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 Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...

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Libellule

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MessageSujet: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 06:15

Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...


Pour se faire une idée de l'étendue de l'incendie en cours en Alberta, à Fort McMurray, ville nouvelle au Canada, il faut s'imaginer un départ de feu à hauteur de Cergy-Pontoise, qui se serait étendu en une semaine sur toute la zone dense de la région parisienne, vers et jusqu'à Marne la Vallée à l'Est, et Evry au Sud. L'échelle et la forme de l'incendie Dragon est respectée. Seule différence, ç'est une forêt dense qui part en fumée et non une zone dense d'habitations.

Qu'une telle surface soit atteinte en si peu de temps doit poser question. Sécheresse? Gaz à effet de serre, pollution? Présence proche de grandes compagnies productrices de sable butimineux, à l'extraction complexe? Foudre ou activités humaines? Un mix de tous ces causes et effets? A suivre...

Ce lien établit la carte de la présence des sables bitumineux dans l'Alberta. Et l'emplacement de Fort McMurray en haut.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sable_bitumineux

La similitude avec la zone en feu est bien entendu une simple coïncidence.

A vous de juger
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sable_bitumineux#/media/Fichier%3AAthabasca_Oil_Sands_map.png

Les sables bitumineux de l'Athabasca sont d'importants gisements de bitume ou de pétrole brut lourd situés dans le nord-est de l'Alberta au Canada, couvrant 142 200 km2 de forêt boréale, de tourbières et de zones humides peu peuplées, soit environ 21 % du territoire de la province. Le gisement le plus important est celui de l'Athabasca, situé autour de Fort McMurray, où la couche de bitume est exploitable à ciel ouvert. Des gisements plus profonds se trouvent à Rivière-la-Paix et à Cold Lake.

Ensemble, ces trois gisements contiennent environ 1 800 milliards de barils (290 milliards de mètres cubes) de bitume, une quantité comparable en ordre de grandeur à l'ensemble des réserves de pétrole conventionnel au monde. Avec les méthodes de production de pétrole non conventionnelles modernes, moins de 10 % de ces dépôts, c'est-à-dire environ 170 milliards de barils (28 milliards de mètres cubes), sont économiquement exploitables, mais la majorité des réserves sont seulement récupérables par des techniques in situ.

La carte de slate au départ d'Argenteuil http://lu.rosselcdn.net/sites/default/files/imagecache/pagallery_450x300/2016/05/07/948888209_B978598161Z.1_20160507185710_000_G1G6O928L.1-0.jpg

Et pour bien comprendre.ce qui est en cours,
http://reporterre.net/En-Alberta-l-avenement-d-une-humanite-inhumaine

L’incendie de forêt a forcé l’évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d’habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s’étaient réfugiés dans des camps de l’industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l’or noir, après l’ordre général d’évacuation. Il va falloir soutenir toutes ces victimes, par simple souci d'humanité en ces circonstances exceptionnelles.


Dernière édition par Libellule le Lun 09 Mai 2016, 08:33, édité 2 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 07:48

Insinuer que l' incendie est le fait des gisements pétroliers est on ne peut plus cavalier.
Les installations pétrolières sont à l' abris de l' incendie car entouré de pare feu d' un kilomètre.
Les techniques de lutte contre les incendies de forêts au Canada comme aux USA n' ont rien à voir avec les nôtres (on laisse le feu s' éteindre de lui-même).
petit rappel :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Incendies_de_1988_%C3%A0_Yellowstone a écrit:
Les incendies de 1988 à Yellowstone sont les plus importants feux de forêt de l'histoire connue du parc national de Yellowstone, au nord-ouest du Wyoming aux États-Unis. Des nombreux petits feux de forêt individuels d'origine, les flammes se propagent rapidement et deviennent hors de contrôle, avec des vents croissants et une importante sécheresse. Combinés en un seul grand feu de forêt, il brûle pendant plusieurs mois, obligeant la fermeture du parc pour la première fois de son histoire. Seule l'arrivée d'un temps plus frais et humide à la fin de l'automne provoque la fin du feu de forêt. Un total de 3 213 km2, soit 36% du parc, est touché. Tout l'écosystème du Yellowstone est alors altéré.

Superficie de l' Alberta 661 848 km² Population : 4,146 millions (1 oct. 2014).
Par comparaison la France :
La France métropolitaine s'étend sur 551 500 km2 (surface terrestre et eaux intérieures)3, 547 030 km2 (somme totale des surfaces cadastrales)4 ou 551 695 km2 (surface géodésique selon l'IGN)[réf. incomplète], soit 80 % du territoire total de la République.

En 2015 la France métropolitaine compte 118 habitants/km25.

Au 1er janvier 2016 la population atteint 64 513 242 habitants.

AUtre chiffre :
http://www.pompiers.fr/pompiers/nous-connaitre/chiffres-cles a écrit:
L’effectif des sapeurs-pompiers est de 246.900
en France.
Je n' ai pas trouvé le chiffre des pompiers Canadiens.

Les chiffres parlent mieux que de long discours.
Quand aux informations, voir directement à la source :
http://www.journaldemontreal.com/2016/05/04/feu-de-foret-toujours-actif-a-fort-mcmurray-levacuation-se-poursuit
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 07:59

http://actu.orange.fr/societe/videos/gaz-de-schiste-bientot-en-france-VID00000027D4s.html

nous ne sommes pas à une contradiction ... ou à un mensonge étatique près.

Pour ce qu'il en est du magouillage de l'information et du tripatouillage des faits nous sommes pour une fois en tête de peloton.

Le tsunami du Japon qui a endommagé une centrale nucléaire, ou le tremblement de terre qui va faire céder un barrage vont trouver une explication chez les écolos...
Vive la traction animale et non à la ferme des 1000 vaches !

L'immobilisme est en marche et rien ne l'arrêtera !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 08:27

Poser des questions en indiquant que la zone incendiée est constituée de forêts posées sur du sable bitumineux exploitable à l'air libre alors que la région vient de subir une période de sécheresse permet de tenter de répondre aux raisons de ce désastre local. Rappeler que ce sable fait l' objet d'une exploitation par une société qui contrôle ce secteur et que ç'est cela qui a justifié la sortie de terre d'une ville nouvelle dans les années 80, ç'est de la simple information. A aucun moment il est insinué que les compagnies pétrolières sont les responsables du sinistre. Il est dit au contraire que la protection des habitants et des infrastructures pétrolières à été la priorité des pompiers mobilisés sur place. Donner une idée de l'ampleur du sinistre sur huit jours n'enlève rien à la comparaison présentée.

A suivre, dis-je simplement. Car je doute fort que les manques d'explications actuelles sur les raisons de la violence et la taille du brasier restent en l'état. Quand les pompiers eux mêmes disent que ce feu a été hors contrôle, cela a un sens précis. On est en face probablement de circonstances à la fois exceptionnelles et complémentaires qu'il conviendrait de bien cerner pour éviter qu'un tel phénomène ne devienne une norme ..

Fort MacMurray est (était) une ville isolée de quelques 80 000 habitants la ville la plus proche étant à plus de cinquante kms, ce qui n'enlève rien à parler de ALberta dans son ensemble. Mais là nous parlons de 20% de ce territoire. Et des habitants qui en ont (avaient) la gestion in fine

Ps ferme des 1000 vaches, (je lis une mention à ce dossier). son patron vient de décéder. Mais bon je ne crois pas que ce soit le sujet. Fukushima non plus d'ailleurs.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 09:08

En France ce n'est pas le gaz de schiste qui est en cause mais son exploration-extraction par fracture hydraulique.
Pour atteindre le précieux combustible il faudrait autoriser la recherche scientifique et technique.
Si nous ne le faisons pas, de gros méthaniers nous vendront très cher le gaz exploité ailleurs et, écologistes ou pas, nous serons clients compte tenu des règles du marché et des accords internationaux qui gèrent les échanges commerciaux.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 09:10

Le gaz américain que nous importons n'est sans doute pas gratos CF mon poste précédent.

Pour le feu au Canada, je me demande si sarko ne serait pas dans le coup...
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 12:11

L' avis d' un expert :
http://www.europe1.fr/international/fort-mcmurray-lorigine-de-lincendie-est-probablement-humaine-2740135 a écrit:
Pour le colonel Eric Faure, président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, il faudra "des semaines voire des mois" avant une extinction totale de l'incendie.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 14:47

Pour ma part, je crois qu'il ne faut pas se dispenser de se poser toutes les questions au delà du maintien de petites controverses. Je reproduis donc un article qui me paraît intéressant, en ce qu'il dit que la cause ne serait pas unique, et qu'il ne faut pas en privilégier une plutôt qu'une autre.

#####

FEU DE FORÊT À FORT MCMURRAY
« Nous devons parler des causes des incendies en Alberta », dit Kathleen Wynne

Extrait de l'entrevue avec Kathleen Wynne aux Coulisses du pouvoir

Il faut éviter de blâmer l'industrie pétrolière ou le développement économique pour les feux de forêt en Alberta et plutôt s'attaquer aux enjeux environnementaux qu'ils soulèvent, affirme la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, dans une entrevue aux Coulisses du pouvoir.

Un texte de Mylène Crête

Selon la première ministre, ces incendies sont une image des changements climatiques qui peuvent générer davantage de ces événements extrêmes.

« Je pense qu'il y a beaucoup de facteurs dans cette situation, affirme-t-elle. Nous sommes très, très tristes et nos pensées sont avec les Albertains, mais nous devons parler des causes. Pour moi, les changements climatiques, les phénomènes météorologiques extrêmes, sont le visage de ce problème. Ce n'est pas un problème économique ou industriel, c'est un problème environnemental. »

Les climatologues reconnaissent que les changements climatiques peuvent générer davantage d'événements météorologiques extrêmes comme les feux de forêt, mais ils sont incapables de faire un lien direct entre ce phénomène et la catastrophe naturelle qui s'abat sur l'Alberta.

Cette question a soulevé la controverse plus tôt cette semaine lorsque le premier ministre Justin Trudeau a critiqué la chef du Parti vert, Elizabeth May, après qu'elle eût affirmé que les changements climatiques étaient en partie responsables des incendies qui ravagent la région de Fort McMurray dans le nord de l'Alberta.

« C'est un raccourci qui peut ne pas avoir l'effet escompté, a-t-il dit. Il y a toujours eu des incendies. Il y a toujours eu des inondations. Prendre un incident et dire ''ceci arrive à cause de cela'' n'est ni utile ni exact. »

Plus tard dans la journée, Elizabeth May avait précisé sa pensée par voie de communiqué en indiquant qu'elle n'avait pas voulu faire de lien direct entre les changements climatiques et les incendies en Alberta. « Nous devons plutôt porter notre attention sur l'impact des phénomènes météorologiques extrêmes qui sont en augmentation et déterminer comment nous pouvons y réagir collectivement. »

#####

Chercher ensemble collectivement la ou les vérités est indispensable pour éviter Qu'un tel incident devienne la règle, disais-je, à supposer que le réchauffement climatique, la sécheresse, les gaz à effet de serre, et l' activité humaine se conjuguent de plus en plus systématiquement et d'une manière de plus en plus violente et rapprochée pour provoquer des catastrophes, qu'il convient à tout prix de ne pas banaliser. Faut-il pour autant appeler sarko à la rescousse, lui qui a dit un jour que l'écologie c'était fini,  franchement je n'en sais rien. king study S'il sait mieux que les autres apporter son diagnostic sans traiter les autres de pov cons, pourquoi pas. sunny

Dans la liste des causes à effets, on peut utilement relire cet article publié pile poil voici un an, car il parait que c'est important que les choses aient été dites avant pour les rendre plus crédibles. http://www.ledevoir.com/environnement/actualites-sur-l-environnement/436859/gaz-a-effet-de-serre-les-sables-bitumineux-condamnent-le-canada-a-l-echec

la reproduction :

A quelques jours de la rencontre à Québec des premiers ministres provinciaux consacrée aux changements climatiques, une nouvelle étude conclut que la croissance des émissions de gaz à effet de serre imputable aux sables bitumineux risque d’annuler tous les efforts entrepris au Canada pour endiguer cette crise environnementale.

Produit à partir de données gouvernementales, le document souligne que les émissions canadiennes de gaz à effet de serre (GES) ont connu une croissance globale de 18 % depuis 1990. À titre de comparaison, l’objectif de réduction des émissions au Québec est de 20 % en 2020, par rapport à 1990.

Ce n’est d’ailleurs pas ici que les GES ont suivi une courbe de croissance. En fait, l’Alberta est responsable de 73 % de la hausse observée à l’échelle nationale depuis 25 ans. Et l’étude publiée par Environmental Defence et Greenpeace pointe directement un coupable : l’industrie des sables bitumineux. « Tandis que les autres sous-secteurs de l’industrie pétrolière et gazière ont vu leurs émissions se stabiliser ou diminuer, celles des sables bitumineux ont monté en flèche, si bien qu’elles ont doublé depuis l’an 2000 », précise-t-on.

Sans réglementation fédérale à l’horizon, cette progression constante doit d’ailleurs se poursuivre. La production des sables bitumineux devrait en effet dépasser les trois millions de barils par jour en 2020, puis les cinq millions en 2030. Cette croissance rapide se reflète dans le transport de pétrole par train, qui a connu une croissance de 300 % depuis 6 ans. Les producteurs ont donc plus que jamais besoin des projets de pipelines.

Or, si les sables bitumineux sont exploités selon les prévisions de l’industrie, les émissions de l’Alberta « approcheront le total combiné de l’Ontario, du Québec et de la Colombie-Britannique » d’ici 2020, évaluent les auteurs de l’étude. L’Alberta est déjà la plus grande émettrice de CO2 parmi toutes les provinces canadiennes. Ses émissions dépassent même celles de l’Ontario et du Québec combinées.

Selon les conclusions de l’étude, il est donc tout simplement « impossible » que le gouvernement canadien atteigne son objectif de réduction des émissions de GES si cette industrie poursuit sur sa lancée. Après avoir jeté le protocole de Kyoto à la poubelle, le gouvernement Harper s’est donné une cible plus modeste de réduction de 17 % de ses émissions en 2020, par rapport au niveau de 2005.

Si elles souhaitaient cependant contrer la hausse des GES albertains, « les autres provinces et les autres secteurs économiques devraient fournir des efforts herculéens ». En fait, l’étude estime à 30 % la réduction nécessaire, et ce, à l’échelle du pays.Pour y parvenir, « il faudrait, par exemple, convertir tout le parc automobile du pays en véhicules électriques », ou encore amener les émissions de la Colombie-Britannique, des provinces de l’Atlantique et des territoires à zéro.

Pétrole et pipelines

Pour le responsable du programme national d’Environmental Defence, Dale Marshall, l’analyse des données d’Environnement Canada démontre clairement que l’exploitation des sables bitumineux est totalement « incompatible » avec la lutte contre les changements climatiques.
 
« Nos dirigeants doivent comprendre que la lutte du Canada contre les changements climatiques ne pourra pas être efficace tant que les émissions de GES en provenance des sables bitumineux continueront d’augmenter en flèche », fait-il valoir. Or, le premier ministre Stephen Harper a clairement fait savoir en décembre dernier qu’il n’entendait pas réglementer le secteur pétrolier et gazier, même si son gouvernement a évoqué l’idée à quelques reprises.

Dans ce contexte, le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, suggère aux premiers ministres des provinces de signifier leur opposition aux projets qui doivent favoriser la croissance de l’industrie. « S’ils veulent être crédibles dans la lutte contre les changements climatiques, le premier ministre du Québec et ceux des provinces doivent s’opposer à l’expansion des sables bitumineux et des infrastructures de transport, comme les pipelines, trains et bateaux dont elle dépend. »

À l’instar du gouvernement Harper, celui de Philippe Couillard a cependant déjà indiqué qu’il ne tiendra pas compte de la question des GES du pétrole albertain qui coulera dans le pipeline Énergie Est dans le cadre de son évaluation environnementale du projet. Lorsque le projet de TransCanada deviendra une réalité, en 2020, pas moins du tiers de la production canadienne des sables bitumineux transitera par le Québec. La province deviendra ainsi, et pour des décennies, la plus importante plaque tournante de la production pétrolière canadienne.

Le Canada possède les troisièmes plus importantes réserves de pétrole brut au monde, derrière l’Arabie Saoudite et le Venezuela. Celles-ci s’élèvent à 174 milliards de barils. La production quotidienne doit atteindre 6,7 millions de barils d’ici 2030.

Une étude scientifique publiée en janvier dans la revue Nature concluait cependant que le Canada devrait absolument laisser plus de 85 % de ses ressources pétrolières connues dans le sol s’il veut aider l’humanité à éviter la catastrophe climatique qui s’annonce.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 15:32

Libellule a écrit:
Pour ma part, je crois qu'il ne faut pas se dispenser de se poser toutes les questions au delà du maintien de petites controverses. Je reproduis donc un article qui me paraît intéressant, en ce qu'il dit que la cause ne serait pas unique, et qu'il ne faut pas en privilégier une plutôt qu'une autre.

[/i]

Vous louvoyez, après avoir parlé du pétrole vous en venez aux changements climatiques, bien.
Donc vous admettez que le sable bitumineux exploitable n' est pas la cause de l' incendie bravo.

La cause première on ne la connait pas mais très certainement une imprudence humaine ou la foudre. Que la conséquence est un lien avec les conditions climatiques certainement, que cela soit un fait nouveau, certainement pas ce type d' incendie n' est pas nouveau:
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/un-gigantesque-incendie-pres-du-parc-de-yosemite-inquiete-san-francisco_1276202.html a écrit:

Le 13e plus grand feu qu'ait connu la Californie depuis 1932
Le sinistre, qui a démarré le 17 août et a déjà détruit plus de 60.600 hectares à l'ouest de Yosemite, est enregistré comme le 13e plus grand feu que la Californie ait connu depuis 1932. Il n'a toutefois pas fait de victimes à ce stade et ne menace pas directement pour l'instant le célèbre parc, dont les séquoias géants font le bonheur des touristes.


http://www.leparisien.fr/environnement/nature/videos-australie-deux-morts-dans-un-gigantesque-feu-de-foret-10-01-2016-5436943.php a écrit:
VIDEOS. Australie : deux morts dans un gigantesque feu de forêt
Deux personnes ont été tuées et plus d'une centaine d'habitations rasées par un gigantesque incendie de forêt qui fait rage dans l'Ouest australien et que les secours peinaient dimanche à maîtriser.


10 Janv. 2016, 10h06 | MAJ : 10 Janv. 2016, 10h06
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 15:35

Sous peu on va nous prouver que le Canada est plus pollué que la Chine à Pékin...

Dans la foulée nous aurons droit à l'explication du gigantesque incendie de Yellowstone causé des exploitations pétrolières intensives dans le parc.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 16:38

Mamiea, j'ai choisi pour ce sujet le mode du questionnement car précisément personne ne peut dire à l' instant " la " cause. J'évoque pour ma part, un mix de causes qui mérite étude. Ni plus ni moins. Mon ordre de questionnement importe peu. Je crains seulement qu'à force que se soit par erreur, par hasard, par inadvertance, par cupidité, par inconscience, par pseudo négligence, par je m'enfoutisme, ou par habitude, l'homme se perde en conjectures pour toujours trouver le moyen de justifier ces excès de comportement ou d'exploitation de l'eau, de l'air, et des sols, sans prendre assez de temps pour remettre en cause ses mauvaises pratiques. Comme si le advienne que pourra avait force de loi face au nécessaire respect dû à la nature.

Que ce soit effectivement tant en Chine Qu'ailleurs, on peut le souligner à côté de Tonton Cristobal en effet. Le but n'étant certainement pas que le plus polluant devienne le modèle pour les autres; me semble-t-il. Mais qui sait?

Le tarif sera quelques milliards à chaque fois, et le nombre de victimes sera quantité négligeable Sad ? Pour peu que le cynisme ambiant devienne la règle. Les autres faisant pire à cquoi bon chercher à faire mieux... Sad
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 18:11

Incendie en France - Foret des Landes : 50 000 hectares détruits et plus de 80 morts, en 1949.
http://www.meslandes.fr/1949-le-grand-incendie-oublie/
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 19:15

Oui. Un exemple non récurrent.

Là on est dans la combinaison de facteurs récurrents, ce qui suppose enfin de tirer des conclusions à même de réduire les risques encourus par une vraie politique anti feu. Des chercheurs font des recommandations non suivies d'effets. Que veut- on protéger in fine? Parfois je me le demande. En attendant le nombre de feux et leur rythme augmentent inexorablement. Et l' on regarde brûler tout cela avec une fatalité qui ne me paraît pas salutaire.

La solution? Regarder ailleurs? Non!
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 19:48

La solution serait surtout que ceux qui n'ont rien à dire arrêtent d'instrumentaliser stupidement l'actualité pour faire tenir avec des ficelles un raisonnement vérolé que rien ne peut vérifier... et encore moins justifier.

La manipulation étant depuis quelques années un mode de gouvernement ... tout est possible, y compris de dire n'importe quoi.
En ce domaine les écologistes sont passés maitres !
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 19:59

Allez dossier classé en 48h. Ben voyons!

Les chiffres du brasier canadien sont démesurés. Le point sur l'étendue des dommages une semaine après le début des incendies.

● 1.610 km2 de forêts partis en fumée

C'est environ seize fois la superficie de Paris: 1.610 km2 ou encore 161.000 hectares de forêt ont été dévastés par les incendies qui touchent depuis une semaine l'Alberta, à l'ouest du Canada. «Le feu a progressé bien plus lentement» que prévu, a souligné dimanche Rachel Notley, premier ministre de la province sinistrée. Samedi, les pompiers avaient estimé que 2.000 km2 pouvaient avoir été ravagés par des feux hors de contrôle. Finalement, à la faveur de la pluie et d'une baisse des températures, la progression des flammes a ralenti ce week-end. Un répit. «À moins que nous recevions 100 millimètres de pluie, nous nous attendons à combattre le feu durant les mois à venir», estime Chad Morrison de l'agence albertaine de lutte contre les incendies de forêt, cité par Radio Canada.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 20:37

Libellule a écrit:
Allez dossier classé en 48h. Ben voyons!

Les chiffres du brasier canadien sont démesurés. Le point sur l'étendue des dommages une semaine après le début des incendies.

● 1.610 km2 de forêts partis en fumée

C'est environ seize fois la superficie de Paris: 1.610 km2 ou encore 161.000 hectares de forêt ont été dévastés par les incendies qui touchent depuis une semaine l'Alberta, à l'ouest du Canada. «Le feu a progressé bien plus lentement» que prévu, a souligné dimanche Rachel Notley, premier ministre de la province sinistrée. Samedi, les pompiers avaient estimé que 2.000 km2 pouvaient avoir été ravagés par des feux hors de contrôle. Finalement, à la faveur de la pluie et d'une baisse des températures, la progression des flammes a ralenti ce week-end. Un répit. «À moins que nous recevions 100 millimètres de pluie, nous nous attendons à combattre le feu durant les mois à venir», estime Chad Morrison de l'agence albertaine de lutte contre les incendies de forêt, cité par Radio Canada.

Heureusement les écolos franchouillards vont traiter et venir à bout des feux canadiens... ils sont moins brillants pour éteindre les incendies qui frappent le sud de la France tous les ans.
Il est vrai que dans le même genre de divagation, Ségo sait ce qui est bon pour les Américains et décide de qui doit être président...

S'ils pouvaient tous la fermer nous serions un peu en vacances et sans doute un peu moins pris pour des débiles.
OBAMA le sauveur, le premier président noir... métis serait plus exact, était le sauveur attendu par la gauche française... résultat : il se fout de flanbi ! et commence à fatiguer tous les ricains.
Par solidarité de nana notre Ségo va soutenir la mère Clinton, nul doute que de grands avantages vont en découler pour la France.

On va envoyer nos canadairs (fabriqués au canada) pour aider les Canadiens à éteindre les feux locaux...
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 20:41

Quérir les bonnes réponses à des questions posées a son intérêt. D'où que viennent les informations.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 21:07

Libellule a écrit:
Quérir les bonnes réponses à des questions posées a son intérêt. D'où que viennent les informations.


J'espère que les Canadiens vont avoir des réponses concrètes fournies par les écolos français prolixes en avis sur tous les sujets pour venir à bout des incendies...

Nous avons chacun le sait de brillants théoriciens, pour ce qu'il en est des praticiens c'est un peu moins concluant !

Ils ne sont pas avares de leçons et un peu moins brillants lorsque l'on s'en tient aux résultats.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 22:46

L'info viendra de là bas. Smile Tiens commençons par ce coup de gueule d'un local repris dans le journal Métro :

######

Par Jean-François Hotte

Ancien étudiant de l’Université du Québec à Montréal en administration des affaires, voyageur, écrivain et amateur de photographie, Jean-François Hotte a publié ce billet sur son blogue personnel, à la suite des incendies de Fort McMurray.

***

Je m’excuse à l’avance, il est possible que la poussière ne soit pas encore retombée.

Avant de lire ces quelques lignes, il faut mettre de coté la sensibilité et la compassion pour les gens qui ont perdu leur maison. Sans coeur, aussi immonde que ça puisse paraître, il faut faire abstraction de ces vies chamboulées. Il y a parfois des événements ironiques dans la vie. Des situations qui nous permettent de penser autrement, en perspective, à quelque chose de plus grand.

Un court séjour chez Maurice
J’ai déménagé à Fort McMurray en 2009. Comme plusieurs autres canadiens, je cherchais un moyen facile de faire de l’argent. Un salaire de 100 000$ par année, c’était attrayant pour un jeune de 19 ans tout juste gradué du Cégep. «Je vais placer de l’argent de côté, payer mes dettes d’études, et je reviendrai au Québec avec un gros char». C’est la même pensée qui traverse l’esprit de milliers de jeunes canadiens à chaque année. Il n’en fallait pas plus pour nous attirer! Mon ami et moi étions déjà en route pour le trou du cul du monde: Fort McMurray.

Jamais auparavant j’avais vu autant de pick-ups! Que ce soit dans les rues, les entrées de maisons ou le stationnement du Walmart, il y en avait partout. À Fort McMurray, il y a plus de concessionnaires que d’organismes communautaires, de bibliothèques et d’écoles mis ensemble.

On se le répétait: bientôt, nous allions être riches! Quelques nuits difficiles à dormir dans notre vieille caravan, le temps de trouver un emploi… et le tour est joué!

Quelques jours plus tard, nous avions trouvé une chambre à louer chez une famille de Québécois. Le visage de Fort McMurray, c’était cette famille de la Beauce. Ils avaient déclaré faillite, ils étaient sans ressources et sans moyens. Pour eux, avec leurs deux adolescents, «Le Mac» c’était leur dernier espoir.

Ces Beaucerons n’avaient aucune éducation, toute la famille était obèse, à chaque soir ils commandaient du poulet frit ou de la pizza. Les caisses de Coca-Cola et de Molson Canadian faisaient partie intégrante de la décoration. Bref, une famille colonisée, des truckers de Fort. Mc.

Maurice nous demandait 1000$ pour une petite chambre avec deux lits simples. Un pied séparait les deux lits, on s’entendaient péter. Ça allait faire la job! Une maison fièrement acheté 500 000$ par les propriétaires, payé par les chambreurs, nous étions 8! Maurice nous l’avait bien dit: «Le Québec c’est de la marde, jamais j’aurais pu m’acheter une grosse cabane là-bas».

Même après une faillite, c’est très facile de trouver un prêteur dans le Mac, surtout avec un revenu de 100 000$ pour chauffer un camion ou ramasser les ordures.

Maurice allait faire fortune, il était en train de construire 4 nouvelles petites chambres au sous-sol pour les prochains arrivants, il planifiait s’acheter une deuxième maison. Maurice avait des rêves.

Ça ne faisait même pas un mois que nous étions là qu’il augmenta notre loyer à 1200$ par mois. Si l’on refusait, nous devions quitter le lendemain matin. C’est ce qu’on a fait, salut mon cher Maurice!

Une grosse Mustang flambette
À Fort McMurray, il fait toujours gris, les gens boivent beaucoup d’alcool. Cette ville connaît un grave problème de prostitution, de jeu et de drogue. Pour la plupart, des gens peu éduqués qui veulent s’enrichir rapidement, c’est un mélange toxique pour n’importe quelle société. En investissant dans cette ville éloignée, le Canada participe au génocide intellectuel d’une nation.

Comme au Far West, les hommes se promènent en pick-up neuf, le menton bien haut, c’est ça la vie. Il y a souvent des bagarres, les gens consomment beaucoup de drogue pour oublier l’ennui, beaucoup de drogue.

Lorsque j’ai commencé à travailler comme agent de sécurité sur une mine, tout le monde avait un seul but: faire fortune sans études en se renseignant le moins possible sur le monde autour. La sélection naturelle renversée.

Fort McMurray, c’est le paradis de l’individualisme et de la bêtise. Jean Chrétien nous l’a dit, c’est ça le plus meilleur pays au monde.

Je me sentais comme dans un livre de Orwell, une société sans culture, sans personnalité, un objectif commun: dépenser son argent dans les bars, les voitures et sur les tables de Blackjack du Boomtown.

C’est là-bas que j’ai rencontré Ashley, une trentenaire de l’Ontario venue habiter à Fort McMurray pour payer ses dettes exubérantes. Elle était là depuis seulement 4 mois, sa première décision fut d’emprunter 50 000$ pour s’acheter une Mustang de l’année. Flambette! Comment vas-tu payer tes dettes Ashley? «Pas grave, avec mon gros salaire, je vais finir par tout payer».

Le trou du cul du monde
Ces rencontres et constatations furent des événements catalyseurs pour moi. Quant à ma perception de l’économie et de la société canadienne. Je ne me suis jamais senti autant différent, autant Québécois.

Dernièrement, j’ai entendu des politiciens dire à quel point nous devrions être fiers de Fort McMurray. Non, il y a aucune raison d’être fier de Fort McMurray. Il m’est arrivé souvent de penser que cet endroit allait exploser, être abandonné ou même brûler avec tout ce pétrole qui lui sortait par les oreilles.

Non seulement, c’est une tragédie environnementale, mais c’est aussi un poison pour le progrès humain. Lorsqu’on investit dans le pétrole, on détruit des milliers d’âmes créatives. Au lieu d’étudier et participer au progrès, des milliers de jeunes vont mourir là-bas; pour quelques dollars additionnels. Le coût de renonciation pour le Canada est énorme. Ça prend de l’imagination et du cran pour faire autrement.

Nous l’aurions peut-être notre grande innovation, notre grand succès commercial, notre voiture électrique, si ce n’était pas du pétrole. Nous l’aurions peut-être notre indépendance énergétique, notre belle utopie scandinave.

Lorsqu’on fait le choix facile du pétrole, au nom de la productivité, au nom du développement économique, on enterre des futurs scientifiques, on intensifie notre déclin. L’ère des hydrocarbures est révolue au moment où nous devrions investir dans l’économie du 21e siècle.

Après ce feu, pourquoi reconstruire? Pourquoi réinvestir des milliards de dollars à Fort McMurray. Selon plusieurs études dont celle du National Energy Board, les ressources pétrolières seront totalement épuisés en 2050 et le baril de pétrole restera sous la barre de 100$ jusqu’en 2040. C’est un pari trop risqué.

Fort McMurray n’amène aucune innovation, aucun progrès social, aucune matière grise. Fort McMurray enrichie les concessionnaires et les compagnies de construction, tout cet argent est jeté à la poubelle.

Ce feu remet les choses en perspectives. Je vais vous le dire franchement, Fort McMurray, c’est le trou du cul du monde.

Reconstruire, pourquoi?
Aussi cru que ça puisse paraître, je ne reconstruirais rien, je laisserais le courant naturel des choses faire son oeuvre, le feu de Fort McMurray, c’est l’opportunité de nous sortir des hydrocarbures. Pourquoi dépenser plusieurs milliards, encore, dans une industrie destinée à mourir? Pour stimuler la productivité et le PIB par la dette? Pour créer des emplois dans la construction? Pour épuiser une ressource de moins en moins rentable dans un endroit qui n’existera plus dans 40 ans?

Dans un monde idéal ce serait le moment de recommencer sur de nouvelles bases, dans un monde meilleur il serait temps de relocaliser et former ces gens dans l’économie du 21e siècle. Ce feu est une grande ironie.

Monsieur Trudeau, vous avez tout un défi devant vous. Faire le choix facile de l’économie du pétrole et perpétuer cette tradition toxique. Ou alors faire le choix du progrès humain. La balle est dans votre camp.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 06:49

Un contexte auquel se rajoute quelques degrés de chaleur en plus...? Ce qui se dit, à froid...

L'ouest du Canada a beau être habitué aux feux de forêt, il se passe actuellement quelque chose d'exceptionnel. Le lien entre ces incendies et le réchauffement climatique peut être établi. "Quand on regarde une carte, on voit en rouge une zone anormalement chaude à l'ouest du Canada : 20 degrés de plus qu'à l'habitude en Alberta. On a frôlé les 30 degrés ce qui est incroyable à cette saison", explique Nicolas Chateauneuf. On est sur France2 qui a travaillé avec les services météo du Canada...

Le réchauffement climatique est plus rapide dans les régions de l'extrême nord. "Il est même renforcé cette année par le phénomène El Niño. Si on résume, on a un sol peu humide, une végétation très sèche et un thermomètre qui s'affole. On y ajoute le vent de ces derniers jours et on a toutes les conditions réunies pour déclencher un incendie. Les panaches de fumée sont même visibles depuis l'espace. La zone brûlée correspond à un tiers d'un département français en terme de superficie. Au Canada, les scientifiques ont noté que la surface de forêt brûlée avait doublé en 40 ans et devrait encore doubler dans les 50 à 100 prochaines années", conclut le journaliste.

Pourquoi? Une première tentative de réponse :

Il faudra s'interroger sur l'impact qu'ont eu la maltraitance des écosystèmes de ces villes au cours de ces dix dernières années. Il faut raser des forêts pour exploiter ces sables bitumineux (du sable que l'on prend et presse pour en tirer du pétrole) et on utilise beaucoup d'addictifs chimiques", déclare Thomas Porcher, un Canadien qui estime qu'il faut donc étudier "l'impact de cette exploitation massive des sables bitumineux sur la propagation du feu".

Avec la prolifération des installations pétrolières de ce type, l'économiste est catégorique : "Tous les phénomènes météorologiques extrêmes comme celui-là vont s'accroître dans les prochaines années". Les conséquences vont alors être particulièrement désastreuses, comme le montre ce cas à Fort McMurray où des milliers d'habitants sont obligés de fuir.

On avance, on avance. A suivre...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 07:26

Après la "bravitude" qui explique aux Américains pour qui ils doivent voter lors des présidentielles, nous avons l'écolo fontenaysien qui donne une leçon aux pompiers canadiens...

POur compléter le tout il va remettre en marche (à sa manière) l'économie, l'industrie et quelques autres fariboles qui font fonctionner le pays.
Heureusement que les Canadiens ne lisent pas le forum du plateau ainsi nous échappons à une occasion supplémentaire de nous ridiculiser.
Lorsque l'on constate le délabrement de Fontenay ceux qui en sont responsables sont les plus mal placés pour s'occuper des pays étrangers sauf à vouloir faire une comparaison avec le Liban.


Les Américains comme les Canadiens ont un avantage sur nous : ils sont pragmatiques et s'ils doivent changer ils le feront et s'en donneront les moyens alors que les écolos français feront des discours, organiseront des débats et n'agiront pas...

Il y a du travail à faire chez nous...mais on préfère (à quel titre ?) donner des conseils aux autres pays.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 09:52

Les pompiers canadiens parlent de tornades de flamme, un phénomène plutôt nouveau surtout par les hauteurs atteintes. Près de 30m. Elles apparaissent de manière soudaine. Un cas avait été filmé le 19 avril dernier. Les premières images de la partie sinistrée de Fort Mc Murray étonnent par le côté "souffle" qui semble en ressortir. Un truc un peu à la Azf.... A suivre là encore. Sans préjuger des prochains éléments de réponse qui nous viendront du Canada et de nul par ailleurs.

Pourquoi en faire état sur ce forum? Mais tout simplement parce que cela y est possible. Smile

D'autres sujets sont ouverts mais reçoivent peut-être moins de consultations. Comme on s'adresse aux lecteurs de ce forum, on peut tranquillement faire la part des choses.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 10:08

Des émanations de gaz qui feraient boum?
On a parlé de ce phénomène "naturel" il y a quelques années pour le fameux triangle des Bermudes. Une vaste et profonde fosse riche en méthane qui par son évaporation exploserait lors du passage de moteurs d'avions ou de bateaux. bom Question

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 11:04

Libellule a écrit:
Les pompiers canadiens parlent de tornades de flamme, un phénomène plutôt nouveau surtout par les hauteurs atteintes. Près de 30m. Elles apparaissent de manière soudaine. Un cas avait été filmé le 19 avril dernier. Les premières images de la partie sinistrée de Fort Mc Murray étonnent par le côté "souffle" qui semble en ressortir. Un truc un peu à la Azf.... A suivre là encore. Sans préjuger des prochains éléments de réponse qui nous viendront du Canada et de nul par ailleurs.

Pourquoi en faire état sur ce forum? Mais tout simplement parce que cela y est possible. Smile

D'autres sujets sont ouverts mais reçoivent peut-être moins de consultations. Comme on s'adresse aux lecteurs de ce forum, on peut tranquillement faire la part des choses.

Rien de nouveau, ce phénomène est bien connu des pompiers et des spécialistes du feu.
On le retrouve (a une autre échelle) dans un feu de poêle en cuisine a la bombe atomique.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuage_en_champignon a écrit:
Un nuage en champignon est un type de nuage d'une forme caractéristique : il s'agit d'un pyrocumulus en forme de champignon constitué de vapeur d'eau condensée ou de débris résultant d'une explosion très importante. Ils sont le plus souvent associés à des explosions atomiques (« champignon atomique »), mais toute explosion suffisamment grande donne le même genre d'effet, à l'instar d'une explosion volcanique.

Les nuages en champignons se forment à la suite de la formation soudaine d'une grande masse de gaz chauds et de faible densité près du sol, créant une instabilité de Rayleigh-Taylor. La masse de gaz augmente rapidement, ce qui entraîne des tourbillons turbulants allant vers le bas à ses bords. Cela forme un anneau tourbillonnaire et l'apparition d'une colonne de fumée. La masse de gaz finit par atteindre une altitude où sa densité est égale celle de l'air ambiant ; il se disperse donc et les débris retombent.
http://www.prevention2000.org/cat_nat/risques/feu/chevrou/gironde.html a écrit:

Les témoignages suivants, et d'autres, ont été publiés par le quotidien Sud-Ouest.
"Vers 15 heures 15, a éclaté une véritable tornade, dans un grondement rappelant les bombardements, une vague de feu d'une dizaine de kilomètres de longueur, s'est ruée vers le nord-est, en submergeant les sauveteurs".
"Il (le feu) s'est mis à tourbillonner, à former de nouveaux tourbillons. Un peu partout, et il a soulevé des masses de sable, et même des arbres. Il a fait une chandelle à plusieurs kilomètres de hauteur".
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 11:07

Gérard a écrit:
Des émanations de gaz qui feraient boum?
On a parlé de ce phénomène "naturel" il y a quelques années pour le fameux triangle des Bermudes. Une vaste et profonde fosse riche en méthane qui par son évaporation exploserait lors du passage de moteurs d'avions ou de bateaux. bom Question

et les feux follets de la lande... gaz des vaches ou gaz provenant de la putréfaction végétale ?

suite au prochain N° : vol de nuit en Canadair pour éteindre les feux follets... 6 maisons détruites à la suite d'une erreur de largage.

Les écolos demandent le balisage des cibles par des moyens lumineux utilisant obligatoirement l'énergie renouvelable... pas de chance ! la nuit les capteurs solaires ne donnent pas de jus on ne peut donc pas baliser.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 11:16

[quote="tonton christobal"

Les écolos demandent le balisage des cibles par des moyens lumineux utilisant obligatoirement l'énergie renouvelable... pas de chance ! la nuit les capteurs solaires ne donnent pas de jus on ne peut donc pas baliser.[/quote]

Et les lucioles alors, elles comptent pour du beurre! Very Happy Very Happy
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 12:13

mamiea a écrit:
[quote="tonton christobal"

Les écolos demandent le balisage des cibles par des moyens lumineux utilisant obligatoirement l'énergie renouvelable... pas de chance ! la nuit les capteurs solaires ne donnent pas de jus on ne peut donc pas baliser.

Et les lucioles alors, elles comptent pour du beurre! Very Happy Very Happy [/quote]

on va essayer avec les vers luisants ! le ver luisant sauvant la planète ... il fallait y penser. Vive l'écologie participative, transversale, apolitique engagée, autoritaire mais trans courant... prête à tout... du moment que l'on a une sinécure bien payée pour les notables du parti.
DSK a des émules... l'un dans l'autre , tout est possible. Ce n'est plus un gouvernement mais le Chabanais !

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Chabanais
Ceux là même qui se conduisent comme des gorets avec les femmes votent sans frémir à l'assemblée nationale au nom du peuple...  des lois pour mettre des amendes aux clients des prostituées...
Le régime cul par dessus tête perdure !  Lorsque l'on va siffler la fin de la récréation nos "humanistes donneurs de leçons" vont crier au fachos et à l'odeur nauséabonde.

Dans un système politique qui se respecte ils devraient partir honteux... ne rien réclamer et surtout se faire oublier !


Dernière édition par tonton christobal le Mar 10 Mai 2016, 12:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 12:22

Mamiea. Toujours pareil. Balayer un sujet d'un rien de nouveau, en ignorant la taille et la récurrence des phénomènes c'est la manière la plus simple de se contenter d'être fataliste. La faute à personne. On anomymise le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, pour qu'à la fin l' homme n'y soit pour pas grand chose. Peut être responsable, rarement coupable d'autant que lis je il y a parmi eux des plus " pragmatiques " que d'autres. On va donc remettre le couvercle sur la marmite jusqu'à la prochaine fois. Et on fera les étonnés que cela soit de pire en pire, faute d'avoir compris comment tout cela s' articule vraiment...Sad
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 12:26

Libellule a écrit:
Mamiea. Toujours pareil. Balayer un sujet d'un rien de nouveau, en ignorant la taille et la récurrence des phénomènes c'est la manière la plus simple de se contenter d'être fataliste. La faute à personne. On anomymise le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, pour qu'à la fin l' homme n'y soit pour pas grand chose. Peut être responsable, rarement coupable d'autant que lis je il y a parmi eux des plus " pragmatiques " que d'autres.  On va donc remettre le couvercle sur la marmite jusqu'à la prochaine fois. Et on fera les étonnés que cela soit de pire en pire, faute d'avoir compris comment tout cela s' articule vraiment...Sad

Il est vrai que les écolos tête de gondole franchouillards donnent leur pleine mesure en matière de sauvegarde de la planète... ils sont les pieds dans la merde et peinent à s'en sortir.

En cuissardes dans un train sans doute.... en espérant que la SNCF ne sera pas en grève pour ne pas contrarier les fantasmes.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 12:50

Personnellement, je pense que l'enjeu de la planète vaut bien mieux que toute gazette sur le côté franchouillard des uns et des autres. Dans le cas présent, comparaison ne vaut pas raison. Et comme toujours la légèreté de certains amalgames me paraît tenir du basching sans intérêt. Dans ce sujet sur les causes de l incendie du Fort McMurray, s'entend vu que le second sujet est également ouvert sur ce même forum.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 13:06

Libellule a écrit:
Personnellement, je pense que l'enjeu de la planète vaut bien mieux que toute gazette sur le côté franchouillard des uns et des autres. Dans le cas présent, comparaison ne vaut pas raison. Et comme toujours la légèreté de certains amalgames me paraît tenir du basching sans intérêt. Dans ce sujet sur les causes de l incendie du Fort McMurray, s'entend vu que le second sujet est également ouvert sur ce même forum.

alors que les écolos de Fontenay se mettent au boulot pour rendre cette ville vivable et évitent de squatter les espaces de jeux des enfants.
Ce sera un bon début et évitera les débats gênants... mais pour ce faire il faut être sérieux et constructif.

Les écolos pourraient militer pour que des toilettes soient installées dans les parcs... mais l'hygiène et l'écologie sont visiblement incompatibles.
Comment peut on avoir une gauche écologique propre si on ne peut pas se laver les mains ?

Sujet de réflexion pour le prochain conseil municipal.  Se réclamer de la netteté politique et ne pas respecter les règles d'hygiène... vaste programme !
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 13:20

Libellule a écrit:
Mamiea. Toujours pareil. Balayer un sujet d'un rien de nouveau, en ignorant la taille et la récurrence des phénomènes c'est la manière la plus simple de se contenter d'être fataliste. La faute à personne. On anomymise le réchauffement climatique, les gaz à effet de serre, pour qu'à la fin l' homme n'y soit pour pas grand chose. Peut être responsable, rarement coupable d'autant que lis je il y a parmi eux des plus " pragmatiques " que d'autres.  On va donc remettre le couvercle sur la marmite jusqu'à la prochaine fois. Et on fera les étonnés que cela soit de pire en pire, faute d'avoir compris comment tout cela s' articule vraiment...Sad

Vous avez raison, vouloir faire croire à une nouveauté alors que le phénomène est connu et expliqué relève plus de l' enfumage intellectuel que de la vérité scientifique.
Mais bon chacun est libre d' écrire ce qu' il veut. Pour ma part je me contente de rétablir des faits, sans jugement de valeur.
Que vous le vouliez ou non ces incendies n' ont pas attendu notre arrivée pour avoir lieu et seront là bien après nous que l' on exploite ou non les sables bitumineux.
Il y a une chose qu' il faut savoir c' est qu' une forêt entretenue (ou exploitée) présente moins de risques que la même sauvage. J' ai eu l' occasion de voir comment se comporte un feu de broussaille et comment un arbre s' enflamme du pied à la cime en quelques secondes.
Peut-être ne le savez vous pas mais ces destructions ont aussi un effet bénéfique pour la forêt, cela lui permet de ce règènérer.
Pour compléter le tableau je vous signale une autre forme d' incendie plus vicieux et plus long a éteindre : les feux de tourbe eux aussi ayant des causes naturelles. http://www.enerzine.com/604/13512+les-feux-de-tourbe-pourraient-accelerer-les-changements-climatiques+.html.

Encore un petit détail, sans importance, un tel feu il y a seulement 10 ans n' aurait pas fait 10 lignes dans les journaux, avec la méga-médiatisation actuelle on fait un monde de tout. Pour lutter contre le changement climatique on serait plus efficaces en fermant les centrales à charbon et autres (cause dont nous sommes seuls responsable) que de discourir sur les phénomènes naturels (volcans, tremblements de terre, feu de forêts....) dont nous ne pouvons qu' être témoins impuissants.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 13:55

Le fait d'être mieux informé qu'il y a quelques années me semble être une bonne nouvelle. Je suis assez d'accord avec vous sur le fait que la terre a du recul en terme de présence humaine sur notre belle planète bleue avec périodes de glaciation et de réchauffement à la clef, et cinq ou six grandes extinctions, pas d' incendies, mais d'espèces. L'homme n'est présent sur terre que depuis quelques minutes ou heures à son échelle-temps.

Aujourd'hui, il n'y est pas qu'un peu, et ici ou là il est en capacité de faire sortir des villes nouvelles - mon approche du sujet. En région parisienne cela se ressent en terme de pollution, ou de bouchons automobiles, par exemple. En Alberta par la  naissance de la capitale mondiale du traitement des sables bitumineux, ce qui a sensiblement là aussi modifié la qualité de l' air, qu'on le veuille ou non, comme vous dites, même si, apparemment, avant, tout était pareil... Ces paramètres sont de ce point de vue nouveaux, et : ils ont nom îlot de chaleur ici, gaz à effet de serre, ici ou là, et on constate que le monde change de nature.

Je ne suis pas un idéologue, mais un curieux de tout comment et pourquoi de ces changements de nature. A événement exceptionnel, étude exceptionnelle pour en tirer des leçons pour l'avenir.

Je pense que ce travail de questionnement et de recherche d' une vérité éclairée est utile. En partageant sur ce modeste forum mes réflexions, je crois aussi faire un peu oeuvre utile. Un peu, guère plus, mais suffisamment pour poursuivre l'aventure de discuter avec vous sans jugement de valeur. Il en sort des éléments d'analyse qui nous fait réciproquement évoluer dans notre perception des choses, et rien que pour cela il convient de persévérer à dialoguer. Je vous en sais gré. Merci.


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 14:14

Question : comment peut on justifier que l'on expulse d'un square des enfants pour y mettre des pseudos jardins communautaires ?

et ça c'est à Fontenay !
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 14:21

tonton christobal a écrit:
Question : comment peut on justifier que l'on expulse d'un square des enfants pour y mettre des pseudos jardins communautaires ?

et ça c'est à Fontenay !


Autre question: comment peut-on accepter que des travailleurs détachés viennent de l'autre bout de l'Union pour travailler dans notre pays alors que le chômage ne cesse de progresser....

Pour limiter la pollution automobile instaurons la préférence locale en privilégiant d'abord, ici et maintenant, les travailleurs locaux...

Après on se posera également la question de savoir pourquoi une paire de tongs produite en Chine est moins cher malgré la distance qu'une paire de tongs produite à Romans....
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 14:28

Forcément inadapté au débat, car pas assez pragmatique, mais pouvant faire partie intégrante de ce fil sur les incendies en zone pétrolifère non conventionnelle, l'avis de Pierrick Tillet sous le titre : Incendies incontrôlables au Canada : le Sodome et Gomorrhe du capitalisme dément (ce mardi 10 mai 2016)

Dingue, l’air ahuri des humains quand le ciel leur tombe sur la tête. Ou qu’une catastrophe les laisse pétrifiés. C’est exactement ce qui se passe avec les incendies qui ravagent la région de Fort Mc Murray dans la province de l’Alberta au Canada. Sauf que ces incendies, ce sont les incendiés eux-mêmes qui les ont allumées.

Près de 100 000 habitants évacués, des feux hors de tout contrôle qui s’étendent sur plus de 2 000 km², qui progressent vers le nord-est de la ville, qui menacent les exploitations pétrolières où la production a été contrainte de s’arrêter. Fort Mc Murray est une ville champignon bâtie sur les sables bitumeux et les champs pétroliers qui font (firent ?) la fortune de l’Alberta et du Canada. En 2011, le gouvernement canadien se retira du protocole de Kyoto qui visait à réduire les gaz à effets de serre. Le Canada n’en avait jamais respecté les obligations pour continuer à exploiter sans mesure le sable pétrolifère. Aujourd’hui, conséquence directe des gaz à effet de serre, la région de Fort Mc Murray est minée par une sécheresse chronique, balayée par des vents incessants de 40 km/heure. Proie rêvée pour des incendies ravageurs qui laissent totalement impuissants les 1 100 pompiers déployés avec leurs dérisoires petits camions de pompiers et leurs inutiles canadairs.

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Un autre avis pas assez pragmatique, n'en doutons pas pour les flingueurs de service, titré cette fois : L'incendie de Fort McMurray, "une parabole de la folie humaine" de Karine LAMBIN Journaliste

Le gigantesque incendie qui ravage la région de Fort McMurray, au Canada, a fait des milliers de sinistrés et porte un coup dur à l'économie du pays, met aussi en lumière l'exploitation controversée des sables bitumineux.

Il aura fallu que plus de 200.000 hectares de forêts aient brûlé et que 100.000 personnes soient évacuées pour que les projecteurs soient braqués sur Fort McMurray, cette ville surnommée "Fort McMoney" tant sa croissance paraissait sans limite ces dernières années. Plus grand site mondial d’exploitation de pétrole situé dans la troisième réserve de pétrole de la planète, cette "ville pétrole" est depuis longtemps décriée par les écologistes pour son exploitation à marche forcée et particulièrement polluante des sables bitumineux (voir encadré en bas de l'article).

Le journaliste français David Dufresne avait réalisé le documentaire et le jeu documentaire "Fort McMoney" en 2013. Il décrit sur son blog "un territoire vaste comme la Hongrie, le plus grand chantier industriel de la planète, troisième réserve mondiale d’hydrocarbures, sorte de Gotham City, flammes et fumées, avec poissons difformes et multiplications de cancers rares chez les peuples autochtones".

"C'est une ville fascinante puisqu'il y a une dizaine d'années, c'était encore une petite ville de 30.000 habitants qui avec l'explosion du prix du pétrole et l'exploitation des sables bitumineux est passée à 130.000 habitants", expliquait-il sur BFMTV dimanche. "Ce feu, il faut le voir pour ce qu'il est, un symbole, une parabole de la folie humaine qui nous conduit à exploiter un sol de manière complètement dingue", ajoutait-il.
Moteur de l'économie canadienne sur le déclin

Parmi les 100.000 personnes évacuées de la région de Fort McMurray figurent des milliers de travailleurs de l'industrie pétrolière, poumon économique de la province et moteur de l'économie canadienne, avant la dégringolade du prix de l'or noir, il y a deux ans.

Pour les compagnies et pour l'économie canadienne, cette catastrophe tombe au plus mauvais moment. Sur les deux dernières années, les pétroliers ont licencié en masse leurs salariés et l'économie canadienne est même tombée en récession l'an dernier, le secteur énergétique comptant pour 10% du PIB.

En 2015, le secteur pétrolier et gazier a licencié 30.000 personnes, selon les chiffres du cabinet Petroleum Labour market, après déjà quelques milliers l'année précédente.

Avant même le départ des feux il y a tout juste une semaine, l'économie de l'Alberta, où le secteur des ressources naturelles contribue pour le tiers du PIB, était déjà en récession. Pour le seul mois d'avril, 21.000 emplois avaient été supprimés, portant le taux de chômage à 7,2%, soit plus de deux fois son niveau d'avant la crise pétrolière.

Exploitation de sables bitumineux près de Fort McMurray, en 2009. Mark Ralston - AFP - Exploitation de sables bitumineux près de Fort McMurray, en 2009.
"La ville qui croyait pouvoir ignorer le changement climatique"

Officiellement, les compagnies pétrolières comme la canadienne Suncor misent sur "un redémarrage rapide et fiable des installations" une fois que les feux auront été maîtrisés ou éloignés de leur zone d'exploitation. Mais des voix commencent à s'élever pour réclamer une réflexion sur la pertinence du projet.

"Il faudrait que le gouvernement se demande si ça vaut le coup de parier dessus", pointait sur BFMTV dimanche, Thomas Porcher, co-auteur de 20 idées reçues sur l'énergie.

"Le feu de Fort McMurray, c’est l’opportunité de nous sortir des hydrocarbures. Pourquoi dépenser plusieurs milliards, encore, dans une industrie destinée à mourir?", s'interroge Jean-François Hotte, blogueur québécois et ex-travailleur de Fort McMurray, dont le post a été relayé par Le Devoir, Métro Montréal et Le Journal de Montréal.

Dans un éditorial consacré à ce "symbole de la folie de la cupidité et de l’aveuglement", Reporterre rappelle que "le changement climatique se déploie sur la planète, et les régions les plus proches du pôle Nord sont les plus affectées par le réchauffement. Au printemps 2016, la température moyenne dans l’Alberta était bien plus élevée que la normale saisonnière: 30°C au lieu de 15°C ! Des conditions idéales pour que se déclenchent des feux de forêts. Ceux-ci ont rugi, créant un brasier d’enfer autour de la ville des sables bitumineux, la ville qui croyait pouvoir ignorer le changement climatique, la ville qui croyait que l’on pouvait détruire la nature impunément."
C'est quoi les sables bitumineux?


Les sables de l’Athabasca, du nom la rivière qui arrose Fort McMurray, sont connus de longue date, mais n'ont commencé à intéresser les géants du secteur pétrolier que lorsque le cours du pétrole a dépassé les 100$ le baril. "C'est une énergie extrême", décrivait l'économiste Thomas Porcher sur BFMTV dimanche, auteur de 20 idées reçues sur l'énergie.

L'exploitation de ce pétrole non conventionnel coûte en effet très cher. Extraire le pétrole du sable bitumineux requiert des quantités énormes d’eau. Pour chaque baril de pétrole produit, au moins 2,6 barils d’eau doivent être extraits de la rivière Athabasca, ou de nappes phréatiques locales. Leur exploitation détruit des forêts et des zones humides, pollue les sols et les eaux, tout en générant des rejets de gaz à effet de serre très supérieurs à ceux des forages pétroliers conventionnels.

Défenseur sans faille des sables bitumineux, le gouvernement de droite de Stephen Harper avait claqué la porte au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2011, se sachant incapable d'en respecter les engagements ,du fait de l'exploitation des sables bitumineux.

L'essentiel de la production est vendue aux Etats-Unis, mais Barack Obama y avait mis un coup d'arrêt en rejetant en novembre dernier le rejet du projet d’oléoduc Keystone XL. À moins d’un mois de la conférence de Paris sur le climat, le Président américain avait notamment invoqué le rôle des États-Unis dans la lutte contre les changements climatiques pour justifier sa décision.

#####

Côté Suncor, on est est là :

Suncor Énergie a réduit sa production d'un autre 237 000 barils de pétrole par jour en raison de l'incendie de Fort McMurray, dans le nord-est de l'Alberta.

Le géant des sables bitumineux a dû interrompre vendredi ses activités thermiques de Firebag et de MacKay River, au nord de la ville.

Les installations de Firebag produisent environ 200 000 barils de pétrole par jour, tandis que celles de MacKay River en ont produit près de 37 000 par jour au cours du premier trimestre.

Plus tôt cette semaine, Suncor a fermé son unité de valorisation et deux mines qui y sont reliées.

Le porte-parole de Suncor Paul Newmarch a indiqué que l'unité de valorisation avait une capacité d'environ 350 000 barils par jour mais qu'elle fonctionnait dans une moindre capacité en raison d'une interruption de maintenance précédemment planifiée.

Les nouvelles interruptions de productions ont été forcées par la fermeture préventive d'oléoducs en raison de l'énorme incendie qui a rasé certaines parties de Fort McMurray et a obligé des dizaines de milliers de personnes à quitter la ville.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 16:28

On s'en fout !
les Canadiens sont de grands garçons et vont gérer à leur manière qui ne sera pas celle des écolos bobos franchouillards leur problème.
Foutons leur la paix ! d'autant qu'ils ne viennent pas chez nous demander de l'aide ou l'asile politique.

C'est tout de même incroyable que des nullos incapables de gérer une commune ou un pays donnent des leçons aux Canadiens tout comme une ministresse qui a mis sa région à cul, qui fait rigoler la terre entière peut se mêler de dire qui sera le bon "big boss" pour les USA.

Il faudrait tout de même que nos élus et les pires sont équitablement répartis à tous les niveaux de l'état et des entités locales prennent conscience de leur vacuité et de leur suffisance qui deviennent intolérables aux gens de bon sens.

Si nous voulions être les patrons au Canada il ne fallait pas le donner aux Anglais !
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mar 10 Mai 2016, 18:27

Juste informer Smile dans un sujet dédié, sur ce sujet choisi.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 11 Mai 2016, 06:02

En matière d'informateur je me fie rarement à une source je préfère varier les origines et je veille à ce qu'ils ne se transforment pas en "désinformateurs" !

IL convient de bien faire attention à l'orthographe entre avoir des informateurs et être informé par des désinformateurs le pas est vite franchi.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 11 Mai 2016, 06:39

Les sources sont données, et sont diversifiées. Pour l'essentielle, la presse cannadienne. Les éléments présentés sont diverses et on est loin d'une pensée unique. Les questionnements se poursuivent. A suivre.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 11 Mai 2016, 23:50

Sur un air de pétrole, disais je. Il est donc peut-être temps de parler du coeur de métier de la ville sinistrée grâce à une brève présentation des acteurs industriels locaux grâce à un article de Novethic.

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Les unes après les autres, les compagnies suspendent pour une durée indéterminée leurs activités. Les pipelines ferment. Le géant des sables bitumineux Suncor, qui produit jusqu’à 400 000 barils/jour dans la région, a évacué 10 000 personnes, incluant des employés, leurs familles et des résidents de Fort McMurray, dimanche 8 mai. Toutes les activités de ses sites au nord de la ville ont été suspendues plus tôt dans la semaine. Syncrude, sa filiale, avait déjà mis la clef sous la porte samedi et des avions de l’armée avaient été dépêchés pour évacuer ses 4800 salariés des sites Aurora et Mildred Lake.

Shell suspend lui aussi sa production d’Alban Sands, évaluée à 225 000 barils/ jour, soit 17% de la production quotidienne en Alberta. Tout comme Nexen Energy, sur son site de Long Lake, le seul à avoir essuyé quelques dégâts matériels limités mais aussi Athabasca Oil Corp, dont l’usine de Hangingstone se trouvait à moins de 5 kilomètres du brasier le week-end dernier. ConocoPhillips a lui dû évacuer le personnel de son usine Surmont et les résidents de Fort McMurray qui avaient trouvé refuge dans son camp de travail. Enfin, Imperial Oil, qui produit 110 000 barils/ jour, va devoir leur emboiter le pas pour son site de Kearl.

Les travailleurs en danger

En revanche, les compagnies Husky Energy et Connacher Oil and Gas ont pour l’instant seulement prévu une réduction de leur production leur permettant, d’après elles, de se concentrer sur l’évacuation de leurs employés. Husky Energy souhaite se contenter d’une baisse de régime de son projet Sunrise à environ 10 000 barils/jour (contre une moyenne de 27 000 barils/jour habituellement). Cenovus Energy assure avoir renvoyé le personnel de son usine de Christina Lake à titre de précaution, à l'exception de l'équipe de base, mais sa production est restée inchangée pour le moment.

De son côté, Canadian Natural Resources Limited refuse d’évacuer ses employés. Samedi dernier, environ 1 000 travailleurs étaient encore bloqués sur le site de l’entreprise. Une décision dont se défend la compagnie en assurant qu’il n’y a aucun risque autour du site. Des témoignages d’employés et de leurs conjointes sont néanmoins venus corroborer les faits. "A cause de la fumée, les travailleurs commencent à avoir mal aux yeux et à vomir", attestait un employé à Radio-Canada. "Ils leur demandent de continuer à travailler dans une situation extrême", affirme une femme dont l’époux a dû démissionner avant de quitter le site.

La production réduite de moitié

Les experts parlent d’une chute de la production de 1 à 1,5 million de barils par jour. Ce qui représente une perte de la moitié de la production de sables bitumineux, qui atteignait 2,43 millions de barils par jour en fin d’année dernière. Environ les deux tiers de la production totale de pétrole brut au Canada, selon l'Association canadienne des producteurs pétroliers.

L’impact économique global pour la région est encore inchiffrable, mais les premières estimations font état de 6 milliards d’euros pour la reconstruction de Fort McMurray, sans compter le coût pour les assurances, évalué à environ 6,3 milliards. "Aucune compagnie n'est en mesure d'estimer à quel moment les employés évacués pourront reprendre leur activité. Et leur bilan mettra certainement des mois à arriver", assure Martin Poirier, le porte parole de l'organisation Non à une marée noire dans le Saint-Laurent, qui suit de près le dossier.

A court terme, la catastrophe menace sérieusement l’industrie des sables bitumineux. Mais sur le long terme, "les craintes de voir les politiques pousser les projets d’oléoducs pour relancer l’économie sont réelles", s’inquiète Martin Poirier. Notamment le projet Énergie Est, dont la menace semblait s’éloigner.

Soutenir la région en accompagnant la transition

Avec près de 25% de son économie encore liée à l’industrie pétrolière, le pays sera lui aussi touché. Mais après un tel drame humain et écologique, "l’opinion publique ne devrait pas les soutenir ! On va nous dire qu’il faut relancer l’industrie pour que les gens de Fort McMurray s’en sortent. Relancer l’économie oui, mais pas avec les sables bitumineux. Nous allons devoir trouver une stratégie d’opposition et une façon de soutenir les populations albertaines dans leur transition", affirme le porte parole.

Et le groupe Iron and Earth (Fer et terre), formé d’anciens travailleurs de l’industrie des sables bitumineux, l’a bien compris. Il demande au gouvernement albertain d’investir dans des programmes de formation afin de reconvertir 1 000 électriciens de l'industrie du gaz et du pétrole pour qu'ils puissent travailler dans l'énergie solaire. Même s'ils réalisent qu'ils ne retrouveront pas les salaires mirobolants perçus pendant l’âge d’or de "Fort McMoney".

Johanna Sabys
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 12 Mai 2016, 07:48

En conclusion, vous ne cherchez pas à expliquer les causes de l' incendie, votre vrai sujet c' est l' exploitation des sables bitumineux au Canada.
On est bien loin du sujet de départ et le procédé est limite. Faire croire que la cause vient du pétrole alors que justement c' est la partie hors risque ce n' est pas honnête.

Utiliser ce genre de procédé est contre productif et vos arguments n' ont plus mon attention.
Donc fin de discutions sur ce sujet, pour ma part.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 12 Mai 2016, 08:05

Nous n'en sommes pas à conclure. Je continue d' informer, usage constant de ma part sur ce forum pour les sujets que j'ouvre. A bientôt donc.

On va finir par en savoir plus, restons patients et laissons se dérouler les investigations.

La responsabilité humaine est probable. Dans la mesure où cet incendie est survenu tôt dans la saison, se pose malgré tout la question de l’adaptation aux variations météorologiques, qu’elles soient dues au changement climatique ou à des phénomènes plus ponctuels, tel El Niño.

Après un hiver très doux et sec, les forêts boréales sont plus exposées aux risques, et la période propice aux feux s’allonge. « Il faut apprendre à mieux vivre avec des phénomènes inévitables », estime Luc Bouthillier, professeur titulaire du département des sciences du bois et de la forêt à l’Université Laval, à Québec.

Peut on évoquer par ailleurs que chaque baril de bitume extrait du sol génère 1,5 baril de déchets après « chauffage » (processus qui entraine le rejet dans l’atmosphère d’une énorme quantité de benzène et de sulfites). Pour ma part, je le pense.

Plus d'infos sur : http://la-chronique-agora.com/petrole-carbonise-croissance-canada/
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 12 Mai 2016, 09:50

Magouille argumentaire habituelle...
ON nous vend, le pétrole, le capitalisme, les système de fragmentation...

Le seul élément escamoté : qui a flanqué le feu ? Comment est il parti ?
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 12 Mai 2016, 17:27

Aucune étape ne sera grillée. Pour l'instant, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a simplement prévu de se rendre seulement vendredi prochain dans la ville meurtrie de Fort Mc Murray, en Alberta, après le gigantesque incendie qui continue de dévaster la forêt alentour même si on en parle moins. Plus de 2.200 km2 sont déjà partis en fumée. Qui l'a allumé viendra après qu'il sera éteint. Les pistes du pourquoi comment sont dégrossies plus haut.

Que près de 100.000 personnes aient dû être évacuées en urgence il y a huit jours cela aussi accaparé du monde, sachant que les pompiers restent à pied d’œuvre pour éteindre les flammes.

A suivre donc. Mais il est sûr que l'arrêt de la quasi production du pétrole non conventionnel local facilite peut-être leur situation.

le jeudi 12 mai 2016 certains secteurs sont désormais sous contrôle, mais gardent les stigmates du brasier.  Les enquêtes vont pouvoir commencer.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 12 Mai 2016, 21:16

A priori plusieurs mois vont être nécessaires
http://www.cbc.ca/beta/news/canada/edmonton/fort-mcmurray-fire-questions-answered-1.3575583
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 12 Mai 2016, 22:13

Finalement il faut des mois d'enquête sur place au Canada pour faire un bilan cohérent.
On remarquera qu'alors que les feux n'étaient pas éteints nous avions déjà des écolos déjantés qui nous expliquaient de leur clavier d'ordi en France la vie au Canada... comme d'habitude.

Le ridicule ne tue plus ! il n'y aura pas de morts à Fontenay.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 13 Mai 2016, 07:12

Lancer des alertes... bien grand mot pour du verbiage superficiel.

L'intervenant multiple dont on ne voit pas trop où il veut en arriver, le sait il lui même ferait mieux de l'exprimer directement en utilisant un préambule clair du type :

"mon engagement politique est tel et mon irrépressible besoin de m'exprimer me taraude tant que je vais écrire à peut près n'importe quoi y compris des contre vérités pour soutenir une théorie sans queue ni tête qui conduira à.... et bla et bla et bla"
"Je vais assommer les contradicteurs de liens bidons sans rapport avec le dossier et je vais m'acharner à poster en dernier !"

En bref c'est la conduire erratique du journaliste en mal de copie qui se croit obligé de pondre.

La meilleure définition du journaliste que je connaisse est la suivante : "passe le plus clair son temps à s'exprimer sur des sujet qu'il ne connait pas, et le reste à cacher ce qu'il sait et dont il ne faut pas qu'il parle"
ça n'évoque personne ? on peut regarder du coté des non journalistes et en particulier vers les politicards de troisième ordre qui veulent exister en papotant en permanence.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 07:13

A revoir en toute objectivité :
http://pluzz.francetv.fr/videos/c_dans_lair_,139643420.html

Pas de fantasme pas de théorie des faits des explications claires par des gens qui connaissent leur sujet et sans à priori.

Emission du 13/05/2016
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 08:30

Oui cette émission est très bien faite. Tout comme les éléments de cet article (qu'en anglais, malheureusement- ) sont très éclairants sur les raisons de la catastrophe annoncée.

http://www.theguardian.com/environment/true-north/2016/may/12/the-arsonists-of-fort-mcmurray-have-a-name
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