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 En 2050, un Terrien sur quatre sera africain

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a.nonymous



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MessageSujet: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 06 Juin 2016, 23:50



Tidiane Diakité est un essayiste et historien français d'origine malienne. Il vit en France. Il est professeur agrégé et docteur en histoire. Il est Chevalier dans l'ordre des Palmes Académiques. Il est également Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur. Il est aujourd'hui retraité de l'éducation nationale.
Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Tidiane_Diakit%C3%A9

Il a publié il a quelques jours un "point de vue" assez pertinent dans le journal Ouest France...


http://www.ouest-france.fr/debats/point-de-vue/en-2050-un-terrien-sur-quatre-sera-africain-4267783 a écrit:
En 2050, un Terrien sur quatre sera africain

Point de vue - Publié le 02/06/2016 à 17:33

Tidiane Diakité (1)

D'après les Nations unies, l'évolution de la population mondiale de 1950 à 2015 a varié selon les continents. L'Amérique est restée stable à 13,5 %, l'Europe a chuté d'environ 21 % à 10 %, l'Afrique a bondi de 9 % à… 16 %.

Un rapport de l'Institut national d'études démographiques (Ined), publié en 2015 et intitulé « Tous les pays du monde », est instructif. Il inspire une réflexion sur la situation démographique africaine, surtout dans la zone subsaharienne. De toutes les régions du monde, c'est elle qui attire l'attention par sa forte natalité.

D'après cette étude, d'ici à 2050, la population africaine augmentera de 111 %, pour atteindre 2,5 milliards, soit 1,3 milliard de nouveaux habitants. Un Terrien sur quatre sera alors africain ! Ce bond démographique est la conséquence d'une fécondité elle-même exceptionnelle pour ce XXIe siècle. Quand la moyenne mondiale de fécondité s'établit à 2,5 enfants par femme, la moyenne africaine est de 4,7 dans la plupart des États. L'Ined le confirme : les femmes donnant naissance à plus de six enfants se trouvent surtout en Afrique. L'accroissement de la population y est continu, grâce à l'action sanitaire vigoureuse menée du temps de la colonisation, aujourd'hui poursuivie par de nombreuses ONG et l'Organisation mondiale de la santé.



Un bond démographique

Si l'on peut se réjouir de ce dynamisme démographique sur un continent qui fut longtemps le moins peuplé, il n'est pas moins légitime de considérer cette croissance comme un handicap à terme. Les États concernés devront se montrer capables de produire les ressources nécessaires aux besoins de ce supplément de population, besoins en alimentation, santé, éducation, habitat, transports, emploi… Bref, assurer le minimum vital décent.

Le grand nombre et la jeunesse d'une population sont une richesse et une source potentielle de puissance. Mais en Afrique, le taux élevé de fécondité est à la fois cause et conséquence de la pauvreté.

Si les enfants africains restent les plus vulnérables, les moins éduqués et les moins qualifiés, une fécondité aussi élevée se justifie-t-elle ? Le milliard d'Africains en plus risque de devenir un milliard d'analphabètes et de nécessiteux écrasés par la misère.

Cela serait en opposition avec le proverbe africain selon lequel ce n'est pas la richesse qui fait l'homme, mais l'homme qui fait la richesse. Ne faudrait-il pas avant tout, des hommes et des femmes libres et épanouis ?

Avec une croissance aussi incontrôlée, il est difficile d'éviter des conséquences fâcheuses parmi lesquelles la non-satisfaction des besoins alimentaires, le déficit de formation des jeunes, la carence sanitaire et la question de l'emploi malgré l'uranium, l'or, la bauxite, le charbon…

La croissance de la production agricole a été de 2,6 % par an entre 1970 et 2007, en Afrique, mais cette croissance a été enrayée par celle de la population qui, dans la même période, s'est élevée de 2,7 %.

Sa population grandissante constituerait-elle à tout jamais un obstacle au développement en Afrique ? Il n'y a aucune fatalité à ce que ce dynamisme démographique soit synonyme de stagnation ou de misère.

À l'instar du Maghreb, l'Afrique subsaharienne amorce une légère décrue de la natalité dans les villes. Cette baisse amorcée doit être accompagnée par une pédagogie active auprès des familles et une scolarisation plus soutenue.

(1) Tidiane Diakité, agrégé, docteur en histoire et essayiste. Il est l'auteur de Louis XIV et l'Afrique Noire (Arléa), paru en 2013.
Source: http://www.ouest-france.fr/debats/point-de-vue/en-2050-un-terrien-sur-quatre-sera-africain-4267783
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 01:15

Bah et alors? Si on va dans l'autre sens et que l'on remonte vers l'an 1000 la part des africains était bien plus nombreuse. Côté américain, ils viennent tous de l'Europe et de l'Afrique pour ceux qui n'ont pas été buffalobilés

Si il y a aujourd'hui 7 milliards d'habitants sur terre, la quantité en valeur absolue nous vient d'Asie.

Qui plus est, en cherchant un peu on verrait que tous les européens ont partagé de nombreux ancêtres et bien malin celui qui pourrait affirmer d'où ils venaient. Côté Jésus déjà on n'est pas trop sûr, Nazareth, ce n'est pa sla porte à côté, mais un peu au carrefour des routes. Pour les fils de Noé on nous explique par parabole interposée qu'ils représentaient les trois  religions monothéistes et continents en même temps.

Faut-il se pencher sur le génome pour pousser l'étude plus avant? Ou tout simplement reprendre les grands mouvements de l'histoire de l'humanité comme la migration de l'Homo Sapiens depuis l'Afrique où il serait apparu il y a environ 200 000 ans. Avant, on le décrète encore aujourd'hui, pas de sapiens en vue ailleurs.

Et puis on ne va quand même pas faire le tri entre les africains, afrikaners, africains ex Belges, africains ex Français, africains ex Hollandais, etc.

intéresant d'ailleurs que notre auteur ait par ailleurs écrit un livre sur Louis XIV et l'Afrique noire.

Une analyse qui se laisse lire (extraits)

Les relations entre la France et l’Afrique noire ne commencèrent pas avec Louis XIV. Louis XII et, avant lui, Henri IV avaient ouvert le chemin de l’Afrique. Mais c’est avec le Roi-Soleil qu’elles prirent leur essor. Les compagnies royales à privilèges fondées par Colbert se déployèrent principalement dans deux zones : le Sénégal, depuis le banc d’Arguin jusqu’aux îles Bissaux, et le golfe de Guinée. Elles durent faire face à bien des difficultés : l’accueil pas toujours bienveillant des indigènes, la rivalité des Anglais et des Hollandais, sans oublier la rigueur du climat et les fièvres.

L’intérêt de Louis XIV pour l’Afrique découle de celui qu’il porte aux Antilles. La culture du sucre y a très vite nécessité une main-d’œuvre abondante. Ainsi s’est mis en place un commerce triangulaire hautement rentable : les marchandises et l’eau-de-vie importées de France et échangées contre des esclaves en Afrique peuvent être revendues avec un profit de 800 % aux Antilles (l’estimation est reprise des calculs d’Abdoulaye Ly). Les réticences philosophiques suscitées par la traite esclavagiste cèdent devant l’appât du gain. Le mercantilisme colbertien trouve son compte à ce commerce : les manufactures françaises tournent à plein régime, les colonies sont approvisionnées en main-d’œuvre et le sucre antillais est revendu dans toute l’Europe.

Mais la traite n’est pas le seul motif d’intérêt du Roi-Soleil pour l’Afrique. Il s’y greffe deux autres. Le premier est son ambition politique. En Europe, comme dans le reste du monde, il s’agit de vaincre les ennemis qui s’opposent à la puissance et au rayonnement de la France. L’Espagne et le Portugal voient leur étoile pâlir. L’Angleterre, et surtout la Hollande, sont les principaux ennemis. Pendant toute la durée du long règne de Louis XIV, c’est au Hollandais, « obstacle majeur » selon l’expression de l’auteur, que la France se heurtera en Afrique : à Gorée (dont l’étymologie est néerlandaise, Goe Reede signifiant « bonne rade ») ou sur la Côte-de-l’Or (la forteresse d’Elmina fut longtemps hollandaise). On l’oublie d’autant plus volontiers que la Hollande a laissé peu de traces en Afrique – faute d’avoir participé au xixe siècle à l’aventure coloniale.

Le second est le rêve du roi très chrétien d’une Afrique catholique. Ce projet n’est pas sans lien avec le précédent, la rivalité avec les Provinces unies et l’Angleterre étant à la fois politique et théologique. Tous les bateaux de la Compagnie des Indes occidentales étaient tenus d’embarquer un prêtre et tous les établissements avaient leur aumônier. Les récits de voyages écrits à cette époque sont souvent leur œuvre : la Relation du voyage au Cap-Vert du père de Saint-Lô ou la Relation d’Issiny du R.P. Loyer. Toutefois, cette politique d’évangélisation n’eut pas les succès escomptés. Les indigènes n’acceptèrent pas d’embrasser la nouvelle religion qui les contraignait à un changement de vie dont ils ne voyaient pas l’intérêt.

C’est là que l’on touche à la dimension qui, rétrospectivement est la plus captivante : la rencontre des Français et des Africains et les regards croisés qu’ils se portent. Tidiane Diakité y consacre le chapitre le plus intéressant de son ouvrage. Ce qui frappe c’est l’absence étonnante de préjugés. La France de Louis XIV fut beaucoup moins « raciste » – si tant est que cette expression eût alors un sens – que celle de Louis-Philippe ou de Jules Ferry. Les émissaires des rois africains, tel en 1671 l’ambassadeur du roi d’Ardres (dans la région de l’actuel Bénin) ou en 1688 le fils du roi d’Issiny (en Côte d’Ivoire) que Louis XIV prit sous son parrainage pendant plus de dix ans, furent reçus avec tous les honneurs dus à leur rang. Ce n’est que progressivement que l’opinion des Français sur les Africains se dégrade : leurs manquements répétés à la parole donnée, leurs chantages incessants et surtout leur refus de se convertir vont lentement décourager les émissaires français.

La guerre de Sept Ans – qui prive la France de ses possessions ultramarines – la parenthèse révolutionnaire et les conquêtes napoléoniennes vont distendre les rapports avec l’Afrique, mais pas les rompre. Lorsque Louis-Philippe renoue avec une politique africaine, il retrouve naturellement les zones d’influence ouvertes par son aïeul.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 06:10

Ce qui serait intéressant étant que ceux qui font des enfants soient capables de les nourrir, de les soigner, de les éduquer et de leur donner un toit...
On évite de remonter à l'antiquité, de faire de la politique de bazar.... et c'est la base d'une manière simple et efficace de fonctionner.

Tu fais des mômes et tu t'en occupes !



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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 08:03

tonton christobal a écrit:
Ce qui serait intéressant étant que ceux qui font des enfants soient capables de les nourrir, de les soigner, de les éduquer et de leur donner un toit...
On évite de remonter à l'antiquité, de faire de la politique de bazar.... et c'est la base d'une manière simple et efficace de fonctionner.

Tu fais des mômes et tu t'en occupes !


Il y en a au moins un qui à compris le sens des propos de Tidiane Diakité et je ne doute pas que nombre d'autres forumeurs le comprendront également...

Après je ne suis pas sûr que l'affirmation "Tu fais des mômes et tu t'en occupes !" soit la meilleure formulation...

Au vu des moyens de contraception existants, je dirait plutôt "Tu ne fais que les mômes dont tu seras en mesure de t'occuper !"...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 13:46

a.nonymous a écrit:



Il y en a au moins un qui à compris le sens des propos de Tidiane Diakité et je ne doute pas que nombre d'autres forumeurs le comprendront également...

Après je ne suis pas sûr que l'affirmation "Tu fais des mômes et tu t'en occupes !" soit la meilleure formulation...

Au vu des moyens de contraception existants, je dirait plutôt "Tu ne fais que les mômes dont tu seras en mesure de t'occuper !"...

Lorsque les moyens existent et que pour des raisons aussi variées que multiples on ne peut ou ne veut pas les utiliser il faut aller au plus simple, tant dans la formulation que dans la mise en place des solutions.
C'est un appel direct à la prise de conscience de ce que l'on appelle la responsabilité individuelle.
Je comprend que la formulation puisse surprendre et surtout que le ton ne soit pas à la mode mais il serait préférable de tenir compte des évidences et d'agir en ce sens avant que les modes opératoires actuels qui ne sont que des bricolages et non des solutions pérennes acceptables ne transforment nos sociétés en champs de batailles ou en espaces anarchiques.
Il est vrai que maintenant nous sommes en permanence dans la gesticulation stérile au lieu de tenir un discours responsable parfois désagréable qui évite les ennuis.
Je ne suis pas certain qu'à terme nous n'ayons pas une forte addition à régler en laissant pourrir les situations qui dérivent au lieu d'en traiter les causes.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 17:12

On est en plein phénomène d'hystérésis populiste selon certains observateurs.

Explications

Coincés entre la nécessité de se désendetter et celle d'investir pour assurer leur avenir, les pays développés comme émergents sont face à un dilemme. D'autant plus pesant que les opinions se crispent avec la hausse des inégalités.

Il y a peu, le FMI et d'autres institutions ont révisé encore une fois à la baisse leurs prévisions relatives à la croissance mondiale. Cela n'a rien d'étonnant, car à l'exception de quelques pays à l'économie florissante, la plupart sont en difficulté.

Parmi les pays avancés, les Etats-Unis viennent de traverser deux trimestres consécutifs de croissance annuelle de 1 %. La prolongation du relâchement monétaire a provoqué un redressement cyclique dans la zone euro, bien que le taux de croissance potentiel de la plupart de ses pays membres soit nettement inférieur à 1 %. Au Japon, les Abenomics [la politique économique du Premier ministre Shinzo Abe] sont en perte de vitesse, et du fait du ralentissement économique depuis la mi-2015, le pays est au bord de la récession. Au Royaume-Uni l'incertitude qui entoure le référendum de juin sur son maintien au sein de l'UE conduit les entreprises à suspendre les embauches et les investissements. Et d'autres pays avancés comme le Canada, l'Australie ou la Norvège pâtissent de la baisse du prix des matières premières.

La situation de la plupart des pays émergents n'est guère meilleure. En ce qui concerne les cinq pays qui forment les BRICS, le Brésil et la Russie sont en récession, l'Afrique du Sud a une croissance presque nulle et la Chine connaît un ralentissement structurel. Le cinquième, l'Inde, s'en sort bien seulement parce qu'au royaume des aveugles, les borgnes sont rois - ainsi que l'a formulé le gouverneur de la banque centrale indienne, Raghuram Rajan. Du capitalisme d'Etat.

Pire encore, la croissance potentielle est à la baisse, tant pour les pays avancés que pour les pays émergents. Plusieurs raisons l'expliquent :

Le niveau de l'endettement public et privé limite les dépenses - notamment les dépenses d'investissement favorables à la croissance dont la part dans le PIB a chuté au moment de la crise financière mondiale et qui ne sont pas revenues à leur niveau d'avant-crise. Cette baisse affecte la croissance de la productivité, tandis que le vieillissement de la population dans les pays développés et dans un nombre croissant de pays émergents (par exemple la Chine, la Russie ou la Corée) diminue l'apport de la main-d'oeuvre dans la production.

La hausse des inégalités en termes de revenus et de patrimoine exacerbe la tendance massive à épargner au niveau mondial.

Un ralentissement cyclique prolongé peut affecter la croissance tendancielle. Les économistes qualifient ce phénomène d'hystérésis. Le chômage de longue durée affecte la qualification des travailleurs et le capital humain ; et comme l'innovation suppose de nouveaux moyens de production, la faiblesse des investissements retentit de manière permanente sur la croissance de la productivité.

Que ce soit dans les pays avancés ou dans les pays émergents, le rythme de ces réformes est trop lent, parce qu'elles sont coûteuses en termes d'argent et de perturbations. Leurs effets positifs ne se feront sentir qu'à moyen ou long terme, ce qui donne un avantage à ceux qui s'y opposent.

Le désendettement et la réduction des déficits massifs sont un processus douloureux qui suppose une baisse des dépenses publiques et privées et une augmentation de l'épargne. Ce processus a commencé aux Etats-Unis après l'éclatement de la bulle immobilière, il a ensuite gagné l'Europe et il s'étend maintenant aux pays émergents qui ont emprunté à tout va au cours des dix dernières années.

Le dosage entre les différentes mesures n'est pas satisfaisant. La plupart des pays avancés basculant trop rapidement vers des restrictions budgétaires, ils ne pouvaient compter pratiquement que sur une politique monétaire non orthodoxe pour relancer la croissance ; or cette dernière est de moins en moins efficace (si ce n'est contre-productive).

Il n'y a pas de solution politique facile au dilemme posé aujourd'hui par l'économie mondiale. Il faut réduire rapidement et efficacement un surendettement insoutenable pour éviter un processus de désendettement qui traînerait pendant une décennie ou même plus. Mais les pays souverains ne peuvent recourir à ces mécanismes difficiles à appliquer pour les ménages, les entreprises et les institutions financières. De même, des réformes structurelles et des réformes en faveur des marchés sont nécessaires pour améliorer la croissance potentielle. Mais compte tenu de leur coût préalable et de leurs bénéfices tardifs, ces réformes sont impopulaires dans les économies qui sont déjà en phase de ralentissement.

Il sera tout aussi difficile de mettre fin aux mesures monétaires non orthodoxes, ainsi que la Réserve fédérale américaine l'a montré en faisant savoir que la normalisation des taux d'intérêt sera plus lente que ce qui était attendu. La politique budgétaire (notamment les investissements publics qui encouragent à la fois l'offre et la demande) est prisonnière du surendettement et d'une politique d'austérité inappropriée, même dans les pays qui auraient les moyens financiers d'entreprendre une consolidation à un rythme moins rapide.

Aussi, pour le moment nous allons probablement en rester à ce que le FMI appelle la « nouvelle médiocrité », Larry Summers, une « stagnation séculaire » et les Chinois la « nouvelle normalité ». Mais il ne faut pas s'y tromper : il n'y a rien de normal ou de satisfaisant dans des résultats économiques qui accroissent les inégalités et dans bien des pays suscitent une réaction populiste (à gauche comme à droite) contre le commerce, la mondialisation, les migrations, l'innovation technique et les mesures favorables aux marchés.

Nouriel Roubini
Nouriel Roubini est président de Roubini Global Economics et professeur d'économie à la Stern School of Business de l'université de New York. Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate 2016


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021960656740-ce-qui-menace-la-croissance-de-leconomie-mondiale-2001392.php?XFepWfYAgVLdx1AR.99
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 17:43

C'est avec ces magnifiques statistiques et ces tirades concernant l'Amérique du sud, des USA, l'Angleterre dans ou partie de l'Europe, l'Asie... et le reste du monde sauf l'Afrique que l'on va résoudre les problèmes de ce continent en général et de l'augmentation de sa population en particulier qui est le sujet du fil...

Depuis des années la solution est trouvée et est appliquée :

venir en Europe !
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 18:49

Je prends mon temps comme d’habitude pour développer mes arguments quand je me mêle d’un sujet.

Un petit rappel au préalable ; nous sommes en train de vivre en Europe une crise migratoire d’importance, les migrants nous venant pour l’essentiel de notre Est européen, autrement dit de pays asiatiques (Syrie pour faire simple et ne pas tous les citer et ne pas faire de fixettes sur les roumains). D’autres crises migratoires ont précédé celle-ci, la France ayant été particulièrement concernée par les migrations en provenance du Magreb qu’elle avait colonisé un temps, venant donc du Sud de l'Europe et donc du continent Africain. Plus on descend vers le Sud, plus la population a la peau noire, sachant que d'autres pays que la France -au Tchad, au Congo au Mali ou en Cote d'ivoire, par exemple- sont parties prenantes.

Le contexte économique actuel  fait que, lorsque le taux de croissance économique diminue de 3 ou 4 points, en Europe, les individus perdent leur emploi ; que cela vienne à durer, et l’idée de se trouver des boucs émissaires progresse. Et même si des différences fondamentales persistent entre continents voisins, on met en avant, parfois, le seul critère de la progression de la population, pour faire craindre le pire (l'invasion des autres dont on a peur) sans se poser la question, par exemple, de la qualité de vie qui règne dans les pays pauvres d’Afrique,  privés qu’ils sont bien souvent de la possibilité de produire pour satisfaire leur propres besoins, de grands groupes venus d'ailleurs exploitant leurs ressources (un exemple parmi d'autre, au hasard, l'uranium du Niger).

La statistiques du nombre masquant quelques phénomènes d’importance, par exemple comme le fait que 700 000 enfants africains supplémentaires mourront probablement avant leur premier anniversaire si leur propre croissance économique n’est pas au rendez-vous.

Quand, en Europe, la récession s’installe, celle-ci peut se sentir menacée par une invasion africaine, alors qu’à l’origine ce sont les Européens qui ont envahi l’Afrique pour se garantir des taux de croissance chez eux.

C’est là qu’intervient la notion d’hystéréris de l’habitus. Les Européens ont modifié les normes de fonctionnement des pays africains à leur profit, et l’habitude étant prise, les pays africains à leur tour essayent de garder pour eux les effets de la croissance.

A force, la pauvreté a reculé et des progrès ont été enregistrés en matière de développement humain, notamment en ce qui concerne les taux d’achèvement de l’enseignement primaire. Les pays africains avaient la possibilité de devenir moins dépendants des autres (européens, entre autres). Les capitaux privés affluant néanmoins à un rythme plus soutenu que dans tous les autres continents. Alors certes, toutes ces évolutions plutôt positives ont été freinées brutalement du fait de la crise économique mondiale, une crise dont la responsabilité n’incombe que de très loin aux Africains. Mais bon c'est eux qu'il faut montrer du doigt...

Alors certes ils font plus d’enfants qu’ailleurs mais ils vivent moins longtemps, mais cela n’empêche pas certains de penser que l’invasion africaine guette. Alors que la priorité des africains est d’assurer leur croissance endogène comme surent le faire la Chine et l’Inde par exemple, et plus largement les pays du Brics (va l’article précédent).

Le Brics n'étant plus porteur de l'économie mondiale, le reste en découle. Ca tombe bien les pays du Magreb sont aussi des pays musulmans et arabes (propos du Pape et du Dalai Lama déjà relayés sur ce forum avec quelques arrière-pensées). Le dire ce n'est pas faire du racisme, ou de la xenophobie, c'est mettre des mots sur une réalité qui, comme par hasard, si ce n'est pas inadvertance, arrange les thèses populistes.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 19:26

On peut faire plus bref et surtout plus exact.
Sur les dizaines d'années précédentes l'immigration la plus nombreuse est d'origine africaine.
Actuellement depuis quelques mois la porte d'entrée principale en Europe est redevenue l'Italie ce qui dénote une arrivée massive en provenance d'Afrique.

Un élément ou deux dans toute cette abondance de pseudos études sont délibérément ignorés alors qu'ils sont indispensables à ce que l'avenir ne soit pas agité :
1/ La volonté des arrivant de s'adapter à la vie en France... y compris leur respect de nos lois. Ce n'est pas gagné...
2/ L'acceptation des populations locales (elles ont peut être leur mot à dire) face à une situation qu'elles n'ont pas souhaitée...

En conclusion ce ne sera pas en noyant les gens sous des discours qu'ils ne veulent pas entendre et en les contraignant à se taire que l'on va traiter le dossier, quelques résultats électoraux dans de nombreux pays voisins et chez nous devraient inciter à la remise en question...

Mais il est vrai que si on ne peut plus faire n'importe quoi en méprisant l'avis des électeurs il n'y a plus de politique irresponsable possible.


Dernière édition par tonton christobal le Mar 07 Juin 2016, 19:32, édité 1 fois
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Libellule

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 19:30

En France. C'Est dit. L'effet post colonisation à joué à plein. En Italie ce n'est pas anormal vu ce qui se trouve en face de l'autre côté de la méditerranée.
Arrêter des flux migratoires est aussi difficile que d'arrêter une crue centennale. Que des électeurs aient des pensées populistes personne n'en doute sur ce forum.


Dernière édition par Libellule le Mar 07 Juin 2016, 19:36, édité 1 fois
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mamiea

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 19:34

tonton christobal a écrit:
C'est avec ces magnifiques statistiques et ces tirades concernant l'Amérique du sud, des USA, l'Angleterre dans ou partie de l'Europe, l'Asie... et le reste du monde sauf l'Afrique que l'on va résoudre les problèmes de ce continent en général et de l'augmentation de sa population en particulier qui est le sujet du fil...

Depuis des années la solution est trouvée et est appliquée :

venir en Europe !

Et si on laissait les Africains résoudre eux-même leurs problèmes au lieu de se positionner en donneurs de leçons?
A la rigueur les aider mais leur laisser la direction des opérations !
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 19:45

mamiea a écrit:
Et si on laissait les Africains résoudre eux-même leurs problèmes au lieu de se positionner en donneurs de leçons?
A la rigueur les aider mais leur laisser la direction des opérations !


Je vais poster de nouveau un texte plein d'humour mais si réaliste que j'ai déjà posté sur ce forum....

Celui-ci a encore plus de saveur en sachant que le Directeur des cabinets de notre ville n'hésite pas à faire lui-même le déplacement à Koungheul pour superviser l'installation de latrines dans cette ville...



Citation :
En attendant les Blancs
2009-05-17, Numéro 100
http://pambazuka.org/fr/category/comment/56396

Entre Cotonou et la frontière togolaise se trouve le lac Ahémé que chanta jadis le poète béninois G.G. Vickey. Le lac est beau, et on y voit des maisons sur pilotis. Mais le plus intéressant autour de ce lac est à mon avis les quatre petites latrines construites au bord de la route. Il y en deux pour les femmes et deux pour les hommes. Il est écrit dessus : « Financement : Coopération française. » Et chaque fois que je vois ces latrines, mon esprit vagabond se met à imaginer le jour de leur inauguration.

Je vois tous les cadres de la région mobilisés pour le grand événement. Ils sont venus de tout le Bénin dans leurs grosses voitures. On a fait venir la presse spécialement de Cotonou pour relater ce temps fort des relations franco-béninoises. Le préfet et le sous-préfet du coin sont là dans leurs tenues d’apparat. Et la population, hommes, femmes et enfants, toutes les dents dehors, danse à perdre le souffle.

On accueille l’ambassadeur de France venu inaugurer les latrines offertes par la France au brave peuple du Bénin. Le député du coin, transpirant à grosses gouttes dans son beau costume, vante dans un discours truffé de citations d’auteurs français, pour faire cultivé, l’exemplarité de la coopération entre la France et le Bénin. Il loue cette coopération qui vient de se concrétiser par le financement par la France de la construction de ces quatre belles latrines, grâce auxquelles les populations du coin n’iront plus faire leurs besoins en exhibant leurs sexes et fesses au vent. Et il ne manque pas de souligner que cela participe à l’effort de son pays pour sortir du sous-développement.

Après la coupure du ruban symbolique, tout ce beau monde se retrouve chez le préfet ou le ministre originaire du coin, pour boire du champagne et déjeuner, pendant que le bon peuple continue de danser dehors en riant de contentement.

Entre nous, frères, combien peut coûter la construction de quatre malheureuses latrines faites de simples briques et de portes en bois, avec juste un trou au milieu, pour que l'on sollicite la coopération française ? Quelle technologie leur construction a-t-elle nécessité pour que l’on ait été obligé de recourir au savoir-faire des Français ?

Il y a quelques jours, M. Louis Michel, le commissaire européen chargé de la coopération et du développement, déplorait avec une pointe d’exaspération l’incapacité de l’Afrique à prendre son destin en main. Il disait entre autres que nous pourrions construire des routes, des voies ferrées, produire de l’électricité à partir des immenses potentialités que nous avons, et que ceux d’entre nous qui sont bien formés devraient rentrer dans leurs pays au lieu de rester en Europe.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces paroles de M. Louis Michel. Un de mes amis togolais avec qui nous commentions ces phrases de M. Michel fit remarquer que dans le cas de son pays, c’était la France qui avait soutenu le régime criminel de M. Eyadema, et que ce n’était pas par manque de patriotisme que bon nombre de Togolais étaient restés en Europe, mais bien parce que le régime que soutenait la France ne leur aurait pas permis de mettre leurs connaissances au service de leur pays.

On pourrait aussi ajouter l’exemple de l’ex-Zaïre où la France a soutenu jusqu’au bout le régime tout aussi criminel et prédateur de Mobutu. Un poète noir américain disait : « si le Noir n’est pas capable de se tenir debout, laissez-le tomber. Tout ce que je vous demande est de ne pas l’empêcher de se tenir debout. » Avouons que parfois la France a empêché certains Noirs de se tenir debout.

Mais ce n’est pas une raison pour se décourager. Frères, essayons à nouveau de nous tenir debout. Mais en vérité je vous le dis, tant que nous attendrons que ce soit les Blancs qui nous donnent les moyens d’aller au W.C., nous ne serons pas sortis de notre merde.

* Venance Konan est un écrivain ivoirien. Ce texte qu’il propose à Pambazuka a été rédigé il y a quelques années. Son actualité demeure.
Source: http://www.pambazuka.org/fr/category/comment/56396


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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 19:45

L'effet post colonisation est merveilleux : L'illogisme permet tout.

Les habitants des pays colonisés virent les colons... pas gentils les colons... pourquoi pas ils n'avaient qu'à rester chez eux, même si le chez eux est sur place.

Une fois libérés de la tutelle colonisatrice ils quittent leur pays libéré... pour s'installer dans le pays colonisateur... là on peut commencer à s'interroger sur la logique de la démarche.

Après avoir souvent lutté pour rester dans le pays colonisateur y compris en transgressant les lois, ils réussissent à s'y installer... pour plus tard se plaindre de leurs conditions de vie.

Une fois installés certains n'ont de cesse que de vouloir reconstituer dans le pays d'accueil le système qu'ils ont quitté dans leur pays d'origine... y compris en piétinant le mode de vie des gens qui les reçoivent. A ce point le clash n'est plus loin...

J'avoue que mon esprit logique commence à ne plus admettre que de telles incohérences soient présentées comme des vérités premières qu'il convient d'accepter. Il se trouve aussi que de plus en plus d'électeurs partagent cet avis.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 19:50

mamiea a écrit:


Et si on laissait les Africains résoudre eux-même leurs problèmes au lieu de se positionner en donneurs de leçons?
A la rigueur les aider mais leur laisser la direction des opérations !

Ce que dit un ancien ministre socialiste Français :

https://www.youtube.com/watch?v=dkxySKJcMeY

Sans commentaire...
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 20:04

La logique de quitter son pays depuis 1492, il y a quelques cas d'école. Des états plus ou moins unis en sont nés.le rapport dominés dominants prenant quelques appellations différentes selon son appartenance.conquête de l'ouest, colonisation, immigration, diaspora, Intifada, génocide, partage des terres, exil forcé.  ..


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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 20:15

Primo la colonisation de l'Amérique c'est 1492

Justifier ce qui se passe actuellement par ce qui s'est passé il y a 600 ans dans le cadre de civilisations différentes démontre un argumentaire indigent.

Débat devenu surréaliste n'offrant aucun intérêt comme cela devient fréquent.
Si c'est ainsi que les politicards entendent traiter les dossiers sensibles le pire est à craindre.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 20:31

Une faute de frappe. Et hop on ne veut plus lire que l'hystérésis d'habitus est de nature populiste et xénophobe, car montrant du doigt un continent dont une partie borde la méditerranée, en ayant la double caractéristique d'être peuplée de musulmans et d'arabes sur laquelle, en son temps, la france colonialiste a eu des vues. Comme d'autres sur des pays où la couleur de peau est plus noire que blanche, à l'exception notable des afrikaners.

Tout cela sous prétexte de nous parler accroissement de population en Afrique.


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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 20:42

Le maitre des lieux ne va pas tarder à sévir... c'est ce qui est souhaité par celui que n'a que l'invective comme mode de raisonnement.
Sauvé par le gong on évite de prendre un bock.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 23:29



"« Je vais vous parler ce soir du plus grave des dangers qui menace notre avenir : celui de la surpopulation, tant dans le monde qu’en France. »

C’est par cette phrase crépusculaire que René Dumont, candidat écologiste à l’élection présidentielle, commença son allocution télévisée du 22 avril 1974. A cette date, la France comptait 53 millions d’habitants et la planète 4 milliards.

Un peu moins de quarante ans plus tard, alors que notre pays a gagné 10 millions d’habitants (+ 20%), la planète 3 milliards (+ 75%), et que les problèmes environnementaux ne se sont pas atténués, bien au contraire, les enfants spirituels du fondateur du Mouvement écologique ne mettent plus cette question en tête de leurs préoccupations, et ils l’ont même totalement évacuée."



http://rue89.nouvelobs.com/rue89-planete/2012/03/10/la-demographie-le-sujet-tabou-de-lecologie-230059 a écrit:
La démographie, le sujet tabou de l'écologie

Par Denis Garnier. Publié le 10/03/2012 à 15h27

   « Je vais vous parler ce soir du plus grave des dangers qui menace notre avenir : celui de la surpopulation, tant dans le monde qu’en France. »

C’est par cette phrase crépusculaire que René Dumont, candidat écologiste à l’élection présidentielle, commença son allocution télévisée du 22 avril 1974. A cette date, la France comptait 53 millions d’habitants et la planète 4 milliards.

Un peu moins de quarante ans plus tard, alors que notre pays a gagné 10 millions d’habitants (+ 20%), la planète 3 milliards (+ 75%), et que les problèmes environnementaux ne se sont pas atténués, bien au contraire, les enfants spirituels du fondateur du Mouvement écologique ne mettent plus cette question en tête de leurs préoccupations, et ils l’ont même totalement évacuée.

A sa décharge, l’écologie politique n’est pas seule à avoir été frappée d’amnésie. Le débat sur la population a connu un creux depuis les conférences internationales qui lui ont été consacrées : Bucarest (1974), Mexico (1984) et Le Caire (1994). La révolution, qui n’a de « verte » que le nom, a en effet permis de nourrir six personnes sur sept, le milliard de malnutris restant étant en majeure partie dû à la mauvaise organisation de la production et des échanges, voire à la spéculation.



Populationnistes et anti-natalistes s’écharpent

L’éloignement relatif du spectre des famines a ainsi relégué momentanément au second plan la question démographique. Ce n’est qu’à la faveur de la prise de conscience de la sixième extinction de la biodiversité, de la pénurie prochaine des énergies fossiles et du réchauffement climatique que la question est revenue sur le devant de la scène. Elle pourrait s’y installer durablement si le sujet n’était pas si sensible et controversé.

Rappelons tout d’abord que notre pays est parmi les plus natalistes de la planète et que nos allocations et quotients familiaux y sont pour beaucoup, avec des conséquences parfois surréalistes comme dans les DOM : le département français de la Guyane a en effet le plus fort taux de fécondité (3,4) de toute l’Amérique du sud... De plus, il n’est qu’à entendre les cocoricos gaulois de l’establishment qui accompagnent régulièrement la publication des statistiques de l’Institut national d’études démographiques (INED) ou de l’Insee pour s’en convaincre.

Il est possible aussi que certains considèrent que nous allons de toute façon plafonner à 10 milliards en 2100 et que l’inertie des phénomènes démographiques est telle que rien de sérieux ne pourra être entrepris d’ici là. On pourra leur répondre que, compte tenu de taux de fécondité différant « seulement » de 0,5 enfants par femme, les dernières projections onusiennes (basse, moyenne et haute) sont respectivement (en milliards) de 8,1 / 9,3 / 10,6 pour 2050 et 6,2 / 10,1 / 15,8 pour 2100 et que cet éventail suffisamment large indique que toute politique volontariste serait loin d’être vaine.



Une question qui n’intéresse pas les Verts

Excepté le député Yves Cochet et l’élu municipal Hugues Stoeckel, aucun Vert connu ne semble s’intéresser franchement à cette question. Si tant est qu’ils en aient conscience, les autres responsables écolos pensent-ils que la population n’est pas prête à recevoir un tel message ou du moins que cette question est par trop clivante ?

Il est vrai que les débats sur le Net sont parfois musclés, certains « populationnistes » conseillant parfois aux « anti-natalistes » « d’aller se faire pendre ailleurs », au sens propre du terme. Mais pour autant que les commentaires des internautes aient valeur de sondage, on remarquera que les deux points de vue sont à peu près également représentés.



Les contradictions de l’écologie française

Il est aussi intéressant de rappeler que l’écologie française est anthropocentriste et se préoccupe donc en premier des humains, les autres espèces n’étant là que pour les servir.

Par exemple, peu lui chaut le sort des tigres (dont 97% ont été éliminés depuis le début du XXe siècle), des gorilles ou des baleines : l’empathie envers la mégafaune n’apporte aucun succès électoral et on se contente de surfer sur les préoccupations quotidiennes de nos concitoyens sans chercher à leur ouvrir les yeux ni à les sensibiliser sur des sujets plus profonds. Un écologiste des plus sincères et qui en avait, en quelque sorte, fait son « fonds de commerce » en a d’ailleurs été pour ses frais lors des primaires d’EELV...



Une vision manichéenne

Dans le même ordre d’idée, le positionnement politique (très à gauche) de l’écologie française la place dans une contradiction difficile à résoudre : la démographie (le nombre) c’est essentiellement le peuple et celui-ci ne peut avoir tort. Une certaine vision manichéenne du monde conduit ainsi à considérer que seul le mode de vie (des riches) est coupable.

Enfin, pour la frange « alter-mondialiste » de l’écologie, tenter de maîtriser l’explosion démographique du Sud s’apparente à du néo-colonialisme. Mea culpa, mea maxima culpa, chargé d’un lourd fardeau de mauvaise conscience, à cause d’un passif colonial bien réel, ce courant s’interdit ce genre de démarche.

Or bien souvent, conscients de la gravité de la situation, ce sont les intéressés eux-mêmes qui sont demandeurs, comme le montre ce micro-trottoir (Dakar) ou les interventions de Mme Chantal Compaoré (Burkina Faso) et de M. Aboubakar Namoda (Niger). Il n’est pas non plus impossible que certaines personnes nourrissent l’espoir qu’une « troupe d’affamés » débarrassera un jour le monde de ses oppresseurs.

Mais au fond, la constatation la plus attristante est que les mesures qui permettraient de faire diminuer la natalité galopante des pays les plus pauvres sont tout à fait admises par le mouvement écologiste, puisqu’il s’agit en fait de donner plus de droits aux femmes, que ce soit celui à l’instruction ou celui de disposer librement de leur corps (30% des grossesses des pays du Sud ne sont pas désirées).

Mais une chose est de reconnaître ces droits fondamentaux « sur le papier » et une autre est de se mobiliser ouvertement pour les faire triompher.
Source: http://rue89.nouvelobs.com/rue89-planete/2012/03/10/la-demographie-le-sujet-tabou-de-lecologie-230059


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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 07 Juin 2016, 23:35



"« La démographie, un enjeu pour l’écologie politique ». Ici, on est chez les frondeurs. Ancien ministre de Jospin, Yves Cochet ouvre les hostilités : « Cet atelier a bien failli ne pas se tenir. Tout débat sur la démographie est systématiquement censuré par la direction du parti mais Michel, qui est beaucoup plus opiniâtre et emmerdeur que moi, a finalement obtenu gain de cause »
---/---
L’arbitre de la conférence, un sympathique militant en sandales, avait prévenu : « C’est un sujet sensible, certains diraient tabou (…) Attention à ne pas provoquer par vos propos »."



http://www.causeur.fr/eelv-pas-de-pitie-pour-les-decroissants-29933.html# a écrit:
EELV : pas de pitié pour les décroissants!

Pas facile de rencontrer un antiproductiviste conséquent chez les Verts…

Daoud Boughezala est rédacteur en chef de Causeur.

Publié le 28 octobre 2014

Quand vient la fin de l’été, le journaliste en quête d’une ultime échappatoire au bureau voit arriver comme une bénédiction les universités précisément dites « d’été » organisées par toutes les boutiques politiques et associatives dignes de ce nom. C’est la politique à la plage : le militant y va pour draguer, passer des soirées arrosées avec ses copains, voir les chefs en short, mettre son grain de sel dans les bagarres internes, parfois pour parler politique ou même pour écouter de longues et sérieuses interventions sur les grands problèmes du monde – le dosage entre ces différentes activités semblant varier en fonction de la taille et de l’orientation politique de l’organisation : à « gauche de la gauche », on prend encore les questions idéologiques au sérieux. Voilà un terrain qui me va : je ne suis pas très bon pour la sociabilité de vacances et de bistrot. Je veux bien prendre l’air, mais si je suis sûr de pouvoir passer un bon nombre d’heures dans des amphis.

Je procède par éliminations et me décide pour  une virée chez les Verts qui organisent leur grand-messe à Bordeaux. Je pourrais y débusquer des décroissants qui m’aideraient à nourrir le dossier sur ce sujet que j’ai vendu au politburo de Causeur – et à préciser mes idées sur le sujet –je suis tenté par certaines propositions des théories de la décroissance, mais peut-être plus encore par l’économie psychique de l’ascétisme ou au moins de la sobriété à laquelle on les associe spontanément. On peut penser qu’une réunion d’EELV n’est pas forcément le meilleur endroit pour rencontrer des gens qui réfléchissent à l’écologie, mais il doit bien s’en trouver quelques-uns. Et puis, j’aurai le plaisir de ferrailler avec des militants écolos et de les confronter à la contradiction qu’il y a entre leur hédonisme gentillet de l’extension des droits et leur détestation pour le méchant capitalisme destructeur de planète.

Mon périple en terre écolo commence dans la petite salle de l’université de Pessac où se tient l’atelier « La démographie, un enjeu pour l’écologie politique ». Ici, on est chez les frondeurs. Ancien ministre de Jospin, Yves Cochet ouvre les hostilités : « Cet atelier a bien failli ne pas se tenir. Tout débat sur la démographie est systématiquement censuré par la direction du parti mais Michel, qui est beaucoup plus opiniâtre et emmerdeur que moi, a finalement obtenu gain de cause ». L’« emmerdeur », c’est Michel Sourrouille, la soixantaine, chauve et barbu en short et t-shirt, directeur d’un essai collectif au titre explicite : Moins nombreux, plus heureux !1 préfacé par Cochet. « Ecolo depuis 1974 et son premier vote pour René Dumont», avec ses faux airs de Philippulus le prophète2, Sourrouille déroule un argumentaire mathématiquement imparable : 20% de la population mondiale consomme 86% des ressources de la planète. « Malthusien depuis 1969 et la lecture de La bombe P  de Paul R. Ehrlich », il se réfère constamment à son maître Thomas Malthus, célèbre pasteur anglican qui a prophétisé notre sombre avenir dans l’Essai sur le principe de population (1798), dont la thèse explosive tient en deux courbes. Ancien prof de lycée Sourrouille l’expose simplement: la population mondiale progressant beaucoup plus vite que la production alimentaire, on ne pourra bientôt plus nourrir tout le monde. La conclusion s’impose : « puisqu’on ne peut pas accroître la production agricole, il faut maîtriser la natalité » et organiser le rationnement à l’échelle mondiale, sans quoi « c’est la planète qui nous rationnera et ça se passera très mal ». De son siège dans le public, Yves Cochet fait chorus en rappelant sa proposition de réduire les allocations familiales dès le troisième enfant – cette version verte de la politique chinoise de l’enfant unique avait fait scandale chez les Verts. L’arbitre de la conférence, un sympathique militant en sandales, avait prévenu : « C’est un sujet sensible, certains diraient tabou (…) Attention à ne pas provoquer par vos propos ». Je songe que Sourrouille et Cochet n’égalent pas le radicalisme du chanteur Didier Super, auteur du tube punk « Les enfants, faut les brûler ! ».
Source: http://www.causeur.fr/eelv-pas-de-pitie-pour-les-decroissants-29933.html
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 08 Juin 2016, 02:08

Bien ce complément de documentation. La surpopulation est effectivement un sujet primordial. Souvent pas assez bien approfondi. Il dépasse largement le cadre de l'Afrique, ce que j'indique d'ailleurs dès ma première intervention. L'auteur -premier cité par anonymous pour ouvrir son sujet- étant plus orienté dans son propos que moi  ce que j'illustre en citant un second de ses ouvrages. Si on veut élargir ce débat je crois pour ma part qu'il est indissociable de trois piliers à traiter ensemble : la surpopulation, la surconsommation et la surproduction, au regard des seuls besoins à satisfaire selon le continent concerné.

Quitte à citer quelques références de personnalités écologistes, je vous propose cela :

Précurseur, René Dumont avait compris les problèmes qui attendaient l'Afrique à peine décolonisée et préconisait des solutions concrètes à son développement.
René Dumont (1904-2001) entre à l'Institut national d'agronomie (INA) en 1922, dont il sort ingénieur agronome. Il complète sa formation à l'Institut national d'agronomie coloniale, puis est affecté au Tonkin en 1929, où il s'intéresse de près aux techniques rizicoles. De retour en métropole en 1932, il entame une carrière universitaire qui le mène à une chaire d'agriculture comparée à l'INA en 1953. Parallèlement, à partir de 1945, il est conseiller agricole au commissariat au Plan, où il fait figure de chantre de la modernisation de l'agriculture française. Toutefois, son intérêt pour le « tiers-monde » affirme son combat anticolonial et sa critique de l'agriculture productiviste, jusqu'à son engagement dans l'écologie politique naissante. En 1974, vêtu de son célèbre pull-over rouge, il est candidat à l'élection présidentielle et fait connaître le Mouvement écologiste, ancêtre des Verts.

La thèse

Publié en 1962, L'Afrique noire est mal partie fait scandale, tant le propos virulent de Dumont est dissonant dans l'euphorie des indépendances. Ce livre est souvent cité inconsidérément à l'appui du poncif selon lequel l'Afrique noire serait maudite, vouée aux catastrophes et à l'échec permanent. Cela n'est pas du tout le point de vue de Dumont. Au début des années 1960, fort de son expérience d'ingénieur agronome, celui-ci entame son livre « la plume tremblante » car il craint de froisser ses amis africains. Il écrit un peu comme un vieux professeur sermonnant les responsables des pays nouvellement indépendants - qui sont parfois ses anciens étudiants.

Il propose d'abord un vaste panorama, très érudit, des agricultures tropicales, en insistant sur le legs colonial de l'agriculture d'exportation. Dumont plaide pour une reconversion vers l'agriculture vivrière, ce qui suppose de former et de faire confiance à la paysannerie africaine. D'une manière qui fait parfois penser au Fanon des Damnés de la Terre, publié un an auparavant, il tance la « caste des privilégiés », ministres, députés, fonctionnaires cravatés et corrompus, experts étrangers, éloignés des masses paysannes et qui singent les anciens colonisateurs. Dumont plaide pour une industrialisation pilotée par le Plan, en lien avec l'exploitation des ressources naturelles, mais perçoit aussi avec clairvoyance le problème de l'exode rural, et de l'entassement des désoeuvrés dans des bidonvilles.

C'est en renforçant les structures scolaires et de formation professionnelle des campagnes, en encourageant la création de coopératives locales, en favorisant le crédit mutuel (on dirait aujourd'hui le microcrédit), que l'Afrique cessera d'être « cliente de l'Europe » et pourra bâtir une sorte de socialisme démocratique avec l'aide des grandes puissances. Ce qui ne pourrait être qu'une série de voeux pieux est le plus souvent étayé par des analyses précises, où le savoir de l'agronome, sa connaissance de la nature et des sociétés africaines priment, et font de L'Afrique noire est mal partie un livre de bonnes pratiques, fait avant tout pour être utile.

Qu'en reste-t-il ?

Le livre « afropessimiste » de Dumont semble aujourd'hui prophétique, puisque cinquante ans après, l'Afrique subsaharienne est confrontée à des problèmes structurels de sécurité alimentaire. La paysannerie qui survit à peine, l'exode rural et la misère des grands centres urbains sont bien les caractéristiques principales des sociétés africaines contemporaines, ce que Dumont avait parfaitement compris. Il a aussi pressenti la faillite d'une partie importante des élites locales et leur désintérêt pour les questions agricoles, et, parallèlement, l'inventivité et les ressources des populations. Même si certains propos sur la planification ou le socialisme soviétique et chinois sont datés, il n'en demeure pas moins que L'Afrique noire est mal partie, dont la réédition en 2012 est bienvenue, est un ouvrage fondateur de l'économie du développement.


http://www.histoire.presse.fr/livres/les-classiques/l-afrique-noire-est-mal-partie-de-rene-dumont-01-05-2013-54629

Et puisque Yves Cochet est cité aussi cet autre lien http://docpatrimoine.agroparistech.fr/spip.php?page=article&id_rubrique=120&id_article=411
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 08 Juin 2016, 16:54

C'est beau comme du Claudel et aussi longuet... Dommage que le problème posé ne soit ni résolu, ni abordé, à savoir :

Comment faire pour que ceux qui sont le moins en mesure de nourrir des familles nombreuses limitent le nombre de leurs enfants ou que s'ils continuent à procréer ils puissent les prendre en charge ?

L'alternative est simple : ou on fait moins d'enfants ou on produit plus... c'est assez aisé à comprendre, des solutions sont trouvées et mises en place dans certains pays pas dans d'autres.

Une démarche qui commence à poser de sérieux problèmes se résume ainsi : allons chercher chez les voisins ce qui ne se trouve pas chez nous...
Généralement ce mode opératoire à des conséquences relationnelles  fâcheuses lorsque le voisin n'est pas ou ne peut pas être généreux et que le demandeur formule ses exigences de manière intempestive voire violente.

L'histoire enseigne que ce mode de pensée (se servir chez le voisin y compris contre sa volonté) se termine généralement par des guerres...

Les paysans ont une expression qui résume la situation : lorsqu'il n'y a pas assez de foin au râtelier les chevaux se battent... maintenant il est possible de discourir à l'infini de faire assaut de citations et voire d'échanger des noms d'oiseaux mais si la question n'est pas traitée l'affaire finira mal.

Pour moi tout est dit.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 08 Juin 2016, 18:42

Les causes de la faim dans le monde

Les causes de la faim dans le monde sont nombreuses et interdépendantes. Elles se classent en deux catégories bien distinctes. La première comporte les phénomènes naturels dévastateurs, généralement  imprévisibles, d'une importante ampleur, qui détruisent les cultures et anéantissent les cheptels : tremblements de terre, inondations, sécheresses, invasions d'insectes (comme les criquets), maladies épidémiques des plantes. La seconde implique directement des comportements humains : les guerres avec leurs destructions, avec le parti pris délibéré de détruire les productions des adversaires; puis le boycott économique organisé contre un Etat , en vue de lui imposer une nouvelle ligne politique, ce qui a pour conséquence une situation de pénurie extrême, impliquant la famine pour les populations pauvres de l'Etat concerné. C'est ainsi que nous étudierons de manière précise chaque cause de chaque catégorie.

Les causes climatiques

En ayant des moyens limités, il est difficile de trouver de l'eau pour irriguer les cultures donc en cas de sécheresse, impossible de faire pousser des légumes ou fruits et de faire l'élevage du bétail qui ne peut ni boire ni se nourrir. En cas d'inondation, la destruction est telle qu'on ne peut pas faire face car on n'a pas de structure adaptée. Les variations climatiques favorisent l'apparition d'insectes qui dévorent les cultures.

(...)

Les conflits inter-ethniques et les guerres entre pays

Quand les conflits surviennent entre ethnies et ou avec des pays voisins, la partie de la population qui prend le dessus fait tout pour appauvrir l'ennemi, en lui confisquant les moyens de s'approvisionner en eau et de se nourrir ce qui aura pour conséquence la famine, la maladie et la destruction.

Un mauvais climat politique basé sur des mauvaises décisions, la corruption, et l'injustice finiront par plonger le pays dans le chaos et la pauvreté ce qui entraînera des famines.

(...)

Problème d'accès à l'eau

L'eau est une ressource naturelle indispensable à la vie. Elle est utilisée pour l'agriculture (afin de produire des denrées alimentaires), l'alimentation (eau potable), les besoins domestiques et l'industrie. Cependant dans le monde, 1,1 milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable (la majorité étant en zone rurale).

En effet, certains pays n'ont pas accès à des dispositifs d'assainissement, qui sont pourtant nécessaires à l'évacuation des eaux sales du domicile, la collecte des eaux usées et des eaux de pluie, puis la dépollution des eaux usées. Une personne sur trois en Afrique de Sud et en Asie n'y ont pas accès. Les femmes accordent plus d'importance que les hommes pour l'assainissement mais elles ont beaucoup moins d'influence que les hommes pour les choix budgétaires.

En Afrique, l'eau n'étant pas à portée de main, les jeunes filles sont souvent chargées d'aller chercher l'eau et de la transporter pendant des heures et sur de longues distances. Elles sont ainsi privées d'école, ce qui va leur pénaliser pour leur avenir, elles vont être confrontées à la pauvreté.

Il y assez d'eau pour satisfaire tous les besoins de l'humanité mais les richesses en eau sont mal réparties. Par exemple, le Brésil qui a une importante ressource en eau mais dont le Nord-Est est unes des régions les plus touchées par la sécheresse.

A l'avenir, les changements climatiques devraient réduire les disponibilités en eau de centaines de régions.

De plus, l'eau est une ressource surexploitée qui doit faire face à la croissance démographique. Dans certaines zones, les prélèvements d'eau ont dépassé les  possibilités de la ressource. C'est le cas de la mer d'Aral dont l'exploitation a abouti à un désastre écologique sans précédent : pour la culture du coton, la surexploitation de cette mer a eu pour conséquence une diminution de 75% de sa surface. La mer d'Aral est aujourd'hui un lac salé au milieu d'un désert, alors qu'autrefois elle était la quatrième plus grande étendue d'eau intérieure du monde.


En savoir plus sur http://faimdanslemonde.e-monsite.com/


Que l'affaire souvent finisse mal, c'est une constante en effet ; à chaque grande famine ou large épidémie, la tendance naturelle est de faire plus d'enfants dans l'espoir que certains s'en sortent. Cela a été vrai aussi en France. http://blog.bnf.fr/gallica/index.php/2010/07/07/les-grandes-epidemies-en-france/

La contraception est une conquête récente qui probablement a besoin de toucher une plus grande part de la population mondiale, mais elle a un coût et suppose une éducation à sa pratique. Tout le monde n'y est pas favorable et il y a même quelques réticences à son usage dans certains milieux catholiques. Or elle ne peut être imposée. Qu'il n'y ait pas assez de foin au râtelier tient du discourir aussi avec assaut de citations, ce qui n'indique nullement que du coup, il y ait eu traitement correct du sujet pour le résoudre.
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mamiea

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 08 Juin 2016, 19:07

Citation :
La contraception est une conquête récente qui probablement a besoin de toucher une plus grande part de la population mondiale, mais elle a un coût et suppose une éducation à sa pratique. Tout le monde n'y est pas favorable et il y a même quelques réticences à son usage dans certains milieux catholiques. Or elle ne peut être imposée. Qu'il n'y ait pas assez de foin au râtelier tient du discourir aussi avec assaut de citations, ce qui n'indique nullement que du coup, il y ait eu traitement correct du sujet pour le résoudre.

Affirmation incomplète

http://www.contraception.fr/f-religf.htm a écrit:
Les positions des religions sur la contraception

Les grandes religions ont toutes un avis sur la contraception, l'avortement et les manipulation destructives des êtres humains.

Le Judaïsme, le Catholicisme et le Protestantisme y sont catégoriquement opposés, car l'être humain a pour eux de la valeur et la réalité a du sens, en relation avec le Dieu créateur.
L'Islam est généralement contre mais certaines écoles possèdent encore une doctrine de l'«animation» un peu ancienne sur laquelle s'appuient des exceptions.

Les religions orientales varient.

Le sécularisme n'a aucun respect pour la vie humaine, ce qui est logique avec sa foi aveugle au dieu Hasard, maître d'une prétendue évolution qui rabaisse l'homme au rang du ver de terre, et qui considère que la réalité n'a d'autre sens que celui que l'Homme lui attribue arbitrairement.
Cette religion séculariste a des variantes : le nazisme, le communisme, le jacobinisme, etc. C'est la religion la plus intolérante et la plus sanglante qui soit. Elle singe le langage judéo-chrétien pour se parer d'une moralité qui lui est étrangère.
Mais qu'en est-il de ces "chrétiens" et "juifs" qui disent accepter l'avortement et la contraception ?

Ils n'ont en réalité plus rien de chrétien ni de juif, car ils ont dans les faits renié la foi de leurs pères pour être à la mode ; on peut les regrouper dans la catégorie des "libéraux" ou relativistes, qui ne sont qu'une branche de la religion séculariste, autrement dit des disciples de la philosophie du 18ème siècle, dite des "lumières". Or, les héritiers de cette philosophie, les "post-modernes", ont eux-mêmes démontré son incohérence...
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 08 Juin 2016, 19:31

Ma citation à plusieurs vertus :
Tout le monde comprend tout de suite que l'affaire se terminera mal si on ne se bouge pas
Etant brève elle ne rebute pas le lecteur par des considérations annexes plus ou moins objectives qui ne changent en rien la problématique du sujet.

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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 08 Juin 2016, 19:45

Au delà des religions on notera que les grands pays émergeant tels que Brésil,  Inde, Chine, ... ont, conscients des enjeux démographiques, chacun mis en place des politique de contrôle des naissances...
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 28 Fév 2017, 10:39

L'éditorial du Monde omet juste la nécessaire régulation de la démographie par la contraception faute de quoi cette régulation continuera à se faire par les famines...




http://www.lemonde.fr a écrit:
Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis en Afrique de l’Est

Editorial. Selon l’ONU, 20 millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence dans sept pays.

LE MONDE | 27.02.2017

Editorial du « Monde ». Voilà des années qu’on n’avait pas vu revenir sa tête de gorgone émaciée. Elle a les traits de ces gosses au gros ventre et au corps squelettique. Il y a ces files d’attentes de malheureux en guenilles venus chercher une maigre ration alimentaire dans des camps de personnes déplacées. On sait trop à quoi ressemble la famine en Afrique. Elle est là, de retour dans la partie est du continent noir. La mort rôde. L’ONU, les organisations humanitaires préviennent : la faim pourrait tuer des dizaines de milliers de personnes dans les jours qui viennent.

Il faut sonner l’état d’urgence, bien sûr. Mais il y a aussi quelque chose de désespérant – d’obscène ? – à devoir constater la réapparition récurrente de la famine dans un monde qui, de façon chronique, déborde de surplus alimentaires dont on ne sait que faire. Bien sûr, la question est plus complexe. Elle ne se limite pas à la production de denrées alimentaires.

Mais tout de même, en situation extrême, comme aujourd’hui en Afrique de l’Est, les ressources devraient être faciles à dégager, même si la distribution de l’aide pose des problèmes spécifiques. Les moyens financiers ne devraient pas être trop difficiles à réunir. Bref, la répétition du drame de 2011 dans la Corne de l’Afrique, quand la sécheresse a fait quelque 260 000 victimes en Somalie, aurait quelque chose d’intolérable.



Sécheresse et guerres

Sept pays sont concernés : Djibouti, Ethiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan du Sud et, dans une moindre mesure, Tanzanie. La sécheresse n’est pas la seule coupable, même si elle affecte tout le monde. La guerre doit aussi être incriminée au Soudan du Sud, de même que Boko Haram, cette puissante secte djihadiste armée, et Al-Qaida en Somalie avec les groupes de Chabab, l’ensemble bien souvent sur fond d’Etats faillis.

En tout, 20 millions de personnes, selon l’ONU, ont aujourd’hui besoin d’une assistance alimentaire d’urgence en Afrique de l’Est. Les éléments d’un drame humanitaire de grande ampleur sont réunis.
---/---
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a eu les mots qu’il fallait : « Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe. »
Source: http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/02/27/les-elements-d-un-drame-humanitaire-de-grande-ampleur-sont-reunis-en-afrique-de-l-est_5086234_3232.html


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Gérard

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 28 Fév 2017, 10:53


Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a eu les mots qu’il fallait : « Nous sommes face à une tragédie, nous devons éviter qu’elle devienne une catastrophe. »

Et pendant ce temps là Trump relance 50 milliards de dollars dans l'armement du pays qui a déjà, et de loin, la plus forte armée du monde.
La catastrophe arrive.

_________________
« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 28 Fév 2017, 15:20

De quoi se dire, avec une certaine nostalgie que certains ne comprennent toujours rien 32 ans plus tard.
https://m.youtube.com/watch?v=Zi0RpNSELas

We are the world, we are the ones who can make a brighter day
.
We Are The World (Nous Sommes Le Monde)
There comes a time, when we need a certain call Nous sommes à une époque, quand nous sommes confrontés à un appel
When the world must come together as one Où le monde doit se rassembler
There are people dying, time to lend a hand Il y a des gens qui meurent et il est temps de tendre la main à la vie
To life the greatest gift of all Le plus beau de tous les cadeaux
We can't go on pretending day by day On ne peut pas continuer
That someone, somewhere will soon make a change A prétendre jour après jour que quelqu'un, quelque part va bientôt changer les choses

We are all a part of God's great big family Nous faisons tous partie de la grande famille de Dieu
And the truth, you know, love is all we need Et la vérité, tu sais, c'est que l'amour est tout ce dont nous avons besoin…

[Chorus]
[Chorus]
We are the world, we are the children Nous sommes le monde, nous sommes les enfants
We are the ones to make a brighter day Nous sommes ceux qui feront un avenir meilleur

So let's start giving Alors commençons à donner
There's a choice we're making Il y a un choix à faire
We're savin gour own lives, it's true Nous sauvons nos propres vies
We make better days, just you and me C'est vrai nous allons faire un meilleur avenir juste vous et moi

Send them your heart Envoyez-leur votre coeur
So they'll know that someone cares Alors ils sauront que quelqu'un s'intéresse à eux
And their lives will be stronger and free Et leur vie sera plus forte et libre
As God has shown us by turning stone to bread Comme Dieu nous a montré en changeant la pierre en pain
So we all must lend a helping hand Alors nous devons tous tendre une main secourable

[Chorus]
[Chorus]
When you're down and out Quand vous êtes déprimé
There seems no hope at all Quand il vous semble qu'il n'y a plus du tout d'espoir
But if you just believe Mais si vous croyez simplement
There's no way we can fall Qu'il n'y a aucun moyen de tomber
Let us realize that a change will only come Qu'un changement ne peut survenir
When we stand together as one Qu'en nous réunissant

[Chorus]
[Chorus]

En savoir plus sur https://www.lacoccinelle.net/248828.html#Q9oTLc6m24JXlHsU.99
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 10:12

http://www.lemonde.fr a écrit:
La sixième extinction de masse des animaux s’accélère

Dans une étude très alarmante, des chercheurs concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue.

LE MONDE | 10.07.2017 à 21h05 • Mis à jour le 10.07.2017 à 21h08 | Par Audrey Garric

C’est ce qu’ils nomment « un anéantissement biologique ». Dans une étude très alarmante, publiée lundi 10 juillet dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs américains et mexicains concluent que les espèces de vertébrés reculent de manière massive sur Terre, à la fois en nombre d’animaux et en étendue. Une « défaunation » aux conséquences potentiellement « catastrophiques » pour les écosystèmes et aux sérieux impacts écologiques, économiques et sociaux.
---/---
Les causes de ces reculs sont connues : ils sont imputables, en premier lieu, à la perte et à la dégradation de l’habitat sous l’effet de l’agriculture, de l’exploitation forestière, de l’urbanisation ou de l’extraction minière. Viennent ensuite la surexploitation des espèces (chasse, pêche, braconnage), la pollution, les espèces invasives et les maladies et, plus récemment, le changement climatique. « Les moteurs ultimes de la sixième extinction de masse sont moins souvent cités, jugent les auteurs. Il s’agit de la surpopulation humaine, liée à une croissance continue de la population, et de la surconsommation, en particulier par les riches. »
---/---
Parmi les actions prioritaires, les scientifiques appellent à réduire la croissance de la population humaine et de sa consommation, à utiliser des technologies plus efficaces et moins consommatrices, à freiner le commerce des espèces en voie de disparition ou encore à aider les pays en développement à maintenir les habitats naturels et à protéger leur biodiversité.
Source: http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/07/10/la-sixieme-extinction-de-masse-des-animaux-s-accelere-de-maniere-dramatique_5158718_1652692.html
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 19:55

La faim dans le monde augmente de nouveau et réduit à néant des années de progrès, selon la FAO.

« Le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a augmenté depuis 2015, et menace de réduire à néant des années de progrès » (le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), José Graziano da Silva (8 juillet 2017)

"60% des personnes souffrant de la faim dans le monde vivent dans des pays affectés par un conflit et étaient confrontés au changement climatique. 19 pays sont en situation de crise prolongée, faisant souvent face à des événements climatique extrêmes tels que des sécheresses et des inondations.
Pays les plus menacés : le nord-est du Nigéria, la Somalie, le Soudan du Sud et le Yémen avec 20 millions de personnes gravement affectées.



« Nombreux sont ceux à ne pas avoir trouvé d'autres options que celles qui les ont conduit à augmenter les chiffres de la migration de détresse ». « Il est essentiel d'avoir un engagement politique fort afin d'éradiquer la faim, mais ce n'est pas assez. Nous pourrons uniquement mettre un terme aux souffrances liées à la faim lorsque les pays concrétiseront les engagements qu'ils ont pris, en particulier au niveau national et local. »

« La paix est évidemment la solution clé afin de mettre un terme à ces crises mais nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre l'instauration de la paix : le Programme alimentaire mondial et le Fonds international de développement agricole travaillent tous très durs afin de venir en aide aux populations vulnérables. Il est très important de s'assurer que toutes ces personnes disposent des conditions nécessaires pour continuer de produire leur propre nourriture. Les populations vulnérables ne peuvent être laissées pour compte, en particulier, les jeunes et les femmes. »

Promouvoir l'agriculture durable et les efforts visant à s'adapter au changement climatique, lutter contre la réduction de la pauvreté, les pénuries d'eau, les phénomènes de migration, soutenir les ruraux affectés par les conflits et le travail concernant la nutrition, les pêches, la foresterie et la résistance antimicrobienne font partie des principales priorités de la FAO.

Mais actuellement nos sols, l’eau douce, les océans, les forêts et la biodiversité se dégradent rapidement . Le changement climatique exerce une pression encore plus forte sur les ressources dont nous dépendons et augmente les risques de sécheresse et inondations.

"L'Europe se doit de partager le fardeau des arrivées massives de migrants, afin de rester loyal avec sa propre histoire, ses principes. Les efforts de développement doivent aller au-delà des interventions d'urgence ». « Nous ne pouvons pas sauver les gens en les mettant dans des camps. Pour sauver des vies, nous devons sauver leurs moyens d'existence » (1er ministre italien)


Dernière édition par Libellule le Mar 11 Juil 2017, 21:29, édité 1 fois
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Robin

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 21:28

Peut être faudrait-il mettre la castration au programme d'aide de certaines ONG !
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Libellule

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 21:31

Cela ne se passe pas comme cela. Dans tous les pays du monde quand une population est touchée par la famine ou une grande épidémie, le réflexe naturel de l'être humain est d'enfanter plus pour s'assurer qu'une partie de la descendance survivra. Ce fut le cas après la famine de 1816 qui toucha une grande partie de l'Europe. Il n'est pas rare pendant cette période d'avoir cinq ou six enfants par foyer, les arbres généalogiques témoignant de la mort de trois d'entre eux dans les premières années de leurs vies. Globalement, malgré ces décès la population s'accroissait pour venir compenser les populations brutalement décédées.

Il faut stopper la famine, si possible, et expliquer aux autochtones, qu'il n'est plus nécessaire pour eux de compenser les morts partis par une sexualité pro créatrice intense.


Dernière édition par Libellule le Mar 11 Juil 2017, 21:48, édité 1 fois
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Robin

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 21:47

Justement et en ce sens l'espèce animale est bien plus futée que l'homme en matière de régulation des population, les exemples sont nombreux, quand il n'y a plus rien à manger ou que la raréfaction s'installe au pire ils tue leur petits.
Si on avait su gérer la procréation sahélienne on aurait évité bien de décès de mômes affamés. Mais bien sur quel intérêt auraient trouvé les pays capitalistes installés dans leur bien être qui coupaient vite la télé lorsque des reportages montrant des gamins squelettiques à apporter une aide minimum.
Bernard Kouchner nous aura bien amusé avec son sac de riz sur l'épaule à l'époque.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 21:51

Il faudra m’expliquer la différence qu'il peut y avoir entre un animal qui tue ses petits, et l'homme qui les voient mourir de faim... organisant son propre génocide.

Souvenirs : En août 1974, à Bucarest en Roumanie, Margaret Mead prit part à la conférence « L’Atmosphère : menacée et menaçante ».

Avec sa conception malthusienne, elle y affirmait que la population serait une menace pour l’environnement. « En restant incontrôlée, la croissance démographique  nuira aux développement socio-économiques, et mettra l’environnement en péril (…) » Les idées antérieures radicales, selon lesquelles une justice sociale et économique pourrait seule, en quelque sorte, compenser la croissance démographique, et que la simple mise à disposition de contraceptifs pourrait réduire la population, furent rejetées.]

On aurait pu approuver , mais la théorie de Mead (proche de l’eugénisme et du génocide volontaire des autres quand on la lit en détail) fut jugée comme trop extrême. 

Ceci dit, il est clair que l’augmentation de la population doit s’arrêter. La problématique est posée depuis 1996. Woodwell, un des premiers écologistes américains à s’intéresser au climat, pour ouvrir de nouveaux  horizons écrivit : « Nous avions un monde vide qui en tant que système biophysique fonctionnait bien par lui-même, mais maintenant nous l’avons peuplé, et l’ensemble des activités humaines, sont si importantes qu’elles affectent les systèmes planétaires, et cela ne tiendra pas longtemps. »  Il attribuait le réchauffement et les changements climatiques « au surpeuplement humain dans pratiquement tous les coins de la planète. » Et pas uniquement en Afrique.

Ouvrant  l’une des discussions les plus frappantes de l’époque portant sur l’homme vu comme la seule espèce en concurrence avec les ressources disponibles sur Terre. « nous, en tant qu’espèce tentons de nous maintenir aux dépens d’autres espèces ; il semble y avoir un conflit entre la préservation de la nature, et nourrir une population en rapide augmentation. Est-ce notre objectif principal que de nourrir la population, ou devons-nous réaliser que nous ne pouvons continuer à nourrir tout le monde à n’importe quel prix ? Comment trouver l’équilibre entre préserver la nature et nourrir la planète ? » On ne sait toujours pas répondre avec précision à cette question fondamentale.
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 22:58

Robin a écrit:
Peut être faudrait-il mettre la castration au programme d'aide de certaines ONG !


Selon la carte fournie par Libellule il y aurait deux pays où une famine serait probable en 2017:

- Le Nigéria pays le plus peuplé d'Afrique où la natalité est  de 5,65 enfants par femme.

Entre 45,4 % et 50 % de la population nigérienne est musulmane, contre 40 % à 45,5 % chrétienne


- le Soudan Sud où la natalité est  de 5,02 enfants par femme.

La majorité des habitants (60,5 %) de ce pays sont de confession chrétienne. Ils se répartissent principalement entre catholiques qui comptent près de 3 millions de fidèles (évangélisés depuis la fin du XIXe siècle par les comboniens italiens), et protestants de l'Église épiscopale du Soudan, qui regrouperait près de 2,5 millions de fidèles (évangélisés par les Anglo-Américains). Les Églises évangéliques complètent le tableau. Quant aux animistes, ils représentent 32,9 %, et les musulmans 6,2 %2.


A propos de la castration, rappelons que la Chine et l'Inde ont déjà mené des opérations de stérilisation pour maintenir leurs démographies à des niveaux acceptables...


Par ailleurs, j'ai lu aujourd'hui que la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn estime que "la société française" était "prête" à l'élargissement de la PMA aux couples de femmes et aux femmes célibataires... On peut se demander si une telle mesure faisant de la maternité "un droit pour toutes" est un bon signal en matière de démographie....

Va-t-on voir des écologistes opposés aux OGM et favorables la protection de la planète soutenir cette "maternité pour toutes" ?


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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 23:07

On est bien d'accord sur un point ; la crise aidant, la population autochtone fait plus d'enfants qu'ailleurs, avec une mortalité précoce bien plus élevée même si elle se réduit.. (Mon propos plus haut).

On a du mal à considérer la prise en compte l'écart du vieillissement de la population lequel reste très important entre pays d'Europe et Afrique saharienne. 80 ans en France 47 en Afrique saharienne par exemple.

« Actuellement, le taux de croissance démographique moyen de l’Afrique est de 2,7 %, contre 1 % au niveau mondial, et à peine 0,4 % en Amérique du Nord, tandis que l’Europe est quasi stationnaire», (Henri Leridon, directeur de recherches émérite à l’Institut national d’études démographiques (Ined).

Cette situation spécifique s’explique par le fait que, contre toutes attentes, la mortalité en Afrique baisse fortement – l’espérance de vie a gagné plus de vingt ans depuis 1950, passant de 36 à 57 ans [/b]– alors que la fécondité, elle, ne ralentit que faiblement. « Un décalage qui tient à la persistance de comportements propres aux sociétés traditionnelles rurales sans contraception».

« Ce phénomène a contribué à l’émergence de pays d’Asie, notamment de la Chine », « Mais cette fenêtre d’opportunité ne produit d’effets positifs qu’à certaines conditions, notamment celles de disposer d’une main-d’œuvre bien formée et d’un marché du travail pour l’employer ».

Mais pour que l’impact de la transition démographique soit durable et soutenable, il faut qu’elle se combine avec quatre autres transitions : économique, technologique, politique et écologique.

Il faut certes que les États africains s’engagent à mettre en œuvre la feuille de route fixée par l’Union africaine en 2016. Mais aussi que les pays occidentaux doublent d’ici à 2020 les financements, publics ou privés, destinés à soutenir ces programmes de réformes en Afrique.

Un « geste » qui n’est pas que désintéressé. Car si l’Afrique ne parvient pas à maîtriser sa démographie, cela ne pourra qu’alimenter les flux migratoires forcés vers l’Europe. Alors qu’à l’inverse, la prospérité de l’Afrique et des Africains pourrait être, selon Friederike Röder, « la clé de la prospérité de tous ».

Source : « Le siècle de l’Afrique », rapport ONE, juin 2017.

+++++++
Sur les autres sujets
L'expérience de la Chine et de l'Inde a montré ses limites.
PMA personnellement je n'approuve guère. Mais je ne crois vraiment pas que cela sera source qu'ne augmentation considérable en France.
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 11 Juil 2017, 23:50

Un pays comme Israël montre qu’on peut rendre un désert fertile.
Un pays comme l’Algérie montre que des terres fertiles peuvent redevenir désertes...

Une telle constatation ne semble faire réfléchir personne... Doit on envisager de recoloniser les pays qui depuis 50 ou 60 ans sont indépendants et qui durant la même période réussissent à se planter ?

Lorsqu'un ex ministre français socialiste d'origine africaine s'exprime pour constater des réalités devons nous continuer à nous boucher les yeux et les oreilles ?

https://www.youtube.com/watch?v=bRmYeVJ58Fk

Je vais me faire jeter des pierres sur la courge par l'élite moralo intello nationale !

Ce n'est pas bien mais je continue !

Des pays d’Afrique subsaharienne, tel le Ghana, ont été aidés massivement.
La Corée du Sud n’a pas été aidée, sinon par la présence de l’armée américaine et elle était, en 1953, en ruines.
Au début des années 1960, la Corée du Sud avait un produit intérieur brut par tête équivalent à celui du Ghana.

Elle est aujourd’hui un pays développé.

Que doit on penser ?
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 12 Juil 2017, 00:35

tonton christobal a écrit:
Des pays d’Afrique subsaharienne, tel le Ghana, ont été aidés massivement.

La Corée du Sud n’a pas été aidée, sinon par la présence de l’armée américaine et elle était, en 1953, en ruines.
Au début des années 1960, la Corée du Sud avait un produit intérieur brut par tête équivalent à celui du Ghana.

Elle est aujourd’hui un pays développé.

Que doit on penser ?

Je ne me lasse pas de relire ce texte de Venance Konan, écrivain ivoirien: http://www.plateaufontenay.net/t2724-en-2050-un-terrien-sur-quatre-sera-africain#83759
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 13 Juil 2017, 10:53

Je vais finir par me faire tirer l'oreille par le webmaster à force de saucissonner les articles pouvant difficilement restés compréhensibles en étant réduits à moins de 3000 caractères...

http://www.lemonde.fr a écrit:
Après les déclarations de Macron sur la natalité en Afrique, la vérité des chiffres

La fécondité africaine alimente les fantasmes et soulève des polémiques. Etat des lieux, alors que 2,5 milliards de dollars supplémentaires sont alloués au planning familial.

Par Elena Blum

LE MONDE Le 12.07.2017 à 19h51

Samedi 8 juillet, en marge du G20 qui s’achevait à Hambourg, le président français Emmanuel Macron a répondu à cette question d’un journaliste ivoirien : « combien les pays du G20 sont prêts à mettre dans l’enveloppe pour sauver l’Afrique ? » Après avoir estimé que le Plan Marshall « était un plan de reconstruction, dans des pays qui avaient leurs équilibres, leurs frontières, leur stabilité », le président français a estimé que le « défi de l’Afrique est différent, il est beaucoup plus profond, il est civilisationnel ». Et de conclure : « Quand des pays ont encore sept à huit enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien ».

Hasard du calendrier, trois jours plus tard, mardi 11 juillet, s’est tenue à Londres une conférence, précisément sur le contrôle des naissances, « Family Planning 2020 », organisé par un ensemble d’acteurs publics et privés dont la coopération britannique UKAID, la coopération américaine USAID, le fonds des Nations Unies pour la population ou la Fondation Bill & Melinda Gates. L’occasion de revenir sur les chiffres négatifs et positifs de la fécondité africaine, sujet qui alimente les fantasmes et soulève bien des polémiques.


830 femmes meurent chaque jour en couches…

La plupart des décès de femmes liés à la grossesse et à l’accouchement sont évitables et proviennent d’un suivi trop irrégulier, de maladies non prises en charge ou de complications au cours de l’enfantement. 99 % des décès maternels surviennent dans des pays en voie de développement, où peu de femmes se rendent à la maternité pour accoucher. La mortalité maternelle est la première cause mondiale de décès chez les adolescentes de 15 à 19 ans.


… Mais la mortalité maternelle recule de moitié en Afrique

En 1990, 996 femmes sur 100 000 mourraient au cours de leur grossesse ; elles n’étaient plus que 555 en 2015. Si elle demeure préoccupante, cette mortalité a pratiquement été divisée par deux, en particulier depuis les années 2000. Avec la progression de la contraception, et l’amélioration de l’accompagnement des grossesses, l’Afrique devrait se rapprocher des taux de mortalités asiatiques, soit environ 120 décès pour 100 000 naissances.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 13 Juil 2017, 10:55

Citation :
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Un million de nouveau-nés meurent chaque année en Afrique

Les causes majeures de ces mortinaissances, le terme consacré, sont les complications lors de l’accouchement, ou une infection chez la mère. Dans plus des deux tiers des cas, ces décès ont lieu en milieu rural. Des grossesses trop nombreuses et trop rapprochées peuvent également être dangereuses pour les enfants déjà nés. Ces derniers peuvent manquer de nourriture, de vaccins, de médicaments, ou être en trop forte promiscuité avec d’autres enfants malades. A noter : près de la moitié des 5 945 000 enfants dans le monde qui meurent avant l’âge de cinq ans sont africains (2 820 000).


43 % des grossesses ne sont pas voulues

Parmi les femmes en âge de procréer, 214 millions qui ne souhaitent pas tomber enceintes n’ont pas à leur disposition de solutions pour empêcher leur grossesse. Elles sont 155 millions à n’utiliser aucune méthode contraceptive, tandis que 59 millions recourent aux méthodes traditionnelles peu efficaces (retrait ou abstinence pendant les périodes d’ovulation). Conséquence : dans les pays en développement, 43 % des grossesses ne sont pas voulues.


… Mais la contraception augmente en Afrique de l’Ouest

En Afrique de l’Ouest et Centrale, 1 350 000 femmes supplémentaires ont eu accès à une contraception moderne entre 2012 et 2015. En trois ans, le Partenariat de Ouagadougou, une initiative régionale de planning familial, a eu des effets très positifs sur les populations des neuf pays qui l’ont rejoint. En promouvant une large gamme de contraceptifs, au niveau local, le Partenariat a fait passer le nombre de femmes utilisatrices d’une contraception moderne de 3 000 000 à 4 350 000. L’objectif est d’arriver à 2 200 000 utilisatrices supplémentaires d’ici 2020. A l’échelle de la planète, 30 millions de femmes supplémentaires ont accès à la contraception depuis 2012.


En Afrique de l’Est et australe, 30 % des femmes recourent à la contraception

Elles sont 7 400 000 de plus qu’en 2012 à utiliser des moyens de contraception modernes. Il s’agit de la plus grosse progression régionale depuis le lancement de Family Planning 2020, l’initiative mondiale pour le contrôle des naissances. Si l’Afrique du Sud, le Botswana et le Zimbabwe avaient déjà des taux avoisinant les 30 % dans les années 1990, le Kenya, l’Ethiopie et le Burundi ont fait des avancées spectaculaires, passant de moins de 10 % à 30 % en vingt-cinq ans.


Une femme sur cinq enceinte avant 18 ans

En 2016, 770 000 filles de 10 à 14 ans sont devenues mères, et 60 % d’entre elles étaient en Afrique subsaharienne. Dans la plupart des cas, la grossesse est accompagnée d’un mariage précoce, et provoque une déscolarisation de la jeune fille. Sans compétences ni diplômes, elles ne peuvent trouver de travail et deviennent dépendantes de leur mari. Par ailleurs, les femmes ayant eu ce parcours ont tendance à reproduire les inégalités dont elles ont été victimes avec leurs filles.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 13 Juil 2017, 10:58

Citation :
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Les femmes africaines ont 5 enfants, en moyenne

C’est le taux de fécondité le plus élevé du monde, dont la moyenne globale est de 2,5. Dans la région méditerranéenne, le taux est de 3,5, tandis qu’en Asie, le taux est de 2,4. Les Amériques suivent, avec un taux à 2,1, puis le Pacifique, avec 1,8, et enfin l’Europe, avec 1,7 enfant par femme. On estime que le taux de renouvellement de population, permettant de rester à un niveau similaire, est de 2,05 enfants par femme. Mais le taux africain est lui-même très variable d’un pays à l’autre. Ainsi, le Niger a un taux de fécondité de 7,6 enfants par femme, tandis que l’Afrique du Sud est à 2,4, et le Burkina Faso à 5,7.


2,5 milliards de dollars supplémentaires pour le planning familial

Au cours du sommet Family Planning 2020 à Londres le 11 juillet 2017, de nombreux gouvernements se sont engagés à contribuer à la cause : les bailleurs importants de l’aide humanitaire comme le Canada, le Royaume-Uni ou les pays nordiques, mais aussi des pays en voie de développement, comme le Bangladesh ou la RDC. La Fondation Bill & Melinda Gates, ainsi que des entreprises privées, comme Vodafone, contribueront à ce financement.


Coût de la contraception : 2,50 dollars par femme et par an

Les dépenses actuelles pour le planning familial dans les pays en voie de développement sont de 31 milliards de dollars par an : 5,5 pour la contraception, 8,3 d’investissement pour les grossesses non prévues et 17,2 pour les grossesses prévues. Pour éliminer la mortalité maternelle sans changer l’investissement dans la contraception, il faudrait investir 59,6 milliards de dollars : 5,5 pour la contraception, 16,8 pour les grossesses non voulues et 37,2 pour les grossesses désirées. Or une planification familiale performante serait moins coûteuse que l’adaptation aux grossesses non désirées : 11 milliards pour la contraception, 37,2 pour les grossesses prévues, mais seulement 4,3 pour les grossesses non prévues, pour un total de 52,5 milliards de dollars par an. En choisissant une politique qui ferait la part belle à la contraception plutôt qu’à l’adaptation aux grossesses non prévues, la communauté internationale économiserait donc 7,1 milliards de dollars.
Source: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/12/apres-les-declarations-de-macron-sur-la-natalite-en-afrique-la-verite-des-chiffres_5159751_3212.html
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 13 Juil 2017, 21:53

Le rapport du SDG Index and Dashboards vient de classer le Rwanda parmi les 10 premiers pays d'Afrique subsaharienne ayant réalisé les meilleures performances pour atteindre les Objectifs de développement durable, fixés par la communauté internationale à l'horizon 2030.

Mieux encore, le pays est classé 1er en Afrique de l'Est.
Pour sa seconde édition, le rapport SDG Index and Dashboards (tableaux et indices des Objectifs de développement durable) classe le Rwanda dans le top 10 des pays qui ont réussi des avancées dans la réalisation des ODD en Afrique subsaharienne. Publié ce 11 juillet dans la capitale rwandaise Kigali par le Centre des Objectifs de développement durable pour l'Afrique (SDGC/A) et par le Réseau des solutions de développement durable (Sustainable Development Solutions Network, SDSN), le document propose une représentation chiffrée et cartographiée des avancées réalisées par les pays en matière des ODD. On y découvre ainsi que le Rwanda trône à la 7e place en Afrique noire, à la 1ère en Afrique de l'Est et à la 117e position sur le plan mondial.

A en croire les commentaires fournis dans le rapport, les pays pauvres et en développement sont ceux dont l'indice ODD est le plus faible. Cette situation se justifie par le peu de moyens dont ils disposent pour réaliser ces objectifs. «Les pays en développement peinent à assurer l'accès aux services sociaux et infrastructures basiques à leurs populations. On peut espérer que le rapport aidera les économies africaines à identifier les lacunes à combler pour réaliser les ODD à l'horizon 2030», a déclaré le directeur général du SDGC/A, Belay Begashaw, lors de la publication du rapport. Selon celui-ci, les économies d'Afrique subsaharienne font face à des défis majeurs dans la réalisation des ODD, avec notamment la pauvreté, la famine et la santé comme sources de grandes inquiétudes.

Quant aux pays à grands revenus qui affichent de bonnes performances sur le plan du développement économique, ils n'arrivent toujours pas à enregistrer de bons résultats dans la réalisation des ODD. Dans l'autre sens, souligne le rapport, les pays qui ont présenté des avancées notables ne font pas partie des grandes économies du monde et sont de petits pays développés.

Malgré les difficultés auxquelles ils sont confrontés, les pays de l'Afrique subsaharienne n'arrêtent pas de fournir des efforts. Sur les 157 pays ciblés par le rapport, le Gabon occupe le 85e rang, ce qui lui donne la première place en Afrique subsaharienne. Il est suivi par Maurice à la 103e place mondiale et l'Afrique du Sud qui occupe le 108e rang mondial. De l'autre côté du globe, la Suède, le Danemark et la Finlande occupent respectivement, les 1ère, 2e et 3e places.

Les ODD mis en place pour prolonger les Objectifs du millénaire pour le développement sont constitués de 17 ambitions et 169 objectifs dont le but est de contribuer à l'éradication de la pauvreté, à la lutter contre les inégalités et à freiner les changements climatiques.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Sam 15 Juil 2017, 11:06

Une interview intéressante...

On est en droit d'espérer que la France en tant que pays d'accueil délivre le même message aux femmes issues de ces pays....


http://www.lemonde.fr a écrit:
« C’est aux femmes africaines de décider combien elles veulent d’enfants, quand et avec qui »

Nicolas Meda, ministre burkinabé de la santé, est engagé dans le Partenariat de Ouagadougou, un programme ouest-africain de planification familiale lancé en 2011.

Propos recueillis par Elena Blum

LE MONDE Le 14.07.2017 à 16h52

Nicolas Meda n’est pas étranger aux questions soulevées lors du sommet Family Planning 2020 de Londres, mardi 11 juillet. Médecin épidémiologiste depuis plus de vingt ans, spécialiste de la santé reproductive et de la transmission mère-enfant du virus du sida, il défend depuis longtemps le développement d’une meilleure contraception en Afrique.

Ministre de la santé du Burkina Faso depuis février 2017, il s’est fait le porte-parole du Partenariat de Ouagadougou à l’occasion du sommet. Devant un parterre de ministres du monde entier, de chefs d’entreprises, de fondations philanthropiques et d’acteurs de la société civile en faveur de la planification familiale, il a martelé que celle-ci était un droit inaliénable, qui devait s’apprendre dès l’école primaire.

Pour le Monde Afrique, il est revenu sur ce partenariat, sur la contraception et les droits des femmes en Afrique.


Qu’est-ce que le Partenariat de Ouagadougou ?

Nicolas Meda Ce sont neuf pays d’Afrique francophone, de l’Ouest et centrale : Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo engagés depuis 2011 pour accélérer l’agenda de la planification familiale dans cette sous-région.


Pourquoi la planification familiale est-elle importante ?

D’abord parce que c’est un droit inaliénable. C’est aux femmes de décider combien elles veulent d’enfants, quand et avec qui. Ensuite, parce que s’occuper de la contraception des femmes permet d’accélérer la forte croissance économique qui résulte d’une baisse rapide des naissances.

Nous sommes des pays pauvres, avec 50 % de population dépendante, c’est-à-dire qui ne travaille pas parce qu’elle est trop jeune, n’a pas de compétences, pas de métier, pas d’éducation et qu’elle est incapable de produire pour elle-même ou pour les autres. La planification familiale permet de réduire la croissance démographique pour avoir une population moins dépendante, et de développer le pays.

Mais, pour développer la planification familiale, il faut de l’éducation. Sans éducation, la femme ne comprend pas les messages. Moins de 30 % de femmes vont à l’école ou sont éduquées. Ce manque d’éducation provoque une forte pauvreté féminine. C’est pourquoi il faut une éducation et une autonomisation des femmes.
---/---

La suite sur le site du Monde
Source: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/14/c-est-aux-femmes-africaines-de-decider-combien-elles-veulent-d-enfants-quand-et-avec-qui_5160788_3212.html
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Sam 15 Juil 2017, 17:27

De Maxime Tandonnet - le Figaro

Selon la banque mondiale, le revenu annuel moyen en France est de $42 250 et celui du Niger de $410: une différence de plus de 1 à 100! 250 millions d'Africains sont sous-alimentés (PNUD). Un tiers des enfants n'est pas scolarisé.

Toute l'histoire de l'humanité démontre que le développement économique et l'accès à la prospérité s'accompagnent d'une transition démographique et d'une chute de la fécondité. Pourquoi l'Afrique subsaharienne ferait-elle exception à ce constat? Il n'est pas illégitime de souligner, comme l'a fait M. Macron, le lien entre démographie et développement.

Si l'Afrique devait sombrer dans le chaos, à l'horizon du siècle à venir, l'Europe y plongerait avec elle. L'avenir de l'Europe et celui de l'Afrique sont indissociables.
L'enjeu est colossal pour l'avenir de la planète. Si l'Afrique ne s'engage pas à la fois dans un processus de stabilisation de sa démographie et de progrès économiques, politiques et sociaux de grande ampleur dans les décennies à venir, ce continent risque de devenir une poudrière.

L'émergence de gigantesques métropoles livrées à la misère se traduira alors par une explosion de conflits ethniques et religieux, une montée des fanatismes, de la violence et du terrorisme. L'émigration fournira sans doute une solution à une partie de la population mais elle se heurtera inévitablement aux limites des capacités d'accueil et aux enjeux de cohésion sociale des pays de destination.

Si l'Afrique devait sombrer dans le chaos, à l'horizon du siècle à venir, l'Europe y plongerait avec elle. L'avenir de l'Europe et celui de l'Afrique sont indissociables.

Il est entendu que le futur de l'Afrique dépend des Africains eux-mêmes. Cependant, dans un monde global, certaines questions fondamentales relatives à l'Afrique s'imposent aussi à l'échelle planétaire: le volume et la réforme de l'aide au développement ; les règles du commerce international; l'action internationale pour faciliter la modernisation économique, politique et sociale, la stabilisation et la transition démographique du continent africain.

L'émancipation de la femme par l'instruction et le contrôle des naissances, notamment, est un sujet de caractère universel qui devrait transcender toute forme de tradition.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 24 Juil 2017, 13:23

Education sexuelle à l'africaine en 2017...

http://www.lemonde.fr a écrit:
Dans le sud du Malawi, dans les camps d’« initiation sexuelle » pour fillettes

Les hyènes du Malawi, ou le terrible « apprentissage » du sexe (1/5). Les familles envoient leurs filles à peine pubères dans des camps de « vacances » pour qu’elles apprennent « les choses de la vie ».

Par Amaury Hauchard (contributeur Le Monde Afrique, Nampugo, Malawi, envoyé spécial)

LE MONDE Le 23.07.2017 à 19h00 • Mis à jour le 23.07.2017 à 21h13

L’innocence d’Awa Kandaya n’est qu’une façade. La virginité de cette jeune femme de 20 ans, sac à dos d’écolière sur les épaules et sourire charmant, lui a été arrachée quand elle avait 9 ans dans un camp d’« initiation sexuelle », dans le sud du Malawi. Selon la tradition locale, un homme, payé par ses parents pour lui apprendre « les choses de la vie », l’a violée. Onze ans plus tard, les parents parlent volontiers du camp. Le viol, lui, reste un tabou.

Assise sur les marches d’un bâtiment de Nampugo, village du district de Mulanje, à des kilomètres de la première route bitumée, Awa explique le rite. Si elle est commune à certains pays d’Afrique de l’Est qui l’abrogent peu à peu, cette tradition d’« initiation sexuelle » des petites filles reste très implantée au Malawi. Ici, comme dans la majorité des zones rurales, elles doivent toutes se rendre, dès leurs premières menstruations, dans un camp. Elles en ressortent sinon déflorées, du moins profondément changées.

« Les parents inscrivent leurs filles au camp, c’est une affaire familiale, explique Esitele Paulo, l’une des deux organisatrices du camp où a été envoyée Awa Kandaya. Elles se présentent durant les vacances de septembre et sont à nous pour deux semaines. » Deux semaines pour faire de ces fillettes des « femmes » avant l’heure censées être aptes à prendre en main un foyer.

Véritable outil d’asservissement aux hommes, le camp d’initiation est dirigé par deux femmes. « On part à l’écart du village, dans un bâtiment loin des hommes où nous sommes seules avec les organisatrices du camp », se souvient la jeune Awa. « Une fois que les premiers rituels commencent, on comprend qu’on est là pour apprendre à plaire à un homme, comment lui faire plaisir sexuellement », continue-t-elle. Devenue anxieuse à l’évocation de ses souvenirs, la jeune fille perd son sourire.
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Lire la suite sur le site du Monde
Source: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/23/dans-le-sud-du-malawi-dans-les-camps-d-initiation-sexuelle-pour-fillettes_5164041_3212.html
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 24 Juil 2017, 13:29

http://www.lemonde.fr/ a écrit:
Les hyènes du Malawi ou le terrible « apprentissage » du sexe

Plongée dans l’extrême sud de ce pays d’Afrique de l’Est, où la tradition exige que les jeunes filles subissent une initiation sexuelle dès leurs premières règles.

LE MONDE Le 23.07.2017 à 19h00

Elles ont 9, 12 ou 49 ans mais subissent toutes la loi du « kusasa fumbi ». Au Malawi, leur condition de femmes les oblige à se plier à une culture traditionnelle de « purification sexuelle ». Dès leurs premières menstruations, à la mort d’un conjoint ou pour construire une nouvelle maison, les familles malawites font appel à une « hyène », un fisi en langue chichewa, pour « purifier » le corps de leur fille ou de la femme par une relation sexuelle non consentie ni protégée.

La « hyène » est un homme payé par les familles pour avoir des relations sexuelles. Souvent père de famille dans le « civil », toujours souriant, rien ne le distingue des autres hommes sinon son « métier ».

Autrefois présente dans plusieurs pays d’Afrique de l’Est, en Tanzanie et au Kenya notamment, cette tradition a peu à peu disparu sous l’impulsion des gouvernants. Mais, dans l’extrême sud du Malawi, région la plus pauvre de ce pays enclavée entre la Zambie et le Mozambique, la coutume mène la vie dure à la modernité. Là, les hyènes sont légion et les camps d’« initiation sexuelle » pour fillettes sont régis par les autorités morales des communautés. Pourtant, la loi interdit ces pratiques terribles. Conséquences directes de la tradition : près de 10 % de la population est touchée par le VIH, et la moitié des femmes sont mariées avant leur majorité, bien souvent à l’issue d’un viol « initiatique ».
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Lire la suite sur le site du Monde
Source: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/07/23/les-hyenes-du-malawi-ou-le-terrible-apprentissage-du-sexe_5164040_3212.html
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 25 Juil 2017, 07:03


Texte par FRANCE 24

Depuis le début de 2017, la Corne de l'Afrique fait face à une longue sécheresse. Dans le territoire autonome du Somaliland, une grande partie du bétail n'a pas survécu au manque d'eau et la famine menace. Reportage.

Une terre craquelée complètement asséchée, des cadavres de dromadaires et de chèvres jonchant les routes… Voilà à quoi ressemble une partie du Somaliland. Cela fait trois ans qu’il n’y a pas plu. Résultat : 80 % du bétail est mort. La population, elle, s’est réfugiée dans des camps à la recherche d’eau et de nourriture.

Sur le marché au bétail de Burao, l’un des plus importants d’Afrique de l’Est, les éleveurs tentent de vendre les quelques bêtes qui ont survécu. Au Somaliland, l'économie dépend des exportations du bétail vers les pays du Golfe, mais avec la sécheresse le prix d’une chèvre a augmenté de 20 %.

La situation est d’autant plus grave que ce territoire autonome depuis 1991 n’est pas reconnu par la communauté internationale et n’a donc pas accès aux donateurs que sont la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale (FMI).
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 14 Nov 2017, 19:23

Quid du contrôle des naissance dans les pays à forte croissance démographique ?


Citation :
Climat : « Le mode de développement à “l’occidentale” est en cause autant que la démographie »

LE MONDE | 13.11.2017

Quinze mille biologistes, physiciens, astronomes, chimistes et autres spécialistes du climat, originaires de 184 pays, ont mis en garde, dans une tribune publiée lundi, contre la destruction rapide du monde naturel et le danger de voir l’humanité pousser « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie ». Stéphane Foucart, journaliste au service Planète, a répondu à vos questions sur ce manifeste.


Nève : est-ce que c’est essentiellement le mode de vie « occidental » qui est à remettre en question ou la planète pourrait-elle absorber cette augmentation de population avec des modes de vie frugaux ?

Stéphane Foucart : une des principales recommandations des auteurs de l’appel est de réduire la consommation matérielle de la société. C’est, en effet, le mode de développement à « l’occidentale » qui est en cause autant que la démographie.


GIGI : le meilleur moyen de lutter contre les multiples dégâts causés par l’homme et son mode de vie ne serait-il pas de limiter son nombre ?

Un des points les plus sujets à controverse consiste en effet à alerter sur l’explosion démographique. Les auteurs rappellent que la population mondiale est passée d’environ 3 milliards d’humains en 1960 à 7,2 milliards aujourd’hui. Elle pourrait atteindre plus de 11 milliards d’ici à 2100. Pour les auteurs de l’appel, cette croissance démographique entraîne un grand nombre de conséquences désastreuses pour l’environnement puisqu’elle est corrélée à la combustion de ressources fossiles ou encore à la consommation de viande (la population de ruminants à la surface de la terre a augmenté de 20 % depuis 1992).
---/---
http://abonnes.lemonde.fr/climat/article/2017/11/13/climat-le-mode-de-developpement-a-l-occidentale-est-en-cause-autant-que-la-demographie_5214333_1652612.html
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