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 En 2050, un Terrien sur quatre sera africain

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a.nonymous



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MessageSujet: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 06 Juin 2016, 23:50

Rappel du premier message :



Tidiane Diakité est un essayiste et historien français d'origine malienne. Il vit en France. Il est professeur agrégé et docteur en histoire. Il est Chevalier dans l'ordre des Palmes Académiques. Il est également Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur. Il est aujourd'hui retraité de l'éducation nationale.
Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Tidiane_Diakit%C3%A9

Il a publié il a quelques jours un "point de vue" assez pertinent dans le journal Ouest France...


http://www.ouest-france.fr/debats/point-de-vue/en-2050-un-terrien-sur-quatre-sera-africain-4267783 a écrit:
En 2050, un Terrien sur quatre sera africain

Point de vue - Publié le 02/06/2016 à 17:33

Tidiane Diakité (1)

D'après les Nations unies, l'évolution de la population mondiale de 1950 à 2015 a varié selon les continents. L'Amérique est restée stable à 13,5 %, l'Europe a chuté d'environ 21 % à 10 %, l'Afrique a bondi de 9 % à… 16 %.

Un rapport de l'Institut national d'études démographiques (Ined), publié en 2015 et intitulé « Tous les pays du monde », est instructif. Il inspire une réflexion sur la situation démographique africaine, surtout dans la zone subsaharienne. De toutes les régions du monde, c'est elle qui attire l'attention par sa forte natalité.

D'après cette étude, d'ici à 2050, la population africaine augmentera de 111 %, pour atteindre 2,5 milliards, soit 1,3 milliard de nouveaux habitants. Un Terrien sur quatre sera alors africain ! Ce bond démographique est la conséquence d'une fécondité elle-même exceptionnelle pour ce XXIe siècle. Quand la moyenne mondiale de fécondité s'établit à 2,5 enfants par femme, la moyenne africaine est de 4,7 dans la plupart des États. L'Ined le confirme : les femmes donnant naissance à plus de six enfants se trouvent surtout en Afrique. L'accroissement de la population y est continu, grâce à l'action sanitaire vigoureuse menée du temps de la colonisation, aujourd'hui poursuivie par de nombreuses ONG et l'Organisation mondiale de la santé.



Un bond démographique

Si l'on peut se réjouir de ce dynamisme démographique sur un continent qui fut longtemps le moins peuplé, il n'est pas moins légitime de considérer cette croissance comme un handicap à terme. Les États concernés devront se montrer capables de produire les ressources nécessaires aux besoins de ce supplément de population, besoins en alimentation, santé, éducation, habitat, transports, emploi… Bref, assurer le minimum vital décent.

Le grand nombre et la jeunesse d'une population sont une richesse et une source potentielle de puissance. Mais en Afrique, le taux élevé de fécondité est à la fois cause et conséquence de la pauvreté.

Si les enfants africains restent les plus vulnérables, les moins éduqués et les moins qualifiés, une fécondité aussi élevée se justifie-t-elle ? Le milliard d'Africains en plus risque de devenir un milliard d'analphabètes et de nécessiteux écrasés par la misère.

Cela serait en opposition avec le proverbe africain selon lequel ce n'est pas la richesse qui fait l'homme, mais l'homme qui fait la richesse. Ne faudrait-il pas avant tout, des hommes et des femmes libres et épanouis ?

Avec une croissance aussi incontrôlée, il est difficile d'éviter des conséquences fâcheuses parmi lesquelles la non-satisfaction des besoins alimentaires, le déficit de formation des jeunes, la carence sanitaire et la question de l'emploi malgré l'uranium, l'or, la bauxite, le charbon…

La croissance de la production agricole a été de 2,6 % par an entre 1970 et 2007, en Afrique, mais cette croissance a été enrayée par celle de la population qui, dans la même période, s'est élevée de 2,7 %.

Sa population grandissante constituerait-elle à tout jamais un obstacle au développement en Afrique ? Il n'y a aucune fatalité à ce que ce dynamisme démographique soit synonyme de stagnation ou de misère.

À l'instar du Maghreb, l'Afrique subsaharienne amorce une légère décrue de la natalité dans les villes. Cette baisse amorcée doit être accompagnée par une pédagogie active auprès des familles et une scolarisation plus soutenue.

(1) Tidiane Diakité, agrégé, docteur en histoire et essayiste. Il est l'auteur de Louis XIV et l'Afrique Noire (Arléa), paru en 2013.
Source: http://www.ouest-france.fr/debats/point-de-vue/en-2050-un-terrien-sur-quatre-sera-africain-4267783
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Dim 03 Déc 2017, 07:38

Dans Le Monde une interview de l'actrice Anémone qui est aussi, je l'ignorais, la soeur de l'agronome Claude Bourguignon - https://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Bourguignon ....

Extraits choisis:

Citation :
---/---
[ Anémone ] ---/--- se scandalise du regard méprisant porté pendant longtemps sur les écologistes. « On nous traitait de fous, de Cassandre, peste-t-elle. Alors que c’est frappé au coin du bon sens : on ne peut pas rêver d’une croissance infinie de la population et de la consommation individuelle sur une planète qui n’est pas en expansion. »
---/---
Et Anémone d’enfoncer le clou de la désespérance : « C’est une loi de la biologie : toute espèce proliférante arrivée au stade de la pullulation (ce qui est le cas de l’espèce humaine) connaît un crash démographique à la hauteur du boom qui a précédé. Je ne vois pas pourquoi on ferait exception. »
---/---
http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2017/12/02/un-apero-avec-anemone-je-veux-renouer-avec-la-vie-de-legume-que-j-affectionne_5223535_4497916.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 18 Déc 2017, 23:02

Citation :
En Afrique, l’accès à la contraception menacé par le désengagement américain décidé par Trump

Etats, bailleurs de fonds et ONG se sont réunis en Guinée du 12 au 14 décembre pour discuter de l’accès à la contraception en Afrique francophone.

LE MONDE ECONOMIE | 16.12.2017 | Par Ghalia Kadiri et Chloé Hecketsweiler

A peine installé dans le bureau ovale, le président américain Donald Trump a rétabli la « Global Gag Rule », cette « règle du bâillon » qui interdit le financement par les Etats-Unis des organisations internationales proposant des services d’avortement ou délivrant des informations à ce sujet. La loi prévoit déjà que l’argent des contribuables américains ne peut être utilisé pour financer ce type d’activité, la Gag Rule interdit en outre aux organisations non gouvernementales (ONG) de les financer avec des fonds étrangers. Si elles refusent, elles doivent faire une croix sur l’argent de l’Oncle Sam.

Instaurée par le Républicain Ronald Reagan en 1984, cette règle a été, depuis, enterrée et ressuscitée au gré de l’alternance entre Démocrates et Républicains. Trump en a étendu la portée : jusque-là, elle conditionnait l’accès aux fonds américains consacrés au planning familial, soit 575 millions de dollars (490 millions d’euros). Désormais, elle conditionne l’accès à la totalité de l’enveloppe destinée à la santé, soit 9,4 milliards de ­dollars. Elle menace de nombreux programmes et initiatives, comme le Partenariat de Ouagadougou, qui a tenu sa réunion annuelle du 12 au 14 décembre à Conakry, en Guinée.

Lancé en 2011 avec comme objectif d’accroître l’accès à la contraception dans l’Afrique francophone, le Partenariat fédère neuf pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Togo) et de grands bailleurs de fonds. USAID, l’agence américaine pour le développement, est de loin le premier d’entre eux, avec plus de 46 millions de dollars dépensés en 2016 dans ces pays pour des programmes de planning familial. Cela représente près de 50 % des sommes investies dans la région sur ce sujet ; « Nous anticipons la perte de certains financements et discutons avec d’autres bailleurs potentiels », reconnaît la Sénégalaise Fatimata Sy, 65 ans, qui coordonne le Partenariat de Ouagadougou. et a déjà convaincu le Canada et les Pays-Bas de le rallier.

Le 8 mars, le premier ministre canadien, Justin Trudeau, a débloqué une enveloppe de 650 millions de dollars canadiens (430 millions d’euros) pour compenser en partie les effets de la Gag Rule au cours des trois prochaines années. Peu avant, plusieurs Etats européens avaient lancé l’initiative « She decides » (« elle décide ») et promis d’augmenter leurs dépenses de 181 millions.
---/---


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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 18 Déc 2017, 23:03

Citation :
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Dans les pays du Partenariat de Ouagadougou, qui rassemblent 110 millions d’habitants, Paris a consacré 12 millions de dollars au financement du planning familial en 2016. Dans son discours du 29 novembre au Burkina Faso, le président Emmanuel Macron a indiqué qu’il s’agissait d’une priorité. « Je veux partout en Afrique qu’une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ans ou à 14 ans et de pouvoir commencer à faire des enfants », a-t-il martelé.

Dès avril, le département d’Etat a annoncé que les Etats-Unis ne participeraient plus au financement du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Le pays est le troisième contributeur au budget de cette institution, avec 63 millions de dollars investis en 2016 et 75 millions en 2015. Selon l’agence onusienne, cet argent a permis de sauver la vie de 2 340 femmes, d’éviter 947 000 grossesses indésirées et de prévenir 295 000 avortements clandestins. « Les organisations internationales font face à un dilemme : soit elles cherchent de l’argent ailleurs, soit elles cessent de parler d’avortement », commente Rima Jolivet, spécialiste de la santé maternelle à Harvard. « Les complications liées aux avortements sont la cause de 8 % des décès maternels. Plus généralement, 29 % des décès maternels pourraient être évités grâce à un meilleur accès à la contraception », souligne-t-elle.

En 2015, les neuf pays du Partenariat de Ouagadougou comptaient 4,35 millions de femmes sous contraception contre 3 millions en 2012. L’objectif est d’atteindre 2,2 millions de plus d’ici à 2020. « Pour obtenir une prévalence de 60 % de la contraception, on estime qu’il faudrait doubler les financements », indique Didier Mbayi Kangudie, médecin et conseiller du bureau régional d’USAID au Ghana. Il y a urgence : selon les derniers chiffres de l’Institut national d’études démographiques (INED), la population africaine devrait doubler d’ici à 2050 et quadrupler d’ici à 2100, pour atteindre 3,6 milliards d’habitants. « Les jeunes non éduqués, au chômage, sont une bombe pour l’Afrique », prévient Fatimata Sy.

Née sur les rives du fleuve Sénégal, avec la double nationalité sénégalaise et mauritanienne, elle mesure bien les obstacles culturels qui s’ajoutent aux difficultés de financement. « Du fait du statut peu élevé de la femme dans la famille, il est très important d’impliquer les hommes dans le dialogue », souligne-t-elle, en citant l’exemple du Niger, où une initiative baptisée « l’école des maris » a pour objectif de lever certains obstacles. Le Partenariat travaille aussi avec des leaders religieux chrétiens et musulmans. « Nous abordons le sujet sous l’angle de la santé des femmes, avec un argumentaire qui s’appuie sur les textes religieux », précise-t-elle.
---/---


Dernière édition par a.nonymous le Lun 18 Déc 2017, 23:06, édité 1 fois
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 18 Déc 2017, 23:05

Citation :
---/---
Cette évolution des mentalités conditionne aussi les investissements réalisés par les pays eux-mêmes pour l’achat et la promotion des contraceptifs. « Ce n’est pas facile, car il y a d’autres priorités en Afrique de l’Ouest, mais c’est à nous de leur montrer que le planning familial est l’un des investissements les plus importants, insiste Modibo Maiga, qui travaille depuis vingt-six ans pour l’USAID. Nous essayons de diversifier les ressources pour que les pays ne soient plus autant dépendants et se préparent à survivre tous seuls. »
http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/12/16/en-afrique-l-acces-a-la-contraception-menace-par-le-desengagement-americain_5230810_3234.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Dim 24 Déc 2017, 23:15

Citation :
Niger: la France s'engage financièrement pour la scolarisation des jeunes filles
23/12/2017 à 17h31
---/---
Reçu à la présidence à Niamey ce samedi après-midi, Emmanuel Macron a donné une conférence de presse avec son homologue Mahamadou Issoufou.

L'occasion pour le président français de rappeler son engagement pour la scolarisation des jeunes filles au Niger avec le lancement d'un nouveau programme de 15 millions d'euros.

Au total, Paris a promis une enveloppe de 400 millions d’euros pour le développement du Niger sur la période 2018-2021, dont une partie sous la forme de projets menés par l’Agence française du développement (AFD).

Interrogé au sujet du rôle de la France dans la gestion des "mariages forcés" et du "planning familial" au Niger, le président français a rappelé son combat pour l'émancipation des femmes "partout dans le monde".

   "Si vous m’avez suivi, vous aurez constaté que ce n’est pas la France qui décrète qu’il faut lutter contre les mariages forcés, c’est parce qu’il y a une politique ici conduite par le président du Niger qui s’engage pour l’émancipation des femmes dans son pays, qui s'engage pour que toutes les jeunes filles soient scolarisées", a-t-il déclaré. "C'est parce qu'il y a une stratégie que je considère comme pertinente que la France s'engage (aux côtés du président nigérien) pour pouvoir l'aider à financer".

Emmanuel Macron est ensuite revenu sur l'une de ses déclarations qui avait fait couler beaucoup d'encre cet été. Le 8 juillet, à l'occasion d'une conférence de presse du G20 à Hambourg, le président avait estimé que dans des pays où les femmes "ont encore sept à huit enfants par femme", dépenser des "milliards d'euros" ne permettrait pas une stabilisation.

   "Je n'ai pas à juger des choix qui sont faits par telle ou telle famille", a-t-il rappelé ce samedi, insistant sur la nécessité pour les femmes d'avoir "le choix" de se marier et du nombre d'enfants qu'elles souhaitent. "Ce que je constate aujourd'hui, c'est que ce n'est pas si souvent un choix."

Le président nigérien est également intervenu pour souligner les "défis" démographiques dans son pays.

   Nous avons un taux de croissance de la population de 4% chaque année, ça veut dire que la population du Niger va doubler tous les 18 ans (...) On ne peut pas se voiler la face", a détaillé Mahamadou Issoufou.

"On a rendu l'école gratuite et obligatoire jusqu'à l'âge de 16 ans en particulier pour les jeunes filles parce que notre objectif, c'est de mettre fin aux grossesses précoces, aux mariages précoces. Ce n'est pas le président Macron qui me dicte cela. C'est une décision autonome, c'est un programme que nous avons conçu et qui est très bien compris de notre peuple"
, a-t-il conclu.
http://www.bfmtv.com/international/niger-la-france-s-engage-financierement-pour-la-scolarisation-des-jeunes-filles-1334053.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Dim 24 Déc 2017, 23:24

Alors que certains nous bassinent avec le réchauffement climatique en omettant systématiquement l'explosion démographique dans certains pays en particulier en Afrique, je trouve que le soutien financier de la France pour l'éducation des jeunes filles nigériennes annoncé par Emmanuel Macron est une "bonne" initiative....

Reste à s'assurer que cet argent sera correctement dépenser et que ce seront bien les jeunes filles nigériennes qui en profiteront en recevant un enseignement moderne et laïque...
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 25 Déc 2017, 00:22

a.nonymous a écrit:
Alors que certains nous bassinent avec le réchauffement climatique en omettant systématiquement l'explosion démographique dans certains pays en particulier en Afrique, je trouve que le soutien financier de la France pour l'éducation des jeunes filles nigériennes annoncé par Emmanuel Macron est une "bonne" initiative....

Reste à s'assurer que cet argent sera correctement dépensé et que ce seront bien les jeunes filles nigériennes qui en profiteront en recevant un enseignement moderne et laïque...

l'évaporation financière en Afrique vaste problème ! doit on envisager une recolonisation pour sortir l'Afrique du pétrin.

Un ancien ministre socialiste originaire d'Afrique constatait selon ses propres termes que "du temps des blancs ça allait mieux"
https://www.youtube.com/watch?v=ILKHHN6_JGM

On pourrait aussi envisager que la solidarité musulmane se manifeste entre pays frères et que les investissements s'orientent autrement que dans le rachat d'hotels de luxe et d'entreprises top niveau en Europe.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 25 Déc 2017, 03:16

Les points cardinaux de la doctrine écologiste actuelle. Après quelques années d'hésitation.

(AFP) – Parmi les quatre mesures individuelles les plus utiles pour réduire son empreinte carbone, la plus efficace consiste à faire moins d’enfants, selon une étude suédoise publiée mardi dans la revue Environmental Research Letters.

« Nous avons conclu qu’il y a quatre actions qui peuvent réduire de façon importante l’empreinte carbone individuelle: un régime alimentaire végétarien, éviter de voyager par avion, ne pas avoir de voiture et faire moins d’enfant », résume Seth Wynes de l’Université Lund en Suède.

Ainsi, ne pas posséder de voiture évite environ d’émettre l’équivalent de 2,4 tonnes de dioxyde de carbone (CO2) par an, tandis qu’une alimentation sans viande permet de ne pas émettre 0,8 tonne de CO2 annuellement, ont calculé ces chercheurs.

Ne pas prendre l’avion se traduit par une réduction de 1,6 tonne de CO2 par voyage, précise aussi le rapport.

Mais avoir moins d’enfants est de loin la mesure la plus efficace pour combattre le réchauffement, selon cette étude.

Le fait d’avoir un enfant de moins revient à diminuer les émissions de CO2 de 58,6 tonnes par an, ont calculé les auteurs.

« Une famille américaine qui choisit d’avoir moins d’enfants contribue au même niveau de réduction des émissions de CO2 que 684 adolescents qui décident de recycler systématiquement leurs déchets pendant le restant de leur vie », affirment-ils.

Ces chercheurs ont identifié ces quatre mesures en analysant 39 études publiées dans des revues scientifiques et des rapports gouvernementaux qui calculent comment les choix de mode de vie des individus peuvent réduire l’empreinte carbone.

Ils ont également analysé les mesures de lutte contre le réchauffement recommandées par les pouvoirs publics au Canada, aux Etats-Unis, en Australie et en Europe et constaté qu’elles produisaient généralement nettement moins de réductions de CO2.

A titre d’exemple, l’une des stratégies les plus encouragées consistent à utiliser des ampoules électriques à faible consommation d’électricité et à recycler le plus possible, des actions qui sont huit et quatre fois moins efficaces respectivement que d’adopter un régime végétarien.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 25 Déc 2017, 03:22

A propos de l'Arabie saoudite.

Depuis le 4 novembre, la coalition militaire dirigée par l’Arabie Saoudite impose un blocus total, aérien, terrestre et maritime au Yémen après qu’un missile balistique a été tiré samedi vers la capitale saoudienne, Riyad, par les combattants Houthis alliés à l’ex-président Ali Abdellah Saleh.

Ce blocus empêche l’aide humanitaire vitale, les médicaments et les fournitures commerciales d’atteindre les zones sinistrées, ainsi que la circulation des travailleurs et travailleuses humanitaires à l’intérieur et à l’extérieur du Yémen. Mark Lowcock, le chef humanitaire de l’ONU, a déclaré que cette décision aggraverait une crise humanitaire « catastrophique » qui a poussé des millions de personnes au bord de la famine et causé une épidémie massive de choléra. Il s’agit probablement, comme le rappellent les ONG, d’un des plus grands épisodes de famine de l’histoire. « Plus de 20 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, sept millions d’entre elles sont confrontées à des conditions de famine et dépendent entièrement de l’aide alimentaire pour survivre » ont prévenu l’ONU et les ONG présentes dans le pays, dans une déclaration conjointe.

Au Yémen, le système de santé, d’approvisionnement en eau et d’assainissement a été dévasté par plus de deux ans et demi de guerre qui a fait plus de 10 000 morts. Un chaos que le blocus ne fait qu’aggraver en privant des millions de personnes de l’alimentation et des médicaments dont ils ont besoin pour survivre. Aux privations de la famine s’ajoutent, du fait de la faiblesse physique des personnes, les risques de pandémie et d’infections.

Europe Écologie Les Verts salue la déclaration française qui rappelle que « L’accès complet, inconditionnel et sans entrave à l’aide humanitaire est une obligation du droit international humanitaire qui s’impose à l’ensemble des parties au conflit », et demande d’intensifier les efforts pour que cette déclaration soit effective sur le terrain. Car ce blocus est vécu par les yéménites comme une punition collective.

Europe Écologie Les Verts rappelle que la protection de la population civile et des infrastructures civiles doit être considérée comme une priorité par toutes les parties. Il n’existe pas de solution militaire au conflit et l’escalade actuelle du conflit yéménite sape les perspectives d’un règlement politique, seule solution durable.

Europe Écologie Les Verts demande également au gouvernement français et à l’Union européenne de multiplier les contacts avec toutes les parties pour reprendre le processus de négociation sous la direction des Nations unies.

Au-delà des déclarations d’intentions, Europe Écologie Les Verts appelle à un embargo sur la vente d’armes à l’Arabie Saoudite qui ne respecte en aucun cas les lois de la guerre dans le pays. La France ne devrait plus vendre des armes à Ryiad, conformément à sa ratification en 2014 du traité sur le commerce des armes.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Lun 25 Déc 2017, 03:52


Emmanuel Macron s'appuie sur la théorie de Malthus
Par franceinfo – France Télévisions
Mis à jour le 13/07/2017 | 14:44 – publié le 13/07/2017 | 14:44

Thomas Malthus avait théorisé l'idée selon laquelle il faut que la population diminue pour que la richesse par habitant augmente. Une théorie défendue par beaucoup de spécialistes.

Youssef Courbage, de l'Institut national des études démographiques, estime ainsi que "le modèle économétrique sur lequel nous nous basons pour asseoir cette théorie montre que quand la fécondité diminue, il y a des possibilités d'épargne et d'investissement plus élevées. Cela décuple la possibilité d'augmenter le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) par tête d'habitant."

Des théories opposées
Mais d'autres théories s'opposent à cette idée, comme celle de l'économiste Ester Boserup. Pour elle, c'est l'inverse, il faut que la population augmente pour que la richesse du pays augmente.

Une théorie défendue elle aussi par de nombreux politologues, comme Françoise Vergès. Elle explique que "la plupart des études prouvent aujourd'hui que c'est le sous-développement qui entraîne la surpopulation."
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mar 26 Déc 2017, 17:03

On s'appuie sur des théories, on débat on commissionne, lorsqu'une décision est prise avec beaucoup de difficulté on fait pas grand chose et le plus souvent rien.

Au bout du compte bilan voisin de néant, agitation médiatique grandiose, investissement financier énorme... le tout présenté sous un éclairage favorable bien ficelé par des médias complaisants.

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Ven 12 Jan 2018, 10:44

Réduire la taille des Hommes pour sauver l'Humanité et la planète Terre? C'est l'idée, un peu folle, du nouveau film d'Alexander Payne intitulé "Downsizing". L'intrigue du long-métrage en salles ce mercredi 10 janvier tourne autour du personnage de Paul Safranek, campé par Matt Damon, qui entreprend de se faire réduire, tout comme sa femme Audrey Safranek.

Le procédé irréversible "Downsizing" consiste à réduire la taille et le poids des êtres humains. Il a été rendu possible par deux chercheurs norvégiens, préoccupés par l'impact des Hommes sur la Terre. Pour eux, cette procédure serait la solution face à la plus grande menace de l'Humanité: la surpopulation. Ils estiment que la prochaine extinction de masse sera celle de l'Homme et qu'il est donc urgent de trouver une solution pour remédier à ce problème.

Le procédé, d'abord testé sur une colonie de trente-six pionniers en Norvège, devient accessible à tout un chacun (dans les sociétés occidentalisées du moins) et permet de réduire un individu qui mesurait originalement 1,80 mètre en une "petite personne" de 12,9 centimètres pour un peu moins de 20 grammes. Mais la plus grande fierté des scientifiques est le faible impact qu'a cette première communauté sur l'environnement. En effet, quatre années après, les déchets non biodégradables de ces trente-six personnes tiennent largement dans un sac poubelle.

Car c'est bien l'argument environnemental qui est répété, sans relâche, tout au long du film: "Merci de faire ce choix pour la planète". Cependant, c'est l'argument financier qui prédomine dans la tête des personnes qui cherchent à se faire réduire: "Se faire réduire, c'est se sauver soi-même", lance Dave Johnson à Paul Safranek. Les "personnes réduites" bénéficient de crédits d'impôts et voient leurs comptes en banque multipliés par mille.

Une idée "paresseuse"

L'idée de "Downsizing" est-elle si farfelue que ça? Le HuffPost a posé la question à Mireille Chiroleu-Assouline, professeure de sciences économiques à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et spécialiste d'économie de l'environnement. Elle estime que malgré l'aspect totalement fictif de ce scénario de science-fiction, le procédé "Downsizing" "aurait évidemment des effets de réduction de la quantité de déchets provoqués par l'espèce humaine. Il y aurait, éventuellement, une possibilité de réduction de l'empreinte écologique".

"Ce film, c'est une façon politiquement correcte de mettre en évidence, l'impact de l'espèce humaine sur la Terre. Au lieu de réduire le nombre de personnes, on réduit la taille",

D'après Mireille Chirouleu-Assouline , réduire la taille des personnes est un "moyen paresseux" pour se soucier de l'environnement et n'est donc pas suffisant:
"Dans ce film, personne ne change rien à son mode de vie. En revanche, c'est l'échelle du mode de vie qui est réduite car les individus sont miniaturisés. Au final, on se contente de réduire l'échelle de l'Humanité plutôt que de trouver des solutions viables."
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Sam 12 Mai 2018, 22:10

Citation :
Au Sénégal, la polygamie ne rebute plus les femmes instruites

Par Coumba Kane

LE MONDE Le 11.05.2018 à 15h18 • Mis à jour le 11.05.2018 à 16h56

Tous les matins depuis trois mois, c’est le même rituel. Mor* prépare un petit sac avec quelques vêtements de rechange. Ce soir, il dormira ailleurs. Ce journaliste sénégalais, correspondant d’une grande agence de presse internationale, partage sa vie entre deux foyers, deux femmes. La première, Djeneba*, 40 ans, est diplômée en gestion du tourisme. Epousée il y a douze ans, elle est la mère de ses trois enfants. Et puis, il y a Anta*, pimpante journaliste de 27 ans, fille d’un médecin et d’une enseignante. Elle a 19 ans de moins que lui.

Devenir la niarel (seconde épouse, en wolof), Anta en rêve, dit-elle « depuis [qu’elle est] gamine ». Elle revendique une certaine indépendance. « J’ai toujours voulu être dans un ménage polygame. C’est une forme de liberté, car j’ai du temps pour moi quand mon mari est chez la première épouse. Je ne me vois pas m’occuper seule de lui », explique-t-elle avec décontraction.

Son assurance tranche avec la colère rentrée de Djeneba. La quadragénaire au visage émacié est sonnée depuis ce jour où son amour de jeunesse lui a annoncé son second mariage. Abasourdie, elle a perdu du poids ainsi que sa confiance en elle et en son mari. La noce a été scellée en catimini, après quarante-cinq jours de relation cachée. « Je n’ai jamais pensé devenir polygame », jure Mor. « Ça m’est tombé dessus », poursuit-il pendant que Djeneba sert le déjeuner. La tension est palpable dans ce coquet appartement d’un quartier résidentiel de Dakar.

A l’image de ce trio, 35,2 % des ménages sénégalais se déclaraient polygames en 2013, d’après l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, contre 38,1 % en 2002. La pratique recule globalement, mais se répand dans les milieux intellectuels. Ainsi, près d’un quart des femmes ayant un diplôme universitaire acceptent de devenir deuxième, troisième ou quatrième épouse, d’après le dernier recensement démographique paru en 2013. Une tendance qui va à rebours d’une idée reçue : la polygamie n’est plus réservée aux milieux populaires et ruraux.

« On est passé d’une génération de femmes instruites dans les années 1960-1970 farouchement opposée à la polygamie à une génération qui l’assume, voire la revendique », explique Fatou Sow Sarr, maître de conférences à l’université Cheikh-Anta-Diop, à Dakar, et fondatrice du laboratoire Genre et recherche scientifique de l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN). « A l’indépendance, les premières femmes diplômées la combattaient. Pour elles, c’était une violence faite aux femmes et il fallait l’éradiquer. » Ces cadres de la première génération post-indépendance, enseignantes, fonctionnaires ou infirmières, ont reçu le soutien du président sénégalais, Léopold Sédar Senghor. Marié à une Française et très imprégné de culture européenne, il fera inscrire la monogamie comme une option dans le Code de la famille de 1972.

Ce code est toujours en vigueur quarante-six ans plus tard. Au moment de se marier pour la première fois, l’homme – en « concertation » avec sa promise – choisit devant le maire si son futur ménage restera un duo ou s’il pourra accueillir une, deux ou trois épouses supplémentaires.

Comment la polygamie, perçue comme rétrograde par ces premières élites d’après l’indépendance, est-elle devenue acceptable pour nombre de femmes issues des milieux bourgeois et intellectuels ? « Faute de travail, les jeunes hommes instruits n’ont plus les moyens de fonder une famille. Les femmes de leur classe d’âge ayant fait de longues études épousent donc des hommes beaucoup plus âgés mais avec une bonne situation matérielle et, très souvent, mariés. La pression sociale autour du mariage contraint les femmes à choisir la polygamie par dépit très souvent », explique Fatou Sow Sarr, qui observe cette tendance parmi ses étudiantes en thèse.

Mais la chercheuse constate un autre bouleversement dans les rapports conjugaux. Apparue au Sénégal avant l’arrivée de l’islam, mais codifiée par la religion, la polygamie était inscrite dans une organisation sociale. « Il fallait des bras pour cultiver la terre et remplir son grenier. L’homme se devait d’être équitable et respectueux envers ses épouses. Chacune avait un statut spécial. Ce qui a changé, c’est qu’aujourd’hui, en milieu urbain, on assiste à une forme d’exploitation des femmes. Pour rester mariées, certaines sont prêtes à tout, quitte à inverser les rôles en étant celles qui entretiennent leur mari. Ce dernier joue sur les rivalités entre les coépouses. Ces rivalités épuisent les femmes, détournent leur énergie et les empêchent de prendre leur place dans la société », regrette Fatou Sow Sarr.

Qu’en est-il des hommes ? Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie, ils sont 14 % issus de milieux intellectuels à se déclarer polygames. Birame*, 45 ans, élégant professeur de lettres à l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, a opté pour la polygamie lors de son mariage, mais n’envisage pas de franchir le pas. « Je n’ai pas les moyens d’entretenir deux femmes. Mais j’ai un filet de sécurité, un pouvoir face à mon épouse. C’est comme une arme de dissuasion pour qu’elle ne me fasse pas la guerre », ironise-t-il.

Source de souffrance pour beaucoup de femmes et leurs enfants, la polygamie peut aussi être vécue comme une contrainte par certains hommes. « Je vis une situation ubuesque », lâche Abdou*, 62 ans, éminent universitaire et acteur de la vie intellectuelle sénégalaise. Après trente-six ans de mariage et trois enfants, il a épousé en secondes noces, sans tambour ni trompette, une consœur divorcée d’un premier mariage. « Ma première femme n’a pas voulu qu’on se sépare, car le divorce au Sénégal est une catastrophe sociale, surtout pour la femme. La polygamie est dans mon cas un divorce qui ne dit pas son nom », confie-t-il.

Bataille perdue des féministes sénégalaises, la polygamie a même résisté à l’arrivée massive des femmes en politique. Depuis la loi sur la parité votée en 2010, celles-ci sont aussi nombreuses que les hommes sur les bancs de l’Assemblée. Sans effet sur l’ouverture d’un débat, comme dans d’autres pays musulmans.
https://abonnes.lemonde.fr/afrique/article/2018/05/11/au-senegal-la-polygamie-ne-fait-plus-peur-aux-femmes-instruites_5297654_3212.html
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Sam 12 Mai 2018, 23:56

Au bout de 60 ans d'indépendance on voit les progrès de la société...
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Salamandre

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 21 Juin 2018, 06:36

Citation :
Objectifs du Millénaire pour le développement (ONU)
Rapport 2015
« Au début du nouveau millénaire, les dirigeants du monde entier se sont réunis aux Nations Unies pour élaborer un projet ambitieux destiné à combattre la pauvreté sous toutes ses formes. Cette vision, qui s’est traduite en huit objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a constitué le cadre commun de développement mondial lors des quinze dernières années »

Objectif 1 : Éliminer l’extrême pauvreté et la faim
Objectif 2 : assurer l’Éducation primaire pour tous
Objectif 3 : promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
Objectif 4 : réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans
Objectif 5 : améliorer la santé maternelle
Objectif 6 : combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
Objectif 7 : assurer un environnement durable
Objectif 8 : mettre en place un partenariat mondial pour le développement
http://www.un.org/fr/millenniumgoals/reports/2015/pdf/rapport_2015.pdf

Concernant plus particulièrement un sujet cher à a.nonymous notamment, l’augmentation de population (au moins 1 milliard de plus en Afrique d’ici 30 ans), qui résulte de la variation respective des taux de natalité et mortalité ; il faut alors regarder dans le rapport 2015 "Objectifs du millénaire" les faits : taux de natalité / usage de la contraception d’une part, taux de mortalité (notamment infantile divisée par 2) d’autre part.

Citation :
Objectif 4 : réduire la mortalité des enfants de moins de cinq ans
Le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans dans le monde a diminué de plus de moitié, passant de 90 à 43 décès pour 1 000 naissances vivantes entre 1990 et 2015. Entre 1990 et 2015
En dépit de la croissance démographique dans les régions en développement, le nombre de décès d’enfants de moins de cinq ans a diminué, passant de 12,7 millions en 1990 à près de 6 millions en 2015 dans le monde

Objectif 5 : améliorer la santé maternelle
Depuis 1990, le taux de mortalité maternelle a diminué de 45 % dans le monde; la plus grande partie de cette diminution a eu lieu depuis 2000.
En Asie du Sud, le taux de mortalité maternelle a diminué de 64 % entre 1990 et 2013; il a chuté de 49 % en Afrique subsaharienne.
Dans le monde, l’usage de la contraception chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, mariées ou en couple, est passé de 55 % en 1990 à 64 % en 2015.

Objectif 6 : combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies
Les nouvelles infections au VIH ont chuté de près de 40 % entre 2000 et 2013, passant, selon les estimations, de 3,5 à 2,1 millions de cas.
Dans le monde, en juin 2014, 13,6 millions de personnes vivant avec le VIH recevaient un traitement antirétroviral, une immense augmentation par rapport à seulement 800 000 personnes en 2003. Le traitement antirétroviral a permis d’éviter 7,6 millions de décès dus au sida entre 1995 et 2013.
Plus de 6,2 millions de décès dus au paludisme ont été évités entre 2000 et 2015, principalement chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. On estime que le taux d’incidence du paludisme dans le monde a chuté de 37 % et le taux de mortalité de 58 %.
Entre 2004 et 2014, plus de 900 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide ont été livrées aux pays d’Afrique subsaharienne où le paludisme est endémique.
Entre 2000 et 2013, les actions de prévention, diagnostic et traitement de la tuberculose ont sauvé environ 37 millions de personnes. Le taux de mortalité due à la tuberculose a diminué de 45 % et le taux de prévalence de 41 % entre 1990 et 2013
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 21 Juin 2018, 06:46

Les chiffres fournis par Salamandre sont très intéressants mais je fais quand même un parallèle entre:  

Citation :
Dans le monde, l’usage de la contraception chez les femmes âgées de 15 à 49 ans, mariées ou en couple, est passé de 55 % en 1990 à 64 % en 2015.

et ce que j'ai reproduit dans une autre discussion sur ce forum consacrée à l'IVG:

Citation :
Les disparités [ en terme d'IVG ] selon le département sont importantes.
---/---
Ce sont des femmes âgées de 18 à 24 ans qui ont le plus recours à l’avortement. Elles représentent 25,2 % des IVG pratiquées. « Des écarts importants sont observés selon le département de domicile : de 19,5 % à Paris à 33,9 % en Seine-Saint-Denis, précise-t-on chez l’ORS. Cela s’explique entre autres par la typologie sociale différente. »
http://www.plateaufontenay.net/t1555p100-contraception-avortement-ivg-lucien-neuwirth-simone-veil#104879

Encore une fois je pense que des statistiques globales à l'échelle de la planète ne reflètent pas la réalité de chaque région voir pays de celle-ci...

Je n'irai cependant pas jusqu'à dire que la Seine Saint-Denis peut être vue comme un observatoire in-vitro de ce qui se passe en Afrique ou ailleurs....
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Jeu 21 Juin 2018, 22:18

En bref : le problème de surpopulation vient il des européens ou d'ailleurs ?

POur compléter : y a t il un problème de survie alimentaire en Europe ou ailleurs ?

POurquoi avons nous besoin d'importer les problèmes qui ne nous concernent pas alors que les européens se sont fait virer sans ménagement d'ailleurs des pays d'où proviennent nos nécessiteux..

Pour virer un million de "pieds noirs" établis en Algérie depuis plus d'un siècle qu'ont fait les Algériens ? où étaient les tribunaux, les assistances ? les voies de recours ?
A la même époque où étaient les associations franchouillardes pour recevoir, aider... les "réfugiés" qui eux étaient Français et ce sur notre sol ?

Dois je mettre sur le forum les propos de l'humaniste socialiste DEFERRE maire de Marseille, ministre...  un petit rappel ferait taire les moralistes de gauche actuels...
Les braves docker's prenaient même un malin plaisir à flanquer à l'eau ce qui avait été renvoyé en France.
Il est vrai qu'il s'étaient entraînés avec le matériel militaire destiné à l'Indochine.
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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Mer 12 Sep 2018, 10:17

Citation :
Non, l’Afrique subsaharienne ne va pas « envahir » l’Europe

LE MONDE | 12.09.2018 à 00h00
---/---
Une étude publiée mercredi 12 septembre dans Population et sociétés, la revue de l’Institut national d’études démographiques (INED) bat en brèche ces thèses alarmistes prédisant que l’Europe serait constituée de 25 % d’immigrés subsahariens en 2050.

Voir: https://www.ined.fr/fichier/s_rubrique/28441/558.population.societes.migration.subsaharienne.europe.fr.pdf

Dans cette publication, François Héran, professeur au Collège de France, explique que la population d’Afrique subsaharienne va exploser, passant de 970 millions d’habitants en 2015 à plus de 2,2 milliards en 2050 mais elle ne va pas pour autant « envahir » l’Europe et la France. Le démographe bat en brèche plusieurs idées reçues :

   ce n’est pas parce qu’ils sont pauvres que les Africains viennent en Europe. Au contraire, selon la matrice bilatérale des migrations bâtie par la Banque mondiale, l’OCDE et le FMI, plus un pays est pauvre, moins ses habitants ont de ressources pour partir dans des pays lointains ;

   l’essentiel des migrations africaines ne se produit pas vers l’Europe, mais vers les pays voisins de la région subsaharienne : 70 % des émigrés subsahariens restent dans leur région, un taux qui atteint 81 % en Afrique centrale. Sur les 30 millions d’émigrés subsahariens, seuls 15 % viennent sur le Vieux Continent

   les populations ne se « déversent » pas mécaniquement des pays à forte fécondité vers les pays à faible fécondité. « Ceux qui comptent au moins 4 enfants par femme ont envoyé 5 % seulement de leurs migrants vers les pays ayant moins de 1,7 enfant. Les pays les plus mobiles sont les plus engagés dans la transition démographique, que ce soit au Sud ou au Nord », note François Héran.

   les migrations subsahariennes vont forcément augmenter « mais dans des proportions qui n’ont rien de bouleversant », selon des projections de l’ONU. Ainsi, en France, les migrants subsahariens qui constituent 1,5 % de la population en 2015 pourraient passer à 2,9 %, voire 4 %, ce qui est « très en deçà des prophéties alarmistes », conclut l’étude de l’INED.
https://abonnes.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/09/12/non-l-afrique-subsaharienne-ne-va-pas-envahir-l-europe_5353670_4355770.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Sam 22 Sep 2018, 14:54

Citation :
Les enfants de la diaspora tentés par l’Afrique de leurs parents

Par Maryline Baumard

LE MONDE Le 21.09.2018

Ses parents ont quitté l’Afrique pour Paris à l’aube des années 1980. Née en France, Naomie rêve, elle, du ticket retour. Son master de développement international en poche, elle a décidé de s’installer sur la terre de ses ancêtres. « Kinshasa a besoin des jeunes de la diaspora. On a fait de bonnes études et on peut servir de catalyseur, apporter l’étincelle qui manque », explique la jeune femme de 23 ans.

Avant ce grand saut, Naomie cherche un premier poste basé à Paris qui lui permettrait de « mieux se familiariser avec cette zone » et de peaufiner son projet. « L’Afrique s’est peu à peu imposée à moi comme une évidence. Maintenant, il faut que j’affine car j’ai d’abord pensé travailler dans une ONG pour découvrir ensuite que cette vision est restrictive et que le développement passe aussi par d’autres leviers », ajoute l’ex-étudiante de Sciences Po Paris.

Il y a deux ans, lors de son année de césure, elle a passé du temps au service économique de l’ambassade de France au Gabon. « Libreville était un observatoire exceptionnel pour prendre le pouls de la région », ajoute-t-elle. C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’elle glisse de l’idée d’un travail dans l’humanitaire à un emploi plus classique, observant que 38 000 entreprises françaises ont exporté vers l’Afrique en 2017.

« Je mesure qu’il y a des postes à occuper, plein de choses à faire », observe la jeune femme qui n’est pas la seule intéressée. « Chaque fois que je vais à un recrutement pour l’Afrique, je croise des camarades de Sciences Po, des élèves de HEC ou d’écoles d’ingénieurs, eux aussi enfants d’immigrés ». Preuve peut-être que, comme l’annonce Talent2Africa, plate-forme de recrutement en ligne dédiée à la diaspora africaine, 76 % des enfants de la diaspora auraient bel et bien envie de s’impliquer dans le développement du continent de leurs aïeux.

Depuis l’obtention de son diplôme cet été, Naomie prospecte avec assiduité. Samedi 8 septembre, elle a distribué ses CV, échangé ses cartes au rendez-vous de l’Africa Leadership Forum à Paris, organisé par Talent2Africa pour l’International Finance Corporation (IFC). Le bras armé de la Banque mondiale dédié au secteur privé voulait rencontrer de nouveaux profils car, comme l’a rappelé Nicolas Souche, responsable des investissements en infrastructures, « notre force reste le potentiel humain ».

Outre l’IFC, ce forum parisien a attiré des représentants d’entreprises privées, en repérage eux aussi. Car aux envies des diplômés répondent les besoins des firmes. Au point même que neuf patrons sur dix seraient aujourd’hui inquiets du recrutement en Afrique, toujours selon les données de Talent2 Africa.

Une aubaine, donc, pour quelques-uns des 6,7 millions d’enfants d’immigrés africains ? Si la France n’a pas toujours valorisé leur double culture, l’Afrique, elle, leur fait un clin d’œil, consciente qu’ils ont des atouts. A cette idée, Ahmad, 25 ans, master en finance en poche, soupire d’aise. « C’est au forcing qu’on se fait une place dans la société française où il vaut mieux être blond aux yeux clairs que maghrébin ou subsaharien. Alors être un peu courtisé n’est pas désagréable », observait le garçon en marge du forum. DRH chez Bolloré Africa Logistics, Bintou Konaré rappelle en effet que sur les 36 000 salariés de son groupe, 25 000 sont en Afrique, ce qui « oblige à rester toujours en veille » et que « l’esprit ouvert des jeunes de la diaspora, leur positionnement à la croisée des mondes grâce à leur double culture, leur donne une vraie longueur d’avance. »

Observer samedi 8 septembre, la foule pressée autour des pionniers, venus partager leurs « histoires d’Afrique », pouvait donner une première idée du magnétisme du continent sur certains enfants de la diaspora. Siny Samba, diplômée de l’Ecole d’agronomie de Montpellier, a bluffé l’auditoire des salons de l’hôtel Pullman. A 26 ans, elle a déjà lancé ses petits pots pour bébé au Sénégal et n’en finit plus de se développer.

« Je rêvais de travailler pour une multinationale. Aujourd’hui, je suis à la tête de ma petite entreprise », résume la jeune femme, encore un peu étourdie d’être « patronne » d’une trentaine de salariés à son âge, et très consciente du potentiel de croissance qu’elle a devant elle. Quelques précurseurs, qui avant elle avaient donné le ton de ce « back to Africa », étaient aussi venus partager l’idée que ce détour par l’Afrique est un accélérateur de carrière. Un des messages, d’ailleurs, d’Edwige-Laure Mombouli, à la tête de We Care Global Communication.

« Vous m’auriez dit il y a quinze ans que je serais installée au Congo aujourd’hui, j’aurais souri », pose Mme Mombouli en préambule. Pourtant, cette fille d’immigrés congolais a pris dès 2012 ce train du « retour », qui a démarré dès l’aube du XXIe siècle et s’installe. Une enfance à Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), des études, un bon job chez NRJ… Rien ne la prédisposait à faire ses valises.

Pourtant, il a suffi d’un voyage sur le continent de ses aïeux pour qu’elle lâche tout, sûre qu’aujourd’hui « les opportunités sont là-bas ». Depuis 2015, son entreprise compte un bureau à Paris, un autre à Brazzaville. « Et vous savez quoi ? Je fais travailler mes équipes africaines pour mes événements français parce que la créativité est plus là-bas qu’ici. La débrouillardise quotidienne nourrit une remarquable inventivité », observe celle qui aime autant la terre de son père que le pays qui l’a éduquée.

« Mon but est de construire des ponts, rappelle Edwige-Laure Mombouli. Il faut redorer l’image de l’Afrique, mais aussi aider les enfants des quartiers difficiles ici. Et je travaille chaque jour pour que ces deux objectifs se croisent. » « Si les anciens, ceux qui sont venus il y a plusieurs décennies ne pensent pas à repartir, la jeune génération, elle, regarde vers ce qu’elle estime être un eldorado », cadre Chams Diagne, président de Talent2Africa. « Le Sénégal, la Côte d’Ivoire, mais aussi le Kenya, la Tanzanie ou le Rwanda sont les têtes de pont après l’Afrique du Sud, bien sûr », ajoute-t-il. « Ce qui est intéressant, c’est que les enfants de la diaspora ne limitent pas leur regard au pays de leurs parents ou grands-parents. Ils ont une vision assez panafricaine », se réjouit M. Diagne.

Dans l’imaginaire des jeunes diplômés de la diaspora, l’Afrique s’installe donc, parée de ses taux de croissance alléchants, et de l’idée que ce continent a besoin de bras et de cerveaux. Rien de béat dans tout ça puisque chaque recruté est conscient que tout n’est pas pour autant idyllique et que leur arrivée nécessitera un vrai temps d’adaptation. Sur ce sujet, les femmes entrepreneurs ne tarissent d’ailleurs pas d’anecdotes.

Rétrospectivement, Siny Samba s’en amuse. Pourtant, quand la secrétaire de la banque où elle voulait emprunter à Dakar, pour élargir l’assise de son entreprise, l’a appelée « Monsieur » au téléphone, ça aurait pu l’énerver. Quand elle a franchi la porte de l’entreprise de crédit, et qu’on lui a lancé un « Ah, c’est vous », un peu déçu de découvrir une femme en lieu et place de ce qui aurait dû être un « chef d’entreprise » digne de ce nom, la jeune agronome n’a pas plus bronché. Parce que, dans le fond, Siny Samba était armée pour résister.

S’il reste difficile de mesurer l’ampleur du phénomène des retours, il est bien réel. Les plates-formes comme Talent2Africa s’ajoutent aux chasseurs de tête déjà branchés sur le continent. En plus, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) à Paris jouent, elles aussi, à leur manière et sur un public différent, la carte des retours et des réinsertions.
https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/09/21/les-enfants-de-la-diaspora-tentes-par-l-afrique-de-leurs-parents_5358538_3212.html
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a.nonymous



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MessageSujet: Re: En 2050, un Terrien sur quatre sera africain   Sam 29 Sep 2018, 06:23

Citation :
Les Africaines, championnes du monde de l'entrepreneuriat
Ghizlaine Badri, publié le 28/09/2018

Connaissez-vous Kate Kanyi-Tometi ? Cette Camerounaise, fondatrice de Telcar Cocoa, domine les exportations africaines de cacao, à hauteur de 30 % du marché, et se trouve aujourd'hui à la tête d'une fortune estimée à près de 240 millions d'euros. Elle figure parmi les dix femmes les plus puissantes du continent selon le magazine Forbes. Kate Kanyi-Tometi incarne la réussite par l'entrepreneuriat, une voie particulièrement prisée par les femmes africaines, d'après une étude publiée le 27 septembre par le cabinet Roland Berger à l'occasion du sommet Women in Africa.  

Elles seraient en effet 24% parmi les 312 millions de femmes de 18 à 64 ans que compte le continent à se lancer dans la création d'entreprise. Un chiffre qui fait des Africaines les championnes du monde de la création d'entreprise. Elles arrivent largement devant leurs consoeurs d'Amérique latine (17 %), d'Amérique du nord (12 %), de la zone Asie du sud-est/Pacifique (11 %) et du Moyen-Orient (9 %). L'Europe et l'Asie centrale ferment la marche avec un taux de 6 %. Au total, l'étude estime qu'entre 150 et 200 milliards de dollars de valeur ajoutée sont créés par les Africaines qui produiraient ainsi 65 % de la richesse du continent. "Les femmes ont décidé de prendre leur destin en main et d'acquérir leur indépendance, malgré des freins importants liés à l'accès aux financements et à un manque d'infrastructures", précise Anne Bioulac à l'origine de cette étude.  

Les Africaines s'imposent de plus en plus dans des secteurs porteurs de croissance. Le digital qui a explosé notamment dans des pays comme le Kenya, le Nigeria et l'Afrique du Sud, a participé à ce changement de paradigme. Aujourd'hui, 700 millions d'Africains sont internautes et mobinautes. Le marché est colossal et les opportunités gigantesques. Fatoumata Bâ, figure de la tech africaine, vient ainsi de réussir une levée de fonds d'un million d'euros pour son nouveau projet "Janngo" qualifié de "premier social start-up studio" d'Afrique. L'idée est de développer des plateformes digitales clé en main afin d'améliorer l'accès au marché et la compétitivité des PME africaines, tout en créant des emplois qualifiés directs et indirects en particulier à destination des femmes et des jeunes. La trentenaire a déjà fondé Jumia Côte d'Ivoire, un site d'e-commerce né au Nigeria, aujourd'hui présent dans 14 pays africains. Lorsque les Africaines accèdent à des postes à hautes responsabilités, elles inventent un modèle de management plus équitable et solidaire, et plus rentable : d'après l'étude de Roland Berger, "une entreprise dirigée par une femme atteint un rendement 34 % supérieur".  

L'Afrique subsaharienne représente la région la plus prolifique en matière d'entreprenariat avec 26% de femmes entrepreneures. En revanche, seulement 8% des femmes créent une entreprise en Afrique du Nord et 10% en Afrique du Sud. Ces importantes disparités découlent de facteurs socioéconomiques et de réalités culturelles, différentes selon les régions. Le rapport pointe également deux paradoxes. Le premier : il existe plus de femmes entrepreneures dans les pays à faible taux d'alphabétisation. "L'entrepreneuriat devient une nécessité due au manque d'opportunités professionnelles", explique l'étude. "Souvent, les femmes se lancent dans l'entrepreunariat parce qu'elles ne peuvent pas entrer sur le marché du travail, et possèdent peu ou pas de diplômes." poursuit Anne Bioulac. Second paradoxe : la maternité n'est pas, en Afrique, un frein à l'entrepreneuriat féminin. De manière presque inattendue, les femmes africaines entrepreneures sont le plus souvent celles qui ont beaucoup d'enfants. Car elles doivent subvenir, non seulement à leurs besoins, mais à ceux de toute leur famille.  

Le principal frein au développement de l'entrepreneuriat des femmes en Afrique reste le financement. Selon le Global Entrepreneurship Monitor 2017, près de 30% de femmes entrepreneures africaines abandonnent leur activité en chemin, faute de moyens. L'économiste Hervé Lado souligne dans le rapport de Roland Berger que les femmes sont invitées à fournir des garanties supplémentaires lorsqu'elles essaient de lever des fonds. Vivian Nwakah rapporte de son côté "une différence de traitement des investisseurs, qui semblent être le plus souvent des hommes".  

Les femmes africaines rencontrent aussi des difficultés pour accéder à des ressources intellectuelles - la formation - et relationnelles - les réseaux - afin de développer leur activité. Des obstacles qui ne sont pas spécifiques aux entrepreneures du continent noir : les créatrices d'entreprise du monde entier souffrent souvent des mêmes faiblesses.
https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-africaines-championnes-du-monde-de-l-entrepreneuriat_2037453.html#xtor=AL-447
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En 2050, un Terrien sur quatre sera africain
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