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 Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...

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Libellule

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MessageSujet: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 16:15

Rappel du premier message :

Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...


Pour se faire une idée de l'étendue de l'incendie en cours en Alberta, à Fort McMurray, ville nouvelle au Canada, il faut s'imaginer un départ de feu à hauteur de Cergy-Pontoise, qui se serait étendu en une semaine sur toute la zone dense de la région parisienne, vers et jusqu'à Marne la Vallée à l'Est, et Evry au Sud. L'échelle et la forme de l'incendie Dragon est respectée. Seule différence, ç'est une forêt dense qui part en fumée et non une zone dense d'habitations.

Qu'une telle surface soit atteinte en si peu de temps doit poser question. Sécheresse? Gaz à effet de serre, pollution? Présence proche de grandes compagnies productrices de sable butimineux, à l'extraction complexe? Foudre ou activités humaines? Un mix de tous ces causes et effets? A suivre...

Ce lien établit la carte de la présence des sables bitumineux dans l'Alberta. Et l'emplacement de Fort McMurray en haut.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sable_bitumineux

La similitude avec la zone en feu est bien entendu une simple coïncidence.

A vous de juger
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sable_bitumineux#/media/Fichier%3AAthabasca_Oil_Sands_map.png

Les sables bitumineux de l'Athabasca sont d'importants gisements de bitume ou de pétrole brut lourd situés dans le nord-est de l'Alberta au Canada, couvrant 142 200 km2 de forêt boréale, de tourbières et de zones humides peu peuplées, soit environ 21 % du territoire de la province. Le gisement le plus important est celui de l'Athabasca, situé autour de Fort McMurray, où la couche de bitume est exploitable à ciel ouvert. Des gisements plus profonds se trouvent à Rivière-la-Paix et à Cold Lake.

Ensemble, ces trois gisements contiennent environ 1 800 milliards de barils (290 milliards de mètres cubes) de bitume, une quantité comparable en ordre de grandeur à l'ensemble des réserves de pétrole conventionnel au monde. Avec les méthodes de production de pétrole non conventionnelles modernes, moins de 10 % de ces dépôts, c'est-à-dire environ 170 milliards de barils (28 milliards de mètres cubes), sont économiquement exploitables, mais la majorité des réserves sont seulement récupérables par des techniques in situ.

La carte de slate au départ d'Argenteuil http://lu.rosselcdn.net/sites/default/files/imagecache/pagallery_450x300/2016/05/07/948888209_B978598161Z.1_20160507185710_000_G1G6O928L.1-0.jpg

Et pour bien comprendre.ce qui est en cours,
http://reporterre.net/En-Alberta-l-avenement-d-une-humanite-inhumaine

L’incendie de forêt a forcé l’évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d’habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s’étaient réfugiés dans des camps de l’industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l’or noir, après l’ordre général d’évacuation. Il va falloir soutenir toutes ces victimes, par simple souci d'humanité en ces circonstances exceptionnelles.


Dernière édition par Libellule le Lun 09 Mai 2016, 18:33, édité 2 fois
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Libellule



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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 03:41

Pas besoin d'un ambassadeur pour que les nouvelles passent. Quand la prise de conscience se fait peu à peu, on peut en faire part sur ce forum.
http://m.ledevoir.com/article-470323

L’UPA sort de sa réserve et s’oppose à Énergie Est

Patrice Bergeron La Presse canadienne

Une autre voix s’ajoute au concert des opposants au projet Énergie Est de TransCanada : l’Union des producteurs agricoles (UPA) prend position contre l’oléoduc qui traverserait des terres agricoles sur l’essentiel de son tracé québécois.

Après la Communauté métropolitaine de Montréal, de nombreux groupes écologistes et plusieurs villes, le puissant syndicat agricole exprime à son tour de nombreux griefs contre le projet dans son mémoire obtenu par La Presse canadienne et destiné au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Cette instance mandatée par le gouvernement doit évaluer ce vaste chantier qui vise à acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta et du Dakota du Nord vers une raffinerie du Nouveau-Brunswick, en transitant par le Québec.

L’UPA souligne que c’est la première fois qu’elle prend officiellement position contre un projet énergétique. L’organisation a soutenu que son rôle historique n’a jamais été de se positionner pour ou contre un projet au motif de son bien-fondé, mais elle fait désormais une exception.

« Ce projet-là ne nous apparaît pas comme un projet qui s’inscrit dans le développement du Québec, la protection de son environnement, au sens large, parce qu’il faut décarboniser notre économie », a déclaré le président de l’UPA, Marcel Groleau, au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

Le Québec ne peut pas prendre des engagements internationaux en faveur de la réduction des gaz à effet de serre (GES) et investir dans une économie verte tout en acceptant un projet qui va ternir son bilan d’émissions de GES, pour du pétrole en bonne partie destiné à l’exportation, a fait valoir M. Groleau, au nom de la cohérence.

Impacts considérables

Tous les projets de pipeline nuisent aux entreprises agricoles et forestières, les agriculteurs sont soumis à un « stress important », leurs propriétés sont dépréciées, et ils sont exposés à un plus grand risque de nuisances et d’incidents, peut-on lire dans le mémoire. Dans le cas d’Énergie Est, 75 % du tracé passe dans des milieux agricoles en culture ou boisés, alors que les terres agricoles ne constituent pourtant que 2 % de l’ensemble du territoire québécois.

« Nos membres sont parmi les plus affectés », a résumé le président de l’UPA. En cas d’incident, de fuite ou de déversement, les nappes phréatiques et les sols pourraient être « contaminés à jamais » par l’oléoduc de plus d’un mètre de diamètre enfoui sous terre, a-t-il prédit.

« Selon l’étendue que la fuite peut avoir, cela pourrait être catastrophique », a dit M. Groleau.

Négociations difficiles

Parallèlement, l’UPA rencontre déjà depuis plusieurs années TransCanada et tente difficilement de négocier une entente-cadre au bénéfice de ses membres. Le syndicat agricole exige notamment pour la première fois un loyer annuel pour le passage de la canalisation, outre les indemnités. En outre, l’UPA veut que les propriétaires fonciers soient dégagés de responsabilité en cas de faute non intentionnelle qui entraînerait des conséquences, sinon ils ne seront plus assurables, mais l’entreprise reste inflexible.

De même, le syndicat agricole exige un enfouissement plus profond de l’oléoduc à 1,6 mètre, pour limiter les risques, en raison du passage de la machinerie, et aussi pour élargir les possibilités de culture. « Ce sont tous des éléments qu’ils [les représentants de TransCanada] n’ont pas acceptés », a déploré M. Groleau.

Et malgré les exigences émises ou les possibilités d’indemnités, voire de loyer, les producteurs agricoles qui ont pris part à des consultations demeurent réfractaires, a-t-il rapporté. Il soutient que ses membres réagissent « fortement » au projet.

« Plusieurs producteurs ont dit qu’ils n’en voulaient pas, a constaté le président de l’UPA. Ce n’est pas une question d’argent pour eux. Ils disent : je n’en veux pas sur ma terre. »

Les agriculteurs illustrent ainsi le niveau « très faible » d’acceptabilité sociale du projet Énergie Est au Québec, et même si TransCanada accepte les conditions de l’UPA, les positions resteront irréconciliables, a résumé M. Groleau. « Sur le principe, même si TransCanada se conformait à nos exigences, on n’appuiera pas davantage le projet. »

L’UPA représente 41 000 agriculteurs qui exploitent plus de 28 000 entreprises agricoles.

Le gouvernement Couillard a mandaté le BAPE pour un examen environnemental du projet d’oléoduc qui traverse sur 650 km le territoire québécois. Au terme de l’exercice, c’est le conseil des ministres qui tranchera en accordant son autorisation ou non.

A voir probablement http://www.leblogtvnews.com/2016/05/cash-investigaiton-le-24-mai-climat-le-grand-bluff-des-multinationales.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 06:12

Nous progressons : on traite des questions concernant l'Alberta et de la Colombie Britannique en évoquant le Québec...

Ce qui revient en gros à faire intervenir la Pologne dans des dossiers concernant le Portugal et l'Irlande... le tout noyé dans une diatribe faussée par l'idéologie bobo écolo franchouillarde...

De plus en plus fort !

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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 07:11

4 projets de pipelines qui se maillent entre eux en même temps forcément cela ne passe plus inaperçu quand quelques feux de bois viennent brouiller la donne du y'a qu''à faire sans se soucier des on dit sur la dangerosité de ces projets... Mais bien vu, l'échelle des projets est colossale. Un peu comme les incendies. A suivre... Puisque le questionnent là bas s'étoffe.

Au chapitre  sûreté des pipelines et protection environnementale :

Les pipelines sont-ils sûrs?
Quel est le rapport des accidents et des fuites des pipelines canadiens?
Comment fait-on le nettoyage après une fuite d’oléoduc?
Comment prévient-on ou minimise-t-on les fuites de pipelines?
Qu’est-ce qui provoque les défaillances de pipelines?
Le pétrole produit à partir des sables bitumineux (bitume dilué) est-il plus corrosif que le pétrole brut classique?
Qui est responsable du nettoyage après un déversement d’un pipeline?

Au chapitre règlementation des pipelines au Canada :

Qui réglemente les pipelines au Canada?
Qui prend la décision de construire un nouveau pipeline?
Quelles sont les exigences réglementaires pour la construction d’un pipeline?
De quelle façon les groupes/collectivités autochtones participent-ils au processus de construction d’un pipeline?
Quelles sont les incidences des nouveaux pipelines pour les propriétaires fonciers?
Comment une société décide-t-elle du tracé d’un pipeline?
Y a-t-il des restrictions quant à l’utilisation de mes terres si une société a une emprise de pipeline?
Quelles sont les obligations d’une société de pipeline après la construction?
Que se produit-il lorsqu’un pipeline n’est plus nécessaire et est abandonné?

Alors oui de Vancouver à Montréal, ça commence à jaser. Et les États Unis mettent aussi le holà. La toile d'araignée des pipelines se tissant au départ de.... Allez on va laisser la réponse en suspens.

En gros l' usure aidant on veut doubler voir tripler cela
http://www.rcinet.ca/fr/wp-content/uploads/sites/2/2014/10/Carte-canada-pipeline-40-53.jpg

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Gérard

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 07:52

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 14:29

La question de la sûreté des pipelines est extrêmement pertinente car elle nous ramène à la 6ème circonscription du Val de Marne et plus particulièrement à Saint-Mandé, ville dont Laurence Abeille est la députée.... En effet, comme ni aucun écologiste ni encore moins Laurence Abeille ne peuvent l'ignorer, l'embranchement Est du pipeline LHP - Le Havre-Paris - exploité par la société TRAPIL passe par Saint-Mandé tout comme Bagnolet au Nord et Charenton au Sud...

Il est évident que la municipalité de Saint-Mandé, une des communes où l'immobilier est l'un des plus chers du Val de Marne, ne communique guère sur ce pipeline mais pourtant celui-ci existe bel et bien comme l'atteste l'annexe 8 de ce document: http://www.mairie-saint-mande.fr/sm-content/uploads/2015/08/REGLEMENT_zones_UA_UB_UG.pdf





C'est aussi explicite sur le site de la société TRAPIL...

Source: http://www.trapil.fr/fr/dep94.asp

J'ajouterais une carte pour que chacun comprenne bien le tracé de ce pipeline qui traverse Saint-Mandé, celui-ci étant l'embranchement orange reliant Gennevilliers à Vitry... Le diamètre n'apparait pas sur cette image mais sur le document original on voit qu'il s'agit d'un pipeline de 25 cm de diamètre...

Source: http://www.roissymail.com/2014/09/17/le-pipeline-de-trapil-demenage/

Ceci étant maintenant connu et exposé sur la place publique qu'est ce forum, vu le questionnement sur la sûreté des pipelines, j'aimerais savoir l'intérêt que Laurence Abeille a porté sur cette question depuis son élection en 2012 comme députée de la 6ème circonscription du Val de Marne et donc de Saint-Mandé ?

A mon sens et en admettant que les pipelines ne soient pas sûrs, les saints-mandéens ne valent pas moins que les baudets, les ours ou les lapins....


Dernière édition par a.nonymous le Sam 21 Mai 2016, 15:41, édité 7 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 20:23

Bien sûr que chaque pays a son réseau de pipelines. Mais tous les pipelines ne sont pas remplis de sables bitumineux avec projets d' intensification rapide nécessitant un réexamen des conditions de constructions après un incendie qui couvre aujourd'hui plus de 500 000 km2. C'Est vrai que néanmoins la région parisienne est aussi concernée par le réchauffement climatique et des formes de pollution chronique qui nécessite un questionnement approfondi pour y remédier. Je pense que si le bois de Vincennes se mettait à brûler, puis celui de Boulogne, puis celui de Notre Dame (à cheval sur le Val de Marne et la Seine et Marne, le long de la Francilienne) déjà, il est sûr que tout le monde en France s'interrogerait du pourquoi et du comment. Surtout si au bout de 15 jours on nous annonçait que Chantilly, Compiègne, Fontainebleau, Etampes ou Saint Germain en Laye étaient à leur tour en flammes.

Certes on nous rappellerait que les Landes aussi ont brûlé en leur temps et que même le bois de Vincennes à eu des incendies précédemment. Mais personne je crois ne ferait semblant d' ignorer le nouveau contexte du moment.

Si on en venait à decouvrire à cette occasion qu'un réseau de pipelines était en construction pour tripler le débit pas trois, je ne vois pas qui ne ferait pas de lien potentiel de causes à effet.

Ceci dit je trouve intéressant les recherches d'anonymous.  Sa proposition mérite d'être creusée. Surtout si des faits nouveaux se produisaient ou venaient à la connaissance de chacun. Cela veut dire que l' on saura se poser toutes les questions si un incendie prenait la même forme qu''au Canada en région parisienne.


Dernière édition par Libellule le Sam 21 Mai 2016, 20:57, édité 2 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 20:30

Libellule a écrit:

Si on en venait à decouvrire à cette occasion qu'un réseau de pipelines était en construction pour tripler le débit pas trois, je ne vois pas qui ne ferait pas de lien potentiel de causes à effet.


Il est assez généralement admis par les hautes autorités mathématiciennes y compris internationales que lorsque l'on triple on en arrive à multiplier par trois...

Encore que les spécificités fontenaysiennes se révèlent compliquées pour les non initiés : on pleure sur le manque de ressources financières (salaud de flanbi) et on s'autorise le lancement d'un théâtre de 10 000 000 d'euros
De quoi laisser pantois un esprit cartésien.

On se demande parfois si ce genre de débat est bien cohérent... alors continuons à organiser le Canada sans oublier les inévitables leçons que l'on lui inflige et ne qu'il ne demande pas.
Il faut que les Canadiens lisent le forum du plateau pour enfin se conduire de manière "écologiquement convenable".


Dernière édition par tonton christobal le Sam 21 Mai 2016, 20:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 20:37

Donner des informations sur un sujet est cohérent. Ici Le feu parti de McMurray, le réchauffement climatique et les effets de l'activité humaine potentielle. Avec comme indicateur sa taille si il se déroulait en région parisienne.

On en saura plus bientôt puisque l'émission française cash investigation a décidé precisément de nous informer avec cohérence sur ce qui se passe là bas.


Dernière édition par Libellule le Sam 21 Mai 2016, 22:41, édité 2 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 20:39

Il est vrai que les gigantesques forêts parisiennes en flamme seraient un danger...
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 20:47

On peut pour le moins dire que la situation serait tendue si le retour progressif des dizaines de milliers d'habitants évacués de la ville du Fort McNogent, au coeur d'une région ravagée par les feux de forêts, etait repoussé en raison de foyers d'incendie toujours actifs.

Pour l'échelle on peut rappeler que la Forêt de Fontainebleau couvre 25 000ha.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 21:10

La seule hypothèse non envisagée étant que des abrutis flanquent le feu...
Mais il est vrai que de telles idées foutent par terre les théories écolos...
Peut être faudrait il y penser ?
Les Canadiens qui ne s'expriment pas sur le forum mais ne sont pas des demeurés doivent sans doute travailler sur l'idée.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 21:16

Une donnée qui va en contrarier certains :
http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/alberta/ a écrit:

Climat
Par sa localisation nordique, comprise entre les 49e et 60e degrés de latitude Nord, la province se trouve dans la zone tempérée septentrionale où les hivers sont froids et les étés, frais et assez courts. Cependant, les températures et les précipitations sont surtout déterminées par l'altitude et la largeur des Rocheuses et par la direction des vents dominants.

Tempête d'hiver
Tempête de vent d'hiver, Pincher Creek, Alberta (photo de Thomas Kitchin).
Les chaînes de montagnes interceptent l’air venant du Pacifique et l’assèchent. Pour cette raison, les pentes orientales des Rocheuses se trouvent dans une région d’ombre pluviométrique, et la plupart du temps, le ciel de l’Alberta est dégagé. Les précipitations y sont généralement peu importantes, variant d’environ 30 cm par an dans le Sud‑Est à 40 ou 45 cm dans le Nord, sauf dans la région des contreforts montagneux, où des chutes annuelles de pluie de 55 à 60 cm sont enregistrées.
L'air sec et limpide procure aux Albertains de très longues périodes d'ensoleillement, qui varient annuellement de 1900 heures dans le Nord à 2300 heures dans la région de Lethbridge au Sud. L'air qui s'engouffre dans l'entonnoir des Rocheuses produit aussi le chinook, vent sec et chaud particulièrement fort et courant dans le Sud-Ouest, qui peut provoquer en quelques heures des hausses spectaculaires de température, faire fondre la neige et apparaître l'herbe tout en apportant un répit bienfaisant pendant le long hiver rigoureux.

Arrêtez de comparer la forêt et la région parisienne, c' est d' une bêtise sans pareille. La seule comparaison est sur la superficie le reste stupide.
Après le réchauffement climatique, les pipelines a quand les effets du pet de caribou?
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 21:34

Pour apprécier la taille de l'incendie en cours, c'est utile. Sinon *Noël Mamère faisait état du cas particulier du Canada et de sa région de l'Alberta, comme l'une des  plus touchées par le rechauffement climatique*.. Et moi même j'indique plus haut qu'à l'inverse notre région en souffrait moins par l'impact du cold blob et qu'il en serait ainsi tant que le Groenland se réchaufferait de son côté. Voir page précédente.

Mais bon, faudrait-il encore que vous ne perdiez pas votre objectivité reconnue avant de parler de la bêtise des autres. Je ne vous prends jamais à partie en de tels termes. Et vous crois sincèrement habituellement respectueuse des arguments de chacun. Nous ne sommes revenus au local que par la volonté d' un autre intervenant. Arrêter de débatte sur un sujet que j'ai ouvert reviendrait à stopper ma contribution à ce débat qui mine de rien s'enrichit sur le plan de l'information de tous, au delà des quelques controverses et débuts de hors sujets qui parfois se greffent dessus.


Dernière édition par Libellule le Sam 21 Mai 2016, 22:19, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 21:53

si Mamère est de la partie... tout est dit !

C'est du sérieux ! l'arme absolue de l'écologie nationale est sortie... je lève les mains et je vais me rendre.
Tel Vercingétorix je dépose mon bouclier et mon épée aux pieds de Noël !

En être à appeler Mamère au secours est une preuve de l'indigence du raisonnement !
Là je crois que le pays est vraiment en danger si un élu normalement intelligent peut considérer cette personne comme une référence.

ça craint et ce n'est plus de la rigolade !



Dernière édition par tonton christobal le Sam 21 Mai 2016, 22:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 22:17



Calibrons la carte des feux actuels à l'échelle du Canada, avec une carte. Et disons que quoi qu'en disent d'autres, la situation reste et est extrême pour une partie significative de cette région du monde.

Et juste pour information je mets en clair cette fois la carte des pipelines (que les gros tuyaux disons)


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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 22:31

@Libellule :
Que je sache mon intervention s' adressait à tous (sinon je vous aurais nommé).
Quand aux bêtises tout le monde en dit ou en fait et tant que ce n' est qu' une bêtise pas grave, une faute aurait été autre.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 22:35

Tout va bien alors. Smile
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 22:38

Tant qu' a faire les pipes dans le monde :
https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_oil_pipelines#/media/File:Oil_pipelines_in_Europe.png
et pour l' europe :
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 23:04

Reste à préciser quels sont les pipelines liés aux sables bitumineux. Pour le canada c'est assez facile. Vu que Mc Murray là d'où tous partent, en est la capitale mondiale. Et par inadvertance ou pur hasard, ils sont sous la Forêt qui brûle.


Dernière édition par Libellule le Dim 22 Mai 2016, 00:21, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 23:28

En attendant un peu ils vont flanquer le feu au Sahara ...

En fait NON ! là bas pas d'incendie ! il y a du sable mais non bitumineux... il fallait y penser.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 23:52

En attendant certains rapports d'audit ressortent des placards. Ça oui.
http://www.oag-bvg.gc.ca/internet/Francais/parl_cesd_201601_02_f_41021.html

On y lit toujours par inadvertance et pur hasard
Divers incidents qui se sont produits récemment, comme la rupture de pipelines à Kalamazoo, au Michigan, et près de Fort McMurray, en Alberta, même si ces pipelines n’étaient pas réglementés par l’Office national de l’énergie, ont contribué à ce surcroît d’attention. Par ailleurs, des questions comme les changements climatiques, les émissions de gaz à effet de serre, les effets cumulatifs sur l’environnement et les effets sur les peuples autochtones du transport par pipeline suscitent aussi un intérêt accru.

Une loi sur la sécurité des pipelines devait entrer en vigueur au plus tard le 18 juin 2016. Zut alors.

Que les plus intéressés lisent tout le rapport, ç'est loin d' être imprécis.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 01:15

Libellule a écrit:
Reste à préciser quels sont les pipelines liés aux sables bitumineux. Pour le canada c'est assez facile. Vu que Mc Murray là d'où tous partent, en est la capitale mondiale. Et par inadvertance ou pur hasard, ils sont sous la Forêt qui brûle.

Je ne crois pas que l' on transporte des sables bitumineux en Europe mais du brut.
Je ne crois pas que ce soit les sables bitumineux les plus dangereux, mais bien le pétrole brut (moins solide) et le gaz.
http://www.marees-noires.com/fr/source/rejet-a-terre/statistiques.php

Il n' y a pas que les oléoducs qui sont source de catastrophe :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_ferroviaire_d%27Oufa

Autre donnée et des moindre a prendre en compte quelle température doit atteindre le sable bitumineux pour s' enflammer ?
http://lepetrolentpe.e-monsite.com/pages/ii-les-dangers-du-petrole/2-son-inflammabilite-et-son-explosivite.html
Pas de réponse précise mais un fait ce ne peut être les sables bitumineux qui ont enflammés la forêt.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 01:54

Ils sont tout de même lamentables ces Canadiens... heureusement les pipelines des ex républiques d'URSS posent moins de problèmes... sont mieux entretenus... et les populations du coin sont pleinement satisfaites.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 06:27

Mamiea. Au-delà de la qualité du pétrole, le sable bitumineux est trop visqueux pour voyager en pipeline sans additifs complémentaires que l' on ne retrouve pas dans le pétrole brut, il faut parler quantité. La problématique spécifique locale tient en ce que, sans la construction de nouveaux pipelines, la production du pétrole provenant des sables bitumineux était en train d'atteindre son plafond. Et les conditions d'extraction et de stockage sur place sont source d'importants niveaux de gaz à effet de serre. C'Est cela la contribution de l'activité humaine au rechauffement local.

C'est du moins la conclusion d'une étude d'Oil Change International, un groupe de recherche basé à Washington. Avec l'opposition citoyenne grandissante aux pipelines, les pétrolières canadiennes seront peut-être forcées à la stagnation.

Un texte de Étienne Leblanc, reporter spécialisé en environnement

L'industrie des sables bitumineux s'était habituée à une croissance forte et constante. Mais outre les prix du pétrole qui ne cessent de diminuer, l'avenir de l'industrie fait face à un obstacle majeur qui pourrait se manifester à court terme : le manque d'infrastructures qui permet de sortir le pétrole de la vallée de l'Athabasca vers les côtes nord-américaines.

À preuve, la pétrolière Shell a annoncé en octobre 2015 qu'elle se retirait du projet de sables bitumineux de Carmon Creek dans le nord-ouest de l'Alberta, faisant valoir un manque de pipelines jusqu'aux côtes.

Selon les estimations d'Oil Change International, si aucun nouveau pipeline d'importance pour l'exportation ne voyait le jour prochainement, le réseau serait à plein rendement sous peu.

Et pourtant, les pétrolières continuent de voir grand. Selon l'Association canadienne des producteurs de pétrole (ACPP), l'industrie prévoyait de presque doubler la production du pétrole provenant des sables bitumineux d'ici à 2030, la faisant passer de 3,7 millions de barils par jour en 2014 à 5,3 millions de barils par jour en 2030, une augmentation prévue de 43 %. Les sables bitumineux canadiens constituant la troisième plus grande réserve de pétrole au monde.

Selon le modèle conçu par les chercheurs d'Oil Change International, le réseau nord-américain de pipelines fonctionnerait actuellement à 89 % de sa capacité. Pour en accroître le volume de transport, deux solutions s'offraient à l'industrie : soit modifier petit à petit le réseau existant, soit lancer de grands travaux pour construire de nouveaux pipelines.

Dilemme connu et transposable à des cas connus sur Fontenay au niveau réseau électrique par exemple. Quand un réseau est au bord de la saturation, cela finit par disjoncter. Le temps du doublement des canaux de distribution.

À l'heure actuelle, les principaux projets de grands pipelines sont bloqués par les mouvements citoyens d'opposition : Keystone XL (États-Unis), Trans-Mountain (Colombie-Britannique), Northern Gateway (Colombie-Britannique) et Énergie Est (entre l'Alberta et le Nouveau-Brunswick) parce que les incendies se multiplient, les nappes phréatiques sont de plus en plus polluées, et les travaux de maintenance ne peuvent plus suivre sur les 73000 km de tuyauterie.

Or, ces projets sont annoncés comme les seuls qui pourraient désenclaver l'Alberta, pour augmenter de façon significative la capacité d'exportation des pétrolières albertaines vers les marchés étrangers.

Les rapports d' audit étaient et sont là. Le rechauffement climatique local  vient se greffer sur ces constats et est en train de bouleverser les raisonnements des uns et des autres, producteurs, installateurs, assureurs, agriculteurs, villes destinataires, et le débat devient citoyen. On doit se féliciter qu'il devienne public.

On peut souhaiter que cela devienne la règle partout, en Russie y compris, bien sûr.

Pour ma part je ne considère pas comme une bonne nouvelle que les incendies en cours ressemblent de plus en plus à ceux de Mi-août 2010, qui avaient ravagé de nombreux villages et brûlé près de 800 000 hectares de forêt en Russie. Cela voudrait dire que rien n'a changé et que le Canada et la Russie veulent continuer à s'assoir sur les enjeux climatiques qui deviennent de plus en plus prégnants.
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Gérard

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MessageSujet: Eruption au Costa Rica   Dim 22 Mai 2016, 08:40

Citation :
Stué dans le centre de ce pays d'Amérique centrale, le volcan Turrialba est entré dans une forte activité éruptive vendredi. Des colonnes de fumées, hautes de plusieurs kilomètres, jaillissent de l'antre.

La faute à qui?

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 08:49

Est ce le sujet?

L'ampleur des incendies et des problèmes associés étant maximale dans les forêts boréales, on peut s'intéresser aux phénomènes identiques qui heurtent le continent asiatique - La Russie - et américain - Le Canada - dans un contexte lié au réchauffement climatique dans des zones boisées boréales avec des sous sols exploités par les hommes, précisément parce que la combinaison de ces causes amplifient certains phénomènes qui au départ sont analysés comme naturels. Une fois partis ces feux augmentent de fait par leur proche chaleur les réactions en chaîne, comme si une poudrière se trouvait sous eux.


Dernière édition par Libellule le Dim 22 Mai 2016, 16:33, édité 1 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 08:49

mamiea a écrit:
Je ne crois pas que l' on transporte des sables bitumineux en Europe mais du brut.
Je ne crois pas que ce soit les sables bitumineux les plus dangereux, mais bien le pétrole brut (moins solide) et le gaz.

Deux informations sur les pipelines....

Pour commencer sur celui qui est le plus proche de nous puisqu'il passe par la 6ème circonscription du Val de Marne....

Voir: http://www.trapil.fr/fr/comcamarche1.asp en n'omettant pas de regarder les réponses à toutes les questions...

On notera en particulier:

"On notera pour commencer que TRAPIL n'exploite que des pipelines transportant des hydrocarbures raffinés finis (essences et gazole pour les véhicules, kérosène pour les avions, fioul pour le chauffage) ou semi finis (naphta, mérox) destinés à la pétrochimie.
Sont donc exclus de ce qui suit les pétroles bruts."



Après pour savoir de quoi il retourne sur les pipelines canadiens transportant les pétroles extraits des sables bitumineux....

Voir: http://www.nrcan.gc.ca/sites/www.nrcan.gc.ca/files/energy/files/OS-Pipeline_Safety_f.pdf
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 16:45

Gérard a écrit:


La faute à qui?

Pour le Vésuve qui a détruit Pompeï c'est l'action conjuguée du réchauffement planétaire causé par les bagnoles et de la présidence de sarko !
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Gérard

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 18:08

Si j'ai bien lu les informations et les plans fournis par a.nonymous, un pipeline serpente sous les villes voisines, passe dans le sous sol de la Porte de Vincennes- Porte Dorée,  son pétrole croise le chemin de la ligne -de metro n°1 et du RER. Et les centainesde milliers d'habitants, comme la députée de EELV Mme Abeille ne semblent pas s'en inquiéter outre mesure.

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 18:26

Il ne s'agit pas de s'inquiéter outre mesure ici mais de comprendre ce qui se passe là bas pour éviter que cela se reproduise. A cette échelle. Au Canada cela fait débat. Et ici Giscard a creusé un musée dans la vallée des volcans du Massif central, et personne encore ne l'a signalé, même pas Sarko.  santa Pourtant en choisissant d'appeler ce site Vulcania, il a pris un risque.

Mais peut-être que parmi les forumeurs il y a des partisans pour que de tels feux se répêtent sans fin, ... Y compris ici ou là et pourquoi pas sous nos pieds pour pouvoir dire je vous l'avais bien dit en se tapant sur les cuisses car mort de rire. Sad Sad Sad tout cela pour, à terme avoir raison et éviter ainsi, d'avoir à se chauffer encore localement avec du fioul ou du gaz grâce au réchauffement climatique.  study même si leur maison cramait pour l'occasion elephant

A propos il y a plu cette nuit le tonnerre a grondé alors qu'il faisait un peu chaud. Dame nature est vraiment incorrigible. Smile Smile Smile surtout quand l'activité de l' homme n'y est pour rien. Pas de qui en questionnement, on est déjà classé zone à risques avec nos anciennes carrières souterraines. Si il y a des conséquences on montera un dossier de catastrophe naturelle, on commence à savoir faire sur la ville.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 19:08

Si en plus le colonel PLACE part en mission de combat avancée, creuse des trous pour se cacher en arrière des lignes ennemies (mission typique du régiment qu'il commande) et donne un coup de pelle malencontreux dans un pipeline... nous avons une marée noire dans le lac Daumesnil avec inondation du parc des carrières.

La cata écologique locale, plan ORSEC et tout le fourbi !

Lorsque nous sommes dans le burlesque il ne faut pas lésiner.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 20:09

Libellule a écrit:


Mais peut-être que parmi les forumeurs il y a des partisans pour que de tels feux se répêtent sans fin, ... Y compris ici ou là et pourquoi pas sous nos pieds pour pouvoir dire je vous l'avais bien dit en se tapant sur les cuisses car mort de rire. Sad Sad Sad tout cela pour, à terme avoir raison et éviter ainsi, d'avoir à se chauffer encore localement avec du fioul ou du gaz grâce au réchauffement climatique.  study même si leur maison cramait pour l'occasion elephant

A propos il y a plu cette nuit le tonnerre a grondé alors qu'il faisait un peu chaud. Dame nature est vraiment incorrigible. Smile Smile Smile surtout quand l'activité de l' homme n'y est pour rien. Pas de qui en questionnement, on est déjà classé zone à risques avec nos anciennes carrières souterraines. Si il y a des conséquences on montera un dossier de catastrophe naturelle, on commence à savoir faire sur la ville.

Croire ou laisser croire que de tels feux sont évitables est une erreur, tout comme les orages, les volcans, les inondations le feu a été, est et restera un élément incontrôlable.

Il y a bien une solution celle de raser les forets, est-ce admissible?
Pour ce qui est du chauffage, il ne semble pas que nos écologistes (politiques) soient pour la disparition du fioul, du charbon ou du gaz puisque leurs discours n' en parlent jamais. Quand à nos gouvernants !!!!!!
Au cas où! une irruption volcanique fait plus de dégâts sur le climat qu' un incendie, et chacun d' entre nous a au moins un pipeline chez lui : conduite d' eau et de gaz.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 20:56

On oublie les pipeline pleins d'électricité qui cavalent partout chez nous qui peuvent flanquer des incendies... salaud de pipeline électriques ! on va les interdire !

Les volcans vont eux aussi être interdits sauf s'ils promettent de se tenir tranquilles et de ne pas faire de dégâts.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 21:31

Pour comprendre le climat du Canada (hors changement climatique) et qui explique en partie les feux de forêts:
http://geographie.chez-alice.fr/index_fichiers/theorie/Ch11_Climat/climats_canada.html

Un climat continental, une population clairsemée tout cela favorisant d' importants feux (risque inexistant en Île de France sur peuplée et sans grandes forêts).
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 22:43

mamiea a écrit:
Pour comprendre le climat du Canada (hors changement climatique) et qui explique en partie les feux de forêts:
http://geographie.chez-alice.fr/index_fichiers/theorie/Ch11_Climat/climats_canada.html

Un climat continental, une population clairsemée tout cela favorisant d' importants feux (risque inexistant en Île de France sur peuplée et sans grandes forêts).

La brousse humide ainsi que la forêt tropicale dense des bords de Marne où nous rencontrons fortuitement et à nos risques et périls des populations inconnues étrangères à la modernité nous évite heureusement ce genre de désagréments...

Etant donné que nous sommes dans le n'importe quoi initié par un élu municipal pourquoi pas y aller "vent du cul" et dans la dérision ?
L'humour ou la remise en question des décisions contestables de nos dirigeants par une équipe gouvernementale cohérente sont les seules solutions permettant une lueur d'espoir pour notre avenir (qui est parfois derrière nous) et celui de nos enfants et petits enfants.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 23:30

Mamiea. D'accord pour votre #en partie. Je prends le parti de m'interroger sur les autres parties de l'explication. Ce que j'appelle les pièces d'un puzzle.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 22 Mai 2016, 23:57

Gérard a écrit:
Si j'ai bien lu les informations et les plans fournis par a.nonymous, un pipeline serpente sous les villes voisines, passe dans le sous sol de la Porte de Vincennes- Porte Dorée,  son pétrole croise le chemin de la ligne -de metro n°1 et du RER. Et les centainesde milliers d'habitants, comme la députée de EELV Mme Abeille ne semblent pas s'en inquiéter outre mesure.



Je n'ose imaginer ce que matérialise la borne rouge (j'ai écrit la borne pas la dame) sur cette photo prise par Google en dessous du périphérique entre porte de Vincennes et porte Dorée, à quelques mètres seulement de Saint-Mandé ville dont Laurence Abeille est la députée EELV (ou de ce qu'il en reste)....

Imaginez un peu si cette borne située en pleine ville matérialisait un pipeline de 250 mn (ou 10 pouces) reliant Gennevilliers à Vitry exploité par Trapil et transportant des hydrocarbures raffinés finis (essences et gazole pour les véhicules, kérosène pour les avions, fioul pour le chauffage) ou semi finis (naphta, mérox) destinés à la pétrochimie....

Voir: http://www.trapil.fr/fr/travaux_reperer.asp



Et celle-ci avenue de la porte de Vincennes.... Juste au dessus de la ligne 1....

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 23 Mai 2016, 00:37

Ce plan bom que je n'avais pas mis le temps que l'insert des interludes se calment un peu.
http://s1.lemde.fr/image2x/2016/05/18/310x0/4921770_6_9867_2016-05-18-3060908-11635-pzubcu_8ff53e90c12a70f05193b889d93ae60b.png
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 25 Mai 2016, 10:56

Le monde post-humain de Nancy Huston

http://www.lapresse.ca/arts/livres/201605/24/01-4984526-le-monde-post-humain-de-nancy-huston.php

Nancy Huston a campé l'action de son dernier roman dans sa province natale, l'Alberta. Elle y dénonce notamment l'exploitation des sables bitumineux.

Le hasard a fait que lorsqu'on a commencé à lire le nouveau roman de Nancy Huston, Le club des miracles relatifs, un immense incendie de forêt était en train de forcer l'évacuation de Fort McMurray. Étrange sensation, puisque ce livre d'une dureté implacable se déroule à Terrebrute, dans l'Overnorth, là où l'on extrait l'ambroisie de la terre en semant la désolation tout autour.

L'Overnorth, c'est le nord de l'Alberta, province natale de l'écrivaine qui vit en France depuis une trentaine d'années, Terrebrute étant l'équivalent de Fort McMurray et l'ambroisie, un beau mot pour nommer le pétrole.

« J'ai changé les noms parce que, dans le fond, la même chose se produit ici et là dans le monde, à des détails près. Le but de ce roman n'était pas de montrer du doigt, mais de réfléchir un peu plus loin », explique l'écrivaine de sa voix douce, si douce qu'il faut parfois se pencher par-dessus la table pour bien l'entendre, en cette fin d'avant-midi animée au Café Cherrier.

Montrer du doigt l'exploitation des sables bitumineux en Alberta, elle l'a beaucoup fait depuis deux ans, depuis qu'une visite de Fort McMurray a complètement bouleversé sa vie.

« Avant, je trouvais les gens qui parlaient d'écologie gentiment ennuyeux. Il a fallu le viol de ma province natale pour que je voie l'extrême gravité de tout ça », explique Nancy Huston.

Elle a donc pris une parole citoyenne, d'abord dans des lettres ouvertes, et aussi dans l'essai Brut, cosigné entre autres avec Naomi Klein. Quant à ce nouveau roman, il fait suite au « choc émotionnel » qu'elle a eu « là-haut ». « On n'a pas besoin de la fiction pour militer ou dénoncer. On a besoin de la fiction pour réfracter la réalité, la faire ressentir. »

Foisonnant

Nancy Huston nous attendait seule, assise toute droite devant une tasse de café filtre, pour discuter de ce roman chargé et foisonnant comme son esprit brillant et bouillonnant. Le club des miracles relatifs parle, en gros, du parcours de Varian, jeune homme surdoué qui quitte son Île grise natale (Terre-Neuve) pour aller chercher son père dans l'Overnorth.

En une heure, nous discuterons aussi de ce qui a influencé l'écriture de ce livre - 1984 de George Orwell, L'île de Sakhaline de Tchekhov, le film M le maudit, entre autres -, de son rapport à la langue française qu'elle adore triturer - « Je ne peux imaginer un endroit où je m'ennuierais plus qu'à l'Académie française » -, de l'organisation très précise de ses chapitres - « Tous mes livres ont des structures contraignantes, mais c'est la contrainte qui libère. »

Mais rattrapée par l'actualité de l'incendie, Nancy Huston reprend son rôle de pamphlétaire et n'hésite pas à commenter. « J'ai envie de dire qu'il y a un rapport de cause à effet. Bien sûr, ce ne sont pas les pétrolières qui ont mis le feu là-haut, mais les augmentations de température sont hallucinantes. Quand j'étais petite, à 800 kilomètres au sud de là, au mois de mai, il faisait entre 5 et 10 degrés, pas 30 ! »

Évidemment, elle est déçue par la rapidité avec laquelle on parle déjà de tout reconstruire, plutôt que d'en profiter pour prendre un temps de réflexion face au « tout-fossile ». Déçue mais pas surprise, pourrait-on dire de cette vraie pessimiste, qui affirme avoir écrit une dystopie, oui, mais « pas très loin de la réalité ». D'ailleurs, pour la première fois de sa carrière, elle n'a pas encore d'éditeur au Canada anglais. À cause du sujet ? « Je ne sais pas... »

Déshumanisation

Pour Nancy Huston, donc, ce qui se passe à Fort McMurray depuis plusieurs années est rien de moins que l'avènement d'un monde post-humain. Un monde où le langage est réduit à sa plus simple expression - pas le choix, avec ces 70 nationalités réunies au même endroit -, d'où l'art est complètement absent et qui est « peuplé de gens qui ressemblent de plus en plus aux machines avec lesquelles ils sont en interaction du matin au soir ».

« Il est beaucoup question de l'humanisation des robots, mais ce qui m'inquiète le plus, c'est la robotisation et la déshumanisation des humains. »

À ce monde qu'elle décrit froid, gris et sans compassion, elle a opposé un Varian faible et hypersensible, mais aussi monstrueux - il est lui-même violent et « habité d'un mal extrême ». Une fois en prison parce qu'on le soupçonne de vouloir s'attaquer au système, il subira les pires humiliations.

« S'il n'avait été qu'un gentil écolo face à cette machine, le roman aurait été mou, nul et manichéen. Mais sa monstruosité est humaine, on peut toujours l'expliquer et la comprendre. Et elle est beaucoup moins effrayante que celle incarnée par la société elle-même, la violence politique, policière, militaire », dit Nancy Huston qui, d'une certaine manière, est descendue de son piédestal de romancière depuis deux ans.

« Il faut savoir que les tours d'ivoire vont être emportées comme les autres, même celles des écrivains qui se disent au-dessus de tout ça. »

Il y a cependant des appels d'air dans son roman, entre autres avec une série de portraits de jeunes femmes d'aujourd'hui - les filles arc-en-ciel, comme elle les appelle -, et la présence de la littérature russe, un réconfort pour les travailleurs de Terrebrute grâce à Varian et ses deux amis, le médecin Luka et sa soeur Leysa.

« Même si je ne vois pas de raison d'être optimiste à long terme, je crois aux miracles relatifs. Il y en a partout, à chaque instant. Autour de nous, des gens vivent de vrais échanges. Jouer un morceau de musique, c'est un miracle relatif. La beauté ne va pas sauver le monde, rien ne va sauver le monde, on est d'accord. Mais il faut garder cette capacité d'apprécier l'instant. »

Le club des miracles relatifs, Nancy Huston, Actes Sud/Leméac, 295 pages

EXTRAIT

Quand deux troodons en uniforme viennent le chercher à trois heures du matin, Varian grelotte violemment en raison de l'insomnie et de la faim. Après l'avoir mis brutalement debout, ils lui attachent les mains dans le dos. Non seulement le détenu est petit et faible, mais il se montre disposé à coopérer. Sa passivité énerve les troodons et ils emploient bien plus de force que nécessaire pour le pousser hors de la cellule. Varian tombe plusieurs fois en longeant le couloir et reçoit des coups de pied dans le dos. Des obscénités tombent de la bouche des troodons comme des étrons et Varian, incapable de se boucher les oreilles, se tord de dégoût.

#####


Varian est un garçon singulier, doté d’une intelligence rare et d’une mémoire sans faille. Malgré l’amour de sa famille, il s’isole dès sa petite enfance. Hypersensible, surdoué et peu viril, il est vite en danger au lycée et devient un jeune homme compulsif, impuissant, obsédé.
Quand son père, depuis toujours marin pêcheur, doit quitter le foyer pour aller chercher du travail dans l’Ouest, quand sa mère demeurée sans nouvelles perd tout sens du réel, Varian, lui, est aux prises depuis longtemps déjà avec les voix qui parasitent et colonisent son cerveau.
Et c’est dans cet état, tout à la fois vulnérable et violent, qu’il part à la recherche de son père. Diplômé, il est facilement embauché sur le site de Terrebrute, au coeur même d’une région déchiquetée par de gigantesques opérations d’extraction pétrolière.
Là, Varian fait la connaissance de deux activistes écologistes…

Le Club des miracles relatifs est l’histoire de la confrontation entre deux formes de monstruosité, l’une humaine, l’autre post-humaine. Un livre qui explore avec force une société inimaginable, mais déjà là.

Enfin si peu la preuve ici
http://mobile.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/cash-investigation/cash-investigation-du-mardi-24-mai-2016_1454987.html
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 25 Mai 2016, 18:19

C' est bien beau mais pas de réponse sur la cause de cet incendie.
Cet incendie, en aurait-on entendu parler sans l' exploitation de ces sables? NON.
En fait l' incendie n' est qu' un prétexte pour dénoncer cette exploitation (le feu on s' en fout) alors revenons aussi sur la COP 21 ! Que de tapage médiatique, quelle victoire (éphémère), on en mesure les limites.
Qu' a-t-on fait en France pour lutter contre les gaz à effets de serre? L' Allemagne a t elle arrêtée l' extraction du charbon et fermée ses centrales polluantes?
Cette extraction ne défigure-t-elle pas le paysage germanique?
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 25 Mai 2016, 19:10

En Alberta, La cause est connue, comme expliqué tout au long de ce fil depuis son début. Des conditions climatiques exceptionnelles depuis l'hiver (pas de manteau neigeux, peu de précipitation, au premier trimestre 2016, des températures élevées sans la moindre pluie depuis le début avril, à des hauteurs jamais atteintes -30°-, des vents forts inaccoutumés à cette saison) dans une zone réputée mal classée pour ses émissions de gaz à effet de serre, où les sols sont grattés pour laisser passer des pipelines qui sont connus pour fuir et provoquer des incendies, et la pollution des rivières avoisinantes, sachant que le contenu des pipelines est du pétrole plus visqueux que la moyenne et nécessitant pour le fluidifier l'ajout d'additifs inflammables quand la température dépasse les 70° pour certains et 250° pour d'autres (on peut facilement comprendre que ces seuils sont atteints en cas d'incendie juste au dessus de ces pipelines d'autant plus facilement que les pompiers témoignent de la profondeur inhabituelle des brasiers (l'effet barbecue voir plus haut), et d'une modification de l'air ambiant (effet souffle connu de tous) quand la profondeur des pipelines (si ils sont enfouis) ne dépasse que rarement deux mètres. La seule question que je pose depuis le début est "comment cela s'agence". Il se trouve que des audits et des rapports gouvernementaux annonçaient un tel risque depuis que l'activité autour des sables bitumineux s'intensifiait d'une manière exponentielle. Les premiers rapports datent de 2008.

Plus haut vous avez deux cartes ou l'on peut superposer les zones incendiées et les zones ou se trouvent les pipelines (et non les installations pour que cela soit bien clair pour tout le monde, donc non, les installations ne sont pas en cause) ; le reportage de cash investigation fournissant la carte des incendies précédents liés aux seuls pipelines.

Le discours du patron de ceux ci étant on ne peut plus clair dans ce reportage.

Nous parlons de l'objectif de zéro incident en terme de sécuritaire, nous ne disons pas que le risque zéro est déjà là. Avant d'indiquer que les caméras ne doivent faire l'objet que de plans larges pour le reportage de cash investigation, lors d'une exposition organisée par le constructeur desdits pipelines et qui porte sur la promotion de la sécurité du réseau de pipelines (pas des installations, je le répète encore, qui elles sont ailleurs et n'ont pas été atteintes).

On peut parler de la France (le reportage de cash investigation cite deux producteurs français), de l'Allemagne, de la Russie, de la Chine ou d'autres pays comme l'Australie, personnellement je n'y vois pas d'inconvénients, puisque partout la situation est insatisfaisante, mais je ne crois pas que pour se dédouaner des efforts soit disant fait ou à venir dans le cadre de l'accord sur la Cop21, il suffise de montrer qu'ailleurs la situation est aussi préoccupante, pour que le cas étudié présentement, soit "minimisé" dans ses conséquences environnementales, même si on devait un jour apprendre que le premier départ de feu était d' origine accidentelle ou volontaire. Cela ne changerait rien à la composition des pièces du puzzle. Cela en rajouterait simplement une sans annihiler les autres.

Résumons : "Cash Investigation" sur "le grand bluff des multinationales" épingle Engie, Lafarge et Total, trois fleurons industriels français qui encensent la COP21 devant les caméras et s’engagent à respecter ses objectifs alors que, hors champ, ils polluent à tous les étages. Total vient d’investir 12 milliards de dollars à Fort McMurray, dans la province canadienne de l'Alberta, pour extraire le pétrole le plus sale du monde, issu des sables bitumineux.

Ce pétrole devrait bientôt voyager vers les supertankers de l’Atlantique grâce à un gigantesque oléoduc passant sous le fleuve Saint-Laurent, au Québec, avec un débit de 2 000 litres à la seconde. Le projet Energie Est, confié à la société TransCanada, est largement encouragé par Total. Il est aussi très controversé au Québec, où les opposants redoutent une marée noire dans le Saint-Laurent.

Plus de 300 incidents en cinq ans chez TransCanada

Les 306 incidents (222 fuites, 9 explosions, 75 incendies) recensés durant ces cinq dernières années sur des pipelines TransCanada ont réellement de quoi inquiéter. Jean-Baptiste Renaud en a dressé une carte qu'il est allé montrer au porte-parole de la société.

Certes, mais "aucun membre du public n'a jamais été blessé ou tué", tente de rassurer Tim Duboyce, qui trouve que "la vie humaine est importante". D'où le nouveau slogan proposé par "Cash Investigation" : "TransCanada, les pipelines qui ne vous tuent pas"…

Ce projet représente surtout une menace de plus pour le climat : selon une étude publiée en 2015, mettre en service ce tuyau équivaudrait aux émissions cumulées de 7 millions de voitures supplémentaires.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 25 Mai 2016, 22:16

http://www.tsb.gc.ca/fra/stats/pipeline/2012/ss12.asp a écrit:
Avant-propos

Ce document a pour o bjet de fournir un résumé de statistiques annuelles choisies sur les événements de pipeline aux personnes qui s'intéressent à la sécurité des pipelines au Canada. Il traite uniquement des pipelines qui sont sous autorité fédérale. Les données communiquées au Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) au sujet de pipelines qui ne sont pas sous autorité fédérale ne figurent pas dans ce rapport.

Les utilisateurs de ces statistiques doivent savoir qu'elles sont contenues dans une base de données qui est constamment mise à jour. Par conséquent, elles peuvent évoluer quelque peu avec le temps. En outre, comme de nombreux événements ne font pas l'objet d'enquêtes officielles, les renseignements consignés sur certains événements n'ont pas nécessairement été vérifiés. Par conséquent, il faut utiliser ces statistiques avec prudence. Les statistiques de 2012 présentées ici sont telles qu'elles étaient dans notre base de données le 1 février 2013.

Pour permettre à un plus vaste public de prendre connaissance des données présentées dans ce document et de leur intérêt pour la sécurité, les lecteurs sont encouragés à reproduire ce document en entier ou en partie (avec mention de l'origine).

Le BST est un organisme indépendant régi par une loi du Parlement. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports.
Plus que de long discours, lire ce document.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 01:40

Une autre source d' énergie très utilisée au Canada et dont l' Alberta est un gros producteur :
http://www.rncan.gc.ca/mines-materiaux/marches/articles-produits-mineraux/2012/14378 a écrit:
Le Canada est un producteur moyen de charbon. Environ la moitié du charbon produit au Canada est du charbon métallurgique ou du charbon à coke, un ingrédient clé en sidérurgie. Le charbon métallurgique est en majeure partie exporté. L’autre moitié de la production de charbon du Canada est du charbon thermique, dont la majorité est destinée au marché intérieur pour la production d’électricité.

La capacité de production annuelle du Canada est d’environ 76 millions de tonnes, réparties en parts égales entre le charbon à coke et le charbon thermique. La production de charbon fluctue en raison des variations de la demande sur le marché mondial, alors que celle de charbon thermique demeure relativement stable.

En tout, 11 mines en Colombie-Britannique et en Alberta produisent le charbon à coke. Le charbon thermique destiné à l’exportation est aussi produit dans 2 mines en Colombie-Britannique et en Alberta. Les 7 autres mines ne produisent du charbon thermique que pour la production d’électricité sur le marché intérieur.

Presque tout le charbon métallurgique produit au Canada – produit en Colombie-Britannique et en Alberta – est exporté. À l’inverse, presque tout le charbon thermique (soit tout le charbon produit en Saskatchewan et la plus grande partie de celui produit en Alberta), est utilisé sur les marchés intérieurs, dans des centrales alimentées au charbon.

Figure 1
Production de charbon au Canada, de 1980 à 2013

graphe de la Production de charbon au Canada
Cliquez pour agrandir

Et dont on ne parle pas.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 01:53

Très juste . Peut être parle-t-on plus des sables bitumineux car annoncés en forte expansion ces derniers temps précisément. Le charbon étant un peu sur le déclin. Toujours pareil, la pollution des deux s'additionne, l'une ne remplaçant pas l'autre, ce qui n'est pas de bonne augure pour le respect des accords de Paris. Alors qu'il serait préférable de s'en tenir aux objectifs fixés. Sans tergiversations.

Nicolas Hulot ayant une formule simple. Il faut que les mentalités changent et qu'au lieu de se ruer sur l'or noir qui est sous nos pieds, enfin arrêter de courir après les énergies fossiles pour se concentrer sur le développement des énergies renouvelables, dans l' intérêt des générations futures.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 17:05

OTTAWA, le 24 mai 2016 /CNW/ - L'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique, et Jim Ellis, président et directeur général de l'Alberta Energy Regulator, ont annoncé aujourd'hui la constitution d'une commission d'examen conjoint de trois membres pour examiner le projet de mine de sables bitumineux Frontier de Teck Resources Limited, dans le nord de l'Alberta.

M. Alex Bolton a été nommé président de la commission d'examen conjoint. M. Robert McManus et M. William (Bill) Klassen sont les deux autres membres de la commission d'examen conjoint.

Compte tenu des incendies dévastateurs qui ont touché les résidents et les groupes autochtones dans la région de Fort McMurray, la ministre a prolongé de trois mois le délai accordé à la commission d'examen conjoint pour présenter son rapport. Cette prolongation permettra à la commission d'examen conjoint d'entamer ses travaux préparatoires et de reporter le début des activités de participation des Autochtones et du public jusqu'à ce que la situation s'améliore dans la région.

L'entente relative à la commission d'examen conjoint signée par la ministre McKenna et M. Ellis établit le mandat et le cadre de référence de la commission d'examen, sa composition ainsi que les procédures et l'échéancier de l'évaluation.

En vertu de l'entente, la commission d'examen conjoint examinera les effets environnementaux du projet, envisagera des mesures d'atténuation, déterminera si le projet est susceptible d'entrainer des effets négatifs importants et établira tout programme de suivi requis. La commission d'examen conjoint prendra également en considération les commentaires reçus du public et des groupes autochtones au cours de l'évaluation.

Document d'information

Projet de mine de sables bitumineux Frontier
Constitution de la commission d'examen conjoint - Notes biographiques

M. Alex Bolton--Président de la commission

Alex Bolton est un géoscientifique professionnel possédant 30 ans d'expérience technique et d'expérience en gestion dans les secteurs de l'énergie, de l'administration publique et de la consultation. M. Bolton a été nommé commissaire en chef aux audiences au sein de l'Alberta Energy Regulator (AER), l'organisme de réglementation de l'énergie de l'Alberta, en juin 2014. Avant sa nomination, M. Bolton travaillait en qualité de commissaire aux audiences auprès de l'AER et de membre du conseil d'administration de l'Energy Resources Conservation Board (ERCB).

Bien qu'il ait commencé sa carrière comme géologue prospecteur dans le secteur pétrolier et gazier, il a passé la majeure partie de sa carrière à travailler sur des questions concernant l'environnement, la réglementation et les intervenants et se rapportant à des activités d'exploitation des ressources. Il a occupé des postes axés sur l'environnement auprès des grandes sociétés de production d'énergie Home Oil et Anderson Exploration, et possède de l'expérience en matière d'élaboration et de mise en œuvre de politiques et de programmes visant à améliorer le rendement dans les domaines de l'audit environnemental, de la conformité réglementaire, de la surveillance environnementale, de l'évaluation de l'impact sur l'environnement et de la gestion des sites contaminés.

Avant de se joindre à l'ERCB, M. Bolton a été président-fondateur de la société Epicentre Consulting, où il a élaboré et dirigé des stratégies en matière de conformité réglementaire et d'environnement pour appuyer divers projets de développement énergétique.

De 2001 à 2005, M. Bolton était directeur de la conformité et du contrôle d'application de la loi pour le Natural Resources Conservation Board, en Alberta. Il était responsable de l'élaboration et de la mise en œuvre, à l'échelle de la province, d'un programme de surveillance de la conformité et de contrôle d'application de la loi pour des exploitations d'élevage intensif soumises à une nouvelle loi provinciale.

M. Bolton a collaboré avec une grande diversité d'intervenants : propriétaires fonciers; collectivités autochtones et nordiques; municipalités, ministères et organismes de gouvernements provinciaux, territoriaux et du gouvernement fédéral; organisations non gouvernementales. Tout en appuyant des programmes d'exploitation pétrolière et gazière dans le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest, il était responsable de diriger les activités de consultations des gouvernements, des collectivités et des Autochtones, y compris la négociation d'ententes sur les répercussions et les avantages avec les Premières Nations.

M. Bolton a contribué à tenir des audiences publiques impartiales, transparentes et indépendantes et à s'assurer de la qualité des décisions réglementaires. Il est membre du Conseil des tribunaux administratifs canadiens et a participé à titre de membre ou de président à des comités d'audience examinant une grande diversité de projets énergétiques, dont des projets de ressources en pétrole et en gaz classiques, de pipelines, d'extraction du charbon, et de sables bitumineux. Il a pris part à des commissions d'examen conjoint fédérales-provinciales et possède une expérience considérable de l'examen des effets sociaux, environnementaux et économiques des projets, y compris les effets sur les droits des Autochtones issus de traités et sur l'utilisation traditionnelle des terres.

M. Bolton est membre de l'Association of Professional Engineers and Geoscientists of Alberta. Il détient un baccalauréat en sciences de la terre ainsi qu'une maîtrise en sciences de la gestion (avec spécialisation en gestion des technologies), tous les deux de l'University of Waterloo. Il a également terminé le programme des cadres de direction du secteur public de la Queen's University's School of Business.

M. Robert McManus--Membre de la commission

Possédant plus de 25 ans d'expérience en gestion environnementale, réglementation, consultation publique et participation des Autochtones dans le secteur de l'énergie au Canada, M. McManus occupe actuellement le poste de commissaire aux audiences auprès de l'Alberta Energy Regulator.

Auparavant, à titre de membre de l'Energy Resources and Conservation Board (ERCB), M. McManus a apporté sa contribution et donné des conseils, une orientation et son approbation dans le cadre de l'élaboration des règlements et politiques de réglementation de l'ERCB; il a tenu des audiences publiques et mené des enquêtes; et il a veillé à la qualité des décisions prises en matière de réglementation conformément à la loi. Entre autres fonctions, il a également assuré la surveillance stratégique, de gouvernance et des activités de l'ERCB, y compris l'approbation des plans stratégiques et d'activités.

Avant de siéger à la commission, M. McManus était président de la société Fulcrum Consulting où il offrait des services de gestion environnementale stratégique, de réglementation, de communication et de mobilisation des intervenants à des clients de prestige de l'industrie de l'énergie, notamment Enmax, Alberta Energy, Ressources naturelles Canada, l'Association canadienne des producteurs pétroliers, le ministère de l'Énergie et des Mines de la Colombie-Britannique, ConocoPhillips et bien d'autres. Il a travaillé sur divers projets, que ce soit l'élaboration et la mise en œuvre d'un programme de consultation pour la reconstruction de l'installation de transport d'énergie électrique de Griffith Woods d'AltaLink, le projet de doublement d'ancrage de pipeline de Kinder Morgan à travers le parc national Jasper, la création d'un programme d'engagement des Autochtones pour le projet de gestion des effluents d'eaux usées de la Ville de Strathmore, la préparation de recommandations pour l'élaboration de politiques dans le domaine du pétrole et du gaz pour la Ville d'Edmonton, et la collaboration avec la Banque mondiale en Chine pour son cadre réglementaire sur le pétrole et le gaz.

Parmi les postes remarquables qu'a occupés M. McManus, on peut citer son temps en tant que commissaire et président de la commission de la British Columbia Oil and Gas Commission; des postes clés en environnement et en réglementation auprès de Ressources Gulf Canada, Shell Canada, Calpine Canada et l'Association canadienne des producteurs pétroliers, respectivement.

M. McManus a obtenu un baccalauréat ès arts en psychologie et une maîtrise en conception de l'environnement avec spécialisation en sciences de l'environnement. Il a également terminé le programme de perfectionnement des cadres de la Queen's University ainsi que la formation en médiation et en négociation environnementales à la Willamette University Law School et la Banff Centre School of Management.

M. William (Bill) Klassen--Membre de la commission

M. Klassen est conseiller en ressources naturelles et possède une grande expérience de la gestion des ressources naturelles et de l'évaluation environnementale dans le nord du Canada. Il est titulaire d'un baccalauréat ès sciences en gestion de la faune de l'University of Alaska, à Fairbanks, et d'une maîtrise ès sciences forestières de la Yale School of Forestry and Environmental Studies.

Pendant plus de 40 ans, M. Klassen a habité et travaillé au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut et en Alaska. Il a également travaillé dans l'Extrême-Orient russe. Il a occupé les postes de sous-ministre du ministère des Richesses renouvelables (aujourd'hui ministère de l'Environnement) et de sous-ministre du ministère de la Santé et des Ressources humaines (aujourd'hui ministère de la Santé et des Affaires sociales) au sein du gouvernement du Yukon. Il a été membre fédéral du Trusteed Environmental Fund Board (Conseil de financement environnemental) dans le cadre du projet minier Anvil Range. M. Klassen a occupé le poste de président de la Commission de la santé et de la sécurité au travail du Yukon et a été membre du Conseil des services policiers du Yukon. Il a offert ses services de consultation à des organismes gouvernementaux fédéraux et territoriaux, à des gouvernements de Premières nations et au secteur privé dans le cadre de divers projets. Il a facilité la participation de collectivités autochtones et autres à un certain nombre de projets de mise en valeur des ressources.

M. Klassen a une expérience considérable dans le domaine de l'évaluation environnementale dans le nord du Canada, y compris des examens environnementaux d'exploitations minières à ciel ouvert de grande envergure. Il a représenté le gouvernement du Yukon dans les négociations qui ont abouti à l'adoption de la Loi sur l'évaluation environnementale et socioéconomique au Yukon. Il a présidé le Comité d'étude des répercussions environnementales ayant pour mandat d'étudier tous les projets de mise en valeur pour la région désignée des Inuvialuit dans l'ouest de l'Arctique. Il a également été, pour le gouvernement du Yukon, membre du Bureau d'examen des répercussions environnementales dans le cadre de la Convention définitive des Inuvialuit. M. Klassen a aussi été membre de la commission d'examen de l'ACEE pour le projet de la mine Prosperity.

M. Klassen vit dans une petite ferme juste à l'extérieur de Whitehorse, au Yukon.

SOURCE Agence canadienne d'évaluation environnementale
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 18:20

Libellule a écrit:
OTTAWA, le 24 mai 2016 /CNW/ - L'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Environnement et du Changement climatique, et Jim Ellis, président et directeur général de l'Alberta Energy Regulator, ont annoncé aujourd'hui la constitution d'une commission d'examen conjoint de trois membres pour examiner le projet de mine de sables bitumineux Frontier de Teck Resources Limited, dans le nord de l'Alberta.

M. Alex Bolton a été nommé président de la commission d'examen conjoint. M. Robert McManus et M. William (Bill) Klassen sont les deux autres membres de la commission d'examen conjoint.

Compte tenu des incendies dévastateurs qui ont touché les résidents et les groupes autochtones dans la région de Fort McMurray, la ministre a prolongé de trois mois le délai accordé à la commission d'examen conjoint pour présenter son rapport. Cette prolongation permettra à la commission d'examen conjoint d'entamer ses travaux préparatoires et de reporter le début des activités de participation des Autochtones et du public jusqu'à ce que la situation s'améliore dans la région.

M. Klassen vit dans une petite ferme juste à l'extérieur de Whitehorse, au Yukon.

SOURCE Agence canadienne d'évaluation environnementale  

Comment utiliser un sinistre pour faire passer ces idées! Si l' on est contre l' exploitation des sables bitumineux on le dit clairement on l' explique mais on utilise pas un feu comme argument.
Pour rappel, cet incendie a débuté près d' une voie de chemin de fer et non près d' une usine ou d' un pipeline.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 18:29

Mamiea le feu est parti d' un endroit avant de se déployer #un peu #500000km2. La commission va aller jusqu'au bout des questionnements en cours. Les membres de la commission sont des gens expérimentés. Ne concluons pas à leur place sur ce qu'ils nous diront dans quelques mois.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 19:08

Libellule a écrit:
Mamiea le feu est parti d' un endroit avant de se déployer #un peu #500000km2. La commission va aller jusqu'au bout des questionnements  en cours. Les membres de la commission sont des gens expérimentés. Ne concluons pas à leur place sur ce qu'ils nous diront dans quelques mois.

Il n' y a pas de conclusion mais un fait: le départ de feu a été établi et il n' a rien a voir avec l' exploitation pétrolière. Pour ce qui est des raisons de son étendue, moi je ne porte aucun jugement ne fait aucune hypothèse (contrairement à certains).
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 26 Mai 2016, 19:45

Voir plus haut. Une étincelle d'où qu'elle soit venue à provoqué un brasier énorme. L' inventaire des circonstances est déjà fait plus haut. On va donc éviter les redites. Attendre les conclusions de la commission me paraît sage vu les audits et rapports connus par ailleurs.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 27 Mai 2016, 10:37

Les effets secondaires maintenant :


Mardi 24 Mai 2016 17:54
Des employés de retour sur les sites pétroliers
Incendie au Canada Après avoir dû évacuer les lieux en raison des flammes, des travailleurs du pétrole commençaient à revenir, mardi.

Les employés des sites pétroliers canadiens au nord de Fort McMurray (Alberta, ouest) ont commencé mardi à regagner les lieux évacués sous l'avancée des feux de forêts, première étape vers une reprise de la production, ont indiqué les autorités locales.

La municipalité régionale de Wood Buffalo, dont dépend Fort McMurray, a mis en place «une phase de retour» des personnes sur les bases de vie, énormes villages de préfabriqués abritant les employés du pétrole.
Suncor, le premier groupe pétrolier canadien, a indiqué mardi avoir «amorcé le processus pour mobiliser à nouveau ses employés afin de soutenir le redémarrage progressif de ses opérations».

«Conditions extrêmes
Ce rapatriement du personnel va se dérouler sous haute surveillance en raison des «conditions qui restent extrêmes» pour les incendies, a indiqué le gouvernement de la province de l'Alberta.

La qualité de l'air reste critique dans toute la région de Fort McMurray en raison des épaisses fumées qui recouvrent la zone, avec des indices au-dessus du niveau maximal de 10 prévus mardi et mercredi et nécessitant le port de masques et des temps de travail limités, selon la même source.

Déclaré le 1er mai, le gigantesque feu de Fort McMurray est toujours hors de contrôle à l'est de la ville évacuée maintenant depuis près d'un mois, et ce sont 5.223 km2 de la forêt boréale et de broussailles qui ont brûlé.
Ce feu a gagné la province voisine de la Saskatchewan où 25 km2 ont déjà été ravagés, selon le dernier bilan mardi du service des incendies.

8000 personnes évacuées
Avec l'arrivée des flammes aux abords des sites pétroliers, les autorités avaient dû évacuer en urgence il y a une semaine environ 8000 personnes des bases de vie entre Fort McMurray et Fort MacKay à 40 km au nord.
Si le retour des employés a été autorisé, Suncor a indiqué surveiller «le risque de feu, la qualité de l'air» et la capacité de «mobilité des employés».

«Compte tenu de notre évaluation actuelle, nous sommes confiants que nous pouvons réintégrer les gens dans la région en toute sécurité et redémarrer nos activités», a indiqué Steve Williams, PDG de Suncor sans pour autant donner une date de reprise de la production.

1,2 million de barils par jour
Les deux grands sites d'exploitation de sables bitumineux de Syncrude et de Suncor sont touchés par l'arrêt de la production et des groupes pétroliers plus au nord ont ralenti leur extraction.

Au total, la production a été coupée de l'ordre de 1,2 million de barils par jour en moyenne depuis les premières évacuations dans la première semaine de mai. Près de 100'000 personnes ont reçu l'ordre de quitter leur domicile à Fort McMurray et dans les bourgades alentours.

Les premiers retours sont prévus le 1er juin avec un calendrier étalé sur deux semaines. Les réseaux de gaz et d'électricité ont été rétablis à 90%, a indiqué le gouvernement de la province.

Pour l'ensemble de la province, 16 feux restaient actifs mardi et étaient combattus par près de 2000 pompiers assistés de 102 hélicoptères et 25 avions bombardier d'eau.

(afp)

Sinon tout va bien  sur une échelle de 1 à 10, (10:étant le pire), Fort McMurray est actuellement à 38. L'échelle permet de mesurer les polluants, la fumée, l'ozone et le dioxyde d'azote.

« Il est clair que cela pourrait retarder les travaux de reconstruction et la réinstallation des familles, » a dit Notley.

La mauvaise qualité de l'air signifie que les autorités doivent limiter les heures de travail de leurs employés dans la ville. Ils doivent aussi porter des masques.

Les mines à ciel ouvert de sables bitumineux sont une importante source de pollution de l'air non détectée jusqu'ici, selon une étude d'Environnement Canada qui a mesuré pour la première fois cette pollution. Les résultats de cette étude gouvernementale sont publiés dans la prestigieuse revue Nature, ce qui ne manquera pas de lui donner une résonnance sur toute la planète.

Selon les chercheurs d'Environnement Canada, les mines de sables bitumineux émettraient chaque jour entre 45 et 84 tonnes de fines particules polluantes appelées « aérosols organiques secondaires » (AOS).

La pollution des mines de la région de Fort McMurray serait comparable à celle émise par une grande ville comme Mexico ou Paris. Elle ferait de la région des sables bitumineux une des plus grandes sources d'AOS en Amérique du Nord. Les aérosols organiques secondaires font partie du smog. Leur présence dans l'atmosphère est associée à un taux de mortalité pulmonaire et cardiaque plus élevée.

« Notre recherche suggère qu'on devrait tenir compte de cette pollution dans l'évaluation des impacts environnementaux des installations actuelles et futures d'exploitation de sables bitumineux et de pétrole lourd dans le monde », affirment les auteurs.

En plus du nord de l'Alberta, le pétrole lourd bitumeux est présent en Utah et au Venezuela, des lieux où son exploitation est à l'étude. La recherche d'Environnement Canada s'appuie sur des analyses réalisées lors de vols dans des panaches de pollution qui se forment sous le vent de mines à ciel ouvert dans la région de Fort McMurray.

La pollution a été mesurée à 600 mètres d'altitude à des distances variant de 39 à 72 km des mines à ciel ouvert. Une partie de la pollution proviendrait aussi des installations de séparation du bitume et du sable par eau chaude.

Les chercheurs ont été frappés par le fait que le taux de pollution dans l'air ne diminuait pas avec la distance. « Cela nous indique qu'il y a une formation considérable d'AOS dans ces panaches, qui dépasse l'effet de dilution », précisent les chercheurs.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 28 Mai 2016, 23:57

Dans son bilan quotidien, le service des incendies a indiqué jeudi que plus de 566.200 hectares de forêts et de broussailles ont été ravagés par les flammes, dont 4.600 hectares dans la province voisine de Saskatchewan. En une semaine, 60.000 hectares de plus ont été brûlés. Parti le 1er mai aux abords de Fort McMurray, le feu a été alimenté par les vents et la sécheresse de la forêt boréale à la sortie de l'hiver. La pollution est toujours hors norme.

La RSA du Canada incite les clients de la municipalité régionale de Wood Buffalo touchés par les incendies de forêt de Fort McMurray à une prudence extrême pour leur retour volontaire à la maison du 1er au 15 juin, tel qu'annoncé par le gouvernement de l'Alberta.

La première ministre Notley a averti que les conditions essentielles devront être remplies avant que les plus de 85 000 évacués ait la permission de retourner volontairement à la communauté par phase. Ces conditions comprennent la maîtrise suffisante de l'incendie de forêt massif, l'amélioration de la qualité de l'air et la restauration des services de base.  

« La sécurité a toujours été notre priorité numéro un pendant ce désastre, et elle le sera encore au moment du retour des résidents à Fort McMurray le 1er juin ou peu après », a dit Paul MacDonald, vice-président principal des sinistres, RSA du Canada.

« Beaucoup de ces gens verront leur maison pour la première fois depuis le début de l'incendie et ils voudront naturellement voir si leurs biens ont subi des dommages, mais nous ne pouvons souligner suffisamment l'importance de la sécurité dans cette situation », dit M. MacDonald. Les résidents devront écouter les autorités. Les clients n'auront pas la permission de retourner dans leur maison si celle-ci est évaluée comme n'étant pas sécuritaire, et ils devront obtenir la permission officielle d'un inspecteur de sécurité incendie avant de retourner. »

« Il y aura quelques ressources supplémentaires sur le terrain, y compris des experts en sinistres, les médias, les autorités d'urgence et d'autres membres du public général qui seront intéressés par ce qui s'est passé. Nous conseillons aux gens de consulter les autorités locales pour voir quel est le meilleur moment pour eux de rentrer à la maison. »

En vue du retour des résidents de la région, l'équipe des demandes de règlement de la RSA a renforcé ses ressources et sera prête à traiter l'augmentation d'appels qui suivra probablement le constat des dommages. La RSA du Canada offre certains conseils simples pour les clients de Fort McMurray sur les étapes à suivre pour leur demande de règlement :

Ne rentrez pas dans votre maison avant d'avoir obtenu l'approbation du représentant du service des incendies autorisé.
Au moment d'accéder à votre propriété pour la première fois, assurez-vous de porter des vêtements adéquats, comme des bottes, des lunettes de sécurité et des gants en caoutchouc. Faites extrêmement attention au moment de rentrer chez vous, car la structure pourrait avoir été endommagée ou avoir bougé.
Après avoir accédé à votre propriété et évalué son état, appelez votre expert en sinistres ou communiquez avec votre courtier pour leur donner les informations. Ils pourront vous guider pour la suite des choses.
Prenez des photos lorsque possible et envoyez-les à votre assureur. Elles seront utilisées pour évaluer les dommages à votre habitation et son contenu.
Écoutez les autorités et les médias locaux pour prendre connaissance des instructions. Vous trouverez les renseignements les plus récents à l'intention des résidents à www.rmwb.ca
Vérifiez vos provisions en nourriture et en eau pour des traces de contamination et de détérioration.
La Société canadienne de la Croix-Rouge donne des conseils utiles sur votre retour en maison après un incendie ici.
Pour toute question, les clients peuvent joindre la RSA du Canada au 1-800-319-9993. Les clients de Johnson Insurance peuvent appeler au 1-844-229-1272 s'ils ont des questions. Vous trouverez de plus amples renseignements sur les demandes de règlement ici : http://www.rsagroup.ca/fr/sinistres. Suivez-nous sur Twitter (@RSACanada) pour obtenir toutes les mises à jour.

À propos de la RSA
Forte d'un héritage de 300 ans, la RSA figure parmi les groupes d'assurance multinationaux les plus importants au monde.
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