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 Disrupter l'offre politique

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MessageSujet: Disrupter l'offre politique   Mer 13 Avr 2016, 04:59

Rappel du premier message :


La Fabrique de l’Opinion

Plutôt que de verrouiller l’élection présidentielle, il faut disrupter l’offre politique Erwan Le Noan

Erwan Le Noan : «Les partis politiques français mourront s’ils ne se renouvellent pas. Ils dépérissent déjà : les adhérents les fuient, leur image se dégrade. Pour se protéger de leur déchéance, ils se constituent en cartel»

Erwan Le Noan: «De petites touches en réformes marginales, le marché politique reste fermé, protégé par des barrières institutionnelles qui se renforcent. Les acteurs en place assurent qu’aucun nouvel entrant ne viendra les perturber» © DR

Erwan Le Noan est consultant, membre du conseil scientifique de la Fondation pour l’innovation politique

Lorsqu’une entreprise ou une industrie peine à préserver sa rentabilité, plusieurs stratégies s’offrent à elle : certaines sont pro-concurrentielles et conduisent à réduire les coûts (en délocalisant la production) ou innover pour mieux satisfaire la demande (ce que font de nombreux opérateurs de la distribution face à la disruption numérique) ; d’autres, au contraire, visent à étouffer la compétition dans l’œuf soit en organisant un cartel (les exemples abondent dans les décisions de sanction de l’Autorité de la concurrence), soit en réclamant une réglementation protectrice (comme le font les taxis).

Ce qui est vrai des activités économiques l’est également de la vie politique. Il suffit d’y transposer le prisme de l’analyse concurrentielle : lorsque nos élus voient fondre leur demande électorale, au lieu de renouveler leur offre et de l’enrichir pour conserver leurs consommateurs (1), ils choisissent de les rendre captifs et de consolider leurs rentes en étouffant toute compétition. La majorité actuelle s’y emploie depuis 2012 dans une entente tacite avec l’opposition, en multipliant les barrières à l’entrée du marché politique : le cadenas qui la ferme est solidement verrouillé. Un nouveau tour de clé vient d’ailleurs d’être encore donné, ce 24 mars, par l’Assemblée nationale.

Premier verrou : celui du financement, resserré en 2013
Pour qui veut se lancer dans la vie politique, l’un des premiers défis est de trouver un financement : une campagne politique coûte cher. Sauf à disposer d’une fortune personnelle, il faut se tourner vers les banques ou des donateurs. Les premières sont plutôt frileuses : elles ne prêtent qu’aux riches et donc souvent qu’aux seuls candidats assurés de dépasser le seuil de 5 % des suffrages, qui garantit le remboursement public de la campagne ; en pratique, elles financent donc les partis déjà en place.

La générosité privée est limitée aux individus, les entreprises ayant été exclues depuis les affaires des années 1980 et 1990. Or, cette voie est semée de barrières, que la majorité de gauche a renforcées.

Jusqu’à une loi de 2013, un particulier pouvait donner jusqu’à 7 500 euros à chaque parti de son choix – d’où la multiplication des « micropartis ». Depuis, les dons sont plafonnés à 7 500 euros par an, par personne et par parti.

En clair, un milliardaire doit répartir cette somme entre les différents partis, là où auparavant il pouvait assurer le financement de plusieurs, quitte à donner à un nouvel entrant sympathique. L’émergence d’un mouvement national ne peut donc compter que sur ses propres moyens.

Appel numérique au peuple.

Le financement des « gros » donateurs n’est pas le seul à être contraint. En France, le crowdfunding des campagnes est exclu : la réglementation interdit qu’aucun intermédiaire ne se glisse entre le donateur et le parti bénéficiaire. Exit, l’appel numérique au peuple !
Pour les partis en place, cette législation n’est pas vraiment une contrainte : s’ils se privent comme les autres de financements privés, ils reçoivent, eux, des versements de l’Etat. Ils bénéficient ainsi de dotations publiques calculées en fonction de leurs résultats aux législatives et de leur nombre de parlementaires. Le Parti socialiste a ainsi ramassé 25,5 millions d’euros d’argent public en 2014, l’UMP 18 millions et le Parti communiste près de 3 millions (2). L’élection d’un député étant, dans le scrutin majoritaire à deux tours, réservée aux grands partis et leurs alliés, un nouvel entrant n’a aucune chance de bénéficier de cette manne.

Pour compléter ces revenus, les partis collectent des cotisations auprès de leurs élus, assises sur leurs indemnités, également versées par la collectivité : près de 13 millions d’euros pour le PS, 1,6 million pour l’UMP et 10,7 millions pour le PCF. Impossible pour un nouveau mouvement de concurrencer ces sommes, sauf à obtenir d’un coup des milliers d’élus locaux.

Au total, le financement des particuliers est marginal dans la vie politique française : en 2014, il représentait 3,6 % des recettes du PS et 4,6 % de celles de l’UMP…

L’effet concurrentiel est désastreux : le marché est verrouillé pour les nouveaux entrants alors que les insiders bénéficient d’une rente assurée par le financement public.

Second verrou : la candidature présidentielle, vissé en 2016

Le 24 mars, l’Assemblée nationale, a élevé de nouvelles barrières sur la voie présidentielle. Si par hasard un outsider parvenait à se hisser dans le paysage médiatique, de nouveaux obstacles institutionnels (adoptés par 11 députés sur 20 présents !) viendront lui barrer la route.

Au détour d’une proposition de loi organique promettant la « modernisation » de l’élection présidentielle, le PS a proposé d’imposer deux nouveaux obstacles politiciens. Le premier concerne les « 500 signatures » : désormais, les « parrains » devront envoyer eux-mêmes leur soutien au Conseil constitutionnel, alors que jusqu’à maintenant ce sont les candidats qui le faisaient (ironie de cette « modernisation », l’envoi par email sera interdit, la voie postale étant seule admise). La réforme semble anodine mais a un but très clair : ralentir les candidatures alternatives, dont celles des « petits » partis de gauche.

La seconde contrainte imposée par la nouvelle loi est la fin de l’égalité du temps de parole entre les candidats dans les médias. Le texte y substitue un principe d’« équité », mis en œuvre par le CSA : celui-ci devra veiller à la bonne « représentativité » de chaque candidat, laquelle sera « appréciée en fonction des résultats obtenus aux plus récentes élections », « des indications d’enquêtes d’opinion » et de « la contribution de chaque candidat à l’animation du débat électoral ». Le droit public aura connu des normes plus fermes et précises… L’effet de cette disposition est assez prévisible : les « petits » candidats verront leur temps de parole réduit.

Disrupter l’offre politique !

De petites touches en réformes marginales, le marché politique reste fermé, protégé par des barrières institutionnelles qui se renforcent. Les acteurs en place assurent qu’aucun nouvel entrant ne viendra les perturber : cela facilite leurs activités, dans ce qu’elles ont de plus utiles à la Nation (le travail législatif), mais aussi en ce qu’elles assurent leur réélection en distribuant de l’argent public (la « réserve parlementaire »). Cela ne les encourage nullement à se soucier de la demande électorale : ils n’innovent ni sur le fond, ni sur la forme, assurés du maintien d’un équilibre en leur faveur.

L’égalité parfaite n’assure pas une concurrence saine : comme dans la vie économique, le succès des uns peut être le reflet d’une préférence des consommateurs – électeurs – et non d’une injustice

Concurrence administrée. La concurrence politique reste finalement fortement administrée : c’est l’Etat qui finance les partis et candidats qui sont autorisés à animer la compétition électorale et qui encadre la façon dont elle doit s’exercer. Les pistes de réforme proposées ici ou là restent souvent enfermées dans ce carcan : réguler le temps de parole de façon purement égale entre les candidats ne permet pas une compétition équitable, si cela revient à défavoriser le candidat populaire – insider ou outsider, au profit de l’inconnu ennuyeux ; imposer des règles rigides de financement n’est pas juste pour celui qui est capable de soulever les foules et leur argent.

L’égalité parfaite n’assure pas une concurrence saine : comme dans la vie économique, le succès des uns peut être, fort simplement, le reflet d’une préférence des consommateurs – électeurs – et non d’une injustice. Il ne devrait, en tout cas, pas être révélateur de celle des acteurs en place.

Une réforme institutionnelle devrait viser à lever, largement, les barrières à l’entrée du marché politique pour que la concurrence en son sein puisse se livrer de manière efficace et stimulante. Si elle ne le fait pas, le marché s’en chargera. Les monopoles artificiels finissent par mourir : certains lentement, d’autres de façon brutale, « disruptés » par des nouveaux entrants créatifs. Comme eux, les partis politiques français mourront s’ils ne se renouvellent pas. Ils dépérissent déjà : les adhérents les fuient, leur image se dégrade. Pour se protéger de leur déchéance, ils se constituent en cartel et capturent le droit, pour ériger des forteresses autour de leurs rentes. Ils pourraient en réalité précipiter ainsi leur disparition et leur disruption. Le risque est que celles-ci soient brutales :
l’émergence des populismes de toutes sortes, du Front national à Mélenchon devrait nous inquiéter.


(1) L’Opinion : Pourquoi la droite se prépare à des défaites de long terme, 5 janvier 2016
(2) Source : Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, JO du 31 décembre 2015

#### lire dans la foulée le sujet sur la macro(n)économie sauce Institut Montaigne pour comprendre que le chantier est énorme.
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Libellule



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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 19:55

Point goodwill inversé pour la mention de stalinisme. Quid de l'Hitlerisme pur (?), disons que la tenue de la liste des mots  clefs on s'en fout aussi. Smile

Depuis 1871, la France a ainsi connu une dizaine de changements importants de mode de scrutin législatif, on en est venu au scrutin majoritaire pour sortir la 4e république des changements de majorités permanentes, du coup on se plaint de temps à autres que le personnel politique ne change pas assez. Essayer la disruption de l' offre en en explorant les contours à ce stade ne présente aucun inconvénient. Ne mettons pas la charrue avant les boeufs. Les plus ambitieux iront, et l'on verra si disription il y aura au moment de déposer son bulletin.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 20:22

Parce que nous sommes à Fontenay ! je ne vois pas de rues hitlériennes et j'en vois de communistes... on se fait mieux comprendre par les gens en imageant les pensées avec des exemples qu'ils connaissent.

Il faut faire de la pédagogie accessible certes mais à tous.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 01 Mai 2016, 21:45

Smile
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 05 Mai 2016, 22:04

Ceci dit l'organisation des primaires où que ce soit rencontre ses opposants

Frédéric Lefebvre a accusé ce jeudi Nicolas Sarkozy de vouloir "enterrer la primaire" à droite, après la décision du bureau politique des Républicains de renoncer à organiser par voie électronique le vote des Français de l'étranger.

Il y a de l'eau dans le gaz chez les Républicains. Le député LR des Français d'Amérique du Nord Frédéric Lefebvre a dit ce jeudi matin sur Europe 1 tout le mal qu'il pensait de la décision du bureau politique du parti relative à la primaire, qui enterre le vote électronique pour les Français de l'étranger au profit d'un vote papier.


"Si Nicolas Sarkozy veut aujourd'hui enterrer la primaire qu'il le dise", a déclaré Frédéric Lefebvre, lui-même candidat à la primaire prévue les 22 et 29 novembre, en vue de la présidentielle de 2017. Le député n'est pas le seul à s'insurger, puisque la Haute autorité chargée du bon déroulement du scrutin a également critique la décision.

Un suffrage censitaire déguisé?

"C'est une décision obscurantiste, inadaptée et injuste", a martelé Frédéric Lefebvre, en soulignant que "les Français de l'étranger ont droit à être traités à égalité" avec ceux de métropole. Il a également dénoncé un "rétablissement du suffrage censitaire pour les Français de l'étranger", car un tri s'opérerait entre ceux qui "peuvent se payer un avion pour aller voter", et les autres.

"Sur cette question c'est un déni de démocratie", a affirmé Frédéric Lefebvre, qui s'interroge sur "l'intérêt du président des Républicains derrière cette décision". Le député LR a réaffirmé qu'il organiserait lui-même "s'il le fallait" le vote "sous contrôle d'huissier".

Mardi, l'instance dirigeante de LR, à la demande du président du parti Nicolas Sarkozy, a décidé d'abandonner le vote électronique au profit d'un vote papier classique pour les 1,2 million de Français de l'étranger. Critique, la Haute autorité a invoqué à la suite de ce revirement "les difficultés propres à l'organisation" à l'étranger de ce scrutin, ainsi que les principaux candidats à cette élection.

Etre Français à l'étranger ce n'est donc pas simple.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 05 Mai 2016, 22:29

Du coté gouvernement, en décidant de ne faire acte de candidature (ou pas) François Hollande empêche toute primaire à gauche (trop tard pour l' organiser) et prend le risque de voir les candidatures de gauche se multiplier et donc d' être responsable de cet éparpillement.
Il ne pourra pas se plaindre comme Jospin puisque coupable de cet état de fait.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 05 Mai 2016, 23:00

Personnellement je n'ai pas grand chose à faire de ce que la gauche ou la droite vont ou ne vont pas organiser dans des mois qui viennent pour les élections de l'année prochaine...

Il serait sans doute préférable de traiter les problèmes actuels... mais on préfère dauber sur un éventuel futur au lieu de s'occuper du présent.

Je vais même ajouter que ce que font ou pensent les candidats potentiels qui ne sont pas au pouvoir me semble moins dangereux et même intéressant que ce qui n'est pas fait ou fait en dépit du bon sens maintenant par ceux qui ne rêvent que d'en reprendre pour 5 ans.

Tirer les plans sur la comète en s'exprimant au futur et au conditionnel sur ce que pourrait faire l'opposition permet d'escamoter les réalités bien actuelles qui plombent le pays et dont la majorité est responsable.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 06 Mai 2016, 18:26

Il reste encore un socialiste lucide !

http://actu.orange.fr/politique/videos/malek-boutih-le-bilan-de-francois-hollande-ne-merite-pas-un-deuxieme-mandat-VID00000026dOQ.html#plmAnchor
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mer 31 Aoû 2016, 08:08

Macron, Juppé, et les autres disrupteurs, nous y voilà Smile reprendre le fil du début.
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Mer 31 Aoû 2016, 08:57

Pourquoi macron / juppé... on ne va pas restreindre l'éventail.
On est dans un grand restaurant et pas à la cantoche de l'entreprise la carte est abondante.

il est vrai que pour tailler des shorts il vaut mieux savoir qui va voter pour qui...
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 04 Sep 2016, 04:12

Aucune restriction en vue, celle qui ne se voit plus en leader d'un parti :

Posant sa candidature au-dessus des partis de gouvernement, qualifiés «d'unions factices de boutiquiers sans envergure», d'une gauche «irrémédiablement engluée dans ses lubies idéologiques et son clientélisme», d'une droite «si fondamentalement obnubilée par sa peur de heurter le politiquement correct», elle leur a opposé la «noblesse du politique» et le «sens de l'action publique». L'élue FN a également ironisé sur ces «primaires qui décidément portent bien leur nom» tout en jugeant que le pays «pas gouverné» était «abandonné».

Et pour ceux qui douteraient encore sur le fait qu'il faut s'intéresser aux élections américaines :

Avec Donald Trump, «nous ne sommes pas du sérail», estime Marine Le Pen « Nous ne participons pas du système, nous ne dépendons de personne ».
Le reste de l'argumentaire http://www.20minutes.fr/politique/1916807-20160901-donald-trump-serail-estime-marine-pen
Disruption quand tu nous tiens.
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Dim 04 Sep 2016, 16:10

L'urgent est assurément de tailler un short à le pen et à trump ! Ce sont les responsables de notre dette .

En revanche pendant ce temps flanbi et son équipe ditigent la France mais ne sont responsables de rien...

C'est une logique aveuglante !
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Lun 05 Sep 2016, 02:10

Et Macron inaugure la nouvelle chaine France info qui a priori s'apprête à décoiffer . A suivre, à l'occasion.
http://mobile.francetvinfo.fr/politique/emmanuel-macron/video-bal-des-egos-gauche-du-reel-et-loyaute-macron-se-defend_1809385.html

Une emission à signaler, qui s'intitule # datagueule sur cette même chaîne ( ex : http://mobile.francetvinfo.fr/monde/europe/migrants/video-datagueule-des-chiffres-contre-les-idees-recues-sur-les-migrants_1808185.html ) et des bulletins météo sur fond humoristique ou culturel. Canal 27 ...

Avec #dataculte on voit que le 2 septembre 1969, le monde commença à se connecter. Images Ina.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Lun 05 Sep 2016, 10:01

La nouvelle chaine dirigée par Field je me régale d'avance...
Il est vrai que l'info de gauche a du mal à passer...
Tout ça avec mon fric...

Pour les migrants pas besion de télé on voit le résultat en direct dans nos rues et souvent aux actualités...
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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 17 Nov 2016, 18:38

Macron semble donc vouloir y aller. Quand à droite la primaire semble évoluer vers un match à trois.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 17 Nov 2016, 19:02

Pourquoi "semble" non il y va, et il apparaît que cette candidature gène fortement aussi bien à gauche qu' a droite (si l' on écoute les uns et les autres).
Macron présente un visage nouveau, un parler nouveau face à nos dinosaures politiciens et leur train-train habituel. Alors il faut l' écouter, voir ses propositions et se méfier des "trahisons" supposées venant de spécialistes de la choses, de propos sur son inexpérience venant de personnes n' en ayant pas plus que lui (n'est-ce pas Manuel).

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Libellule

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 17 Nov 2016, 19:07

Sa décision est irrévocable effectivement. Le "il semble que" s'adressant à ceux qui n'y croyaient guère.

A relire peut-être http://www.plateaufontenay.net/t2587p50-cours-de-macroneconomie-a-l-institut-montaigne
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Jeu 17 Nov 2016, 19:36

A ce jour les supposés expérimentés qui sévissent aux manettes depuis des dizaines d'années sont ils les plus qualifiés pour juger "micron" ?

A titre personnel lorsque je vois son CV tel qu'il ressort de ses propres propos ... un affreux doute m'assaille : ne nous prendrait il pas pour des gogos ?
En jeune homme pressé il brûles étapes !

Il prend les électeurs pour des demeurés avant d'être élu, au moins il n'est pas hypocrite.
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thierry

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 18 Nov 2016, 05:27

Lu sur le site de Nicolas hernandez : https://www.linkedin.com/in/nicoconut

L'article est coupe de façon a ne laisser que 3000 caractéres
"
... je veux vous dire, vous les candidats à l’élection présidentielle française de 2017 : si rien ne change, je ne voterai pas, je resterai chez moi.

Je suis en colère car le populisme est en train de gagner. Il a gagné aux Etats-Unis, il a gagné en Angleterre, et la France a rendez-vous en 2017 pour écrire l’Histoire : soit la France va occuper la place laissée vacante du Progrès, de la Tolérance, de la Raison et des Lumières soit nous allons nous aussi sombrer dans la nuit.

[....]
Mais à ce stade, rien ne se passe.

Vous, candidats à l’élection de 2017, vous vous distinguez en 2 camps : celui des populistes, et celui de l’establishment. Et c'est l’establishment du PS, des Républicains, et du centre qui est en train de donner la France aux populistes. Si je ne vais pas voter en 2017, ce sera à cause de vous, et de ce que vous n'aurez pas proposé.

Car il faut maintenant ouvrir les yeux : vous ne vous en rendez pas compte, mais les privilèges que vous conservez, les camarades de l’ENA que vous laissez éternellement aux commandes, l'opacité du système global… cette manière de travailler, ce sont autant d’incitations à se désengager complètement de la vie citoyenne. Certains se font encore imprimer leurs emails ! Ce n'est pas anodin, car pour quelqu'un de ma génération, cela semble indiquer que vous ne pouvez pas être efficaces dans votre manière de travailler. Les idées et les valeurs, aussi belles soient-elles, sont sans impact si elles s'accompagnent de ces pratiques et de ces usages archaïques.

Vous êtes donc le véritable sujet aujourd'hui. Vous êtes les responsables de la défiance généralisée et c'est à vous d'y faire quelque chose. Vous le sentez bien, le focus est sur vous. Vous devez transformer votre manière de travailler. Vous êtes très directement les responsables de la montée des populismes, il faut en prendre conscience rapidement.

Voici un début de proposition pour réformer les méthodes de travail de l’Etat, créer l’Etat 2.0 en accord avec la culture du peuple (qui a beaucoup d'avance), et restaurer la confiance avec lui :

transparence à tous les niveaux :
réforme de vos rémunérations :
simplification des lois :
organisation "citoyen-centric":
« accountability » : vous, gouvernement, députés, vous êtes les salariés des citoyens.


Si ce programme, évoqué ci-dessus, ne devient pas votre seule et unique priorité, vous aurez devant l’Histoire la responsabilité de l’ère du populisme qui s’ouvrira.


Si vous aussi vous pensez que la politique doit se moderniser et que vous voulez passer un message fort à nos politiques pour éviter la catastrophe en 2017 : partagez-le.

Nicolas Hernandez
"

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matmut

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 18 Nov 2016, 05:39

L'espoir fou d’Emmanuel Macron d'être élu président de la République. C'est vrai sans réelle expérience mais figure du renouveau ce que notre classe politique a bien besoin.
Maintenant attendons le résultat de la primaire de la droite. Si N.Sarkozy sort vainqueur de ce round de sélection tout peut changer et si la guerre des égaux n'a pas lieu un ticket Bayrou/Macron pourrait
rebattre les cartes avec un regroupement des centristes, qui ne se sentent pas représentés dans cette primaires de la droite, et les partisans à gauche du social libéralisme qui ne se reconnaitront pas dans les mouvances Montebourg ou Mélenchon.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 18 Nov 2016, 06:55

(pour être candidat à la présidentielle) "il faut de l'expérience" (Valls). Mais Hollande ou Valls auront du mal à incarner l'expérience du succès...
Pour le "ticket" Bayrou-Macron, il parait possible d'après leurs positions sur divers sujets. Par contre sur le sujet du candidat à la présidentielle, ils paraissent avoir une opinion clairement divergente, à ce jour..

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mamiea

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Ven 18 Nov 2016, 19:08

salamandre a écrit:
(pour être candidat à la présidentielle) "il faut de l'expérience" (Valls). Mais Hollande ou Valls auront du mal à incarner l'expérience du succès...
Pour le "ticket" Bayrou-Macron, il parait possible d'après leurs positions sur divers sujets. Par contre sur le sujet du candidat à la présidentielle, ils paraissent avoir une opinion clairement divergente, à ce jour..


Reprocher à Macron son inexpérience, c' est assez comique de la part de personnages n' ayant jamais été ministres ou présidents. De plus, aux vues des résultats, ils devraient réfléchir avant de parler.
On voit bien, devant tant de critiques, le clivage qui existe entre les barons de partis politiques (plus à la recherche d'une garantie de l' emploi) et certaines voix indépendantes qui casse le système établi.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Disrupter l'offre politique   Lun 06 Fév 2017, 05:07

La disruption est devenue la posture "anti-système" de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle.

De Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Emmanuel Macron ou François Fillon, tous les candidats à la présidentielle dénoncent le "Système".

Le mot "Système" devient emblématique de la situation de blocage qui mine notre démocratie. Pourtant, littéralement, "système" désigne l'ensemble des mécanismes de fonctionnement d'une structure, y compris ses dysfonctionnements. Les politiques l'utilisent pour discréditer la politique des élites.

Jean-Marie Le Pen utilisait déjà le mot "Système". Le FN a continué à l'utiliser avec Marine Le Pen. Nicolas Sarkozy lui-même s'est mis à l'utiliser pendant la campagne de 2012 au moment où il était encore président de la République! Emmanuel Macron y a aussi souvent recours alors qu'il a été ministre de l'Economie, secrétaire général adjoint de l'Elysée, banquier d'affaires chez Rothschild... Si aux yeux de beaucoup de monde, il incarne le "Système", lui revendique une rhétorique anti-système et lui donne un sens particulier.

Le mot "Système" peut avoir donc plusieurs sens?

Pour Macron, le "Système", c'est celui des partis, du PS. Quand il se pose en anti-système, c'est pour valoriser sa propre démarche d'un homme libéré d'une machine électorale qui ne produirait pas de véritable changement.

François Fillon, lui, s'attaque, avec le mot "Système", à ceux qui au sein de son propre parti lui demandent de mettre de l'eau dans son vin. Pour lui, il est synonyme d'inertie.

Jean-Luc Mélenchon utilise aussi ce mot, qui est même le 13e substantif qu'il utilise le plus. Lui a une vision plus économique du "Système", qui est souvent synonyme d'"oligarchie". Il s'agit, dans son discours, du système de production capitaliste qui induit des rapports de domination et de la précarité.

Pour Marine Le Pen, c'est un mot qui incarne une représentation de la société française avec d'un côté le "Système", péjoratif, qui regroupe les "élites", la "caste", (que l'on peut traduire par les médias et les autres partis), les puissances d'argent et le "diktat de l'UE", et de l'autre côté, les exclus, les "invisibles" que le FN incarnerait.

Récemment, elle a donné une définition précise du "Système": "une forme d'oligarchie qui se moque du peuple qui ne s'intéresse pas à lui et qui même gouverne et dirige contre lui"...

D'un point de vue factuel, Marine Le Pen appartient au "Système": elle est députée européenne, vit de la politique depuis 1989, fait partie des catégories socio-professionnelles supérieures, a ses entrées dans tous les médias. Le "Système" chez elle, c'est pratiquement tous ceux qui s'opposent au FN et qu'elle dépeint comme reniant le "peuple".

Benoît Hamon s'y est mis... Pour Benoît Hamon, le mot "Système" permet de se positionner comme contestataire, de se dédouaner de ce qui ne marche pas...

Si tout le monde critique le "Système", cela a-t-il encore du sens?
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