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 La députée Laurence Abeille et les fouilles intégrales dans les prisons

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a.nonymous



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Date d'inscription : 30/05/2011

MessageSujet: La députée Laurence Abeille et les fouilles intégrales dans les prisons   Mer 27 Avr 2016, 14:12

Les fouilles intégrales dans les prisons dont le caractère systématique est actuellement interdit  vont sans aucun doute être un nouveau sujet de clivage entre la députée Laurence Abeille et le gouvernement...

On se souvient que la députée est opposée à ces fouilles et qu'elle a interpellé le 23 juin 2015 le ministère  de la justice sur ce sujet... Ministère qui lui a fourni une réponse le 5 janvier 2016  alors qu'il était encore dirigé par Christine Taubira...

Depuis Christine Taubira a quitté ce ministère en vélo et elle a été remplacée par Jean-Jacques Urvoas...

Dans la foulée le gouvernement a déposé le 29 mars 2016 un amendement bien documenté qui ne va pas faire plaisir à la députée Laurence Abeille puisqu'il vise à "permettre le recours à tout type de fouilles, en cas de suspicions sérieuses d’introduction d’objets ou de substances interdits en détention ou dangereux, constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens, sans qu’il soit nécessaire d’individualiser cette décision au regard de la personnalité du détenu."....


http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-82463QE.htm a écrit:
Question N° 82463

Texte de la question

Mme Laurence Abeille alerte Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur la pratique persistante et systématique de fouilles intégrales dans plusieurs établissements pénitentiaires français. La pratique des fouilles intégrales est encadrée par l'article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 qui dispose que celles-ci doivent être justifiées par la présomption d'une infraction ou par les risques que le comportement des personnes détenues fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du bon ordre dans l'établissement. De surcroît, les fouilles intégrales ne sont possibles que si les fouilles par palpation ou l'utilisation des moyens de détection électronique sont insuffisantes. On constate toutefois que le pouvoir discrétionnaire de l'administration pénitentiaire est encore très important et que la loi est fréquemment écartée au profit de documents d'une valeur juridique pourtant moindre. Le règlement intérieur de l'établissement, édicté par le directeur de la prison, et les notes de service prises par les chefs d'établissement sont ainsi parfois utilisés pour justifier des fouilles. Chaque prison disposerait donc de ses propres règles concernant les mesures de contrôle en détention. Et ce dans un contexte où les syndicats de surveillants demandent régulièrement la modification de la loi pénitentiaire afin d'autoriser le recours aux fouilles intégrales dès lors que les personnes détenues auraient un contact avec l'extérieur. Une note de la direction de l'administration pénitentiaire en date du 11 juin 2013 a enjoint aux directeurs d'établissements d'appliquer la loi et une note du ministère de la Justice en date du 15 novembre 2013 est aussi venue rappeler aux services pénitentiaires « la prohibition du caractère systématique des fouilles » à nu. La nécessité de ces deux notes successives montre la grande résistance sur le terrain à l'abandon des fouilles à nu. Plusieurs décisions de justice constatent également que les principes de la loi ne sont pas respectés et condamnent les établissements qui pratiquent les fouilles à nu de façon illégale. Aussi, elle demande comment le Gouvernement compte intervenir pour que la loi en matière d'interdiction des fouilles intégrales systématiques soit réellement appliquée dans tous les établissements pénitentiaires français.


Texte de la réponse

Les conditions de mise en œuvre de l’article 57 de la loi pénitentiaire ont été définies par deux textes successifs : - le premier, une circulaire, datant du 14 avril 2011, - le second, une note, datant du 15 novembre 2013, abrogeant cette circulaire. Cette note rappelle en premier lieu les différents moyens de contrôle à disposition des agents (portique de détection de masses métalliques, détecteur manuel de masses métalliques et portiques de détection à ondes millimétriques – fouille par palpation et fouille intégrale) et les pratiques professionnelles correspondantes. Au-delà de la description technique de ces gestes professionnels, elle vient surtout définir le cadre juridique de l’emploi de ces moyens de contrôle à l’aune de la jurisprudence du conseil d’Etat, et notamment l’arrêt du 6 juin 2013, prohibant le caractère systématique des fouilles. La note du 11 juin 2013, prise immédiatement après l’arrêt du conseil d’Etat du 6 juin 2013 avait pour seule vocation d’accompagner les chefs d’établissement dans l’application de cette jurisprudence, en attendant la rédaction définitive de la note du 15 novembre 2013. S’agissant spécifiquement des fouilles intégrales, la note du 15 novembre 2013 rappelle : - le principe de nécessité, - le principe de proportionnalité, - la prohibition du caractère systématique de fouilles, en ce qu’il impliquerait l’application de mesures de fouilles à toutes les personnes détenues dans un même contexte, - la possibilité de recourir à un régime exorbitant de fouilles intégrales systématique à l’encontre des personnes détenues identifiées comme présentant des risques. Elle insiste donc sur la nécessaire individualisation de la décision de fouille.  Deux enquêtes ont été menées, l’une du 1er au 30 juin 2014, l’autre du 19 janvier au 1er février 2015, ayant pour objectif de mesurer l’impact de la mise en application de l’article 57 de la loi pénitentiaire, en termes de volume d’actes de fouilles réalisées, et notamment en cas de contacts avec l’extérieur à l’occasion des parloirs.  Le pourcentage des détenus ayant fait l’objet d’une fouille intégrale par rapport au nombre de détenus ayant bénéficié d’un parloir est de 38% en février 2015 ; l’abandon du caractère systématique des fouilles intégrales à l’issue des parloirs est donc intégré.  La prise en compte de la dangerosité de la personne détenue dans la décision de fouille est elle aussi intégrée. On constate en effet que : - les établissements dans lesquels les détenus sont le plus fouillés sont les maisons centrales et les quartiers maisons centrales (45% en février 2015), qui ont vocation à accueillir les détenus les plus dangereux, - les établissements dans lesquels les détenus sont le moins fouillés sont les centres de détention ou quartiers centres de détention (32%), - 37% des personnes détenues sont fouillées dans les maisons d’arrêt.  Afin, d’accompagner l’application des dispositions relatives aux moyens de contrôle des personnes détenues, un plan de sécurisation des établissements pénitentiaire a été annoncé par la Garde des sceaux le 3 juin 2013 pour un budget de 33M€.  Enfin, des opérations antistupéfiants, organisées par les parquets sont régulièrement organisées. Sur le second semestre de l’année 2014, 154 opérations ont été recensées. La garde des Sceaux est très attentive à l’application uniforme de la loi sur l’ensemble du territoire et reste à l’écoute des observations et alertes des parlementaires à ce sujet.
Source: http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-82463QE.htm


Et l'amendement déposé par le gouvernement...

http://www.senat.fr/amendements/2015-2016/492/Amdt_262.html a écrit:
L’article 57 de la loi n° 2009-1436 du 24 novembre 2009 pénitentiaire, au regard de l’interprétation qui en a été faite par le juge administratif, rend  nécessaire l’individualisation de chaque décision de fouille, aussi bien celles pratiquées à l’endroit des personnes détenues que les fouilles de cellule.

S’agissant des fouilles par palpation ou intégrales des personnes détenues, le seul motif de condamnation d’une personne détenue ne permet donc pas, à lui seul, de les justifier. De même, le seul fait qu’un lieu ou une circonstance constitue une situation à risque en matière notamment d’introduction d’objets ou de substances interdites ou dangereuses ne justifie pas à lui seul que toutes les personnes détenues, sans distinction, soient soumises à une fouille intégrale, à l’issue des parloirs notamment. En outre, ce cadre juridique interdit tout régime de fouilles intégrales aléatoires.

S’agissant des fouilles de cellules, la seule circonstance que l’établissement pénitentiaire constitue une zone à risque en matière notamment de dissimulation d’objets ou de substances interdits ou dangereux ne justifie pas à elle seule qu’une cellule  puisse être soumise à une fouille.

Cet impératif jurisprudentiel est par conséquent inadapté à une gestion collective de la population pénale, notamment dans les maisons d’arrêt confrontées à la surpopulation pénale. Celles-ci ne sont, en effet,  pas en mesure de mettre en œuvre cette individualisation pour les fouilles de cellules, ni même pour les fouilles par palpation, qui sont plus fréquentes en pratique.

Une modification de l’article 57 apparaît dès lors nécessaire afin de permettre le recours à tout type de fouilles, en cas de suspicions sérieuses d’introduction d’objets ou de substances interdits en détention ou dangereux, constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens, sans qu’il soit nécessaire d’individualiser cette décision au regard de la personnalité du détenu.

La modification proposée prévoit de rappeler que ces mesures ne pourront être ordonnées qu’à la condition de respecter les principes de nécessité et de proportionnalité,  tels qu’exigés par le Conseil d’Etat et la Cour européenne des droits de l’homme. Elles ne seront, en effet, ordonnées qu’en cas de raisons sérieuses de soupçonner l’introduction d’objets ou de substances interdits en détention ou dangereux constituant une menace pour la sécurité des personnes ou des biens.

En outre, elles seront strictement limitées dans le temps et dans l’espace.

Elles feront l’objet d’un rapport circonstancié transmis au procureur de la République territorialement compétent et à la direction de l’administration pénitentiaire.
Source: http://www.senat.fr/amendements/2015-2016/492/Amdt_262.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: La députée Laurence Abeille et les fouilles intégrales dans les prisons   Jeu 07 Mar 2019, 16:52

2019

Citation :
Téléphones, stupéfiants, armes... les prisons au défi de l’intrusion d’objets illicites

Par Jean-Baptiste Jacquin Publié 07.03.2019

Quarante-huit heures après l’agression de deux surveillants à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne, la question de la sécurité des établissements pénitentiaires est de nouveau soulevée. Comment le détenu Michaël Chiolo et sa compagne ont-ils pu se retrouver mardi 5 mars dans l’enceinte de l’une des deux prisons les plus sécurisées du pays avec un couteau en céramique ? Tout simplement parce que ce n’est pas détectable par le portique de sécurité que passent les familles avant une visite au parloir ou à l’unité de vie familiale. Les deux surveillants ont été blessés dont l’un grièvement.

« Il ne me semble pas pensable que l’on puisse entrer en détention avec des objets qui ne puissent pas être détectés », a déclaré mercredi la garde des sceaux, Nicole Belloubet, qui a demandé une inspection à Condé-sur-Sarthe. Pourtant, la question de l’intrusion d’objets illicites en détention n’a rien de nouveau. Rien de marginal non plus.

Ce sont près de 42 000 téléphones et accessoires (chargeurs, cartes SIM, etc.) qui ont été saisis en 2018 lors de fouilles pratiquées en détention. Sur la deuxième marche du podium des saisies viennent les stupéfiants que se procurent nombre des 70 000 détenus.

Mais il arrive également que des armes soient retrouvées. Plusieurs centaines sont ainsi saisies chaque année, que ce soit des armes blanches, des armes artisanales (tel un pic tranchant fabriqué avec un élément métallique arraché d’un montant de fenêtre), ou même des pièces d’armes à feu. « Nous avons par exemple retrouvé en 2018 plusieurs couteaux en céramique dans les chemins de ronde d’une des maisons d’arrêt franciliennes », affirme une source à la direction de l’administration pénitentiaire.

Les parloirs, où les détenus peuvent rencontrer un proche sans séparation physique, sont un moyen de faire entrer des objets illicites. Mais pas le seul. Des intervenants extérieurs et même des surveillants pénitentiaires se sont ainsi fait prendre dans des trafics illégaux. Troisième « porte d’entrée », les projections par-dessus les murs d’enceinte par des complices postés à l’extérieur ou, depuis peu et de façon encore marginale, par largage à partir de drone.

Du côté des familles, seules les personnes munies d’un permis de visite peuvent s’inscrire pour un parloir. Le contrôle est standard : portique détecteur métallique, rayons X pour les bagages et fouilles manuelles pour les paquetages apportés aux détenus. En cas de suspicion sur un visiteur, les surveillants peuvent faire une fouille par « palpation de sécurité ». Si la personne refuse d’être fouillée – elle en a le droit –, l’accès au parloir lui est refusé. Il arrive, sur réquisition du procureur, que des opérations impromptues de fouilles des familles soient opérées par la police ou la gendarmerie avant même leur entrée dans la prison.

Le contrôle des détenus au sortir des parloirs se fait par une palpation symbolique, et pour quelques-uns, par une fouille à nu. Les syndicats surveillants protestent, depuis 2009, contre l’article 57 de la loi pénitentiaire votée alors, qui bannit les fouilles à nu systématiques. La France avait été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour cette pratique considérée comme un traitement dégradant.

A deux reprises, le Parlement est revenu depuis sur cet article 57 pour en rétrécir le champ et faciliter ce procédé. Depuis 2016, les chefs d’établissement n’ont plus besoin de motiver les demandes individuelles de fouilles à nu, la suspicion d’introduction d’objet illicite le permet. Avec la réforme de la justice votée en février, à l’examen au Conseil constitutionnel, les fouilles à nu systématiques seront désormais possibles sur les détenus revenant d’une audition au tribunal, d’une permission de sortir ou d’une hospitalisation. Et pour les détenus considérés comme dangereux, elles seront également autorisées au sortir du parloir, sur des périodes de trois mois.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: La députée Laurence Abeille et les fouilles intégrales dans les prisons   Jeu 07 Mar 2019, 16:53

Citation :
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L’autre piste étudiée est celle de la technologie avec les portiques à ondes millimétriques. Un tel équipement, à 162 000 euros l’unité, qui permet de détecter par exemple les couteaux en céramique, a ainsi été installé à la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) il y a près de deux ans. Mais il trône dans un couloir, inutilisé. « Cela prendrait trop de temps, vu le nombre de détenus qui passent chaque jour aux parloirs », explique un directeur pénitentiaire, alors que cette prison compte 2 600 détenus, soit plus de 180 % de sa capacité. En revanche, le même équipement à la prison de Réau (Seine-et-Marne), où la densité carcérale est inférieure à 100 %, est régulièrement utilisé. Selon nos informations, les détenus particulièrement signalés et ceux incarcérés pour terrorisme y sont soumis systématiquement au sortir des parloirs. Mais déployer un tel portique dans les 188 établissements pénitentiaires paraît hors de portée. Une dizaine seulement ont été achetés.

La réforme de 2019 devrait par ailleurs faciliter l’intervention des équipes locales de sécurité, constituées de surveillants spécialement formés, dans les abords immédiats des prisons. A la maison d’arrêt d’Osny (Val-d’Oise), les projections extérieures ont ainsi été divisées par dix en 2018 grâce notamment à une bonne coordination avec la police. « La vigilance permanente des surveillants reste la meilleure prévention, mais sans garantie possible d’un risque zéro », résume le directeur d’une grande maison d’arrêt.

Jean-Baptiste Jacquin
https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/03/07/les-prisons-au-defi-de-l-intrusion-d-objets-illicites_5432712_3224.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: La députée Laurence Abeille et les fouilles intégrales dans les prisons   Jeu 07 Mar 2019, 20:09

Après la "police de proximité" relookée on ne sait plus trop comment nous allons avoir les équipes mobiles de "matons de choc"

Les solutions sont si simples qu'il n'est pas possible de les mettre en place.

On ne peut pas, on n'a pas le droit, les lois, les circulaires, les directives européennes, les ONG...

et les gardiens de prisons trucidés, non ceux là ça ne compte pas !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: La députée Laurence Abeille et les fouilles intégrales dans les prisons   Mer 13 Mar 2019, 00:25

A quoi bon fouiller les détenus ?

Citation :
Prison de Fresnes : le responsable des parloirs « laissait passer nourriture, alcool et téléphones »
Denis Courtine et Fanny Delporte| 12 mars 2019

Avec deux autres responsables, c’était lui le patron du parloir. Une figure de la prison de Fresnes qui dirigeait depuis des années les jeunes gardiens. Mais depuis lundi après-midi, ce surveillant gradé est en garde à vue dans les locaux du groupe Ouest du SDPJ 94 à Villejuif.

Il s’y trouvait toujours ce mardi en fin d’après-midi. Parmi tous les faits qui lui sont reprochés, il est soupçonné de corruption passive.

« On sait qu’il laisse passer des téléphones, de la nourriture ou de l’alcool, soupire une source proche de l’enquête. D’ailleurs, à vrai dire, tout le monde le sait. Il y a eu beaucoup de rapports de surveillants qui ne comprenaient pas qu’il soit aussi souvent au contact des familles de détenus. Certains gardiens se taisaient sur son comportement. Mais d’autres en avaient assez. L’administration pénitentiaire n’en pouvait plus également. »

Lundi après-midi, les enquêteurs ont donc débarqué au parloir de Fresnes. « Il a été interpellé devant tout le monde, lâche un surveillant. Les collègues, les familles des détenus… » Son casier a été fouillé. Les policiers agissaient dans le cadre d’une commission rogatoire délivrée par un juge d’instruction.

Car l’affaire ne date pas d’hier. « Une information judiciaire a été ouverte dès le mois d’août », contextualise le parquet de Créteil. Cet été-là, une aide-soignante qui travaillait à l’hôpital du centre pénitentiaire avait été interpellée par le SDPJ pour avoir fourni de la drogue à un détenu. Elle était elle-même approvisionnée par… un surveillant.

« Quatre personnes avaient été mises en examen dans le cadre de ce dossier, précise une source judiciaire. Un gardien, placé en détention provisoire, l’aide-soignante de 23 ans, sous contrôle judiciaire pour complicité de trafic de stupéfiant, un homme extérieur à la prison incarcéré pour corruption active et trafic de stupéfiants et une femme, elle aussi étrangère à la maison d’arrêt et placée sous contrôle judiciaire. »

Deux autres affaires distinctes avaient éclaté à Fresnes l’année dernière. Au printemps dernier, le chef de détention de l’une des trois divisions de la prison avait été arrêté. Toujours incarcéré, ce proche de l’ancien directeur était soupçonné d’avoir accordé des faveurs à des détenus, dont Arnaud Mimran, l’une des chevilles ouvrières des abyssales fraudes à la taxe carbone.

Et toujours l’été dernier, une infirmière de l’établissement pénitentiaire avait été placée en détention provisoire pour avoir fourni de la drogue, notamment de la cocaïne, ainsi que des téléphones à un détenu.

« A l’école des surveillants, on sait déjà que la prison de Fresnes est réputée pour la corruption qui y règne, assure une source proche du dossier. Certains élèves la choisissent même pour cela, car ils savent qu’ils peuvent arrondir leurs fins de mois. »
http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/prison-de-fresnes-un-directeur-des-parloirs-en-garde-a-vue-pour-corruption-passive-12-03-2019-8029746.php
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