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 puisque l'on parle des "retraités privilégiés"

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tonton christobal

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MessageSujet: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Dim 24 Avr 2016, 21:24

Monsieur le Président ,
J'espère que votre secrétariat va être submergé par le courrier des retraités !
Ceux qui sont en retraite de nos jours n'ont pas travaillé 35h00 par semaine, n'ont pas eu 5 semaines de congés payés, 20 jours de RTT, n'ont pas commencé à travailler entre 22 et 25 ans, et pour beaucoup, les retraités du privé, ont travaillé après 60 ans, en ayant commencé à 16 ans voire moins !
Et, aujourd’hui ils devraient être pénalisés, quelle honte !
Ils ont largement cotisé, beaucoup plus que vous.
Les retraités aident leurs enfants, petits-enfants, le chômage touche tout le monde, les études sont de plus en plus chères, et les grands-parents sont continuellement sollicités.
Alors STOP
Il y a des économies à faire dans ce pays, mais les énarques,  sont tellement loin des réalités quotidiennes, de nos problèmes financiers qu'ils ne connaissent pas eux...
Des amies à moi, ouvrières en couture, touchent aujourd'hui 900 EUR / mois et les cas comme celui-là ne manquent pas et sont légion.
Ces femmes dont il est question, vont devoir sauver la sécurité sociale, dont profitent certains qui n'ont jamais cotisé ?
Des vieux retraités habitant de vieux logements mal isolés vont devoir payer plus cher leur électricité pendant que des étrangers en situation irrégulière vont être logés et chauffés aux frais du contribuable.

Honte à vous, gens de gauche, près du peuple soit disant.
Je n'ai pas fait de grandes études, mais je peux vous donner quelques solutions pour faire des économies :
Supprimer 80% du SENAT qui ne sert à rien, et que vous avez tant décrié quand vous n'en aviez pas le contrôle ! 80% de ces gens ont largement dépassé l'âge de la retraite et continuent de percevoir des revenus indécents pour dormir en rond de cuir dans des sièges confortables !
Diviser par 2 le nombre des députés, cela suffirait amplement vu leur taux d'assiduité dans l'hémicycle.
Supprimer les budgets alloués par l'État à la presse quotidienne,
aux journaux télévisés, aux radios, qu'ils se financent avec la publicité et ne donnez pas des millions à un journal d'anarchistes trotskystes comme Charlie Hebdo.

Supprimer la gratuité totale de l'ENA, fournisseuses des incapables planqués de l’État, et pour ceux qui accèdent à des postes de cadres dirigeants dans le privé, ils devraient tout rembourser.

Supprimer les avantages donnés aux fonctionnaires en poste outre-mer, et aux investisseurs; tous les départements français devraient être égaux.
Aligner le système de retraite des fonctionnaires sur le système des privés, vous qui parlez toujours de supprimer les privilèges et les inégalités.
Rétablissez les 39 heures/semaine dans la fonction publique et comme base de référence salariale et supprimez ces RTT qui incitent à la fainéantise et fabriquent des ponts scandaleux.
Supprimez les subventions aux multiples associations, dont beaucoup sont, comme SOS racisme, MRAP, des officines de la gauche.
On peut aussi supprimer les abattements d'impôts octroyés aux journalistes !
C'est un avantage injuste, mais c’est vrai qu'ils ont largement contribués à l'arrivée au pouvoir de la gauche, et qu'il faut donc les récompenser...mais : motus !

Cet argent gaspillé sont NOS impôts, alors STOP !
Un peu plus de contrôles pour éviter les arrêts maladie de complaisance, et réduire un peu le trou de la Sécu noyée par les fraudes et ne prescrire pas trop de médicaments ainsi on évite d'engraisser les grands laboratoires pharmaceutiques, si bien défendus par Mme Bachelot, puis Mme Touraine HONTE à elles, prêtes à tout pour exister.

Passez des accords avec les dirigeants des pays du MAGREB, pour que les Voyous magrebens étrangers, soient emprisonnés dans leur pays, pour la durée de leur peine, et ne soient pas à la charge de notre Pays.
Les prisons chez eux sont de vraies prisons et non des centres de loisirs à la sauce Taubira et qui nous coûtent très cher.
STOP à la scandaleuse AME véritable pompe aspirante des étrangers !
STOP aux trop nombreux voyages à l'étranger avec autant de ministres, ces déplacements sont simplement des "remerciements" des vacances offertes gracieusement et le satisfecit de votre orgueil.

Quelques Retraités ont le temps d'aller en vacances, en weekend, au cinéma, au restaurant, au club de sport (pour certains) et alors ? ce n'est pas la majorité, ne faites pas l'amalgame.
Ce n'est pas gratuit pour ceux là et ils contribuent à l'économie du Pays.
C'est sur cette population d'ex-travailleurs que vous voulez frapper !
Vous savez qu'il leur est difficile de descendre dans la rue pour manifester et qu'ils sont les plus faciles à ponctionner.
Quelle lâcheté de la part d'un président socialiste !
Les retraités petits propriétaires sont montrés du doigt, mais vous oubliez qu' ils se sont privés toute leur vie  pour ne plus avoir de loyer à payer pendant leur retraite.
Ils payent déjà sur leur logement, qu'ils ont remboursé en 15 ou 20 ans, deux impôts locaux de plus en plus lourds.
Pour vous faut donc pénaliser les gens économes et travailleurs, pour aider ceux qui ont profité des largesses de la société toute leur vie et continuent d'en profiter encore plus grâce à vous ?

Et maintenant il est question de les imposer sur un « loyer fictif » mais n'est-ce pas déjà cela l'impôt foncier ?
Vous venez de transformer nos retraités veuves et veufs en célibataires multipliant ainsi par prés de dix leur impôt sur le revenu. Scandaleux !

Vous n'ignorez pas les tarifs d’hébergement des maisons de retraite 2000/3000 euros par mois.

Quel retraité peut financer cela ?
Celles et ceux qui n'en n’ont pas les moyens  se retrouvent alors dans des mouroirs, alors que les prisons deviennent de plus en plus luxueuses, loyer gratuit, TV gratuite, commerces à prix imbattable, etc... !

a fameuse «relance» dont vous aviez le secret et les outils se traduit aujourd'hui en 2015 par une croissance zéro après une croissance nulle en 2012 et aussi en 2013.

Diminuer le coût du travail ne coûterait rien si l'on revenait à 5 semaines de congés, plus de RTT et 39h/semaine mais ce sont les syndicats représentant 5% des salariés qui vous ont fait roi et aujourd'hui ils vous tiennent, et se comportent comme si leurs adhérents étaient 80% du nombre des salariés; alors vous amusez la galerie avec le mariage des homosexuels, le vote des étrangers, les manipulations des écoles, des discutions stupides sur le nombre de jours de soldes ou du travail le dimanche où vous n'avez pas à vous imposer mais laisser les gens décider ils sont moins idiots que vous.

Le remue-ménage autour d'une bande de petits voyous islamistes et la pitoyable récupération politique que vous en faites est bien venue pour vous faire remonter dans les sondages, mais votre côte va vite reprendre sa chute libre la réalité de vos incompétences revenant au grand galop.

Les français ne sont peut-être pas aussi naïfs que vous le pensez !
Ne méprisez pas ce message et agréez, Monsieur le Président, mes salutations.

Cette lettre exprime ce qu’un très grand nombre de personnes découvrent, pensent et veulent dire haut et fort ! Hélas ! je suis sûr que son destinataire, principal intéressé, s’en moquera, enfermé dans sa « normalitude », entouré de son gouvernement de «pieds nickelés» et imbu de sa haute fonction de Président élu !

Nous avons un droit de citoyens,

celui de dénoncer, un État «catastrophe» et injuste.

C'est ainsi que l'on se retrouve avec un FN qui surfe !

Pas grave on disrupte entre soi... !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Dim 24 Avr 2016, 22:54

tonton christobal a écrit:
C'est ainsi que l'on se retrouve avec un FN qui surfe !

Pas grave on disrupte entre soi... !


Même si ils sont aujourd'hui regroupés avec la DST au sein de la DSRI, il me paraît impossible que  les renseignements généraux ne mesurent pas l'état d'esprit et les intentions de vote d'une majorité de citoyens confrontés à des problèmes de retraite, d'imposition, de chômage, de logement, ...

La question que l'on peut se poser est de savoir si les rapports que ce service peut émettre intéressent encore aujourd'hui quelques dirigeants politiques et si ils en tirent les leçons... A écouter leurs discours on peut en douter...

Il y a déjà de nombreuses années que des transfuges du PCF ont basculé FN... A entendre certains, François Hollande et quelque-uns de ses ministres ont réussi à ce que ce phénomène touche désormais aussi des transfuges du PS...
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Libellule

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Dim 24 Avr 2016, 23:21

Les retraités sont nombreux, avant d'être privilégiés.
Les chômeurs aussi. Cette lettre proposée par Gérard Beaumont ressort à chaque tentative de réforme. Car précisément les français ne sont pas naïfs. Ils aiment leur modèle social, vaille que vaille. Ceux qui oeuvrent à le critiquer sans relâche oublient à qui ill bénéficie le plus.



Dernière édition par Libellule le Dim 24 Avr 2016, 23:39, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Dim 24 Avr 2016, 23:29

a.nonymous a écrit:



Même si ils sont aujourd'hui regroupés avec la DST au sein de la DSRI, il me paraît impossible que  les renseignements généraux ne mesurent pas l'état d'esprit et les intentions de vote d'une majorité de citoyens confrontés à des problèmes de retraite, d'imposition, de chômage, de logement, ...

La question que l'on peut se poser est de savoir si les rapports que ce service peut émettre intéressent encore aujourd'hui quelques dirigeants politiques et si ils en tirent les leçons... A écouter leurs discours on peut en douter...

Il y a déjà de nombreuses années que des transfuges du PCF ont basculé FN... A entendre certains, François Hollande et quelque-uns de ses ministres ont réussi à ce que ce phénomène touche désormais aussi des transfuges du PS...


Il n'y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre...

Pour le reste, les retraités ne représentent sans doute pas le nombre le plus important des électeurs de flanbi, mais ce sont des gens qui en leur temps ont contribué à ce que restent dans les mémoires les "30 glorieuses" où on ne comptait pas son temps et sa peine pour s'en sortir...

Ces gens ont des enfants qui maintenant au train ou vont les choses doivent commencer à penser à prendre en charge ces retraités privilégiés (leurs parents) qui vont se retrouver à la dérive et ne pourront pas se payer les maisons de retraite .

Ces gens qui il y a quelques années aidaient leurs enfants vont maintenant être à leur charge... je ne suis pas certain que la musique des socialistes continue à les faire "rêver". Pour ce qu'il en est de l'écoute de nos dirigeants, n'en parlons pas : ils ont leurs réseaux.... on voit les résultats !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Dim 24 Avr 2016, 23:35

Libellule a écrit:
Les retraités sont nombreux, avant d'être privilégiés.
Les chômeurs aussi. Cette lettre proposée par Gérard Beaumont ressort à chaque tentative de réforme.


Lorsque l'on importe des chômeurs, que l'on loge, nourrit et porte à bout de bras et des retraités qui n'ont cotisé à rien et n'ont rien produit à qui on donne de l'argent... et que l'on les met sur le même pied ceux qui ont bossé pendant 40 ans et ceux qui profitent de nos lois nous sommes dans la démagogie et dans le manque de respect. 
Ne parlons même pas de ceux qui arrivent chez nous en forçant les frontières pour détruire notre pays... et dont on fait grand cas.

On se fout du monde, des électeurs et des Français qui eux ne sont pas dupes !

on va en retrouver les conséquences dans les urnes.
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Libellule

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Dim 24 Avr 2016, 23:45

Combien d'immigrés parmi les 13 millions de retraités. Combien parmi les 8 millions de chômeurs et précaires? Retraités et chômeurs sont ils sur le même pied? Et les jeunes? La nation est composite. Et non identitaire.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 00:02

tonton christobal a écrit:
---/---
Lorsque l'on importe des chômeurs, que l'on loge, nourrit et porte à bout de bras et des retraités qui n'ont cotisé à rien et n'ont rien produit à qui on donne de l'argent... et que l'on les met sur le même pied ceux qui ont bossé pendant 40 ans et ceux qui profitent de nos lois nous sommes dans la démagogie et dans le manque de respect. 
Ne parlons même pas de ceux qui arrivent chez nous en forçant les frontières pour détruire notre pays... et dont on fait grand cas.
---/---


Au delà des seuls immigrés et migrants, il faut aussi parler de tous les emplois délocalisés vers des pays low cost et de tous le travailleurs détachés venant de pays low cost...

Le bilan c'est 2 922 100 chômeurs de catégorie A en mai 2012, 3 591 000 en février 2016 et autant de cotisations sociales en moins...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 00:12

Libellule a écrit:
Combien d'immigrés parmi les 13 millions de retraités. Combien parmi les 8 millions de chômeurs et précaires? Retraités et chômeurs sont ils sur le même pied? Et les jeunes? La nation est composite. Et non identitaire.




pourtant lorsque l'on évoque les musulmans nous sommes bien dans un cadre identitaire...

Nous avons ainsi on le répète assez des "musulmans de France" en est on à ce point avec les "cathos de France" ou les "bouddhistes de France" ou les "protestants de France"...
Curieusement nous sommes tous égaux et certains on des formes d'égalité spécifiques... qu'il faut "comprendre" "admettre" et "respecter"

Le clientélisme à de beaux jours devant lui !
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 00:15

a.nonymous a écrit:



Au delà des seuls immigrés et migrants, il faut aussi parler de tous les emplois délocalisés vers des pays low cost et de tous le travailleurs détachés venant de pays low cost...

Le bilan c'est 2 922 100 chômeurs de catégorie A en mai 2012, 3 591 000 en février 2016 et autant de cotisations sociales en  moins...


là c'est de la faute de Bruxelles... flanbi notre sauveur, n'a rien à voir dans cette affaire... il gère Calais ! et va faire condamner les manifestants... pas ceux qui flanquent le bordel permanent, les victimes qui osent réclamer de vivre en paix et en sécurité.
Pour les gigantesques désordres parisiens qui perdurent depuis des semaines nous verrons plus tard.
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Libellule

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 00:48

Classer les retraités français par religion, cela en change-t-il le nombre? Une très large majorité (89,4 %) de retraités passent leurs vieux jours en métropole. L'Ile-de-France, le Sud-Est et tout le littoral ouest, du Nord à la côte basque, sont parmi les régions les plus prisées. Moins d'un sur dix passe sa retraite dans les Tom ou à l'étranger.

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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 01:32

On ne voit pas trop le rapport... mis on tape toujours sur les mêmes.

Curieusement les gens qui ont voté pour la gauche et les écolos sont désabusés mais ce n'est pas grave on ressort le même discours.
Le FN monte mais c'est de la faute de la droite...
Tout va bien on continue avec flanbi ! sur la cote basque ou dans le sud est... refuge des friqués, il est vrai que là bas personne ne bosse...
On ne parlera pas de ceux qui vivotent dans les clapiers du neuf trois ou du neuf quatre... et sont à la rue.
Les retraités sont une denrée rare à tel point que l'on en importe qui sont pris en charge par la communauté et n'ont jamais cotisé ou bossé chez nous... sans compter ceux qui centenaires perçoivent des retraites alors qu'ils sont morts.
On ne parlera pas de ce qui révolte de plus en plus de Français !

On va "tous ensemble avec le gadget Micron" disrupter en chœur, on va vivre ensemble même si les uns tuent les autres, nous allons tous faire de l'intermodalité, de la transversalité, nous allons nous placer en horizontalité... c'est beau comme du Claudel, ça ne veut rien dire ça permet de faire semblant de traiter les dossiers et avec un peu de chance de conserver ses prébendes.

On ne va surtout pas définir ce qui nous flanque par terre et continuer à se payer de mots : la convergence sauvera le pays !
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mamiea

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 04:59

Une seule et unique vérité, le modèle social Français est basé sur la solidarité entre actifs (les travailleurs) et passifs (chômeurs retraités....), les cotisations des actifs servant a payer les passifs.
Tant que le solde des cotisations est égal ou supérieur au montant perçu par les inactifs tout va bien.
Lorsque l' équilibre est rompu (pour quelque raison que se soit) il faut le rétablir sinon on cours à la faillite.
Essayer de reporter la faute sur les uns ou sur les autres ne résout pas les problèmes.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 05:17

Les études et les projections démographiques sont suffisamment précises depuis des années  pour savoir que le modèle uniquement par répartition, les actifs paient pour les retraités, ne peut pas permettre au retraité de conserver un niveau de vie en rapport avec celui qu'ils avaient quand ils étaient actifs...


Dernière édition par a.nonymous le Lun 25 Avr 2016, 05:56, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 05:31

@mamiea +1
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 05:33

Si on touche au "modèle français" c'est la révolution politico syndicale !

Il faut savoir si on est verrouillé dans notre système ou s'il est temps de réagir et surtout à cause de qui nous en sommes là ... 97 ça ne rappelle rien à personne ? peut être que si on n'avait pas eu des verrouillés du bulbe il y a 20 ans... merci qui ?

On pourra ajouter : qui fait en sorte qu'en distribuant un pognon que nous n'avons pas sous forme de retraites, de soins gratuits et d'aides diverses à des gens qui ne nous ont rien apporté complique les choses... mais là no problem ! la France est riche ! on rase gratos ! Les retraités qui ont travaillé chez nous, ont cotisé et fait progresser le pays... là on peut y aller franco et les ponctionner.

Pas grave nous allons vers les 32 heures qui sauveront l'emploi national et vont renflouer les caisses.

C'est peut être un peu tard pour retomber sur terre !


L'état va renflouer EDF... là encore rien à changer ? on conserve la même hausse et les mêmes éléments pour continuer à écoper un autre titanic qui fait eau de toutes parts depuis des dizaines d'années...
Le comité d'entreprise, la CGT et le PC vous remercient.
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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 18:38

Quand l' on parle de "retraités privilégiés" il serait bon de regarder l' évolution du calcul des retraites:

1
https://www.fnaropa.fr/votre-retraite/historique-du-systeme-de-retraite-en-france a écrit:
971 - Mise en place de l'Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques (Ircantec) résultant de la fusion de deux régimes complémentaires : l'Ipacte, créée en 1951 pour les cadres non titulaires, et l'Igrante, créée en 1959 pour les autres agents non titulaires.

Le taux de pension du régime général passe de 40 à 50%, et la pension est calculée sur les 10 meilleures années de salaires au lieu des 10 dernières.

1972 - Généralisation de la retraite complémentaire à l'ensemble des salariés et anciens salariés assujettis, à titre obligatoire, au régime général.

1974 - Affiliation, à l'ARRCO des salariés cadres sur la partie de leur salaire limitée au plafond de la sécurité sociale.

1975 – L’âge de la retraite à taux plein est abaissé à 60 ans pour les travailleurs manuels et les ouvrières mères de famille.

1977 – Les femmes (non ouvrières) totalisant 37,5 années d’assurance peuvent partir avec le taux plein dès 60 ans.

1978 - Généralisation du système d'assurance vieillesse obligatoire à l'ensemble de la population active.

1983 - Abaissement à 60 ans de l'âge légal de départ à la retraite pour une carrière de 37,5 années. Création de l’AGFF (Association pour la Gestion du Fond de Financement) permettant de compenser entre autres le financement des Retraites Complémentaires ARRCO et AGIRC à taux plein avant 65 ans.

Au régime général, les comptes imposent leur dure réalité.
1987 – Réforme Seguin : les salaires reportés au compte ne sont plus revalorisés que sur l’inflation, au lieu de l’être selon l’évolution du salaire moyen, cela entraîne, étalé sur 25 ans, une baisse de 20% du niveau des pensions.

Les pensions sont désormais, elles aussi revalorisées selon l’inflation, cela induit aussi un impact de 20% sur la masse des pensions versées.

1993 - Dans le régime général (et les régimes alignés),modification du mode de calcul des pensions, basé sur les 25 meilleures années (au lieu de 10 auparavant) et allongement de la durée d'assurance requise, portée de 37,5 ans à 40 ans, pour bénéficier d'une pension à taux plein. Ces mesures n’ont aucune incidence sur le niveau des pensions.

A partir de 1993, l’ARRCO et l’AGIRC mettent aussi en place des mesures du même type que celles de Philippe Seguin en 1987. En presque 30 ans, le rendement du point acheté baisse de 40%.
......................................

Ceux qui, en bon conservateurs, ne veulent rien toucher ou augmenter les retraites se conduisent en parfait démagogues ou nous mentent pour garder leurs place.

Autre contre vérité la retraite des grands patrons :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15522 a écrit:
Le montant de la pension de retraite de base ne peut pas dépasser 50 % du plafond de la sécurité sociale applicable pour chaque année prise en compte dans le calcul de la pension. Ce montant maximum évolue chaque année (par exemple, il est fixé à 1 609 € par mois en 2016). Il s'additionne au plafond des années précédentes, dont les montants sont inférieurs.

Les compléments sont des contrats privé d' assurance (complémentaires) que chacun peut acquérir mais qui ne grèvent pas l' assurance viellesse.
Le système doit évoluer en fonction des données démographiques et mieux expliqué aux Français afin d' éviter des amalgames clivant.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Lun 25 Avr 2016, 19:26

Expliquer aux Français et dire la vérité... ce n'est pas au programme ! On vend ses idées et sa doctrine y compris en allant jusqu'à la stupidité et au mensonge.

On appelle cette technique : faire de la "pédagogie" d'autres diraient de la démagogie.

S'enferrer dans le clientélisme électoral ne peut en aucun cas être considéré comme du populisme... le populisme c'est uniquement de droite.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 00:10

Le mini-site de recherches statistique de la CNAV est intéressant  car il montre explicitement que les problèmes rencontrés aujourd'hui étaient prévisibles de longue date....

Ceux qui se sont obstiné à défendre la seule répartition en refusant d'anticiper les évolutions démographiques  sont en grande partie responsables des problèmes actuels...

Ajoutons qu'à ces évolutions démographiques prévisibles sont venu s'ajouter les problèmes économiques que connait notre pays avec ses 3,6 millions de chômeurs qui coûtent tout en ne produisant aucune richesse...

http://www.statistiques-recherches.cnav.fr/les-principaux-indicateurs-demographiques-en-france-metropolitaine.html a écrit:
Ratios démographiques

Plusieurs définitions peuvent être retenues pour le ratio démographique : actifs sur inactifs, jeunes sur vieux, actifs sur retraités… Quoi qu’il en soit, le constat reste toujours le même, c’est à dire que la valeur de ce dernier se réduit en raison d’un dénominateur croissant au fil du temps.
Source: http://www.statistiques-recherches.cnav.fr/les-principaux-indicateurs-demographiques-en-france-metropolitaine.html
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lorenzaccio



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 01:20

Alors que la création de richesse est au point mort, que les entrepreneurs, les créateurs, les start-up et les capitaux quittent notre pays , et q'il y a de moins en moins de cotisants et une durée de retraite de plus en plus longue, comment pourrait-on maintenir "le modèle social à la française" qui bien sûr n'était pas le plus mauvais? Pour l'instant on emprunte sur les marchés aux fonds nationaux ou de pensions!! La réalité nous rattrape..
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 01:35


Rappelons la position [ erronée ] du PCF en 2003, position qui était aussi celle de la CGT...


http://www.pcf.fr/64698 a écrit:
Faut-il introduire une « dose de capitalisation » dans le système des retraites en France ?

le 31 mars 2003

L'introduction de la capitalisation s'effectuerait en réalité au prix de la réduction des moyens de financement des retraites obligatoires par répartition, en particulier les régimes complémentaires. Or, ce sont les régimes qui contribuent à assurer aux retraités un taux de remplacement favorable. La capitalisation aggraverait ainsi la crise du financement des retraites par répartition.

La capitalisation implique d’énormes réserves financières. Un régime par capitalisation est ainsi beaucoup plus coûteux en prélèvements qu’un régime par répartition. On peut calculer que pour la montée en charge d’un système par capitalisation, les prélèvements doivent être 3 fois plus importants pour assurer un même niveau de retraite que la répartition. Il y aurait donc des prestations réduites et des prélèvements très lourds, de fait une réduction du pouvoir d'achat des salariés et des retraités, au lieu d'une amélioration comme on le prétend. Cette réduction du pouvoir d'achat des salariés et des retraités déprimerait encore la demande effective, jouerait contre l'emploi et la productivité du travail.

Le rendement des retraites par capitalisation exige des taux d'intérêt réels élevés. Ceci est contradictoire avec un bon fonctionnement de l'économie ; dans une logique keynésienne, ce qui incite un entrepreneur à investir, c'est la comparaison entre l'efficacité marginale du capital et le taux d'intérêt; en d'autres termes, si ces derniers sont lourds, il est plus avantageux en court termes de placer son capital sur les marchés financiers plutôt que de l’investir dans une activité directement productive.

La capitalisation favorise (engendre même) le phénomène de bulle financière ce qui est amplement démontré aujourd'hui avec les fonds de pension américains donc des risques de krach boursier. Cette enflure financière élargit le fossé entre sphère financière et sphère réelle et contribue à limiter la croissance réelle en déprimant l’incitation à investir dans la production.

Derrière la logique de capitalisation, on fait resurgir le dogme de l'épargne qui fit l'objet dans les années 30 d’un débat fameux entre Keynes et Hayek. Dans la conception néo-classique traditionnelle, l’épargne longue ne peut être en excès, elle finance les investissements, puis les emplois et, à terme, les retraites par capitalisation. Keynes a montré que ce dogme de l’épargne va de pair avec la dépression de la demande effective, de l’incitation à investir. Ce qui tend finalement à "casser" la croissance réelle. Cette critique reste d'actualité : le dogme de l'épargne que l’on tend à renforcer aujourd'hui se conjugue avec celui de la déflation des salaires, des dépenses sociales et de l'ensemble des dépenses publiques. On tend ainsi à limiter les débouchés et à fragiliser la croissance réelle plutôt que de l'alimenter.

Au contraire, les retraites par répartition contribuent à alimenter directement la demande effective, elle tendraient à stimuler la productivité du travail et la compétitivité des entreprises à partir du développement des ressources humaines. En n’intervenant pas sur les marchés financiers, elles font obstacle au développement des bulles spéculatives.

L’idée qui est en train de se faire jour est que l'on peut avoir de bons fonds de pension gérés paritairement avec l'intervention des syndicats, ce qui limiterait les conséquences d'une gestion risquée pour les cotisants. Mais, même gérés paritairement, les fonds de pension creuseraient les inégalités entre entreprises, entre secteurs, en développant une conception extrêmement élitiste et individualisée des retraites et consacreraient alors l'éclatement des solidarités et de l'équité intra et intergénérationnelle.

Aucune garantie n’existe d’une utilisation de ces fonds de pension pour l’emploi, les retraites, la croissance réelle. Au contraire ceci aggraverait tous les risques d’un branchement des fonds de pension aux risques et aux exigences des marchés financiers. Ce qui entraînerait des prélèvements considérables.

Une génération devrait cotiser deux fois en cas de mixité entre répartition et capitalisation, pour sa propre retraite par capitalisation de demain, mais aussi pour le régime par répartition d'aujourd'hui.

Ce qui entraînerait des prélèvements considérables, alors que dans le même temps les prestations seraient réduites. Ainsi l’introduction de la capitalisation au lieu de sauver les retraites serait un facteur d’aggravation de l’insécurité pour les retraités.
Source: http://www.pcf.fr/64698
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thierry

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 02:15

Bon je vais mettre les pieds dans le plat:

- La moyenne des revenus des retraités est supérieure a celle des actifs,
- Ceux qui ont 65 ans aujourd’hui"hui sont entré dans le monde du travail en 1976, période ou le chômage était faible, tout le monde était en CDI, les revenus indexé sur l'inflation, et des taux d'emprunts qui permettait de s'acheter un logement et laisser l'inflation agir,
- les retraites d'aujourd'hui sont payés par les actifs d'aujourd'hui: 1 retraité pour 2 actifs. Et non pas 1 retraité pour 5 actifs (années 70), ce qui faisait des prélèvements obligatoires plus faible sur le travail, donc plus de compétitivités donc moins de chômage etc etc.

Regardons la situation d'un jeune d’aujourd’hui de 20 ans qui rentre sur le marché du travail: il a fait 1 ou 2 ans de stage, au mieux il sera en CDI à 30 ans et devra travailler jusqu’à 67 ans mini. De plus je suis pas sur qu"il pourra aider ces enfants financièrement ou aller en voyage régulièrement au Maroc ou aux Canaries.

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Gérard

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 03:44

En 1984 les emprunts se négociaient autour de 14% ! Mad
L'inflation était de 7% pour baisser progressivement jusqu'à 0,5% 30 ans plus tard en 2014.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 07:48

Pour ma part je connais des gens agés de 70 ans et qui ont commencé à bosser en 1965 à savoir à 20 ans...
A l'époque ils avaient 3 semaines de congés annuels passaient plus de 44 heures au travail y compris le samedi matin...

Si on fait la péréquation entre le nombre de jours de congé des années 60/70 et de la durée du travail sur une carrière... puisque nous en sommes là, peut être pourrait on aussi se demander si nos difficultés ne découlent pas très justement des lois sociales des années 80.

On ne peut pas bosser 10 heures de moins par semaine, avoir 15 jours de vacances de plus et des RTT et penser que dans un contexte international ces considérations seront sans importance pour l'économie.

Je n'évoque même pas la fiscalité nationale qui plante nos entreprises...
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Libellule

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 08:06

Sur slate par Hervé Bourdhol

L’excellente note de d’Albis, Cusset et Navaux pour France Stratégie «Les jeunes sont-ils sacrifiés par la protection sociale?» souligne le déséquilibre croissant de la structure par âge des dépenses publiques. Elle a retenu l’attention des médias, notamment en faisant la une du Monde le 31 mars avec la mention: «Les jeunes, grands oubliés des politiques publiques». L’OCDE avait relevé dans son «Étude économique sur la France en 2013» que la hausse tendancielle des dépenses publiques en France, principal moteur du déséquilibre des finances publiques depuis plusieurs décennies en l’absence de politique budgétaire adaptée, était alimentée par la montée en charge des dépenses sociales de santé et de retraite. Celle-ci était d’ailleurs largement prévue, compte tenu du vieillissement démographique anticipé, et ces prévisions largement connues.
France Stratégie a donc raison de mettre en avant les modifications de la structure par âge des bénéficiaires des politiques publiques. Analysons trois questions qui en découlent:

Cette déformation implique-t-elle un transfert intergénérationnel des baby-boomers vers les jeunes?
Se fait-elle au détriment des jeunes?
Quelles pourraient être les mesures correctrices?
Vieillissement démographique
La hausse des dépenses de retraite reflète la part croissante des personnes âgées dans la population. Le poids des dépenses de retraite dans la richesse nationale (PIB) atteint un niveau proche de 14% du PIB, plaçant la France et le Portugal au troisième ou quatrième rang des pays de l’OCDE après la Grèce et l’Italie, dépenses publiques et privées confondues. Ce ratio est le produit de trois facteurs: le nombre de retraités rapporté à celui des personnes en emploi; la pension moyenne relativement au salaire moyen; et le ratio entre salaire et productivité du travail, qui déborde largement le cadre de cet article.

Le vieillissement démographique implique à politiques inchangées l’augmentation du premier facteur, appelé un peu improprement «taux de dépendance des personnes âgées», et donc mécaniquement la hausse des dépenses de retraite dans le PIB. Pour annuler cet effet, il faudrait que l’âge effectif de la retraite s’accroisse de façon à stabiliser le ratio de dépendance (premier facteur). Sinon, pour contrecarrer l’impact de l’augmentation du ratio de dépendance, le revenu relatif des retraités devrait s’ajuster à la baisse (deuxième facteur).

En France, l’âge effectif moyen de sortie du marché du travail a stoppé sa tendance baissière au début des années 2000 et s’est un peu redressé depuis, en partie sous l’effet des réformes de retraite; cependant, il reste le plus faible parmi les pays de l’OCDE, ce qui accroît le nombre de retraités compte tenu du vieillissement de la population. De plus, le taux de chômage est resté structurellement élevé, ce qui tautologiquement limite le nombre de personnes occupant un emploi. Le taux de dépendance s’est donc accru. Les réformes de retraite passées entraînent une baisse des taux de remplacement des pensions, limitant la dérive des dépenses, mais leurs effets ne jouent pas encore pleinement. On le voit, pour éviter que les pressions sur les dépenses de retraite ne se traduisent à nouveau par une baisse des pensions futures, l’augmentation de l’âge effectif de départ à la retraite et l’amélioration des performances d’emploi sont essentielles.

Néanmoins, la question reste posée: la hausse des dépenses dont bénéficient principalement (santé) ou exclusivement (retraite) les personnes âgées traduit-elle inéluctablement un transfert intergénérationnel? Inéluctablement, non, mais, dans le cas de la France, oui. Tout d’abord, on pourrait imaginer de financer la hausse des dépenses par celle des cotisations retraite. Outre l’effet négatif d’une telle mesure sur l’emploi et la compétitivité des entreprises, la baisse du revenu disponible induite (que ce soit les cotisations employés ou employeurs qui augmenteraient) serait bien au cœur du transfert intergénérationnel des salariés vers les retraités actuels. Dans le cas français, il y a bien transfert intergénérationnel car les retraités actuels reçoivent un niveau de pension bien supérieur à ce qu’autorisent actuariellement (quelles que soient les hypothèses retenues) leurs cotisations passées. La France a fait le choix d’un système par répartition, et ses paramètres n’étant pas initialement fixés pour assurer sa viabilité financière le transfert intergénérationnel est devenu inévitable.

Ce transfert se fait-il au détriment des jeunes? Pour répondre à cette question, il faut s’interroger sur le financement du surplus des prestations perçues par les personnes âgées relativement à leurs contributions. Le déficit cumulé s’est mué en réalité en un problème de finances publiques. Il est et sera financé par les contribuables notamment via les cotisations sociales, y compris ceux qui devront rembourser la dette publique transférée.

En grande partie, le transfert a déjà eu lieu via les pensions versées; les actions envisagées ne peuvent qu’en limiter la portée. Revenir sur les engagements pris sur le niveau actuel des pensions –la méthode la plus directe– n’est en effet pas concevable, tant en raison de sa brutalité que de ses effets délétères sur la confiance dans le contrat social que représente un système des retraites par répartition. L’instrument le plus propice pour rééquilibrer la dimension intergénérationnelle dans un environnement budgétaire fort contraint consiste à supprimer les nombreuses niches fiscales et sociales non ciblées dont bénéficient encore les retraités.

Mais la question du financement de l’assurance maladie mérite peut-être aussi d’être posée. Au-delà de la CSG, assortie d’un taux minoré pour les retraités, une grande partie reste financée par les actifs via les cotisations employeurs. Un basculement sur la fiscalité contribuerait à répartir son financement plus équitablement entre les générations.

Le lien avec la situation des jeunes est donc étriqué. Les difficultés qu’ils rencontrent sont certes nombreuses, que ce soit dans le parcours éducatif ou l’accès à l’emploi. Dans ces domaines, les politiques publiques ne souffrent pas en France d’un manque de moyens en comparaison internationale: les problèmes principaux ne sont pas financiers, mais davantage liés au manque d’efficacité des politiques de l’éducation et de l’insertion des jeunes dans le marché du travail. Néanmoins, à condition que des politiques d’activation efficaces soient mises en œuvre, la situation matérielle des jeunes devrait être améliorée via l’extension du RSA ou la Garantie jeunes.

On peut donc soutenir à la fois la suppression des niches fiscales bénéficiant aux retraités et l’amélioration du filet social pour les jeunes. Le lien entre les deux est ténu cependant. Il n’est que marginalement lié aux causes essentielles du transfert intergénérationnel qui renvoie à la générosité passée du système de retraite, à une sortie trop précoce du marché du travail –et donc en partie au faible niveau de l’âge minimum légal de départ à la retraite–, à l’existence de régimes spéciaux et au financement de l’assurance maladie.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 08:27

Lorsque l'on en est a engager des facteurs qui ne savent pas lire... effectivement il y a un problème.
On peut aussi se demander comment des gens scolarisés de 6 à 16 ans peuvent ne pas savoir lire... ce qui bien sur facilite leur entrée dans la vie active.
Pire, il y a ceux qui arrivent difficilement à lire mais qui ne sont incapables de comprendre ce qu'ils ânonnent... on se demande ce qu'ils ont fait ou plutôt pas fait durant les 10 ans de scolarité obligatoire.
Il est vrai et c'est surprenant que l'on risque à 60 ans d'avoir plus besoin d'un dentier qu'à 25... finalement on devrait remettre au boulot les septuagénaires car eux sauraient sans doute encore travailler alors que la relève est loin d'être assurée à voir le nombre de demandes d'embauche non satisfaites.
Maintenant si le système des retraites est impossible à faire fonctionner peut on se demander qui et quels partis refusaient il y a plus de 20 ans de le modifier ?
Peut on s'interroger sur la persistance de certains régimes privilégiés en raison de "droits acquis" ? et sur qui s'y accroche comme des "morbacs"
Puisque l'on parle de niches sociales parlons des niches fiscales... là les pisse copies sont moins bavards...

On peut ouvrir la boite... mais c'est risqué ! avec des élections dans un an... si ce toutefois on attend encore jusque là.

Entre le résultat des élections en Autriche, les Anglais qui veulent quitter le titanic... et quelques autres qui vont réserver des surprises ceux qui ont flanqué la pagaille ou on été aux manettes et n'ont rien fait il va y avoir du ménage en vue. Le règne des imposteurs prend du plomb dans l'aile.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 08:36

tonton christobal a écrit:
---/---
On ne peut pas bosser 10 heures de moins par semaine, avoir 15 jours de vacances de plus et des RTT et penser que dans un contexte international ces considérations seront sans importance pour l'économie.

Je n'évoque même pas la fiscalité nationale qui plante nos entreprises...


C'est bien là qu'est le problème: la concurrence internationale que ce soit au niveau de l'Union ou au niveau mondial...

Au niveau de l'Union, il aurait déjà fallut s'attaquer aux harmonisations salariales, sociales, fiscales, environnementales, ... avant de supprimer les barrières et de créer un marché unique...

A titre d'exemple, les roumains travaillent 40 heures par semaine et ils ont droit à 20 jours ouvrés de congé par an...

Voir: http://www.lpg-roumanie.ro/fr/publications/social/droit-du-travail-roumain
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 16:25

a.nonymous a écrit:



C'est bien là qu'est le problème: la concurrence internationale  que ce soit au niveau de l'Union ou au niveau mondial...

Au niveau de l'Union, il aurait déjà fallut s'attaquer aux harmonisations salariales, sociales, fiscales, environnementales, ... avant de supprimer les barrières et de créer un marché unique...

A titre d'exemple, les roumains travaillent 40 heures par semaine et ils ont droit à 20 jours ouvrés de congé par an...

Voir: http://www.lpg-roumanie.ro/fr/publications/social/droit-du-travail-roumain

Ces considérations bassement matérielles n'ont qu'une importance relative en "temps technocratique européen" (le seul à prendre en compte) étant entendu qu'au bout de quelques années les différences n'existeraient plus... Si quelques manants et leurs familles se font au passage écrabouiller par la gigantesque machine à gaz qui avance de rif et de raf inexorablement sur des roues carrées ce ne sont que des statistiques dont l'importance est négligeable.
Où va t on si en plus il faut prendre en compte la totale stupidité des "sachants" pour qui la courbe démographique est billevesée, pour qui les réalités économiques ou financières sont sans importance face à la démagogie et à la nécessité impérieuse de se faire reconduire dans leur sinécure... "après moi le déluge" érigé en mode de gouvernement. 

Toute remise en cause de ce mode de pensée ne pouvant être le fait que de nationalistes réactionnaires voire simplement de racistes opposés à la mixité et à la multiculture vivant recroquevillés dans leur pré carré, de politiquement frileux et d'indécrottables ignorants dont l'avis ne compte pas... on voit les résultats.

Même aveuglement sur le plan politique, en matière de contrôle des frontières et d'immigration massive... le spectacle ne date pas d'hier, il est permanent, ne fait pas relâche est parti pour durer.
Il ne reste qu'à attendre comment l'Europe va se faire étriper dans les discussions en cours sur les échanges avec les USA. Ne pas oublier que les mêmes Américains ont déjà monté un accord économique avec la zone Pacifique dont on ne parle pas trop dans les médias.
Peut être devrait on s'interroger sur la compétence de ceux qui chez nous aux manettes permettent ou cautionnent de tels errements...


Pour ceux qui ont la mémoire courte se souvenir du GATT et de la renégociation menée après coup par le gouvernement Balladur lors de la seconde cohabitation.
Il fallait alors "rattraper le coup" même la sacro sainte exception culturelle française avait lors du premier débat été passée en profits et pertes. Un coup à mettre sur la paille les intermittents du boulot.
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thierry

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 19:29

Le chômage de masse est un probeme français qui ne touche beaucoup moins nos amis allemands.

Donc de raccourcis facile du genre: c'est la faute de l'Europe
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mamiea

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 20:13

thierry a écrit:
Le chômage de masse est un probeme français qui ne touche beaucoup moins nos amis allemands.

Donc de raccourcis facile du genre: c'est la faute de l'Europe
Non ce n' est certainement pas la faute de l' Europe si nous n' avons pas su ou voulu réformer notre système avant catastrophe.
Il serait temps de nous montrer responsables de notre avenir. Pour cela je ne vois guère qu' une retraite par répartition permettant d' assurer le minimum vital et compatible avec l' imposition de tous complété par une complémentaire individuelle où chacun déciderait du montant de son complément.
Autrement dit être responsable de ses choix et non un assisté permanent quémandant à un état omniprésent.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: puisque l'on parle des "retraités privilégiés"   Mar 26 Avr 2016, 21:00

et les droits acquis ?
et ce qui est supposé être gratuit ?

le tout payé par les autres... les riches...

on m'aurait menti à l'insu de mon plein gré...  ça ne fonctionnerait pas ? l'exception française que le monde entier nous envie (sans l'adopter) aurait quelques "bavures" fonctionnelles irrémédiables en conservant les mêmes approches ?
ça alors ! en virant sarko et la droite ça devait rouler tout seul...

On va faire de la pédagogie !
il y a urgence !
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puisque l'on parle des "retraités privilégiés"
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