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 L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?

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MessageSujet: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyLun 23 Mai 2016, 23:11

Rappel du premier message :

Il y a donc en Europe un moyen de faire rempart à l’extrême droite, et à son populisme, tout en ne donnant pas quitus aux partis politiques de gouvernement installés au pouvoir depuis des décennies et issus seulement de deux partis dominateurs.

Choisir un candidat à la présidentielle d’un pays, proche des combats écologiques, solidaires et citoyens, et sachant fédérer les forces capables de tenir la dragée haute aux grandes formations traditionnelles sociaux-libérales et/ou libertariennes conservatrices, sans pour autant laisser passer l’extrême droite, plus conquérante que jamais avec des arguments plus démagogiques les uns que les autres, est donc du domaine du possible.

Durant des années, Alexander Van der Bellen a capté l’attention d’un auditoire convaincu et militant, et a bénéficié d’une écoute bienveillante d’une large partie de la population, mais sans que cela se transforme en vote dans les urnes, le résultat des scrutins, souvent, se trouvant restreint par les modes électoraux en place.

Aujourd’hui, une majorité d’électeurs se sont portés sur son nom, alors même que les grands partis politiques ne se sont pas particulièrement manifestés en sa faveur pour l’aider à battre le candidat d’extrême droite au second tour.

Ceci a été rendu possible car cet écologiste s’est d’abord dit qu’il n’avait rien à perdre à se lancer en indépendant, pour s’éviter le parcours du combattant d’une investiture dans le cadre d’une primaire, à l‘accès forcément verrouillé. L’homme a su rester calme, serein, assistant avec amusement aux querelles que provoquait la lutte des égotistes professionnalisés au sein des grands partis sans y participer.

Alexander Van der Bellen n’a visé qu’une chose : que la maison commune son « Heimat »  trouve La « Cohésion »  dont elle a tant « Besoin » avec ce slogan d’une grande simplicité :
« Heimat braucht Zusammenhalt »

Il n’a pas, pour autant, cherché à cacher son image d’homme de gauche. Laissant les autres le qualifier de « Vert dehors, mais rouge à l’intérieur. Un socialiste, quoi. », une forme de Daniel Cohn Bendit autrichien, à bien y regarder. Sans qu’il y voit une quelconque insulte ou un quelconque dénigrement de la part de ses adversaires. Le « vert » de Van der Bellen défendant un socialisme écologique de type nordique, comme en Suède ou Norvège. Ce que René Dumont, le précurseur, qualifiait de  socialisme « de l’arbre et du jardin »,  cette forme d’éco-socialisme,  s’intéressant à des propositions théoriques à  traduire en actes.

Dans cette « civilisation de l’arbre et du jardin », tout à la fois marquée par le socialisme et l’écologie, la paysannerie est annoncée comme devoir jouer un rôle essentiel sur le constat du caractère insoutenable du développement industriel imposé par de grandes multinationales de l’agro alimentaire, et de la société de sur- consommation et de gâchis permanent.

La perspective de la catastrophe à venir et de l’absolue nécessité de tenter de la conjurer, pour faire en sorte que l’humanité puisse survivre et vivre dans une société plus juste, justifiant les alarmes émises à propos de l’épuisement prochain des ressources non renouvelables (eau, sol, énergies fossiles). Le gaspillage généralisé caractérisant, par ailleurs, la société urbaine occidentale, sans que personne réellement ne se mobilise pour y remédier, malgré le nombre de pics de pollution qui s’y multiplie.

Tout comme René Dumont en son temps, Alexander Van Der Bellen n’hésite pas à prôner une politique de recyclage généralisé,  le recours systématique aux énergies renouvelables et plus généralement aux technologies intermédiaires, et aux productions locales, la valorisation des déchets, sans oublier de privilégier la production de céréales au détriment de la viande. Apport de Théodore Monod, son ami pacifiste et citoyen du monde.

Il prône, aussi la production de biens de consommation orientée vers la satisfaction des besoins essentiels, ce qui remettrait de facto en cause la politique de l’obsolescence programmée des groupes industriels, et permettrait de s’attaquer au nombre de biens inutilement produits recyclables au sein de ressourceries adossées à l’économie sociale et solidaire.

Sur un plan plus politique, il prône enfin la lutte contre les hiérarchies et les inégalités sociales, par le biais de la planification démocratique, la quantité d’heures requises pour la production nécessaire aux besoins essentiels de la nation entre l’ensemble des demandeurs d’emplois. Autant d’axes que l’on retrouve dans les programmes écologistes des verts Européens, et en particulier chez Europe Ecologie Les verts, et ses partenaires animés par des valeurs de gauche.

Pour ne pas paraître idéaliste, Alexander Van der Bellen a su rappeler aussi, et souvent, les droits et surtout les devoirs des réfugiés, appelés à s’adapter au mode de vie de la maison commune, pour favoriser le mieux vivre ensemble.

Que ce candidat ait bénéficié de la crainte de "voir la droite pure et dure et l'extrême droite" l'emporter en Autriche, est à considérer comme une bonne nouvelle.

Que les partis « social-démocrate »  et « conservateur », au pouvoir depuis la Seconde guerre mondiale, aient subi une déroute historique au premier tour, sur fond de morosité économique risque d’interpeller pas mal de monde en France par les temps qui courent.

Il ne pourra être dit, par ailleurs, que c’est une victoire obtenue avec un fort taux d’abstention puisque on a pu compter sur plus de 70% de participation.

Voilà un homme qui n’a eu de cesse de vouloir concilier l'environnement et le social : une double exigence, sans oublier l'économie. Aujourd’hui ce sont des hommes comme Nicolas Hulot en France qui ne manquent pas de dresser un réquisitoire implacable sur nos modes de consommation, sur les réductions indispensables que nous devrons effectuer si nous voulons survivre.

Quelques phrases clefs nous éclairent sur ces intentions réelles :

Nicolas Hulot n’a-t-il pas dit « La société dans laquelle on est, ressemble à une espèce d'avion de ligne où tous les voyants seraient au rouge dans le cockpit et ou à l'arrière on continue soit à boire le champagne soit éventuellement à se quereller »
Ou encore : « L'écologie est une magnifique occasion, peut-être même l'ultime occasion, de redonner du sens au progrès. L'écologie est aussi et surtout un problème culturel,le respect de l'environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux. »

Alors qui sait ? Pour l’anecdote on notera qu’en 2008, Alexander Van Der Bellen s’était lui aussi présenté en candidat alternatif à une primaire des écologistes. Mais ne l’avait pas remportée. La présidentielle 2016 a donc pour ce candidat écologiste un petit air de revanche. A méditer, non ?

http://www.liberation.fr/planete/2016/05/23/autriche-l-ecologiste-alexander-van-der-bellen-remporte-la-presidentielle_1454583


Dernière édition par Libellule le Lun 23 Mai 2016, 23:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyDim 29 Mai 2016, 14:16

Je préfère que l'on parle de populisme en le situant sur l'échiquier politique dans la mesure où il en existe plusieurs formes en effet.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyDim 29 Mai 2016, 15:51

Les écolos opposés au populisme de gauche... celle là il fallait nous la faire !

d'ailleurs l'initiateur du fil n'évoque que le populisme d'extrême droite combattu par les écolos...
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyDim 29 Mai 2016, 18:28

Cet article paru récemment dans les échos pose la problèmatique en des termes qui me conviennent

##### extraits

Le boulet est passé si près qu'il est difficile de savoir s'il faut s'en réjouir ou s'en inquiéter. Quand, au coeur de l'Europe, un écologiste l'emporte à une élection présidentielle d'un peu plus de trente mille voix seulement, sur son rival d'extrême-droite, il n'est plus possible de s'abriter derrière l'expression rassurante de « plafond de verre ». Norbert Hofer aurait très bien pu se retrouver président de l'Autriche. Le temps n'est pas au lâche soulagement, mais aux interrogations douloureuses devant ce qui correspond à un phénomène de rejet grandissant des élites (politiques ou non) dans les sociétés démocratiques.

Le moment n'est plus de se demander doctement si cette évolution traduit une européisation de l'Amérique ou une américanisation de l'Europe. La vague populiste est devenue une réalité transatlantique, liée pour partie au moins au rejet croissant de la mondialisation. Des deux côtés de l'Atlantique, toute proportion gardée bien sûr, le populisme traduit les mêmes problématiques et appelle sans doute les mêmes réponses.

En Europe comme aux Etats-Unis, la bipolarisation de la société atteint des dimensions inconnues jusqu'alors et débouche sur une véritable fragmentation de la société. De ce fait, il y a aujourd'hui comme un « désaccord sur l'essentiel » qui rend très difficile, sinon impossible, le bon fonctionnement des systèmes démocratiques.

Mais, s'ils n'ont jamais été aussi divisés sur le fond, dans leurs visions de ce que doit être l'avenir, les citoyens, en nombre toujours plus grand, se retrouvent sur un point commun. Ils dénoncent l'inadéquation grandissante qui existe à leurs yeux entre l'offre et la demande politique : un divorce qui se traduit par l'éclatement, sinon la marginalisation, des forces politiques traditionnelles. Aux Etats-Unis, les divisions sont presque aussi grandes au sein des partis républicains et démocrates qu'entre ces deux partis eux-mêmes. En Autriche, les partis traditionnels qui - de centre-droit ou de centre-gauche - se sont partagés le pouvoir depuis la renaissance de la jeune République après la deuxième guerre mondiale ont été tout simplement « laminés » au premier tour des élections présidentielles. Et que dire de la France, où le Parti Socialiste semble engagé dans un jeu de décadence compétitive avec le Parti Républicain aux Etats-Unis, et où les divisions sont presque aussi importantes à la droite de l'échiquier politique?

Face à cette double réalité, faites de fractures multiples, d'inadéquations profondes et d'apparentes incapacités de renouvellement, il convient de se garder de réponses simples. La complexité exige de la clarté dans la définition des enjeux, pas du simplisme. En Europe, accuser Bruxelles de tous les maux est trop facile, comme peut l'être le réflexe, plus sympathique mais tout aussi irréaliste, consistant à aller vers toujours plus de fédéralisme. Plus d'Europe ne signifie pas nécessairement une « meilleure Europe », plus efficace, parce que plus intégrée. On ne saurait ignorer à ce point les émotions des peuples.

Sur un plan différent, faire campagne contre les populismes, de manière exclusivement négative, au nom de l'éthique ou de la rationalité, jouer sur la honte ou sur la peur ne suffit pas, ne suffit plus. Il faut, pour contenir la menace, un contenu positif et réaliste à la fois qui parle au coeur comme à la raison. En Grande-Bretagne, les partisans du maintien dans l'Union n'ont recours de facto qu'à une seule carte, celle de la peur du saut coûteux dans l'inconnu. Sera-ce suffisant face aux émotions nationalistes, identitaires et anti-élites d'une grande partie de l'électorat britannique ? Aux Etats-Unis, Hillary Clinton sera élue si elle réussit à créer derrière elle une dynamique liée à son essence, c'est à dire son « genre », et pas seulement si elle joue la carte de la peur, en dénonçant les effets sur l'image et la réalité de l'Amérique, de la présence à la Maison Blanche d'un « clown dangereux » aux tendances isolationnistes.

L'Amérique a le choix. Elle peut à nouveau donner l'exemple et après avoir élu le premier président noir de son histoire, élire la première femme présidente de la première puissance mondiale. Pour le moment ce facteur ne joue étrangement pas, comme si l'absence d'empathie visible de la part de la candidate du parti démocrate, avait pour ainsi dire totalement « inactivé » cette carte. On peut néanmoins penser que l'immense majorité des femmes, quelque puissent être leurs réticences à l'égard de sa personne, se rallieront à Hillary Clinton. Mais cette élection ne ressemble à aucune autre et échappe à toute analyse comparative avec le passé.

« Quand vous êtes habitués aux privilèges, l'égalité est ressentie comme de l'oppression. » Cette formule qui circule sur Internet exprime sans doute pour partie la frustration de « l'homme blanc » face à l'évolution d'un monde dans lequel des deux cotés de l'Atlantique, il ne se sent pas rejoint mais marginalisé, sinon remplacé par d'autres. Comment répondre à cette peur, sans sombrer dans le déni de ce qui constitue notre « avantage comparatif », c'est à dire l'ouverture et la tolérance de nos sociétés ? Deux critères s'imposent avec force. Le premier est celui du contrôle, sur les flux migratoires, comme sur les complots terroristes, et les débordements de violences urbaines. Les citoyens doivent se sentir protégés de manière compétente. En France, remplir les cahiers de commandes de nos industries de défense, ou intervenir avec détermination au Mali par exemple, est une chose, mais ne pas savoir - comme en court la rumeur - coordonner l'action de la police et celle de l'armée pour sauver les spectateurs pris en otage au Bataclan en est une autre.

Face à la montée irrésistible des populismes, les partis traditionnels doivent se réinventer dans un double souci d'efficacité et d'éthique. Une série comme le « Baron Noir » en France doit apparaître comme une description du « monde d'hier » et non du monde d'aujourd'hui ou de demain.

Dominique Moïsi

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021973513421-lirresistible-montee-du-populisme-2001906.php?e75Pj8RChGYaIIuy.99
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mamiea

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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyDim 29 Mai 2016, 18:35

Libellule a écrit:
Je préfère que l'on parle de populisme en le situant sur l'échiquier politique dans la mesure où il en existe plusieurs formes en effet.

On le retrouve aussi bien à droite qu' a gauche et ils sont tout aussi néfastes.
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyDim 29 Mai 2016, 19:27

mamiea a écrit:


On le retrouve aussi bien à droite qu' a gauche et ils sont tout aussi néfastes.

et oui le "fascisme" n'est pas un phénomène uniquement de droite... il semble que pour certains ce n'était pas évident... on progresse, on progresse...
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MessageSujet: Re: L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite?   L’écologie, dernier rempart au populisme d’extrême droite? - Page 2 EmptyMar 28 Fév 2017, 22:58

Un article qui se laisse lire.
http://www.vie-publique.fr/selection-df/populisme-existe-t-il-par-philippe-raynaud.html

Le populisme existe-t-il ? - par Philippe Raynaud
Article mis à jour le 27.02.2017

Pour enrichir son offre de contenus, vie-publique.fr s’ouvre aux publications de la Documentation française.

Extrême droite ou extrême gauche ?
Populisme, représentation et démocratie
Dans les débats contemporains, la notion de populisme a un sens essentiellement polémique qui permet de disqualifier divers courants politiques en les rapprochant de l’extrême droite. Une analyse historique montre que si le « populisme » a des racines très diverses, qui ne se situent pas toujours à droite, il présente aussi des traits durables qui en font une réponse, à la fois significative et défectueuse, à des difficultés et à des tensions permanentes de la démocratie moderne. Ces tensions se sont accentuées depuis une vingtaine d’années, avec l’affaiblissement des mécanismes d’intégration qui s’étaient développés après la Seconde Guerre mondiale et font du populisme le miroir inversé de la démocratie d’opinion.

Cela fait déjà quelques dizaines d’années que le terme de « populisme » est entré dans le vocabulaire politique courant, avec en général des connotations négatives. Qualifier un homme politique ou un courant de « populiste » revient en fait à le disqualifier en le situant en dehors de la politique respectable et en faisant peser sur lui un double soupçon de démagogie et d’autoritarisme : le « populiste » serait celui qui, au nom d’une prétendue homogénéité du peuple, s’appuie sur le ressentiment populaire contre les « élites » et/ou contre les étrangers réels ou supposés pour promouvoir par des moyens autoritaires une politique d’exclusion.

Inversement, selon un mécanisme bien connu d’inversion du stigmate, le « populiste » réel ou supposé peut lui-même être amené à revendiquer hautement son « populisme » en dénonçant dans ses critiques des porte-paroles des « élites » dont l’hostilité affichée au populisme dissimulerait seulement leur antipathie profonde pour le « peuple ».

En fait, dans les débats contemporains, la notion de populisme a un sens essentiellement polémique. Elle est un euphémisme pour désigner l’« extrême droite », ou pour y rattacher des courants politiques apparemment étrangers à celle-ci.

Le « populisme » renvoie d’abord aujourd’hui à des hommes politiques comme Jörg Haider (décédé en 2008) et son successeur Heinz-Christian Strache en Autriche, Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine en France, Christophe Blocher en Suisse, Pim Fortuyn (décédé en 2002) et Geert Wilders aux Pays-Bas, ou à des partis comme le Vlaams Belang (ex Vlaams Block) flamand ou comme la Ligue lombarde. Mais l’accusation peut être étendue à des hommes politiques de la gauche radicale comme Jean-Luc Mélenchon en France ou des politiciens antisystème mais à l’identité politique flottante comme Beppe Grillo en Italie.

La suite avec le lien et le pdf.
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