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 Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?

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tonton christobal

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MessageSujet: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Sam 21 Mai 2016, 08:36

En paroles, nous avons un premier ministre et un ministre de l’intérieur qui donnent l’image de la fermeté et de la défense de l’Etat de droit …

Mais qu’en est-il dans la réalité des faits ?

« Grand diseux, petit faiseux ! » disait ma grand-mère. Que ne dirait-elle aujourd’hui ? La pauvre femme serait atterrée par la situation de la France et notamment par l’incurie et la complaisance du pouvoir vis-à-vis d’exactions commises désormais quotidiennement sur la voie publique. En voici trois exemples :

1 – Nuit Debout et l’Etat d’urgence

Nous devons être la risée du monde entier qui voit que sous le régime de l’Etat d’urgence où toute manifestation est interdite, les « refondateurs du monde » de Nuit Debout, sont autorisés à se réunir toutes les nuits, à squatter la place de la République avec les dégâts collatéraux qu’on imagine et à créer les conditions de débordements par des éléments incontrôlés …

… et tout ceci … depuis plusieurs semaines !

2 – La coupable complaisance du pouvoir socialiste avec les casseurs

François Hollande, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve attendent-ils qu’il y ait mort d’homme pour prendre les mesures qui s’imposent face à la chienlit qui s’est installée durablement dans la rue ?

Nous avons tous été marqués, et même choqués par cette incroyable attaque de cette voiture de police qui a fini incendiée:

Rendons hommage au courage et au sang-froid de ce policier qui affronte à mains nues un homme armé d’une barre de fer après avoir mis le feu à sa voiture ! (voir ce précédent article). N’est-on pas passé à deux doigts de l’irréparable : le policier a dans un premier temps sorti son arme de service, afin de pouvoir se dégager de sa voiture en flammes. Puis il s’est ravisé et l’a rangée.

Il est certain que si ces casseurs étaient connus comme émanant de l’extrême droite, ils seraient déjà depuis longtemps sous les verrous mais voilà, ils appartiennent à l’ultra-gauche et notamment du collectif d’Action antifasciste Paris-Banlieue.

Mais la gauche protège toujours l’extrême gauche !

Si par malheur, un policier devait payer de sa vie cette coupable complaisance du pouvoir socialiste, nous serons tous en droit de lui demander des comptes.
◾Où est passé le Manuel Valls, ministre de l’intérieur, qui réprimait sévèrement les quelques débordements – SANS VIOLENCE – de la Manif pour tous ?
◾Où est passée la Justice qui avait condamné le jeune Nicolas à 6 mois de prison ferme pour avoir bousculé deux chaise dans une pizzéria et qui casse aujourd’hui les interdictions de manifester de casseurs bien connus des services de renseignement ? Casseurs interpellés d’ailleurs pour l’incendie de la voiture de police citée plus haut !

3 – De la déliquescence du droit de grève

Le droit de grève est inscrit dans la Constitution depuis 1864. Il a été confirmé dans le préambule de la Constitution à la Libération en 1946. Sous la V ème République,  le droit de grève est totalement reconnu mais il a été interdit à certaines professions ou règlementé (service minimum) pour certaines professions. Pour en savoir plus, lire cet article.

Traditionnellement, la grève est définie comme une cessation concertée du travail par des salariés, dans le but de défendre des revendications de nature professionnelle.

Mais le droit de grève, s’arrête là !

En aucun cas, le droit de grève ne peut englober le droit à séquestrer des patrons, à bloquer les routes ou des dépôts de carburant ! Depuis hier, dans l’ouest de la France, il est quasiment impossible de trouver du carburant à la suite du blocage des dépôts de carburant par les routiers. Mais en France aujourd’hui, personne ne s’offusque de cette situation. Ce matin, un syndicat ayant pignon sur rue, la CGT, et se partageant avec quelques autres 4 milliards d’euros de subventions de l’Etat, s’est permis d’appeler au blocage des raffineries ! Et ceci dans l’indifférence général !

Le général de Gaulle aurait dit – parait-il – que les Français étaient des veaux. A défaut d’être des veaux, ils se comportent dans leur majorité comme des moutons. Car qui se scandalise, aujourd’hui – à part moi, ce matin ! – du fait que la liberté d’aller et venir est bafouée dans notre pays ?

Qu’attend Caroline de Haas, l’égérie pétitionnaire contre le loi Travail, pour lancer une grande pétition contre les viols répétés de la liberté individuelle des Français ? Ah, oui … mais non !!! Elle est de gauche et pour elle le droit de grève est sacré … et doit être sans limites !

Le pire, c’est que, à force d’avoir subi, tant de fois, ces exactions, tout se passe comme si dans la tête des Français, le droit de blocage était devenu un « avantage acquis » faisant partie à part entière du droit de grève.

C’est profondément injuste et antidémocratique ! Ce sont donc les catégories de salariés à fort potentiel de nuisance (cheminots, aiguilleurs aériens, routiers, etc …) qui prennent le pouvoir et imposent la satisfaction de leurs avantages catégoriels en prenant en otage les Français « moyens ».

L’Etat de droit est devenu l’Etat de droit du plus fort !

La gauche, par conviction, et la droite, par lâcheté, portent toutes deux, une lourde responsabilité dans cette perversion du droit de grève.

Qui aura le courage, un jour, de faire respecter les limites du droit de grève ?

Nicolas Sarkozy, avec courage, avait réussi à imposer le service minimum dans les transports. C’était juste un début ! Maintenant, il faudrait s’attaquer à tous les débordements du droit de grève en faisant respecter la liberté de chacun à aller et venir comme il l’entend.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 23 Mai 2016, 04:10

Une situation de pré-guerre civile
Voici un billet d’Ivan Rioufol paru sur le site magistro.fr dans laquelle il pointe les complaisances du pouvoir socialiste vis-à-vis des violences de l’ultra-gauche :

Radiographie d’une pré-guerre civile en France
Une situation de pré-guerre civile s’installe en France. Bien sûr, les politiques et les médias feignent, une fois de plus, de ne rien voir, rien entendre. Les militaires hauts gradés qui alertent sur la vulnérabilité de la nation et sur la détermination de l’ennemi intérieur sont priés de la boucler, par un pouvoir qui jure que « ça va mieux ». Les policiers qui manifestent, ce mercredi, sonnent une même alarme. Elle ne semble pas devoir être entendue davantage. Pourtant, que disent-ils ? Qu’ils n’ont jamais vu un tel degré de haine et de violence contre les forces de l’ordre. Ce ne sont plus les CRS qui mènent les assauts, mais les casseurs qui veulent tuer du flic. A Nantes, où un policier a échappé de peu à un lynchage fatal, un officier de police assure que lors de chaque manifestation, les forces de sécurité doivent faire usage de 400 à 1000 « grenades de désenclavement », afin de briser les encerclements dont ils sont eux-mêmes les victimes. 350 policiers et gendarmes ont été blessés ces deux derniers mois, lors des protestations contre la loi travail.
Alors que la France est prétendument en état d’urgence, le gouvernement se comporte comme s’il ne voulait pas mesurer les tensions qui s’avivent. Elles sont portées par l’extrême gauche et des syndicats qui, comme la CGT, se radicalisent. Dans Le Figaro du 12 mai, un spécialiste de l’ordre public remarquait aussi que les groupes politiques à la manœuvre phagocytaient désormais avec une facilité déconcertante les milieux étudiants mais aussi les jeunes venus des cités qui, jusqu’alors, n’apparaissaient qu’en fin de cortège pour « dépouiller ». « Jamais nous n’avions vu une telle collusion assumée ».
Ce qui se dévoile progressivement est ce que j’annonce dans La guerre civile qui vient (1) : la contestation violente du modèle de société occidentale, capitaliste et libérale. Le rejet est porté en commun par la gauche radicalisée et par l’islam politique, qui fait passer le musulman pour le nouveau damné de la terre. Cet islam révolutionnaire s’est déjà introduit dans de nombreux syndicats. Il apporte une force conquérante inédite et potentiellement brutale. Il s’est immiscé également dans les rangs de Nuit debout, à travers la défense de la cause palestinienne et le boycott d’Israël (mouvement BDS). Les convergences que cette mobilisation, fixée sur la place de la République à Paris, tente d’établir avec les cités entrent dans la perspective d’un front uni contre le pouvoir affaibli. C’est le gourou de Nuit debout, Frédéric Lordon, qui a assuré dernièrement : « Nous ne sommes pas là pour être amis avec tout le monde et nous n’apportons pas la paix. Nous n’avons aucun projet d’unanimité démocratique ».
Ce mercredi, la contre-manifestation organisée par le collectif « Urgence, notre police assassine » a été annulée par la préfecture. Amal Bentounsi, sa fondatrice, s’en insurge : « Les violences policières ne viennent pas d’être inventées. Les quartiers ont servi de laboratoire à ce qui est étendu aux manifestants aujourd’hui ». La guerre civile est déjà dans les esprits des islamo-gauchistes et de leurs collaborateurs, qui se disent en légitime défense face à la police criminelle. Cette même police est applaudie par une majorité de Français, pour sa vaillance lors des derniers attentats islamistes.
Ivan Rioufol
(1) Editions Pierre-Guillaume de Roux
Paru sur blog.lefigaro.fr/rioufol
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matmut

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 23 Mai 2016, 04:46

Citation :
Nicolas Sarkozy, avec courage, avait réussi à imposer le service minimum dans les transports.
Moi aussi Tonton j'ai les lèvres gercées mais vous réussissez quand même à me faire rire.
Vous savez très bien que son usine à gaz s'est révélée être un fiasco.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 23 Mai 2016, 05:39

L'amélioration, les jours de grève avec peu de trains (par exemple : 1 sur 3, 1 par heure ou moins) a consisté coté SNCF à les répartir au mieux, et publier (la veille) les horaires de ces trains. Horaires à peu près respectés, dans mon expérience du RER C.
Concrètement : au lieu d'attendre longtemps, très longtemps, très très longtemps et dans l'incertitude, avoir la possibilité de calibrer son départ (ou son retour) avec l'horaire annoncé. C'était un progrès.
Après, les jours de grève totale, évidemment pas de miracle. C'est voiture, vélo ou maison.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 23 Mai 2016, 06:28

matmut a écrit:

Moi aussi Tonton j'ai les lèvres gercées mais vous réussissez quand même à me faire rire.
Vous savez très bien que son usine à gaz s'est révélée être un fiasco.

A l'intention de MATMUT qui m'a bien cherché

Le fiasco était tel que l'on s'est empressé de supprimer cette mesure... comme les heures supplémentaires défiscalisées et quelques autres décisions qui étaient appréciées des Français...
Pas grave en catimini on remet en place ce qui a été détricoté.

Je ne souhaite pas un retour de sarko mais encore moins un mandat bis de flanbi. La gauche qui s'opposait à sarko en est maintenant à torpiller celui qu'elle a unanimement fait élire... avec les lèvres gercées vous pouvez vous encore rire, mais vous, n'avez vous un peu mal à l'arrière train ?
Cocu, battu et content... ça fait beaucoup !

Pour ma part n'étant pas partie prenante dans l'arrivée du nullard au pouvoir je peux encore me regarder dans la glace... En riant j'ai mal aux lèvres mais ceux qui l'ont fait élire doivent avoir des douleurs plus mal placées... et pour les moins inconscients se sentir moins à l'aise.

Il est vrai qu'il y a toujours des masos.


Dernière édition par tonton christobal le Lun 23 Mai 2016, 13:43, édité 1 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 23 Mai 2016, 07:52

tonton christobal a écrit:
En paroles, nous avons un premier ministre et un ministre de l’intérieur qui donnent l’image de la fermeté et de la défense de l’Etat de droit …

Mais qu’en est-il dans la réalité des faits ?

« Grand diseux, petit faiseux ! » disait ma grand-mère. Que ne dirait-elle aujourd’hui ? La pauvre femme serait atterrée par la situation de la France et notamment par l’incurie et la complaisance du pouvoir vis-à-vis d’exactions commises désormais quotidiennement sur la voie publique. En voici trois exemples :

1 – Nuit Debout et l’Etat d’urgence

Nous devons être la risée du monde entier qui voit que sous le régime de l’Etat d’urgence où toute manifestation est interdite, les « refondateurs du monde » de Nuit Debout, sont autorisés à se réunir toutes les nuits, à squatter la place de la République avec les dégâts collatéraux qu’on imagine et à créer les conditions de débordements par des éléments incontrôlés …
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Après les 130 morts du Bataclan et les 32 morts de Bruxelles l'état d'urgence semble être pour certains juste une guignolade de plus... Vous en voulez une preuve ?

Le 19 mai les 577 députés ont eu à se prononcer sur sa troisième prolongation....

Et bien ils n'ont été que 68 - soixante-huit - sur 577 à participer au vote... Voir: http://www.plateaufontenay.net/t2638-guignolade-a-l-assemblee-nationale#83111 ...

Par contre rassurez-vous, ils sont bien 577 à toucher leurs 7100 Euros d'indemnités parlementaires...

Je suis personnellement et comme beaucoup de plus en plus dubitatif pour la suite après les quinquennats de Sarkozy et Hollande... Si la montée de l'extrême-droite doit être vue comme une menace en France et dans l'Union, je doute que la volonté de faire barrage à celle-ci soit un argument suffisant pour faire voter pour des mauvais qui ont déjà déçu...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 23 Mai 2016, 13:47

a.nonymous a écrit:




Après les 130 morts du Bataclan et les 32 morts de Bruxelles l'état d'urgence semble être pour certains juste une guignolade de plus... Vous en voulez une preuve ?

Le 19 mai les 577 députés ont eu à se prononcer sur sa troisième prolongation....

Et bien ils n'ont été que 68 - soixante-huit - sur 577 à participer au vote... Voir: http://www.plateaufontenay.net/t2638-guignolade-a-l-assemblee-nationale#83111 ...

Par contre rassurez-vous, ils sont bien 577 à toucher leurs 7100 Euros d'indemnités parlementaires...

Je suis personnellement et comme beaucoup de plus en plus dubitatif pour la suite après les quinquennats de Sarkozy et Hollande... Si la montée de l'extrême-droite doit être vue comme une menace en France et dans l'Union, je doute que la volonté de faire barrage à celle-ci soit un argument suffisant pour faire voter pour des mauvais qui ont déjà déçu...

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Dans le même ordre d'idées, alors que le problème des migrants provoque des remises en questions graves au niveau de l'Europe... en France pour parodier un film célèbre : le congrès s'amuse  !

FIGAROVOX/TRIBUNE - En pleine crise migratoire européenne, la loi publiée au journal officiel le 8 mars 2016 affaiblit l'Etat dans la lutte contre l'immigration illégale, estime Alexis Théas.
Alexis Théas est juriste et universitaire.

Jamais aucune loi sur l'immigration n'a connu un destin aussi étrange que la loi n°2016-274 publiée le 8 mars 2016 au journal officiel. Cette loi, en chantier depuis près de deux ans, a fait l'objet d'un silence absolu des médias, de la presse, du monde politique. Le Front national, nourri depuis trente-cinq ans du thème de l'immigration est totalement muet. Les Républicains n'en soufflent mot. Le gouvernement et les socialistes ne fanfaronnent pas non plus. Lors du vote final de cette loi à l'Assemblée nationale, l'hémicycle était quasiment vide: un seul député de l'opposition (Les Républicains) pour une dizaine de socialistes, tandis que les deux députés d'extrême droite brillaient par leur absence… Or ce texte fondamental bouleverse le droit des étrangers dans le sens de l'ouverture et de l'accueil.
Ainsi, son article 59, élargit l'accès à la nationalité française par le droit du sol, en introduisant une innovation majeure qui modifie sensiblement le droit français de la nationalité. Il ouvre la nationalité française à leur majorité, aux personnes vivant sur le territoire français «depuis l'âge de six ans et ayant suivi leur scolarité obligatoire en France […] lorsqu'elles ont un frère ou une sœur ayant acquis la nationalité française [par le droit du sol].» Cette loi crée ainsi une nouvelle forme d'acquisition de la nationalité française, un droit du sol dérivé, indirect, transmis par le lien de fratrie, qui ne nécessite pas d'être né sur le territoire français, mais d'avoir un frère ou sœur devenu lui-même français par le droit du sol.
Son article 13 concerne les personnes en situation irrégulière, malades sur le territoire français. Il prévoit en faveur de tout étranger malade et en situation illégale, un droit à la régularisation si «eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié». Un étranger en situation irrégulière en France qui n'a pas les moyens personnels d'être soigné dans son pays d'origine, obtient ainsi le droit à une régularisation et donc celui d'être soigné en France. L'intention est certes généreuse mais une telle mesure risque d'entraîner un appel d'air d'une ampleur inconnue...
Voir les détails sur un autre fil...

Pour ma part il y a des candidats et des partis qui lors des prochaines élections n'ont plus de joker...
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matmut

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 02:40

A Tonton:
Ce qui m'a fait réagir c'est votre expression avec courage, il n'en a pas fallu beaucoup pour faire voter une loi qu'une majorité des français plébiscitaient. Toutefois comme le souligne salamandre dans son commentaire cela a pu apporter quelques améliorations mais loin de nos attentes. Une loi courageuse aurait du comporter des obligations plus radicales comme en Italie.
Des lois courageuses il en a eu peu dans notre cinquième république:
- Suppression de la peine de mort (Mitterrand/Badinter)en dépit de l'opposition d'une majorité des français.
- IVG (Chirac/Veil) en dépit de l'opposition de leur propre majorité.
- Mariage pour tous ( Hollande/Taubira) malgré une opposition forcené de l'opposition.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 03:09

Ce que je vois c'est que les trois décisions qui vous semblent fondamentales n'ont pas changé grand chose à la vie des Français... surtout la dernière.
- Suppression de la peine de mort : combien de condamnés et combien d'exécutés entre 65 et 81 ?
40 ans après certains et ils sont nombreux voudraient la rétablir... il est vrai que le Mitterrand garde des sceaux de l'époque de la guerre d'Algérie avait peut être mauvaise conscience... lui l'avait utilisée.
- L'IVG à partir du moment ou la contraception fonctionnait avait une utilité moindre... il y a bien sur les inconséquents...
De plus Chirac n'a rien à voir dans l'affaire c'est une décision de l'époque Giscard... lorsque l'on se veut donneur de leçon il faut éviter de se planter.
- Pour ce qui concerne le mariage homo, était il indispensable on peut se le demander puisqu'il y avait le PACS dont Mme Guigou disait précisément lors de son adoption qu'il permettait de ne pas faire le mariage homo. Un mensonge socialiste de plus.
Nous voyons sur quoi il débouche maintenant... les apprentis sorciers sont débordés par leur initiative.

Pour le reste je n'ai pas l'intention de vous convaincre de quoique ce soit... et comme j'ai autant de considération pour votre avis que vous pour le mien tout va pour le mieux.

NB pour la réglementation du droit de grève je n'ai pas le souvenir que l'opposition de l'époque se soit portée au secours de sarko même si la majorité le souhaitait.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 03:20

Pendant que Valls va traiter le dossier israélo-palestinien chez nous tout va bien.
L'état de droit est respecté.

http://actu.orange.fr/france/un-crs-lynche-par-des-manifestants-a-nantes-magic-CNT000000p1NS2.html

dormez bien braves gens !

Nos débateurs s'occupent des affaires qui remontent à des dizaines d'années... on pinaille sur les formulations des idées à défaut de s'occuper des choses sérieuses et de prendre conscience que le pays se dirige droit vers des troubles gravissimes.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 03:44

tonton christobal a écrit:
Pendant que Valls va traiter le dossier israélo-palestinien chez nous tout va bien.
L'état de droit est respecté.

http://actu.orange.fr/france/un-crs-lynche-par-des-manifestants-a-nantes-magic-CNT000000p1NS2.html

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matmut

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 03:50

Tonton écrit:
Citation :
le pays se dirige droit vers des troubles gravissimes.
Comme en 2005 avec la révolte des banlieues Sous la présidence de Jacques Chirac avec Sarkozy ministre de l'intérieur.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 03:58

tonton christobal a écrit:
- Suppression de la peine de mort : combien de condamnés et combien d'exécutés entre 65 et 81 ?
40 ans après certains et ils sont nombreux voudraient la rétablir... il est vrai que le Mitterrand garde des sceaux de l'époque de la guerre d'Algérie avait peut être mauvaise conscience... lui l'avait utilisée.

Sept entre 1969 et 1977 (Wikipedia) mais au moins une de trop, celle de Christian Ranucci vu les doutes qui existent sur sa culpabilité...

 
tonton christobal a écrit:
-L'IVG à partir du moment ou la contraception fonctionnait avait une utilité moindre... il y a bien sur les inconséquents...
De plus Chirac n'a rien à voir dans l'affaire c'est une décision de l'époque Giscard... lorsque l'on se veut donneur de leçon il faut éviter de se planter.

Même après la libéralisation de la contraception, l'autorisation de l'IVG qui doit être un pis aller était nécessaire pour éviter que des femmes et parfois des jeunes filles mettent leur vie en danger...



tonton christobal a écrit:
- Pour ce qui concerne le mariage homo, était il indispensable on peut se le demander puisqu'il y avait le PACS dont Mme Guigou disait précisément lors de son adoption qu'il permettait de ne pas faire le mariage homo. Un mensonge socialiste de plus.

Si une égalité de tous les droits hors procréation entre couples hétéro et couples homo est légitime, le "mariage pour tous" qui ne concernent  qu'une frange de la population a été particulièrement mal amené et à une période où une majorité de citoyens avaient des soucis autrement plus important avant tout économiques et d'emploi.... Quant à se mettre la moitié du pays à dos, je comprend mieux que ce soit avec la "loi travail" plutôt qu'avec ce "mariage pour tous"...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 04:59

Pour ce qui concerne Ranucci... le pull over rouge... et son auteur il y a des doutes pour ceux qui souhaitent en avoir ... mais c'est un autre débat.

Le problème de l'IVG libre service étant que l'avortement devient une méthode contraceptive... mais s'il faut s'attacher à ce genre de détail.

Pour ce qui concerne "l'égalité des droits" là je vais sourire.
Lorsque l'on est dans le cadre d'un couple hétéro il semble assez logique de s'attendre ou de souhaiter avoir un enfant.
Vouloir dans le cadre d'un mariage homo avoir des enfants, sauf si on est attardé mental, on devrait tout de même se douter que l'on sort quelque peu de ce que la nature permet.
Maintenant comme les bornes sont dépassées avec la bénédictions des institutions... allons y gaiement ! Y compris en transgressant les lois ...
Comme le dit un de nos hommes d'affaires célèbre on peut bien acheter un ventre... tout est possible.
Si le produit fini n'est pas conforme au bon de commande peut être pourra t on le faire reprendre en se faisant rembourser
Le droit à l'enfant lorsque l'on est dans une situation physiologique qui ne permet pas de procréer me semble une hérésie intellectuelle mais le droit à la stupidité existe donc pourquoi pas ?.
Prochaine étape le droit à l'avortement libre et remboursé par la sécurité sociale pour les homos masculins et les congés maternité pour les hommes ayant accouché.
Pas de raison de les priver d'un "droit"

Je ne plaisante pas il faut l'égalité pour tout et pour tous !

J'ai moi aussi le droit de m'éclater en disant n'importe quoi... encore que dans la logique des imbéciles il soit possible de s'y retrouver.


Dernière édition par tonton christobal le Mar 24 Mai 2016, 06:57, édité 3 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 05:00

matmut a écrit:
Tonton écrit:

Comme en 2005 avec la révolte des banlieues Sous la présidence de Jacques Chirac avec Sarkozy ministre de l'intérieur.

En 2005 l'état d'urgence n'a pas été mis en place pendant des mois... et c'est heureux...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 06:05

A l'intention de A.nonymous :

POur ce qui concerne le "pull over Rouge" et l'affaire Ranucci voila un extrait de ce que l'on trouve sur wiki machin... dans le sujet Gilles Perrault :

En 1978, il fait paraître Le Pull-over rouge, une enquête sur l'affaire Christian Ranucci sur la culpabilité duquel il émet plusieurs doutes. Il suit l'affaire au fil de la publication de ses ouvrages en 1995, 2004 et 2006. En 1990, il est condamné, à la suite d'une plainte pour diffamation déposée par les policiers ayant mené l'enquête, à verser 40 000 francs de dommages et intérêts à chaque plaignant, peine confirmée en Cour de cassation et majorée à hauteur de 70 000 francs par policier diffamé7. En 2008, il est de nouveau condamné pour diffamation envers les policiers dans le cadre de ses écrits sur l'affaire Ranucci (notamment son troisième livre sur l'affaire, L'Ombre de Christian Ranucci, paru en 2006) à verser 5 000 euros à chacun des quatre policiers diffamés8, jugement confirmé en appel en 2009 et majoré à hauteur de 10 000 euros pour chaque plaignant9.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gilles_Perrault

Pas de commentaire de ma part... si ce n'est qu'il est prudent de ne pas s'aventurer à évoquer ce dossier sans avoir de biscuit.
Je me fais un devoir de n'évoquer que des éléments accessibles facilement au commun des mortels... pour le reste j'ai de la réserve.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 07:52

La devanture du siège de la Fédération du PS de l'Isère a été visée dans la nuit de dimanche à lundi à Grenoble par des tirs d'armes à feu, a-t-on appris de source policière
©AFP, AFP
AFP, publié le lundi 23 mai 2016 à 20h34
Plus d'une trentaine de locaux du PS ou de permanences d'élus socialistes ont été ciblées depuis la fin février, début de la contestation contre la loi El Khomri, subissant notamment diverses dégradations, indique lundi la rue de Solférino.
Le secrétaire national du PS et député de Haute-Garonne, Christophe Borgel, avait déjà évoqué la semaine dernière le chiffre de "plus de trente parlementaires victimes de ce type d'agissements", après que l'entrée de sa propre permanence parlementaire a été murée à Toulouse.
De source policière, on avançait lundi le chiffre d'une douzaine de permanences PS dégradées, voire parfois attaquées.
Le dernier incident survenu dans la nuit de dimanche à lundi, des tirs d'armes à feu à Grenoble contre la devanture du siège de la Fédération du PS de l'Isère, a suscité toutefois une émotion particulière.
"Un nouveau seuil a été franchi cette nuit", a dit le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, dans un communiqué, voyant dans la succession de ces affaires une "dérive funeste inconnue depuis les années 30".
C'est "une atteinte insupportable à la vie démocratique dans notre pays", a renchéri le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, en évoquant l'attaque survenue à Grenoble. Il a "condamné avec la plus grande fermeté" "ces actes inacceptables".
Selon une source policière, une douzaine d'impacts ont été constatés et six étuis de munitions de calibre 9 mm ont été trouvés sur la chaussée.
Des coups de feu ont été entendus vers 01h00 dans la nuit de dimanche à lundi par une habitante du quartier, situé à proximité de la gare de Grenoble. Le ou les auteurs des tirs ont pris la fuite avant l'arrivée de la police. Une enquête pour "dégradation volontaire avec arme" a été ouverte.
Aucune trace de revendication n'a été trouvée sur place.
"Le parquet attache beaucoup d'importance à cette affaire", a indiqué le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat, précisant qu'il avait saisi la police judiciaire de cette enquête.
- "Offense à la démocratie" - Dans son décompte des locaux ayant fait l'objet d'actes de vandalisme ces dernières semaines dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail, le PS énumère différents actes tels que des dégradations de permanences de députés socialistes, ou encore des saccages et tags, des vitres brisées, des serrures cassées, des locaux emmurés, ...
"Les dégradations de permanences d'élus et de formations politiques constatées ces dernières semaines sont, par essence, incompatibles avec l'exercice du pluralisme et la diversité des opinions garanties dans l'État de droit", a poursuivi Bernard Cazeneuve dans un communiqué, au sujet de l'affaire de Grenoble.  
"Depuis des semaines, nous dénonçons ces actes de violence qui s'aggravent de jour en jour. Depuis des semaines, nous appelons l'ensemble de la classe politique et des responsables syndicaux à réagir (...)", a commenté le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis.
"Des suites judiciaires seront évidemment données à cette affaire", a-t-il dit à propos des incidents survenus à Grenoble.
Le maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, a également condamné "avec force" ces tirs. "Cette dégradation nocturne de manière ultra-violente est intolérable (...) Ce genre d'action est une offense à la démocratie", a-t-il dit dans un communiqué.
Des députés signataires du projet de motion de censure "de gauche" ont aussi été ciblés, à l'instar d'Alexis Bachelay, élu des Hauts-de-Seine, qui s'est plaint récemment sur Twitter d'avoir vu la vitrine de sa permanence "lâchement souillée".

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Ces agissements sont totalement intolérables...

IL est à noter que lorsque ce sont des partis de droite ou de la supposée droite dite extrême qui sont visés le retentissement médiatique est moindre...
Doit on s'en étonner ? devient il urgent et salutaire de remettre en question une manière critiquable de faire de la politique en usage depuis trop longtemps ?

Fontenay n'étant pas à exclure de cette remise en question...

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mar 24 Mai 2016, 08:25

tonton christobal a écrit:
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Pour ce qui concerne "l'égalité des droits" là je vais sourire.
Lorsque l'on est dans le cadre d'un couple hétéro il semble assez logique de s'attendre ou de souhaiter avoir un enfant.
Vouloir dans le cadre d'un mariage homo avoir des enfants, sauf si on est attardé mental, on devrait tout de même se douter que l'on sort quelque peu de ce que la nature permet.
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Notez bien que j'ai écrit....

a.nonymous a écrit:
Si une égalité de tous les droits hors procréation entre couples hétéro et couples homo est légitime, le "mariage pour tous" qui ne concernent qu'une frange de la population a été particulièrement mal amené et à une période où une majorité de citoyens avaient des soucis autrement plus important avant tout économiques et d'emploi....
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Mer 25 Jan 2017, 02:07

a.nonymous a écrit:
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Sept entre 1969 et 1977 (Wikipedia) mais au moins une de trop, celle de Christian Ranucci vu les doutes qui existent sur sa culpabilité...
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tonton christobal a écrit:
Pour ce qui concerne Ranucci... le pull over rouge... et son auteur il y a des doutes pour ceux qui souhaitent en avoir ... mais c'est un autre débat.
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Hier suite au décès récent de Paul Lombard, l'avocat de Ranucci, sur RTL:

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/l-affaire-christian-ranucci-7786840040?estat_svc=s%3D219019211308%26svc_mode%3DP%26svc_campaign%3DOutbrain%26svc_partner%3DNO%26svc_position%3DInfo



Le podcast audio mp3 est intéressant....

http://www.rtl.fr/podcasts/download?url=http%3A%2F%2Fr.estat.com%2F1257706436658470913%2F7786886123_l-affaire-christian-ranucci.mp3&podcastId=5950579382&podcast=L%27heure+du+crime&episodeId=7786886123&episode=L%27affaire+Christian+Ranucci
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Libellule

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 06 Fév 2017, 05:24

matmut a écrit:
Tonton écrit:

Comme en 2005 avec la révolte des banlieues Sous la présidence de Jacques Chirac avec Sarkozy ministre de l'intérieur.

Que penser de ce qui se passe à Aulnay sous Bois?

D’après une source proche de l’enquête au Monde, des images de vidéosurveillance ont permis de cerner plus précisément le déroulé des faits, qui se sont passés jeudi, vers 17 heures, dans la Cité des 3 000. « On est sur un contrôle d’identité qui dégénère, il y a des échanges de mots mais on ignore ce qui se dit », précise cette source. Les quatre policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) d’Aulnay-sous-Bois se seraient scindés en deux binômes.

Deux agents « tentent de maîtriser l’individu » pendant que leurs deux collègues se placent dos à la scène, en sécurisation. « Assez rapidement, ils font usage de gaz lacrymogène », ce qui aurait eu pour effet de gêner un des policiers interpellateurs, au point qu’il se baisse au sol. « Son collègue est seul, il sort sa matraque télescopique et porte des coups au niveau des jambes de l’individu dans l’idée, on pense, de faire fléchir ses genoux. » La source ajoute : « D’après les images, le pantalon de la personne interpellée semble glisser tout seul. » Celle-ci aurait plutôt indiqué que ce sont les policiers qui le lui ont volontairement baissé.

« Sur la vidéo, on voit un coup de matraque télescopique, à l’horizontale, vers la victime. Le coup traverse le caleçon, nous pensons que c’est celui-ci qui entraîne la blessure. »
Le jeune homme, âgé de 22 ans, présente une section du sphincter anal et une lésion du canal anal de dix centimètres de profondeur. Une blessure qui lui vaut, à ce stade, soixante jours d’interruption totale de travail.

« Bien sûr qu’on est énervés ! (...) C’est vraiment dégueulasse. » Omar, un habitant qui a assisté à la scène, a également fait part de sa colère au Parisien et expliqué ce qu’il a vu :

« Ils sont arrivés sur place, ils ont giflé un petit. Par la suite le petit Théo a voulu s’interposer pour défendre son pote (...) et les flics ont pas aimé. Par la suite il a été violemment agressé par la police. »

Le parquet de Bobigny a ouvert, dimanche, une information judiciaire pour « violences volontaires en réunion avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique » contre les quatre policiers, selon les informations du Monde. Les quatre policiers, toujours en garde à vue, seront présentés au juge d’instruction dans la journée. Le parquet requiert le placement sous contrôle judiciaire.

Samedi, le parquet avait ouvert une enquête pour « viol en réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique ». Une qualification de viol qu’il n’a finalement pas retenue, dimanche, car, à son sens, il n’y a pas l’élément intentionnel de la pénétration : si la violence est bien volontaire, le policier n’aurait pas eu l’intention de frapper à cet endroit.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 06 Fév 2017, 05:40

J'attends avec intérêt la suite des évènements...

Nul doute que nous allons recueillir les fruits d'une politique réussie et que l'on trouvera quelques boucs émissaires.

Ce qui se passe en ce moment étant bien sur à imputer à sarko... certains ne savent sans doute pas qu'il n'est plus président et que la gauche est au pouvoir depuis bientôt 5 ans.
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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 06 Fév 2017, 06:49

Attendons en effet.
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Gérard

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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 06 Fév 2017, 08:03



c'est une arme dangereuse.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?   Lun 06 Fév 2017, 19:26

http://www.europe1.fr/societe/aulnay-sous-bois-un-policier-mis-en-examen-pour-viol-les-trois-autres-pour-violences-volontaires-2970134 a écrit:
Aulnay-sous-Bois : un policier mis en examen pour viol, les trois autres pour violences volontaires
A suivre!
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Sommes-nous toujours dans un Etat de droit ?
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