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 La grande pagaille ! les migrants font la loi... et nous sommes en état d'urgence

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tonton christobal

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MessageSujet: La grande pagaille ! les migrants font la loi... et nous sommes en état d'urgence   Mer 04 Mai 2016, 19:13

Manifestants et migrants devant le lycée Jean-Jaures le 3 mai 2016 à Paris

©MIGUEL MEDINA, AFP

AFP, publié le Mercredi 04 Mai 2016 à 08h05

Paris: des heurts ont opposé des manifestants à des policiers venus évacuer des migrants occupant un lycée dans le nord-est de la capitale

Des heurts ont opposé mercredi matin des manifestants à des policiers venus évacuer des migrants occupant depuis près de deux semaines un lycée en travaux dans le nord-est de Paris, a constaté une journaliste de l'AFP.  

Heurts lors de l'évacuation du lycée Jean-Jaurés : ce que l'on sait

Vers 6h20, la police a employé du gaz lacrymogène pour disperser plusieurs dizaines de manifestants qui avaient formé une chaîne humaine afin d'empêcher l'accès à une entrée du lycée Jean-Jaurès, dans le XIXe arrondissement de Paris. L'opération a duré une dizaine de minutes.

Des manifestants, dont certains étaient masqués ou cagoulés, ont répondu par des jets de projectiles, aux cris de "tout le monde déteste la police", a constaté la journaliste.

Certains manifestants assis sur la chaussée face aux CRS scandaient: "solidarité avec les réfugiés".

Les heurts sont survenus sur l'avenue Bolivar. De l'autre côté de l'établissement, rue Clavel, les forces de l'ordre ont accédé par une autre entrée en forçant une porte en fer et en dégageant des tables et des chaises qui interdisaient le passage, a rapporté à l'AFP un membre du collectif qui soutient les migrants.

Après le retour au calme dans la rue, des responsables du collectif ont entrepris de parlementer à l'intérieur du lycée avec des policiers, a-t-on informé au sein du groupe, faisant état d'"environ 300" migrants installés sur place.

Tard mardi soir, le mouvement citoyen Nuit debout, installé place de la République, également dans le nord-est de Paris, avait appelé sur les réseaux sociaux ses sympathisants à rejoindre le lycée mercredi matin, jour de l'"expulsion" de l'établissement.

Saisi par le conseil régional d'Ile-de-France, le tribunal administratif de Paris avait ordonné le 29 avril, avec un délai de grâce de 72 heures, l'évacuation de ce lycée.

Lors de l'audience sur la plainte déposée par la présidente du Conseil régional Valérie Pécresse (LR), le collectif La Chapelle debout qui soutient ces migrants avait évalué à "un peu moins de 300 personnes" ceux qui occupaient les 8.000 mètres carrés des locaux.

Le lycée Jean-Jaurès a été investi dans la nuit du 21 au 22 avril par 150 migrants, notamment afghans, yéménites, soudanais, érythréens et somaliens, rejoints ensuite par d'autres personnes.

Ces migrants venaient du campement sauvage situé sous le métro aérien de la station Stalingrad (nord-est de Paris), qui a été de nouveau démantelé lundi matin. Plus de 1.600 migrants ont été pris en charge lors de l'évacuation, ce qui constitue un record à Paris.

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Où sont les "humanistes" qui sanctuarisaient l'école ?

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tonton christobal

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Messages : 13865
Date d'inscription : 06/07/2010

MessageSujet: Re: La grande pagaille ! les migrants font la loi... et nous sommes en état d'urgence   Jeu 05 Mai 2016, 06:32

© AFP, Geoffroy Van der Hasselt

AFP, publié le Mercredi 04 Mai 2016 à 07h47

Migrants: alors que des centaines de personnes ont été évacuées cette semaine, des voix s'élèvent pour appeler à "changer de méthode" d'accueil

Faut-il s'habituer à voir resurgir des campements de migrants à Paris? Alors que plusieurs centaines de personnes ont été évacuées cette semaine, avec un hébergement relevant parfois du casse-tête, des voix s'élèvent pour appeler à "changer de méthode" d'accueil.

Plus de 1.600 migrants évacués du campement "Stalingrad" à Paris

"Il est indigne de laisser dormir à la rue, dans des conditions insalubres et pendant plusieurs semaines, des personnes fragilisées par un parcours migratoire épuisant", a estimé lundi soir la maire de Paris Anne Hidalgo.

"Il est désormais impératif de changer de méthode. L'Etat doit accepter de proposer, au fil de l'eau, des solutions d'hébergement aux réfugiés", a-t-elle ajouté, en appelant l'Etat à la création d'un "véritable accueil de jour spécifiquement dédié aux migrants".

Lundi à l'aube, les pouvoirs publics avaient démantelé pour la troisième fois en deux mois le campement installé sous le métro aérien de la station Stalingrad, avec un bilan record de 1.600 personnes comptabilisées. Mercredi, près de 300 personnes ont été évacuées du lycée Jean-Jaurès. 

En un an, on en est à plus de vingt opérations à Paris. Ce qui pose un casse-tête logistique croissant aux autorités parlant de "mises à l'abri", avec la promesse d'un hébergement, et non d'"évacuations".

- "Report" depuis Calais - Quelque 80 personnes n'ont pu ainsi être prises en charge à Stalingrad, reconnaît-on à la Ville de Paris, où l'on déplore que l'Etat "attende une jauge importante pour agir".

D'autant que la capitale ressent les contrecoups de la politique menée à Calais, avec des "phénomènes de reports immédiats". "Depuis septembre 2015, nous arrivions à résorber les campements en quelques jours. On voit bien avec Stalingrad et Jean-Jaurès qu'il y a une arrivée extrêmement rapide ces derniers jours", souligne-t-on à la Ville.

Le sujet a été évoqué par Anne Hidalgo mardi lors d'une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. "Le ministère a convenu qu'il fallait réfléchir au sujet de la prise en charge des migrants au fur et à mesure", indique-t-on du côté de la Ville, tandis que le ministère assure que "la fluidité du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile en Ile-de-France est une préoccupation constante de l'Etat".

"Il faut un peu de temps pour reconstituer des places" d'hébergement, plaide le préfet d'Ile-de-France Jean-François Carenco. "Pour l'instant, je n'ai pas de marges", ajoute-t-il, en estimant qu'il faudrait 6.000 places pérennes dans la région et qu'"on va y arriver".

Ces demandes de changement de braquet rejoignent largement celles des associations.

"Changer de méthode semble nécessaire et inévitable", estime Aurélie El Hassak-Marzorati, directrice générale adjointe d'Emmaüs Solidarité, qui décrit l'accueil de jour: "un endroit avec des douches, des bagageries, et qui permettrait aussi une +pré-évaluation+ des migrants pour les orienter vers différents types d'hébergement". 

- "Prétexte" - Et ce type de structure peut être créé "en moins de deux mois", selon elle.

"L'accueil de jour ne remplace pas la mise à l'abri", estime toutefois Jean-Claude Mas, secrétaire générale de la Cimade, pour qui "c'est toute la chaîne qu'il faut repenser, afin de sortir de cette politique de l'intervention à contre-temps, une fois que la situation est embolisée".

Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, plaide lui pour des "structures de transit régionales" afin de désengorger Paris où le traitement de la demande d'asile, notamment, est totalement saturé. 

"Ce n'est pas très compliqué si on a la volonté politique et si on met les moyens budgétaires", ajoute-t-il. Pour lui, l'argument de l'appel d'air est un "prétexte": "les gens sont là, on n'est pas sur la route migratoire principale".

"L'autre argument, c'est que c'est difficile à porter politiquement dans les régions à un an des présidentielles. Mais en démocratie on est toujours en élection à un moment ou à un autre", ajoute-t-il, en regrettant la paralysie du pouvoir face au Front national: "à un moment, il faut peut-être affronter les vents contraires".
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