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 Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne

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Libellule

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MessageSujet: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 08 Avr 2016, 18:51

Rappel du premier message :

L'Institut Montaigne suggère de porter l'âge de départ à la retraite à 63 ans - contre 62 ans prévu par la dernière réforme - d'ici 2025. Parallèlement, l'idée serait de prolonger la durée de cotisation à 43 ans au cours des dix prochaines années, afin de rétablir l'équilibre des comptes. "Agir sur seulement un des deux leviers se révélerait injuste et inefficace, Ce rattrapage rapide pourrait ensuite être suivi d'une évolution plus douce qui prendrait en compte les gains d'espérance de vie : par exemple, une augmentation de deux tiers des gains d'espérance de vie garantirait un équilibre plus durable". Comprend qui veut, tout en appréciant la formulation au conditionnel, il ne faudrait pas prendre les gens pour des truffes, si le plan in fine ne marchait pas.

Pour une réforme efficace, l'Institut Montaigne préconise également de faire converger le système public et privé. Il pointe deux différences notables : la présence dans les régimes spéciaux et pour certaines catégories de fonctionnaires d'âges d'ouverture des droits à retraite plus bas que dans le secteur privé (52 ans à la RATP par exemple) et le mode de calcul de pension (6 derniers mois dans la fonction publique contre les 25 meilleures années dans le privé). Selon les estimations de l'institut, le rapprochement entre les deux régimes permettrait, non seulement de faire accepter plus facilement les prochaines réformes, mais surtout d'économiser autour de 8 milliards d'euros par an...

En revanche, les auteurs de l'étude se montrent plus sceptiques sur la généralisation de la retraite par points, système qui régit actuellement les régimes complémentaires Agirc-Arcco. Le principe est le suivant : le nombre de points acquis est fonction des cotisations de l'assuré. Le montant de la retraite se calcule en multipliant le nombre de points acquis par la valeur du point. Malgré une plus grande lisibilité, "une telle réforme n'a, par elle-même, aucun effet sur la réduction du déficit des régimes de retraite",  de même, "le développement des fonds de pensions à la française", prendrait plusieurs décennies, ce qui "ne peut donc pas dispenser, entre temps, des efforts d'ajustement des régimes par répartition". La rumeur, tenace, commence à circuler, il va falloir réduire les retraites complémentaires entre 14 et 18% en 2018 pour sauver le système. Tout cela est en marche, et Macron veut nous le faire savoir.

Autre volet des bonne feuilles de l'Institut : l’argument de « bon sens » qui consiste à alléger les charges sociales pour, à la fois remédier au problème du chômage et stimuler la compétitivité des entreprises qui a inspiré le Cice.  

La manière dont cela est relayé par l’Institut Montaigne depuis mars 2014 se laisse lire : Son analyse portant rétroactivement sur l’impact du dispositif précédent « zéro charges » mis en place entre décembre 2008 et décembre 2009 qui ne concernait que les entreprises de moins de 10 salariés, leur permettant de bénéficier d’une exonération totale de charges patronales pour toute embauche d’un salarié rémunéré en-dessous de 1,6 fois le Smic. En gros, l'Institut Montaigne conclut qu'il n’y a pas eu d’embauche à la clef. Heureusement le Cice devait remédié à ces écueils…

Rebelote, la perspective émise au conditionnel devenant : "La baisse du coût du travail via le dispositif de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE) pourrait créer à long terme (comprendre pas avant moins cinq ans) quelques  emplois marchands". Les simulations effectuées par Bercy et révélées par le rapporteur du Budget font état d’une estimation réaliste de 190 000 d’ici 2017 ! Ramené aux milliards concédés, cela ne parait pas donné. Pas grave, le changement ce n’est plus maintenant, il est en marche.

Emmanuel Macron en lançant ce mercredi soir son tout nouveau mouvement politique transpartisan baptisé « En Marche », a failli omettre de dire que son parti était domicilié à l’adresse du directeur dudit Intitut Montaigne, rue de la Boétie. Et il faut que chacun se le dise, cet institut n’est pas un cercle de réflexion proche du patronat.

Mais c’est un peu comme les panama papers, Il ne faut pas tout mélanger nous dit ce fameux directeur. L’adresse légale du mouvement « En marche » n’est pas déposée au nom du directeur de l’institut, Laurent Bigorgne, mais « au nom de son épouse, qui est une amie personnelle d’Emmanuel Macron », Tilt. On croirait lire de l’Aliot ou du Philippot à propos des liens patriotiques entre Jeanne, les gudards et le FN ce gentil directeur déclarant « C’est un engagement et un service rendu à titre privé. Il n’y a aucun soutien logistique, ni aucun lien entre l’Institut Montaigne et le mouvement En Marche », Trop bien.
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Robin



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 19:37

Peut être que PC et EELV devenus partis croupions sont-ils d'un autre âge.
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thierry

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 19:37

Libellule a écrit:


Comme les # autres # sont 2,23millions, il suffit de prendre une calculette chômeurs + Rsistes + Retraités + Uberisés + Précaires et on a un échantillon de la population française qui constate que la jeunesse s' inquiète.

Cette précarité notre cher gouvernement aura mis 4 ans pour en distinguer les causes.

Ra pellons nous de 2012, ou l'on nous disait que la fiscalité allait réduire le déficit et par la améliorer la compétitivité de notre système productif.

Et bien la fiscalité et autres mesures prises en 2012 et les années suivantes ont mis a mal notre système de production de richesses (fiscalisation des personnes qui travaillent, mesures décourageant l'investissement etc) sans résoudre le déficit et par contre en aggravant la précarité.

C'est l’échec d'une idéologie.



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Gérard

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 20:01

Robin a écrit:
Peut être que PC et EELV devenus partis croupions sont-ils d'un autre âge.

et dans ce cas, pourquoi sont-ils devenus (ou restés pour EELV) des partis croupions?

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 21:00

Les mécontents s'abstiennent en premier lieu car ils ne croient plus au pouvoir du politique sur le macroéconomique. Et quand ils veulent montrer leurs désaccords, ils votent pour ceux qui n'ont jamais été au pouvoir. Préférant le vote identitaire et populiste aux partis de gouvernement tous plus ou moins impopulaires. Le Fn restant le seul parti qui n'arrive pas à lier des alliances, contrairement au PCF et à Eelv, qui à gauche, acceptent au nom de valeurs partagées de s'unir au Ps.

Ce qui est nouveau c'est que l'union de la gauche est partiellement devenue caduque, car il n'y a plus guère de différence progammatique entre un Macron et un Juppé, voir page précédente. Le mecontement se déporte vers le vote identitaire et patriotique, par réaction, ç'est un phénomène que chacun connaît depuis la crise des années trente. Croire que les électeurs votent pour un meilleur avenir en acceptant cette dérive est plus qu'un leurre, mais beaucoup s'en contentent.

Mais si comme évoqué aussi page précédente, le Fn ne présente pas de réelles solutions innovantes pour résorber les grands déséquilibres que nous vivons entre nombres de chômeurs, nombres de précaires, nombres de jeunes sur la touche, nombres de retraités avec une pyramide des âges qui a bougé très nettement en 30 ans.

Je ne comprends plus pour ma part que l'on s'attache à la taille d'un parti pour en définir son efficacité macroéconomique. Le mécontentement ne doit pas ou ne devrait pas être le motif déclencheur d'un vote ou d'une abstention. Voter pour des convictions est me semble-t-il bien plus positif.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 21:04

thierry a écrit:


Juste un rappel: l'assurance chômage des salariés est a l’équilibre, ce qui la déséquilibre c'est d'un coté les intermittents du spectacles et de l'autre les intérimaires.

Pour les intermittents du spectacle (que l'on pourrait appeler les permanents du chômage) ce régime (hérité de Jack Lang) a pour but de subventionner le monde du spectacle, pourquoi pas, mais il y a aucune raison que cette politique soit uniquement financée par les salariés du privé. Quid des indépendants, des fonctionnaires, et autres...?

Les intermittents du travail appelés malencontreusement intermittents du spectacle abusent... et lorsque les temps sont durs pour tout le monde c'est intolérable.
La solution qui consiste à répartir les dysfonctionnements pour faire passer la pilule n'est pas la bonne.
Lorsqu'il y a problème on traite on ne  "shoote" pas !
Il est vrai que c'est contraire à la méthode actuelle : répartir les déchets de la poubelle pour dissoudre la mauvaise odeur, cacher la poussière sous le tapis pour ne pas la ramasser, ventiler les migrants à travers le pays (ils ne sont pas d'accord mais on tente le coup) pour ne pas s'occuper de faire respecter la loi et rendre le phénomène moins visible....

C'est aussi une illustration habituelle du clientélisme... lorsque l'on est "artiste" on est très majoritairement de "gôche" donc intouchable.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 23:16

Libellule a écrit:

Je ne comprends plus pour ma part que l'on s'attache à la taille d'un parti pour en définir son efficacité macroéconomique. Le mécontentement ne doit pas ou ne devrait pas être le motif déclencheur d'un vote ou d'une abstention. Voter pour des convictions est me semble-t-il bien plus positif.

A moins d' être masochiste, lorsque l' on s' est fait roulé plusieurs fois dans la farine on ne redonne pas son vote aux menteurs.
On peut avoir des convictions, mais il ne faut pas prendre les électeurs pour des pigeons. Lorsque ces convictions sont trahies, on va voir ailleurs.
Ne pas confondre, celui qui ment et celui à qui l' on a menti, c' est ainsi que l' on perd la confiance (quelque soit la grosseur du parti) et il faut ramer longtemps avant de la reconquérir.
Pour ce qui est de l' efficacité d' un parti, sa taille n' a que peu d' importance, c' est son engagement qui importe. Lorsque un petit parti fait des concessions (enfin s' aplatie) devant son allié puissant pour obtenir quelque élus, il laisse ses convictions au fond de la poche et met son mouchoir dessus.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Lun 11 Avr 2016, 23:25

Il semble que l'adage populaire "cocu, battu et content" soit de moins en moins considéré comme acceptable par l'électeur contribuable moyen...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 05:25

Gérard a écrit:
Les questions qui peuvent se poser si ce théorème est exact
Pourquoi les mécontents ne grossissent ils pas les rangs du Front de Gauche? Par exemple du PC ou de EELV?
Pourquoi les mécontents sont-ils si nombreux à s'abstenir?


Pour la première question, la réponse est sûrement qu'aujourd'hui nombre de ces mécontents possèdent quelques bases d'économie, même à un niveau scolaire, et qu'ils savent donc que les changements de société prônés par le PC ou EELV ne tiennent que de l'utopie et ne sont pas viables...
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 07:49

Nombre de mécontents sont abstentionnistes ou votent contre le système en place. Cela fait moins de voix pour les partis qui ont été déjà affiliés à des gouvernements.

Ceci étant si c'est ni Macron ni Juppé qui peuvent porter la cause de jours meilleurs qui va le faire? Smile
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 13:42

Pour les jours meilleurs il faudra attendre !

Vu nos dettes, notre déficit, les dépenses électorales qui pleuvent et le clientélisme gourmand à satisfaire... il faudra bien un jour ou l'autre se résoudre à dire la vérité et à remettre en cause le fonctionnement de la boutique.
Nous ferons alors avec 20 ans de retard et une économie plombée ce que d'autres (qui s'en sortent) ont fait dans un contexte international plus favorable... il est vrai qu'à l'époque pinpin répartissait "la cagnotte" .

En matière de candidats à la reprise de la maison France en faillite je ne vois pas à quel titre l'affaire devrait revenir à Macron ou à Juppé.

Il y a pléthore de candidats à droite, des primaires peut être en vue à gauche, des candidats déclarés ou non dans d'autres partis : centre, droite non républicains, gauche diverses, écolos peut être et droite dite extrême sans doute...

NOus allons vivre des moments intéressants si les coutures du costume ne craquent pas avant.

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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 15:47

Allez va, si pas Macron ou Juppé , Lemaire?

A l'image d'Emmanuel Macron, Bruno Le Maire souhaite mettre fin à "la garantie bureaucratique de l'emploi à vie".

Extraits du dernier livre de Bruno Le Maire. Le candidat Républicain compte aussi supprimer 1 million d'emplois publics sur 10 ans (on compte actuellement 5,6 millions de fonctionnaires).

Privatiser les missions de Pôle emploi

Pour l'ancien conseiller de Dominique de Villepin, il est urgent de confier le placement des chômeurs à des organismes privés spécialisés dans ce domaine. Pôle emploi se contenterait de son côté de verser les allocations. "Quelle que soit la qualité de ses 56.000 agents, ils ne sont pas outillés pour aider les chômeurs à retrouver rapidement un emploi",, ajoutant que les charges supplémentaires seraient financées par une baisse de la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi.

Créer une "allocation sociale unique" remplaçant toutes les aides sociales

Pour éviter que les personnes soient incitées à cumuler les aides sociales plutôt que de travailler, Le Maire a avancé récemment dans l'Opinion l'idée de créer une "allocation sociale unique", qui regrouperait l'ensemble des prestations touchées par une personne et serait plafonnée à deux tiers du Smic.

Supprimer les régimes spéciaux de retraite de la fonction publique

L'élu de l'Eure compte supprimer les régimes spéciaux de retraite dont bénéficient notamment les agents de la SNCF et de la RATP. Un dossier sur lequel chaque gouvernement a toujours avancé avec précaution jusque-là. Il avait aussi prôné dans un entretien à Notre Temps une augmentation de l'âge légal de départ (sans toutefois donner de chiffre précis) et défendu l'idée d'un système par point (comme c'est déjà le cas pour les régimes complémentaires Agirc et Arrco).

Fiscalité : hausse des droits de succession, baisse des droits de donation

"Valorisons le risque et la transmission plutôt que la rente et le confort", explique Bruno Le Maire dans son livre. Pour cela, il suggère notamment de supprimer tout droit de donation aux enfants et petits-enfants pour les ménages modestes et les classes moyennes, tout en augmentant en parallèle les droits pesant sur les successions.

A suivre à l' occasion Fillon.


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 18:21

Merveilleux !

Alors que chaque jour amène un motif de mécontentement
Que chaque jour nos gouvernants nous pondent une bourde
Que nous défonçons les barrières de la logique en permanence
Que le désordre est dans les rues de nos villes
Que l'on peut étant des truands bloquer et dégrader des auto routes
Que nous avons des pans entiers de la population qui refusent nos lois et vivent tranquillement en marge de la société dans des zones de non droit
Que le pays est en crise économique et financière
Que le terrorisme fait des victimes par centaines

On passe sous silence les carences de l'actuel gouvernement dont on se demande quel est son programme mais on daube sur la compétence des uns ou des autres (surtout de droite d'ailleurs) à être de potentiels incapables à gouverner alors que l'on ignore même si le moment venu ils seront effectivement candidats.

On recommence comme avec sarko : tout sauf... et c'est reparti.
Nous en sommes à recevoir des leçons sur le mauvais programme de ceux qui ne sont pas encore officiellement en course et du désastre qui surviendrait si...

Lamentable !



Dernière édition par tonton christobal le Mar 12 Avr 2016, 19:32, édité 1 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 18:55

Bruno Le Maire a au moins un programme, ce qui n' est pas la cas pour tous et lui met ses idées en pratique :
Citation :
Le 3 octobre 2012, Bruno Le Maire démissionne de la fonction publique (corps des conseillers des affaires étrangères). Il considère que tout élu doit faire de même afin de promouvoir un « renouvellement des pratiques démocratiques ». Il dénonce une « logique de caste » qui permet aux hommes politiques membre de la fonction publique de pouvoir jouir d'une « sécurité totale » tout en demandant des efforts aux reste des Français.

Bruno Le Maire s'est positionné contre le cumul des mandats, y compris dans le temps. Il est lui même uniquement député de l'Eure, et à déposé un projet de loi en 2012 prévoyant une limitation de trois mandats successifs par élu
.
Pour l' instant il ne sont pas nombreux ceux qui ont eu ce courage. Quand aux programmes à gauche c' est le grand silence.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 20:21

C'est à dire que ceux qui veulent la place,  doivent plus que les autres indiquer ce qu'ils vont faire, les autres on le sait.

Il n'y a rien de lamentable a indiquer les chemins que chacun compte emprunter, Sarkozy et Fillon compris, pour mener leur politique. Ce n'est pas de ma faute quand même si Sarko et consorts veulent en découdre entre eux entre le plus ou le moins libéral parmi eux. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/03/30/25002-20160330ARTFIG00089-bruno-le-maire-enfonce-le-programme-de-francois-fillon.php

Par exemple François Fillon dit encore que  "La retraite à 65 ans, c'est la règle partout en Europe"
Tout cela pour justifier son programme économique.

Sur les 28 pays de l'Union, 16 ont effectivement instauré l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, en tout cas pour les hommes puisque beaucoup d'Etats membres permettent aux femmes de partir plus tôt. La retraite à 65 ans concerne donc une petite majorité de nos voisins, notamment le Royaume-Uni. Mais ce n'est pas une règle partout en Europe comme l'affirme l'ancien Premier ministre.

François Fillon évoque aussi la retraite à 67 ans. A l'heure actuelle, le seul pays dans ce cas au sein de l'Union européenne, c'est la Suède où l'âge légal de départ est flexible entre 61 et 67 ans. Ce qui en fait au passage le pays où l'âge légal de départ est à la fois le plus élevé et le plus bas au sein de l'Union européenne.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 21:02

Libellule a écrit:
C'est à dire que ceux qui veulent la place,  doivent plus que les autres indiquer ce qu'ils vont faire, les autres on le sait.

Il n'y a rien de lamentable a indiquer les chemins que chacun compte emprunter, Sarkozy et Fillon compris, pour mener leur politique. Ce n'est pas de ma faute quand même si Sarko et consorts veulent en découdre entre eux entre le plus ou le moins libéral parmi eux. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2016/03/30/25002-20160330ARTFIG00089-bruno-le-maire-enfonce-le-programme-de-francois-fillon.php

Par exemple François Fillon dit encore que  "La retraite à 65 ans, c'est la règle partout en Europe"
Tout cela pour justifier son programme économique.

Sur les 28 pays de l'Union, 16 ont effectivement instauré l'âge légal de départ à la retraite à 65 ans, en tout cas pour les hommes puisque beaucoup d'Etats membres permettent aux femmes de partir plus tôt. La retraite à 65 ans concerne donc une petite majorité de nos voisins, notamment le Royaume-Uni. Mais ce n'est pas une règle partout en Europe comme l'affirme l'ancien Premier ministre.

François Fillon évoque aussi la retraite à 67 ans. A l'heure actuelle, le seul pays dans ce cas au sein de l'Union européenne, c'est la Suède où l'âge légal de départ est flexible entre 61 et 67 ans. Ce qui en fait au passage le pays où l'âge légal de départ est à la fois le plus élevé et le plus bas au sein de l'Union européenne.

Au lieu de ne parler que des méchants de droite, parlez nous un peu des absents de gauche, il faut savoir équilibrer les remarques pour être partial.
Il me semble que notre gouvernement est en train de revoir (sans vouloir le dire) la retraite à 60 ans.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 22:43

mamiea a écrit:
Au lieu de ne parler que des méchants de droite, parlez nous un peu des absents de gauche, il faut savoir équilibrer les remarques pour être partial.
Il me semble que notre gouvernement est en train de revoir (sans vouloir le dire) la retraite à 60 ans.



Sachant qu'aujourd'hui et alors que le nombre de chômeurs de catégorie A est passé de 2 922 100 en mai 2012 à 3 591 000 en février 2016, on ne répétera jamais assez ces chiffres car derrière il y a des humains qui souffrent, nombre de salariés seniors se font jeter avant d'avoir atteint l'âge de la retraite... Pour ces derniers en attendant l'âge de la retraite c'est au mieux Pôle emploi et au pire Pôle emploi puis le RSA...

Avant de penser à reculer l'âge de la retraite, il faudrait donc déjà trouver des solutions pour relancer l'économie et réduire ce chômage endémique...


Dernière édition par a.nonymous le Mar 12 Avr 2016, 22:51, édité 1 fois
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 22:48

En matière de retraites, la gauche a montré son efficacité pour creuser toujours plus le déficit, et fuit ses responsabilités pour ce qui est de revenir à l'équilibre. Et clamer "nous abrogerons !" à chaque réforme de droite, et surtout n'en rien faire une fois revenu au pouvoir, cela revient à prendre les gens pour des imbéciles. Mais a permis aux démagos (aux élections locales aussi) de rester ou revenir au pouvoir jusqu'en 2012 ...

Hollande, en 2013, s'est contenté d'un bricolage qui a creusé un peu plus vite le déficit. Résultat actuel, patronat et syndicats raisonnables viennent de décider en pratique (par une décote sur les retraites complémentaires) que la retraite à taux plein passe à 63 ans. Seulement pour les salariés du privé bien sûr. La retraite du secteur public continuera à voir son (gros) déficit noyé dans celui du budget de l'Etat.

Le problème, à toujours freiner ou refuser la réforme, c'est qu'elle est d'autant plus douloureuse à la fin. Surtout pour les futurs retraités, car des réalités électorales simples à comprendre font que l'on épargne les retraités actuels, qui sont nombreux et votent beaucoup. Tout ça va mal finir.


Dernière édition par salamandre le Mar 12 Avr 2016, 23:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 22:52

@mamiea Macron un méchant de droite? Ah bon? J'ai commencé par lui. Smile J'ai même glissé quelques mots sur le programme du Fn, le plus gentil  et démagogique de tous pour les retraités. Pour ce fil j'ai pris l'option de présenter ceux qui parlent macroéconomie avant de parler politique. Si leur programme vous apparaît méchant, ç'est peut-être simplement que nous allons en subir les conséquences à marche forcée si le Medef ne sait pas tenir ses promesses en toute responsabilité.
http://www.marianne.net/apres-avoir-promis-1-million-emplois-pierre-gattaz-agite-menace-chomage-14-100240071.html

Enfin je dis cela je ne dis rien. Beaucoup tapent sur Hollande alors qu'il a fourni la boîte à outils mais que peu à droite ont choisi de s'en servir. La relance par la compétitivité et l'emploi...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 23:28

Libellule a écrit:
@mamiea Macron un méchant de droite? Ah bon? J'ai commencé par lui. Smile J'ai même glissé quelques mots sur le programme du Fn, le plus gentil  et démagogique de tous pour les retraités. Pour ce fil j'ai pris l'option de présenter ceux qui parlent macroéconomie avant de parler politique. Si leur programme vous apparaît méchant, ç'est peut-être simplement que nous allons en subir les conséquences à marche forcée si le Medef ne sait pas tenir ses promesses en toute responsabilité.
http://www.marianne.net/apres-avoir-promis-1-million-emplois-pierre-gattaz-agite-menace-chomage-14-100240071.html

Enfin je dis cela je ne dis rien. Beaucoup tapent sur Hollande alors qu'il a fourni la boîte à outils mais que peu à droite ont choisi de s'en servir. La relance par la compétitivité et l'emploi...
Par contre à gauche on ne tape pas sur Hollande qui nous a fourni une belle boite à outils sans les outils et sans mode d' emploi!!! Il doit être le seul à savoir.

Macron se défini lui-même ni à Gauche ni à Droite et pour l' instant je ne vois pas son programme. Quand a Gattaz libre à chacun de croire (ou non) a ses campagnes de pub.

Pour ce qui est des retraites, nul besoin de sortir de l' ENA pour savoir que le Baby Boom n' est pas éternel et que derrière les actifs allaient être moins nombreux et donc que les recettes allaient diminuer. On peut toujours taxer les actifs mais il y a des limites, réduire les pensions (c' est le cas depuis plus de 30 ans) en changeant les modes de calculs. Par contre on peut se cacher derrière son petit doigt en laissant au suivant la "patate chaude", il y a toujours un moment où l' on se brûle.
Reporter la faute sur le précédent n' est pas glorieux et fait preuve de couardise, et ce que ce soit de droite ou de gauche car tous y ont leur part.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 23:44

mamiea a écrit:

Par contre à gauche on ne tape pas sur Hollande qui nous a fourni une belle boite à outils sans les outils et sans mode d' emploi!!! Il doit être le seul à savoir.

Macron se défini lui-même ni à Gauche ni à Droite et pour l' instant je ne vois pas son programme. Quand a Gattaz libre à chacun de croire (ou non) a ses campagnes de pub.

Pour ce qui est des retraites, nul besoin de sortir de l' ENA pour savoir que le Baby Boom n' est pas éternel et que derrière les actifs allaient être moins nombreux et donc que les recettes allaient diminuer. On peut toujours taxer les actifs mais il y a des limites, réduire les pensions (c' est le cas depuis plus de 30 ans) en changeant les modes de calculs. Par contre on peut se cacher derrière son petit doigt en laissant au suivant la "patate chaude", il y a toujours un moment où l' on se brûle.
Reporter la faute sur le précédent n' est pas glorieux et fait preuve de couardise, et ce que ce soit de droite ou de gauche car tous y ont leur part.





Comme le prof de teuton J-M AYRAUD a été viré plus personne n'y comprend rien.



Dernière édition par tonton christobal le Mer 13 Avr 2016, 02:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 23:51

@mamiea . On est à peu près d'accord. Reste que maintenant il faut sauter le pas après quelques décennies d'attentisme dont pas mal de monde a profité. Seule la lecture attentive des programmes (Macron est de mèche avec l' Institut Montaigne) va permettre de se déterminer en 2017, pas de nouvelles supputations ou promesses puisque la boucle est bouclée. Personnes n'en attend, tout le monde voulant du concret. Si Hollande décide d'y retourner ce ne sera peut-être pas avec Valls.

Tony Blair est british, pas teuton.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mar 12 Avr 2016, 23:55

mamiea a écrit:
Pour ce qui est des retraites, nul besoin de sortir de l' ENA pour savoir que le Baby Boom n' est pas éternel et que derrière les actifs allaient être moins nombreux et donc que les recettes allaient diminuer.

Nos enarques ont manqué de "vision" en terme de démographie mais ils en ont aussi manqué en terme d'économie en n'anticipant pas les conséquences de l'Union et de la mondialisation....

Pendant plus de quarante ans chaque élections a été l'occasion de nous chanter une berceuse mais aujourd'hui le réveil est dur...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 13 Avr 2016, 00:33

a.nonymous a écrit:


Nos enarques ont manqué de "vision" en terme de démographie mais ils en ont aussi manqué en terme d'économie en n'anticipant pas les conséquences de l'Union et de la mondialisation....

Pendant plus de quarante ans chaque élections a été l'occasion de nous chanter une berceuse mais aujourd'hui le réveil est dur...

Pas du tout nous avons un intervenant que espère les "jours meilleurs" après la prochaine élection... sans doute en gardant les mêmes.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 13 Avr 2016, 00:53

Un enarque parmi nous?Ah bon? Non quelques échanges pré électoraux comme toujours sur ce forum pour ce que j'en sais.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 13 Avr 2016, 01:46

a.nonymous a écrit:
Sachant qu'aujourd'hui et alors que le nombre de chômeurs de catégorie A est passé de 2 922 100 en mai 2012 à 3 591 000 en février 2016, on ne répétera jamais assez ces chiffres car derrière il y a des humains qui souffrent, nombre de salariés seniors se font jeter avant d'avoir atteint l'âge de la retraite... Pour ces derniers en attendant l'âge de la retraite c'est au mieux Pôle emploi et au pire Pôle emploi puis le RSA...

Avant de penser à reculer l'âge de la retraite, il faudrait donc déjà trouver des solutions pour relancer l'économie et réduire ce chômage endémique...


Une petite précision...

Le salarié qui a la malchance de se faire jeter avant l'âge de la retraite et donc de se retrouver à Pôle emploi, par exemple si comme cela arrive son emploi a été donné à un roumain ou à un indien coûtant bien moins cher que lui, se verra imposer par Pôle emploi de prendre sa retraite dès qu'il aura atteint l'âge de celle-ci...

Ensuite et depuis le 1er juillet 2015, ce retraité malgré lui ne pourra plus même si il retrouve un emploi salarié et même si il cotise de nouveau aux caisses de retraite cumuler de nouveaux  droits...

Sa retraite sera donc  figée à ce qu'elle était au moment où Pole emploi l'a obligé à la prendre...

En revanche, celui qui a la chance d'être salarié à l'âge de sa retraite peut lui décidé de prolonger pour cumuler de nouveaux droits...

Voir: https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F13243#N100FC
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 31 Aoû 2016, 06:47

http://m.slate.fr/story/122835/macron-presidentielle

En sus le texte de l'allocution en clair
Mardi 30 août 2016.

J’ai présenté cet après-midi au Président de la République ma démission du poste de Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique.

Je l’ai remercié de m’avoir permis de servir mon pays pendant deux années intégralement dédiées à la reconstruction de notre économie, dans le cadre de l’action du gouvernement conduit par le Premier ministre.

J’ai consacré toute mon énergie à mener les combats que l’on m’a autorisé à livrer. Je l’ai fait à la tête d’une équipe et d’une administration que je veux ici saluer. Rien n’aurait été possible sans la mobilisation exceptionnelle des agents du Ministère et le dévouement sans faille des membres de mon cabinet. Ce sont les artisans quotidiens de l’action publique. Je n’oublierai jamais leur engagement.

C’est grâce à leur abnégation que nous avons fait bouger les lignes.

Au niveau international, pour changer l’image de notre pays auprès des investisseurs et des innovateurs grâce à plusieurs dizaines de déplacements – l’incroyable réussite de la French Tech, qui a permis de faire émerger partout sur notre territoire une nouvelle génération d’entrepreneurs, en est l’illustration.

Sur le plan européen, pour donner à nouveau des perspectives à une Union qui doit recommencer à avancer si nous ne voulons pas qu’elle se délite définitivement – la décision du peuple britannique de la quitter doit à cet égard ouvrir une nouvelle page de l’aventure européenne.

Sur le plan national, en libérant de nombreux secteurs grâce à la loi pour la croissance, l’activité, et l’égalité des chances économiques. En soutenant les entrepreneurs, et particulièrement les PME, les artisans et les petits commerçants. En menant des restructurations industrielles de grande ampleur avec un volontarisme lucide.

Finalement, en redonnant à l’Etat la place qui doit être la sienne dans l’économie : concepteur du cadre et arbitre du respect des règles pour que les petits aient une chance face aux gros ; aiguillon de l’investissement pour déployer une politique industrielle adaptée au XXIème siècle, favorisant l’innovation ; actionnaire intraitable et sans complaisance avec les dirigeants d’entreprise ; promoteur de la concurrence lorsqu’elle permet de lutter contre la rente ; béquille pour ceux qui ont connu l’échec et accélérateur de la réussite entrepreneuriale.

Pour autant, je n’ai pas tout réussi.

Certaines entreprises ont connu la faillite, et leurs salariés le chômage – je pense notamment à la société Sambre et Meuse, qui n’a pas été sauvée malgré tous nos efforts. J’ai parfois échoué à faire partager la nécessité que j’éprouvais de poursuivre et même d’amplifier notre travail de transformation en profondeur de notre économie.

Mais je suis fier, au sein de l’action du gouvernement, d’être parvenu à apporter des changements concrets dans la vie des Français. D’avoir construit avec les parlementaires et les partenaires sociaux une vraie relation de travail, pour bâtir ensemble la loi croissance, la mettre en application – c’est désormais chose faite, dans des délais records – et en évaluer les effets dans la durée. J’ai partagé le soulagement des salariés des entreprises qui ont pu redémarrer, comme Arc international ou les « Chantiers de l’Atlantique ». J’ai mis en valeur des réussites, individuelles et collectives. Tous ces résultats contribuent au redressement de notre économie.

J’ai cependant touché du doigt les limites de notre système politique : il pousse à des compromis de dernière minute car le travail d’explication est rarement mené ; il fait la part belle aux peurs des uns et des autres, à défaut d’avoir construit un consensus idéologique et de fond ; il produit des solutions imparfaites, et fait trop souvent abstraction de la simple réalité. Toutes ces limites ont construit notre impuissance collective et le fait que nous ne puissions pas aller plus loin, a fortiori dans une année pré-électorale.

La France vit pourtant des circonstances exceptionnelles : au risque de déclassement individuel, à la menace de déclin collectif, s’est ajouté un danger physique pour les Français depuis que notre pays est attaqué par le terrorisme. La réponse à ce triple défi est évidemment sécuritaire, mais elle est aussi morale et civilisationnelle. Nous n’avons tout simplement pas le droit, dans cette situation, de répliquer les comportements qui ont toujours eu cours, de penser que l’organisation politique serait quant à elle immuable. Ce serait le meilleur moyen de livrer notre pays aux extrêmes. C’est la raison pour laquelle je souhaite aujourd’hui entamer une nouvelle étape de mon combat, et construire un projet qui serve uniquement l’intérêt général.

Ce projet nécessite d’abord de rassembler toutes celles et ceux qui le partagent, et ont en commun les valeurs qui le fondent – quelle que soit leur sensibilité politique, et même s’ils ne croient plus à la politique : c’est pour cela que nous avons créé En Marche.

Mais ce projet nécessite aussi des transformations en profondeur de notre système politique, économique, social, qui demeure trop largement bloqué – chacune et chacun peut l’éprouver dans sa vie quotidienne, et en premier lieu les trop nombreux Français qui sont au chômage. Les blocages sont sectoriels, techniques, idéologiques et politiques. Or, dans notre pays, dans notre Vème République, le seul moment où les débats nécessaires pour décider ces transformations peuvent utilement avoir lieu sont les campagnes présidentielles.

Il faut, pour susciter et mener ces débats, être libre de formuler à la fois un diagnostic sans concession de l’état de la France, et un plan de transformation qui permette de remédier à nos faiblesses et d’accroître nos forces, qui sont bien plus nombreuses qu’on se plaît à le dire. Ce travail d’intérêt général doit être mené, avec méthode, dans chacun des domaines structurants pour notre avenir collectif. Loin du fracas que nous connaissons trop souvent, sans les facilités d’une vie politique qui ne cherche plus à s’occuper du pays mais simplement à vivre au rythme de ses propres soubresauts.

C’est pourquoi cette démarche n’est pas compatible avec l’appartenance à un gouvernement qui restreint l’action au strict champ de compétence ministérielle, ni avec l’indispensable solidarité qui s’impose à un Ministre.

J’ai donc choisi de présenter ma démission. Je mesure la gravité de cette décision et l’ai longuement mûrie. Il eût été plus facile de rester dans le confort de Bercy, mais je fais le choix de prendre mes responsabilités.

Ce n’est pas un choix dirigé contre les années que j’ai passées à l’Elysée ou au Ministère de l’Economie. J’en suis fier. J’ai au contraire eu l’occasion de dire au Président de la République que je suis convaincu que les Français lui rendront justice d’avoir fait face à des difficultés exceptionnelles.

C’est un choix pour être libre, et responsable. Etre libre de dire, de proposer, d’agir. Etre responsable d’une nouvelle offre qui doit construire un nouvel espoir. C’est une nouvelle étape qui commence, pour laquelle j’aurai besoin de toutes les bonnes volontés. Dès la fin du mois de septembre, je présenterai le diagnostic de la France, construit avec l’aide des dizaines de milliers de Français que les adhérents d’En Marche sont allés interroger. Je proposerai ensuite des actions en profondeur et en cohérence avec la vision que nous portons. C’est donc un projet ancré dans le réel, exigeant, redonnant à la France sa place, loin des jeux tactiques et d’appareils, que je veux porter.

C’est un choix engageant. Car notre pays mérite de prendre pour lui des risques. Car je suis déterminé à tout faire pour que nos valeurs, nos idées, notre action puissent transformer la France dès l’année prochaine.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 31 Aoû 2016, 07:18

Le bal des faux culs était ouvert depuis un moment. Nous avions les faux culs de gauche, les mêmes de droite... on peut s'y retrouver on sait à qui nous avons à faire.

Si micron se présente à la présidentielle il y a une inconnue au problème :
doit il aller à la primaire de gauche ou à celle de droite... parce que tel que c'est parti la question se pose. C'est une boutade il va y aller en solo comme un grand.

Il est jeune mais pour "tuer le père" il a fait fort.
Flanbi doit avoir une démangeaison dans le dos avec la lame de couteau de 25 Cm que son poulain lui a planté dans les endosses.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 31 Aoû 2016, 08:00

Juppé ou Macron ? A suivre. Intendance prévue pour tous les candidats. Même eux. A+ Smile
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 31 Aoû 2016, 08:06

C'est la débandade ! courage fuyons !

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George Pau-Langevin donne sa démission du ministère des Outre-Mer
AFP, publié le mardi 30 août 2016 à 20h14
Gouvernement: George Pau-Langevin quitte le ministère des Outre-mer, arrivée de Ericka Bareigts première ministre réunionnaise à ce poste
La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin a démissionné mardi à la surprise générale, quelques heures après un point-presse de rentrée, laissant son poste à Ericka Bareigts, qui devient la première Réunionnaise à occuper ce poste.
Dans un communiqué, l'Elysée a annoncé mardi que la ministre de l'Outre-mer George Pau-Langevin avait souhaité "mettre un terme à ses fonctions ministérielles pour des raisons personnelles".
Mme Pau-Langevin, 67 ans, avait fait part depuis quelque temps de sa volonté de récupérer son poste de député de la 15e circonscription de Paris (XXe arrondissement), actuellement détenue par sa suppléante, la frondeuse Fanélie Carrey-Conte, et elle souhaitait quitter le gouvernement à l'automne, a-t-on précisé dans son entourage mardi.
Mais le départ d'Emmanuel Macron mardi a précipité les choses, l'exécutif ne souhaitant pas faire deux remaniements à quelques mois d'intervalle et juste avant l'élection présidentielle. "Personne ne pensait que ce serait aujourd'hui", a-t-on assuré de même source.  
Sa démission a d'autant plus surpris que la ministre avait tenu quelques heures avant cette annonce un point-presse de rentrée au ministère des Outre-mer, au cours duquel elle avait évoqué les prochains dossiers, comme la création de la future Cité des Outre-mer, promesse de campagne de François Hollande, dont le lieu doit être prochainement annoncé, ou encore la loi Egalité réelle Outre-mer, qui doit être examiné en séance publique le 4 octobre.  
La ministre, qui se félicitait d'entamer sa "troisième rentrée", devait aussi recevoir samedi au ministère la 2e édition du "Campus Outre-mer" destiné à aider les étudiants ultramarins. Elle n'avait pas laissé supposer un quelconque départ, se contentant de confier son envie de retrouver son poste de député et cultiver sa passion pour "le droit".
Dans un communiqué, elle a précisé vouloir "retrouver le contact avec le terrain".
- "énorme envie"-
Née à Pointe-à-Pitre, Mme Pau-Langevin avait été sur la sellette lors du remaniement de février, mais elle avait finalement conservé son ministère, obtenu en avril 2014 après le départ du socialiste Victorin Lurel, parti tenter la bataille des régionales en Guadeloupe. Avant les Outre-mer, Mme Pau-Langevin avait été ministre déléguée à la Réussite éducative.
Dans son communiqué, le Président de la République l'a remerciée "pour la politique qu'elle a menée pour les Outre-mer". Mme Pau-Langevin, a notamment présenté plusieurs "plans" Outre-mer: Plan Jeunesse (dont elle devait faire le bilan jeudi), Plan logement, Plan Santé, Plan Sécurité. Elle a notamment dû désamorcer la crise à Mayotte en avril dernier, lorsqu'un conflit social a paralysé l'île pendant plusieurs semaines, combiné à plusieurs nuits de violences urbaines.
A 49 ans, Ericka Bareigts, qui lui succède, est la première ministre des Outre-mer issue de la Réunion. "très heureuse d'avoir été choisie", la nouvelle ministre a expliqué à l'AFP avoir "une énorme envie et une énorme énergie". "Mais je sais les combats qui sont devant moi ", et notamment celui pour l'Egalité réelle, "plus fort qu'ailleurs dans les Outre-mer parce que les inégalités sont plus fortes".  
Avant son entrée au gouvernement en février, elle était une députée engagée de longue date au PS et active à l'Assemblée entre autres sur les sujets ultramarins. Elle a par ailleurs siégé au Conseil représentatif des français d'Outre-mer (Crefom), puissant lobby d'outre-mer, dont elle a été la vice-présidence.
Mme Bareigts avait été au centre d'un moment fort dans l'hémicycle en septembre 2015. Quelques jours après les propos de Nadine Morano sur la France, "pays de race blanche", elle a lancé: "Pour moi, députée noire de la République, la France décrite par Mme Morano, n'est pas la mienne", déclenchant une ovation debout de la gauche.
Elue conseillère régionale en 2010, et députée de la première circonscription de La Réunion en 2012, elle a aussi été secrétaire nationale du PS aux outremers.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 17 Nov 2016, 18:50

Message posté aussi dans Disrupter l'offre politique   Aujourd'hui à 07:38


Macron semble donc vouloir y aller. Quand à droite la primaire semble évoluer vers un match à trois.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 17 Nov 2016, 21:40

http://m.nouvelobs.com/politique/election-presidentielle-2017/20161108.OBS0914/emmanuel-macron-annonce-ses-8-mesures-chocs-dans-l-obs.html

Avec en interne le lien vers l'entretien intégral au journal

1Autonomie des établissements dans le primaire
... il prône "une vraie autonomie pédagogique pour les établissements" (méthodes différentes, plus de profs par classes...). Il faut selon lui leur donner "beaucoup plus de moyens et beaucoup plus d’autonomie. Il faut arrêter de saupoudrer et assumer d’y investir de façon différenciée. [...]"


2Réforme de la carte scolaire
. "On doit absolument la faire évoluer", affirme-s’appuyant sur l’exemple d’une mère de famille de La Paillade, à Montpellier : "Moi, avec la carte scolaire, je n’ai pas le droit de mettre mon gamin à l’école en centre-ville, c’est injuste. Il n’y a plus de petits blonds dans nos écoles".

3Durée du travail en fonction de l’âge
"Il faut s’adapter aux individus. On peut ainsi imaginer que les branches professionnelles négocient une possibilité pour les salariés qui le souhaiteraient de travailler moins à partir de 50 ou 55 ans : 30 heures, 32 heures, pourquoi pas ? En revanche, quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas long. Il faut donc plus de souplesse, plus de flexibilité."

4Fin des 35 heures pour les jeunes
"Quand on est jeune, 35 heures, ce n’est pas assez. On veut travailler plus, on veut apprendre son job. Et puis, il y a un principe de réalité. Un entrepreneur raisonne ainsi : ce jeune n’est pas qualifié, je veux bien l’embaucher mais il va apprendre son job en entrant dans mon entreprise, donc il faut qu’il effectue davantage d’heures."

5Retraite à la carte
"Il faut pouvoir moduler selon les individus et les situations. Si on se contente d’appliquer des critères de pénibilité de manière arbitraire, on ne fera que recréer des régimes spéciaux."

6Droit au chômage pour les travailleurs indépendants et les autoentrepreneurs "Nous devrons donner des droits nouveaux et rentrer dans une logique beaucoup plus transparente, qui ne sera plus pensée en fonction de la durée et du montant des cotisations, mais qui protégera des aléas de la vie professionnelle ceux qui aujourd’hui ne sont pas couverts. En particulier ceux qui sont au régime de la microentreprise ou les indépendants."

7Droit au chômage en cas de démission
Si le programme d'Emmanuel Macron est appliqué, les salariés au bord du burn-out n’auront plus peur de démissionner de leur emploi : ils auront eux aussi droit à des allocations.


8Nationalisation de l’Unédic
"Il est hypocrite de prétendre que l’assurance-chômage est encore un système paritaire : ce régime est en déficit permanent [...] et c’est l’Etat qui en garantit in fine l’équilibre financier [...] Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités et gère lui-même l’Unedic. Car il n’y a rien de pire qu’un système où celui qui décide n’est pas celui qui paie."
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 17 Nov 2016, 23:05

je ne savais pas que les ecolos en mal de leader se tournait vers Macron, why not
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 17 Nov 2016, 23:55

thierry a écrit:
je ne savais pas que les ecolos en mal de leader se tournait vers Macron, why not

L'étiquette n'a qu'une importance relative.
L'important est de trouver le bon wagon, d'y monter, de trouver une bonne place pour voyager et à l'arrivée d'avoir la sinécure "bien méritée"...

En examinant le cursus politique de nos dirigeants on constate que si les ânes ne changent pas d'avis en politique ils sont super intelligents. Pour tirer des bords et louvoyer ils laissent le regretté Tabarly loin derrière.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 18 Nov 2016, 00:00

thierry a écrit:
je ne savais pas que les ecolos en mal de leader se tournait vers Macron, why not

Fournir de l'info sur tous les candidats putatifs sur un forum fait partie de ma culture personnelle et citoyenne.

Car je crois que se contenter à des visions strictement partisanes n'éclaire pas assez sur les programmes des uns et des autres qu' il convient de démasquer.

A droite c'est entre autre de se simplifier la vie : on supprime des fonctionnaires par centaines de milliers, on accorde des avantages fiscaux aux entreprises, on se fout de gérer là pauvreté, mais on aide les plus fortunés à le rester. Et puis on envisage la hausse de la tva pour que tous les ménages soient touchés. On dit aux collectivités , démerdez-vous, on vous montrera du doigt si vous augmentez vos impôts, après que l'Etat ait reduit des dotations.

Sarkozy annoncant qu'il prendrait comme premier ministre Baroin, l'actuel président de l'association des maires de France... C'est que les discourse vont se policer... Relever les programmes et les paradoxes des programmes a du bon.

Pour le reste on n'en est pas encore prendre position sur les qualifiés pour l'élection, elle même, mais à parler de candidats aux primaires, et de ceux qui sont en quête des 500 signatures (obligatoires) pour "challenger". Griller les étapes ne sert à rien. Suivre le rythme de l'actualité me parait raisonnable.

Jadot a eu sa fenêtre, Mélenchon va avoir la sienne, - les militants votent le 24-, les candidats à la primaire des socialistes et des écologistes auront la leur.

Ce soir on va revoir les Sept de l'autre primaire...

Autant poster au meilleur endroit en fonction du nom côté et du déroulé de l'actualité.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 18 Nov 2016, 04:23

Bon, on va répondre au catalogue des idées reçues qui fait l'actuel succès de la gauche de gouvernement: + 600 000 chomeurs en 4.5 ans, sans a voir a subir de crise économique

Libellule a écrit:
A droite c'est entre autre de se simplifier la vie : on supprime des fonctionnaires par centaines de milliers,

Et oui fonction publique qui pèse sur la production de richesse (les entreprises), qui entraine une baisse de compétitivité et des fermetures d'entreprises et des non créations d'emploi. Il y a un lien direct entre le poids de la fonction publique et la création de pauvreté.


Libellule a écrit:
on accorde des avantages fiscaux aux entreprises,

Et oui, on redonne de la marge aux entreprises, pour qu'elle se développent et créent de l'emploi. C'est mieux que des chômeurs non?

Libellule a écrit:
on se fout de gérer là pauvreté, mais on aide les plus fortunés à le rester

Depuis les années 80, on a la veille ideologie: plus on taxe les riches, moins y a de pauvres.

On a taxé, taxé et re taxé (surtout depuis 2012) pour quel résultat sur la pauvreté???? La paradigme (comme on dit chez les biens pensants) serait il faux?


Libellule a écrit:
. Et puis on envisage la hausse de la tva pour que tous les ménages soient touchés

Et oui a va faire peser le système de protection social sur les biens importés qui aujourd'hui en sont exonérés. C'est vrai que de financer la protection sociale sur le travail, ça marche super bien: +600 000 chômeurs en 4.5 ans;


.
Libellule a écrit:
On dit aux collectivités , démerdez-vous, on vous montrera du doigt si vous augmentez vos impôts, après que l’État ait réduit des dotations.  

ET oui on va dire aux collectivités faire mieux avec moins. On va leur dire soyez efficace (je sais c'est un gros mot).

Et oui depuis 2008 les salariés du prive se serrent la ceinture, perdent leur emploi, en un mot subissent la crise. Et face à cela on a les rentiers de la république;
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 18 Nov 2016, 06:27

Du Sarkhollande. En fait. A raison de quelques centaines de milliers de chômeurs en sus par mandant, des marges des entreprises qui ne se reconstituent pas. Des collectivités qui ne portent plus l'investissement, des pans entiers de nouveaux précaires, avec uberisation de tout les services et métiers, ... Avec amplification de ces phénomènes pour les 5 ans qui courent si on ne disrupte pas l'offre politique. Bien vu.***

En vue, à droite toute du nationalisme social type année 30. A gauche trop de candidats pour l'instant si chacun s'entête à ne pas chercher une solution du possible.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 18 Nov 2016, 07:11

thierry a écrit:
Et oui a va faire peser le système de protection social sur les biens importés qui aujourd'hui en sont exonérés.

Sur l'utilité de ce basculement cotisations sociales vers tva, ce qui me désole vraiment, c'est qu'il y ait encore autant de gens à gauche qui font semblant de ne pas le comprendre (ou alors ils n'ont toujours pas compris, mais là c'est encore plus grave).
Ceci dit, en France la tva est déjà élevée, comparée à l'Allemagne qui avait augmenté la tva de 3%, mais en passant de 16 à 19 de mémoire pour baisser les cotisations. Il va falloir calculer précisément ce qui est possible ici. Penser à la CSG aussi ? Et pour le reste, on baisse les dépenses publiques ! Reste à bien choisir lesquelles.

si l'investissement que la collectivité (municipalité) ne peut plus porter c'est le théâtre du boulevard Gallieni, pas de problème pour moi, on peut remettre à plus tard. Je me contenterai de la salle J. Brel, bien que l'actuel maire-adjoint à la culture en ait dit beaucoup de mal.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Ven 18 Nov 2016, 19:20

Libellule a écrit:
Du Sarkhollande. En fait. A raison de quelques centaines de milliers de chômeurs en sus par mandant, des marges des entreprises qui ne se reconstituent pas. Des collectivités qui ne portent plus l'investissement, des pans entiers de nouveaux précaires, avec uberisation de tout les services et métiers, ... Avec amplification de ces phénomènes pour les 5 ans qui courent si on ne disrupte pas l'offre politique. Bien vu.***

En vue, à droite toute du nationalisme social type année 30. A gauche trop de candidats pour l'instant si chacun s'entête à ne pas chercher une solution du possible.

C' est le retour du balancier, la gauche n' a pas inversée la courbe du chômage (pour cela il aurait fallu qu' il y ait moins de "privé d' emplois" qu' avant la présidentielle), la réforme du système scolaire la aussi un renoncement avec des mesurettes qui n' ont rien a voir avec une véritable réforme (j' en ai souvent parlé).
Les divisions à droite et à gauche, les promesses non tenues ou démagogiques, sont du pain béni pour une Marine Le Pen qui n' a plus besoin de faire campagne puisque les autres le font pour elle et plutôt bien!!!
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 25 Jan 2017, 21:11

Si Benoît Hamon remportait la primaire de la gauche, Emmanuel Macron aurait un boulevard devant lui. Une occasion pour François Bayrou de refaire parler de lui.

François Bayrou n’a pas encore pris sa décision : il pourrait soutenir François Fillon, soutenir Emmanuel Macron ou encore se lancer. On imagine mal le maire de Pau rejoindre Fillon, dont le programme est, selon lui, « risqué pour l'unité de la société française et son redressement ».

« Si on s'alliait avec Macron, on ferait sauter la banque ! »

Quant à rallier le leader d’En Marche !, ce n’était pas envisageable en septembre : « Je suis absolument sceptique sur cette affaire, et quand je dis sceptique, c'est le mot le plus modéré que je puisse choisir », expliquait-il alors. « Ça ne marchera pas, parce que les Français vont voir ce que cette démarche signifie, ce qu'il y a derrière tout ça, derrière cet hologramme. » Comprendre : les électeurs préfèreront toujours l’original (Bayrou) à la copie (Macron).

Mais il semblerait que François Bayrou ait changé d’avis sur la question. « Si on s'alliait avec Macron, on ferait sauter la banque ! », aurait-il estimé, selon des propos rapportés vendredi 20 janvier par L'Opinion. « Je ne vais pas passer mon temps à l'insulter », aurait-il ajouté. Comment expliquer ce changement de ton ? Le président du Modem aurait-il peur de se ringardiser en se présentant contre celui qui incarne une nouvelle manière de faire de la politique au centre ?

Sa décision dépendra de l’accueil réservé à son livre

Le 1er février, François Bayrou devrait sortir un nouveau livre intitulé Résolution française aux éditions de l'Observatoire. Et c’est en fonction de l’accueil que lui réservera le public qu’il décidera ou non de se lancer seul. Mais de nombreuses voix, venant du Modem, ont d’ores et déjà fait savoir qu’il ne se présenterait pas. Dans son camp, on craint que la victoire ne soit pas possible avec la présence d’un Emmanuel Macron. Par ailleurs, le parti n’aurait plus les moyens de financer une campagne électorale.

Crédité de 5 à 7 % des voix dans les sondages, Bayrou ne semble pas en mesure de se confronter au nouveau petit chouchou des médias. Mais le comprendra-t-il ?

source http://www.politiquematin.fr/francois-bayrou-emmanuel-macron-presidentielle-centre-candidat-31457
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Gérard

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 25 Jan 2017, 21:21

Bayrou ne représente pas grand chose et ses soutiens sont faibles.
Je ne suis pas convaincu que son apport serait rentable dans l'opinion.

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Mer 25 Jan 2017, 21:26

Tout se discute, mais si il apporte 5% des voix à un candidat cela peut s'avérer déterminant.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 16:06

Je ne sais pas si l'apport de Bayrou a été déterminant lors de la dernière élection présidentielle... si tel est le cas y a t il lieu de le féliciter de son choix ?
Intéressante question à lui poser et que les électeurs devraient aussi se poser avant de suivre ses avis.
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matmut

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 20:59

Gérard écrit:
Citation :
Bayrou ne représente pas grand chose et ses soutiens sont faibles.
Je ne suis pas convaincu que son apport serait rentable dans l'opinion.

En effet si F.Bayrou ne représente pas grand chose en terme de représentativité élective, il reste populaire dans la pensée des gens qui se rappellent ses jugements avérés sur la dette et l’économie de notre pays. Ce n'est pas par hasard si ce, maintenant, modeste maire de Pau est régulièrement invité à s'exprimer sur les médias nationaux. Je pense que pour lui aller seul à la présidentielle serait effectivement aller au casse pipe mais apporter son soutient à E.Macron aurait une grande influence favorable sur l'opinion. Maintenant pour F.Bayrou qui ne doit sa survie politique qu'a son ego incommensurable apporter un soutient à E.Macron doit représenter un effort qu'il n'est peut être pas encore prêt à faire.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 21:32

Il fut un temps où un survivant du Modem local, le conseiller municipal Pierre Ramadier, s'exprimait sur ce forum. Maintenant, sans doute à cours d'arguments, il garde le silence, et se contente de lire. Il a peut être, comme d'autres, quitté le Modem... ou garde ses remarques comme David Dornbusch, Murielle Michon, Marion Legouy et d'autres. C'est dur de se positionner lorsque l'on se trouve dans les sables mouvants de l'actualité politique.

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mamiea

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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 21:48

matmut a écrit:
Gérard écrit:

En effet si F.Bayrou ne représente pas grand chose en terme de représentativité élective, il reste populaire dans la  pensée des gens qui se rappellent ses jugements avérés sur la dette et l’économie de notre pays. Ce n'est pas par hasard si ce, maintenant, modeste maire de Pau est régulièrement invité à s'exprimer sur les médias nationaux. Je pense que pour lui aller seul à la présidentielle serait effectivement aller au casse pipe mais apporter son soutient à E.Macron aurait une grande influence favorable sur l'opinion. Maintenant pour F.Bayrou qui ne doit sa survie politique qu'a son ego incommensurable apporter un soutient à E.Macron doit représenter un effort qu'il n'est peut être pas encore prêt à faire.

Avec une telle répartie, il me parrait douteux de voir un billet Macron/Bayrou :
http://lelab.europe1.fr/apres-avoir-dine-avec-emmanuel-macron-francois-bayrou-en-conclut-que-cest-un-hologramme-2853850 a écrit:
Après avoir dîné avec Emmanuel Macron, François Bayrou en conclut que c'est "un hologramme"
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 21:50

thierry a écrit:
je ne savais pas que les ecolos en mal de leader se tournait vers Macron, why not
suite

Le collectif de Cap21/Le Rassemblement citoyen choisit de soutenir à la présidentielle Emmanuel Macron.

Il est en effet clair que le vote en faveur de Yannick Jadot pouvait paraître naturel dans la mesure où, sur les questions écologiques nous partageons le même constat. Et même davantage, puisque Yannick Jadot a repris la thèse que nous soutenons à CAP21 depuis 20 ans, celle du mariage de l’économie et de l’écologie.

Ce n’est pas le choix que nous avons fait, et ce pour trois raisons. La première est la plus évidente. Notre premier souci est d’éviter une présidence Le Pen ou une présidence Fillon. A nos yeux, tout doit être fait pour lui permettre de battre si possible Marine Le Pen (plutôt que François Fillon) et d’être au deuxième tour de la présidentielle pour gagner.

La deuxième raison est de l’ordre de l’adhésion. Voilà 20 ans que notre mouvement plaide en faveur d’un dépassement du clivage droite/gauche en fonction du positionnement à l’égard des enjeux du XXIe siècle, caractérisé par la double révolution environnementale et numérique à laquelle s’ajoute aujourd’hui la question du terrorisme.

Dès lors, même si certains peuvent se gausser du parcours d’Emmanuel Macron, son projet et sa volonté s’inscrivent parfaitement dans notre logique. Dès lors, que ce soit sur le positionnement politique, libéral social ou sur la redistribution de pouvoir vers la société civile, nous sommes sur la même longueur d’onde.

La troisième raison tient à la personne d’Emmanuel Macron et l’espoir que je porte de pouvoir le faire évoluer sur les sujets environnementaux et sanitaires. Certes, Emmanuel Macron n’est pas un écologiste et ses choix et sorties en tant que ministre de l’Économie sur le diesel ou le nucléaire ne plaident pas en sa faveur. Mais, c’est un homme qui sait évoluer, écouter et changer de position s’il est convaincu.

La constitution du projet qui se fait aujourd’hui au sein des groupes de travail témoigne, d’une part, de la diversité de ses soutiens et, d’autre part, d’une compréhension des enjeux écologiques et sanitaires ainsi que climatiques et, par voie de conséquence, de la nécessité absolue de faire de la transition écologique un axe majeur du programme.

Telles sont les raisons qui m’ont conduite à faire le choix que j’ai fait et à le proposer à Cap21/Le Rassemblement citoyen, qui l’a accepté. Il y a bien sûr, comme dans tout choix, une part d’aléa que je mesure et que j’assume. Mais, je suis convaincue que le jeu en vaut la chandelle parce que la fougue et la force de conviction d’Emmanuel Macron, l’espoir qu’il suscite sont le meilleur rempart contre le Front national.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 22:00

Ceci dit l'heure est aux états d'âme un peu partout.

Les centristes seraient prêts à suivre Emmanuel Macron. La tentation est grande pour les sympathisants de l’UDI comme pour ceux du Modem, de se ranger derrière la bannière de l’ex-ministre de l’Economie. Un tiers des centristes de tout poil se disent intéressés par sa démarche.

«En marche, ce n’est pas un mouvement, encore moins un parti politique. Et sa démonstration de force Porte de Versailles, ce n’est qu’une réunion de "followers" agglutinés», déclare un cadre du Parti radical.

Jean-Christophe Lagarde a changé son fusil d’épaule. Après s’être dit prêt, en septembre, à discuter avec Macron, le patron de l’UDI a viré à 180 degrés. Il n’hésite pas à dénoncer un ensemble de propositions qui «manquent de travail». Mais au-delà de ces attaques, la tentation est grande chez les centristes de rejoindre les rangs de Macron.

Jean-Marie Cavada a, lui aussi, franchi le pas. «Lors de son dernier meeting, Macron a parlé pendant plus d’une demi-heure de l’Europe, constate, Olivier Mousson, président de la fédération UDI de Paris. Si Macron pique nos idées et nos militants, alors nos électeurs partiront et manqueront à Fillon.»

Jean Arthuis fait, lui, partie des ralliés de la première heure. Ministre de l’Economie de 1995 à 1997, longtemps président de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis possède au moins le mérite de la cohérence. En 2014, il décide d’abandonner son fauteuil au palais Médicis pour conduire la liste aux européennes dans le Grand Ouest. Fédéraliste convaincu, Arthuis n’a pas hésité une seconde à se ranger derrière Macron. Les deux hommes ont souvent eu l’occasion d’échanger dans les couloirs de Bruxelles et de Strasbourg : «C’est parce que nous partageons des visions totalement convergentes sur l’Europe que je me suis intéressé à sa démarche. Son positionnement politique est au cœur de la ligne politique des centristes.» Arthuis ajoute qu’aujourd’hui, le clivage n’est plus entre gauche et droite, «mais entre ceux qui sont persuadés qu’à l’heure de la mondialisation, seule l’Europe peut nous permettre de reprendre notre destin en main, et les autres».

Fin novembre, une poignée des jeunes de l’UDI ont publié une tribune pour annoncer leur soutien à la candidature Macron. Ils viennent de constituer le collectif «Au centre avec Macron» comme il existe «la Droite avec Macron». Ils disent être entre 250 et 300, et ils assurent que bon nombre de cadres seniors de l’UDI vont les rejoindre.

«Pour nous, les valeurs de l’UDI ne nous semblent pas compatibles avec le programme de Fillon», tranche Jonathan Blum, cadre suspendu des jeunes UDI. Le 10 janvier, des élus locaux Modem ont eux aussi - et sans l’accord de Bayrou - lancé un appel en faveur de Macron. Lequel a vu le député-maire UDI de Valenciennes, Laurent Degallaix, assister à son récent meeting de Lille. Avec l’accord bienveillant de Jean-Louis Borloo.

Christophe Forcari (Libération)
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 22:06

Troisième volet des bruits de couloir :

Chez les parlementaires socialistes, la logistique est déjà enclenchée. Plusieurs réunions ont d'ores et déjà organisées. Les hollandais se sont retrouvés au ministère de l'Education nationale, réunis autour du porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll. Et mardi matin, des parlementaires proches de l'aile droite du PS se sont rassemblés à l'Assemblée nationale avec Gilles Savary, député de Gironde. Au menu des discussions: la suite des événements en cas de victoire, probable, de Benoît Hamon au second tour de la primaire.

Pour nombre d'entre eux, soutenir celui qui incarne la victoire des frondeurs est tout bonnement impensable.

"C'est une gifle supplémentaire pour nous, après un quinquennat de souffrance: ceux qui ont plombé le quinquennat en sortent vainqueurs".

"Monter un machin altermondialiste avec Hamon pour dans dix ans, très peu pour moi", avance un autre. "La responsabilité du président est majeure, car il n'a jamais su trancher, remettre les frondeurs dans le rang. Il fallait qu'il tape du poing sur la table", s'agace auprès du Figaro le député de l'Eure François Loncle, qui envisage de rejoindre le camp Macron si Manuel Valls perd dimanche. "Si Hamon gagne la primaire, ce sont les frondeurs qui seront aux manettes. Comme réformateur, j'aurai le choix entre trahir mes convictions ou aller vers Macron", fait valoir quant à lui le député de l'Ardèche Pascal Terrasse.

Aussi, beaucoup l'affirment déjà: ils soutiendront Emmanuel Macron. Le leader du mouvement En Marche! est considéré par de nombreux parlementaires socialistes comme le seul en capacité de faire gagner la gauche à l'élection présidentielle. Un texte pour lancer ce ralliement est déjà en préparation pour publication rapide le cas échéant.

"Celui qui aujourd'hui est en train de faire la synthèse à la place du Parti socialiste s'appelle Emmanuel Macron", résume la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali, au micro de BFMTV. En cas de victoire de Benoît Hamon dimanche, leur ralliement sera effectif. Un texte serait d'ailleurs déjà en préparation, pour être publié dans les jours suivant le second tour.
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 22:46

@libellule,
Vous devriez ajouter aux bruits de couloir, les murmures des plateaux de télé.
Ségolène Royal a pratiquement fait une déclaration publique à Emmanuel Macron.

Je me pose la question si tous ces ralliements ( sous condition de défaite)  ne sont pas teintés de suspicion de recherche de postes législatifs?

Quand à Macron premier secrétaire du PS, je n' y croit pas les mammouths du parti ne le laisserai pas y arriver (quitte à bourrer les urnes).
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 22:51

Libellule a écrit:
ceux qui ont plombé le quinquennat en sortent vainqueurs".

On imagine sans peine ce qui arriverait si l'un des deux finalistes des primaires du PS l'emportait en mai. Les troupes de frondeurs sont déjà constituées, et la gouvernance serait impossible. C'est sans doute pour cela que la fin du PS est proche.

_________________
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MessageSujet: Re: Cours de macro(n)économie à l'institut Montaigne   Jeu 26 Jan 2017, 23:04

Libellule a écrit:
---/---
"La responsabilité du président est majeure, car il n'a jamais su trancher, remettre les frondeurs dans le rang. Il fallait qu'il tape du poing sur la table", s'agace auprès du Figaro le député de l'Eure François Loncle, qui envisage de rejoindre le camp Macron si Manuel Valls perd dimanche.
---/---


J'ai dit tocard...... sur toute la ligne......

Pour ce qui est de rejoindre Macron, attendons mais ce député ne sera sans doute pas le seul si ce n'est pas Valls qui est désigné candidat au deuxième tour de cette primaire de la "Belle alliance populaire"...
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