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 Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...

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Libellule

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MessageSujet: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 09 Mai 2016, 16:15

Rappel du premier message :

Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...


Pour se faire une idée de l'étendue de l'incendie en cours en Alberta, à Fort McMurray, ville nouvelle au Canada, il faut s'imaginer un départ de feu à hauteur de Cergy-Pontoise, qui se serait étendu en une semaine sur toute la zone dense de la région parisienne, vers et jusqu'à Marne la Vallée à l'Est, et Evry au Sud. L'échelle et la forme de l'incendie Dragon est respectée. Seule différence, ç'est une forêt dense qui part en fumée et non une zone dense d'habitations.

Qu'une telle surface soit atteinte en si peu de temps doit poser question. Sécheresse? Gaz à effet de serre, pollution? Présence proche de grandes compagnies productrices de sable butimineux, à l'extraction complexe? Foudre ou activités humaines? Un mix de tous ces causes et effets? A suivre...

Ce lien établit la carte de la présence des sables bitumineux dans l'Alberta. Et l'emplacement de Fort McMurray en haut.

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sable_bitumineux

La similitude avec la zone en feu est bien entendu une simple coïncidence.

A vous de juger
https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Sable_bitumineux#/media/Fichier%3AAthabasca_Oil_Sands_map.png

Les sables bitumineux de l'Athabasca sont d'importants gisements de bitume ou de pétrole brut lourd situés dans le nord-est de l'Alberta au Canada, couvrant 142 200 km2 de forêt boréale, de tourbières et de zones humides peu peuplées, soit environ 21 % du territoire de la province. Le gisement le plus important est celui de l'Athabasca, situé autour de Fort McMurray, où la couche de bitume est exploitable à ciel ouvert. Des gisements plus profonds se trouvent à Rivière-la-Paix et à Cold Lake.

Ensemble, ces trois gisements contiennent environ 1 800 milliards de barils (290 milliards de mètres cubes) de bitume, une quantité comparable en ordre de grandeur à l'ensemble des réserves de pétrole conventionnel au monde. Avec les méthodes de production de pétrole non conventionnelles modernes, moins de 10 % de ces dépôts, c'est-à-dire environ 170 milliards de barils (28 milliards de mètres cubes), sont économiquement exploitables, mais la majorité des réserves sont seulement récupérables par des techniques in situ.

La carte de slate au départ d'Argenteuil http://lu.rosselcdn.net/sites/default/files/imagecache/pagallery_450x300/2016/05/07/948888209_B978598161Z.1_20160507185710_000_G1G6O928L.1-0.jpg

Et pour bien comprendre.ce qui est en cours,
http://reporterre.net/En-Alberta-l-avenement-d-une-humanite-inhumaine

L’incendie de forêt a forcé l’évacuation de 80 000 habitants de la région de Fort McMurray, en Alberta. Pendant que les pompiers luttaient contre le gigantesque brasier pour protéger les zones d’habitations et les infrastructures stratégiques, les autorités ont déclenché vendredi matin une vaste opération, routière et aérienne, pour évacuer vers le sud de Fort McMurray, Calgary et Edmonton tous ceux qui s’étaient réfugiés dans des camps de l’industrie pétrolière et gazière au nord de la capitale de l’or noir, après l’ordre général d’évacuation. Il va falloir soutenir toutes ces victimes, par simple souci d'humanité en ces circonstances exceptionnelles.


Dernière édition par Libellule le Lun 09 Mai 2016, 18:33, édité 2 fois
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Libellule



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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 18:30

Oui cette émission est très bien faite. Tout comme les éléments de cet article (qu'en anglais, malheureusement- ) sont très éclairants sur les raisons de la catastrophe annoncée.

http://www.theguardian.com/environment/true-north/2016/may/12/the-arsonists-of-fort-mcmurray-have-a-name
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 19:43

Libellule a écrit:
Oui cette émission est très bien faite. Tout comme les éléments de cet article (qu'en anglais, malheureusement- ) sont très éclairants sur les raisons de la catastrophe annoncée.

http://www.theguardian.com/environment/true-north/2016/may/12/the-arsonists-of-fort-mcmurray-have-a-name

Vous devriez écouter l' émission et éviter de considérer des théories non démontrées comme vérité absolue.
Laisser croire que cet incendie est la conséquence d' un réchauffement climatique due à l' exploitation des sables bitumineux relève plus du fantasme que de la vérité.
quelques exemples :
http://www.prevention2000.org/cat_nat/risques/feu/chevrou/idaho.html

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/05/04/001-historique-feux-foret-canada.shtml
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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 20:09

Attendez, j'ai écouté très attentivement l'émission. Ne vous méprenez pas. Là je suis en déplacement mais je vais revenir sur ce sujet plus en détail mardi ou mercredi pour montrer comment l'émission et l' article se complètent. A bientôt donc.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 20:24

mamiea a écrit:
A revoir en toute objectivité :
http://pluzz.francetv.fr/videos/c_dans_lair_,139643420.html

Pas de fantasme pas de théorie des faits des explications claires par des gens qui connaissent leur sujet et sans à priori.

Emission du 13/05/2016

Merci mamiea pour ce lien utile au débat

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Libellule

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 14 Mai 2016, 20:43

+1 toutes les pièces du puzzle sont désormais accessibles pour reconstituer les événements. Entre la part dû à l'immédiateté, et celle qui s'est passé avant et pendant l'incendie. L' outil pour l' ordonnencement des pièces étant fourni par l'article du Guardian.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 01:09

Pendant ce temps, chez nous en France nous avons un état dit d'urgence dont tout le monde se moque, des quartiers en état d'insurrection, des gares pillées, des magasins détruits, des policiers et des gendarmes attaqués... mais on va donner des leçons aux Canadiens ! quelle honte !

Bouclez là et regardez dans quel état est notre pays ! Pas grave il y a la coupe de France de foot, le tour de France, la coupe d'Europe de foutre bol... et flanbi ainsi que des ministres qui se baladent à travers le monde pour donner des conseils et distribuer l'argent que nous empruntons.


Comme le dit un manifestant :
Ce n'est pas parce que l'on balance des pierres ou n'importe quoi sur les flics que l'on doit recevoir du gaz lacrymogène... 

Si demain les archers du roi ne montent plus au créneau, les humanistes du gouvernement se sentiront trahis par la police...  

Il y a des semaines que je prédis ce qui arrive... heureusement nous avons le sachant qui nous explique la vie.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 06:00

@tonton christobal :
Ne faites pas ce que vous reprochez à d' autres.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 06:08

mamiea a écrit:
@tonton christobal :
Ne faites pas ce que vous reprochez à d' autres.

Primo : je fais ce que je veux dans les limites permises par le tenancier du forum.

Deuxio : le problème étant que ce que je prévois malheureusement nous tombe avec une belle régularité sur la courge... c'est désolant mais c'est ainsi.

Je peux (ça me demandera un peu de temps) faire la liste de ce que j'ai prévu et annoncé sur ce forum en ayant raison... je laisse mes contradicteurs faire la liste de mes erreurs.
Leur travail ne sera pas très long.

Si de plus on met en parallèle le niveau des inexactitudes à m'imputer et celui des erreurs de mes contradicteurs je peux aller dormir tranquille.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 17:54

tonton christobal a écrit:


Primo : je fais ce que je veux dans les limites permises par le tenancier du forum.

Alors arrêtez de reprocher à Libellule de détourner les sujets puisque vous faites la même chose, vous perdez toute crédibilité.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 17:55

Si le but du débat est de critiquer les Canadiens et d'expliquer les incendies par des raisons qui tiennent soit du mensonge, soit de l'engagement politique irraisonné et déraisonnable c'est un jeu qui me fatigue.

Commençons par mettre sur la table les données incontestables :
Canada 10 000 000 de Km carrés et 35 000 000 d'habitants donc en gros 3,5 Km carré
France 640 000 Km carrés 66 000 000 d'habitants à la louche 100 personnes au Km carré

Constructions individuelles en France : matériaux durs
Constructions individuelles en Amérique du Nord : le plus souvent bois

Il est évident que si les immenses forêts qui couvrent les alentours de Champigny, Fontenay... s'enflamment  ça va vachement craindre pour les maisons individuelles en bois bien sur des habitants de ces villes.

Tout comme si un incendie de foret se déclare simultanément dans le IVe, le XIIe  et le XIXe les petites maisons individuelles en bois des habitants qui vivent sur place vont flamber et les pauvres gens seront sans logis.

En revanche lorsque nous avons des feux en Corse, dans le sud est de la France ou dans les Landes... on évacue... comme les Canadiens.
En tenant compte que dans ces cas de figure on fait venir sur place des pompiers de toute la France et qu'il est plus facile de faire venir des bombardiers d'eau de Marseille à Calvi ou de traiter un feu à Menton avec des avions basés à Mandelieu...
On doit perdre un peu plus de temps pour faire venir un canadair de l'Alberta pour traiter gros un incendie en Gaspésie.
Entrer dans les stratégies d'intervention des différents pays est aussi un autre débat.

Voila pourquoi il serait préférable de s'occuper un peu plus de nos affaires au lieu d'expliquer les carences des "autres" en se posant une fois de plus en brillant connaisseur théoricien défendant une doctrine politico économique branlante et non en praticien du dossier que l'on ne connait le plus souvent pas.


Dernière édition par tonton christobal le Dim 15 Mai 2016, 20:32, édité 6 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 18:04

mamiea a écrit:

Alors arrêtez de reprocher à Libellule de détourner les sujets puisque vous faites la même chose, vous perdez toute crédibilité.
Si je ne suis pas crédible ce ne sera pas grave... en plus je m'en moque comme de ma première paire de chaussettes
Personne ne sait qui je suis et je ne suis pas candidat à une élection.
Mes élucubrations n'engagent que moi et je ne peux en aucun cas nuire à qui que ce soit, même pas aux finances des électeurs contribuables de la ville... tout le monde ne peut pas en dire autant.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 20:32

tonton christobal a écrit:
Si le but du débat est de critiquer les Canadiens et d'expliquer les incendies par des raisons qui tiennent soit du mensonge, soit de l'engagement politique irraisonné et déraisonnable c'est un jeu qui me fatigue.

Commençons par mettre sur la table les données incontestables :
Canada 10 000 000 de Km carrés et 35 000 000 d'habitants donc en gros 3,5 Km carré
France 640 000 Km carrés 66 000 000 d'habitants à la louche 100 personnes au Km carré

Constructions individuelles en France : matériaux durs
Constructions individuelles en Amérique du Nord : le plus souvent bois

Il est évident que si les immenses forêts qui couvrent les alentours de Champigny, Fontenay... s'enflamment  ça va vachement craindre pour les maisons individuelles en bois bien sur des habitants de ces villes.

Tout comme si un incendie de foret se déclare simultanément dans le IVe, le XIIe  et le XIXe les petites maisons individuelles en bois des habitants qui vivent sur place vont flamber et les pauvres gens seront sans logis.

En revanche lorsque nous avons des feux en Corse, dans le sud est de la France ou dans les Landes... on évacue... comme les Canadiens.
En tenant compte que dans ces cas de figure on fait venir sur place des pompiers de toute la France et qu'il est plus facile de faire venir des bombardiers d'eau de Marseille à Calvi ou de traiter un feu à Menton avec des avions basés à Mandelieu...
On doit perdre un peu plus de temps pour faire venir un canadair de l'Alberta pour traiter gros un incendie en Gaspésie.
Entrer dans les stratégies d'intervention des différents pays est aussi un autre débat.

Voila pourquoi il serait préférable de s'occuper un peu plus de nos affaires au lieu d'expliquer les carences des "autres" en se posant une fois de plus en brillant connaisseur théoricien défendant une doctrine politico économique branlante et non en praticien du dossier que l'on n'est le plus souvent pas.

Tout d' abord merci de rappeler quelques éléments que j' ai déjà signalés dans ce sujet.
Ensuite le sujet ne porte pas sur les méthodes de lutte contre l' incendie mais sur les causes de ce dernier. Libellule laissant entendre que les causes seraient liées au réchauffement climatique et à l' extraction des sables bitumineux. Restons dans ce débat et ne le dévions pas de sa nature.

Citation :
On doit perdre un peu plus de temps pour faire venir un canadair de l'Alberta pour traiter gros un incendie en Gaspésie.

Au Canada comme aux USA on ne traite pas les feus de forêts on les circonscrit et on les laisse s' éteindre naturellement. L' utilisation (comme en France) de moyens aériens et terrestres pour éteindre un feu de forêt équivaudrait à "pisser" sur une poubelle pour l' éteindre.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Dim 15 Mai 2016, 22:34

J'ai mentionné que les stratégie d'intervention n'étaient pas les mêmes en France qu'au Canada... où soit dit en passant tout comme aux USA, j'ai quelques points de référence y compris à deux reprises durant plusieurs jours à Yellowstone... excellent exemple de la technique américaine.
J'ai eu aussi l'occasion d'assister en live et de très près à un incendie américains dans le parc de Yosemite il y a quelques année.
Dans la petite ville où se trouvait mon hôtel on ne "laissait pas faire"  
Même si "on laisse brûler" il y a des pompiers largués en parachute sur les feux (ils ne font certainement pas de tourisme) c'est une curieuse manière de laisser le feu se développer.
Lorsque l'on fait évacuer une ville j'ose espérer que l'on a tout fait auparavant pour éviter qu'elle flambe. 

En matière de non utilisation de moyens aériens par les américains... ce n'est pas ce que j'ai constaté y compris avec l'usage d'hélicos lourds dans certaines circonstances.
On pourra noter que si les Canadiens ne s'intéressent pas aux moyens aériens, les Canadairs utilisés partout dans le monde ont leur origine... au Canada... qui est leur fabriquant. C'est un modèle curieux d'urimoir.
Peut être ont ils tout de même envisagé à un moment la question sous cet angle .

Les méthodes nord américaines découlent de l'implantation humaine, des étendues à prendre en charge et aussi de la végétation locale et ce qui se fait ou ne se fait pas dans une zone inhabitée est quelque peu différent de ce qui est mis en place pour protéger des agglomérations.

Pour ce qui concerne le diagnostic de l'origine des feux, comment ils se propagent ou se développent... je laisse à d'autres le soin d'élucubrer politiquement... en n'étant pas dupe.
Généralement la connaissance des origines des sinistres ne sont pas déterminées par des suppositions émanant de doctrinaires mais découlent d'enquêtes in situ diligentées par des spécialistes.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 16 Mai 2016, 01:54

Merci de laisser à ceux qui sont assez curieux pour se renseigner et proposer de rendre compte, le soin de le faire. Je le ferai probablement mercredi, mes amis canadiens et américains restant en contact régulier pour m'éclairer. Sans préjugés particuliers. Juste le désir de présenter un puzzle complet et documenté. Chacun a pu séjourner ici ou là pour diverses raisons. Sans que cela prenne un caractère particulier.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 16 Mai 2016, 02:15

Se renseigner n'importe où n'importe comment, dire voire écrire n'importe quoi est un droit... on ne s'en prive pas actuellement. Chez certains se planter devient une habitude, les exemples d'affirmations péremptoires qui tombent à l'eau sont légion.
Que d'autres refusent de prendre des informations non vérifiées comme argent comptant est en revanche le leur... tout comme ils peuvent douter de ce qui n'est qu'une hypothèse guidée par une idéologie présentée comme une vérité première avérée. 

Ils ont eux aussi le droit de douter et de le faire savoir.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Lun 16 Mai 2016, 03:19

Sujet provisoirement verrouillé
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Mer 18 Mai 2016, 22:19

Déverrouillé le 18.05.2016 à 12:18:49
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 00:37

Merci. Là bas une quinzaine de sites évoquent le comment et le pourquoi de cet immense incendie. La synthése est en cours, le puzzle se construit de plus en plus précisément ; ceci dit, l' actualité reste toujours préoccupante même si les média en parlent moins.

Un communiqué parmi d' autres :

CALGARY, Alberta (Reuters) - L'important incendie de forêts continuait de sévir mardi près de Fort McMurray dans la province canadienne de l'Alberta, où il menace d'importantes installations de production de sable bitumineux.

Cette situation a entraîné l'évacuation de milliers d'ouvriers et prolonge des fermetures qui réduisent la production de pétrole du Canada d'un million de barils par jour (bpj).

L'incendie a franchi lundi soir une zone coupe-feu cruciale, où les arbres avaient été arasés pour empêcher sa progression. Il a malgré tout avancé au nord de Fort McMurray dans des zones où se trouvent des camps d'ouvriers. Huit mille travailleurs ont été évacués.

Les feux de forêt pèsent sur l'économie de l'Alberta, une étude ayant conclu que le manque à gagner en termes de production pétrolière réduisait le PIB de la province de plus de 70 millions de dollars canadiens (48 millions d'euros) par jour.

Les incendies non contrôlés couvraient mardi une superficie de 355.000 hectares, contre 285.000 hectares lundi encore. Mardi, les flammes ont embrasé un foyer de 655 pièces où habitent des ouvriers du secteur des sables bitumineux, à 35 km au nord de Fort McMurray.

Les sables bitumineux n'ont pas pris feu pour le moment, et les acteurs de cette industrie redoublent d'efforts pour que les installations demeurent à l'abri des flammes, a déclaré Chad Morrison, chargé de la protection contre les incendies dans l'Alberta.

(Nia Williams; Eric Faye pour le service français)

C'Est le franchissement des coupes feux qui est inhabituel et est au coeur des investigations. A suivre sous peu.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 07:20

En bref l'exploitation des schistes n'est pas en cause... puisque maintenant elles sont "menacées" donc c'est parti "d'ailleurs" ce qui est précisément l'inverse du postulat de départ ou le coupable tout désigné était l'exploitation du gaz.
Un ange passe.
Le feu dépasse les coupes feux...peut être est il un peu aidé ?

Pas de commentaire tant il est ridicule de discuter !
Une fois de plus
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 09:06

Mais personne ne discute. A bientôt toutes les précisions.

En début de sujet je disais :  je doute fort que les manques d'explications actuelles sur les raisons de la violence et la taille du brasier restent en l'état. Quand les pompiers eux mêmes disent que ce feu a été hors contrôle, cela a un sens précis. On est en face probablement de circonstances à la fois exceptionnelles et complémentaires qu'il conviendrait de bien cerner pour éviter qu'un tel phénomène ne devienne une norme ..
.

Je me suis intéressé au comment et au pourquoi, et je vais vous faire part des constats sûrs qui permettent d' ordonnances le puzzle.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 10:49

Pas de débat avec les gens qui d'entrée de jeu (c'est habituel et devient permanent) vérolent l'information pour justifier des affirmations péremptoire erronées.

IL est inutile de perdre son temps avec les incorrigibles qui se posent en donneurs de leçons et sont dans l'erreur continuelle.
Ouvrir un fil sur un mensonge... pour se contredire quelques jours après en voulant encore avoir raison... c'est lamentable !
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 19:49

Dire que l'on devrait se poser toutes les questions concernant un incendie, ce n'est aucunement mentir, c'est avant tout chercher des réponses, et de préférence sur des faits avérés ; Il est surtout lamentable dans le cas d'espèce que vous preniez l'option de vous en foutre d'en savoir plus.

Zappez ce sujet s'il vous incommode trop, pour ma part je m'en tiens à ma promesse de fournir ici les éléments de réponses et de synthèse promis.

Dès les années 90-2000 le gouvernement canadien estimait que le protocole de Kyoto "n'était pas une voie vers une solution globale au changement climatique, mais  plutôt un obstacle,  un coût insupportable de le respecter pour le pays. Le Canada risquant, sic "la perte de milliers d'emplois ou le transfert de quatorze milliards de dollars des contribuables canadiens à d'autres pays, soit 1 600 dollars par famille, sans le moindre impact sur les émissions ou l'environnement".

Le Canada ne veut pas voir contrarier son grand projet appelé Great Canadian Oil Sands — aujourd’hui Suncor Energy (depuis  2004). Depuis plusieurs années, cette exploitation comme d’autres adossées demeure trop coûteuse par rapport aux cours mondiaux du pétrole et de peu d’intérêt pour les compagnies pétrolières.

Les zones exploitables correspondent à des secteurs de faible profondeur, sur une superficie de 143 000 km2 (soit l’équivalent de 27% du territoire français métropolitain) situées au Nord-Est de l’Alberta (données d’Alberta Energy, dans Grant, Myers, 2004).

La région est recouverte par de vastes surfaces de forêt boréale, constituée principalement de conifères et dominée par le froid dans une région des Plaines où un climat continental froid n’autorise qu’une production ligneuse et une régénération naturelle — en cas de déboisement — très lente Ces gisements sont situés principalement au nord d’Edmonton, dans les secteurs de la Peace River, de l’Athabasca et de Cold Lake . Ils font l’objet d’une exploitation croissante depuis une quinzaine d’années, ce qui a fait évoluer les conditions techniques de transformation et de transports permettant aux entreprises pétrolières canadiennes d’accroître la production à partir des sables bitumineux.

La rentabilité de l’exploitation et l’estimation de volumes disponibles devenant  toujours plus grands a provoqué une «ruée vers l’or noir» moderne: Petro rush ou «Petro rage» (pour reprendre l’expression du journaliste McCullum, en 2005, auteur d’un rapport sur l’exploitation des sables de l’Athabasca). Fort McMurray devenant une ville champignon, passant en quelques années de quelques milliers d'habitants à près de 100 000.

La production de pétrole passant de son côté de 360 000 barils par jour (bpj) en 1990 à des objectifs actuels de production de 1,3 million de barils dans des délais brefs, pour atteindre 3,6 millions de bpj d’ici à 2020.

C’est en 2005, qu’outre des sociétés canadiennes, quatre des plus grandes compagnies mondiales (Royal Dutch/Shell, ExxonMobil, ChevronTexaco et TotalFinaElf) se mettent à investir car aux dires des experts, l’Alberta recèlerait  des ressources supérieures aux ressources actuelles connues de l’Arabie Saoudite… (Alberta Ministry of Energy, 2006).

On passe d’une production in situ à une production par récupération par forages et injection de vapeur d’eau (in situ) qui se traduit selon les études de l’organisme d’intérêt public Pembina Institute par des coupes dans la forêt boréale qui fragmentent l’écosystème aussi sûrement que les routes nécessaires à l’installation des puits, des réseaux de conduite, (pipelines).

Quelques relevés atmosphériques plus tard on a commencé à constater que l’Alberta était devenue la province qui émettait le plus de gaz à effet de serre du Canada (31% des émissions du Canada contre 27% pour l’Ontario), sa progression étant deux fois supérieure à celle de l’Ontario pour la même période (Gouvernement du Canada). D’autres études concomitantes estimant que, par unité de production, les émissions de GES attribuables à l’exploitation et à la valorisation des sables bitumineux étaient environ cinq fois plus élevées que celles de la production de pétrole brut léger/moyen classique (Environnement Canada).

Arrive 2013.  L'Union européenne s'apprête à adopter une directive, qui vise à réduire l'empreinte carbone des carburants fossiles utilisés dans le transport, en prenant en compte les émissions de gaz à effet de serre liés à leur production. Dans cette liste, le pétrole extrait des sables bitumineux se voit attribuer une "valeur" de gaz à effet de serre nettement supérieure à celle du pétrole conventionnel.

"Ce n'est pas dans l'intérêt économique de l'Europe de se priver du pétrole canadien", estime alors M. Oliver, ministre canadien de l’énergie, ajoutant que la directive européenne pourrait avoir cet effet. Il juge cette dernière "injuste", car ignorant des sources de gaz à effet de serre d'autres pays "moins transparents", dont la production pétrolière a "une intensité égale ou supérieure aux sables bitumineux, comme le brut léger russe, aux méthodes d'extraction plus polluantes."

Les débats seront serrés les européens marquant leurs réserves indiquant que les preneurs de décisions au Canada auraient du refuser des projets de développement sur des plaines inondables ou près de secteurs propices à des incendies de forêt comme Fort McMurray, afin de prévenir une augmentation de dommages causés par un désastre naturel dans le futur, s’appuyant sur les conclusions du Bureau d'assurance du Canada.

Ce bureau s’inquiétait déjà que trop de villes aient permis la construction de résidences et d'installations dans ces endroits précisant qu’il s'agit du genre de planification qui peut avoir un impact, citant le cas spécifique de Fort McMurray, du fait que les nouveaux développements prévus  augmentaient la pression sur des infrastructures vieillissantes à travers le pays, plaçant davantage de gens en danger d'être victimes de défaillances du réseau de pipelines (et non des installations mieux protégées). Que la presse dise que les installations ne sont pas en danger, est donc normal, puisque tout a été fait pour qu'elles ne le soient pas, le risque au feu étant clairement envisagé ailleurs.

Encore récemment les compagnies d’assurance insistaient sur le fait que quelque 750 incidents s’étaient produits le long des principaux pipelines au Canada depuis 2008, selon la base de données de l'Office national de l'énergie (ONE). Malgré les mesures de sécurité et même si la plupart de ces incidents concernaient des fuites mineures, ni le Canada ni les États-Unis ne devaient se considérer  à l'abri d'une catastrophe, selon ces experts.

L'ONE est un organisme de réglementation fédéral, qui  supervise quelque 73 000 km de pipelines exploités par une centaine d'entreprises. Sur les 750 incidents répertoriés par l'ONE en huit ans – dans une base de données accessible en ligne –, on trouve 402 fuites de gaz et 52 de pétrole. Les autres incidents sont surtout des incendies (137 cas) et l'« exploitation au-delà des tolérances de fabrication » (129 cas). On rapporte 25 cas de blessures graves, 6 décès, 13 explosions et 7 cas d'effets environnementaux négatifs.

Dans le protocole de sécurité, il est écrit que les entreprises qui exploitent les pipelines ont trois heures pour avertir l'ONE lors d'un incident, peu importe l'ampleur. Si c'est un cas majeur, l'ONE intervient sur le terrain. Si elle le peut… Voilà se qui se passe ou se passait dans les faits hors événement climatique exceptionnel.

Depuis 2008 il y a comme une saturation du réseau de pipelines qui peut transporter ce pétrole d'une place à l'autre, et bien que les pipelines demandaient de la planification, des permis et des études environnementales, il fallait aller vite et beaucoup de ces études ont été baclées, la ruée vers l’or noir ayant primée sur toute autre considération.

Les oléoducs ont pu passer à proximité des villes, avec tous les risques que cela comporte.
Jean-Paul Lacoursière, professeur en génie chimique à l'Université de Sherbrooke, disant  « On aurait pu essayer de choisir des trajets qui réduisent le risque en choisissant des endroits moins vulnérables que ceux retenus..

J’en viens maintenant à ce fameux changement climatique responsable de tous les maux.

En commençant, bien sûr,  par évoquer ce qui est du domaine du normal et du constant. Personne ne discute le fait qu’au Canad  "Dame nature soit régulièrment en colère. Tous ceux qui disent que les feux sont un élément naturel du cycle écologique de l'immense forêt boréale qui s'étend au nord du Canada, contribuant à la reproduction des conifères ont raison. Lorsque les arbres matures brûlent, la chaleur extrême fait exploser leurs pommes qui projettent des graines, lesquelles feront renaître la végétation sur les brûlis.

Les étendues ravagées par les flammes forment aussi des barrières naturelles et le feu n'y reviendra pas à coup sûr avant plusieurs décennies.  Mais dans le nord de l'Alberta, l'intensité de l'activité humaine, avec la présence d'une grande ville comme Fort McMurray, des mines de sables bitumineux et de coupes claires en forêt, ont brisé ce cycle naturel, déplorent les experts des feux de forêt.

Pour que le pétrole visqueux circule dans les pipelines sous la forêt, il faut y ajouter des adjuvants chimiques pour le liquéfier et le rendre transportable. On va faire court, mais pas mal de rapports en témoignent, les gaz inflammables en cas de haute chaleur font partie du lot (ammoniaque, soufre et quelques autres).

A circonstances exceptionnelles, effets secondaires exceptionnels, tel est la conclusion intermédiaire qui se développe en ce moment au Canada. (22 sources différentes utilisées).

En gros, cette année, le niveau de neige en montagne a été « extrêmement faible » selon des données du Centre de prévision des régimes fluviaux. D'après cet organisme provincial, la quantité d'eau emmagasinée sous forme de neige est à son deuxième niveau le plus bas depuis 31 ans. Et donc à son niveau le plus catastrophique depuis la montée en puissance de Fort MacMurray.

Cela  aurait pu rester sans conséquence si, avec retard des pluies étaient tombées pour ré humidifier les sols, or cette année ce ne fut pas le cas. Bien au contraire, la sécheresse s’est accrue, il n’a pas plu pendant près d’un mois et demi, et les températures ont été bien au dessus de la moyenne sou l’effet d’El Nino ; une conjonction d’événements exceptionnels qui ont contribué à changer la nature des incendies de deux manières différentes.

La première par le sol : le feu a eu droit à son effet barbecue créant une épaisseur inhabituelle de braise pouvant aller jusqu’à deux mètres de profondeur, s’approchant d’une manière dangereuse des pipelines qui traversent la fôrêt boréale.

La seconde par l’atmosphère : le feu a eu droit a son effet souffle, par émanation de gaz inflammables en plus grandes quantités que d’habitude. On y ajoute un effet vent erratique ponctuel, un vent qui perd le nord et se met à tournoyer, et on a toutes les conditions exceptionnelles qui se mettent à converger pour créer les conditions de la catastrophe en cours.

C’est cela toutes les pièces du puzzle.

Sans nul doute Fort MacMurray va faire partie des grands incendies dont on parlera encore dans quelques années, comme on le fait encore pour Sodome et Gomorrhe, Rome,  Londres, ou Chicago, précisément parce son caractère exceptionnel n’échappe à personne et qu’il touche et a touché des lieux d’habitations. Ce qu’il ne faudrait pas c’est que cette exception devienne une règle. Or tout doucement les exemples se multiplient et la taille des incendies et leur rapidité de progression augmentent depuis 15, 20 ans.

On peut considérer que l’homme n’y est pour rien, mais si on admet que Fort McMurray est une ville qui vient d’être construite et que le fait que des gens soient établis en pleine forêt sans zones agricoles ou de dégagement entre les arbres et les zones urbaines n’est qu’un mauvais concours de circonstances, on peut au minimum reconnaître que ces circonstances ont été crées par la volonté de l'homme, des hommes.

Et même si on considère que tout soit de la faute de la nature avec le phénomène El Nino, le printemps chaud et l’absence de manteau neigeux puis de précipitions , on peut dire que la nature  a décidé d’être sans merci dans les forêts de feuillus de l’Ouest, peuplés de peupliers faux-trembles, facilement inflammables dans ces conditions.

Il n’y aura dès lors plus qu’à écrire comme "Comble de l’ironie", que fortuitement Fort McMurray était considérée comme la capitale des sables bitumineux au Canada, qui sont la principale source de gaz à effets de serre au pays.


Dernière édition par Libellule le Jeu 19 Mai 2016, 20:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 19:55

Je ne zappe rien, tout simplement, je ne  vous reconnais pas en qualité d'interlocuteur cohérent et convenable.
Point c'est tout ... vous avez tout fait depuis longtemps de telle sorte que cette conclusion s'impose à nombre d'intervenants.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 20:02

d' autres informations dont on ne parle pas :

http://ici.radio-canada.ca/regions/alberta/2016/05/16/001-feu-de-foret-evacuations-fox-creek-greenview-little-smoky.shtml a écrit:
Un feu de forêt non maîtrisé qui brûle à une dizaine de kilomètres au nord de Fox Creek, en Alberta, entraîne de nouvelles évacuations obligatoires dans cette province déjà fortement ravagée par les flammes.

Après le feu de Fort McMurray, celui dans l'arrondissement municipal de Greenview prend aussi de l'ampleur; le brasier s'étend désormais sur près de huit kilomètres carrés, soit dix fois plus qu'en après-midi, dimanche.

Le feu croît « rapidement », confirme Barry Shellian du ministère de l'Agriculture et de la Foresterie.

Les résidents dans la région au sud du comté de Little Smoky et de chaque côté de la route 43, une région agricole très peu peuplée, doivent quitter leur domicile puisque l'état d'urgence local a été déclaré. Ils seront contactés par les autorités responsables de l'évacuation.

*Ou encore :

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2016/05/04/001-historique-feux-foret-canada.shtml a écrit:
Les incendies de forêt font partie de l'histoire du Canada. De tout temps, ces catastrophes ont ravagé des villages, déplacé des populations, tué et blessé. Chaque année, on dénombre 7000 feux de forêt au Canada. Voici certains des plus marquants des 30 dernières années.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 20:17

Et oui, on s'habitue à voir monter le nombre des évacués. Bien triste. Comme s'il fallait s'accoutumer à ce que le nombre de réfugiés climatiques augmentent (inondation, incendies, tornades trois causes trouvant leur source dans le fait que la nature parfois se met en colère) sans admettre que l'homme pourrait un tant soit peu être la cause de ces événements de plus en plus rapprochés et de taille importante.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Jeu 19 Mai 2016, 20:46

Libellule a écrit:
Et oui, on s'habitue à voir monter le nombre des évacués. Bien triste. Comme s'il fallait s'accoutumer à ce que le nombre de réfugiés climatiques augmentent (inondation, incendies, tornades trois causes trouvant leur source dans le fait que la nature parfois se met en colère) sans admettre que l'homme pourrait un tant soit peu être la cause de ces événements de plus en plus rapprochés et de taille importante.
message précesdent a écrit:

L'évacuation de Fort McMurray est la plus importante de l'histoire pour ce qui est des feux de forêt. Mais la plus grande évacuation de population du Canada a été celle causée par le déraillement d'un train à Missaugua en 1979 : 218 000 personnes ont été obligées de fuir les produits chimiques qui fuyaient des wagons.

Si l' on veut comparer des éléments, il serait bon de prendre en compte l' évolution de la population dans les province canadiennes. Augmentation de la population égale déplacement plus important . https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_du_Canada

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fort_McMurray a écrit:
Fort McMurray est un secteur de services urbains de la municipalité régionale (MR) de Wood Buffalo. Peuplée de 76 000 habitants, elle est une des villes qui connurent la croissance démographique la plus rapide du pays. Au cœur de la forêt boréale, elle est située sur la plus grande réserve de sable bitumineux au monde.
Fort McMurray et Waterways se sont regroupés sous le nom de village de McMurray (le «Fort» a été abandonné jusqu'en 1962, lorsqu'il a été restauré pour conserver son patrimoine) en 1947, qui est devenu une ville un an plus tard. Fort McMurray a reçu le statut de ville nouvelle de sorte qu'il puisse obtenir un financement provincial plus conséquent. En 1966, la population de la ville dépassait les 2 000 habitants.

Un incendie en 1966 n' aurait pas eu le même impact que de nos jours, pourtant les ressources naturelles sont les mêmes.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 00:41

Les ressources naturelles sont les mêmes, certes, mais les techniques d'extractions ont changées (voir dans la synthèse), et surtout l'homme a pris possession d'un espace à risques connus pour se ruer vers l'or noir. Rien de bien nouveau, là non plus. alien cat Mais cela ne doit pas nous éloigner des causes à effets entre évolution du climat et les raisons et conséquences de celui-ci. Les autochtones n'ont guère eu à se déplacer auparavant, alors que les feux "naturels" brûlaient.

Ceci dit il semblerait que la controverse va encore se poursuivre pendant quelques temps la parole se libérant peu à peu, et pas uniquement sur ce modeste forum  jocolor  geek

http://reporterre.net/L-incendie-de-Fort-McMurray-crime-ecologique-des-exploitants-d-energie-fossile

L’incendie de Fort McMurray, au Canada, est présenté dans les médias « mainstream » comme un incendie de forêt de plus parmi tant d’autres, certes d’une amplitude beaucoup plus forte mais, somme toute, à l’échelle de cet immense pays. Cette fable a été dénoncée dans ces colonnes par Hervé Kempf, mais il faut enfoncer le clou. Nous ne sommes pas devant une catastrophe « naturelle ».

L’incendie n’est peut-être pas lié directement à l’exploitation des sables bitumineux (les « tar sands », en anglais, les « sables sales », en français) mais celle-ci en a accéléré le développement. Avec le réchauffement climatique — effet, entre autres, de l’exploitation des sables bitumineux — les incendies n’ont jamais été aussi fréquents. Face à un climat de plus en plus sec, le plan de prévention des incendies n’est plus adapté, car il a été pensé à une époque où le climat était plus humide et où l’eau n’était pas encore captée par les puits de ce pétrole non conventionnel.

Toutes les études montrent que les régions les plus proches du pôle Nord (ce qui est le cas de la forêt boréale du Canada) sont les plus affectées par le réchauffement, créant ainsi des conditions idéales pour que se déclenchent des incendies qui augmentent en superficie chaque année. La saison des feux de forêt s’allonge sans cesse, du début du printemps jusqu’à l’automne. L’exploitation des sables bitumineux a donc engendré cette situation prévisible depuis longtemps.

D’ailleurs, en 2011, le gouvernement canadien, dirigé par l’ultralibéral Harper, s’était retiré du protocole de Kyoto pour pouvoir continuer à exploiter sans entraves les sables bitumineux.

Le leurre médiatique et diplomatique de la COP21

1.800 milliards de barils de bitume, soit l’équivalent de l’ensemble des réserves de pétrole conventionnel dans le monde, gisent sous le sol de l’Alberta. Pourquoi s’en priver, estiment des entreprises comme BP, Shell et Total, installées à Fort McMurray ? Qu’importent les dégâts irréparables en termes de déforestation, qu’importe la destruction des écosystèmes, qu’importent les déchets toxiques entassés en dépit du bon sens et qui affectent la santé des populations indigènes dont le mode de vie est depuis longtemps ravagé par cette nouvelle ruée vers l’or noir.

La priorité, pour les exploitants d’énergie fossile, est de continuer à engranger des profits tant qu’il en est encore temps. Dans cette affaire, nous sommes face aux conséquences directes du « Capitalocène », une ère commencée avec les débuts de la révolution industrielle. La folie et l’avidité d’entreprises capitalistes pétrolières est directement à l’origine de cette destruction cataclysmique de la forêt boréale. Bien que très loin géographiquement, elle nous concerne tous et toutes directement.

À la lumière de ce nouveau crime écologique, on peut légitimement s’interroger sur le leurre médiatique et diplomatique de la COP21, qui n’a rien dit dans sa résolution finale sur la continuation sans entraves de l’exploitation des énergies fossiles. Les États et les banques continuent allègrement à massacrer la planète sans se soucier des générations futures et de la Terre où nos enfants et nos petits-enfants vivront.

Il faut traduire en justice les responsables de ces crimes et constituer un tribunal international des crimes contre l’environnement, qui doivent être considérés comme des crimes contre l’humanité. Mais, en tant que citoyens, nous devons organiser le désinvestissement des industries fossiles, du pétrole, du charbon et du gaz, exiger l’interdiction des subventions directes et indirectes à ces industries par les États et les collectivités territoriales. Plus de 5.000 milliards par an sont investis dans ces armes de destruction massive de la planète. Pour sauver la banquise, il faut se sauver des banquiers

Contre le réchauffement climatique, laissons le pétrole dans le sol

Noêl Mamère
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 01:57

Ah si c' est Noel Mamère qui le dit, tout est dit: sa crédibilité ne pouvant être mise en cause. Evil or Very Mad Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 03:18

Je m'attendais à une réaction de ce type. Smile Smile

Plus sérieusement, pendant ce temps là, la terre brûle et l' on regarde ailleurs, mais ce n'est plus Chirac qui nous le dit.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » est une courte phrase que prononça Jacques Chirac, président de la République française, en ouverture du discours qu'il fit devant l'assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud, et qui sert à présent à désigner cette prise de parole.

En se référant en particulier au réchauffement climatique, la déclaration du chef de l'État français fait à la fois le constat de la destruction de la Nature et la critique de l'indifférence des habitants de la Terre face à cette catastrophe qui mettrait pourtant à l'épreuve et en danger l'espèce humaine tout entière.

Selon les commentateurs, qui apprécièrent les intentions de l'orateur, mais qui regrettèrent aussi sa prise de conscience tardive, elle ne fut que très peu suivie d'effet de la part de ce dernier, de son audience et de ses cibles.

Bref, tout le boulot pour rendre cette urgence crédible reste à faire. Mais bon, il n'est jamais trop tard pour enfin quitter les icônes du mécontentement parce que des propos seraient tenus par untel ou untel. Sad Sad

Ce qui ne me réjouis guerre c'est le chiffre qui accompagne le nombre de cop qui se sont tenues.

On en est à la Cop21 et tout le boulot pour préserver notre climat ici ou ailleurs reste à faire... Il ne faut pourtant pas se désespérer,....
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 03:31

Libellule a écrit:
Je m'attendais à une réaction de ce type. Smile Smile

Plus sérieusement, pendant ce temps là, la terre brûle et l' on regarde ailleurs, mais ce n'est plus Chirac qui nous le dit.

« Notre maison brûle et nous regardons ailleurs » est une courte phrase que prononça Jacques Chirac, président de la République française, en ouverture du discours qu'il fit devant l'assemblée plénière du IVe Sommet de la Terre le 2 septembre 2002 à Johannesburg, en Afrique du Sud, et qui sert à présent à désigner cette prise de parole.

En se référant en particulier au réchauffement climatique, la déclaration du chef de l'État français fait à la fois le constat de la destruction de la Nature et la critique de l'indifférence des habitants de la Terre face à cette catastrophe qui mettrait pourtant à l'épreuve et en danger l'espèce humaine tout entière.

Selon les commentateurs, qui apprécièrent les intentions de l'orateur, mais qui regrettèrent aussi sa prise de conscience tardive, elle ne fut que très peu suivie d'effet de la part de ce dernier, de son audience et de ses cibles.

Il est bon de temps en temps de regarder ailleurs et autrement que de façon linéaire et partisane.
Jusqu' a plus ample informé rien ne prouve que le changement de climat soit la cause de cet incendie (l' histoire donne des exemples contraires) que l' extraction du pétrole soit la cause directe alors vouloir en faire une vérité est aussi incongru que de nier les attaques du 11 septembre.

Quand a mon point de vue sur Noël Mamère il m' appartient et sa suffisance m' exaspère au plus haut point (grand donneur de leçons qui ne met pas ses actes en accord avec ses discours).
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 03:54

Rien de linéaire dans la synthèse faite. Mais bon, m'avez vous seulement lu?

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/environnement/fort-mcmurray-el-nino-et-le-rechauffement-climatique-creent-les-conditions-de-ces-mega-incendies_1790371.html

En entame je faisais référence à la taille du feu à l'échelle de la région parisienne. L'express fait de même ici.

https://mobile.twitter.com/pascalriche/status/729766868689530880
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 04:51

Les premiers hommes accusaient les expériences d'arc et de flèches de détraquer le temps... les écolos actuels oublient maintenant de nous parler des explosions atomiques...(c'est passé de mode)
Fort logiquement les Japonais ayant eu un problème avec une centrale nucléaire... causé par un tremblement de terre, les teutons chez qui la terre tremble peu ferment leurs centrales atomiques sous la pression des écolos et remettent en marche leurs centrales thermiques qui sont plus polluante... Maintenant ils vont les  fermer toujours sous la pression des écolos...
Solution : acheter de l'électricité "atomique" aux Français qui ferment eux aussi leurs centrales... pour les mêmes raisons.

La fabrication des bougies à ce jour n'étant pas critiquée par les écolos, l'avenir est donc à nous ! la perspective industrielle est ouverte.

Pendant ce temps là les asiatiques et quelques autres produisent en abondance et coulent notre économie mais avec le retour du cheval en Europe c'est sans importance pour nous !

Surtout ne lisez pas "le monde au défi" d'un extrémiste droitiste bien connu Hubert Védrines vous auriez de mauvaises idées !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_V%C3%A9drine
Désolé , le bouquin vient de sortir personne n'a pris le temps de le démolir mais ça va venir !
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 16:36

« A l’évidence nous ne sommes pas encore sur la voie… et nous n’avons pas d’autre option que d’accélérer (les actions pour limiter le réchauffement) », a déclaré à Bonn Christina Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Le temps presse

Les indicateurs sont mauvais, le réchauffement du climat est en cours et, chaque année, de nombreux événements en témoignent. A Bonn, de nombreux délégués se sont inquiétés des dégâts provoqués sur la Grande barrière de corail en Australie, sur les feux de forêt au Canada ou sur la sécheresse en Inde. L’agence spatiale américaine a illustré l’urgence climatique en déclarant que le mois d’avril 2016 avait été le plus chaud depuis que l’on a des températures de référence (19e siècle). L’agence ajoutant que c’est le septième mois d’affilée à battre un tel record.

Les pays en développement, dont certains font partie des pays les plus vulnérables, ont rappelé l’urgence de la situation. Pour le représentant des pays les moins avancés, Tosi Mpanu-Mpanu, la question du soutien aux politiques climatiques des pays en développement doit rester en tête des priorités. Une position que partage entièrement le « Groupe des 77 et la Chine » (134 pays en développement et émergents) qui soulignent l’importance d’agir avant 2020 (date d’entrée en application de l’accord) si le monde veut tenir ses objectifs. « Les solutions n’ont jamais été si peu coûteuses » souligne le Maldivien Thoriq Ibrahim, le président du groupe des Petits Etats insulaires (44 pays sur des îles condamnées à disparaître avec l’élévation des océans, due au réchauffement climatique) qui s’interroge : « La seule question est de savoir si nous allons nous y mettre tous ensemble suffisamment rapidement et fortement pour éviter la catastrophe. »

Pendant ce temps là l'Inde et la Chine souffrent de sécheresse, l'Afrique souffre, etc... Etc

Un résumé tout simple de ce qu'est le réchauffement climatique. Au delà des incendies en cours.
https://www.letemps.ch/sciences/2016/05/13/rechauffement-climatique-un-gif
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 18:33

Libellule a écrit:
« A l’évidence nous ne sommes pas encore sur la voie… et nous n’avons pas d’autre option que d’accélérer (les actions pour limiter le réchauffement) », a déclaré à Bonn Christina Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).



Un résumé tout simple de ce qu'est le réchauffement climatique. Au delà des incendies en cours.
https://www.letemps.ch/sciences/2016/05/13/rechauffement-climatique-un-gif

Alors à quand une campagne des verts pour l' arrêt des centrales à charbon ? Il faut être cohérent et s' attaquer aux causes premières et non tenter de faire croire que la lutte doit se faire uniquement sur le nucléaire.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 18:51

Personnellement je fais campagne sur tous ces aspects. Les problématiques étant différentes, continent par continent,  pays par pays, région par région, ville par ville même quand elles sont cote à cote.
http://m.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/22669-climat-cop21-rechauffement-climatique.html

Je ne me résigne pas à ce qu'un pan de la lutte contre le dérèglement climatique soit mis en avant plus qu'un autre. En revanche persister à montrer la transversalité du sujet en suivant l'actualité me paraît un bon moyen pour que la sensibilisation aux enjeux se fasse. Et à ce titre je suis insensible aux procès d'intentions.

En France nous ne sommes pas le pays le plus affecté, par ledit réchauffement global celui ci étant en partie atténué à cause d'un phénomène local appelé le cold blob, (la fonte du Groenland nous donne une impression de fraîcheur de temps à autre quand le vent vient du Nord). Mais cela ne réduit en rien le lien entre cette fonte et le rechauffement en cours.

C'Est plutôt bien que nous ayons réduit notre dépendance au charbon, mais cela ne réduit pas pour autant le risque nucléaire à terme.

Il faut conserver une vision globale du monde et s' investir localement pour que peu à peu une meilleure prise de conscience de fasse. Que l' on soit écologiste ou non.

Je suis contre tout étiquetage qui pourrait servir d'alibi à l'engagement de chacun. L'écologie devrait être une préoccupation transversale, et dépolitisée. Sachant que pour ma part je préfére que la politique s'écologise, que l' écologie politise outre mesure. Cela fait quelques années que je le dis sur ce forum. Cordialement.


Dernière édition par Libellule le Ven 20 Mai 2016, 19:08, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 18:56

On est dépolitisé mais parti prenante dans une équipe communiste avec qui on vote les décisions les plus contestables...

Serions nous pris pour des "justos de la comprenette"?
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 19:02

S'intéresser à la vie publique de sa ville et engager de son temps n'est pas une tare. Beaucoup de points soumis en conseil sont votés à l'unanimité, opposition comprise. Mais bon, cela ne doit pas se dire pour rester politiquement correct. C'Est bien dommage en effet.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 19:30

Libellule a écrit:
L'écologie devrait être une préoccupation transversale, et dépolitisée. Sachant que pour ma part je préfére que la politique s'écologise, que l' écologie politise outre mesure. Cela fait quelques années que je le dis sur ce forum

je suis de cet avis, mais ce n'est pas ce qu'on constate à Fontenay.
Il ne faudrait pas non plus qu'une idéologie, quelle qu'elle soit, impose ses principes en surcouche à la démocratie et à la parole des citoyens.

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 19:36

Ce risque n'existe pas. Si des malentendus temporaires se présentent, ils sont surmontés. Si des améliorations sont à faire,  suite à des remarques pertinentes, tout est fait pour qu'elles prennent corps. Aucun des huit élus écologistes n'est favorable à des passages en force à quelque niveau que ce soit.


Dernière édition par Libellule le Ven 20 Mai 2016, 19:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 19:39

Libellule a écrit:
S'intéresser à la vie publique de sa ville et engager de son temps n'est pas une tare. Beaucoup de points soumis en conseil sont votés à l'unanimité, opposition comprise. Mais bon, cela ne doit pas se dire pour rester politiquement correct. C'Est bien dommage en effet.

Il est extrêmement rare, lors des votes du conseil municipal, que le groupe des EELV, vote en tout ou partie contre la majorité de gauche ou pour une proposition de la droite. Généralement elle suit sagement le mouvement au nom de la solidarité de la liste.
Personnellement vous vous êtes distingué de la sage abstention de quelques uns de vos camarades écologistes en accusant et en votant, avec le maire et ses amis des poursuites ridicules et onéreuses contre ce forum. Vous avez chassé avec la meute, tout en pleurnichant sur la liberté d'expression menacée lors de l'attentat de Charlie.
De mon point de vue, et pour reprendre votre expression, vous avez été, comme beaucoup d'autres, politiquement "incorrect". Mais je vous reconnais ce droit, précisément parce que la liberté d'expression existe.

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 19:48

Je défends souvent des principes avant des personnes. On peut voter pour un principe, et d'autres s'abstenir compte tenu de la personne. Je ne vote pas en fonction d'un point de vue pour ou contre la partie adverse, non plus, puisque ne me substituant jamais à une décision de justice à venir, et ne la devançant jamais. Il faut en général une bonne raison pour voter avec ce qui a priori est présentée comme "son" opposition.

Je défends de la même façon des études de dossiers partagés, plus que des postures idéologiques. Ce peut être considéré comme un défaut. Si Gildas Lecoq ou un de ses colistiers avait demandé la protection juridictionnelle je l'aurai votée sans hésiter, ce qui m' aurait aussi peut être démarqué mais d' une autre manière. Votre perception aurait été également différente, sans la préjuger à l'avance. L'occasion ne s'est pas présentée.

Et oui, je suis comme vous, je crois que la liberté d'expression Et de conscience prime sur le vote discipliné ou le maintien permanent d'une posture ou des mêmes petites phrases... Le retour récurrent d'expression sur ce forum pour qualifier notre députée sous couvert d'anonymat est d'un sexisme sans nom par exemple.

Pour ma part il ne me serait pas venu à l'idée de demander une telle protection pour régler un litige avec ce forum, puisqu'il est assez simple de faire passer des droits de réponse en cas de besoin. Bien que le webmaster dispose de pouvoirs discrétionnaires qui parfois limitent aussi les termes d'un tel droit. Tout n'est pas aussi simple que ce que peuvent en dire les parties prenantes, quand objectivement il est parfois difficile de ne pas faire preuve de subjectivité. J'ai une chance sur d'autres, je ne suis guère susceptible et ne considère pas que ceux qui choisissent de critiquer inlassablement untel ou untel fassent preuve d'une grande capacité d'écoute de l'avis des autres.

Mais bon il me semble que cela nous détourne un peu du sujet, sauf à ce que cet interlude témoigne d' un réchauffement de nos relations. Smile

Pour ce qui est des votes en Cm, si les discussions ont abouti en amont, les votes unitaires sont plus aisés. Si des désaccords persistent, ce qui parfois arrive, il est probable que vous verrez le point non consensuel retiré en séance. de l' ordre du jour. Ça c'est ce qui se passe dans la vraie vie, mais qui est peu dit. Smile

Le Ps avait une démarche plus voyante lors du mandat précédent, préférant agir autrement. A chacun selon ses principes là encore, sans préjuger si une méthode vaut mieux qu'une autre. L'équipe Eelv actuelle est plus dans la recherche de solutions consensuelles que la précédente aussi. Il suffit juste de me croire quand je vous le dis.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 23:01

Libellule a écrit:
Le retour récurrent d'expression sur ce forum pour qualifier notre députée sous couvert d'anonymat est d'un sexisme sans nom par exemple.

Vous vous méprenez sur le sens du sexisme.
En gros certains reprochent par leur forme d'humour à la députée Abeille d'avoir davantage oeuvré pour les animaux que pour "l'Humain d'abord" et de ne pas avoir suivi les lignes inscrites dans son programme de campagne.
Si un homme avait suivi la même démarche, gageons que les messages critiques auraient été identiques.

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 23:30

Roland Nungesser ayant occupé la même fonction il y a bien longtemps, en ayant organisé des événements médiatiques avec Brigitte Bardot, n'a pas eu ce traitement. Ceci dit, cet humour récurrent le reste, sans que les feux du Canada s'éteignent. Smile ou plutôt Sad

Quant à la ligne politique de Laurence Abeille elle n'en a pas dévié, relisez les engagements du président, et ceux de la liste municipale élue majoritairent à Fontenay, ça permet de faire correctement la part des choses. Loin de tout préjugés, disais je.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Ven 20 Mai 2016, 23:56

Libellule a écrit:
Laurence Abeille elle n'en a pas dévié, relisez les engagements du président, et ceux de la liste municipale élue majoritairent à Fontenay

Mme Abeille n'a pas été élue sur le programme du président ni sur celui de la liste municipale, mais sur son programme à elle, pour être siéger à l'Assemblée Nationale
a.nonymous vous le rappellera certainement mieux que moi.

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 00:32

Oui, si vous voulez. Le droit de redite transformé en devoir. study elephant elephant Et elle a choisi des commissions de travail comme tout député. Et pendant ce temps là, alors que plein d'autres sujets sont ouverts la concernant, on s'éloigne du sujet. Smile Smile Smile des feux de forêts liés au réchauffement climatique.

Ceci étant je vais de ce pas en mairie, où l'on m'attend. Smile
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 01:38

Revenons, si nécessaire, aux incendies du Canada, aux impérities de l'homme, à la nocivité de l'exploitation des gaz de schiste, aux changements de climat, à la transition énergétique....

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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 02:27

L’Office national de l’énergie (ONE) a recommandé jeudi au gouvernement canadien d’approuver, sous conditions, l’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain entre l’Alberta (ouest) et la côte pacifique, afin d’en tripler sa capacité, provoquant la colère des opposants.

Pour l’ONE, “les avantages” du projet de 5,4 milliards de dollars américains “l’emporteraient sur les inconvénients résiduels”, procurant “des avantages considérables à l’échelle” du Canada et pour la région ouest.

L’agrandissement de cet oléoduc de près d’un millier de kilomètres par la société américaine Kinder Morgan est âprement contesté par les populations amérindiennes de la Colombie-Britannique et les environnementalistes pour les risques sur les terres et les nappes phréatiques en cas de fuite. L’Office de l’énergie, qui examinait le projet depuis deux ans, a toutefois reconnu que les avantages sont minimes au niveau local.

Le dossier est maintenant sur le bureau du gouvernement fédéral qui devra rendre un arbitrage difficile, sachant que l’ONE a assorti sa recommandation sous réserve du respect de 157 conditions portant sur la sécurité, la protection de l’environnement et les interventions d’urgence ou encore sur les terres et le transport maritime.

Sous la pression des pétroliers et des intérêts de certaines provinces, le gouvernement doit assurer la sortie du pétrole de l’Alberta vers les marchés étrangers d’autant que le veto opposé par le président Barack Obama à l’oléoduc Keystone XL a réduit les débouchés vers les raffineries du golfe du Mexique.

Le gouvernement est également soumis aux contraintes environnementales et ses engagements à la dernière conférence sur le climat de Paris en décembre. Pour Mike Hudema de Greenpeace, cet avis positif “a totalement ignoré ce qu’exige en urgence le climat”.

Jeudi, le ministre des Ressources naturelles Jim Carr a assuré qu’avant d’arrêter sa décision, le gouvernement allait consulter “les peuples autochtones concernés le long du tracé” de cet oléoduc.

Avant d’envisager un feu vert, le gouvernement veut en préalable “rétablir la confiance de la population”, car “sans cette confiance, aucun projet de pipeline ne se réalisera”.

Une tâche ardue tant les réactions sont vives. “Dix-sept communautés des Premières Nations vivant sur le tracé prévu pour le pipeline (...) se sont déjà exprimées contre ce projet”, a rappelé Mélina Laboucan-Massimo, autochtone de l’Alberta.

Ce projet signifierait une “expansion des sables bitumineux”, a ajouté cette responsable de Greenpeace en appelant le Premier ministre Justin Trudeau à le bloquer s’il souhaite, comme il le clame, travailler à une réconciliation avec les peuples autochtones.

Le projet Trans Mountain vise à construire un oléoduc sur 987 kilomètres entre Edmonton, capitale de l’Alberta, et Burnaby en Colombie-Britannique, dans la proche banlieue de Vancouver, pour passer la capacité du réseau existant de 300.000 à 890.000 barils par jour. Le projet nécessiterait l’ajout d’équipements comme des stations de pompage ou des réservoirs, la remise en service d’un oléoduc de 193 kilomètres et l’agrandissement du terminal maritime Westridge.

Près de 90 % du tracé du nouvel oléoduc longe l’existant, permettant “de réduire la nécessité de nouvelles perturbations et les incidences éventuelles de la construction”, selon l’ONE.

http://ici.radio-canada.ca/regions/colombie-britannique/2016/05/19/003-neb-one-pipeline-trans-mountain-kinder-morgan-approuve.shtml
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 02:33

ILs sont forts nos politicards de banlieue pour expliquer aux Canadiens ce qui serait bon pour eux...

Les territoires sacrés des premières nations s'accommodent fort bien des aménagements... industriels, économiques ou touristiques.
On a fait une passerelle transparente au dessus du vide en plein lieu sacré au grand canyon... avec bénédiction du sorcier local. Après un "débats"...
On ne compte plus les casinos interdits aux USA qui fleurissent en pleins campagne dans les territoires des tribus

Money, money tout est dit : https://www.youtube.com/watch?v=ETxmCCsMoD0



Dernière édition par tonton christobal le Sam 21 Mai 2016, 02:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 02:35

Bah, il n'y a rien de mal à ce que des forumeurs locaux se documentent sur les 157 conditions aussi.
http://www.cbc.ca/beta/news/business/pipeline-transmountain-neb-recommendation-1.3589518

Si le gouvernement fédéral donnait son aval au projet — une décision est attendue d’ici la fin de l’année —, l’entreprise devrait cependant respecter 157 conditions soumises par l’ONÉ, notamment une couverture-responsabilité de 1,1 milliard $ en cas de catastrophe environnementale. Elle devrait aussi définir clairement comment elle compte réduire et compenser ses émissions de gaz à effet de serre — l’ONÉ soutient que c’est la première fois que l’on pose ainsi des conditions sur les émissions.

Ottawa a indiqué jeudi qu’il «consultera les peuples autochtones concernés le long du tracé proposé et confiera à un comité ministériel récemment formé la tâche d’écouter les points de vue des Autochtones et des collectivités».

«Environnement et Changement climatique Canada a aussi rendu publique jeudi son évaluation provisoire des émissions de GES en amont du projet d’agrandissement du réseau de Trans Mountain, conformément à l’approche provisoire de l’examen des grands projets qui a été annoncée en janvier 2016», a indiqué le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr. Le public dispose maintenant de 30 jours pour commenter cette évaluation provisoire.

«Le gouvernement devrait rendre sa décision finale d’ici le 19 décembre 2016, en prenant en considération les recommandations de l’Office, les consultations menées auprès des peuples autochtones, le dialogue du public avec le comité ministériel et les commentaires reçus à propos de l’évaluation provisoire des émissions de GES en amont du projet», a promis le ministre Carr.

Une vive opposition

L’opposition au projet de 6,8 milliards $ a été retentissante et parfois même violente, pendant les audiences de l’ONÉ et ailleurs dans la province. Le gouvernement de Colombie-Britannique et les Villes de Vancouver et Burnaby, notamment, sont contre.

Mais l’office a conclu que le projet comportait des avantages importants pour le Canada, notamment un accès accru aux marchés extérieurs pour le pétrole canadien, la création de milliers d’emplois dans le secteur de la construction et de centaines d’autres à long terme, des possibilités de développement pour les Premières Nations et les localités riveraines, et des recettes fiscales considérables pour les gouvernements.

L’agence reconnaît par ailleurs les préoccupations des Autochtones, et elle oblige Kinder Morgan à poursuivre les consultations avec les nations touchées par le projet. L’ONÉ a aussi estimé qu’un déversement majeur était peu probable, compte tenu des mesures d’atténuation et de sécurité mises en place par l’entreprise.

La décision de l’ONÉ a bien sûr déçu les écologistes et les Autochtones. «Si le gouvernement Trudeau est réellement engagé en faveur de la réconciliation et de l’application de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, il doit impérativement rejeter ce projet d’expansion des sables bitumineux», a affirmé Mélina Laboucan-Massimo, membre de la nation des Cris du Lubicon en Alberta et responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada.

«L’ONÉ n’a aucunement tenu compte de la science du climat ou de l’opinion des populations menacées, a ajouté Patrick Bonin, aussi responsable de la campagne Climat-Énergie chez Greenpeace Canada. M. Trudeau doit rejeter des projets comme le pipeline de Kinder Morgan en Colombie-Britannique et celui de TransCanada au Québec qui visent l’expansion et l’exportation de la production du pétrole issu des sables bitumineux et pour lesquels il n’y a pas d’acceptabilité sociale.»

Chez Équiterre, on parle d’«un pas dans la mauvaise direction». «L’ONÉ est aux antipodes de la volonté des citoyens de la Colombie-Britannique, qui ont exprimé une forte opposition au projet», affirme Steven Guilbeault, directeur principal.

«Lors de la dernière élection fédérale, le premier ministre Trudeau a dit que cela revenait au peuple de donner la permission pour ce projet. Nous ne pouvons qu’espérer que le travail du panel indépendant et que les diverses consultations viendront compenser pour le processus déficient de l’ONE et qu’ils démontreront au gouvernement que ce projet n’a aucune acceptabilité sociale», a ajouté Sidney Ribaux, directeur général d’Équiterre.
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 03:19

et pendant ce temps à Fontenay des associations représentatives ne peuvent être reçues par le maire... on se demande pourquoi ?
On veut gérer les dossiers commerciaux sans consulter les clients... j'en passe de meilleures !

Mais pour expliquer aux Canadiens comment leur pays doit fonctionner on est plus brillant.

J'espère que l'Ambassadeur de Canada à Paris se tient informé de la teneur de forum du plateau...
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MessageSujet: Re: Quand le Canada Dry a l'air du pétrole...   Sam 21 Mai 2016, 03:41

Pas besoin d'un ambassadeur pour que les nouvelles passent. Quand la prise de conscience se fait peu à peu, on peut en faire part sur ce forum.
http://m.ledevoir.com/article-470323

L’UPA sort de sa réserve et s’oppose à Énergie Est

Patrice Bergeron La Presse canadienne

Une autre voix s’ajoute au concert des opposants au projet Énergie Est de TransCanada : l’Union des producteurs agricoles (UPA) prend position contre l’oléoduc qui traverserait des terres agricoles sur l’essentiel de son tracé québécois.

Après la Communauté métropolitaine de Montréal, de nombreux groupes écologistes et plusieurs villes, le puissant syndicat agricole exprime à son tour de nombreux griefs contre le projet dans son mémoire obtenu par La Presse canadienne et destiné au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Cette instance mandatée par le gouvernement doit évaluer ce vaste chantier qui vise à acheminer le pétrole des sables bitumineux de l’Alberta et du Dakota du Nord vers une raffinerie du Nouveau-Brunswick, en transitant par le Québec.

L’UPA souligne que c’est la première fois qu’elle prend officiellement position contre un projet énergétique. L’organisation a soutenu que son rôle historique n’a jamais été de se positionner pour ou contre un projet au motif de son bien-fondé, mais elle fait désormais une exception.

« Ce projet-là ne nous apparaît pas comme un projet qui s’inscrit dans le développement du Québec, la protection de son environnement, au sens large, parce qu’il faut décarboniser notre économie », a déclaré le président de l’UPA, Marcel Groleau, au cours d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne.

Le Québec ne peut pas prendre des engagements internationaux en faveur de la réduction des gaz à effet de serre (GES) et investir dans une économie verte tout en acceptant un projet qui va ternir son bilan d’émissions de GES, pour du pétrole en bonne partie destiné à l’exportation, a fait valoir M. Groleau, au nom de la cohérence.

Impacts considérables

Tous les projets de pipeline nuisent aux entreprises agricoles et forestières, les agriculteurs sont soumis à un « stress important », leurs propriétés sont dépréciées, et ils sont exposés à un plus grand risque de nuisances et d’incidents, peut-on lire dans le mémoire. Dans le cas d’Énergie Est, 75 % du tracé passe dans des milieux agricoles en culture ou boisés, alors que les terres agricoles ne constituent pourtant que 2 % de l’ensemble du territoire québécois.

« Nos membres sont parmi les plus affectés », a résumé le président de l’UPA. En cas d’incident, de fuite ou de déversement, les nappes phréatiques et les sols pourraient être « contaminés à jamais » par l’oléoduc de plus d’un mètre de diamètre enfoui sous terre, a-t-il prédit.

« Selon l’étendue que la fuite peut avoir, cela pourrait être catastrophique », a dit M. Groleau.

Négociations difficiles

Parallèlement, l’UPA rencontre déjà depuis plusieurs années TransCanada et tente difficilement de négocier une entente-cadre au bénéfice de ses membres. Le syndicat agricole exige notamment pour la première fois un loyer annuel pour le passage de la canalisation, outre les indemnités. En outre, l’UPA veut que les propriétaires fonciers soient dégagés de responsabilité en cas de faute non intentionnelle qui entraînerait des conséquences, sinon ils ne seront plus assurables, mais l’entreprise reste inflexible.

De même, le syndicat agricole exige un enfouissement plus profond de l’oléoduc à 1,6 mètre, pour limiter les risques, en raison du passage de la machinerie, et aussi pour élargir les possibilités de culture. « Ce sont tous des éléments qu’ils [les représentants de TransCanada] n’ont pas acceptés », a déploré M. Groleau.

Et malgré les exigences émises ou les possibilités d’indemnités, voire de loyer, les producteurs agricoles qui ont pris part à des consultations demeurent réfractaires, a-t-il rapporté. Il soutient que ses membres réagissent « fortement » au projet.

« Plusieurs producteurs ont dit qu’ils n’en voulaient pas, a constaté le président de l’UPA. Ce n’est pas une question d’argent pour eux. Ils disent : je n’en veux pas sur ma terre. »

Les agriculteurs illustrent ainsi le niveau « très faible » d’acceptabilité sociale du projet Énergie Est au Québec, et même si TransCanada accepte les conditions de l’UPA, les positions resteront irréconciliables, a résumé M. Groleau. « Sur le principe, même si TransCanada se conformait à nos exigences, on n’appuiera pas davantage le projet. »

L’UPA représente 41 000 agriculteurs qui exploitent plus de 28 000 entreprises agricoles.

Le gouvernement Couillard a mandaté le BAPE pour un examen environnemental du projet d’oléoduc qui traverse sur 650 km le territoire québécois. Au terme de l’exercice, c’est le conseil des ministres qui tranchera en accordant son autorisation ou non.

A voir probablement http://www.leblogtvnews.com/2016/05/cash-investigaiton-le-24-mai-climat-le-grand-bluff-des-multinationales.html
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