aient plus d'argent que ceux qui commencent ne me parait pas anormal...

En revanche, quand ces "vieux" dépensent il faudrait que ça fasse tourner l'économie et profite aux "jeunes" et non à des travailleurs situés à l'autre bout du monde...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 10:23

a.nonymous a écrit:





Que ceux qui ont travaillé toute leur vie aient plus d'argent que ceux qui commencent ne me parait pas anormal...

En revanche, quand ces "vieux" dépensent il faudrait que ça fasse tourner l'économie et profite aux "jeunes" et non à des travailleurs situés à l'autre bout du monde...

Si je fais de nouveau la liste des vêtements que je porte... je ne crois pas en trouver de "made in France' on peut le regretter mais c'est ainsi.
Pour d'autres produits on doit pouvoir y arriver en cherchant bien mais sans doute à un tarif peu en accord avec nos moyens.

Pour corriger la chose on retombe sur remettre à plat nos idées foireuses, réfléchir aux règles du commerce international... remettre en cause notre système fiscal... et on est reparti pour un tour.

Sans compter qu'à prix égal certaines voitures venues de loin sont garanties 5 ou 7 ans à mettre en concurrence avec la production censée être "nationale"... ça fait réfléchir... là encore des remises à plat en perspective.

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 17:14

Que les retraités aient un capital plus élevé que les plus jeunes est logique, mais que les revenus des retraites soient plus important que ceux des actifs qui bossent ne l'est pas. Surtout dans un système par répartition ou les actifs payent pour les inactifs.

Non seulement cette logique est une ponction supplémentaire sur le système productif, mais il participe pas à la valorisation du travail.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 17:40

Il convient peut être alors de réfléchir sur le "modèle français que le monde entier nous envie"

Surtout continuer à taper sur ceux qui ont bossé et cotisé et ne pas vouloir envisager de regarder du coté de ceux qui sont soignés gratuitement sans avoir cotisé à rien, qui perçoivent une pension sans avoir travaillé, qui sans droit ni titre sont à la charge de la communauté  et on peut compléter la liste en ajoutant par exemple les milliers de centenaires fictifs qui perçoivent des pensions. (même la cour des comptes s'en inquiète)

Là encore on se retrouve phobe quelque chose avec peut être un procès.

En 1997 un certain Juppé alors premier ministre a tenté de réformer le système des retraites...
Devant les manifestations énormes il y a renoncé.
Un certain Chirac président de la république a dans un coup de génie pris la décision de dissoudre l'assemblée.
Un certain Jospin a été nommé premier ministre avec un gouvernement "dream team" qui a décidé que tout allait pour le mieux, que notre système de retraite ne devait pas être modifié...
On a même instauré les 35 heures hebdomadaires...

Depuis pas touche aux vaches sacrées... sous peine de problèmes dans la rue.

Nos collégiens de 5e s'inquiète du financement de leurs retraites ! pas de drame avant les élections c'est la consigne.

« L'immobilisme est en marche et rien ne peut l'arrêter. » signé E. Faure dommage pour nous car à coté ça bouge...

En prime au rythme où les erreurs s'accumulent on aura peut être des surprises l'année prochaine si la cocotte n'explose pas avant.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 21:30

Tout est une question d'échelle. Soit on décide de faire un point de fixation sur moins de 100 mosquées salafistes, pour le côté phobie, soit on continue sobrement de faire de l'info sur les agrégats majeurs de la macroéconomie en France.

A partir de 2019, les salariés seront incités à travailler plus longtemps pour pérenniser les régimes de retraites complémentaires Joel Saget  /  AFP/Archives.

En quoi cela entame-t-il le privilège des retraités actuels dont la moyenne d'âge est proche de 75 ans?

Les rangs des retraités du privé en France ont continué de grossir en 2014 pour atteindre près de 13,7 millions de personnes, avec des disparités persistantes dans les pensions perçues par les hommes et les femmes, selon le bilan fourni par l'Assurance retraite.

Parmi les 13,68 millions de retraités touchant au 31 décembre 2014 une pension du régime général, on comptait 6,11 millions d'hommes et 7,56 millions de femmes, selon la Caisse nationale d'assurance vieillesse - qui gère la retraite de base des salariés de l'industrie, du commerce et des services.


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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 21:37

et alors en quoi cela empêche t il de s'interroger sur l'emploi des fonds publics et sur la "logique" de la redistribution dont on nous rebat les oreilles.

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 23:35

En rien.

####

Donner 10.000 euros par an à chaque Français dès sa naissance est un projet à la fois très social, très libéral et financièrement réalisable. A la clé: un choc fiscal majeur. L’idée fait son chemin. (Y compris à l' Institut Montaigne)

Le revenu universel est présenté comme la solution simple et efficace pour tous nos problèmes sociaux par ses défenseurs, qui le nomment aussi revenu de base, salaire à vie, revenu d’existence ou allocation universelle. Il faut désormais les prendre au sérieux. Ce ne sont plus les utopistes radicaux d’hier ou des collectivistes anticapitalistes, mais des parlementaires ouverts à l’innovation sociale ou des économistes qui plaident pour expérimenter le dispositif en France, comme le fera la Finlande en 2017. Chiffrant avec précision ses effets distributifs, ils tiennent colloque au Sénat, alimentent des blogs et sont organisés au sein d’un réseau mondial d’associations.

L’idée forte : donner à chaque citoyen, dès sa naissance, un revenu forfaitaire, identique pour tous, qui serait individuel, universel et inconditionnel. Nul besoin de travailler pour en bénéficier, ni d’être majeur ou d’avoir des enfants. Le financement est un faux problème : ce revenu se substituerait à l’ensemble des allocations existantes. Les dépenses de protection sociales pèsent en France plus de 650 milliards d’euros. Avec la même somme, on pourrait distribuer un revenu de 10 000 euros par an à chaque Français. Libre à chacun, ensuite, de l’utiliser comme bon lui semble. L’équilibre des finances publiques continuerait à être garanti par des prélèvements progressifs. Le projet est la fois très social, avec un niveau élevé de redistribution, et très libéral, en accordant une confiance maximale à la sagesse des décisions individuelles.

Un choc fiscal majeur

Il s’agirait d’un choc fiscal majeur, d’un Grand Soir de la redistribution. Fini, les conditions de ressources, plafonnements et dérogations, les règles de noncumul, l’inextricable complexité des barèmes des prestations sociales et les attentes aux guichets. Place à un système simplissime d’un revenu à vie garanti par la puissance publique.

Les simulations réalisées confortent ce projet. La combinaison des transferts sociaux dégressifs par rapport aux revenus, ou sous conditions de ressources (RSA, aides au logement, prestations familiales) avec nos prélèvements progressifs conduit à des résultats assez proches de ce que l’on obtiendrait avec une allocation universelle, fixée au niveau du « RSA socle » (524 euros pour une personne seule) et financé par l’impôt sur le revenu. Au fi nal, il y aurait assez peu de gagnants et peu de perdants. Les montants redistribués entre les uns et les autres seraient modiques face à l’ampleur du choc fiscal initial. En revanche, le revenu universel présente un avantage : distribué sans conditions, il supprimerait les problèmes de non-recours et de paiements indus, qui sont les principaux reproches adressés au RSA et à l’indemnisation du chômage.

Par Yannick L'Horty, professeur à l'université de Paris-Est Marne-la-Vallée

#### Autres agrégats simplifiés : la France compte quelques chômeurs. Parmi eux, les allocataires du RSA sont en hausse, il concerne 2,23 millions de foyers.


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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 23:37

thierry a écrit:
Que les retraités aient un capital plus élevé que les plus jeunes est logique, mais que les revenus des retraites soient plus important que ceux des actifs qui bossent ne l'est pas. Surtout dans un système par répartition ou les actifs payent pour les inactifs.


Je suppose que vous voulez parler de la "masse total des salaires de tous les actifs" comparés à la "masse totale des pensions de tous les retraités"...

N'y a-t-il pas eu une part d'irresponsabilité des politiques ET des syndicats à vouloir s'accrocher à ce système par répartition sans avoir voulu prendre en compte les évolutions démographiques, dont le baby-boum, et l'allongement de la durée de vie ? Sans parler des sorties précipités du système productif pour cause de chômage...



Vous avez dit "Nuit debout" ?
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Dim 10 Avr 2016, 23:49

En quoi les mosquées sont impliquées dans les retraites... et dans les choix politiques des types de financement de celles ci (les retraites) c'est un nouveau mystère...

En revanche distribuer de l'argent et faire profiter d'un système à des gens qui ne contribuent pas à le financer et à le faire fonctionner nous entrons là dans des questions de logique économique et de simple morale. D'autant plus que cette grande distribution inexplicable pénalise ceux qui contribuent à faire fonctionner le système.

On parle de vivre ensemble et de solidarité ce qui implique des droits et des devoirs.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 00:17

Re en rien

####
On peut poursuivre l'analyse macro économique alors=
####

Oui, la France indemnise longtemps ses chômeurs. Oui, l'accès à l'indemnisation est souple. Et oui, le plafond d'indemnités en France est élevé. En revanche, le «taux de remplacement» est plutôt faible. Le point complet.

Il n'y a pas de doute: ces prochaines semaines s'annoncent nerveuses sur le front social. Les partenaires sociaux vont entamer leurs négociations pour réformer le régime de l'assurance chômage et depuis quelques semaines déjà, des brèches s'ouvrent ça et là du côté des personnalités politiques qui évoquent soit la nécessité de réduire le montant des indemnisations chômage, et/ou d'en réduire la durée, ou encore de les rendre dégressives... Pour le ministre de l'Économie Emmanuel Macron, «il faut modifier les règles de la durée et du montant de l'indémnisation chômage». Ce dimanche, la ministre du Travail Myriam El Khomri a assuré n'exclure aucune solution.

Le régime de l'assurance chômage, en France, est en déficit chronique. Son endettement explose depuis 2008, et devrait atteinde 30 milliards d'euros à la fin de cette année, alors que jamais la France n'a enregistré autant de chômeurs: à fin 2015, quelque 3,84 millions de Français étaient demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) et 5,78 millions avec une activité partielle (catégorie A, B, C). Tous ne sont pas indemnisés: ils sont environ 2,5 millions, selon l'Unedic. Les autres perçoivent d'autres allocations de solidarité ou le RSA.
####

Comme les # autres # sont 2,23millions, il suffit de prendre une calculette chômeurs + Rsistes + Retraités + Uberisés + Précaires et on a un échantillon de la population française qui constate que la jeunesse s' inquiète.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 15:05

Il est difficile d'aider convenablement ceux qui ont contribué au fonctionnement du pays lorsque l'on dépense sans compter l'argent public pour sponsoriser ceux qui n'ont jamais rien fait pour la France...
Ne parlons pas du mille feuilles politico administratif intouchable qu'il convient de faire gonfler pour offrir de confortables situations de repli lorsque le temps se gâte.

Gérer équitablement et pratiquer massivement le clientélisme sont des notions incompatibles !

Résultat : FN premier parti de France derrière les abstentionnistes.

NB : les retraites par répartition "pas touche" ! c'est une des pierres angulaires emblématiques (avec quelques autres) de l'exception française... que le monde est supposé nous envier sans jamais la copier.

Le pédalo coule mais nous avons nos "valeurs" intemporelles.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 18:05

Qu'il y ait beaucoup de mécontents en France, facilitant la progression du score du Front National, vu le très fort taux d'abstentionnistes, personne ne dit le contraire. Pour ceux qui voudraient savoir comment ce parti compte "régler la problématique des retraites par un "pas touche" très électoraliste, c'est ici :
http://www.frontnational.com/le-projet-de-marine-le-pen/redressement-economique-et-social/retraites-et-dependance/

Si besoin on viendra faire des explications de texte.

Un petit extrait

ANALYSE

Une réforme inefficace et injuste

Les mesures proposées par le gouvernement et approuvées en 2010 par le parlement ne règlent en rien la question du financement des retraites. La réforme adoptée est en effet à la fois inefficace et injuste. Elle est inefficace, parce qu’il est démontré que le report de l’âge légal de départ à la retraite ne permet pas d’assurer l’équilibre financier du système à terme. Très vite, les déficits vont augmenter et l’on nous dira à nouveau qu’il faut encore reporter l’âge de départ à la retraite. Cette réforme est aussi injuste, parce qu’en France, seuls 39% des travailleurs de 55 à 64 ans ont un emploi. On comprend donc très vite qu’il sera plus difficile encore d’atteindre un taux plein de retraite alors que l’âge légal a été reporté au-delà de 60 ans. Résultat : la réforme multipliera le nombre des toutes petites retraites, et viendra aggraver une situation scandaleuse : 10% des retraités français vivent déjà avec moins de 900 euros par mois.

Elargir le débat sur les retraites

Le débat sur les retraites ne peut être abordé dans les termes étroits que posent cyniquement l’UMP, le PS et le Medef. En particulier, il est impossible de rester dans une optique purement comptable et statique, et de se limiter aux solutions inlassablement répétées par les partis du système (augmenter les cotisations, augmenter l’âge de départ à la retraite, baisser les pensions).

Il est en effet nécessaire de l’inscrire dans une problématique plus large. Le débat sur les retraites ne peut ignorer la question du chômage : quand 5 millions de Français ne parviennent pas à travailler ou ne peuvent travailler assez, cela suscite un manque à gagner considérable pour le financement de la Protection sociale, mais aussi pour celui des retraites. Le débat sur les retraites ne peut pas non plus ignorer la question démographique : les enfants d’aujourd’hui sont les cotisants de demain.
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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 19:26

Libellule a écrit:

Le régime de l'assurance chômage, en France, est en déficit chronique. Son endettement explose depuis 2008, et devrait atteinde 30 milliards d'euros à la fin de cette année, alors que jamais la France n'a enregistré autant de chômeurs: à fin 2015, quelque 3,84 millions de Français étaient demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) et 5,78 millions avec une activité partielle (catégorie A, B, C). Tous ne sont pas indemnisés: ils sont environ 2,5 millions, selon l'Unedic. Les autres perçoivent d'autres allocations de solidarité ou le RSA.

Juste un rappel: l'assurance chômage des salariés est a l’équilibre, ce qui la déséquilibre c'est d'un coté les intermittents du spectacles et de l'autre les intérimaires.

Pour les intermittents du spectacle (que l'on pourrait appeler les permanents du chômage) ce régime (hérité de Jack Lang) a pour but de subventionner le monde du spectacle, pourquoi pas, mais il y a aucune raison que cette politique soit uniquement financée par les salariés du privé. Quid des indépendants, des fonctionnaires, et autres...?


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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 19:27

Citation a écrit:
Qu'il y ait beaucoup de mécontents en France, facilitant la progression du score du Front National, vu le très fort taux d'abstentionnistes, personne ne dit le contraire.

Les questions qui peuvent se poser si ce théorème est exact
Pourquoi les mécontents ne grossissent ils pas les rangs du Front de Gauche? Par exemple du PC ou de EELV?
Pourquoi les mécontents sont-ils si nombreux à s'abstenir?

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 19:37

Peut être que PC et EELV devenus partis croupions sont-ils d'un autre âge.
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