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 De l'échec du redressement productif.....

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a.nonymous



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MessageSujet: De l'échec du redressement productif.....   Mar 24 Mai 2016, 21:53

De l'échec du redressement productif.....


La France, elle, ne bénéficie pas du mouvement. Le nombre de projets s’y est même tassé de 2 % en 2015, à 598. Des 15 pays européens recevant le plus d’implantations étrangères, c’est le seul à faire du sur-place.

L’année 2015 le confirme : malgré les efforts des pouvoirs publics, les « J’aime l’entreprise » répétés en toutes les langues par le premier ministre, Manuel Valls, les investisseurs étrangers privilégient de plus en plus d’autres destinations. Une tendance lourde. En 2006, la France représentait encore 16 % des implantations étrangères recensées par EY en Europe. Sa « part de marché » est tombée en 2015 à 12 %, son plus bas niveau historique. En nombre d’emplois, la part de l’Hexagone n’est même plus que de 6 %.
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« La perception de notre compétitivité-prix reste très dégradée, explique M. Lhermitte. Les décideurs internationaux sont rebutés par nos impôts et charges, sans compter un droit du travail jugé trop lourd. »



http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/05/24/implantations-etrangeres-la-france-decroche-encore_4925028_1656994.html a écrit:
Implantations étrangères : la France décroche encore

LE MONDE ECONOMIE | 24.05.2016 à 00h12 • Mis à jour le 24.05.2016 à 10h42 | Par Denis Cosnard

Emilian Bera est un homme heureux. « C’est un moment historique pour notre ville », exulte le maire de Jawor, en Pologne. Jusqu’à présent, Jawor n’était connue que pour son église de la Paix, un grand bâtiment à charpente de bois inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco. Une cathédrale industrielle s’y ajoutera bientôt : le 4 mai, Daimler a choisi cette ville de Silésie pour y implanter sa prochaine usine. Elle produira des moteurs Mercedes dès 2019. Un investissement de 500 millions d’euros, rien que pour la première tranche. A la clé, des centaines d’emplois.

Des investissements de ce type, petits ou grands, l’Europe en compte de plus en plus. En 2015, pas moins de 5 083 projets de construction ou d’extension d’entrepôts, de sièges sociaux, de centres de recherche… y ont été annoncés par des groupes internationaux, selon une étude publiée mardi 24 mai par le cabinet de conseil EY. C’est 14 % de plus qu’en 2014. « Jamais l’Europe n’avait accueilli autant d’implantations internationales, précise Marc Lhermitte, l’un des auteurs de l’étude. Clairement, l’Europe attire et rassure. »

La moitié des projets provient de groupes européens qui se développent dans un autre pays du continent. L’autre moitié, d’investisseurs américains, chinois, etc. L’ensemble devrait aboutir à la création de 218 000 emplois, un record.

Qui profite de cette spectaculaire vague d’investissements ? La Grande-Bretagne fait la course en tête, et creuse l’écart avec les autres Etats. A elle seule, elle concentre un nouveau projet sur cinq, avec un succès spécial pour le Grand Londres. Un pied dans l’Europe, un pied en dehors, le pays aimante particulièrement le monde de la finance. Un élan que l’éventuelle sortie de l’Union européenne pourrait toutefois remettre en cause.

Deuxième grande terre d’accueil des investissements étrangers, l’Allemagne poursuit elle aussi sa trajectoire ascendante. « Elle bénéficie de son statut de première économie européenne, et de porte d’entrée pour l’est de l’Europe et la Russie », analyse M. Lhermitte.

La Pologne, la Hongrie et la Roumanie font également partie des grands gagnants du mouvement actuel. Le cas Daimler est exemplaire. Pour sa nouvelle usine de moteurs, le constructeur de voitures de luxe en plein essor a hésité entre ces trois pays et quelques autres, comme la Russie et la Slovaquie. Il a finalement choisi Jawor, une ville située à seulement 100 kilomètres de la frontière allemande, mais où la main-d’œuvre revient trois ou quatre fois moins cher qu’en Allemagne.



Une tendance lourde

Du personnel qualifié peu coûteux, des routes et des chemins de fer de qualité, un tissu de fournisseurs assez dense : au-delà de Jawor, toute la Pologne attire de plus en plus. Le nombre de projets d’implantation étrangère y a grimpé de… 60 % en 2015, passant de 132 à 211, selon les pointages d’EY. La Pologne est désormais le septième pays d’Europe en nombre de projets étrangers, et le deuxième en termes d’emplois créés par ces investissements, derrière le Royaume-Uni. « C’est une sorte de nouvelle Espagne, commentent les experts d’EY. Le pays prend son envol, comme l’Espagne après Franco. »

La France, elle, ne bénéficie pas du mouvement. Le nombre de projets s’y est même tassé de 2 % en 2015, à 598. Des 15 pays européens recevant le plus d’implantations étrangères, c’est le seul à faire du sur-place.

L’année 2015 le confirme : malgré les efforts des pouvoirs publics, les « J’aime l’entreprise » répétés en toutes les langues par le premier ministre, Manuel Valls, les investisseurs étrangers privilégient de plus en plus d’autres destinations. Une tendance lourde. En 2006, la France représentait encore 16 % des implantations étrangères recensées par EY en Europe. Sa « part de marché » est tombée en 2015 à 12 %, son plus bas niveau historique. En nombre d’emplois, la part de l’Hexagone n’est même plus que de 6 %.

Car si elle demeure au troisième rang européen en nombre de projets, la France concentre désormais surtout des investissements de petite taille. Des agences commerciales. Des bureaux de représentation. Très peu de nouvelles usines : plutôt des extensions de sites existants, à l’image de ce qu’ont prévu le laboratoire danois Novo Nordisk à Chartres (Eure-et-Loir) et le suisse Novartis à Huningue (Haut-Rhin).

« La perception de notre compétitivité-prix reste très dégradée, explique M. Lhermitte. Les décideurs internationaux sont rebutés par nos impôts et charges, sans compter un droit du travail jugé trop lourd. »

La France conserve des atouts. Elle demeure le premier pays européen en nombre d’implantations industrielles étrangères, même si l’emploi ne suit pas. Et le nombre de centres de recherche et développement accueillis en 2015 a presque doublé, grâce au canadien Oxy’Nov, à l’américain Datalog et quelques autres. Alors qu’elle décrochait, la France rattrape ici une partie de son retard sur le Royaume-Uni et l’Allemagne. Le crédit d’impôt recherche y est sans doute pour quelque chose.

En ce qui concerne les sièges sociaux et les centres de décision, en revanche, la France est en train de perdre pied. Elle attire dix fois moins de sièges que la Grande-Bretagne et ne fait désormais plus partie des cinq premiers pays d’accueil en Europe. Les experts d’EY se montrent pressants : « Il faut construire un plan d’urgence. » La balle est dans le camp de l’Etat.

Denis Cosnard
Journaliste au Monde
Source: http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/05/24/implantations-etrangeres-la-france-decroche-encore_4925028_1656994.html
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Salamandre

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MessageSujet: Re: De l'échec du redressement productif.....   Mar 24 Mai 2016, 22:43

En 2010, au nom de la lutte contre la réforme des retraites d'alors, la CGT avait organisé la grève dans les 12 (douze) raffineries françaises.
Aujourd'hui, au nom de la lutte contre la loi "Travail", la CGT organise la grève dans huit raffineries françaises. Pourquoi 8 seulement ? Parce que les 4 autres ont disparu.

Et demain ?
Citation :
Raffineries en grève: Total menace de revoir ses activités en France

Dans un courrier interne, la direction du groupe pétrolier, qui opère cinq des huit raffineries françaises, déplore "une prise en otage" de ses activités et fait savoir qu'elle pourrait envisager de "réviser ses projets d'avenir". La grève touche désormais huit raffineries sur huit.

http://www.lefigaro.fr/economie/2016/05/24/20003-20160524LIVWWW00052-en-direct-greve-raffinerie-depot-carburant-penurie-loi-travail-valls.php

La grève, c'est plus efficace pour fermer des raffineries que pour les maintenir, ou en ouvrir ... en France
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: De l'échec du redressement productif.....   Mar 24 Mai 2016, 23:12

La France industrielle, agricole, puissance économique et politique va mourir...
Nous serons réduits à ce que notre pays soit un parc d'attraction comme Disney World où des gens en provenance de contrées lointaines plus dynamiques viendront voir des autochtones survivre grâce aux cacahuètes qui leur seront lancées.

On visitera Versailles, le Mont St Michel, Chambord en se demandant comment une telle civilisation s'est effondrée... tout comme on s'interroge maintenant sur les pyramides d'Egypte ou sur la civilisation disparue de Pétra...
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Libellule

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MessageSujet: Re: De l'échec du redressement productif.....   Mar 24 Mai 2016, 23:48

Devinette : qui a écrit ça?

L'industrie est notre avenir, nous en sommes tous convaincus maintenant après ces quatre années de crise. Seule notre capacité à avoir une base de production et de création de richesses peut nous permettre d'échapper au déclin et au déclassement. Depuis 30 ans le choix a été fait d'une France sans industrie, par démagogie locale, utilisation des capitaux uniquement pour le court terme.

Avec François Hollande, le temps est venu de redresser la barre et de refaire de la France un grand pays industriel moderne.

Nous savons ce que nous ne devons pas faire. Nous croire dans les années 1960 et refaire une politique de « grands projets » à la Pompidou qui ont eu leur heure de gloire mais ne sont plus adaptés à notre époque mondialisée. Nous ne pouvons pas non plus affronter dans une surenchère absurde et perdue d’avance la concurrence à bas coût chinoise, indienne et demain pakistanaise ou africaine mais nous devrons imposer des normes et barrières environnementales et sociales qui limiteront le dumping de ces pays.

Nous devons faire de l'industrie à haut niveau d'innovation, de l’industrie « propre », qui attire les meilleurs et recrée des emplois pour tous les niveaux de qualification.
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mamiea

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MessageSujet: Re: De l'échec du redressement productif.....   Mer 25 Mai 2016, 01:38

Il s' agit de david dornbusch

Nous en sommes très loin et je ne suis pas certain que ce soit la bonne voie car une industrie de haut niveau exige du personnel de haut niveau et laisse beaucoup de personnes sur le bord de la route.

Il nous faut une recherche forte (c' est mal parti avec les coupes sombres de budget) et un artisanat apte à donner du travail au plus grand nombre.

Pour le redressement je n' en vois qu' a la tête de l' état avec des coqs qui ce dressent sur leurs ergots sifflotant "ça va mieux"
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