Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Partagez | 
 

 Réduction des budgets de recherche

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
a.nonymous



Messages : 12070
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Réduction des budgets de recherche   Lun 23 Mai 2016, 23:41

On ne peut que s'inquiéter avec ces huit grands chercheur de la volonté du gouvernement de réduire les budgets dédiés à la recherche en général et au CEA - énergie nucléaire et énergies alternatives - , au CNRS, à l’INRA - agriculture -  et à l'Inria - informatique et numérique - en particulier...

Alors que le gouvernement ne cesse d'organiser des shows tels que  "La France en 2025", la COP21, ... alors qu'il nous parle sans cesse de "transition énergétique", de "croissance verte", d'"économie numérique"... une telle réduction des budgets serait juste incompréhensible et inacceptable car elle obèrerait à n'en pas douter l'avenir du pays...


http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/23/coupes-budgetaires-dans-la-recherche-huit-grands-chercheurs-denoncent-un-suicide-scientifique-et-industriel_4924612_3232.html a écrit:
Coupes budgétaires dans la recherche : huit grands chercheurs dénoncent « un suicide scientifique et industriel »

LE MONDE | 23.05.2016 à 12h26 • Mis à jour le 23.05.2016 à 13h06

Un projet de décret a été présenté commission des finances de l’Assemblée nationale, mercredi 18 mai, annulant 256 millions d’euros de crédits sur la mission « recherche et enseignement supérieur ». La commission doit se prononcer sur ce texte mardi. Dans une tribune, publiée par « Le Monde », sept Prix Nobel et une médaille Fields (une récompense équivalente pour les mathématiques), dénoncent « un coup de massue » et décrivent des mesures qui « s’apparentent à un suicide scientifique et industriel ».

Hasards de l’actualité : nous avons appris le même jour que les dépenses de recherche et développement (R&D) de l’Etat fédéral allemand ont augmenté de 75 % en dix ans, et que le gouvernement français annulait 256 millions d’euros des crédits 2016 de la Mission recherche enseignement supérieur (Mires), représentant un quart des économies nécessaires pour financer les dépenses nouvelles annoncées depuis janvier.

Au sein de ces mesures, on note que les principaux organismes de recherche sont particulièrement touchés, le CEA, le CNRS, l’INRA et Inria, pour une annulation globale de 134 millions d’euros.

Nous savons combien les budgets de ces organismes sont tendus depuis de longues années. Ce coup de massue vient confirmer les craintes régulièrement exprimées : la recherche scientifique française, dont le gouvernement ne cesse par ailleurs de louer la grande qualité et son apport à la R&D, est menacée de décrochage vis-à-vis de ses principaux concurrents dans l’espace mondialisé et hautement compétitif de la recherche scientifique. Exemple parmi d’autres, le gouvernement américain vient de décider de doubler son effort dans le domaine des recherches sur l’énergie.



Ce coup d’arrêt laissera des traces, et pour de longues années

Ce que l’on détruit brutalement, d’un simple trait de plume budgétaire, ne se reconstruit pas en un jour. Les organismes nationaux de recherche vont devoir arrêter des opérations en cours et notamment limiter les embauches de chercheurs et de personnels techniques. Ce coup d’arrêt laissera des traces, et pour de longues années.

Le message envoyé par le gouvernement n’incitera pas non plus la jeunesse à se tourner vers les métiers de la recherche scientifique et de la R&D en général.

Une analyse récente de la société Thomson Reuters plaçait trois organismes français, le CEA, le CNRS et l’Inserm, parmi les dix organismes publics les plus innovants au monde, illustrant ainsi le fait que notre pays dispose bien de la recherche de base et d’une R&D de qualité, conditions nécessaires pour mener à bien le redressement économique du pays.

Nous sommes encore loin des 3 % du PIB fixés comme objectif pour les dépenses de R&D par la stratégie Europe 2020, et nous n’y parviendrons pas en fragilisant à ce point les principaux organismes de recherche. Les mesures qui viennent d’être prises s’apparentent à un suicide scientifique et industriel.

Dans ce monde incertain, la qualité de notre recherche est un atout considérable. La recherche française est un des pôles reconnus de la science mondiale multipolaire et nous devons maintenir et consolider cette position enviable. Car il n’y a pas de nation prospère sans une recherche scientifique de qualité. Puisse le gouvernement français entendre cet appel.



Françoise Barré-Sinoussi (Prix Nobel de physiologie ou médecine)
Claude Cohen-Tannoudji (Prix Nobel de physique)
Albert Fert (Prix Nobel de physique)
Serge Haroche (Prix Nobel de physique)
Jules Hoffmann (Prix Nobel de physiologie ou médecine)
Jean Jouzel (vice-président du groupe scientifique du GIEC, au moment où celui-ci reçoit le prix Nobel de la paix)
Jean-Marie Lehn (Prix Nobel de chimie)
Cédric Villani (médaille Fields)
Source: http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/05/23/coupes-budgetaires-dans-la-recherche-huit-grands-chercheurs-denoncent-un-suicide-scientifique-et-industriel_4924612_3232.html
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12070
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mer 25 Mai 2016, 09:27

"Les commissions des Finances de l'Assemblée nationale et celle du Sénat ont marqué mardi, séparément, leur désaccord avec les coupes budgétaires prévues par le gouvernement sur des fonds du CNRS et du CEA à hauteur de 114 millions d'euros, sur fond de vives protestations dans la recherche.
---/---
Au regard des enjeux de recherche de la France", la ponction globale de 114 millions d'euros en 2016 sur le Commissariat à l'énergie atomique [ et des Energies Alternatives ] et le Centre national de la recherche scientifique, "part importante de la trésorerie des deux opérateurs", "peut endommager de manière durable l'effort de recherche mené"




http://www.boursorama.com/actualites/coupes-budgetaires-cnrs-et-cea-desaccord-des-commissions-des-finances-de-l-assemblee-et-du-senat-avec-le-gouvernement-126ae3b477b878111b76a014047ad1c8 a écrit:
Coupes budgétaires CNRS et CEA: désaccord des commissions des Finances de l'Assemblée et du Sénat avec le gouvernement

AFP le 24/05/2016 à 19:34

Les commissions des Finances de l'Assemblée nationale et celle du Sénat ont marqué mardi, séparément, leur désaccord avec les coupes budgétaires prévues par le gouvernement sur des fonds du CNRS et du CEA à hauteur de 114 millions d'euros, sur fond de vives protestations dans la recherche.

Dans une salle inhabituellement garnie pour un mardi et après une vingtaine d'interventions, de gauche et de droite, les membres de la commission de l'Assemblée ont suivi l'avis de la rapporteure générale Valérie Rabault (PS) sur les "difficultés" des annulations de crédits touchant la Recherche et l'Enseignement supérieur.

"Au regard des enjeux de recherche de la France", la ponction globale de 114 millions d'euros en 2016 sur le Commissariat à l'énergie atomique et le Centre national de la recherche scientifique, "part importante de la trésorerie des deux opérateurs", "peut endommager de manière durable l'effort de recherche mené", est-il écrit dans le quatrième volet de l'avis, consultatif, sur un projet de décret d'avance détaillant plus d'un milliard d'euros d'économies.

La rapporteure générale y "recommande" de renoncer à ces annulations de crédits, jugeant que "d'autres solutions peuvent être envisagées pour respecter l'équilibre budgétaire, sans avoir à impacter l'effort de recherche".

Cet avis avait été écrit "avant que des tribunes puissent émerger sous des signatures extrêmement importantes", a tenu à préciser Mme Rabault, dans une allusion aux sept prix Nobel français et au lauréat de la Médaille Fields ayant dénoncé lundi la décision gouvernementale comme "un suicide scientifique et industriel".

Chef de file des socialistes de la commission, Dominique Lefebvre, qui aurait préféré une rédaction alternative, a évoqué les assurances gouvernementales que les économies ne viseraient que fonds de roulement et trésorerie.

De son côté, la commission des finances du Sénat a émis un avis défavorable sur le projet de décret d'avance du gouvernement, en particulier sur "la réduction des moyens alloués aux opérateurs de la recherche" ainsi que sur les annulations relatives aux aides à la pierre (150 millions d'euros), "incohérentes avec les engagements pris par le président de la République de sanctuariser voire d'augmenter ces crédits".

Autre motif de griefs pour les sénateurs, "le montant des crédits de paiement ouverts, soit 1,1 milliard d'euros (contre 308 millions d'euros dans le décret d'avance pris en mars 2015), justifiait leur inscription dans le projet de loi de finances pour 2016". Ces ouvertures de crédits sont pour l'essentiel liées à la mise en place du plan d'urgence pour l'emploi.

Les sénateurs affirment aussi que "certaines dépenses étaient parfaitement prévisibles", en particulier, l'allocation pour les demandeurs d'asile (ADA). Quant à l'annulation de 500 millions d'euros d'autorisations d'engagement sur le compte spécial "Participations financières de l'État", elle "surprend" les sénateurs "à l'heure où le gouvernement réfléchit à la recapitalisation de certaines entreprises du secteur de l'énergie".

La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a affirmé, lors des questions au gouvernement à l'Assemblée, que les coupes "n'auront aucun impact sur l'activité des organismes de recherche", martelant que "le gouvernement a toujours soutenu la recherche et continuera".

Copyright © 2016 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.
Source: http://www.boursorama.com/actualites/coupes-budgetaires-cnrs-et-cea-desaccord-des-commissions-des-finances-de-l-assemblee-et-du-senat-avec-le-gouvernement-126ae3b477b878111b76a014047ad1c8
Revenir en haut Aller en bas
Jean-Luc Carrier



Messages : 3
Date d'inscription : 21/04/2013

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Lun 30 Mai 2016, 02:59

Bonjour,
ce qui se joue aussi c'est l'emploi dans la recherche publique. La priorisation faite aux plans d'investissement d'avenir - PIA - et à l'agance nationale pour la recherche - ANR - a conduit ces dernières années à l'explosion d'emplois précaires dans la recherche publique...
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4122
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 69
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Lun 30 Mai 2016, 04:11

Jean-Luc Carrier a écrit:
Bonjour,
ce qui se joue aussi c'est l'emploi dans la recherche publique. La priorisation faite aux plans d'investissement d'avenir - PIA - et à l'agance nationale pour la recherche - ANR - a conduit ces dernières années à l'explosion d'emplois précaires dans la recherche publique...
En continuant ainsi, la recherche deviendra privée et orientée.
On peut s' offusquer de Monsanto, on lui fait un boulevard.
Revenir en haut Aller en bas
Gérard

avatar

Messages : 3376
Date d'inscription : 08/07/2010

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Lun 30 Mai 2016, 04:30

Bonjour Jean-Luc Carrier, nous vous retrouvons avec plaisir.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4122
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 69
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Lun 30 Mai 2016, 04:40

Jean-Luc Carrier a écrit:
Bonjour,
ce qui se joue aussi c'est l'emploi dans la recherche publique. La priorisation faite aux plans d'investissement d'avenir - PIA - et à l'agance nationale pour la recherche - ANR - a conduit ces dernières années à l'explosion d'emplois précaires dans la recherche publique...

Si l' on continue ainsi ce ne seront plus des emplois précaires dans la recherche mais des chômeurs, la recherche fondamentale assassinée.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12070
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 01:02

Voici une excellente nouvelle....


"Le président François Hollande a renoncé aux annulations de crédit de 134 millions d'euros dédiés à la recherche, ont annoncé lundi 30 mai le prix Nobel de physique, Serge Haroche, et le mathématicien Cédric Villani, reçus à l'Elysée avec quatre autres grands scientifiques. "


http://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/le-gouvernement-n-amputera-pas-le-budget-de-la-recherche_1475199.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe] a écrit:
Le gouvernement n'amputera pas le budget de la recherche

Le président François Hollande a renoncé aux annulations de crédit de 134 millions d'euros dédiés à la recherche, ont annoncé lundi 30 mai le prix Nobel de physique, Serge Haroche, et le mathématicien Cédric Villani, reçus à l'Elysée avec quatre autres grands scientifiques. Ils étaient les auteurs d'une tribune dans Le Monde évoquant des mesures qui représentaient selon eux "un suicide scientifique" .

M. Hollande "nous a fait part du fait que le gouvernement attachait une grande importance à la recherche (...) et qu'il ne fallait pas donner un signal décourageant", a déclaré M. Haroche. Il a dit qu'"il fallait au contraire que l'Etat se préoccupe du maintien de la recherche à un niveau d'excellence, en particulier dans le cadre de la compétition nationale", a ajouté le scientifique.

"Nous sommes soulagés et nous sommes satisfaits de voir que nos préoccupations, notre vision de la recherche, semblent partagées par le président et la ministre de l'Education nationale qui assistait à l'entretien", a ajouté M. Haroche.

François Hollande venait de recevoir cinq prix Nobel français et un lauréat de la Médaille Fields qui avaient exprimé la semaine dernière leur indignation suite à la décision du gouvernement de procéder à d'importantes annulations de crédits pour la recherche.

Serge Haroche, Françoise Barré-Sinoussi (prix Nobel de médecine), Claude Cohen-Tannoudji (physique), Albert Fert (physique), Jean Jouzel (vice-président du Giec au moment où il a reçu le Nobel de la Paix) et Cédric Villani (médaille Fields, la récompense la plus prestigieuse en mathématiques) avaient dénoncé ces coupes budgétaires qui s'apparentaient, selon eux, "à un suicide scientifique et industriel".
Source: http://www.francetvinfo.fr/sante/politique-de-sante/le-gouvernement-n-amputera-pas-le-budget-de-la-recherche_1475199.html#xtor=AL-79-[article]-[connexe]
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4122
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 69
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 01:26

En complément :
http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-fiscalite/budget-financement/combien-coute-un-brevet_1526713.html a écrit:
Déposer un brevet a un coût - généralement de 3 500 à 5 000 euros - que certaines entreprises, surtout les plus petites, hésitent à investir. "Souvent, les entreprises attendent d'être victimes d'un premier litige avant de s'intéresser à la propriété intellectuelle", déplore Martine Planche, responsable du département brevet à l'INPI organisme qui délivre ces titres. Or une entreprise qui rechigne à protéger son innovation technique risque en effet de voir son procédé repris par une autre société, voire d'être attaquée en contrefaçon par cette entreprise qui, elle, aura breveté l'innovation
.

Cela n' est pas gratuit.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12070
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 01:49

Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14039
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 02:57

@mamiea En quoi ferait-on un boulevard à Monsanto. J'aurai plutôt dit que Monsanto se fraie lui-même des boulevards en passant par bulldoseurs (joker pour le jeu de mots) ès pesticides et Ogm pour autoalimenter son autoroute à profits en rendant ses clients dépendants.
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/monsanto-pesticides-et-ogm_1492170.html

Ps je salue également Jlc qui a raison de souligner la précarisation de la recherche publique.

http://www.lopinion.fr/edition/autres/cash-recherche-103586
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4122
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 69
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 03:59

Libellule a écrit:
@mamiea En quoi ferait-on un boulevard à Monsanto. J'aurai plutôt dit que Monsanto se fraie lui-même des boulevards en passant par bulldoseurs (joker pour le jeu de mots) ès pesticides et Ogm pour autoalimenter son autoroute à profits en rendant ses clients dépendants.
http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/monsanto-pesticides-et-ogm_1492170.html

Ps je salue également Jlc qui a raison de souligner la précarisation de la recherche publique.

http://www.lopinion.fr/edition/autres/cash-recherche-103586
Si l' on ne fait plus de recherche fondamentale, on ne risque pas déposer des brevets (par exemple sur les semences) et donc on laisse la voie libre à des société comme Monsanto, Bayer et j' en passe qui elles ne se priverons pas de breveter le vivant et le faire payer.
Un exemple : les semences de maïs ou de blé breveté par des sociétés privées ne peuvent plus être libre de droit autrement dit un agriculteur ne pourra pas faire ses propres semences à partir de celles qu' il a achetés.
Résumer Monsanto aux pesticides et aux OGMs est quelque peu réducteur :http://www.monsanto.com/global/fr/pages/default.aspx
quelques exemples :
Citation :
Seminis est la marque des semences potagères pour les cultures de plein champ et d’abris dont les principales espèces sont la laitue, le melon, le poireau, l’oignon, le chou-fleur, le brocoli et la courgette.

Elle s’adresse aux professionnels du secteur tels les producteurs spécialisés et les pépiniéristes. Seminis est également la marque pour les cultures destinées aux industriels du surgelé et de la conserve, notamment le pois, le haricot, le maïs doux et l’épinard.

logo-deruiterDe Ruiter Seeds est la marque des semences potagères pour les cultures sous serre et pour les porte-greffes. Les principales espèces sont la tomate, le concombre, le poivron et l’aubergine. Elle s’adresse aux producteurs spécialisés et aux pépiniéristes.

* Les marques Asgrow, California, Petoseed et Royal Sluis sont des marques de semences potagères de Monsanto au Maghreb.

Depuis notre grand maître de l' Elysée a enclenché la marche arrière en bon danseur de paso doble .
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12070
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 04:19

mamiea a écrit:
---/---
Un exemple : les semences de maïs ou de blé breveté par des sociétés privées ne peuvent plus être libre de droit autrement dit un agriculteur ne pourra pas faire ses propres semences à partir de celles qu' il a achetés.
---/---

Sachant de plus que les semences qu'il produirait lui même à partir de ces semences achetées seraient stériles...

A voir "Solutions locales pour un désordre global" - 2010 (1h52) (Ne pas oublier d'afficher les sous-titres):

Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14039
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 04:56

La dépendance aux semences stériles protégées des insectes par des insecticides auto produits, c'est bien cela Monsanto. +1

Bayer et Monsanto étant à mettre dans le même panier.
https://www.zamanfrance.fr/article/bayer-monsanto-vers-inondation-marche-europeen-ogm-pesticides-21711.html

On est bien sûr le boulevard du contrôle alimentaire du non-vivant modifié génétiquement et chimiquement compatible avec la chimie brevetée elle aussi.

Extraits :

Bayer-Monsanto : vers une inondation du marché européen par les OGM et les pesticides ?

Le groupe allemand Bayer souhaite racheter l’américain Monsanto, spécialiste des semences OGM, et créer ainsi un géant des pesticides, engrais et cultures génétiquement modifiées.

Le groupe de chimie-pharmacie allemand Bayer, connu pour fabriquer, entre autres, les pesticides dits «tueurs d’abeilles», convoite l’américain Monsanto, spécialiste des semences OGM, fabricant de l’herbicide Roundup tout autant controversé. Lundi 23 mai, Bayer s'est dit prêt à faire un chèque de 62 milliards de dollars, soit environ 55 milliards d’euros.

«Un mariage infernal et désastreux»

«Monsanto ne pourrait pas être plus impopulaire qu'en Allemagne», lance à l'AFP Anne Isakowitsch, une militante berlinoise du groupe de pression Sum of Us, qui vient de lancer une pétition contre le rapprochement avec Bayer.

Une union des deux géants serait, selon cette militante, «un mariage infernal, désastreux», avant d'ajouter que «la plus grande peur, c'est que Bayer cherche à acheter Monsanto pour inonder le marché européen d'OGM».

Peter Spengler, analyste chez DZ Bank, va plus loin. Cité par l’AFP et relayé par Libération, il estime que cette acquisition représenterait «une chance, qui n’arrive qu’une fois dans sa vie, de dominer le marché agricole mondial».

L'objectif serait de contrôler un maximum de brevets

Ce mariage aurait pour objectif de contrôler un maximum de brevets, en particulier sur les OGM.

Et ainsi de pouvoir vendre aux agriculteurs un «paquet complet», incluant les semences et les engrais et pesticides chimiques qui vont avec.

Pour Guy Kastler, de la Confédération paysanne, l'agriculteur sera «totalement sous la dépendance d’une seule entreprise», rapporte Libération.

«Et ces multinationales, de plus en plus grosses, auront encore plus de poids sur les gouvernements pour faire passer des réglementations qui obligeront les agriculteurs à utiliser leurs produits», explique Guy Kastler, avant d'ajouter «Regardez la guerre qu’elles font déjà aux semences paysannes, désormais encore plus menacées d’appropriation par les brevets sur les 'new breeding techniques', ces nouveaux OGM que les firmes rêvent de pouvoir vendre sans étiquetage».

«Une menace pour l’ensemble des citoyens»

Il voit dans cette acquisition une «menace pour l’ensemble des citoyens» qui perdraient souveraineté politique et indépendance alimentaire.

Pour Arnaud Apoteker, ex de Greenpeace et co-organisateur du «tribunal contre Monsanto», «si ces fusions dans l’agrochimie se font, tout le système agricole mondial se trouvera entre les mains de trois conglomérats en mesure d’imposer des politiques agricoles basées sur les semences OGM et leurs pesticides associés».
Revenir en haut Aller en bas
mamiea

avatar

Messages : 4122
Date d'inscription : 11/06/2010
Age : 69
Localisation : Fontenay sous Bois

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 18:22

a.nonymous a écrit:

Sachant de plus que les semences qu'il produirait lui même à partir de ces semences achetées seraient stériles...

Oui il est bon de mettre "stérile" au conditionnel, car cet argument sert à Monsanto pour attaquer en justice des agriculteurs qui "auraient volé des semences" alors que preuve a été faite que ces produits s' ensemencent naturellement (dispersion par le vent) et ne sont pas stériles.
Revenir en haut Aller en bas
Libellule

avatar

Messages : 14039
Date d'inscription : 24/01/2012

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Mar 31 Mai 2016, 18:31

La technique élaborée est très particulière. La première génération n'est pas stérile. Mais la seconde ne pousse pas à l'identique de la première. Ce qui ne permet pas la reproduction de qualité à l'identique. Le "génétiquement modifié" est volontairement rendu instable en cas de nouvelle mise en semence.

La première génération de plantes génétiquement modifiées commercialisées pour l’agriculture, depuis bientôt vingt ans, consistait surtout en deux types de transgènes intégrés à la majorité des cultures GM (maïs, soja, coton, colza...) : un transgène de production d’un insecticide par la plante ou un transgène de tolérance à un herbicide, le plus souvent le Roundup de Monsanto (70 % des cultures américaines).

La seconde génération consiste elle à combiner ces différentes modifications dans une même plante, en « empilant les traits », jusqu’à obtenir un OGM capable de produire jusqu’à 6 insecticides et tolérer au moins deux herbicides différents (technologie Smartstax).

Jeudi 15 janvier 2015, Monsanto obtenait ainsi le feu vert du Ministère de l’Agriculture (USDA) pour la commercialisation de semences OGM nommées Roundup Ready Extend destinées à tolérer un mélange de deux herbicides combinés : le Roundup et le Dicamba. Si la combinaison de deux herbicides dans une formule unique est une nouveauté, le dicamba est une molécule ancienne, de la classe des herbicides provoquant des perturbations hormonales chez la plante, et commercialisé depuis 1967.

Il semblerait bien que la mode soit à faire du neuf avec de l’ancien dans le secteur des biotechnologies : Dow AgroSciences cherche également à mettre sur le marché des OGM tolérants le 2,4-D, un des ingrédients de l’Agent orange, un défoliant militaire utilisé pendant la guerre du Vietnam.

Pour Robin Mesnage, chercheur au King's College de Londres au département de génétique médicale et moléculaire : Le dicamba est connu pour son fort potentiel de dispersion, or malgré son ancienneté, les scientifiques savent relativement peu de chose des effets de ces pesticides sur l’homme aux doses retrouvées dans l’environnement. Cette classe de pesticides agit comme des hormones, mais ces molécules ne sont jamais testées comme de potentiels perturbateurs endocriniens. Par ailleurs, ces pesticides sont toujours testés séparément alors que leur usage en mélange devient la norme.

Quant à l’empilement des traits de production d’insecticide, la revue de référence Nature Biotechnology publiait le 19 janvier 2015 que les différentes toxines produites par les OGM de seconde génération n’étaient pas assez différentes pour que la stratégie de combinaison soit réellement efficace. En réalité, les « différences » minimes qui existent servent surtout aux entreprises pour déposer des brevets et payer moins de royalties à la concurrence.

Les « super mauvaises herbes » envahissent les champs

Ces nouveaux OGM doivent répondre à un fléau auquel sont confrontés les cultivateurs américains : le développement, chez les parasites ciblés, de résistances aux pesticides, insecticide ou herbicide, associés aux OGM. Ainsi, en Inde ou aux États-Unis comme le rapportait le Wall Street Journal, « la bataille contre les insectes ravageurs est en train d’être perdue » suite aux mutations leur permettant de résister à l’insecticide Bt des plants de coton OGM. Même phénomène avec le développement de l’amarante résistante au glyphosate, molécule dite « active » du Roundup, dans les champs de soja et maïs GM américains.

Un organisme de chercheurs répertorie aujourd’hui plus de trente espèces de « super mauvaises herbes » résistantes au glyphosate sur le territoire national. Selon le cabinet Stratus, spécialisé dans l’audit de l’agrobusiness, depuis 2012 le phénomène est hors de contrôle, touchant plus de 50 % des agriculteurs américains, et jusqu’à 92 % dans l’État céréalier de Georgie pour le seul glyphosate. De nombreuses autres molécules sont aussi affaiblies par l’expansion galopante des résistances naturelles.
Revenir en haut Aller en bas
a.nonymous



Messages : 12070
Date d'inscription : 31/05/2011

MessageSujet: Re: Réduction des budgets de recherche   Ven 10 Juin 2016, 11:51

Jean-Luc Carrier a écrit:
Bonjour,
ce qui se joue aussi c'est l'emploi dans la recherche publique. La priorisation faite aux plans d'investissement d'avenir - PIA - et à l'agance nationale pour la recherche - ANR - a conduit ces dernières années à l'explosion d'emplois précaires dans la recherche publique...



Un article qui explique assez bien le rôle que les gouvernements qui se sont succédé entendaient et entendent faire jouer à l'ANR.... Dans l'état, la situation actuelle risque d'être désastreuse pour le futur...


"D’une part, les crédits de l’ANR en croissance rapide au début ont été dégagés au détriment des crédits directement versés aux organismes de recherche, réduisant ainsi leur capacité à conduire une politique scientifique. Et d’autre part, le gouvernement a sans cesse voulu la contrôler étroitement, par la nomination des dirigeants de l’ANR comme par la volonté d’y imposer une politique scientifique en écartant, par exemple, tout conseil scientifique doté d’un minimum d’indépendance pour l’élaborer. L’objectif était en particulier de « réorienter » la recherche publique vers les besoins des entreprises au détriment de la recherche de base."


http://huet.blog.lemonde.fr/2016/06/09/politique-de-la-recherche-demission-de-masse-a-lanr/ a écrit:
9 juin 2016
Politique de la recherche : démission de masse à l’ANR

Cela va de plus en plus mal à l’Agence nationale de la recherche (ANR). Cette agence de financement sur appel d’offre compétitif vient d’encaisser un coup dur avec la démission, le 6 juin, de la totalité des membres de son comité chargé d’évaluer et classer les projets déposés par les chercheurs en mathématiques et informatique. Une démission « en bloc », expliquent-ils, pour « protester contre la confiscation des choix scientifiques par une gestion entièrement administrative ». Le comité, animé par son président Christophe Besse (professeur de mathématiques, Université Toulouse 3), Marie-Claude Arnaud (professeur de mathématiques, Université d’Avignon) et Max Dauchet, (professeur émérite d’informatique, Université Lille-1), ne transmettra donc pas ses travaux à la direction de l’ANR.



Contradiction d’origine

Cette nouvelle crise puise ses racines dans la contradiction d’origine de cette agence. Elle fut créée il y a 12 ans par le gouvernement de l’époque en organisant la confusion entre une demande de certains chercheurs lors du mouvement de protestation de 2004, lancé par Sauvons la recherche, animé notamment par Alain Trautmann, et la volonté du pouvoir politique de comprimer les dépenses de recherche tout en les contrôlant de manière plus serrée. La volonté des chercheurs qui soutenaient cette idée était de faciliter l’accès à l’indépendance scientifique et budgétaire des jeunes chercheurs relativement à la structure des laboratoires ou des instituts (ex-départements) du CNRS ou d’autres organismes. Et de profiter de cette nouvelle manière d’attribuer les crédits pour obtenir une augmentation de l’enveloppe globale de recherche.

Le résultat fut à l’inverse. D’une part, les crédits de l’ANR en croissance rapide au début ont été dégagés au détriment des crédits directement versés aux organismes de recherche, réduisant ainsi leur capacité à conduire une politique scientifique. Et d’autre part, le gouvernement a sans cesse voulu la contrôler étroitement, par la nomination des dirigeants de l’ANR comme par la volonté d’y imposer une politique scientifique en écartant, par exemple, tout conseil scientifique doté d’un minimum d’indépendance pour l’élaborer. L’objectif était en particulier de « réorienter » la recherche publique vers les besoins des entreprises au détriment de la recherche de base. Lors du premier budget de l’ANR, le programme « blanc », autrement dit libre des préconisations politiques, ne récupérait ainsi que 10 % du total. Cette volonté ne fut pas totalement un succès. J’ai souvent entendu des membres des comités de l’ANR me dire en souriant qu’ils avaient à gérer des programmes prévus pour de la recherche aval ou finalisée les transformer sans le dire en soutien à la recherche de base qu’ils estimaient nécessaire.




Mais les politiques gouvernementales aboutissant à trop priver les organismes ou les universités de crédits de recherche frais, hors salaires, les appels d’offre de l’ANR sont devenus un passage obligé pour des recherches qui auraient pu et du être décidées, de manière beaucoup plus rapide et organisée, par les directions de laboratoires et d’organismes. La traduction concrète en fut la rapide dégradation du ratio entre les projets déposés et les projets financés, aboutissant à une énorme frustration. Dès 2009, je faisais ici le bilan des cinq premières années de l’ANR, soulignant que l’Agence arrosait pour l’essentiel « là où c’est déjà mouillé » – les laboratoires déjà très bien notés et pourvus – traduisant ainsi le fait qu’elle remplaçait des crédits qui transitaient, auparavant, de manière plus rapide, par les directions d’organismes. Et que l’on était déjà descendu à 22 % de projets financés chaque année.



Episode navrant

La situation allait ensuite empirer. Pour atteindre, en 2014, 90 % des projets refusés. D’où la succession de crises, de protestations de chercheurs et de membres des comités, dénonçant une loterie très éloignée d’une politique scientifique rationnelle et ambitieuse. La démission en masse d’un Comité d’évaluation démontre que la politique suivie sur ce point par le gouvernement de François Hollande n’a fait que poursuivre celle conduite par son prédécesseur. Avec les mêmes résultats, participant au décrochage de la France dans le concert international de la recherche.

L’épisode navrant des crédits 2016 annulés brutalement par Bercy et Najat Vallaud-Belkacem, puis rétablis piteusement par François Hollande après un énorme coup de colère des Nobel, signale assez bien la couleur de cette politique sans ambitions. De même que la confirmation de l’annulation des crédits destinés aux universités – curieusement la Conférence des présidents d’université reçue par le président de la République s’y est résignée. Quant à Thierry Mandon, totalement écarté dans l’affaire des crédits annulés, son intervention récente est pour le moins surprenante.

Parler d’un « nouveau pacte » pour la recherche, en fin de mandat quinquennal, alors qu’il n’a pas un kopeck à mettre sur la table, est étonnant. Affirmer que la précarité dans les laboratoires constitue une « préoccupation majeure et une priorité » est étrange alors qu’ingénieurs, techniciens et jeunes post-doctorants quittent les laboratoires par centaines après des CDD à répétition sans aucune action gouvernementale pour freiner l’hémorragie.

Cerise sur le gâteau : Thierry Mandon réaffirme son soutien total à l’énorme niche fiscale du Crédit d’impôt recherche (CIR) dont il est évident que près de la moitié des six milliards pourraient être récupérés par l’Etat sans rien changer à l’effort de recherche privé. Et trois milliards… c’est l’équivalent du budget du CNRS.



Ci-dessous, la déclaration du Comité mathématiques et informatique de l’ANR :

Le Comité d’évaluation scientifique en mathématiques et en informatique de l’Agence nationale de la recherche démissionne en bloc pour protester contre la confiscation des choix scientifiques par une gestion entièrement administrative

Le 1er juin, à l’issue de trois jours d’évaluation scientifique, le comité en mathématiques et en informatique (CES 40) a décidé unanimement de ne pas transmettre ses conclusions à l’ANR. Ses membres refusent de servir de caution scientifique et déclineront toute sollicitation ultérieure de l’ANR dans les conditions actuelles.

Le comité conteste l’opacité du processus de sélection. A ce jour, le nombre de projets financés est déterminé en proportion du nombre de projets soumis, sans que les comités aient la maîtrise du seuil d’acceptation, ou la connaissance de l’enveloppe budgétaire attribuée. Or, loin d’être uniquement des informations financières ou administratives, ce sont des éléments scientifiques essentiels sans lesquels les comités ne peuvent élaborer une proposition cohérente.

L’addition des contraintes budgétaire et administrative conduit mécaniquement à un taux d’acceptation trop faible pour être incitatif. Or, la constitution d’un dossier de qualité exige un temps important, que de moins en moins de collègues accepteront d’investir au vu du taux de succès qui a cours. Cela s’est traduit par une diminution de plus de 20 % du nombre de projets soumis dans le CES 40 qui entraîne à son tour une baisse du nombre de projets financés. L’ANR manque donc l’occasion de soutenir un nombre important de projets à fort impact.

Le comité s’inquiète aussi de la perte annoncée de son indépendance, puisque son président sera désormais employé par l’ANR.

Les membres du comité demandent à la direction générale de l’ANR la mise en place un nouveau mode de fonctionnement. Ils souhaitent un meilleur contrôle du processus de sélection, de manière à mettre en œuvre une politique scientifique cohérente qui respecte les spécificités de chaque discipline, au service de la stratégie nationale de la recherche.

Les membres du CES 40, unanimes :
– Christophe BESSE, Président du CES 40, Professeur de Mathématiques, Université Toulouse 3
– Marie-Claude ARNAUD, Vice-Présidente du CES 40, Professeur de Mathématiques, Université d’Avignon
– Max DAUCHET, Vice-Président du CES 40, Professeur émérite d’Informatique, Université Lille 1
– Mourad BELLASSOUED, Professeur de Mathématiques, Université de Tunis El Manar
– Oliver BOURNEZ, Professeur d’Informatique, Ecole Polytechnique
– Frédéric CHAZAL, Directeur de Recherche en Informatique, INRIA Saclay
– Johanne COHEN, Chargée de Recherches en Informatique, CNRS, Université Paris Sud
– François DENIS, Professeur d’Informatique, Université Aix-Marseille
– Bruno DESPRES, Professeur de Mathématiques, Université Paris 6
– Arnaud DURAND, Professeur de Mathématiques, Université Paris Diderot
– Alessandra FRABETTI, Maître de Conférence en Mathématiques, Université Lyon 1
– Jin Kao HAO, Professeur d’Informatique, Université d’Angers
– Tony LELIEVRE, Professeur de Mathématiques, Ecole des Ponts ParisTech
– Mathieu LEWIN, Directeur de Recherche en Mathématiques, CNRS, Université Paris Dauphine
– Gaël MEIGNIEZ, Professeur de Mathématiques, Université Bretagne Sud
– Sophie MERCIER, Professeur de Mathématiques, Université de Pau et des Pays de l’Adour
– Johannes NICAISE, Professeur de Mathématiques, Imperial College Londres
– Lhouari NOURINE, Professeur d’Informatique, Université Blaise Pascal
– Jean-Michel ROQUEJOFFRE, Professeur de Mathématiques, Université Toulouse 3
– Alessandra SARTI, Professeur de Mathématiques, Université de Poitiers
Source: http://huet.blog.lemonde.fr/2016/06/09/politique-de-la-recherche-demission-de-masse-a-lanr/
Revenir en haut Aller en bas
 
Réduction des budgets de recherche
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Réduction des budgets de recherche
» À la recherche de mes aïeux avant 1600 A.D.
» Besoin de vos talents pour une recherche en 2eme age !!!
» recherche ex M 908
» recherche meilleur prix cameleon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum du Plateau à Fontenay sous bois :: Expression citoyenne :: Tribune libre-
Sauter vers: