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 L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?

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Libellule

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MessageSujet: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 09:11

Il y a donc en Europe un moyen de faire rempart à l’extrême droite, et à son populisme, tout en ne donnant pas quitus aux partis politiques de gouvernement installés au pouvoir depuis des décennies et issus seulement de deux partis dominateurs.

Choisir un candidat à la présidentielle d’un pays, proche des combats écologiques, solidaires et citoyens, et sachant fédérer les forces capables de tenir la dragée haute aux grandes formations traditionnelles sociaux-libérales et/ou libertariennes conservatrices, sans pour autant laisser passer l’extrême droite, plus conquérante que jamais avec des arguments plus démagogiques les uns que les autres, est donc du domaine du possible.

Durant des années, Alexander Van der Bellen a capté l’attention d’un auditoire convaincu et militant, et a bénéficié d’une écoute bienveillante d’une large partie de la population, mais sans que cela se transforme en vote dans les urnes, le résultat des scrutins, souvent, se trouvant restreint par les modes électoraux en place.

Aujourd’hui, une majorité d’électeurs se sont portés sur son nom, alors même que les grands partis politiques ne se sont pas particulièrement manifestés en sa faveur pour l’aider à battre le candidat d’extrême droite au second tour.

Ceci a été rendu possible car cet écologiste s’est d’abord dit qu’il n’avait rien à perdre à se lancer en indépendant, pour s’éviter le parcours du combattant d’une investiture dans le cadre d’une primaire, à l‘accès forcément verrouillé. L’homme a su rester calme, serein, assistant avec amusement aux querelles que provoquait la lutte des égotistes professionnalisés au sein des grands partis sans y participer.

Alexander Van der Bellen n’a visé qu’une chose : que la maison commune son « Heimat »  trouve La « Cohésion »  dont elle a tant « Besoin » avec ce slogan d’une grande simplicité :
« Heimat braucht Zusammenhalt »

Il n’a pas, pour autant, cherché à cacher son image d’homme de gauche. Laissant les autres le qualifier de « Vert dehors, mais rouge à l’intérieur. Un socialiste, quoi. », une forme de Daniel Cohn Bendit autrichien, à bien y regarder. Sans qu’il y voit une quelconque insulte ou un quelconque dénigrement de la part de ses adversaires. Le « vert » de Van der Bellen défendant un socialisme écologique de type nordique, comme en Suède ou Norvège. Ce que René Dumont, le précurseur, qualifiait de  socialisme « de l’arbre et du jardin »,  cette forme d’éco-socialisme,  s’intéressant à des propositions théoriques à  traduire en actes.

Dans cette « civilisation de l’arbre et du jardin », tout à la fois marquée par le socialisme et l’écologie, la paysannerie est annoncée comme devoir jouer un rôle essentiel sur le constat du caractère insoutenable du développement industriel imposé par de grandes multinationales de l’agro alimentaire, et de la société de sur- consommation et de gâchis permanent.

La perspective de la catastrophe à venir et de l’absolue nécessité de tenter de la conjurer, pour faire en sorte que l’humanité puisse survivre et vivre dans une société plus juste, justifiant les alarmes émises à propos de l’épuisement prochain des ressources non renouvelables (eau, sol, énergies fossiles). Le gaspillage généralisé caractérisant, par ailleurs, la société urbaine occidentale, sans que personne réellement ne se mobilise pour y remédier, malgré le nombre de pics de pollution qui s’y multiplie.

Tout comme René Dumont en son temps, Alexander Van Der Bellen n’hésite pas à prôner une politique de recyclage généralisé,  le recours systématique aux énergies renouvelables et plus généralement aux technologies intermédiaires, et aux productions locales, la valorisation des déchets, sans oublier de privilégier la production de céréales au détriment de la viande. Apport de Théodore Monod, son ami pacifiste et citoyen du monde.

Il prône, aussi la production de biens de consommation orientée vers la satisfaction des besoins essentiels, ce qui remettrait de facto en cause la politique de l’obsolescence programmée des groupes industriels, et permettrait de s’attaquer au nombre de biens inutilement produits recyclables au sein de ressourceries adossées à l’économie sociale et solidaire.

Sur un plan plus politique, il prône enfin la lutte contre les hiérarchies et les inégalités sociales, par le biais de la planification démocratique, la quantité d’heures requises pour la production nécessaire aux besoins essentiels de la nation entre l’ensemble des demandeurs d’emplois. Autant d’axes que l’on retrouve dans les programmes écologistes des verts Européens, et en particulier chez Europe Ecologie Les verts, et ses partenaires animés par des valeurs de gauche.

Pour ne pas paraître idéaliste, Alexander Van der Bellen a su rappeler aussi, et souvent, les droits et surtout les devoirs des réfugiés, appelés à s’adapter au mode de vie de la maison commune, pour favoriser le mieux vivre ensemble.

Que ce candidat ait bénéficié de la crainte de "voir la droite pure et dure et l'extrême droite" l'emporter en Autriche, est à considérer comme une bonne nouvelle.

Que les partis « social-démocrate »  et « conservateur », au pouvoir depuis la Seconde guerre mondiale, aient subi une déroute historique au premier tour, sur fond de morosité économique risque d’interpeller pas mal de monde en France par les temps qui courent.

Il ne pourra être dit, par ailleurs, que c’est une victoire obtenue avec un fort taux d’abstention puisque on a pu compter sur plus de 70% de participation.

Voilà un homme qui n’a eu de cesse de vouloir concilier l'environnement et le social : une double exigence, sans oublier l'économie. Aujourd’hui ce sont des hommes comme Nicolas Hulot en France qui ne manquent pas de dresser un réquisitoire implacable sur nos modes de consommation, sur les réductions indispensables que nous devrons effectuer si nous voulons survivre.

Quelques phrases clefs nous éclairent sur ces intentions réelles :

Nicolas Hulot n’a-t-il pas dit « La société dans laquelle on est, ressemble à une espèce d'avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et ou à l'arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller »
Ou encore : « L'écologie est une magnifique occasion, peut-être même l'ultime occasion, de redonner du sens au progrès. L'écologie est aussi et surtout un problème culturel,le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux. »

Alors qui sait ? Pour l’anecdote on notera qu’en 2008, Alexander Van Der Bellen s’était lui aussi présenté en candidat alternatif à une primaire des écologistes. Mais ne l’avait pas remportée. La présidentielle 2016 a donc pour ce candidat écologiste un petit air de revanche. A méditer, non ?

http://www.liberation.fr/planete/2016/05/23/autriche-l-ecologiste-alexander-van-der-bellen-remporte-la-presidentielle_1454583


Dernière édition par Libellule le Mar 24 Mai 2016, 09:39, édité 2 fois
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Gérard

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 09:20

Tous les espoirs sont donc permis pour Mme Cosse. lol!
Ce nouveau président a 70 ans, cela me rappelle quelqu'un.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)


Dernière édition par Gérard le Mar 24 Mai 2016, 09:27, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 09:25

Pour Emmanuelle Cosse, j'en doute. Pour Cécile Duflot aussi. Alain Juppé a l'âge. Nicolas Hulot le profil du moment.Mais n'allons pas trop vite. Attendons de voir qui va se présenter in fine.
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vieux-breton

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 16:41

https://www.youtube.com/watch?v=MCDMCLwosIc

L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite ? ---> NON
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 17:25

Il suffit de laisser faire nos tronches molles des institutions européennes, encore quelques initiatives stupides dont ils sont friands et l'affaire sera bouclée.
Les Anglais partiront, ils seront remplacés par les Turcs et d'autres pays boucleront leurs frontières pour éviter l'arrivée massive de migrants
La France pratiquera sournoisement l'opération portes ouvertes en cachant la chose à sa population avec quelques conséquences internes aussi prévisibles que douloureuses.

Une équipe de bras cassés réussira en quelques années à flanquer par terre la maison Europe construite de rif et de raf à la va comme je te pousse par des apprentis sorciers. Ensuite ce sera le sauve qui peut général et on fermera la boutique.
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 18:28

Oui, non? Allez un avis parmi d' autres :

« Quoi qu’il arrive en Autriche, ça renvoie à la situation de notre pays », a insisté l’ancien président de la République…
« Ce qui se passe en Autriche », où un candidat d’extrême droite est au coude à coude avec un candidat écologiste dans la course à la présidentielle, « peut arriver » en France, a affirmé ce dimanche Nicolas Sarkozy.
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 18:32

Libellule a écrit:
Pour Emmanuelle Cosse, j'en doute. Pour Cécile Duflot aussi. Alain Juppé a l'âge. Nicolas Hulot le profil du moment.Mais n'allons pas trop vite. Attendons de voir qui va se présenter in fine.

A la place de Nicolas Hulot, je me méfierais de ces supporteurs intéressés. Nous avons un président sans expérience de la gouvernance, nous voyons ce que cela donne alors un Homme seul sans parti permettez moi d' avoir des doutes.
Tout comme pour l' Autriche il faut aussi gagner les législatives et a qui donner l' étiquette, le label "pour le président élu"?

Quand aux élections Autrichiennes, méfiance pas de triomphalisme et posons nous la question de savoir si ce vote est un vote d' adhésion ou un vote de refus?
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 18:53

Vous savez les pensées se construisent souvent de manière aléatoire. A quelques voix près, chacun aurait parlé du résultat de l'élection autrichienne d'une manière bien différente, d'autant que les pronostics étaient plutôt favorables à l'autre candidat. Là nous sommes invités à commencer à penser autrement.

Marine Le Pen face à un Nicolas Hulot talonné par François Bayrou ? Ce que les élections autrichiennes pourraient préfigurer pour 2017 si les mêmes causes produisaient les mêmes effets. Extrême droite en tête, écologiste et centriste comme challengers… Il y a de grandes ressemblances entre le premier tour des élections en Autriche et les sondages qui tentent de prévoir le résultat de l'élection présidentielle en France. Alors vite dégageons en touche pour nous empêcher d'y penser. Vite chassons de notre esprit la comparaison évidente.

Prétendre que cette élection ne serait pas sans précèdent, ce serait vouloir effacer un peu vite qu'un écologiste s'est hissé au second tour. Je le dis plus haut la leçon de démocratie est là : Exit le candidat du Parti social-démocrate et celui du parti conservateur qui se partageaient le pouvoir depuis 1945. Des résultats qui font réfléchir, reconnaissent en chœur, les élus français qui observent, sondage après sondage, le maintien de Marine Le Pen en tête du premier tour de 2017 et qui constatent, au fil des mêmes enquêtes d'opinion, que leurs électeurs ne veulent plus des candidats issus des partis traditionnels et refusent un duel Hollande/Sarkozy.

Mais jusqu'à présent, les responsables politiques se rassuraient en imaginant qu'au dernier moment, seuls dans l'isoloir, les Français opteraient finalement pour la sécurité, le déjà vu. L'exemple autrichien prouve aujourd'hui le contraire et laisse entrevoir l'esquisse d'un grand chamboulement dont les sondages donnent une petite idée.

Atlantico nous dit qu'un des derniers en date réalisé pour le magazine We demain accorde, par exemple, des scores importants à deux candidats non issus des partis traditionnels : de 9 à 11% pour Nicolas Hulot et 12% pour François Bayrou. Les similitudes sont grandes avec l'exemple autrichien. Comme Alexander Van der Bellen, Nicolas Hulot incarne l'aile libérale des écologistes et rassemblerait bien au-delà d'Europe Ecologie Les Verts là où Cécile Duflot est créditée de 1 à 2% dans les sondages.

Il a le mérite, aux yeux des électeurs, d’apparaître comme un homme désintéressé aussi bien financièrement qu'en termes d'ascension de carrière. Certes ,on peut mettre en avant son manque d'expérience contrairement à Alexander Van der Bellen, économiste de haut vol et élu au parlement depuis 1994. Mais bon, On peut ne plus se tromper sur le casting de ses collaborateurs, surtout, et constituer un gouvernement de compétences plus ou moins politiquement transversal, et pour ma part je reste convaincu que les Français préféreraient de mener une telle expérience avec Nicolas Hulot à la présidence qu'avec Marine Lepen.

http://www.wedemain.fr/Sondage-exclusif-Hulot-bouscule-les-lignes-de-la-...
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 19:38

La question est pourtant simple : Est-ce que la majorité des Autrichiens adhèrent aux projet du nouveau président ou bien la majorité ( à 30000 votes) été contre le candidat d' extrême droite ?
Plus près de nous Est-ce que la majorité des électeurs du "Haut-de-France" a voté pour le programme de Xavier Bertrand ou bien du genre :" tout sauf Marine Le Pen"?
Je crois que le président de région a intelligemment compris le message, ne serai-ce que par son changement dans sa vision politique.

Quand à Nicolas Hulot s' il a des idées sur l' écologie je crains que ses compétences s' arrêtent là.
Je le préfère en "poil à gratter" qu' otage de politiques professionnels.
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Gérard

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 19:40

Libellule dans sa grande et verte sagesse a écrit:
Mais n'allons pas trop vite. Attendons de voir qui va se présenter in fine.
Je relève cette phrase car elle est récurrente dans les messages de Libellule
Autant elle se justifie lorsque la présomption d'innocence est mise en cause, autant elle brise le rythme lorsque sur ce forum s'échangent des pronostics ou des supputations sur l'avenir économique, politique, les scrutins à venir.
Les joueurs du loto ou du PMU -dont je ne fais pas partie- vous diraient que le pronostic est une façon de maitriser le destin et de rêver
Demandez aux politiques qui vont se lancer dans une campagne si le wait and see est une stratégie de conquête.
L'évolution des événements dépend très souvent de l'action des hommes ou de leur inaction. Les écologistes nous rabachent ce refrain en permanence, faites ceci, ne faites pas cela. Vous en verrez peu, dire comme vous, attendons, soyons patients, nous verrons bien le moment venu.
Donc, avec votre permission, continuons à imaginer des scénarios, des évolutions, des événements.
Hulot? Pas Hulot? FN? Juppé? Hollande version 2.0? Sarko version b? Lemaire? Fillon? Un autre?
Et au plan local c'est encore plus facile, théâtre maintenant ou plus tard? Gautrais v.1 ou modification à la marge de Voguet 2.0? Lecoq en vedette au prochain salon? L'idéologie verte continuera-t-elle sa progression invasive comme le font certaines plantes ou espèces animales qui tuent ainsi un fond marin ou un espace naturel?
On en parle si on le souhaite, sans attendre. Comme le diraient vos amis, n'attendons pas qu'il soit trop tard, et si possible, agissons.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 20:11

La disruption de l'offre politique fait l'objet d'un autre sujet que j'ai ouvert sur ce forum. Lier ces deux sujets pourquoi pas? Personnellement je ne sais pas pré écrire ou présumer la volonté des gens de se présenter ou non, et le vote des électeurs que cela peut induire. Mais je sais poser des questions tout en faisant part de mon avis personnel, sans jamais mettre la charrue avant les boeufs. Autre expression que j'utilise de temps à autres.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Mar 24 Mai 2016, 20:22

Pour ce qui concerne l'Autriche les neuneus qui se réjouissent et triomphent ont bien raison... bientôt ils vont pleurer.
Sous peu le même problème va se poser dans d'autres pays et à partir d'un certain seuil se réjouir de gagner une élection d'une poignée de suffrages montrera les limites du système.

Entre les Anglais qui vont peut être quitter l'Europe, les Turcs qui vont y entrer, nos frontières passoires, nos lois françaises qui naturalisent à tour de bras, quelques attentats et la pression médiatique qui va à l'encontre de ce que veulent les gens en utilisant les subterfuges les plus éculés... je n'ai plus envie de rire.

Le raz de bol est général mais pour des raisons différentes, comme on est entrain d'y ajouter le fanatisme religieux et l'agitation de gens hors la loi qui n'attendent que le moment de tout flanquer par terre... nos brillant théoricien qui continuent à pérorer devant des micros devraient prendre garde.

Lorsque ça chauffe les premiers qui dégustent sont ceux qui on approvisionné la chaudière... comprenne qui pourra.
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 17:31

L'écologiste Alexander Van der Bellen a remporté l'élection présidentielle autrichienne. AFP

Ce lundi, l'Autriche n’est pas devenue le premier pays de l'UE à se doter d'un président d'extrême-droite, mais le second à élire un président écologiste. Contre toutes attentes, le dimanche 22 mai, le candidat Vert Alexander Van der Bellen a battu, sur le fil, le candidat de l’extrême droite à la présidence de la République d’Autriche. A compter du mois de juillet, il sera le deuxième chef d'Etat écolo des 28 Etats-membres de l'Union européenne, avec Raimonds Vejonis, le président Vert élu par la Lettonie en 2015.

"Pour qu'un écologiste soit élu président, il faudrait que les arbres votent." Coluche
Les arbres n'ont pas voté en Autriche, pas plus qu'en Lettonie. Ce sont bel et bien des hommes et des femmes qui ont fait mentir l'humoriste français en confiant démocratiquement à deux écologistes les manettes de leur pays. En l'occurrence, la majorité des députés du Parlement letton, pour Raimonds Vejonis, et celle du corps électoral autrichien, pour Alexander Van der Bellen.

Concernant ce dernier, "par défaut et seulement pour faire barrage à l'extrême-droite", qui serait la véritable gagnante de ses élections, avec près de 50% des voix, selon la docte analyse de la plupart des politologues et médias français. N'est-ce pas aller un peu vite en besogne ? Si Alexander Van der Bellen a effectivement su rallier au second tour de la présidentielle les suffrages de ses compatriotes, bien au-delà des seuls écologistes (c'est tout l'enjeu politique du deuxième tour d'une élection) c'est oublier qu'il avait éliminé la gauche traditionnelle autrichienne (le parti social-démocrate, SPÖ) dès le premier tour. Tout comme l'avait fait de l'autre côté de l'échiquier politique, son adversaire, le candidat d'extrême droite (FPÖ).

Echec des partis traditionnels
Les résultats de la présidentielle autrichienne traduisent donc peut-être surtout l’échec des deux partis qui se partagent le pouvoir depuis 1945, victimes d'une déroute historique au premier tour de l’élection. Et plus largement, le rejet grandissant des élites européennes traditionnelles qui campent sur leur pouvoir mais sont incapables, aux yeux d'électeurs de plus en plus nombreux, de solutionner les crises économiques, sociales, écologiques, migratoires et identitaires que traversent aujourd'hui leur pays, l’Europe et le monde. Des solutions d'"ouvertures" portées par les Verts à celles de repli et de "fermetures" défendues par l'extrême-droite, les quelque 6,4 millions d'électeurs autrichiens appelés aux urnes ont ainsi fait leur choix. Si la victoire de Van der Bellen sur Norbert Hofer (50,3% des voix contre 49,7%) ne s'est jouée qu'à un peu plus de 30.000 voix (31.026, exactement) et ne s'est pas faite, de toute évidence, sur les seules valeurs de l'écologie, elle montre qu'en Europe, face aux partis extrémistes nationalistes et eurosceptiques, il existe au moins une autre voie politique possible.

Mais qui est donc Alexandre Van der Bellen ?
" Je serai naturellement un président au-dessus des partis, pour tous". Alexander Van der Bellen
Le tombeur de Norbert Hofer (45 ans) a 72 ans. Fils de réfugié, Alexander Van der Bellen, ancien professeur d'université d’économie, qualifié de "brillant économiste" par les uns et de "fumeur d'herbe", de "pastèque, verte dehors et rouge dehors" ou encore de soixante-huitard attardé par d'autre, est né à Vienne en 1944 dans une famille d’origine hollando-russo-estoniennne. Passé d’abord par le SPÖ, le Parti social-démocrate, il est devenu député des Verts en 1994, avant de prendre en 1997 la direction du parti écologiste (Die Grünen), fonction qu’il occupera jusqu’en 2008. Durant cette période, les Verts présents au Parlement autrichien sont devenus la 4ème force du pays, derrière  le FPÖ, le parti d’extrême droite de son adversaire (Parti de la  liberté).

Le candidat des villes contre le candidat des champs ?
Dans une élection où la question migratoire a été au coeur des débats (le pays aux traditions d'accueil qui compte 8,5 millions d’habitants a accueilli la bagatelle de 90 000 demandeurs d’asile, soit près de 1% de sa population, lors de la crise des réfugiés de la fin 2015), Van der Bellen, candidat indépendant soutenu par les Verts, un parti qui a toujours défendu une société ouverte et multiculturelle, a fait campagne au centre, pour rassembler l’électorat modéré. Il a cartonné dans les villes, chez les femmes, les jeunes, les diplômés et les CSP +. Le nouveau président écolo qui entrera en fonction le 8 juillet prochain et succédera au social-démocrate Heinz Fischer, assure vouloir être "le président de tous les Autrichiens" et réconcilier les deux fractions du pays. Dès ce lundi, il a rendu sa carte du parti Vert et, dans son premier discours officiel à Vienne, a tendu la main aux électeurs de Hofer (en majorité des hommes, sans diplômes du second degré, des ouvriers, et des ruraux) que les incertitudes d'un futur lié à la mondialisation inquiètent. Pour Alexander Van der Bellen, un Vert plutôt libéral et pro-européen, la tache est particulièrement lourde : réformer, rassembler les deux Autriche que le scrutin a mis en évidence, et parvenir à stopper la montée de l'extrême-droite dans son pays d'ici à 2018, date des prochaines élections législatives.

Et Raimonds Vejonis ?
Bientôt un an que le 3 juin 2015, la Lettonie a porté à la fonction suprême un autre écolo. Raimonds Vejonis, co-président du parti les Verts et ministre de la Défense depuis 2014, était alors devenu le premier chef de l'Etat "100% écologiste" de l'Union européenne... et, sauf erreur, du monde. Marié et père de deux enfants, âgé de 49 ans, Raimonds Vejonis est né en Russie près de Pskov, où son père servait dans l'armée soviétique. Biologiste avant d'entrer en politique, nommé en 2002 ministre de l'Environnement, il a gardé ce portefeuille durant plusieurs gouvernements de coalition, jusqu'en 2011. Elu sur la liste de l'alliance populiste des Verts et Paysans, il est entré au Parlement en 2006. Soupçonné d'abord d'être moins résolu que son prédécesseur Artis Pabriks, dans le contexte du conflit ukrainien, car écologiste, il s'est montré très ferme face à la Russie (qui, il est vrai, n'aime pas beaucoup les écologistes). Outre le letton, le nouveau président de l'Etat balte parle aussi le russe et l'anglais. Il a succédé au centriste Andris Berzins, élu en 2011, qui n'avait pas souhaité se représenter.

Une présidente écolo pour l'ïle Maurice
Qui aurait cru, que l'un des trois petits Etats baltes, anciens pays satellites de l'Union soviétique longtemps opprimés par un régime communiste dictatorial, puis la très conservatrice Autriche, offriraient aux écologistes leurs premières grandes victoires électorales, alors même que l'Europe est en proie à la montée des populismes et de l'extrême-droite ? Soyons honnête : personne.
Et ailleurs dans le monde ? En juin 2015, Ameenah Gurib-Fakim, musulmane, est devenue la première femme élue à la présidence de l’archipel de Mascareignes, dont l'île Maurice. Une autre cheffe d'Etat écolo : la scientifique de renom et biologiste de stature internationale a fait de la défense de la biodiversité et de la lutte contre le réchauffement climatique ses priorités.

Cathy Lafon Article de  Sudouest.fr
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 18:35

@libellule :

Un peu d' humilité svp, laisser croire que c' est une victoire des écolos est aussi réaliste que de transformer le sable en or.
Est-ce que ces élus l' on étés sur leur programme ou bien en réaction contre l' extrême droite ?
Est-ce que Alexander Van der Bellen a converti les électeurs (15% de moins au premier tour) à l' écologie ou bien ne voulaient ils pas d' un extrémiste?

Est-ce que les écologistes sont majoritaires dans les assemblées ?
Un peu moins de publicité un peu plus de réalisme pour être convaincant.
La politique ne doit pas essayer de ce vendre comme un paquet de lessive, elle ne doit pas être le "nouvel OMO" si cher à Coluche. http://michel.buze.perso.neuf.fr/lavache/coluche_la_publicite.htm
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 19:08

Je ne fais rien croire, je fais une revue de presse d'articles que je choisis, quand je ne les écris pas moi-même (le premier article de ce sujet, vous l'aurez remarqué n'a pas permis à anonymous de parler d'un quelconque copier coller  alien  cat ). Mais oui, je suis d'accord avec vous ce n'est en rien une victoire ; c'est d'abord la conséquence de l'échec des partis traditionnels, et dans la foulée du rejet des idées extrêmes qui amènent à ce résultat. Je constate seulement que ces phénomènes de rejets et de repoussoirs n'empêchent pas une troisième alternative de trouver sa voie. La modération, la recherche du consensus, ... et le respect de l'environnement étant trois valeurs qui peuvent devenir majoritaires, sans autre procès d'intentions. Van der Bellen, n'ayant pas été élu par défaut, quoi qu'on en dise (73% de votants). Son passé socialiste ne lui ayant pas nui. Son profil à la Daniel Cohn Bendit vert-rouge-libéral ayant finalement plus séduit que celui d'un bleu-gris-tout aussi libéral. Profiter de l'occasion pour rappeler qu'en Lettonie aussi la defense de telles valeurs ont permis un succès de même type ailleurs en Europe, n'est pas interdit. study jocolor geek


Dernière édition par Libellule le Jeu 26 Mai 2016, 19:18, édité 1 fois
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Salamandre

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 19:16

Extrait choisi plus haut :
Citation :
Van der Bellen, candidat indépendant soutenu par les Verts, () a fait campagne au centre, pour rassembler l’électorat modéré.
()
Dès ce lundi, il a rendu sa carte du parti Vert

Pour se féliciter de la première élection d'un président Vert en Europe, il fallait se dépêcher : lundi soir il ne l'était plus (Vert)... Ressemble plus aux français de Rugy, Cosse, etc. qu'à Duflot ?
Bref, être ou avoir été écolo est compatible avec l'élection, mais pour convaincre la majorité des électeurs, l'essentiel est ailleurs.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 19:19

A Daniel Cohn Bendit, plutôt, en fait (parcours politique à peu près identique sur une durée longue). Rugy, Cosse Duflot, sont bien plus jeunes.

On peut avec Nicolas Hulot avoir un candidat écologiste, qui n'aura à abandonner aucune carte d'adhésion à un parti. Une adhésion à un parti étant dans le cas présent qu'une valeur négligeable, si on adhère à des convictions et aux trois valeurs qu sont la modération, le consensus et la défense de l'environnement. Un candidat dont la transversalité politique reste intéressant puisque ayant travaillé avec plusieurs présidents de la république sans parti pris (c'est le cas de le dire).
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 19:59

Libellule a écrit:
A Daniel Cohn Bendit, plutôt, en fait (parcours politique à peu près identique sur une durée longue). Rugy, Cosse Duflot, sont bien plus jeunes.

On peut avec Nicolas Hulot avoir un candidat écologiste, qui n'aura à abandonner aucune carte d'adhésion à un parti. Une adhésion à un parti étant dans le cas présent qu'une valeur négligeable, si on adhère à des convictions et aux trois valeurs qu sont la modération, le consensus et la défense de l'environnement. Un candidat dont la transversalité politique reste intéressant puisque ayant travaillé avec plusieurs présidents de la république sans parti pris (c'est le cas de le dire).

Le problème de Nicolas Hulot n' est pas Nicolas Hulot mais de ses soutiens. A moins de gouverner à coup de 49.3 ou bien à la méthode Recep Tayyip Erdoğan, sur qui pourra-t-il compter dans les assemblées ?. L' exemple actuel de gouvernance en France en est un bon résumé, élu au "tout sauf" avec une majorité hétéroclite ou chacun voulait que ses idées soient appliquées (les verts, les front de gauche les socialistes chacun son programme) et non un accord de programme avec le candidat.
Le résultat est que dans la défunte majorité on est arrivé au : "rien sauf".
Ce n' est pas encore pour 2017 que nous verrons fleurir de telles solutions.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Jeu 26 Mai 2016, 23:30

En France à chacun sa place. Le choix du premier ministre et la composition du gouvernement sera déterminante si Nicolas Hulot franchissait par inadvertance tous les obstacles pour l'amener à la présidence. Pas de charrue avant les boeufs. Comme d'habitude.
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 00:04

Libellule a écrit:
En France à chacun sa place. Le choix du premier ministre et la composition du gouvernement sera déterminante si Nicolas Hulot franchissait par inadvertance tous les obstacles pour l'amener à la présidence. Pas de charrue avant les boeufs. Comme d'habitude.
Encore faut-il que les bœufs soient attachés à la charrue, et dans le cas présent, sans une candidature officielle de NH, sans un programme de gouvernement, sans personne déterminé derrière ce programme alors oui ne prenez pas vos désirs pour des réalités faute de candidat on rappelle le pigeon d' il y a 5 ans.
Vous savez le candidat à l' investiture verte que ce parti a fusillé de façon lamentable.
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Salamandre

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 00:42

mamiea a écrit:
faute de candidat on rappelle le pigeon d' il y a 5 ans.
Vous savez le candidat à l' investiture verte que ce parti a fusillé de façon lamentable.

C'est clair que Nicolas Hulot doit être bien vacciné après cette expérience.
On peut ajouter les deux fois où les Verts dans la panade ont fait appel à Cohn-Bendit (aux élections européennes). Candidat qui les a bien tirés vers le haut, les deux fois.
Et puis une fois élus, les dirigeants verts ont dit à Cohn-Bendit d'aller jouer ailleurs : ils n'avaient plus besoin de lui.
Alors cette fois Duflot, il va falloir qu'elle assume - y compris au risque du score qui lui est promis dans les sondages, et qui explique son prudent retrait actuel.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 01:43

Mamiea. Nicolas Hulot fort des 800 000 membres de sa fondation n'a effectivement pas fait le nécessaire pour la mobiliser en 2012. Il est arrivé la même mésaventure en 2008 à Van der Bellen en 2008. Relire mes propos d'entame. Hulot depuis à pris effectivement de la bouteille. Duflot moins en se retirant du jeu elle-même. A sa décharge Hollande s'est pas mal éloigné des accords de gouvernement qu'avait signés Aubry. Mais ainsi va la vie.

Hulot nous dira sous peu si le job le tente. Il lui faudra récupérer des signatures pour commencer. Les premiers boeufs, dirais je. On va vers une déclaration nominative, et cela pourrait réserver des surprises de part sa bonne transversalité politique. Si il y allait. Et pour cela il faut déjà sortir aux moins les essieux, si ce n'est tout de suite la charrue.
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 02:06

@libellule :
A sa décharge Hollande s'est pas mal éloigné des accords de gouvernement qu'avait signés Aubry.

D' où l' erreur de casting, Aubry a signée au nom du PS pas au nom du candidat Hollande. Ne jamais oublier que les accords entre partis ne lient en aucun cas le candidat à ces négociations.
Les 800 000 adhérents de la fondation Hulot ne sont pas des soutiens à une idéologie politique et peuvent venir de tout partis (ou d' aucun) sinon ils seraient inscrit dans un parti et cela se saurait.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 02:33

D'accord sur ces deux points. C'Est pour cela que moi-même ne suis pas encarté.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 02:54

Il y a de la contradiction dans l'air
Je lis sous votre signature, Libellule, associée à celles de vos amis EELV, DANS LA TRIBUNE DES ÉLUS (magazine municipal 121 mai 2016)

Nous, écologistes, nous sommes contre tout présidentialisme sur la commune comme dans l'Etat.

Donc pas de candidat EELV, ni de voix pour ceux ou celles qui voudraient avoir le chapeau à plumes.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 03:36

Mais je n'envisage pas Nicolas Hulot comme devant concourir pour Eelv. Mais simplement pour les 3 valeurs que j'ai énoncées : la modération, la consensualité, l'écologie. Si quelqu'un d'autre à le profil adéquat, pas de souci. Un bon chef d'orchestre de cette partition est bien l'idée que je défends. Avec des amis de tous bords politiques. Pas uniquement avec le groupe qui m'a accueilli.

Si toute la classe politique s'en tenait à défendre des idées et des convictions plutôt que des égos, et des postes en politique, nous n'aurions pas à virer les hommes et les femmes politiques d'un mandat à l'autre. Et l'écologie serait une priorité bien mieux mise en avant.

Retrouver le sens du service devient une nécessité. Defendre ses convictions aussi.

J'ai été à bonne école avec René Dumont et Théodore Monod. Je n'ai guère dévié de leur enseignement en plus de 40 ans d'engagement constant dans la mouvance écologique, plutôt chargé d'humanisme social par ailleurs.

C'Est ce qui , entre autre, me fait dire que je suis d'abord un citoyen libre, bien avant l'idée d'être un élu qui devrait être fagocité par une quelconque dépendance idéologique avec un parti.

Depuis les disparitions de René Dumont, de Théodore Monod et de Jacques-Yves Cousteau, Hubert Reeves et  Nicolas Hulot tentent de reprendre leur entreprise d'éducation et d'alerte du plus grand nombre. Il leur reste à accepter d'assumer la prise de risques que comportent toute tentative de simplification, tout usage d'images ou de comparaisons pour que tous nous avancions dans la même direction sans forcément prendre des postures d' opposition, les uns vis à vis des autres.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 05:42

Il n'en demeure pas moins que vous signez un article déclarant votre opposition au présidentialisme et qu'au plan local, vous demandez au maire élu de minorer son rôle de "premier" de la commune, au bénéfice d'un collectif assurant l'exécutif.
C'est une conception qui va à l'encontre de la démocratie représentative classique et même au delà des idées que portent les promoteurs de la 6ième république et qu'ont un peu connu ceux qui vivaient sous la 4ième République.
Vous voudriez une sorte de Reine d'Angleterre, -God Save the Queen- avec un collectif décisionnel. J'imagine déjà mal ce que cela donnerait dans le pays, alors au plan local j'en frémis...

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 06:26

Un président ou un maire qui se croit seul à pouvoir décider n'est pas un bon chef d'orchestre.  Ce que vous appelez un collectif est, selon, un gouvernement ou un conseil municipal. Avec distribution d'instruments de musique par délégations confiées interposées. Je vous laisse à votre pseudo analyse royaliste. Smile Dieu sauvera qui bon lui semble. Smile Mais que cela ne vous empêche pas de frémir devant vos supputations erronées. lol!

Nicolas Hulot a su s'adapter aux présidents qui l'ont missionné, et ç'est un vrai atout.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 06:41

Alors pourquoi cette tribune et sa critique implicite de la gouvernance du maire démissionnaire ?
Vous étiez donc si étouffés ou frustrés par la baguette de votre précédent chef?

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 07:09

Vous créez de l'implicite où il n'y en a pas.
Ou cherchez l'interlude....

L'explicite est ici
http://fontenaysousbois.eelv.fr/election-du-nouveau-maire-de-fontenay-sous-bois/ Idea

Pour ouvrir un nouveau champ de réflexion en prévision de la présidentielle,  ce nouveau lien http://docpatrimoine.agroparistech.fr/spip.php?page=article&id_rubrique=120&id_article=411
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 08:12


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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 18:09

http://fontenaysousbois.eelv.fr/election-du-nouveau-maire-de-fontenay-sous-bois/ a écrit:
Nous écologistes, nous sommes contre un système institutionnel qui concentre tous les pouvoirs entre les mains d’un seul. C’est une des raisons importantes de la crise de la démocratie que connait notre pays, même si ce n’est pas la seule, car ce système favorise le manque de transparence, le poids des lobbys et des oligarchies financières, la prise de décisions dans de petits cercles à l’écart des institutions officielles. Nous n’en voulons pas au niveau du pays, nous souhaitons en voir limités les effets dans notre commune, tant sur le plan du fonctionnement de la majorité municipale que des rapports avec les habitantes et habitants de Fontenay.
Ce n’est pas un hasard si le programme Fontenay pour tous avait pour emblème la formule : une ville plus solidaire, plus écologique mais aussi plus citoyenne. Cela montre les limites de la démocratie représentative. Le fait de mettre un bulletin dans une urne et de laisser « aux affaires des élu-es » ne suffit vraisemblablement plus. D’où la nécessité de formes de démocratie plus participatives, associant les citoyennes et citoyens de cette ville.
L’action municipale est le fruit d’un travail collectif. Tout n’est pas parfait. C’est pourquoi, à l’occasion de l’élection du nouveau maire, nous écologistes, tenons à réaffirmer notre volonté d’un fonctionnement toujours plus collectif de la majorité municipale, et que Jean-Philippe Gautrais, après Jean-François Voguet, soit plus un animateur de la majorité municipale qu’un patron qui déciderait en lieu et place de sa majorité, comme cela se produit dans de nombreuses villes.
La majorité municipale continue donc. Cette nouvelle élection du maire, après deux ans de mandat, est l’occasion de faire un premier bilan pour mieux poursuivre à l’avenir.

Cet extrait est explicite, on est contre mais on vote pour (faut bien vivre) et on y participe, où est la cohérence.

Quand à la démocratie participative à Fontenay, il suffit de voir les méthodes de l' adjointe à la "démocratie locale" pour en être intimement convaincu.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 18:40

Quand on part d'une situation pas parfaite, et que l'on veut progresser, on s'engage au sein d'une équipe à aller vers ce mieux. Il est donné acte au rôle de Jean François Voguet qu'il fut un bon animateur de la majorité municipale, et qu'à ce titre il s'est distingué de ces maires qui ailleurs décide en lieu et place de leur majorité. Il est attendu de Jean Philippe Gautrais qu'il continue à œuvrer dans le même sens. Le discours que lui même a tenu lors de son investiture et les annonces qu'il a faites vont dans ce sens. Donc oui, la majorité municipale continue donc sur des bases solides et plus apaisées qu'en 2008.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 19:07

Libellule a écrit:
Quand on part d'une situation pas parfaite, et que l'on veut progresser, on s'engage au sein d'une équipe à aller vers ce mieux. Il est donné acte au rôle de Jean François Voguet qu'il fut un bon animateur de la majorité municipale, et qu'à ce titre il s'est distingué de ces maires qui ailleurs décide en lieu et place de leur majorité. Il est attendu de Jean Philippe Gautrais qu'il continue à œuvrer dans le même sens. Le discours que lui même a tenu lors de son investiture et les annonces qu'il a faites vont dans ce sens. Donc oui, la majorité municipale continue donc sur des bases solides et plus apaisées qu'en 2008.

C' est votre sentiment, pour ma part permettez moi d' avoir une autre vision extérieure et indépendante.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 20:58

Mamiea : Pas de souci. Je crois que vous ne mesurez pas totalement pourquoi parfois il faut mieux toujours chercher à se fédérer plus qu'à de se diviser.

Pour en revenir au profil de Van der Bellen : Son sérieux de professeur d'économie a rassuré à droite, son parcours chez les écologistes a convaincu à gauche : Alexander Van der Bellen a remporté l'élection présidentielle autrichienne grâce à un profil de rassembleur qui en a fait un rempart face à l'extrême droite. C'est quand même cela le sujet de ce fil.

Article de référence http://information.tv5monde.com/en-continu/autriche-victoire-de-l-ecologiste-rassembleur-rempart-contre-l-extreme-droite-109058

Cet Européen convaincu, ancien patron des Verts, n'a eu d'autre choix que de faire campagne au centre pour fédérer, dans cette élection à laquelle il s'est présenté sous une étiquette d'indépendant. Sa couleur de campagne n'a d'ailleurs pas été le vert, mais le jaune. Arrivé en deuxième position, loin derrière le FPÖ au premier tour, M. Van der Bellen, 72 ans, dit avoir ressenti "un élan" entre les deux tours. Plus modestement, il a été pour beaucoup d'électeurs "le moindre mal", comme l'ont écrit plusieurs journaux.

"On peut être très différents et se comporter avec respect les uns envers les autres", a-t-il voulu rassurer lundi dans sa première intervention après sa victoire.

Pendant la campagne, les T-shirts colorés à son effigie, les concerts de ses comités de soutien - jusqu'à une soirée techno ! - ont toujours semblé en décalage avec la personnalité austère, voire intimidante, de ce grand septuagénaire à l'éternelle barbe de trois jours.

Face à un adversaire d'extrême droite, Norbert Hofer, formé aux techniques de communication les plus sophistiquées, les secondes de silence d'Alexander Van der Bellen après les questions dans les débats télévisés ont souvent semblé une éternité. Cet économiste, ancien professeur d'université, est cependant passé à l'attaque entre les deux tours. "Vous ne comprenez rien à l'économie" ou "Je vous parle d'Europe : E-U-R-O-P-E, vous en avez déjà entendu parler ?", a-t-il lancé à Hofer comme pour faire sortir de son flegme un rival qui cultive sang-froid et affabilité. Les Verts autrichiens, le parti qu'il a dirigé plus de dix ans durant, jusqu'en 2008, ont également découvert de nouveaux accents à leur ancien patron, désormais défenseur de la "tolérance zéro" en matière de sécurité ou d'une restriction du droit d'asile pour les "migrants économiques".

Sans consignes de vote en sa faveur des partis social-démocrate (SPÖ) et conservateur (ÖVP), Alexander Van der Bellen a emmagasiné les soutiens individuels entre les deux tours, son comité de soutien revendiquant 4.000 supporteurs parmi les personnalités du monde politique, artistique, intellectuel. Un argument que lui a retourné Nobert Hofer : "Vous avez l'élite, j'ai le peuple", l'a en effet interpellé le candidat FPÖ au cours d'un débat. Le FPÖ l'a présenté comme un "gauchiste en habits de bourgeois", le renvoyant aux positions de son ancien parti en matière d'immigration. Les Verts ont toujours défendu une société ouverte et multiculturelle qui fait figure d'épouvantail pour le FPÖ.

Pendant son passage à tête des Verts, ce parti est devenu la quatrième force politique en Autriche, derrière le FPÖ. Alexander Van der Bellen, qui avait débuté en politique dans les années 80, s'engageant brièvement aux côtés des sociaux-démocrates, s'était mis ces dernières années en retrait de la scène politique. Mais pour beaucoup d'électeurs, ce modéré restait trop radical, notamment dans les campagnes conservatrices "où les Verts ont encore la réputation d'être des trafiquants de cannabis", ironisait récemment le magazine de gauche Profil. Une électrice avait confié à l'AFP dimanche devoir choisir "entre la peste et le choléra", se sentant obligée de choisir un candidat qu'elle "n'aime pas car voter pour l'autre candidat est juste inenvisageable".

Utilisant au cours de sa campagne des images du vert Tyrol, où il a grandi, M. Van der Bellen s'est pourtant efforcé de rassurer et de se présenter comme un homme proche du terroir. La question migratoire a été au centre de la campagne dans ce pays de 8,5 millions d'habitants qui a accueilli 90.000 demandeurs d'asile, près d'1% de sa population, au moment de la crise des réfugiés de fin 2015. M. Van der Bellen se veut lui-même "enfant de réfugiés", rejeton d'un aristocrate russe et d'une mère estonienne ayant fui le stalinisme. Né à Vienne, sa famille a trouvé refuge aux confins de l'Autriche et de l'Italie, lorsque l'Armée rouge est entrée dans la capitale autrichienne, en 1945.

Dans ce Tyrol frontalier, très traditionnel, où il est arrivé en tête, ce fumeur invétéré est tout simplement "Sascha", le diminutif russe d'Alexander.

===========

Pour tous ceux en mal de recherches de propos contradictoires, il y a là aussi matière à en redire, mais cela ne change pas la nature du combat qu'il a mené : fédérer au delà des divergences ponctuelles. C'est en cela que personnellement je crois ; au delà  de divergences ponctuelles il faut savoir converger. Je ne prends personne en traître en écrivant cela puisque je me suis présenté comme ayant un tel profil dès mon inscription sur ce forum, entraînant quelques railleries qui ne m'ont néanmoins pas fait changer d'attitude.

Quand on appartient à une majorité, je crois qu'il est important d'y rester fidèle, ce qui ne doit pas interdire de défendre sa différence (vous le faites très bien avec votre dernier post). Quand les lignes de cette majorité bougent, il faut s'avoir s'adapter et conserver un spectre large de lecture positive de ce qui se passe. C'est bien que Boorlo ait voulu faire de son parti, le premier parti écologiste de France, c'est bien que le FDG ait décidé d'évoluer vers une forme d'éco socialisme rénové, c'est bien que Sarkozy ait ouvert le premier chantier du Grenelle de l'environnement, c'est bien que Hollande ait appelé Hulot pour lui confier une mission, c'est bien que Bayrou et Eva Joly se comprennent,et que Lepage puisse servir de passerelle jusqu'à Cosse ou Rugy. C'est bien que localement Pascal Clerget, Jean François Voguet ou Jean Philippe Gautrais aient su revoir leur vision et leur a priori sur le développement durable et l'écologie au quotidien et que du statut d'opposants, les élus écologistes soient devenus membres reconnus de la majorité. C'est bien que les socialistes et les radicaux qui font parti de ce nouveau conseil municipal soient depuis longtemps engagés pour faire progresser par consensus les idées écologiques sur notre territoire. C'est bien que le PLU soit plus protecteur et que les dossiers transports et circulations douces soient portés avec sérieux et enthousiasme.

Que l'on ait quelques points de désaccord, cela me parait évident, mais au delà de ceux-ci je crois que nous partageons quelques points de convergence, par exemple que l'écologie mérite mieux que le sort qui lui est réservée aujourd'hui. Vous pouvez me classer parmi les indépendants, et peut-être admettre que moi aussi je suis à l'extérieur des idées trop formatées. Je défends avant tout des convictions. Quand ces convictions sont portées de la même manière par des gens aussi différents que Jouano, Kosusko Morizet, Voynet, Lepage, Mamère, Royal, Batho, Hulot et quelques autres, je ne regarde plus leur étiquette politique, mais leur capacité à porter leurs convictions le plus loin possible. Autrement dit leur capacité à être ou non un ou une bon(ne) chef(fe) d'orchestre de la partition écologique.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 21:25

en bref un nouveau "tout sauf" qui a terme se transforme en tous contre, sans programme, sans idée directrice, rassemblé en congloméra hétéroclite de gens qui n'ont rien en commun, alliés n'importe comment sans ligne directrice pour faire n'importe quoi...

En bref les Autrichiens vont se retrouver avec un pays clivé... les neuneus crient victoire en gagnant une élection avec quelques suffrages d'avance... et maintenant il va falloir vivre ensemble.,

Finalement la brillante réussite du tout sauf à la française fait école... c'est bien la seule chose que l'étranger copie !
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Libellule

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 21:35

Ça c'est sûr quand l'extrême droite fait des scores importants l'atmosphère devient clivante. Même en Autriche; on se demande bien pourquoi.Sad
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 21:56

tonton christobal a écrit:
en bref un nouveau "tout sauf" qui a terme se transforme en tous contre, sans programme, sans idée directrice, rassemblé en congloméra hétéroclite de gens qui n'ont rien en commun, alliés n'importe comment sans ligne directrice pour faire n'importe quoi...

En bref les Autrichiens vont se retrouver avec un pays clivé... les neuneus crient victoire en gagnant une élection avec quelques suffrages d'avance... et maintenant il va falloir vivre ensemble.,

Finalement la brillante réussite du tout sauf à la française fait école... c'est bien la seule chose que l'étranger copie !


Ce qui me désespère c'est l'obstination de ceux qui braillent en permanence contre l'extrême droite mais qui refusent d'analyser objectivement pourquoi celle-ci progresse aussi bien dans notre pays qu'ailleurs en Europe...

Alors que classes populaires et moyennes subissent insécurité sociale, insécurité matérielle et insécurité culturelle, quels partis autre que les partis populistes se posent encore en réels défenseurs de ces classes sociales malmenées ?

Que les politiques sortent de leurs ghettos, qu'ils regardent les conditions de vie de la majorité de leurs concitoyens, qu'ils se recentrent sur les préoccupations de ceux-ci et les partis populistes reculeront...

Dans notre ville certains pourraient par exemple se demander pourquoi c'est aux Larris, quartier populaire sujet de toutes les attentions, que le FN fait d'élection en élection  ses meilleurs résultats.... Les Larris n'étant qu'un exemple dans la mesure où il existe, toujours d'élection en élection, une multitude de cartes établissant du local au national la corrélation entre les paramètres sociaux-démographiques et la vote FN...


Dernière édition par a.nonymous le Ven 27 Mai 2016, 23:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 22:05

IL faut supprimer l'extrême droite (yaka faire une loi) mais il est interdit de s'interroger sur les raisons de sa montée...

Si seulement on pouvait ouvrir des camps pour enfermer les mal pensants qui dérogent à l'idéal bobo-gaucho environnemental tout irait mieux... et comme ça pas de clivage, ce serait démocratique !

Un esprit éveillé s'attaquerait aux cause du phénomène, mais ce n'est visiblement pas au programme des nullos et cela échappe à leur entendement.

NB : vous remarquerez qu'il n'est pas question de dissoudre les groupement gauchistes qui sont dans une phase insurrectionnelle...  Valls était plus rapide pour s'agiter contre les droitistes qui en faisaient beaucoup moins.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 22:10

Que fait -on quand les brailleurs sont ceux qui financent l'Europe? On les traite de gauchistes?

La montée en puissance des partis populistes dans plusieurs pays d’Europe pose une menace d’instabilité économique et financière au sein de la zone euro et elle pourrait compliquer le remboursement des dettes souveraines de certains pays, a averti la Banque Centrale Européenne dans sa dernière Revue Financière de Stabilité, qu’elle publie deux fois par an.
La hausse du risque politique émanant de ces partis populistes (qu’ils soient d’extrême gauche ou d’extrême droite) “pose un défi pour la mise en place de réformes fiscales et structurelles, et, par extension, à la viabilité de la dette publique”, peut-on y lire.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 22:54

solution : on supprime tous les partis qui ne sont pas bobos écolos et socialos !

étant entendu que si le monde était dirigé par flanbi et hulot tout irait bien ...

Ceci dit étant une vérité avérée qu'il est interdit de mettre en doute.

Version 1 : le gouvernement de droite à fait des lois intolérables qui mettent à juste raison le peuple de gauche dans la rue... mince alors ce n'est pas ce qui se passe en ce moment... dommage

Version 2 : le gouvernement de gauche a pondu des lois logiques qui sont combattues par des fachos qui mettent la France à feu et à sang... là encore ce n'est pas la vérité ! mince alors !

La réalité : des incompétents de gauche, écolos et extrémistes ont flanqué un bordel noir en France en mentant pour prendre le pouvoir et sont victimes de leurs électeurs... C'EST LA VERITE

conclusion : haro sur les gens de droite qui n'y sont pour rien !
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 23:38

On s’est tant effrayé à la perspective de voir Hofer triompher qu’il vaut la peine de souligner le profil de son rival: Van der Bellen représente un concentré des migrations qui ont forgé l’histoire du Vieux Continent. Ses ancêtres quittent les Pays-Bas au XVIIIe siècle pour la Russie. En 1917, sa famille fuit la révolution bolchevique pour l’Estonie avant de rejoindre le Reich. Rattrapés par l’Armée rouge, ses parents quittent peu après sa naissance la zone d’occupation soviétique pour s’installer dans le Tyrol.

Il n’est pas anodin non plus que le nouveau président autrichien soit issu de la mouvance écologiste. Pour dynamiter la partitocratie qui pourrit de l’intérieur nombre de démocraties, le vote vert reste une solution plus séduisante – ou moralement vierge – que le nationalisme de sinistre mémoire. Les Verts apparaissent moins compromis avec les pouvoirs traditionnels honnis. Ils offrent au surplus une grille d’analyse humaniste qui dépasse les clivages gauche-droite, dont la stérile répétition n’est pas pour rien dans l’extrême lassitude de l’électorat.

Notons encore que Van der Bellen, qui a avancé pendant la campagne de fortes positions pro-européennes, a été élu malgré le soutien du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, et du président du Parlement, Martin Schulz. Une victoire de Hofer aurait certainement été imputée à leur crâne intervention.

Deux Europe se font face. La première se cabre mais ne propose d’issue que dans une implosion aux conséquences incalculables. La seconde sait où elle veut aller mais ne trouve pas l’énergie de se réformer pour y parvenir. En attendant la prochaine épreuve du Brexit, il faut mettre en contexte cet instantané. La méfiance face à la mondialisation n’est pas qu’un problème européen. La chevauchée trumpienne vers la Maison Blanche démontre que la fièvre populiste et nationaliste touche toutes les régions du monde.

L’UE ne doit pas être la seule à s’en préoccuper: le G7 et le FMI feraient bien de s’interroger sur leur responsabilité. De part et d’autre de l’Atlantique, le super-traité de libre-échange en cours de négociation (TTIP) n’est plus estimé comme un outil de création et de circulation des richesses, mais comme un vecteur de futures inégalités et de détérioration du niveau de vie pour les plus faibles de la société.

La mondialisation n’est pas un jeu à sommes nulles, ce n’est pas un jeu d’échecs entre puissances, elle devrait profiter à tous. Face aux peurs qui nourrissent le vote populiste, il ne faut pas seulement s’indigner, convoquer le passé noir des nationalismes effrénés, mais apporter des réponses politiques. Inclure plutôt que bannir, rassembler plutôt que fustiger, c’est aussi ce que le providentiel Van der Bellen a promis d’entreprendre.

chantal.tauxe@hebdo.ch / @ChantalTauxe
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Ven 27 Mai 2016, 23:47

pour l'instant le problème des Français n'est pas la haute politique autrichienne, anglaise et européenne dont on se fout... mais de trouver du carburant pour aller bosser parce que les transports dits en communs vantés par les écolos sont en grève organisée par les gauchos copains des écolos...

C'est bien de vouloir noyer le poissons mais ça fatigue et de plus personne n'est dupe.

Un gouvernement gaucho écolo qui est arrivé au pouvoir sur des mensonges est mis à mal par ses électeurs alors on tente de mettre ses incohérences sur le dos de la droite ! ça ce sont les faits et le reste ne sont que balivernes et plus grave mensonges !

Les gens de gauche et les écolos sont des truqueurs et des incompétents !
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Sam 28 Mai 2016, 03:21

Libellule a écrit:
Mamiea : Pas de souci. Je crois que vous ne mesurez pas totalement pourquoi parfois il faut mieux toujours chercher à se fédérer plus qu'à de se diviser.

Pour l' instant la gauche nous présente la division loin bien loin de l' apparence "fédération de 2008".
Après l' union de la gauche en 1981 qui a finie en désunion, nous voila avec "la fédération 2008" qui devient la foire d' empoigne entre ses diverses entités.
Si, il y a eu fédération partant du FN à l' extrême gauche en passant par le MODEM dont le programme été :"TOUT SAUF SARKO", nous en voyons les résultats.
Les Verts on fait une alliance avec le PS (non avec le candidat HOLLANDE) se sont tues lorsqu' ils étaient au gouvernement , se sont déchirés (comme au PS) se sont sabordés à l' Assemblée Nationale.
Comment créer une fédération de partis quand on constate leur peu de capacité à vivre ensembles.
Je suis partisan d' une équipe trans-parti où chacun des intervenants ne cherche pas à dominer les autres et imposer son point de vue (aussi bien au niveau national que municipal) et malheureusement on est très loin de cela.

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Sam 28 Mai 2016, 03:43

Supprimer les partis? Ne garder que l'intérêt général dans sa ligne de mire. Ne pas s'opposer pour s'opposer. Accepter la transversalité des mêmes idées partagées. Bref faire un peu de disruption de l'offre politique. Pour un tant soit peu s'éloigner des mauvaises pratiques d'aujourd'hui. Mais surtout continuer de croire que c'est possible.Et s'en tenir à cela.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Sam 28 Mai 2016, 05:43

et bla et bla et bla....

pour le concret et l'efficace repassez plus tard ! on cause comme d'hab...

L'indécence même politique (et on en a vu) doit avoir des limites ! à ce niveau de médiocrité, d'indigence intellectuelle, de parti pris contre toute raison et de mauvaise foi on est disqualifié en qualité d'élu.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Sam 28 Mai 2016, 08:22

Après la période de la baballe, voici venir celle du blabla. Toujours sabrer, pour se faire remarquer. Que serait ce forum sans ces interludes? Heureusement qu'ils sont là ... Sad pour venir clore un échange de question - réponse.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Sam 28 Mai 2016, 20:03

En l'espèce on attend la clôture et les questions sont d'autant plus sans réponse que l'on répond à coté de la question...

en bref du verbiage indigeste une tentative d'expliquer l'inexplicable tout en se donnant le rôle du sauveur de la république.

En bref circulez il n'y a rien à voir et comme on ne veut pas comprendre ce qui est évident c'est du temps perdu.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Dim 29 Mai 2016, 23:11

Le mur du çon
Publié le 24 mai 2016 par maximetandonnet

L’ensemble des commentaires des politiques et du monde médiatique sur l’élection présidentielle autrichienne est d’une affligeante médiocrité. La formule « extrême droite » revient dans toutes les bouches et sous toutes les plumes comme un leitmotiv, et toute réflexion s’arrête une fois qu’elle a été prononcée .  Il s’est trouvé un politicien des plus respectables, chef de parti centriste pour dire : »C’est la première  fois qu’un homme d’extrême droite serait élu en Europe depuis Hitler ». Ce brave Monsieur en a même oublié ses leçons d’histoire de Terminale: Hitler n’a pas été élu, mais nommé chancelier alors que son parti était minoritaire au Reichtag…  Les évènements de dimanche dernier en Autriche soulèvent des questions gigantesques, sur la manière affligeante dont les Européens ont géré la crise migratoire en 2015, sur l’évolution bureaucratique de l’Union Européenne, ressentie comme coupée des peuples et désormais largement rejetée, sur la représentativité des classes politiques européennes, sur la démocratie, sur la Turquie, sur la désintégration de l’Europe politique impuissante face aux déchirements planétaires qu’elle subit sans rien maîtriser. Tous ces questionnements, ces interrogations sur les bouleversements en cours, décisif pour l’avenir,  ont été  esquivés et noyés dans la formule magique « extrême droite ». Il est tellement plus facile de réduire la réalité à un duel titanesque entre le jour et la nuit, le bien et le mal « fasciste ».  Une fois de plus, les médias français ont ouvert avec bonheur, délectation et jubilation, grand leur porte au front national qui fanfaronnait sur toutes les chaînes en martelant le mot « patriote », un joli mot chargé d’histoire, ainsi détourné de son sens parce que les autres formations politiques l’ont lâchement, minablement abandonné. Le monde médiatique, rongé par l’hypocrisie et le double-langage, vénère et sublime ce parti qui lui permet de montrer une France en proie elle aussi au démon fascisant et d’étouffer le monde réel dans un fantasmatique combat contre le diable. Le désert absolu: pas un mot, pas une phrase un peu sensé, un peu lucide. Nous n’avons vu et entendu que des politiciens, d’un bout à l’autre de l’échiquier politique, obsédés par la manière dont ils allaient pouvoir récupérer, en faveur de leur image narcissique,  les évènements politiques autrichiens. Triste et dramatique constat…
Maxime TANDONNET

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   Lun 30 Mai 2016, 00:16

Je préfère que l'on parle de populisme en le situant sur l'échiquier politique dans la mesure où il en existe plusieurs formes en effet.
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L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?
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