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 Sexisme en politique

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 11 Mai 2016, 06:34

Rappel du premier message :

Dans la foulée de l'affaire Baupin, Assia Benziane, 5e Adjointe au Maire déléguée à l’Égalité des droits et droits des femmes , appelle aujourd'hui sur son compte twitter à signer une pétition lancée par un élu FDG de Seine Saint-Denis demandant la démission de Denis Baupin, pétition ayant reçu à l'heure qu'il est plus de 40 000 signatures...

Il nous faut saluer cet appel de l'élue déléguée à l’Égalité des droits et droits des femmes....

Il nous faut  espérer qu'en réponse tous les élus fontenaysiens, maire et futur maire,  adjoints et conseillers municipaux, députée, conseillers généraux signeront eux aussi publiquement cette pétition...

Source: https://twitter.com/AssiaBenziane/status/729913448985993216
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Libellule



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 12 Mai 2016, 08:04

Sous la soutane, pas de sexe. Sad plus sérieusement :

L'affaire Baupin est révélatrice du "machisme et du sexisme" auxquels font face les femmes en politique en France, a estimé l'ex-Secrétaire d’Etat et candidate à la présidentielle française Rama Yade, dans Forum mercredi.
L'ancienne UMP (Les Républicains), désormais membre du mouvement "La France qui ose", dit observer un vrai problème de fond en matière de machisme dans la politique française: "Le pouvoir est associé à une forme de virilité, voire monarchique. Les femmes sont minoritaires en nombre et minoritaires au niveau des fonctions occupées (...) On retrouve des attaques machistes, sexistes qui, avec l'affaire Baupin, prennent un niveau supplémentaire de gravité, puisqu'il y a des agressions physiques".

Pour l'ex-Secrétaire d'Etat sous le gouvernement Sarkozy, les attaques sexistes font partie de la vie politique: "Il s'agit d'un moyen de pression pour décourager les femmes. Cela exprime également une peur de certains hommes de voir l'arrivée de jeunes femmes en politique, car ils voient une contestation de leur pouvoir", a-t-elle encore expliqué.

"La nouvelle génération ne s'attend pas à un tel sexisme"

Selon Rama Yade, la vieille classe politique se sent menacée par la nouvelle génération féminine: "La loi sur la parité a plus de 15 ans et (ces femmes) ont toujours eu le droit de vote (...) Mais, soudain, elles se retrouvent confrontées à des hommes qui ont été élus lorsque toutes ces choses n'existaient pas et qui ont gardé leurs vieux réflexes".

Et d'ajouter: "Je ne me suis jamais considérée comme une femme en politique mais comme un responsable politique. Il est important de ne pas apparaître comme vulnérable et c'est ce qui amène beaucoup de femmes à ne pas faire part de ce qu'elles peuvent subir."
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JS

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 12 Mai 2016, 10:50

Libellule a écrit:
l'ex-Secrétaire d’Etat et candidate à la présidentielle française Rama Yade : "Les femmes sont minoritaires en nombre et minoritaires au niveau des fonctions occupées (...)"

C'est exactement ce que je dis : à la base c'est un rapport de force numérique. D'où ma proposition claire et concrète de scrutin binominal paritaire (1 bulletin = 1 homme + 1 femme) afin de disposer ENFIN d'une Assemblée Nationale strictement paritaire avec 50% de députés et 50% de députées. Avec une telle mesure, la France montrera à la scène internationale son rôle de précurseur en la matière. Et la France redorera un peu son blason, puisqu'elle ne fût pas vraiment en pointe lorsqu'il s'est agit d'instaurer le droit de vote des femmes.

DROIT DE VOTE DES FEMMES
1869 : USA : Etat du Wyoming (11 États des USA suivront avant 1914)
1881 : Ile de Man
1893 : Nouvelle-Zélande
1902 : Australie
1906 : Finlande
1913 : Norvège
1915 : Danemark, Norvège
1917 : Canada, Pays-Bas
1918 : Fédération de Russie, Géorgie, Kirghizistan, Allemagne, Autriche, Estonie, Hongrie, Irlande (à 30 ans), Lettonie, Lituanie, Pologne, Royaume-Uni (à 30 ans)
1919 : Biélorussie, Ukraine, Belgique, Luxembourg, Pays-Bas, Suède
1920 : USA en entier, Albanie, République Tchèque, Slovaquie
1921 : Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie
1924 : Kazakhstan, Mongolie, Sainte-Lucie, Tadjikistan
1927 : Turkménistan
1928 : Royaume-Uni à 21 ans, Irlande (pour toutes les femmes)
1929 : Equateur, Roumanie
1930 : Afrique du Sud (pour les Blanches), Turquie
1931 : Espagne, Chili, Sri Lanka
1932 : Maldives, Thaïlande, Uruguay
1934 : Brésil, Cuba
1935 : Myanmar
1937 : Philippines
1938 : Ouzbékistan, Bolivie
1942 : République Dominicaine
1944 : France, Jamaïque
....
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thierry

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 12 Mai 2016, 19:33

je me demande si cette affaire aurait vu le jour si Denis Beaupin n'avait pas quitté EELV. Elle ressemble beaucoup à un règlement de compte d'un social traite (comme on dit à gauche).
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 12 Mai 2016, 19:52

Dans le monde des truands il est généralement constaté que les femmes ne sont que très rarement en position dominante.

Conclusion : mettons les femmes à la têt des loubards et nous aurons un banditisme "équilibré" ce qui sera salutaire pour le pays.

Lorsque l'on entre dans la divagation pourquoi se limiter ?
De plus nous donnerons un bon exemple au monde et ainsi nous retrouverons ainsi une position dominante dans la diplomatie internationale.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 12 Mai 2016, 19:53

Pour avoir vu en direct l' intervention de Cécile Duflot, je suis convaincu qu' elle savait mais c' est tue.
Elle a reconnue être au courant des rumeurs, de la personnalité de l' individu mais pas plus loin dans des investigations.
Après vouloir donner des leçons (de n' importe quel parti que ce soit) montre, encore une fois, le peu de crédit que l' on doit accorder à la parole de ces dirigeants.
Dans ce cas particulier, la justice n' attend pas un dépôt de plainte et va faire ce que le parti aurait dû faire.
L' extrait de l' interview de Cécile Duflot ne donne qu' un aperçu de son malaise, la suite était encore plus probante jusqu' a en être de mauvaise foi (non sur ce sujet mais le mini journal décalé qui suivait).
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mamiea

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 12 Mai 2016, 20:01

tonton christobal a écrit:
Dans le monde des truands il est généralement constaté que les femmes ne sont que très rarement en position dominante.

Conclusion : mettons les femmes à la têt des loubards et nous aurons un banditisme "équilibré" ce qui sera salutaire pour le pays.

Lorsque l'on entre dans la divagation pourquoi se limiter ?
De plus nous donnerons un bon exemple au monde et ainsi nous retrouverons ainsi une position dominante dans la diplomatie internationale.

Ce qui est certain c' est qu' en violence la femme l' est plus que l' homme (moins sournoise, plus directe) et que la dominance des femmes sur l' homme n' est pas une vue de l' esprit.
"derrière chaque grand homme, il y a une femme. La phrase est souvent attribuée à Talleyrand."

Il ne reste qu' a l' admettre et leur donner toute la place qu'elles méritent.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Ven 13 Mai 2016, 19:37

Depuis ma petite enfance je ne comprenais pas pour pourquoi on appelait l'hémicycle du palais Bourbon, la CHAMBRE des députés. Me voici enfin éclairé ... sur ce point politique et constitutionnel crucial !


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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Ven 13 Mai 2016, 21:50

Ce n'est pas demain que les femmes seront les égales des hommes dans l'égalise catholique...


"Le pape a ouvert jeudi la voie à l'ordination de femmes diacres, à même de prêcher et de célébrer des baptêmes ou des mariages, une révolution pour l'Eglise catholique où seuls les hommes peuvent donner les sacrements.
---/---
Dans l'Eglise catholique, les diacres peuvent prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles, mais ils ne peuvent pas dire la messe seuls: il faut un prêtre pour célébrer l'eucharistie, de même que pour confesser les fidèles.
---/---
Le pontife argentin a récemment réaffirmé qu'il n'était pas envisageable que des femmes deviennent prêtres, expliquant que ses prédécesseurs, en particulier Jean Paul II, avaient longuement examiné cette proposition avant d'y répondre par la négative."



http://actu.orange.fr/monde/le-pape-francois-ouvre-la-voie-a-des-femmes-diacres-dans-l-eglise-CNT000000ovJC4.html a écrit:
Le pape François ouvre la voie à des femmes diacres dans l'Eglise

AFP, publié le jeudi 12 mai 2016 à 21h18

Religion: le pape François ouvre la voie à des femmes de devenir diacres dans l'Eglise catholique et remplacer un prêtre pour certains sacrements

Le pape a ouvert jeudi la voie à l'ordination de femmes diacres, à même de prêcher et de célébrer des baptêmes ou des mariages, une révolution pour l'Eglise catholique où seuls les hommes peuvent donner les sacrements.

S'adressant à plusieurs centaines de religieuses lors d'une réunion à huis clos, le pape a répondu par l'affirmative à l'une d'entre elles qui lui demandait s'il était possible de créer une commission pour étudier cette question, selon l'Osservatore romano, le journal du Vatican.

"Je pense que oui, ce serait bien pour l'Eglise de clarifier ce point. Je suis d'accord. Je parlerai pour qu'on fasse quelque chose dans ce genre", selon des propos rapportés par des agences italiennes et religieuses.

Dans l'Eglise catholique, les diacres peuvent prononcer le sermon à la messe, célébrer baptêmes, mariages et funérailles, mais ils ne peuvent pas dire la messe seuls: il faut un prêtre pour célébrer l'eucharistie, de même que pour confesser les fidèles.

Le diaconat est longtemps resté une étape vers la prêtrise, mais le concile Vatican II a rétabli le diaconat permanent, accessible à des hommes mariés, qui pallient souvent le manque de prêtres ou les assistent. En 2014, l'Eglise comptait 44.500 diacres permanents (pour 415.000 prêtres), 33% de plus qu'en 2005, essentiellement en Amérique du Nord et en Europe.

Aux Etats-Unis, la Conférence pour l'ordination des femmes a estimé que la commission envisagée par François serait "un grand pas" vers la reconnaissance par l'Eglise de sa propre histoire.

De nombreux travaux historiques ont en effet révélé l'existence dans les premières siècles du christianisme de diaconesses travaillant avec les hommes.

Selon les agences, le pape a raconté aux religieuses avoir évoqué cette question avec "un professeur bon et sage" pour tenter de savoir si ces femmes avaient été ordonnées. "C'était un peu obscur", a-t-il ajouté en répétant qu'une commission officielle chargée d'étudier cette question pourrait être utile.



- Inégalité flagrante - Le pape François a plusieurs fois évoqué sa volonté de remédier à l'inégalité entre hommes et femmes dans l'exercice des responsabilités au sein de l'Eglise.

Il a ainsi cherché à encourager l'influence théologique des femmes et a répété qu'une femme pourrait un jour prochain diriger un dicastère (ministère) de la Curie.

"Les femmes sont comme les fraises dans un gâteau, il en faut toujours plus", plaisantait-il ainsi devant des théologiens en décembre 2014.

Il n'a jusqu'à présent pas pris de mesures concrètes pour faire évoluer les choses. Entre les 700.000 religieuses et l'armée des laïques, les femmes sont largement majoritaires parmi les personnes oeuvrant au quotidien de la vie des paroisses, mais restent subordonnées à un membre masculin du clergé.

Le pontife argentin a récemment réaffirmé qu'il n'était pas envisageable que des femmes deviennent prêtres, expliquant que ses prédécesseurs, en particulier Jean Paul II, avaient longuement examiné cette proposition avant d'y répondre par la négative.

Lors du dernier synode des évêques sur la famille en octobre, où nombre d'observateurs avaient relevé la quasi-absence des femmes dans les débats, un évêque canadien, Mgr Paul-André Durocher, avait été vivement applaudi après avoir proposé que des femmes puissent devenir diacres.

"François sent que le temps passe et qu'il doit prendre des décisions courageuses même si la majorité de la hiérarchie de l'Eglise n'est pas prête", a expliqué à l'AFP le vaticaniste Marco Politi, auteur de "François parmi les loups", estimant que les résultats de la commission seraient connus "dans un an".

"C'est la méthode Bergoglio", a déclaré à l'AFP le vaticaniste Iacopo Scaramuzzi. "On ne connaît pas le résultat. Le pape pose ça là. Il lance une hypothèse, provoque, propose, mais sans rompre".

Pour l'historienne Lucetta Scaraffia, "c'est la première fois que des religieuses demandent quelque chose au pape, et de manière aussi directe, sur le rôle des femmes dans l'Eglise".

Selon elle, ordonner des femmes diacres n'aurait "rien à voir" avec la question de femmes prêtres, mais viendrait reconnaître "le rôle que les femmes jouent déjà dans l'Eglise. Il y a beaucoup de femmes qui (...) font le boulot d'un diacre, mais ce n'est pas reconnu parce qu'elles sont des femmes".
Source: http://actu.orange.fr/monde/le-pape-francois-ouvre-la-voie-a-des-femmes-diacres-dans-l-eglise-CNT000000ovJC4.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Sam 14 Mai 2016, 00:12

Soit dit en passant je ne sais pas si des femmes "curées" auraient une influence sur la conduite des élus... En France dès qu'il y a un problème y compris lorsqu'il concerne les musulmans on trouve le moyen de flanquer le pape au milieu.

Je suis loin d'être un catho fana mais à ce jour les plus gros ennuis (peut être y en a t il d'importants que l'on ne souhaite pas voir) ne viennent pas des enfants de chœurs et des enfants de marie qui vont faire leur communion.

Cette attitude est tout à fait significative de l'idéologie marxiste qui malgré ses excès et ses tueries trouve grâce à nos idéologues actuels bien relayés par les médias à la botte.
On ne poursuit pas les gardiens de goulag ou les tortionnaires du KGB dont certains sont aux manettes de la Russie mais on pourchasse les comptables de la SS nonagénaires... on cherche la logique !
Un siècle de doctrine communiste administrée à haute dose laisse des séquelles...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Sam 14 Mai 2016, 00:22

http://www.bfmtv.com/societe/l-education-nationale-fait-l-impasse-sur-les-ecrivaines-au-bac-litteraire-974054.html#xtor=AL-68 a écrit:
L'Education nationale fait l'impasse sur les écrivaines au bac littéraire

13/05/2016 à 13h41

Une pétition en ligne demande à Najat Vallaud-Belkacem de remédier à l'absence de livres écrits par des femmes au programme du bac littéraire.

C’est désormais souvent sur le site de pétitions en ligne Change.org que naissent les polémiques. L’une d’entre elles, relevée par Le Parisien, doit faire siffler quelques oreilles du côté du ministère de l’Education nationale: François Cahen, prof de français dans un lycée d’Alfortville, a effet écrit un texte réclamant qu’on fasse enfin leur place aux écrivaines dans le programme du bac littéraire. Elle note ce curieux fait que tous, élèves et professeurs, avaient sous les yeux sans jamais le remarquer: "Jamais une femme n’a été au programme de littérature en terminale L."

Le 16 avril, le Bulletin officiel introduisait un nouvel auteur pour la rentrée prochaine: André Gide. Une nomination en forme de désillusion parmi celles et ceux qui attendaient de voir enfin surgir le nom d’une Marguerite Yourcenar, d’une madame de La Fayette (ce qui n’aurait pas manqué de déplaire à l’ancien chef de l’Etat), d’une marquise de Sévigné, d’une Nathalie Sarraute etc. Mais non, si des ouvrages écrits par des femmes sont ponctuellement donnés à lire aux collégiens, à des classes de lycéens, la porte du baccalauréat littéraire leur semble fermée. "Mon idée n'est pas de réclamer une parité, mais au moins une présence des femmes", déclare Françoise Cahen au Parisien.

Le ministère a cependant réagi devant ce début de polémique: "Najat Vallaud-Belkacem prend le sujet au sérieux. Le ministère veut des femmes, dans les manuels, dans les programmes, dans les sujets d'examen!" affirme l'entourage de la ministre de l'Education nationale, cité par le quotidien.



Des réactions "positives et étonnées"

Hisis Lagonelle (il s’agit d’un pseudonyme) tient "La chronique d’une prof infiltrée" sur le site féministe Barbieturix. Il y a près d’un an, elle consacrait un billet à cette absence. Elle cherche à identifier la racine du problème:

   "Le métier d’écrivain est resté depuis les origines un métier masculin. Une femme qui écrivait n’était pas forcément bien vue. Etudier l’œuvre d’une femme c’est donc un regard marginal sur le monde et un parti-pris vers lequel l’Education nationale n’ose pas se diriger. Quand on fait lire une femme à une classe, on doit expliquer le contexte, la position particulière des femmes dans la société. Alors, on préfère éviter ça et aller à la facilité, c’est une forme de paresse intellectuelle."

Enseignante au lycée à des élèves issus de classes de Première ou de seconde, elle n’oublie pas de mettre régulièrement sous les yeux de ses élèves des textes d’écrivaines. Les réactions sont aussi positives qu’étonnées:

   "Il faut prendre le temps. Il y a souvent une surprise chez eux. Ils me disent: 'Je ne savais pas qu’elle avait écrit!' ou 'Je ne savais pas qu’elle existait!', 'Je ne savais pas que c’était aussi bien!'. Par exemple, j’ai déjà fait lire L’Invitée de Simone de Beauvoir. Ils savaient qu’elle avait été la compagne de Sartre, pas qu’elle écrivait au moins aussi bien que lui. C’est normal, ces élèves sont nourris par des manuels où les femmes sont globalement en deuxième ligne."



Le paradoxe du bac littéraire

En parcourant les programmes récents du bac littéraire, la prof de lettres soulève encore un paradoxe: "Paradoxalement, on a eu au programme du bac L des ouvrages écrits par des hommes qui parlaient de la femme, comme Madame Bovary de Flaubert ou Zazie dans le métro de Queneau mais pas l’inverse. Apparemment, la femme peut être l’objet d’un livre mais pas le sujet agissant."

Des siècles de traditions féminines de la littérature n’ont donc pas entamé la position marginale des écrivaines dans le champ scolaire. C’est bien dommage pour Hisis Lagonelle, qui estime qu’elles auraient de grandes choses à apporter aux jeunes lecteurs, et aux autres aussi d'ailleurs: "Une femme, de par sa position de retrait par rapport aux hommes dans la société, a un regard sur le monde plus contemplatif que celui des hommes. A l’arrivée, ça donne une littérature où la réflexion est plus profonde."
Source: http://www.bfmtv.com/societe/l-education-nationale-fait-l-impasse-sur-les-ecrivaines-au-bac-litteraire-974054.html#xtor=AL-68
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Sam 14 Mai 2016, 00:26

tonton christobal a écrit:
Soit dit en passant je ne sais pas si des femmes "curées" auraient une influence sur la conduite des élus...

Tout comme l'élection binominale qui a la faveur de JS, le problème de la place des femmes dans notre société est bien plus large...

Si il y a eu de grandes avancées dans les années 70, l'altération des mixités sociales et culturelles dans certains quartiers de notre pays a depuis complexifié les choses...


tonton christobal a écrit:
Je suis loin d'être un catho fana mais à ce jour les plus gros ennuis (peut être y en a t il d'importants que l'on ne souhaite pas voir) ne viennent pas des enfants de chœurs et des enfants de marie qui vont faire leur communion.
---/---

Je ne peux que vous rejoindre sur ce point...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Dim 15 Mai 2016, 00:47

http://www.lemonde.fr/affaire-baupin/article/2016/05/14/comment-les-partis-politiques-prennent-en-charge-le-harcelement-sexuel_4919710_4916429.html a écrit:
Comment les partis politiques prennent en charge le harcèlement sexuel

LE MONDE | 14.05.2016 à 11h08 • Mis à jour le 14.05.2016 à 11h16 | Par Cécile Bouanchaud

Les accusations d’agressions sexuelles visant Denis Baupin l’ont une nouvelle fois prouvé : le sexisme n’épargne aucune sphère de la société, encore moins la très masculine sphère politique. « Dans tous les partis, il y a du sexisme », « les remarques déplacées, les gestes équivoques, ça arrive, comme partout », « il y a du sexisme dans tous les lieux de pouvoir », lâchent pêle-mêle des élus Les Républicains, socialistes ou communistes, encore marqués par l’affaire DSK, qui avait mis au jour le sentiment de toute-puissance de certains hommes politiques.

Quels dispositifs ont-ils été mis en place par les différents partis pour lutter contre ce sexisme ambiant, qui peut parfois se muer en situation de harcèlement, d’agression sexuelle, voire de viol ? A la différence du milieu de l’entreprise, où les employeurs sont tenus de sanctionner tout salarié reconnu coupable de violences sexuelles, les partis politiques n’ont pas l’obligation légale de sanctionner leurs élus ou leurs militants. C’est donc la loi du cas par cas. Et force est de constater que les solutions apportées sont aussi nombreuses qu’il y a de partis politiques, allant de l’absence de dispositif spécifique chez Les Républicains à la « tolérance zéro » des communistes.



Des instances consacrées aux droits des femmes à gauche

Point de convergence entre les partis de gauche historiques, le Parti communiste (PCF) et le Parti socialiste (PS) : tous deux ont créé un secrétariat national chargé du droit des femmes et de la parité. « Ce secrétariat est inscrit dans nos statuts depuis plus de vingt ans », informe la socialiste Claude Roiron, secrétaire nationale aux droits des femmes et à la parité. Au PS, comme au Parti communiste, ces secrétaires siègent au bureau national, ils ont donc droit de cité au sein de la direction. Au sein des Parti de gauche (PG) et Europe Ecologie-Les Verts (EELV), c’est la sémantique qui diverge : les questions des droits des femmes reviennent aux commissions féministes. Les prérogatives de ces instances varient en fonction des partis, notamment concernant la gestion des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles.

Au PCF et au PG, le mot d’ordre est à la « tolérance zéro », répètent leurs dirigeants comme un leitmotiv. Perçus comme « une atteinte à l’intégrité et à la dignité humaine », ces faits constituent un motif d’exclusion, inscrit dans les statuts du Parti communiste. « Il y a eu des élus exclus, c’est arrivé, car, si un cas est avéré, il n’y a pas de complaisance. Nous sommes très fermes sur ce sujet », assure la sénatrice Laurence Cohen, qui préside la commission féminisme-droits des femmes. En 2011, Guy Rouveyre, conseiller général (PCF) et premier adjoint d’Echirolles, avait démissionné de ses deux mandats, après que son parti avait appris sa condamnation pour agressions sexuelles.

Même ligne directrice au Parti de gauche, qui refuse d’« être gouverné par des harceleurs », lance Danielle Simonnet, coordinatrice du PG :

   « Nous sommes attachés au fait de révoquer les élus, même quand les affaires n’ont pas encore été jugées, et que les faits rapportés sont avérés et accablants. »

Jusqu’ici, le jeune parti créé en 2008, n’a jamais eu à prendre de telles mesures. Layla Yakoub, secrétaire nationale au féminisme, rapporte seulement le cas d’un militant accusé d’avoir harcelé une élue par téléphone. « Le groupe local avait réagi immédiatement en lui demandant de quitter le parti », rapporte Layla Yakoub. Le militant indélicat s’était alors exécuté, sans que l’affaire ait besoin de passer devant la commission de résolution des conflits.



Des sanctions prises au cas par cas

Le PS tient peu ou prou le même discours, même s’il « n’est pas prévu dans les statuts du parti de sanction spécifique contre le harcèlement et les agressions sexuelles », rapporte Claude Roiron. La commission des conflits du PS, ayant autorité dans ce genre d’affaire, statue donc au cas par cas. Et peut décider d’engager des procédures d’exclusion. « Jusqu’ici, il n’a jamais été rapporté, à ma connaissance, des faits de cette nature entre deux camarades socialistes », assure Claude Roiron, qui précise que le recueil des témoignages s’opère généralement au niveau des fédérations départementales.

En réalité, des faits d’agressions sexuelles ont déjà été mis au jour au sein du Parti socialiste, lequel laisse la justice trancher avant de prendre la moindre décision. En 2002, deux employées de mairie avaient accusé Jacques Mahéas, sénateur et maire de Neuilly-sur-Marne, d’agressions sexuelles. Après plusieurs recours successifs devant la justice, l’élu avait été condamné définitivement pour agressions sexuelles en mars 2010. L’affaire DSK, qui a éclaté quelques mois plus tard, en mai 2011, avait rendu le cas de Jacques Mahéas « gravement préjudiciable » au PS. L’élu avait donc été auditionné en juillet 2011 par la commission des conflits, qui n’avait finalement pas eu à statuer sur son éviction, Jacques Mahéas ayant fait le choix de démissionner de lui-même.

A Europe Ecologie-Les Verts, la politique est la même qu’au PS, où il n’existe pas de sanction spécifique pour gérer les cas de violences faites aux femmes. L’article 20 des statuts d’EELV prévoit toutefois la possibilité de radier des membres pour motifs graves. « Le bureau exécutif national, composé de quinze membres, dispose également de la possibilité d’agir en justice en son nom », rappelle, dans une tribune au HuffingtonPost où il réagit à l’affaire Baupin, Jean-Baptiste Soufron, avocat indépendant.

Au sein de parti écolo, ces dispositifs n’ont jamais été appliqués. Pourtant, en mai 2015, quelques jours après la publication dans Libération d’une tribune de femmes journalistes dénonçant le sexisme en politique, la présidente de la commission féminisme, Dominique Trichet-Allaire, avait expliqué, lors d’un conseil fédéral du parti, que des faits relevant de harcèlement et d’agressions sexuels lui avaient été rapportés en interne. Dans la foulée, le bureau exécutif du parti avait convoqué une réunion pour aborder la question. Une adresse mail à l’attention des journalistes, élues et militantes qui souhaiteraient alerter sur des comportements déplacés de la part d’élus écologistes avait été créée. Et un groupe de réflexion mis en place. Autant de démarches qui se sont révélées infructueuses. Aucun mail n’a été envoyé à l’adresse ad hoc, par peur que la présidente du parti de l’époque, Emmanuelle Cosse, la compagne de Denis Baupin, ne les lise. La suite est connue de tous : les faits éclatent lundi 9 mai, un an après, à la faveur du témoignage de huit femmes ayant décidé de briser l’omerta.



« Briser la loi du silence »

A la lumière de l’affaire Baupin, accusé d’avoir bénéficié d’une forme de bienveillance, qui n’est pas sans rappeler celle qui s’était manifestée envers Dominique Strauss-Kahn, différents partis politiques ont amorcé des réflexions pour « briser la loi du silence » et « libérer la parole des femmes ». En première ligne, EELV a publié un communiqué le jour même des révélations :

   « Dans l’immédiat, Europe Ecologie-Les Verts entend mettre en œuvre de nouveaux dispositifs internes pour faciliter la libération de la parole, en accompagnant les personnes victimes de comportements répréhensibles, en recueillant leur parole, en les accompagnant vers des associations spécialisées et en mettant à disposition des moyens pour les soutenir dans d’éventuelles démarches juridiques. »

Le 28 mai, le Parti socialiste tiendra une commission droit des femmes pour réfléchir aux manières de « mieux écouter leurs souffrances ». « Il faut essayer de leur donner des lieux, pour instaurer une confidentialité, permettant de libérer leur parole. Cela pourrait être un site Internet ou une boîte mail », détaille la socialiste Claude Soiron, secrétaire nationale du droit des femmes et de la parité, qui envisage également de créer un réseau de femmes en interne :

   « Ce réseau serait organisé avec des militantes, des personnes de la vie associative et des femmes de gauche qui souhaitent faire progresser le droit des femmes dans le pays. »

Une initiative similaire est en réflexion à l’Assemblée nationale, où Claude Bartolone a décidé, après avoir eu écho en 2013 de cas de sexisme, de nommer au sein de son cabinet une personne référente – en dehors de toute hiérarchie – pouvant être contactée dans des cas d’agressions ou de harcèlement. « En deux ans, un seul signalement a été enregistré. Il faut donc que ce poste soit plus visible, plus connu et plus facile d’accès », estime Catherine Coutelle, présidente de la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Cette dernière envisage, elle aussi, l’instauration d’une plate-forme Internet, ou d’une adresse mail, « comme cela a été fait dans l’armée. »

Le Parti de gauche mise également sur une meilleure communication auprès de ses élus et de ses militants et prévoit de distribuer prochainement un document récapitulant les positions du parti sur le sexisme. Ce document listerait également les contacts de personnes à interpeller en cas de besoin. « Dans certaines régions, il n’y a pas forcément de militants suffisants pour recueillir la parole, ou les réseaux de militants sont trop restreints pour que les femmes osent parler. Ces contacts individuels peuvent être de bon relais », estime Layla Yakoub, dont le parti organise également des « apéros informels » pour mettre des mots sur les causes du sexisme.

L’UDI, qui ne dispose pas de commission pour le droit des femmes, donne également la parole aux femmes, au sein de ses clubs féministes Femmes au centre et le Club des 52. « Les femmes politiques et les collaboratrices peuvent s’y exprimer librement », rapporte la vice-présidente de l’UDI Chantal Jouanno, contactée par Le Figaro.



« Dire aux femmes de saisir la justice »

« Mettre les mots », Valérie Debord, porte-parole des Républicains estime, elle, que « les femmes politiques ont les ressources intellectuelles nécessaires pour le faire. » Le parti Les Républicains ne dispose d’ailleurs pas d’instance consacrée aux droits des femmes. Valérie Debord précise toutefois que le bureau de l’Assemblée, qui exerce une compétence générale sur l’organisation et le fonctionnement interne, est habilité à répondre à d’éventuelles accusations. A l’entendre, celles-ci seraient toutefois inexistantes au sein de son parti :

   « Il y a du sexisme en politique, mais pas plus qu’ailleurs. (…) Dans mon parti, ce genre de chose n’existe pas, si un homme dérape, on lui dit, et ça s’arrête. (…) Il faut encourager à libérer la parole. Mais surtout, il faut dire aux femmes de saisir la justice, notre armement pénal est très largement suffisant pour lutter contre ça. (…) Il faut arrêter d’avoir des paroles et passer aux actes. »

Certaines femmes sont justement passées aux actes pour dénoncer les comportements d’agresseurs de certains élus de droite. Pour ne citer qu’eux : Eric Raoult s’est mis en retrait de la vie politique en 2014 après avoir été visé par une plainte pour harcèlement sexuel et moral d’une ancienne collaboratrice qui affirmait avoir reçu des milliers de textos de sa part. Toujours maire de Draveil (Essonne) sous l’étiquette Les Républicains, George Tron, lui, doit être jugé devant les assises de Seine-Saint-Denis à Bobigny pour viols et agressions sexuelles.

Mais, au sein des Républicains, tous ne sont pas sur la même ligne que la porte-parole. Nathalie Kosciusko-Morizet estime, elle, que « l’affaire Baupin n’est pas un problème lié qu’aux Verts », assure un de ses proches, contacté par Le Monde. L’ancienne numéro deux du parti, qui regrette l’absence d’instance et de système d’alerte chez Les Républicains, « réfléchit depuis plusieurs mois à des propositions pour être proactifs sur ce genre de questions ».

Comme chez Les Républicains, le Front national (FN) ne dispose pas de structure consacrée aux droits des femmes, mais affirme que le parti n’est pas particulièrement touché par les problèmes de sexisme. « Le FN est dirigé par une femme, nous avons la plus jeune députée de France qui est une femme, nous ne sommes pas un parti macho », estime l’avocat Wallerand de Saint-Just, trésorier du Front national. Il précise qu’en cas de harcèlement ou d’agression les fédérations départementales sont chargées de remonter les faits aux secrétaires nationaux. « Cela peut donner lieu à des procédures disciplinaires et, pourquoi pas, des exclusions. Pour le reste, il y a la loi française », insiste Wallerand de Saint-Just.

A gauche comme à droite, tous invoquent l’importance de saisir la justice. Force est de constater qu’au vu des mesures internes mises en place, et de leur très relative efficacité, la justice semble être aujourd’hui encore l’ultime garde-fou pour éloigner les politiques inconvenants. Encore faut-il que les femmes osent faire la démarche d’aller porter plainte. La politique n’échappe pas aux statistiques : en France, seules 10 % des femmes victimes d’agressions sexuelles dénoncent les faits en justice.

   Cécile Bouanchaud
   Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/affaire-baupin/article/2016/05/14/comment-les-partis-politiques-prennent-en-charge-le-harcelement-sexuel_4919710_4916429.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Dim 15 Mai 2016, 01:04

Finalement il n'y a pas de différence entre un goret de gauche et un porc de droite !

C'est à la fois rassurant en ce sens que contrairement à ce que l'on veut accréditer à savoir : les gens de gauche sont des gentils honnêtes et ceux de droite des salauds malfaisants... en fait et l'expérience le prouve c'est un peu plus compliqué...

C'est inquiétant puisque les électeurs sont trompés par tous les partis...

Pas grave en conclusion :
Il faut revoter pour les mêmes qui sont prêts à se réunir pour conserver leurs bonnes "gâches" si d'autres prenaient les manettes ce serait pire... disent ils...

C'est en fait leur seul raisonnement commun pour tenter de sauver les meubles ! les meubles, pas les vôtres mais les leurs !
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Libellule

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Lun 16 Mai 2016, 06:43

Très bien cet appel des 17 ministres qui annoncent qu'elles ne se tairont plus et relèveront systématiquement les abus verbaux, et humour dévalorisant des hommes à leurs égards parce que "femmes".
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Gérard

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Lun 16 Mai 2016, 07:03

Il est temps
Mais c'est ainsi, les rapports dans une société et les schémas mentaux des individus évoluent lentement. Mais pas toujours d'une façon linéaire et dans une direction constante.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Dim 10 Juil 2016, 05:48

Un appel d'un collectif suite au rejet d'un amendement visant à rendre inéligibles les députés en cas de condamnation pour violences a été déposé par plusieurs parlementaires écologistes...

On notera parmi les signataires la présence d'une élue fontenaysienne...



http://www.liberation.fr/debats/2016/07/05/aux-deputes-qui-n-ont-pas-vote-l-ineligibilite-des-coupables-de-violences-sexuelles_1464162 a écrit:
Aux députés qui n’ont pas voté l’inéligibilité des coupables de violences sexuelles

Par un collectif — 5 juillet 2016 à 14:36

Le 27 juin, un amendement visant à rendre inéligibles les députés en cas de condamnation pour violences a été déposé par plusieurs parlementaires écologistes. Il a finalement été rejeté par l’Assemblée nationale.

Vous avez été investi-es par vos partis politiques respectifs, de droite de gauche et du centre : le Parti socialiste, Les Républicains, l’UDI, le Parti radical de gauche, EELV, le Front national…

Vous avez fait campagne et vous avez été élu-es lors des dernières élections législatives de 2012. Les citoyennes et les citoyens vous ont fait confiance pour voter des lois dans l’intérêt général, pour nous protéger. La semaine dernière, un amendement a été présenté à l’Assemblée nationale. Cet amendement visait à rendre inéligibles les élu-es ou les candidat-es auteurs de violences notamment sexuelles ou sexistes.

Or, seulement une poignée de député-es étaient présents. Et parmi elles et eux, une pincée seulement ont voté pour.

Après l’affaire Baupin, vous êtes nombreux-ses à avoir réagi, dénoncé et condamné oralement le sexisme. Bien des parlementaires sont intervenues dans la presse, sur les réseaux sociaux, sur leurs blogs, en réunions publiques pour témoigner du sexisme qu’elles-mêmes avaient vécu.

Mais lutter contre le sexisme quand on est responsable politique, ça ne veut pas dire simplement se défendre soi ou répondre quand on en est soi-même victime. Cela signifie à notre sens, que l’on s’engage à protéger les autres femmes, les citoyennes que l’on représente. C’est cela, l’action politique de la représentation nationale. C’est ce qui nous a amenés à voter pour vous, à vous choisir pour voter en nos noms.

Pourtant, à chaque nouvelle affaire de responsable politique massivement accusé de violences sexuelles ou sexistes, les mêmes déclarations, «oh mais on le savait» ou «oh mais moi j’avais su me défendre». Il aurait été possible d’agir, avec cet amendement.

Mesdames les députées, Messieurs les députés, nous sommes profondément déçu-es. Déçues et effrayées de voir s’effondrer chaque jour des droits pour lesquels la lutte fut féroce.

La lutte pour l’égalité, le féminisme, la lutte contre le sexisme ne peuvent pas être des combats individuels, pour soi-même. Ces luttes nécessitent une vigilance constante et vous en êtes, de part votre fonction de parlementaire, des vigies et des exemples.

Nous, femmes, hommes, mères, pères, citoyen-nes ; militant-es de l’égalité, élu-es de tous les bords, nous nous sommes senties abandonnées par vous et par la République. Et quels que soient les arguments, juridiques ou moraux, il nous semble qu’au final, ce renoncement est l’aveu d’un manque de courage politique. L’aveu de l’acceptation de la lâcheté. L’aveu que l’inacceptable peut se produire en toute impunité !

Député-es, vous qui nous représentez, vous qui touchez, et c’est normal, des indemnités pour voter les lois : où étiez-vous le jour de ce vote ? Qu’avez-vous fait de nos voix ? Étiez-vous occupé-es à exercer d’autres mandats ? A quel moment avez-vous choisi de nous abandonner sur ce chemin pourtant si essentiel alors même que votre mandat est de protéger de manière équitable toutes et tous les citoyen-nes ?

Un élu condamné pour violence est un danger pour toutes les personnes et au-delà, un exemple désastreux pour notre république. Il nous semble essentiel que tous les parlementaires prennent la mesure de l’urgence à faire de la sécurité des femmes une priorité.

Circonscription par circonscription, nous lutterons pour faire respecter nos droits et saurons nous en souvenir en 2017, comme nous nous souvenons de la mise en garde de Simone de Beauvoir : «N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devez rester vigilantes votre vie durant.»

Parmi les signataires :

Youssef Ben Ammar, élu local, rappeur ; Assia Benziane, élue locale, cheminote, co-fondatrice du MEFE [ Mouvement des élu-es françaises pour l'égalité ] ; Aurore Bergé, élue locale, co-auteure de Alter Egales ; Lionel Borremans, élu local ; Caroline Bouillard, blogueuse maternité ; Cassia Carrigan, blogueuse, écrivaine féministe ; Elen Debost, élue locale ; Rokhaya Diallo, journaliste, essayiste ; Alexandre Dimeck-Ghione, militant de l’égalité ; Marie-Laure Hubert-Nasser, directrice de la communication de Bordeaux ; Muriel Ighmouracène, fondatrice de CoworkCrèche, auteure ; Anaïs Lunet, fondatrice de BforBaby ; Charlotte Milandri, responsable juridique, blogueuse, secrétaire générale d’association ; Olivia Moore, humoriste de Mère indigne ; Patricia Perez, responsable associative, militante anti-violences sexuelles ; Anaïs du Poulat, blogueuse ; Lucile Piazzola, enseignante et blogueuse ; Marlène Schiappa, élue locale, romancière, fondatrice de Maman travaille ; Mélanie Schmidt-Ulmann, blogueuse, consultante, auteure ; Samir Tine, militant associatif égalité et travailleur social ; et plus 80 autres militant-es féministes de toute la France.
Source: http://www.liberation.fr/debats/2016/07/05/aux-deputes-qui-n-ont-pas-vote-l-ineligibilite-des-coupables-de-violences-sexuelles_1464162
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mar 07 Mar 2017, 06:16

Le mari de la ministre ne sera donc pas inquiété...

Personnellement et même si il y a prescription, je n'en pense pas moins...


http://www.lemonde.fr a écrit:
L’enquête sur Denis Baupin classée sans suite pour prescription

Le parquet de Paris avait ouvert, le 10 mai 2016, une enquête préliminaire à l’encontre du député écologiste pour agression sexuelle et harcèlement.

LE MONDE | 06.03.2017 à 12h59 • Mis à jour le 06.03.2017 à 17h07

L’enquête ouverte le 10 mai 2016 après les révélations de huit femmes accusant Denis Baupin d’agressions et de harcèlement sexuel a été classée sans suite « pour prescription », même si certains faits étaient « susceptibles d’être qualifiés pénalement », a annoncé lundi 6 mars le parquet de Paris. Les témoignages de quatre élues écologistes et de quatre autres femmes dénonçant les agissements du député écologiste (ex-EELV) avaient d’abord été publiés sur le site Mediapart et chez France Inter. Au total, quatorze femmes avaient témoigné contre l’élu dans les médias.

« Il apparaît que les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement. Ils sont cependant prescrits », car datant de plus de trois ans, a fait savoir le procureur de la République, François Molins, dans un communiqué.

---/---

« Le communiqué du parquet est très clair : c’est une forme de victoire pour nous, même si j’aurais préféré qu’il [Denis Baupin] soit poursuivi », a expliqué au Monde, Sandrine Rousseau, secrétaire nationale adjointe d’EELV, l’une des quatre femmes à avoir porté plainte contre M. Baupin. Cette dernière juge que leur action « a mis ce phénomène de société au cœur du débat » et a permis de « faire évoluer la loi » pour ce type de délits, dont la prescription a été doublée par un texte voté en février, passant de trois à six ans, ce doublement n’étant pas rétroactif.

Un sentiment partagé par Annie Lahmer. Cette conseillère régionale EELV d’Ile-de-France avait mis en cause le député de Paris en mai 2016 mais n’avait pas porté plainte contre lui, les faits qu’elle lui reprochait remontant à la fin des années 1990. « Tout cela valait le coup, on a quand même gagné, estime-t-elle. Ça montre qu’on n’est pas des menteuses et c’est ça qui est important. »

De son côté, l’avocat de Denis Baupin, Emmanuel Pierrat, a réagi dans un communiqué, disant prendre acte « avec satisfaction de la décision du parquet », mais regrettant toutefois « que la prescription s’appliquant à certaines des accusations constitue une entrave au rétablissement de la vérité », alors, estime-t-il, que « le nom et l’honneur [de son client] ont été bafoués ».
---/----
Source: http://www.lemonde.fr/affaire-baupin/article/2017/03/06/l-enquete-pour-agression-sexuelle-et-harcelement-visant-le-depute-denis-baupin-classee-sans-suite-pour-prescription_5089932_4916429.html
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mar 07 Mar 2017, 18:53

La secrétaire nationale adjointe d'EELV Sandrine Rousseau, l'adjointe EELV au Mans Elen Debost, la députée du Calvados Isabelle Attard et la conseillère régionale EELV de Nogent-sur-Marne Annie Lahmer font face aux internautes. Au total, elles sont quatorze femmes à prendre la pose, dont dix de dos.

Seules 10 % des femmes victimes de violences osent témoigner : "14 voix égale 140 femmes ?" interroge le cliché. Comprendre : elles sont 14 à avoir osé prendre la parole pour témoigner des violences présumées de Denis Baupin à leur égard, or en France, seules 10 % des femmes victimes de violences osent les évoquer.

Les quatre élues EELV entendent ramener cette question des violences faites aux femmes dans le débat présidentiel.

La photo fait référence à une autre publiée en 2016
L'image publiée ce lundi fait aussi écho à une autre publiée en 2016, sur laquelle Denis Baupin posait avec sept autres élus hommes avec du rouge à lèvres... pour dénoncer les violences faites aux femmes, à l'occasion de la Journée internationale des Droits des Femmes.

L'article avec photos http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/02/20/quatre-victimes-presumees-de-denis-baupin-posent-contre-le-harcelement

"Salope", "pute", "t'es bonne" ... Combien de femmes n'ont jamais subi de remarques sexistes, que ce soit sur leur lieu de travail, dans la rue, ou même dans les transports ? Deux applications permettent de lutter avec hargne contre ce harcèlement.

Selon le site Stop Harcèlement de Rue, 64% des femmes estiment avoir déjà été la cible d'une, ou plusieurs, remarques sexistes. D'autres chiffres édifiants sont mis en avant, tels que "Salope" qui est l'insulte la plus entendue, pour 24% des femmes. Les victimes assurent que 75% des insultes proviennent des hommes. Alors, comment lutter efficacement contre le sexisme ? C'est la question que s'est posée Alma Guirao, 29 ans, créatrice du mouvement et de l'application Hands Away. "Il y a un an et demi, j'ai subi l'agression sexiste de trop. J'ai voulu trouver un moyen efficace pour que les victimes puissent vraiment témoigner. J'ai rencontré des femmes, mais aussi des hommes, et j'ai trouvé que la meilleure réponse est l'outil digital", nous explique-t-elle. L'application est sortie début octobre et permet aux victimes de misogynie de s'exprimer et surtout, de se géolocaliser afin de cartographier le lieu exact de l'agression. Elles pourront discuter et trouver du réconfort et du soutien, auprès de "streets angels", des personnes connectées elles aussi sur l'application. Alma Guirao souligne également le côté sécuritaire d'Hands Away : "Les jeunes femmes maintenant n'osent plus rentrer avec le dernier métro, ou le dernier bus. Elles prennent une voiture privée pour se sentir en sécurité. Grâce à l'aspect cartographique de l'application, les filles pourront voir les lieux d'agressions, et décider d'un autre chemin.
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 09:23

http://www.lemonde.fr a écrit:
Affaire Baupin : « Nos témoignages ont été validés par la justice »

Les quatre femmes qui avaient dénoncé les agissements du député en 2016 se félicitent de la décision du parquet de Paris. Denis Baupin veut porter plainte contre elles.

LE MONDE | 07.03.2017 à 18h40 • Mis à jour le 07.03.2017 à 18h54 | Par Raphaëlle Besse Desmoulières

---/---
Mardi 7 mars, Isabelle Attard, députée écologiste du Calvados, Sandrine Rousseau, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, Elen Debost, maire adjointe EELV du Mans, et Annie Lahmer, conseillère régionale EELV d’Ile-de-France, avaient donné rendez-vous aux médias dans un café parisien pour se féliciter de la décision du parquet de Paris dans cette affaire.
---/---

Denis Baupin veut porter plainte

Toutes les quatre ont aussi rappelé la difficulté de s’exprimer dans ce type d’histoire. « Seule, aucune d’entre nous n’aurait témoigné », a rappelé Mme Attard. Pour elles, leur action n’aura pas été vaine, malgré le classement sans suite de l’enquête. « Le simple fait que la parole ait été libérée est une victoire », a jugé Mme Attard. « Les femmes parlent, a cependant nuancé Mme Rousseau. La question, c’est comment on entend ces femmes qui parlent. »

Peu après leur conférence de presse, M. Baupin, qui avait laissé son avocat réagir lundi, s’est longuement exprimé dans une interview au site du Journal du dimanche. « La prescription n’est pas mon alliée, juge le député de Paris, qui a décidé de ne pas se représenter en juin. Certains tentent de la transformer en présomption de culpabilité. C’est toute la perversité de cette opération : lyncher médiatiquement sans que les enquêtes puissent aller au bout. »

Ce dernier annonce son intention de déposer quatre plaintes « pour dénonciation calomnieuse contre [ses] accusatrices » et une autre contre EELV « pour diffamation ». « L’affaire Baupin ce n’est pas une affaire de harcèlement sexuel mais une opération de diffamation en bande organisée, affirme-t-il. Ces gens ont décidé de monter ce coup pour nous nuire publiquement, à ma femme Emmanuelle Cosse et à moi. » L’élu parisien a déjà porté plainte contre Mediapart et France Inter pour diffamation.

   Raphaëlle Besse Desmoulières
   Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/affaire-baupin/article/2017/03/07/affaire-baupin-nos-temoignages-ont-ete-valides-par-la-justice_5090795_4916429.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 10:53

C'est une réaction logique de porter plainte pour dénonciation calomnieuse lorsqu'on est victime d'une plainte en diffamation.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
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mamiea

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 18:59

Gérard a écrit:
C'est une réaction logique de porter plainte pour dénonciation calomnieuse lorsqu'on est victime d'une plainte en diffamation.
0

Certains ne le font pas avec intelligence et panache (si vous voyez ce que je veux dire!!!).
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Libellule

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 20:00

La justice et ses instances sont faites pour être utilisées.

Avec tous les a priori qui vont ou non avec quand elle est saisie.

Contacté par L'Express, le porte-parole d'EELV, Julien Bayou affirme de son côté ne pas avoir été encore avisé de la plainte contre son parti.

Fustigeant un "signal dramatique et odieux", il regrette que l'annonce de l'élu écologiste intervienne "à la veille de la journée internationale des droits des femmes". "L'émotion de Denis Baupin, on s'en moque, surtout qu'il n'est pas blanchi", précise Julien Bayou, qui préfère saluer "le courage des quatre plaignantes et des autres personnes qui ont témoigné sous couvert de l'anonymat".

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/eelv/baupin-veut-poursuivre-eelv-et-ses-accusatrices-un-signal-odieux-pour-le-parti_1886693.html
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matmut

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 21:10

Citation :
La justice et ses instances sont faites pour être utilisées.
Souvent avec excès,c'est pourquoi les tribunaux sont surchargés. Il conviendrait peut être de durcir la loi pour pour rendre une plainte recevable.
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 21:20

Met-on les gens en prison par excès? Non.
Toutes les plaintes sont recevables, même si le classé sans suite est là pour fixer le comment ou le pourquoi d'une irrecevabilité

. Denis Baupin au lieu de se faire discret veut remettre le sujet de son honneur sur la table... Est ce que cela soit limiter le droit des femmes à ne plus se taire ? Non.

Obtenir des droits (augmentation du délai) de prescriptions pour le harcèlement sexuel est l'un des enjeux du débat actuel.

La prescription est le moment à partir duquel le Procureur de la République ne peut plus engager de poursuites à l'égard d'une personne soupçonnée d'avoir commis une infraction. Le délai de prescription varie en fonction de la gravité de l'infraction commise.

Il est d'autant plus long que l'infraction est grave et se monte en droit commun à :
10 ans pour les crimes
 3 ans pour les délits
 1 an pour les contraventions
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mamiea

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Mer 08 Mar 2017, 21:31

Dans cette affaire, l' attendu du procureur est une condannation explicite du prévenu.

"Lundi, ce dernier a annoncé que l’enquête ouverte pour harcèlement et agressions sexuelles à l’encontre du député écologiste de Paris Denis Baupin était classée sans suite pour prescription. Le communiqué du procureur de Paris, François Molis, souligne toutefois que « les faits dénoncés, aux termes de déclarations mesurées, constantes et corroborées par des témoignages, sont pour certains d’entre eux susceptibles d’être qualifiés pénalement », a déclaré le procureur de Paris, François Molins, dans son communiqué de presse."
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/affaire-baupin/article/2017/03/07/affaire-baupin-nos-temoignages-ont-ete-valides-par-la-justice_5090795_4916429.html#8OQriAe3jQiIdAje.99

A sa place je n' aurais pas porté plainte car il va se prendre cela dans la figure et sera encore monté du doigt.
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 09 Mar 2017, 01:11

Gérard a écrit:
C'est une réaction logique de porter plainte pour dénonciation calomnieuse lorsqu'on est victime d'une plainte en diffamation.


A propos de plainte en diffamation, il paraitrait qu'un élu fontenaysien bien qu'ayant profité de la protection fonctionnelle aurait cette semaine été débouté de sa plainte...
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 09 Mar 2017, 04:49

Si les femmes violées ou facilement meprisées parce que femmes avaient une telle protection les harceleurs se tiendraient peut-être mieux en politique.
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mamiea

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 09 Mar 2017, 05:32

Libellule a écrit:
Si les femmes violées ou facilement meprisées parce que femmes avaient une telle protection les harceleurs se tiendraient peut-être mieux en politique.
Cette protection est aussi valable pour les hommes donc on pourrait se retrouver avec 2 élus en procès et 2 "protection fonctionnelle".
Ce n' est pas cette protection qui change quelque chose mais une plus grande sévérité (amandes très dissuasives : 10 000 euros et pour les élus une inéligibilité conséquente).
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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 09 Mar 2017, 06:57

Je caricaturais les propos d'anonymous en ce jour particulier ... Smile

Le demandeur à l'instance est "débouté" de son action, lorsque le tribunal juge que, bien que la demande soit recevable en la forme, la prétention qu'il a fait valoir ne se trouve pas fondée. On dit aussi dans ce cas, que le requérant (autre dénomination du demandeur) est " débouté des fins de sa demande " ou encore que sa demande est "rejetée". Sous réserve de leur droit à l'exercice des voies de recours, le débouté portant sur l'ensemble des prétentions des parties met fin à l'instance. Lorsque la Cour de cassation confirme un jugement ou un arrêt ayant débouté de ses demandes, l'auteur du pourvoi, cette décision de la Cour ne donne pas lieu à renvoi devant une autre juridiction.

Tout cela pouvant être conjugué au féminin.


Dernière édition par Libellule le Jeu 09 Mar 2017, 08:13, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: Sexisme en politique   Jeu 09 Mar 2017, 18:13

Adoptée à une écrasante majorité par les députés russes à la fin de janvier, la loi plébiscitée par le pouvoir et l’Eglise orthodoxe qui dépénalise les violences domestiques a été promulguée mardi 7 février par le président Vladimir Poutine.

Le texte, voté au début de février par les sénateurs, réduit l’arsenal judiciaire dont disposent les victimes et les peines encourues par leurs agresseurs. Il allège les peines pour les violences commises au sein du cercle familial, commuant les deux ans de prison jusque-là encourus en simple amende, sauf en cas de violences graves ou de récidive.

Cette loi a suscité de nombreuses critiques de militants russes des droits humains qui jugent qu’elle sape la lutte contre les violences domestiques, et a provoqué un débat à l’échelle nationale en Russie.

Les députés conservateurs à l’origine du texte l’ont présenté comme destiné à corriger une « anomalie » dans la loi russe : le fait que les auteurs de violences domestiques étaient poursuivis au pénal, tandis que les violences commises en dehors du cercle familial relevaient, elles, du droit civil.

Selon l’agence nationale des statistiques, 49 579 affaires de violences domestiques ont été recensées en 2015, dont 35 899 impliquant des violences contre une femme. Quelque 7 500 femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon en 2015, affirme l’association ANNA, qui vient en aide aux femmes victimes de violences.
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Sexisme en politique
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