Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
AccueilAccueil  PublicationsPublications  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Partagez | 
 

 Disrupter l'offre politique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Disrupter l'offre politique   Mer 13 Avr 2016, 04:59


La Fabrique de l’Opinion

Plutôt que de verrouiller l’élection présidentielle, il faut disrupter l’offre politique Erwan Le Noan

Erwan Le Noan : «Les partis politiques français mourront s’ils ne se renouvellent pas. Ils dépérissent déjà : les adhérents les fuient, leur image se dégrade. Pour se protéger de leur déchéance, ils se constituent en cartel»

Erwan Le Noan: «De petites touches en réformes marginales, le marché politique reste fermé, protégé par des barrières institutionnelles qui se renforcent. Les acteurs en place assurent qu’aucun nouvel entrant ne viendra les perturber» © DR

Erwan Le Noan est consultant, membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique

Lorsqu’une entreprise ou une industrie peine à préserver sa rentabilité, plusieurs stratégies s’offrent à elle : certaines sont pro-concurrentielles et conduisent à réduire les coûts (en délocalisant la production) ou innover pour mieux satisfaire la demande (ce que font de nombreux opérateurs de la distribution face à la disruption numérique) ; d’autres, au contraire, visent à étouffer la compétition dans l’œuf soit en organisant un cartel (les exemples abondent dans les décisions de sanction de l’Autorité de la concurrence), soit en réclamant une réglementation protectrice (comme le font les taxis).

Ce qui est vrai des activités économiques l’est également de la vie politique. Il suffit d’y transposer le prisme de l’analyse concurrentielle : lorsque nos élus voient fondre leur demande électorale, au lieu de renouveler leur offre et de l’enrichir pour conserver leurs consommateurs (1), ils choisissent de les rendre captifs et de consolider leurs rentes en étouffant toute compétition. La majorité actuelle s’y emploie depuis 2012 dans une entente tacite avec l’opposition, en multipliant les barrières à l’entrée du marché politique : le cadenas qui la ferme est solidement verrouillé. Un nouveau tour de clé vient d’ailleurs d’être encore donné, ce 24 mars, par l’Assemblée nationale.

Premier verrou : celui du financement, resserré en 2013
Pour qui veut se lancer dans la vie politique, l’un des premiers défis est de trouver un financement : une campagne politique coûte cher. Sauf à disposer d’une fortune personnelle, il faut se tourner vers les banques ou des donateurs. Les premières sont plutôt frileuses : elles ne prêtent qu’aux riches et donc souvent qu’aux seuls candidats assurés de dépasser le seuil de 5 % des suffrages, qui garantit le remboursement public de la campagne ; en pratique, elles financent donc les partis déjà en place.

La générosité privée est limitée aux individus, les entreprises ayant été exclues depuis les affaires des années 1980 et 1990. Or, cette voie est semée de barrières, que la majorité de gauche a renforcées.

Jusqu’à une loi de 2013, un particulier pouvait donner jusqu’à 7 500 euros à chaque parti de son choix – d’où la multiplication des « micropartis ». Depuis, les dons sont plafonnés à 7 500 euros par an, par personne et par parti.

En clair, un milliardaire doit répartir cette somme entre les différents partis, là où auparavant il pouvait assurer le financement de plusieurs, quitte à donner à un nouvel entrant sympathique. L’émergence d’un mouvement national ne peut donc compter que sur ses propres moyens.

Appel numérique au peuple.

Le financement des « gros » donateurs n’est pas le seul à être contraint. En France, le crowdfunding des campagnes est exclu : la réglementation interdit qu’aucun intermédiaire ne se glisse entre le donateur et le parti bénéficiaire. Exit, l’appel numérique au peuple !
Pour les partis en place, cette législation n’est pas vraiment une contrainte : s’ils se privent comme les autres de financements privés, ils reçoivent, eux, des versements de l’Etat. Ils bénéficient ainsi de dotations publiques calculées en fonction de leurs résultats aux législatives et de leur nombre de parlementaires. Le Parti socialiste a ainsi ramassé 25,5 millions d’euros d’argent public en 2014, l’UMP 18 millions et le Parti communiste près de 3 millions (2). L’élection d’un député étant, dans le scrutin majoritaire à deux tours, réservée aux grands partis et leurs alliés, un nouvel entrant n’a aucune chance de bénéficier de cette manne.

Pour compléter ces revenus, les partis collectent des cotisations auprès de leurs élus, assises sur leurs indemnités, également versées par la collectivité : près de 13 millions d’euros pour le PS, 1,6 million pour l’UMP et 10,7 millions pour le PCF. Impossible pour un nouveau mouvement de concurrencer ces sommes, sauf à obtenir d’un coup des milliers d’élus locaux.

Au total, le financement des particuliers est marginal dans la vie politique française : en 2014, il représentait 3,6 % des recettes du PS et 4,6 % de celles de l’UMP…

L’effet concurrentiel est désastreux : le marché est verrouillé pour les nouveaux entrants alors que les insiders bénéficient d’une rente assurée par le financement public.

Second verrou : la candidature présidentielle, vissé en 2016

Le 24 mars, l’Assemblée nationale, a élevé de nouvelles barrières sur la voie présidentielle. Si par hasard un outsider parvenait à se hisser dans le paysage médiatique, de nouveaux obstacles institutionnels (adoptés par 11 députés sur 20 présents !) viendront lui barrer la route.

Au détour d’une proposition de loi organique promettant la « modernisation » de l’élection présidentielle, le PS a proposé d’imposer deux nouveaux obstacles politiciens. Le premier concerne les « 500 signatures » : désormais, les « parrains » devront envoyer eux-mêmes leur soutien au Conseil constitutionnel, alors que jusqu’à maintenant ce sont les candidats qui le faisaient (ironie de cette « modernisation », l’envoi par email sera interdit, la voie postale étant seule admise). La réforme semble anodine mais a un but très clair : ralentir les candidatures alternatives, dont celles des « petits » partis de gauche.

La seconde contrainte imposée par la nouvelle loi est la fin de l’égalité du temps de parole entre les candidats dans les médias. Le texte y substitue un principe d’« équité », mis en œuvre par le CSA : celui-ci devra veiller à la bonne « représentativité » de chaque candidat, laquelle sera « appréciée en fonction des résultats obtenus aux plus récentes élections », « des indications d’enquêtes d’opinion » et de « la contribution de chaque candidat à l’animation du débat électoral ». Le droit public aura connu des normes plus fermes et précises… L’effet de cette disposition est assez prévisible : les « petits » candidats verront leur temps de parole réduit.

Disrupter l’offre politique !

De petites touches en réformes marginales, le marché politique reste fermé, protégé par des barrières institutionnelles qui se renforcent. Les acteurs en place assurent qu’aucun nouvel entrant ne viendra les perturber : cela facilite leurs activités, dans ce qu’elles ont de plus utiles à la Nation (le travail législatif), mais aussi en ce qu’elles assurent leur réélection en distribuant de l’argent public (la « réserve parlementaire »). Cela ne les encourage nullement à se soucier de la demande électorale : ils n’innovent ni sur le fond, ni sur la forme, assurés du maintien d’un équilibre en leur faveur.

L’égalité parfaite n’assure pas une concurrence saine : comme dans la vie économique, le succès des uns peut être le reflet d’une préférence des consommateurs – électeurs – et non d’une injustice

Concurrence administrée. La concurrence politique reste finalement fortement administrée : c’est l’Etat qui finance les partis et candidats qui sont autorisés à animer la compétition électorale et qui encadre la façon dont elle doit s’exercer. Les pistes de réforme proposées ici ou là restent souvent enfermées dans ce carcan : réguler le temps de parole de façon purement égale entre les candidats ne permet pas une compétition équitable, si cela revient à défavoriser le candidat populaire – insider ou outsider, au profit de l’inconnu ennuyeux ; imposer des règles rigides de financement n’est pas juste pour celui qui est capable de soulever les foules et leur argent.

L’égalité parfaite n’assure pas une concurrence saine : comme dans la vie économique, le succès des uns peut être, fort simplement, le reflet d’une préférence des consommateurs – électeurs – et non d’une injustice. Il ne devrait, en tout cas, pas être révélateur de celle des acteurs en place.

Une réforme institutionnelle devrait viser à lever, largement, les barrières à l’entrée du marché politique pour que la concurrence en son sein puisse se livrer de manière efficace et stimulante. Si elle ne le fait pas, le marché s’en chargera. Les monopoles artificiels finissent par mourir : certains lentement, d’autres de façon brutale, « disruptés » par des nouveaux entrants créatifs. Comme eux, les partis politiques français mourront s’ils ne se renouvellent pas. Ils dépérissent déjà : les adhérents les fuient, leur image se dégrade. Pour se protéger de leur déchéance, ils se constituent en cartel et capturent le droit, pour ériger des forteresses autour de leurs rentes. Ils pourraient en réalité précipiter ainsi leur disparition et leur disruption. Le risque est que celles-ci soient brutales :
l’émergence des populismes de toutes sortes, du Front national à Mélenchon devrait nous inquiéter.


(1) L’Opinion : Pourquoi la droite se prépare à des défaites de long terme, 5 janvier 2016
(2) Source : Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, JO du 31 décembre 2015

#### lire dans la foulée le sujet sur la macro(n)économie sauce Institut Montaigne pour comprendre que le chantier est énorme.
Revenir en haut Aller en bas
thierry

avatar

Messages : 719
Date d'inscription : 03/03/2013

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mer 13 Avr 2016, 05:07

+1
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mer 13 Avr 2016, 18:10

Pendant ce temps là, il ne se passe pas grand chose ailleurs dans le monde. Car la diruption avec l' opinion publique n'est pas globale. Démonstration :

Il y a longtemps que la FMI n'avait pas manqué aux convenances les plus politiquement correctes. Mme Lagarde s’est-elle affranchie de sa technostructure, ou bien est-ce les premières conséquences du départ de son économiste en chef ? Olivier Blanchard s’arrangeait toujours dans ses diagnostics et ses recommandations à reprocher aux gouvernements leur trop grande rigueur budgétaire et du coup à ménager les opinions publiques et à conseiller les solutions keynésiennes.

Ça ne facilitait pas les rapports entre le FMI et les différents états qui sont aussi les actionnaires du fond. Par sagesse, Olivier Blanchard avait d’ailleurs tendance à épargner dans ses prescriptions critiques la politique économique américaine et à ne pas émettre d’avis trop tranchés envers la politique monétaire de la Réserve fédérale.

Enfin on a le droit d’être malin.

Toujours est-il que Mme Lagarde a choisi d’être maline, mais différement, en lâchant des informations que jusqu’à maintenant le Fond monétaire retenait. 

Première information, première petite bombe, le PIB de la Chine serait arrivé en tête de tous les PIB de la planète (17% du PIB mondial), devant celui des Etats-Unis (16%), de l’Inde (7%°) et du Japon (4,3%). En 5e position, on trouve l’Allemagne (3,4%), puis le Brésil et la Russie. Du coup, le Royaume Uni (2,4%) est au huitième rang et la France est en 9e position avec 2,3% …

Ce que le FMI ne donne pas, mais qu'il pourrait donner, c’est qu'avec la consolidation de l'ensemble des PIB de la zone euro, nous arriverions en 2e position mondiale. 

Si le FMI ne consolide pas, c’est qu‘il n’a aucune raison de le faire dans l'état où est l’Europe aujourd’hui. 

Cela dit le problème soulevé par le FMI n’est pas de souligner la faiblesse des européens mais bien de marquer la performance de la Chine à un moment où Pékin essaie de changer son modèle économique en orientant l'activité beaucoup plus sur le marché interne que sur la marche externe ; et le résultat prouve que la mutation apporte déjà quelques résultats. Si les PIB s'améliorent de cette façon c’est que les Chinois en profitent. Mais si les Chinois en profitent, les pays occidentaux qui ont massivement délocalisé en Asie pour obtenir de prix bas vont en pâtir. Et ils en pâtissent déjà. 

La deuxième information qui va provoquer des insomnies en Occident, c’est que la FMI prédit une croissance mondiale de plus en plus faible. Le PIB mondial, celui où la Chine a gagné des parts de marché (qui devait progresser de 3,4% en 2016 et 3, 5% en 2017) s’essouffle de 0,2% cette année et de 0,1% l'année prochaine. 

Pour le nouveau chef économiste du FMI, M. Maurice Obstfeld cet affaiblissement va rendre l'économie mondiale très vulnérable et surtout la rapprocherait du risque de récession comme en 2009. 

Pour le FMI, le monde occidental est menacé par deux dangers

un danger lié à la crise des matières premiers, et c’est le Brésil qui est le plus gravement touché avec un caractère contagieux

un danger lié au Brexit, c’est-à-dire à la menace de sortie de la Grande Bretagne de l'Europe. Ce qui déstabiliserait les appareils financiers et dégraderait encore davantage les questions de confiance 

Pour le FMI, les pays du G20, ont très peu de moyens pour relancer leur activité. Ils ont épuisé les moyens budgétaires et monétaires d’où la montée des mécontents dans tous les pays occidentaux et des courants démagogiques. 

D’autant que s’ajoutent aux risques économiques, les risques liés aux crises migratoires et climatiques, aux attaques terroristes et à la montée de la délinquance. 

L'institution internationale que dirige Mme Lagarde a rarement été aussi pessimiste. 

 



Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/mais-quelle-mouche-donc-pique-christine-lagarde-fmi-qu-elle-dirige-lache-deux-tres-mauvaises-nouvelles-pour-pays-occidentaux-2661126.html
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 14 Avr 2016, 01:15

Ah cette novlangue qui après l'uberisation est en train de donner corps à la disruption. De quoi s'intéresser à son usage dans l'univers numérique en ce souvenant que voici à peine six mois le macronécomomiste en cours participait à un drôle de séminaire qui avait retenu comme slogan celui ci :

« Lorsque le vent souffle, certains construisent des murs, d’autres érigent des moulins. »

http://rue89.nouvelobs.com/2015/11/12/macron-les-trois-mythes-arche-noe-262062

C’est peut-être là que se niche le véritable intérêt du raout organisé à Bercy. La présentation d’Emmanuel Macron et le dossier de presse regorgent de chiffres et d’indices qui irriguent cette conception très enthousiaste vis-à-vis des start-up, du « digital » (surtout sans les doigts) et des nouvelles formes de travail.

Vertige

Elle est façonnée par les cabinets de conseil comme McKinsey, les géants de la banque comme ING ou les instituts Bruegel ou Montaigne, considérés comme très libéraux dans leurs analyses. Au mieux, le ministre cite des chiffres « bruts » issus d’Eurostat.

Certes, rien de nouveau. Mais devant le « PowerPoint » utilisé par le ministre, on peut être saisi d’un vertige : ce sont des boîtes dont le gagne-pain est « d’accompagner le changement » qui fabriquent des statistiques sur lesquelles le ministre s’appuie pour encourager le changement... A grands coups d’« indice d’intensité web » ou de « potentiel pondéré de disruption ».

Après certains vont me dire que des grandes manoeuvres n'ont pas commencé. Et que l'autoroute est ouverte pour que le populisme identitaire et patriote s'y engoufrent. D'autres peut-être me lisent et en restent cois. Smile À+ néanmoins.
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 14 Avr 2016, 03:50

Et ça continue. Cela touche désormais le monde des assurances. Sur un site dédié :

via GIPHY

Je dois vous avouer que je suis perplexe devant tant d’incantatoire. Que pourrait bien receler cette coquille, jusqu’ici laissée vide, aux observateurs que nous sommes ? A quoi ressemblera le marché de l’assurance en France si tout le monde verse dans la disruption ? Commençons par définir le sujet. Evacuons tout de suite la définition liée au domaine de la physique nucléaire dans lequel une disruption est une perturbation pouvant conduire à la perte du confinement des particules permis grâce à la configuration du tokamak.

Concentrons nous sur l’idée de rupture, sous-jacente à l’évocation du mot « disruption ». Certains voient dans l’assurance de l’économie du partage une disruption. Vraiment ? Ne sont-ce pas simplement des produits destinés à assurer des automobiles et des habitations, contre le vol, l’incendie…, mais consommées d’une autre façon ? En quelque sorte des adaptations de produits et de savoir-faire déjà existants. Auquel cas nous serions plutôt dans l’évolution que dans la disruption.

D’autres encore voient dans le digital une source infinie de ruptures pour le secteur. Souscription en ligne, gestion des contrats en ligne, application pour smartphones… la dématérialisation est à coup sûr en marche dans l’assurance. Mais là encore, nous sommes moins dans la disruption que dans l’innovation.

Finalement, n’y aurait-il pas une confusion entre innovation et invention ? Le premier est une amélioration de l’existant, alors que le second constitue une vraie rupture, comme le furent le train, l’électricité, ou encore la télévision et le cinéma. Par conséquent, à l’image d’un Oscar qui place la transparence et l’expérience client au cœur de son modèle, la rupture tant recherchée par le secteur n’est-elle pas vouée à venir de nouveaux entrants, vierges de tout héritage lourd à transformer et capables de concurrencer des leaders sûrs de leur force et de leur position ? Les « armes de disruption massive » seraient alors cachées dans la fintech et l’insurtech, nichées dans ces start-up dont l’agilité fait des envieux… et des investisseurs. Car c’est bien connu, si je ne peux pas aller à la disruption, la disruption viendra à moi !
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 14 Avr 2016, 08:07

et ici et maintenant en France que fait notre gouvernement à part distribuer un pognon que nous n'avons pas et que nous empruntons ?

Là nous sommes dans le concret et non dans le bla bla !

On prépare la réélection de flanbi !
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 15 Avr 2016, 18:17

AFP, publié le 15 avril

France 2: La plupart des éditorialistes de la presse quotidienne sont sceptiques au lendemain de la prestation télévisée de François Hollande

La plupart des éditorialistes de la presse quotidienne sont sceptiques au lendemain de la prestation télévisée de François Hollande relevant avec sévérité que la "méthode Coué" utilisée par le président ne redressera pas son image dans l'opinion.

Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau souligne le "contraste entre les quatre Français parlant de leur vie et de leurs préoccupations et l'autosatisfaction exprimée par le président, martelant sa méthode Coué".  

"Expert en méthode Coué, François Hollande s'est employé à affirmer que la France va mieux en 2016 qu'en 2012", Dominique Jung (Dernières Nouvelles d'Alsace). Mais, "en se réfugiant dans le déni et dans la méthode Coué, il n'a sûrement pas gagné grand-chose", pronostique Bernard Maillard dans Le Républicain Lorrain.

"Il serait étonnant qu'après cette émission il y ait un retournement de la courbe d'impopularité de l'actuel locataire de l'Elysée", abonde Le Journal de la Haute-Marne sous la plume de Patrice Chabanet.

 "François Hollande serait-il le seul à croire en lui?", se demande Laurent Bodin (L'Alsace).

Car, "rien ne va plus dans le quinquennat de François Hollande", écrit Alain Dussart (L'Est Républicain). "Son quinquennat s'apparente à un chemin de croix dont on peine à imaginer une issue glorieuse", remarque Mickael Tassart dans Le Courrier Picard. Pour Le Midi Libre, Yann Marec estime que "c'est l'image d'un Président qui n'est plus audible. On l'entend, mais on ne l'écoute plus". 

D'autant que "pour un dialogue il faut être deux et le problème de François Hollande est que les Français ... n'ont plus envie de l'écouter", selon Hervé Favre (La Voix du Nord).

Dans L'union, Gilles Grandpierre persiffle : "sans «mea culpa ni autosatisfaction», il a fait tout cela avec juste ce qu'il faut de modestie et d'aimable pédagogie pour qu'on puisse lui consentir ce talent qui reste le sien, celui de l'équilibriste roué au cirque télévisuel".

 Si Michel Urvoy de Ouest-France a trouvé le président "maître de ses dossiers et, objectivement, convaincant", il note que " la question n'est plus de savoir s'il a trouvé telle bonne réponse, respecté telle promesse. Elle est de savoir s'il retient encore l'attention". 

"François Hollande a encore un peu de temps, mais si peu", remarque Bernard Stéphan (La Montagne).

--------------------

Résultat de l'offre politique : le flop !
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 15 Avr 2016, 18:54

© AFP / ERIC PIERMONT

Ces réseaux Macron qui encerclent le pouvoir

Invité ce soir sur France 2, François Hollande sera à coup sûr interrogé sur l’offensive politique du ministre de l’Economie. Lequel, fort de ses réseaux et de sa popularité, entend bien rafler la mise à l’issue du quinquennat

«Mon conseil? Prenez des risques, quitte à échouer! Tous les risques.» Au campus de Telecom Paris Tech ce mercredi, Emmanuel Macron n’a pas réfléchi longtemps. Interrogé par les étudiants, le jeune ministre français de l’Economie a, aux côtés du PDG du géant américain Cisco John Chambers, parlé «révolution»: «La nouvelle révolution que doit réussir la France est culturelle. Il nous faut construire une société et une économie ouverte, avec plus de mobilité, en venant à bout des anticorps au changement.» Des mots assurés de planer sur l’intervention télévisée de François Hollande ce jeudi soir. D’autant qu’Emmanuel Macron y ajoute une forme de «disruption» politique: «Je n’ai aucune promesse à faire à la jeunesse. Elle doit faire la France qu’elle veut. Le rôle des leaders n’est pas de promettre: c’est de montrer l’exemple.»
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 15 Avr 2016, 19:07

Au dernières nouvelles et sauf erreur celui qui est aux manettes et encore pour un an c'est flanbi et non "micron"... alors les élucubrations de "micron" on verra dans un an .
Pour l'instant il y a des urgences qui ne sont pas traitées. 

Etre l'héritier de Minc et Attali n'est certainement pas fait pour me rassurer car entre les deux oiseaux comme fabriques à usines à gaz "falabrac" on fait difficilement mieux surtout lorsqu'il s'agit de dépenser l'argent des autres.
CF Attali et sa banque.
Les élucubrations de Minc sur les soins de son père.

Macron : Le gugusse dont la femme s'exprime à longueur de pages dans Match, qui est photographié avec elle "à l'insu de son plein gré" mais ne savait pas qu'un reportage allait sortir... il est bien parti pour nous vendre de la musique arabe en bidon de 5 litres.

En plus au prix fort !
http://www.lepoint.fr/economie/interview-a-paris-match-macron-deplore-une-betise-de-sa-femme-14-04-2016-2032378_28.php

Il commence bien l'espoir du renouveau national !
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Sam 16 Avr 2016, 18:58

En matière d'offre politique il semble que Gérard Collomb maire de Lyon ait quelques idées intéressantes à faire valoir CF sa lettre ouverte à Manuel Valls... le Point N°2275

Là encore il s'agit d'idées non fumeuses directement inspirées par son expérience du terrain qui ne sont visiblement pas la "tasse de thé" de la "titanic team" alias "titanic crew" aux manettes avec flanbi comme "taulier" le capitaine sans boussole.

Comme G. Collomb n'est pas énarque, n'exprime pas de théories "bobo caviar" et ne semble pas disposé à promouvoir le montage des habituelles usines à gaz qui sortent tous les jours des esprits tordus qui nous dirigent il a peu de chance d'être entendu.
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mar 19 Avr 2016, 00:16

afp.com/SEBASTIEN BOZON l'Express

Bruno Le Maire, candidat à la primaire à la droite en vue de 2017, a affirmé lundi que s'il était élu président, il passerait par ordonnances dès l'été 2017 pour faire appliquer son programme de réformes -sans passer par la case "négociations".

"Je ne négocierai pas avec les syndicats". Plus que jamais décidé à exister dans le paysage politique, Bruno Le Maire multiplie les petites phrases "chocs" dans les médias. En ce jour d'ouverture du 51e congrès de la CGT, sa dernière sortie, attaque en règle des syndicats, semble calibrée sur mesure pour faire parler de lui.

LIRE AUSSI >> Le Maire "réexaminera les relations diplomatiques avec l'Arabie Saoudite et le Qatar" s'il est élu


"Je passerai par ordonnance"
Interviewé sur Radio Classique et Paris Première ce lundi, Bruno Le Maire (Les Républicains) a enfoncé le clou: "Au lieu de respecter la parole qui a été donnée aux Français au moment du vote, et d'appliquer son projet politique, (...) sitôt qu'on est élu, qu'est-ce qu'on fait? On ouvre de grandes consultations sociales (...), on confie la négociation aux partenaires sociaux, aux syndicats, et puis six mois plus tard on (...) s'aperçoit qu'il n'y a rien à négocier, qu'on n'est d'accord sur rien, et on a perdu 6 mois".

"Ma méthode est très différente, je passerai par ordonnances dès l'été 2017, et je préfère annoncer la couleur tout de suite. Je suis prêt à discuter, je suis prêt à dialoguer, je ne suis pas prêt à négocier", a-t-il poursuivi.

Trois séries d'ordonnances
L'ancien ministre a précisé qu'il prévoyait "trois séries d'ordonnances". "Une première ordonnance sur le travail, pour simplifier le marché du travail, pour rendre les allocations chômage dégressives et garantir à chaque demandeur d'emploi un meilleur accompagnement (...)".

Une deuxième ordonnance porterait "sur le renforcement de l'autorité de l'Etat" et la troisième "sur la solidarité". "En France le social a tué la solidarité, le social c'est-à-dire la distribution tous azimuts d'allocations, d'aides sociales, de subventions. Moi je veux une vraie solidarité, c'est-à-dire qu'on évite les gabegies, qu'on évite les gaspillages et qu'on accompagne réellement ceux qui en ont besoin".

Comme la plupart des candidats à la primaire, Bruno Le Maire distille goutte à goutte son programme, dont il dévoilera l'essentiel à l'automne. Il a déjà donné quelques pistes: suppression des régimes spéciaux de retraite, diminution d'un million de fonctionnaires en dix ans, plafonnement des aides sociales.
Revenir en haut Aller en bas
Salamandre

avatar

Messages : 3199
Date d'inscription : 09/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mar 19 Avr 2016, 01:32

Que va faire Bruno le Maire des lois sur le dialogue social ? Extraits du lien plus bas :

"Par cette loi (4 mai 2004) l’Etat s’engage en outre à donner la priorité à la négociation collective pour toute réforme législative touchant au droit du travail."

"La loi du 31 janvier 2007 de modernisation du dialogue social instaure de nouvelles procédures de dialogue social préalables à une négociation collective au niveau national et interprofessionnel.

En effet, la loi rend obligatoire une phase de concertation avec les partenaires sociaux (organisations syndicales de salariés et d’employeurs interprofessionnelles reconnues comme représentatives au niveau national), préalablement à tout projet gouvernemental de réforme dans les domaines des relations du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle, dans le but de permettre une négociation.
"

http://www.vie-publique.fr/politiques-publiques/regulation-relations-travail/dialogue-social-representativite-syndicale/
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mar 19 Avr 2016, 01:46

Après l'état d'urgence de flanbi il ne reste qu'à attendre l'article 16 de Lemaire et c'est réglé !

on a bien le droit à la surenchère en matière de stupidité ! et il n'y a pas que les gens de gauche qui peuvent dire et faire des conneries.
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 10:15

Citation

"Au cœur du réseau, il y aura un nouveau type d'activiste : un activiste-chercheur, agissant dans le cadre d'équipes pluridisciplinaires. Il ne cherchera pas à diffuser un nouveau dogme. Il contribuera à la fabrication d'outils pour la multitude, dans l'obsession du résultat concret et la recherche de la vérité. Si cette transformation va jusqu'au bout, c'est bien notre manière de penser l'engagement citoyen qui sera 'disrupté' dans une ou deux générations."
___
Guy-Philippe Goldstein
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4135
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 70
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 17:28

Libellule a écrit:
Citation

"Au cœur du réseau, il y aura un nouveau type d'activiste : un activiste-chercheur, agissant dans le cadre d'équipes pluridisciplinaires. Il ne cherchera pas à diffuser un nouveau dogme. Il contribuera à la fabrication d'outils pour la multitude, dans l'obsession du résultat concret et la recherche de la vérité. Si cette transformation va jusqu'au bout, c'est bien notre manière de penser l'engagement citoyen qui sera 'disrupté' dans une ou deux générations."
___
Guy-Philippe Goldstein

Fabriquer un outil afin de trouver "la vérité" ! Belle utopie quand l' on sait que la vérité des uns n' est pas celle des autres. Mais c' est un but suprême qui peut donner lieu à des recherches complémentaires en ayant en tête que ce n' est qu' une utopie. Qui peut dire quand à commencé cette recherche et par qui?
Revenir en haut Aller en bas
Gérard

avatar

Messages : 3629
Date d'inscription : 08/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 18:12

M.Hollande avait une boite à outils. Je la cherche sur leboncoin, elle est comme neuve.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4135
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 70
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 19:12

Gérard a écrit:
M.Hollande avait une boite à outils. Je la cherche sur leboncoin, elle est comme neuve.

Il a simplement oublié de nous dire qu' elle était vide d' outils, un simple oubli "sans conséquences"!!
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 20:11

De Bernard Stiegler

"L’actuelle crise de la pensée procède d’une immense transformation qui s’opère dans le devenir non seulement des sphères politiques (françaises, européennes, occidentales comme dans le monde entier), non seulement dans les organisations économiques et financières (et donc dans les rapports entre le capital et le travail, et entre le travail et l’emploi), mais bien dans l’anthropogenèse comme telle.

L’humanité découvre stupéfaite que ce qui la caractérise, c’est non seulement ce que montrent Engels et Marx au début de l’Idéologie allemande (1845), à savoir qu’elle consiste avant tout en un processus d’exosomatisation, qui poursuit l’évolution à travers des organes artificiels, et non plus somatiques (ce que Herder avait déjà entrevu soixante-dix ans avant les deux premiers théoriciens du rôle de la technique dans la formation des rapports sociaux et des savoirs), mais que cette exosomatisation est désormais ce qui est directement et délibérément produit par le marché – et sans aucune autre possibilité de choix, quant aux immenses transformations qui en résultent, que la profitabilité des investissements dans le meilleur des cas, et, dans le pire des cas, la pure spéculativité de ce qui relève de plus en plus d’une étroite connexion entre économie-casino, marketing et recherche & développement conçus selon les modèles de la disruption intrinsèquement court-termistes, et donc spéculatifs.

Est disruptive la technologie qui, parce que ses temps d’évolution et de transfert vers la société (ce que l’on appelle l’innovation) sont devenus extrêmement rapides, fait que ce que Bertrand Gille appelait les systèmes sociaux (le droit, l’éducation, l’organisation politique, les savoirs, etc.) arrivent toujours trop tard."
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 20:31

et bla et bla... et pendant ce temps le déficit se creuse, on accueille les "migrants" et on attend le prochain attentat. Nous sommes sauvés l'état dit d'urgence va être prolongé.
Valls au lieu de coucher en sécurité à Matignon pourrit la vie des habitants voisins de son domicile privé... mais il est menacé (il dépose plainte) ... alors on mobilise la police pour son bon plaisir... on pénalise les habitants voisins mais lorsque l'on est premier ministre quelle importance ? on se fout de la gueule du monde comme d'habitude !

Flanbi prépare 2017, le toréador pense que son heure approche, "micron" et sa maman ( le nouveau glamour) sont en réserve de la république... ils sont beaux propres sur eux !

Le bateau s'enfonce mais tout va bien !

POur le glamour inverse... les gens de gauche nous en avait sorti de bonnes en matière de différence d'âge... mais c'était la gérontologie masculine et la jeunesse féminine.

Avec le PS la preuve : tout est possible !
Revenir en haut Aller en bas
thierry

avatar

Messages : 719
Date d'inscription : 03/03/2013

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 21:49

Libellule a écrit:
De Bernard Stiegler

"L’actuelle crise de la pensée procède d’une immense transformation qui s’opère [...]

L’humanité découvre stupéfaite que ce qui la caractérise, c’est non seulement ce que montrent Engels et Marx au début de l’Idéologie allemande (1845)


Encore une analyse du 19eme siècle, elle est bien là la crise de la pensée: dans la référence a des modèles du 19eme siècle en total décalage avec la situation actuelle.

Parfois nos soit disant intellectuels de gauche passent au 20 eme siècle et nous prône Keynes (la relance par la consommation), les accords de Bretten Woods, et le modéle du Conseil national de la Résistance (CNR). La on a plus que 70 ans de retard.

Elle est la la faillite des élites françaises: ne pas comprendre les phénomènes actuels et y plaquer les modèles du passé parce que l'on a rien à répondre. On est dans le conservatisme le plus pur, et on en meurt.









Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 21 Avr 2016, 21:55

Nous avons les "petits marquis" socialos bobos modèle stalinien mis au gout du jour.

Coup de menton volontaire, torse bombé, le discours agressif et au bout du compte....

RIEN, QUE DALLE !

Ils ne sont bons que pour les coups fourrés, les débats médiatiques vérolés et l'inaction camouflée sous les grands mots.
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 00:40

La disruption passéiste? Certainement pas.

Le numérique, Juppé, Macron, Lemaire, et quelques autres osent sortir des sentiers battus. Le dernier en date, malgré son côté réservé, Nicolas Hulot.

La disruption de l' offre publique se poursuit.

Le manifeste qui circule depuis la Cop21 :

Nous, citoyennes et citoyens du monde, appelons les responsables politiques des pays les plus riches et les plus émetteurs de gaz à effet de serre à enfin relever le défi climatique.

Chefs d’État, osez !

Osez reconnaître que la lutte pour le climat conditionne l’avenir de notre monde : la santé, l’économie, l’emploi, la solidarité et l’égalité, l’agriculture et l’alimentation, la paix.

Osez admettre que les engagements actuellement sur la table des négociations ne sont pas suffisants pour limiter le changement climatique à 2 °C, mais que vous pouvez changer la donne en revoyant à la hausse vos ambitions : le G20 compte pour trois quarts des émissions mondiales !

Osez en finir avec les beaux discours et les déclarations d’intention, avec la tentation de remettre à plus tard les décisions : agissez !

Osez vous astreindre à des moyens financiers, des indicateurs de contrôle, des réglementations et à des feuilles de route précises qui vous engageront dès aujourd’hui.

Dans tous les territoires du monde, les acteurs se mobilisent, chaque jour un peu plus. Conscients de la responsabilité de tous, nous nous engageons aussi personnellement, chacun à notre niveau. Mais cela ne suffira pas.

Vous, responsables politiques, avez une responsabilité historique.

La force de l’accord de Paris tiendra d’abord dans les mesures que vous mettrez en œuvre.

Nouvelles réglementations, prix du carbone, taxe sur les transactions financières, changement de modèle agricole... Ce qu’il faut faire est connu et ne dépend que de votre courage politique.

Chefs d’État, soyez à la hauteur. Entrez dans l’histoire. Osez !

Pour faire entendre votre voix et faire pression sur les chefs d’État, signez cet appel.


12 propositions essentielles pour les décideurs politiques

1. Réguler enfin la finance
Créer une taxe sur les transactions financières, faire évoluer le cadre réglementaire et la gestion des risques, développer l’allocation de financement de la transition écologique, s’appuyer sur la commande publique.
2. Mettre l’économie au service des humains
Définir des indicateurs de développement humain, lancer des plans d’investissement de la transition, soutenir le développement responsable des Pays du sud.
3. Mettre fin aux abus des multinationales
Renforcer les politiques RSE, corriger les abus les plus évidents (violation des droits de l’homme, évasion fiscale...).
4. Produire et consommer dans un cercle vertueux
Développer une économie circulaire, faire évoluer la fiscalité des déchets et produits, soutenir les entreprises et les territoires.
5. Démazouter les investissements
Réorienter les investissements au profit des énergies renouvelables, engager les investisseurs privés et publics dans le mouvement « divestment » des énergies fossiles.
6. Intégrer la pollution au prix de vente
Prendre en compte les différentes externalités pour un « juste prix », donner un prix au carbone et alléger la fiscalité du travail.
7. Garder sa couleur bleue à la terre
Développer un réseau mondial et cohérent d’aires maritimes protégées, intégrer les océans dans les financements climats, encourager l’innovation.
8. Préserver les sols, supports de la vie
Mobiliser les financements climat, développer des programmes de reforestation, lutter contre l’artificialisation des sols, réhabiliter les terres agricoles dégradées.
9. Nourrir sans détruire
Développer l’agro-écologie, ajuster la rémunération des paysans selon la qualité et durabilité des produits, soutenir l’agriculture paysanne au sud et les liens producteur consommateur au nord, mobiliser la restauration collective.
10. Renforcer la justice sociale pour combattre le dérèglement climatique
Restreindre les différences de revenus, revenir à un impôt progressif, relancer une politique de logement social ambitieuse.
11. Réinventer la démocratie
Renforcer la démocratie participative, utiliser l’intelligence collective et développer des outils innovants.
12. Donner une gouvernance mondiale à l’environnement
Créer une Organisation Mondiale de l’Environnement, généraliser les débats citoyens mondiaux, créer une Cour Mondiale de l’Environnement.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 01:27

Libellule a écrit:
La disruption passéiste? Certainement pas.

Le numérique, Juppé, Macron, Lemaire, et quelques autres osent sortir des sentiers battus. Le dernier en date, malgré son côté réservé, Nicolas Hulot.

La disruption de l' offre publique se poursuit.

Le manifeste qui circule depuis la Cop21 :

Nous, citoyennes et citoyens du monde, appelons les responsables politiques des pays les plus riches et les plus émetteurs de gaz à effet de serre à enfin relever le défi climatique.

Chefs d’État, osez !

Osez reconnaître que la lutte pour le climat conditionne l’avenir de notre monde : la santé, l’économie, l’emploi, la solidarité et l’égalité, l’agriculture et l’alimentation, la paix.

Osez admettre que les engagements actuellement sur la table des négociations ne sont pas suffisants pour limiter le changement climatique à 2 °C, mais que vous pouvez changer la donne en revoyant à la hausse vos ambitions : le G20 compte pour trois quarts des émissions mondiales !

Osez en finir avec les beaux discours et les déclarations d’intention, avec la tentation de remettre à plus tard les décisions : agissez !

Osez vous astreindre à des moyens financiers, des indicateurs de contrôle, des réglementations et à des feuilles de route précises qui vous engageront dès aujourd’hui.

Dans tous les territoires du monde, les acteurs se mobilisent, chaque jour un peu plus. Conscients de la responsabilité de tous, nous nous engageons aussi personnellement, chacun à notre niveau. Mais cela ne suffira pas.

Vous, responsables politiques, avez une responsabilité historique.

La force de l’accord de Paris tiendra d’abord dans les mesures que vous mettrez en œuvre.

Nouvelles réglementations, prix du carbone, taxe sur les transactions financières, changement de modèle agricole... Ce qu’il faut faire est connu et ne dépend que de votre courage politique.

Chefs d’État, soyez à la hauteur. Entrez dans l’histoire. Osez !

Pour faire entendre votre voix et faire pression sur les chefs d’État, signez cet appel.


12 propositions essentielles pour les décideurs politiques

1. Réguler enfin la finance
Créer une taxe sur les transactions financières, faire évoluer le cadre réglementaire et la gestion des risques, développer l’allocation de financement de la transition écologique, s’appuyer sur la commande publique.
2. Mettre l’économie au service des humains
Définir des indicateurs de développement humain, lancer des plans d’investissement de la transition, soutenir le développement responsable des Pays du sud.
3. Mettre fin aux abus des multinationales
Renforcer les politiques RSE, corriger les abus les plus évidents (violation des droits de l’homme, évasion fiscale...).
4. Produire et consommer dans un cercle vertueux
Développer une économie circulaire, faire évoluer la fiscalité des déchets et produits, soutenir les entreprises et les territoires.
5. Démazouter les investissements
Réorienter les investissements au profit des énergies renouvelables, engager les investisseurs privés et publics dans le mouvement « divestment » des énergies fossiles.
6. Intégrer la pollution au prix de vente
Prendre en compte les différentes externalités pour un « juste prix », donner un prix au carbone et alléger la fiscalité du travail.
7. Garder sa couleur bleue à la terre
Développer un réseau mondial et cohérent d’aires maritimes protégées, intégrer les océans dans les financements climats, encourager l’innovation.
8. Préserver les sols, supports de la vie
Mobiliser les financements climat, développer des programmes de reforestation, lutter contre l’artificialisation des sols, réhabiliter les terres agricoles dégradées.
9. Nourrir sans détruire
Développer l’agro-écologie, ajuster la rémunération des paysans selon la qualité et durabilité des produits, soutenir l’agriculture paysanne au sud et les liens producteur consommateur au nord, mobiliser la restauration collective.
10. Renforcer la justice sociale pour combattre le dérèglement climatique
Restreindre les différences de revenus, revenir à un impôt progressif, relancer une politique de logement social ambitieuse.
11. Réinventer la démocratie
Renforcer la démocratie participative, utiliser l’intelligence collective et développer des outils innovants.
12. Donner une gouvernance mondiale à l’environnement
Créer une Organisation Mondiale de l’Environnement, généraliser les débats citoyens mondiaux, créer une Cour Mondiale de l’Environnement.

En plein dans le 1000 des élucubrations des illuminés bobos gauchos...

pendant ce temps là les pays à main d'œuvre bas prix bossent... vive les 32 heures...
Revenir en haut Aller en bas
Robin

avatar

Messages : 1206
Date d'inscription : 13/02/2011

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 02:10

C'est pourtant digne d'un livret d’opérette, manque que la musique pour faire un tub à la Franz Lehar qui nous aura écrit "Au pays du Sourire" avec talent !
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 02:57

Revenir en haut Aller en bas
thierry

avatar

Messages : 719
Date d'inscription : 03/03/2013

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 07:34

On est loin de vos 12 propositions pour les décideurs politiques qui sentent a plein nez la défiance vis à vis de l'entreprise privée et la glorification de la puissance publique et de l'impôt. En un mot le vieux programme de gauche des années 80 à la sauce réchauffement climatique.

Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 08:11

Hulot, Juppé, Lemaire, Macron sont des disrupteurs, chacun à leur façon, en essayant de passer outre les notions de droite et gauche. Ils exposent des programmes non forcément conventionnels. Certains n'iront pas au bout de leur destin personnel, mais tous défendront leurs idées.

Hollande ne peut survivre que par un bilan différent de celui qu'il présente aujourd'hui.  Il tente à sa manière de disrupter l' offre publique en jouant son va- tout. La moins disruptrice du moment ç'est Marine Lepen qui entretient l' héritage laissé par son père depuis les années 80. A suivre, vous verrez. Mélenchon a voulu un débat gauche droite en pratiquant un populisme asymétrique qui n' a pas fonctionné en sa faveur.

Comme personne ne veut ni Sarkozy ni Hollande ni Lepen ni Mélenchon, le champ des possibles va passer par l' innovation disruptive.

La disruption politique suppose le retour d'un esprit gaulien, à même de transcender les partis.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 16:45

Le problème avec Le Pen c'est que n'ayant jamais été au pouvoir, si on est objectif, (j'en demande beaucoup) on ne peut pas lui reprocher d'avoir menti aux électeurs ou d'être la cause des difficultés du pays...
à ce niveau elle a un grand avantage sur les autres candidats.
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 17:14

Ou inconvénient puisqu'elle ne transcende rien du tout. Elle récupère le mécontentement mais ne va pas au delà.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 17:21

Les transcendants qui vont faire des miracles... j'en suis revenu !

C'est du même ordre que flanbi et la boite à outils magique. On voit le résultat.
J'attends des gens si possible sincères qui mettent en place une politique réaliste en utilisant des méthodes cohérentes et non des bateleurs de foire qui se payent d'illusions ou de belles paroles...

Pour les procès d'intention je laisse cela à d'autres dont c'est la spécialité.

S'en tenir aux faits et à la réalité...
Après la mode de la "convergence" on va nous vendre la "disruption" (ça vient de sortir) nous ne sommes plus dans la politique mais dans la campagne de pub !
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4135
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 70
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 17:26

Libellule a écrit:
Hulot, Juppé, Lemaire, Macron sont des disrupteurs, chacun à leur façon, en essayant de passer outre les notions de droite et gauche. Ils exposent des programmes non forcément conventionnels. Certains n'iront pas au bout de leur destin personnel, mais tous défendront leurs idées.

Cela est faux, ils iront tous au bout de leur destin personnel mais pas au bout de leurs désirs personnels, ce qui est différent.

Citation :
Comme personne ne veut ni Sarkozy ni Hollande ni Lepen ni Mélenchon, le champ des possibles va passer par l' innovation disruptive
.

Encore une erreur, si cela est vrai pour Sarkosy et Hollande (si l' on se fie aux sondages) il n' en est pas de même pour Le Pen qui, elle, se retrouve au second tour quelle que soit la configuration.
Quand à la "disruption" ( théorie vielle de 25 ans), c' est comme la "bravitude" des mots pour faire le Buzz!
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 17:47

Vrai, faux? Les urnes nous le diront à la fin du second tour des élections présidentielles. Mais c'est sûr pour devenir président ou présidente il faut le désirer. Sachant que seuls les votants détiennent le destin des uns et des autres. +1

La disruption ne tient pas du buzz. Mais d'une évolution au fond de notre démocratie. Car derrière ce mot se cache  la lassitude des français face à la prédominance des partis sur les idées et le portage des solutions. L'innovation et la volonté politique  vont rendre has been les postures politiciennes et les discours langue de bois. L'offre politique publique, le sujet de ce fil, doit et va se renouveler, avec ou sans primaires entre égos.

Cette analyse me parait convaincante :
http://www.latribune.fr/blogs/inside-davos/20140310trib000819144/-la-disruption-est-une-transformation-irreversible-du-capitalisme-clayton-christensen.html dès l'instant où l'on admet que ç'est la mort du modèle social à la française. Si on ne souhaite pas sa mort, il faut qu'un homme ou une femme charismatique émerge rapidement. J'ai ouvert les pans de la réflexion en terme macroéconomique, valeur ajoutée et uberisation. En toute lucidité.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 18:38

Non seulement il semble que Marine Le Pen puisse recueillir quelques suffrages mais pratiquement tous les sondages la mettent en tête au premier tour.
Je crois avoir vu passer un sondage il y a quelques jours qui la mettait élue si au second elle se trouvait face à flanbi...
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 18:44

Un pronostic parmi d'autres. Rien de plus, rien de moins. Rdv vers 20h au soir du 2e tour. Sur pièce.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 18:50

« En marche » … vers le vide

Billet de Denis Tillinac, paru la semaine dernière dans Valeurs actuelles. Il s’attèle à l’analyse du phénomène « Macron » avec pertinence et lucidité.

 

À défaut d’idées nouvelles, le “nouveau“ visage du libéralisme à la française ne propose que des vieilles formules.

En guise “d’homme nouveau“ susceptible de sauver les meubles de notre démocratie, la société du spectacle nous propose un énarque venu de la banque et propulsé à Bercy par la grâce du prince, après lui avoir fait sa cour à l’Élysée. Il s’appelle Macron et sourit aux caméras avec une affabilité mécanique. Les dames apprécient ses atours policés et lustrés de top-modèle, loin du registre martial de l’officier de cavalerie ou du troisième ligne du Racing.

Une affabilité mécanique servie par des atours policés et lustrés de top-modèle.

La tonalité libérale de ses propos se veut iconoclaste. Il se « marketise » ostensiblement à droite de la gauche, en homme émancipé des clivages et des clans. Qu’il ne soit ni élu ni encarté l’habille d’une virginité dont il se targue : le Macron pose en électron libre.

Au gouvernement, il n’a rien prouvé, ses velléités réformistes ayant achoppé sur la dogmatique des ténors de la gauche, qui le détestent cordialement. C’est peu dire que la culture Nuit debout ne trouve pas son compte dans le mondialisme décomplexé de ce gendre idéal. Si l’on en croit les stratèges qui vibrionnent dans le bocal médiatique, Hollande l’a lâché dans les pattes de Valls, coupable d’incarner mieux que lui le socialo-centrisme qui pourrait faire mouche à la présidentielle.

Ainsi va la politique, en France, dans cette basse saison où la com et les sondages font la loi: on lance un nouveau produit sur le marché, le sérail mord à l’hameçon et voilà Macron soudain décrété étoile montante au firmament des grandes ambitions, avec ses 38 printemps, ses cols ouverts et sa feinte candeur. Les blasés désiraient un produit frais et bio; son autopromotion à Amiens dans un minishow à l’américaine les a émoustillés. Buzz de rigueur, impatience des groupies. Pourquoi pas notre idole à l’Élysée? Ici et là, en marge de partis démonétisés, des naïfs se plaisent à penser que ce météore charmeur aurait au moins le mérite de redistribuer les cartes.

Quelles cartes ? À vrai dire, on n’en sait rien. Le langage dont il use, style et contenu, se signale par son inanité. Il propose de « dialoguer » et de se mettre à l’écoute, afin d’enfanter des « idées nouvelles ». Mais lesquelles ? Sous un emballage élégamment ficelé, le produit n’est qu’un miroir où Narcisse se mire.

Macron est un peu le Zlatan de la galaxie énarchique:

moi plus moi égale moi. À ceci près que les prouesses footballistiques de la star du PSG cautionnent son ego infantile. Tandis que Macron dribble du vent et shoote dans le vide.

Ne pas en déduire qu’il n’a pas d’avenir. Peut-être sera-t-il un jour le catalyseur politique adéquat, dans une postmodernité où nos compatriotes auront largué leurs dernières amarres. Car Macron est un symptôme parmi d’autres des débuts de la fin.

Aucune évocation dans son pathos lyophilisé de l’histoire de notre pays, de sa personnalité, de son identité; juste un optimisme de commande, et les recettes économiques au demeurant raisonnables qui vieillissent dans les cartons des partis de droite. À son aune, la France se résume à quelques chiffres, le PIB, la démographie, la dette, la balance des paiements. Rien sur les affres du sentiment de dépossession qui se fait de plus en plus lancinant. Des mots de techno rabotés par la corn, sucrés à la moralise. Bref, rien de « nouveau ». Comme Hollande, comme Valls, Macron se rêve en blairante  »moderne ». Ça ne collera jamais avec les fondamentaux de la gauche, dont il se réclame encore mezza voce. Ça peut faire la soudure dans un gouvernement de coalition où un Juppé, un Bayrou, un Raffarin, une NKM lui tiendraient la main. Pas longtemps: loin de s’affadir, le clivage droite-gauche aurait plutôt tendance à accuser les traits – et la mise en chantier d’une UMPS ne servirait la soupe qu’au FN.

Pour l’heure, Macron la sert à Hollande, tout en se mettant à son compte. Supposons qu’à la faveur des circonstances, autant dire un retrait de son mentor, il se hasarde à concourir à la présidentielle. Il pourra draguer quelques voix dans l’entre deux-mers centriste, mais la droite dédaignera son progressisme tiède et la gauche torpillera son libéralisme mou; ce qu’il serine n’a aucune résonance dans l’inconscient politique français, toutes chapelles confondues.

Macron résume la pathologie lourde de notre société :

on ne voit que lui, on n’entend parler que de lui, et pourtant il n’existe pas !

Delis Tillinac pour Valeurs actuelles.
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4135
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 70
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 18:58

http://www.latribune.fr/blogs/inside-davos/20140310trib000819144/-la-disruption-est-une-transformation-irreversible-du-capitalisme-clayton-christensen.html a écrit:
Auteur de The innovator's dilemma, l'Américain Clayton Christensen, professeur à Harvard, est le pape de l'innovation disruptive, qui désigne un changement de concept pour les clients sur un marché.

Ce monsieur a-t-il inventé quelque chose, non il a simplement changer une appellation.
Quelle différence entre le camelot qui arpentait les routes et les sites internet de ventes: la rapidité pas le but.
En politique il en est de même à ceci près que la capacité d' innovation de nos politiques est bien plus lente.
Quand a l' homme ou la femme charismatique je reste septique car, jusqu' à présent, ils ont étés décevant ne tenant pas leurs promesses (nous abreuvant de ce monument de lacheté: ce n' est pas ma faute mais celle du précédent).

PS: lorsque l' on écrit :
"Comme personne ne veut......" on dit un mensonge (véniel) car il y a toujours un petit nombre pour vouloir. Il eut été plus correct d' écrire : Comme une grande majorité.....
Revenir en haut Aller en bas
Gérard

avatar

Messages : 3629
Date d'inscription : 08/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 19:24

Je propose un nouveau slogan

La disrupture c'est maintenant

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
Revenir en haut Aller en bas
Smile



Messages : 667
Date d'inscription : 28/09/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 19:39

Libellule a écrit:
Ou inconvénient puisqu'elle ne transcende rien du tout. Elle récupère le mécontentement mais ne va pas au delà.

Et croyez vous qu'Hollande a fait mieux avec son anti sarko ... pourtant vous avez votez pour eux. C'est du même niveau, c'est a dire très bas!
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 19:43

@smile Non, je ne le crois pas. Chacun a voté cependant élection après élection et certains vont encore le faire, mais peut-être cette fois en prenant un peu de hauteur, qui sait?

@gerard la disrupture nous renvoie à la première naissance et la perte des eaux d'Eve. La disruption plutôt à Schumpeter. Smile. Plutôt que "maintenant" je dirai personnellement "enfin". La disruption, enfin! Oui pourquoi pas?

Une de ses phrases clefs applicable au modèle social francais : si un médecin prévoit que son patient va mourir, ça ne veut pas dire qu'il le souhaite »
Revenir en haut Aller en bas
Gérard

avatar

Messages : 3629
Date d'inscription : 08/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 20:24

Disruption ou disrupture. Chacun ses préférences
Corrupture. Ruptition. L'essentiel est dans le concept de changeation.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4135
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 70
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 22 Avr 2016, 20:59

Libellule a écrit:

Une de ses phrases clefs applicable au modèle social francais :  si un médecin prévoit que son patient va mourir, ça ne veut pas dire qu'il le souhaite »
Juste mais le patient lui souhaite ne pas mourir. Or si actuellement le diagnostic est pessimiste, le traitement lui est absent et c' est ce que l' on attend.
Entre des syndicats arque boutés sur leur dogme et ne cherchant qu' une publicité provisoire (élections), un patronat intransigeant et un premier danseur de paso doble le remède risque fort de ne pas voir le jour.
Je peux en rajouter avec des propositions qui arrivent en fin de mandat.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 24 Avr 2016, 02:23

ça disrupte sec !!!
-------------------------------------------------


Dominique CHABROL et le service politique de l'AFP, publié le 23 avril

Présidentielle: François Hollande, donné sondage après sondage battu dès le premier tour, laisse présager une finale droite-Front national

A un an de la présidentielle, l'impopularité de François Hollande, donné sondage après sondage battu dès le premier tour, laisse présager une finale droite-Front national, mais la campagne, pas encore lancée, peut bien sûr changer la donne.

Le scrutin de 2017 réserve déjà son lot de nouveautés et d'inconnues. Pour la première fois sous la Ve République, le président sortant est en passe d'être éliminé dès le 23 avril, date très probable du 1er tour de l'élection.

Faute de leader incontesté, la droite se prépare de son côté à une primaire très disputée pour désigner son candidat. Un ancien chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, et deux ex-Premiers ministres, François Fillon et Alain Juppé, devront passer ce barrage s'ils veulent concourir pour l'Elysée.

Quatorze ans après la qualification de Jean-Marie Le Pen pour le second tour de la présidentielle, Marine Le Pen semble, actuellement, quasi assurée de rééditer la performance de son père, pour un "nouveau 21 avril" désormais banalisé.

- Hollande candidat ? - Première inconnue, François Hollande briguera-t-il un second mandat ? Le chef de l'Etat fera connaître sa décision "à la fin de l'année", plus tôt que ses prédécesseurs qui ne s'étaient découverts qu'en février.

Avec autour de 15% de bonnes opinions, il a vu la confiance des Français s'effondrer ces trois derniers mois, en raison notamment de l'absence de résultats tangibles contre le chômage.

François Hollande sait qu'il aura besoin de temps pour tenter de reconquérir une partie de l'opinion, notamment de ses anciens électeurs de 2012, qui aujourd'hui lui tournent le dos.

Fin novembre, le candidat de la droite aura tout juste été désigné. Mais ce sont essentiellement les résultats sur le front de l'emploi qui pèseront dans sa décision, fait valoir l'Elysée. Pour l'heure, le chef de l'Etat se veut confiant et entend marteler le message délivré lors de sa dernière intervention télévisée : "Ca va mieux, pas forcément pour tout le monde, mais ça va mieux pour la France".

- La gauche déboussolée - Après quatre années aux affaires, la gauche aborde l'élection très affaiblie. Scindée en deux, entre une gauche de gouvernement - Manuel Valls, le remuant Emmanuel Macron... - de plus en plus coupée de ses bases électorales et une aile protestataire tentée par la surenchère.

Le Parti socialiste est à la dérive et ses partenaires écologistes et communistes se détournent de lui. L'idée même d'une primaire -avec ou sans François Hollande- semble avoir du plomb dans l'aile, tant le chef de l'Etat et le PS servent désormais de repoussoir pour leurs anciens alliés.

Une aubaine pour Jean-Luc Mélenchon, qui talonne le chef de l'Etat dans les sondages et peut rêver de rassembler la gauche radicale.

"Il ne semble pas y avoir de véritable désir de gauche au sein de la société. Quelles que soient ses composantes, elle ne parvient pas à incarner une alternative ou un projet pour les Français", tempère Yves-Marie Cann, de l'institut Elabe.

Rien en tout cas qui incarne le renouvellement qu'attendent les Français.

- Primaire sous tension à droite - A droite, on espère que l'heure de l'alternance va sonner. Mais nombre d'incertitudes pèsent sur la primaire de novembre, avec 11 candidats déjà déclarés. Et d'abord, primaire de la droite ou de la droite et du centre ? L'UDI a décidé de ne pas y participer faute, pour l'heure, d'accord avec Les Républicains.

Pour l'instant, Alain Juppé se détache dans les sondages. Mais François Fillon voit sa cote remonter. Et Bruno Le Maire, auto-proclamé "homme du renouveau", progresse.

Nicolas Sarkozy, en perte de vitesse, ne devrait quant à lui entrer officiellement dans la course que vers la fin de l'été et réserve ses flèches à François Hollande, qui a "trahi" les Français.

"D'un match à deux Sarkozy-Juppé, on est peut-être passé à un match avec trois candidats" - Sarkozy, Fillon, Le Maire - "crédités d'un potentiel équivalent, face à Alain Juppé", relève Frédéric Dabi (Ifop). Et la bataille de novembre risque de laisser des traces.

Autre incertitude, si Alain Juppé ne remporte pas la primaire, François Bayrou, le président du MoDem, entend bien se présenter.

- Le FN la joue discret - Le Front national, lui, se fait discret. Pour se "présidentialiser" et améliorer son image après une violente campagne des régionales, Marine Le Pen prend de la "hauteur" et déserte quasiment les plateaux télé depuis le début de l'année.

C'est que la présidente du FN, jugée clivante et agressive, doit si elle veut gagner en 2017 rassurer les Français, notamment les plus de 65 ans, gros point faible dans son électorat.

En tête dans la plupart des sondages au 1er tour, avec autour de 28% d'intentions de vote (du jamais vu), elle est en revanche systématiquement donnée battue au second.

En attendant, ses lieutenants sont à pied d'oeuvre. Au menu, tournée des régions, formation des élus et des cadres, pré-investitures des candidats aux législatives... Marine Le Pen ne devrait lancer sa campagne que début 2017, mais le FN tiendra huit conventions thématiques entre septembre et décembre, pour occuper le terrain.

---------------------------

il y a de l'avenir pour les joueurs de tiercé ! les "has been" supposés "hors course" par les pronostiqueurs peuvent réserver des surprises
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 24 Avr 2016, 05:27

Autre voie de disruption qui se lance....

LaPrimaire.org : Pour un vrai choix en 2017 !

https://laprimaire.org
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 10:37

Face à une forme de désamour de l'opinion vis-à-vis de la classe politique traditionnelle, l'ancien animateur de TF1 semble tirer son épingle du jeu dans la mesure où il n'incarne des valeurs ni de droite ni de gauche: «L'écologie, plutôt portée par la gauche, et le développement durable, qui touche davantage au monde de l'entreprise», précise le politologue Daniel Boy.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 16:14

Posté le 30 avril 2016 par balboa78 - (2 commentaires)  

C'est pathétique ! La gauche n’aura rien de mieux à proposer aux Français que la création artificielle d’un mouvement pour vanter le bilan (catastrophique) de François Hollande ! C’est vraiment prendre les Français pour des demeurés ! Le bilan du champion de ce mouvement, ils l’ont tous les jours devant eux !

François Hollande dit que « ça va mieux ! » 83 % des Français ne le croient pas !

N’y aurait-il pas mieux à faire que de tenter de remettre en selle, ce petit président normal, élu président par défaut, à cause d’un obsédé sexuel et grâce à des médias en majorité anti-sarkozistes  ?

 

J’ai quelques pistes de réflexion un peu plus judicieuses pour que l’image de la gauche s’améliore auprès des Français :

Hé Oh la gauche : et si vous preniez la France telle qu’elle est et non pas telle que vous voudriez qu’elle soit.

Hé Oh la gauche : et si vous arrêtiez de haïr la France et de prêcher pour la repentance permanente.

Hé Oh la gauche : d’abord, il faudrait respecter son histoire ! Toute son histoire :

Cessez de penser que cette histoire a commencé en 1789 !

Cessez de renier le rôle de la royauté dans la construction de notre civilisation !

Réinscrivez Louis XIV et Napoléon au programme d’histoire !

Cessez de nier les racines chrétiennes de la France, par pur clientélisme électoral !

Hé Oh la gauche : et si vous cessiez d’insulter la majorité pour séduire des minorités :

Arrêtez de nous traiter d’homophobes quand on défend la filiation naturelle,

Arrêtez de nous traiter d’islamophobes quand nous condamnons l’islam radical.

Arrêtez de nous traiter de racistes quand nous prônons une immigration choisie et contrôlée !

Arrêtez avec le « padamalgam » et le ‘cestpaçalislam » qui vous ont fait détourner la manifestation du 11 janvier !

Hé Oh la gauche : et si vous cessiez de nous donner des leçons sans vous les appliquer à vous mêmes :

Cessez de prôner la laïcité quand vous interdisez les crèches et organisez en même temps des fêtes de l’Aïd à la Mairie de Paris.

Cessez de clamer que la Justice est indépendante alors que Christiane Taubira a menti – preuves à la main – en public sur les écoutes de Sarkozy.

Cessez de nous dire que l’audiovisuel public est indépendant quand les nominations au CSA et à France Télévisions fleurent bon l’Etat-PS (Olivier Shrameck, Delphine Ernotte, Germain Dagognet, Michel Field, etc … )

Hé Oh la gauche : et si vous cessiez d’encourager le laxisme et l’assistanat :

Cessez de déresponsabiliser les assurés sociaux avec le tiers payant généralisé !

Rétablissez le jour de carence pour les fonctionnaires dont la suppression a entrainé une augmentation immédiate de l’absentéisme !

Abandonnez l’extension du versement du RSA dès l’âge de 18 ans !

Hé Oh la gauche : et si vous commenciez à aimer – vraiment – les entreprises :

Réduisez drastiquement leurs impôts et leurs charges pour améliorer leur compétitivité.

Réformez vraiment le code du travail pour fluidifier le marché du travail.

Réduisez les normes et les contraintes qui les accablent !

Hé Ho la gauche : et surtout le PS, si vous aviez le courage de vous assumer :

Vous les sociaux démocrates, séparez vous de l’aile marxiste du PS,

Vous les sociaux libéraux, ayez le courage de réformer la France vraiment !

Comment acceptez vous que cohabitent dans la majorité, Emmanuel Macron et Marie-Noëlle Lienemann ?

Je pourrais continuer longtemps comme ça.

Mais oui, si vous faites déjà tout ça, nul doute que vous retrouverez de la popularité auprès des Français ! Mais une chose est certaine : si vous vous rangez derrière François Hollande rien de tout ceci ne sera possible !

Mais attention, si vous faites tout ça … Vous serez de droite !

Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 17:13

POLITIQUE - L’heure des appels du pied à Emmanuel Macron semble finie. Nicolas Sarkozy a accusé le ministre de l’Économie de “cynisme” et rejette l’idée d’une “coalition molle” droite-gauche qui ferait, selon lui, monter les extrêmes comme en Autriche, dans un entretien au JDD publié samedi.

“M. Macron a été le plus proche collaborateur de François Hollande –son secrétaire général adjoint– au cours des deux premières années de son mandat, c’est-à-dire au moment où a été enclenchée et votée la pire stratégie d’augmentation des impôts que la France ait jamais connue. M. Macron était dans le bureau à côté de celui du président de la République. Et il veut expliquer aux Français qu’il n’y était pour rien?”, s’indigne le président des Républicains.

“Cela fait deux ans qu’il est ministre de l’Économie et qu’il ne cesse pourtant de dénoncer la politique qu’il est en charge d’appliquer. Je pense que c’est du cynisme et le cynisme ne m’a jamais intéressé”, affirme-t-il. “J’ajoute que le même, membre de premier plan de ce gouvernement, vient de nous expliquer qu’il n’est pas de gauche. Il est de quoi alors ? Quelle est la couleur du cynisme ?”, conclut-il alors qu’il invitait il y a encore peu le ministre à rejoindre Les Républicains.

“Il n’y a plus qu’à choisir entre une coalition molle et les extrêmes”

Sarkozy s’oppose aussi indirectement à la volonté d’Emmanuel Macron de rassembler droite et gauche en réagissant à la situation en Autriche où l’extrême droite est arrivée largement en tête du premier tour de la présidentielle. “Voilà le résultat de la pensée unique et du gouvernement de grande coalition. Quand il n’y a plus de gauche, quand il n’y a plus de droite, il reste les extrêmes”, constate celui qui avait toutefois pratiqué l’ouverture à des personnalités de gauche juste après son élection à la présidence de la République en 2007.

“Quand il n’y a plus de confrontation, quand il n’y a plus qu’une pensée unique, au fond quand il n’y a plus qu’à choisir entre une coalition molle et les extrêmes, on a une extrême droite à 35 % et des partis de gouvernement à 11 %”, juge-t-il.

“Ce qui s’est passé en Autriche peut se passer en France si la gauche et la droite ne se réveillent pas et si nous n’avons pas le courage de dire que l’alternance doit être franche. Si l’alternance est molle, si c’est la pensée unique, si c’est +un peu de gauche et un peu de droite +, si c’est un discours tellement convenu qu’il passe au-dessus de la tête des gens parce qu’il ne correspond pas à la vie réelle, c’est le résultat que nous aurons”, prévient-il.

#####"

Décidément lui ne veut que promouvoir Le Pen comme alternative, tout comme ceux qui se disent stupides d' avoir voter Hollande. Comme le balboa ci-dessus.

Curieusement, ces soit disant démonstrations ne permettent nullement de disrupter l'offre publique attendue par les français. Néanmoins il reste un an pour que cette disruption se produise.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 17:36

Personne parmi les gens sérieux ne fait d'appel du pied au micron.. .encore un fantasme !
C'est le contraire ! l'homme de gauche devenu apolitique qui soudain et fort modestement d'ailleurs (on peut en rire tant la ficelle est grosse) se place tout seul comme un grand en rassembleur auto proclamé des gens de bonne volonté qui n'auront plus qu'à se ranger sous bannière pour être guidés sur le chemin de la sagesse... le micron étant le big boss et les autres des faire valoir qui exécuteront ses ordres

Le pays sous sa direction éclairée sortirai du marasme et retrouverait grandeur et prospérité...
Le problème étant que de l'extrême gauche à l'extrême droite y compris chez les gens qui l'on mis en place, tout le monde refuse de se plier à ses désirs.

Le gendre idéal attendra, pendant ce temps il aura l'occasion de se faire limer les dents qui se sont abimées à force de racler le parquet.

Je le vois bien se prendre un solide coup de pied au cul par ses anciens amis le tout suivi d' une période de mise au coin avec pain sec et à l'eaux juste pour lui permettre de réfléchir
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 18:50

On peut donc rajouter à la liste des indésirables, après Lepen, Sarkozy et Hollande, le nom de Macron. Au suivant donc.
Revenir en haut Aller en bas
tonton christobal

avatar

Messages : 14541
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 19:17

Chacun fait sa liste d'indésirables dans son coin... l'indésirable de l'un peut être l'ami de l'autre...
Il n'y a pas de liste intangible, en faire une serait du stalinisme pur... pourquoi pas des listes de proscrits ?
La démocratie c'est le "diner de cons" chacun invite le con qui lui convient et chacun dispose à sa guise du con qu'il a amené.

Pour ce qu'il en est des bienfaits de la cohabitation en matière politique je suis très réservé : c'est la meilleure méthode pour paralyser un pays, en revanche pour ceux qui aiment le montage des coups foireux et qui pratiquent la peau de banane dans les escaliers c'est la période rêvée. 

Ce qui est curieux et récurrent avec les gens de gauche c'est de vouloir rassembler pour jouir du pouvoir (surtout lorsqu'ils ne peuvent pas l'avoir pour eux seuls et sont minoritaires) des gens qui n'ont rien en commun... on voit le résultat avec la "titanic team" on l'a vu avec pinpin et sa "dream team"
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14764
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 19:55

Point goodwill inversé pour la mention de stalinisme. Quid de l'Hitlerisme pur (?), disons que la tenue de la liste des mots  clefs on s'en fout aussi. Smile

Depuis 1871, la France a ainsi connu une dizaine de changements importants de mode de scrutin législatif, on en est venu au scrutin majoritaire pour sortir la 4e république des changements de majorités permanentes, du coup on se plaint de temps à autres que le personnel politique ne change pas assez. Essayer la disruption de l' offre en en explorant les contours à ce stade ne présente aucun inconvénient. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Les plus ambitieux iront, et l'on verra si disription il y aura au moment de déposer son bulletin.
Revenir en haut Aller en bas
 
Disrupter l'offre politique
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Disrupter l'offre politique
» Le Politique selon Platon
» Offre Job d'étudiant
» Fils de politique méritocratie
» Approche socio-politique de l'Asie musulman

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum du Plateau à Fontenay sous bois :: Expression citoyenne :: Tribune libre-
Sauter vers: