Forum d'échanges et de débats concernant les quartiers de Fontenay-sous-Bois (94120), la ville dans son ensemble, son environnement et sa gestion, ou des sujets d'intérêt général.


 
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 Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.

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MessageSujet: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Jeu 16 Juin 2016, 10:15

Rappel du premier message :

Juin 1789 Mirabeau déclare dans la salle du Jeu de Paume « Nous sommes ici par la volonté du peuple et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes ». Juin 2016 Outre atlantique, Donald Trump passe sur  facebook «En raison de la couverture incroyablement inexacte de la campagne Trump, qui a battu des records, nous révoquons immédiatement les accréditations presse du journal malhonnête et charlatan Washington Post ».

Martin Baron, directeur de la rédaction du Washington Post, en réponse écrit : «La décision de Donald Trump de révoquer les accréditations de presse du Washington Post n'est rien de moins qu'une répudiation du rôle d'une presse libre et indépendante. Quand la couverture ne correspond pas à ce que le candidat veut, une entreprise de presse est bannie». Ailleurs, des identitaires, des français de souches, des indigènes des assimilés par génération d’intégration, pays ou continent d’origine, et/ou croyance religieuse siègent ensemble pour la première fois mais pas sans rencontrer quelques difficultés à se comprendre : A l’ordre du jour une seule question constituante : La liberté d’expression peut elle rester la même pour tout le monde 227 ans après le serment du jeu de Paume entre les trois Etats généraux ?

Depuis l’émergence d’un Etat Islamique qui n’en est pas un, mais qui fait des ravages partout dans le monde au nom d’une religion dont il détourne les fondements, les débats en ce moi de juin sont à leur paroxysme.

Là-bas, Donald Trump réagissait à la publication d'un article du Post qui, la veille, rapportait que le candidat avait semblé associer le président Barack Obama aux extrémistes djihadistes. «Nous sommes dirigés par un homme qui n'est pas assez dur, ou pas assez intelligent, ou alors il a autre chose en tête», avait-il déclaré le jour même sur Fox News. «Il se passe quelque chose», avait-il dit, déplorant le refus de Barack Obama d'utiliser le terme d'«islam radical». Propos que nous entendons en France aussi, en des termes quasi similaires et qui visent notre Président de la République. L’occasion à saisir était trop belle : un islamiste afghan, passeur de clandestins, déjà interrogé par le FBI, venait de massacrer des gays blacks et métis dans un bastringue situé dans la ville de Disneyland.  

C’est à peine si la trop grande permissivité du port d’armes aux Etats Unis est abordée, tandis que l’absolue nécessité que les policiers puissent en France en porter une 24h sur 24, 7 jours sur 7 est enfin reconnue après une tuerie tout aussi abjecte d’un couple de policiers français, le lendemain de celle d’Orlando.

« Laissez-moi être une sorte de type neutre ». Avait lancé quelques temps auparavant Donald Trump. Ses adversaires y avaient perçu une brèche à enfoncer, tant le Grand Old Party était jusqu’à lors, et traditionnellement, un soutien indéfectible d’Israël sans se soucier fondamentalement du sort de la Palestine. « Si je deviens président, je me tiendrai résolument aux côtés d’Israël car on ne peut pas rester neutre lorsqu’il faut choisir entre de terribles assassins et des innocents » tançait ainsi Ted Cruz suivi de près par Marco Rubio. « Le futur président des Etats-Unis doit être quelqu’un comme moi qui se tiendra fermement du côté d’Israël ». Trump, toute neutralité déployée avait néanmoins fini par indisposer plus de monde que prévu : Ses attaques contre les minorités mexicaine et musulmane, entre temps, ayant heurté les Juifs issus des vagues migratoires du siècle dernier. Tout comme les appuis dont il fit l’objet parmi l’extrême droite américaine, en particulier parmi les so-called « suprémacistes blancs » de l’ancien responsable du Ku Klux Klan, David Duke, qui ne furent que tardivement désavoués.

Pendant ce temps, ici,  en France, c’est la routine : Le parti de Marine Le Pen dénonce régulièrement le fait de ne pas être assez invité par les radios et les télévisions alors qu’en réalité, c’est plutôt le FN qui refuse depuis plusieurs mois, les sollicitations. Un discours que Jean-Marie Le Pen tenait déjà en son temps et qui présente l’avantage médiatique de conforter l'image de parti « anti-système » de la formation d'extrême droite. Pourtant les demandes répétées du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) d'accorder plus de temps de parole au FN, depuis ses succès électoraux aux régionales de décembre, ont bien été suivies d'effet. « Les directions de télévision et de radio convient davantage les représentants du Front national à leurs émissions », confie un membre de cette assemblée. Si on ne voit pas davantage le FN dans les médias, c'est parce que la cellule de presse du parti décline ces invitations, affirme ce courrier.

Du trump-l’œil à la française : « Vos services ont (...) insisté sur la stratégie de communication politique de cette formation et la difficulté d'obtenir suffisamment de réponses positives aux invitations lancées par les chaînes », note-t-on. « Il peut d'ailleurs vous appartenir de faire état publiquement de votre politique d'invitation et, le cas échéant, des difficultés que vous rencontreriez dans la mise en œuvre de celle-ci », suggère le CSA. Tous les diffuseurs ont signalé la même chose à la haute instance : « Ils reçoivent de manière récurrente des fins de non-recevoir de la part du FN », confie-t-on au siège du CSA. Ils ont par ailleurs constaté que ce parti avait aussi ses medias black listés, dont une radio surnommée « radio bolcho » par la présidente du FN.

Il faut dire que les Trump et Lepen ne sont pas nés de la dernière pluie. Trump avait commencé à construire son empire dès 1971. C’était au temps ou son candidat, Nixon se voyait insubmersible, depuis son élection en 72 ; avant qu’il ne soit rejoint en 1974 par le scandale du Watergate, précisément enclenché par le journal du Washington Post. Pour faire vite, une série de révélations portant sur des cas d'obstruction à la justice et d'abus de pouvoir mènent à des inculpations. Quand le Congrès en vient à engager la procédure d'impeachment, visant à la destitution du chef de l'État, Nixon se résout à démissionner.

En France on est post guerres d'Indochine et d'Algérie, un homme venait de contribuer à la fondation du Front national (FN), qu'il présidait depuis 1972. Il s’en servait, sans relâche, pour faire de l'immigration en France son principal axe de campagne.

A discours, méthode comparable :  Nixon, adepte de la méthode forte pour négocier avec les communistes, et les libéraux  (le Viêt Nam, intensément bombardé entre avril et octobre 1972, l'invasion du Cambodge, des manifestations parfois violemment réprimées, comme lors de la fusillade mortelle de Kent State University). Sur le plan intérieur, la politique de son administration se fondait sur le slogan de « la loi et l'ordre » (law and order), impliquant une justice stricte et répressive, notamment vis-à-vis des mouvements contestataires gauchistes (comme les Weathermen) ou afro-américains (comme les Black Panthers). En face, le camp démocrate était affaibli par ses querelles internes, alors qu’un nombre significatif d’émeutes raciales se développaient dans les ghettos noirs et les banlieues pauvres et que le projet de la Great Society, développant l'État-providence (éducation, sécurité sociale, lutte contre la pauvreté) étaient considéré simplement comme de coûteuses dépenses.

Le candidat démocrate le plus prometteur et le plus soutenu par l'appareil du parti au début de la primaire démocrate, Edmund Muskie, s'était effondré, notamment des suites de mauvais coups (dirty tricks) concoctés par les hommes du président, en particulier le scandale de la Canuck Letter provoqué par une lettre livrée à la presse, celle-ci se révélant plus tard être un faux. Un « simple citoyen » y écrivait qu'il avait été témoin d'une attitude méprisante vis-à-vis des Canadiens français de la part de Muskie. La lettre est publiée avec des propos blessants sur sa femme, dans un journal local, juste avant la primaire stratégique du New Hampshire, où les Américains d'origine franco-canadienne sont nombreux. La campagne de Muskie est sabordée. George McGovern, est  investi lors de la Convention démocrate en juillet 1972 peu après la tentative de cambriolage du Watergate. Il est libéral, au sens américain du terme, c'est-à-dire de gauche comme peut l’être aujourdhui Bernie Sanders, Sa popularité était palpable essentiellement dans les milieux intellectuels et étudiants, mais ses adversaires n’ont eu de cesse que de le caricaturer comme un gauchiste radical sans autre procès d’intention, il perdit ses chances de battre Nixon, le comploteur.

A priori Trump doit lui aussi avoir une bonne mémoire ; il ne veut pas qu’un complot soit ourdi contre lui, ce qui l’amène aujourd’hui à prendre  les devants en choisissant de sélectionner comme bon lui semble la distribution des accréditations. L’avenir nous dira si cette stratégie s’avérera un bon choix face à Hillary Clinton, qui on ne le sait guère fut républicaine avant de devenir démocrate, et vous savez quoi, ce fut la candidature de Nixon pour le camp républicain qui la poussa vers l’autre camp, qu’elle rejoint pour dénoncer en 1972 toujours, la guerre du Viêt Nam et les « pesanteurs hypocrites héritées des années 50 ». Le sujet, à l’époque, étant la vitesse à laquelle il fallait avancer pour mettre fin aux ségrégations.  Comme quoi ! Là bas, où les Lepen servent aussi de repoussoir, on dit que Donald Trump a commencé sa campagne en prenant le profil du père mais qu’il compte la poursuivre en suivant celui de sa fille. Il se préparerait à faire une campagne jacksonienne du  nom de ce général, Andrew Jackson, qui avant de devenir président, avait vaincu les Peaux-Rouges en Floride. Il avait gagné la bataille de la Nouvelle Orléans et avait dirigé les opérations militaires de ce qu’on appelle le chemin ou la piste des larmes, par lequel les Peaux-Rouges ont été obligés de quitter leurs terres. http://amerindien.e-monsite.com/pages/la-piste-des-larmes.html

C’était un monde de violence, de force, avec l’idée que la nature était là pour être dominée par l’homme. Cette Amérique fut une Amérique sans modèle social, où chacun dut lutter par lui-même. C’était l’Amérique où l’argent était le plus important. Sans argent les enfants n’allaient pas à l’école, sans argent il ne pouvait y avoir d’assurance médicale suffisante. Je crains que quarante ans plus tard se soient sur  ces mêmes dilemmes que nous ayons à nous prononcer. Les américains l’auront fait avant nous. Et je reste convaincu que cela aura une incidence sur le résultat de l’élection présidentielle en France.

Puissions-nous en France disposer de la totale liberté d’expression pour continuer à pouvoir le dire, sans défaillir, ni se laisser impressionnés par la montée de certaines forces. Il faut se départir de la montée des extrêmes et des violences de tous bords. La lutte contre toutes les radicalisations (extrême droite, ultra gauche, daesh, tueries de masse) est un combat commun que nous devons tous mener, quelle que soit note perception politique.  Non au silence assourdissant donc. Il faut rester soudés et toujours défendre notre justice et notre police, mais il ne faut pas pour autant tout noircir ; notre démocratie est encore solide. Comme celle des Etats Unis d’ailleurs.

Eradiquer les fous, les enfermer est certainement une perspective qui pourrait convenir à tout le monde, sous réserve qu’elle soit praticable, ce qui, de mon point de vue, reste un mythe. Cazeneuve a très bien dit les choses de ce point de vue en réponse à Ciotti. Ceci dit rien n‘empêche de relire l’un des sujets du bac de philo proposé cette année  alors que nous venons de subir une crue.  « Afin que notre libre arbitre ne soit pas complètement anéanti, j’estime que la fortune peut déterminer la moitié de nos actions mais que pour l’autre moitié les événements dépendent de nous. Je compare la fortune à l’un de ces fleuves dévastateurs qui, quand ils se mettent en colère, inondent les plaines, détruisent les arbres et les édifices, enlèvent la terre d’un endroit et la poussent vers un autre.

Chacun fuit devant eux et tout le monde cède à la fureur des eaux sans pouvoir leur opposer la moindre résistance. Bien que les choses se déroulent ainsi, il n’en reste pas moins que les hommes ont la possibilité, pendant les périodes de calme, de se prémunir en préparant des abris et en bâtissant des digues de façon à ce que, si le niveau des eaux devient menaçant, celles-ci convergent vers des canaux et ne deviennent pas déchaînées et nuisibles. Il en va de même pour la fortune : elle montre toute sa puissance là où aucune vertu n’a été mobilisée pour lui résister et tourne ses assauts là où il n’y a ni abris ni digues pour la contenir ». Machiavel – Le prince, 1532
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mar 28 Juin 2016, 16:30

Nul doute que l'avis des Français et surtout les interventions sur ce forum vont modifier le résultat des élections anglaises et le commerce international. Alors "débattons" (dans le vide sur des évènement qui nous échappent) mais ne corrigeons pas ce qui dysfonctionne chez nous et en Europe car ce sont des particularisme chers à nos bobos gauchos... c'est plus simple et sans risque !

IL est certain que l'élection de Trump est la question centrale qui turlupine les chômistes français... ou ceux qui peu argentés grace aux initiatives démagogiques conjuguées de nos brillants politicards écolos et de gauche ne pourront plus utiliser leur vieille voiture à Paris dans 3 jours.

POur ce qu'il en est des ricains on s'est payé la tête de Regan qui n'a pas été le pire président des USA surtout en considérant l'époque troublée que le monde a vécu à ce moment. On a mis Kennedy sur un piédestal, entre sa vie privée, les magouilles pour arriver au pouvoir, la guerre évitée dans l'affaire de Cuba et le fait que c'est lui qui a lancé les USA dans la guerre du Vietnam...

Alors entre Trum qui ne me semble pas être ce qui se fait de mieux et Clinton l'arriviste qui doit rêver depuis ses 6 ans d'être la première femme présidente, dont les bourdes sont égales à sa suffisance, ce sont des questions métaphysiques qui m'indiffèrent d'autant que n'étant comme la plupart des gens sur ce forum pas électeur aux USA je suis non seulement pas concerné mais surtout que mon avis comme celui de millions d'autres est sans importance sur le résultat des élections US.

Me rendant souvent aux USA je constate aussi que l'obamamania est bien retombée, pourtant on avait fait du premier président noir l'espoir international (encore un premier quelque chose comme le premier blanc en dessous des 10 secondes au 100 m)... il s'est même retrouvé prix Nobel de la paix sans avoir rien fait ni que l'on sache pourquoi... lui non plus d'ailleurs.

Lorsque l'on aura passé en revue les politicards étrangers on reviendra en France tailler un short à sarko... c'est plus qu'une habitude, une tradition !
Dans les raisons à la con qui font que l'on peut élire un incompétent à la présidence ou a un poste important, je crois que nous n'avons de leçon à recevoir de personne, en 2012 nous avons fait fort ! et certains veulent remettre ça pour 5 ans en 2017. Rien ne sert de leçon !

Pour ce qui concerne les programmes creux ou stupides et les initiatives ridicules où il se plante tout seul comme un grand, là aussi nous avons un maitre.(CF la déchéance de nationalité exemple type de pourquoi faire simple alors qu'il est si agréable de compliquer les choses érigé en système)

Vu ce qui précède, je suis très réservé sur la compétence des électeurs de Hollande pour déterminer la qualité d'un candidat à une élection de haut niveau.
Les références du passé ne démontrent pas une vision très éclairée de la politique.

Parfois il serait judicieux de se taire... ou de tourner 7 fois autour du clavier avant de se lancer dans des débats aussi dérisoires que déplacés !

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mar 28 Juin 2016, 18:47

Il peut être judicieux de démontrer peu à peu les points communs qui existent dans les attitudes et modes de propagandes nationalistes et populistes. Je ne m'intéresse guère personnellement à la comparaison Reagan-Trump : mais bien à celle entre Trump-Le Pen et quels autres leaders d'extrème droite du moment en Europe. Il n'y a rien de dérisoire ou de déplacé à le faire. Le passé est utile pour rappeler qu'il a déjà eu des périodes sombres dans notre histoire. Quand le présent se met en marche pour nous y renvoyer, il n'est certainement pas inutile de le répéter autant de fois que nécessaire. Ce fil, depuis son ouverture tente de le faire.

Que l'on soit tous plus ou moins réservé sur la compétence des électeurs à se choisir un bon candidat n'est pas l'objet du débat. Puisque in fine les électeurs choisissent toujours en leur âme et conscience en fonction du merkato du moment. Que ceux ci soient de droite, de gauche ou soit disant apolitiques.

Nos hommes et femmes politiques ont pris la sale habitude de manier les petites phrases. Plus les discours sont populistes, plus des électeurs se laissent séduire désormais. Ceux qui ne croient plus à rien ne se déplacent plus aux urnes. Se taire, à de tels instants, n'est certainement pas la meilleure façon de faire évoluer les mentalités. Sauf à laisser tout l'espace aux polémistes identitaires plus ou moins attitrés d'un forum comme celui-ci, ou en tout cas imbus d'eux-mêmes pour ne pas autoriser les autres à s'exprimer comme bon leur semble, qui sont en capacité, matin, midi et soir, de venir nous dire qu'à part eux, il n'y aurait que des cons sur terre, dès qu'il s'agit de rendre compte d'une situation.

Que certains intervenants soient devenus les spécialistes de poster "le dernier mot", on n'en doute pas une seconde sur ce forum. Curieusement ce sont les mêmes qui invitent les autres à se taire sur les quelques sujets où des échanges de points de vue apparaissent quand tant de sujets n’entraînent par ailleurs aucun débat déjà. Un comble.  Pour justifier de leur comportement ils s'efforcent de qualifier d'office les autres de divers adjectifs péjoratifs en prétendant que ce ce sont eux qui sont insultés. On ne rit pas SVP.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mar 28 Juin 2016, 19:29

nous savons tous que les programmes de gauche ne sont pas populistes !
D'ailleurs en 2008 il n'y a pas eu de crise financière en virant sarko pour mettre flanbi l'affaire était classée... ce n'est pas populiste !

la nouvelle insulte est populiste, reac et facho sont has been ! et ne font plus recette.

Pour faire évoluer les mentalité... dans quel sens ? le bon ! celui des écolos, bobos, gauchos qui ne veulent pas prendre leurs responsabilités en constatant que l'Europe comme la France fonctionnent mal et préfèrent changer le corps électoral que de corriger ce qui dysfonctionne.

Toujours cette stupide méthode qui consiste à refuser les conséquences lamentables au lieu de s'attaquer courageusement aux causes du problème.

Les populistes ne sont pas au pouvoir mais sont responsable de la décision anglaise...
Les institutions de l Europe qui merdoient à qui mieux mieux depuis des dizaines d'années, nous flanquent une pagaille sans nom dans le marché du travail, inventent des usines à gaz impossibles à gérer, nous imposent une immigration que les habitants refusent n'ont rien à voir dans la percée d'un pseudo populismes dans l'opinion publique.


Dernière édition par tonton christobal le Mar 28 Juin 2016, 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mar 28 Juin 2016, 19:44

Populistes et nationalistes. Tels sont les deux points communs qui unissent les personnes dont je parle. On peut faire semblant de l'ignorer certes. Réacs et fachos? Ce n'est pas mon vocabulaire, désolé, car oui ces deux autres mots seraient insultants. On peut rajouter le terme d'Eurosceptiques si on veut, pas de soucis.

http://www.marianne.net/agora-apres-brexit-les-nouveaux-habits-du-nationalisme-europe-100244008.html

C’est une sorte d’ironie tragique : l’Union européenne (UE) s’était construite, à l’origine, pour tenir en respect les pulsions nationalistes qui avaient secoué le XXe siècle. Elle est aujourd’hui une raison de la résurgence de ces mêmes sentiments à travers une bonne partie de l’Europe. Le référendum britannique qui a décidé du Brexit est la dernière et spectaculaire indication du fait que ce nationalisme est là pour rester. Ce nationalisme-là a progressé largement en réaction à l’évolution de l’UE au cours des dernières décennies. Ce qui avait commencé comme un marché commun s’est élargi à d’autres sphères : monnaie unique, espace Schengen et intégration des politiques judiciaires et intérieures. Tout cela a dilué des aspects clés de la souveraineté nationale : les États ont moins de contrôle sur la politique macro-économique, le contrôle des frontières et des personnes.

L’UE s’est également élargie pour accueillir l’Europe centrale et de l’Est. L’inclusion de 12 nouveaux États membres avec des histoires, des structures économiques et des traditions démocratiques différentes a rendu plus lourd le processus de prise de décision en Europe. Dans le même temps, cela a rendu les politiques européennes d’autant moins sensibles aux opinions publiques. Ces transformations ont été très perturbantes pour les électeurs dans certains pays, comme au Royaume-Uni.

Mais ce que nous avons observé en Grande-Bretagne est une partie seulement d’un retournement plus large des attitudes publiques dans l’Europe des 27, qualifié par les analystes du passage d’un « consensus permissif » à un « dissensus contraignant ». Dans le passé, les leaders européens poursuivaient tranquillement l’intégration dans des secteurs comme l’agriculture et pas grand monde n’y prêtait attention. Mais, plus récemment, ces responsables ont cherché à prendre des décisions collectives dans des domaines tels que les services, la finance ou le droit d’asile. Or ils doivent garder à l’esprit, une fois de retour dans leurs circonscriptions, que leurs électeurs sont susceptibles d’accorder plus d’attention à ces sujets et de se montrer sceptiques.

Ce scepticisme tire sa force de la perception suivante : l’UE est responsable des maux divers qui sous-tendent le malaise ressenti par de nombreux électeurs européens. Dislocation économique, restructurations industrielles, austérité, privatisations, chômage, précarité de l’emploi, peur de l’immigration et sentiment plus général de perdre de l’influence sur les décisions qui affectent la vie quotidienne, tout cela nourrit les sentiments négatifs envers l’UE. L’euroscepticisme se retrouve aux extrêmes du spectre politique. A gauche, les électeurs et les partis voient l’UE comme un complot néolibéral. L’Union existe uniquement pour servir les grandes entreprises qui font du lobbying à Bruxelles en faveur d'une législation qui leur serait favorable. À droite, l’UE est perçue comme un mastodonte bureaucratique qui impose une réglementation excessive et menace les identités nationales en encourageant les migrations de main-d’œuvre. Lorsque ces deux points de vue se fondent, comme on l’a vu au sein de la base politique de UKIP, ils sont puissamment toxiques.

Or UKIP n’est qu’un parti parmi beaucoup d’autres. La même rhétorique et les mêmes modèles politiques sont à l’origine du succès d’autres formations : le Front national en France, les Nouveaux démocrates en Suède et le Parti des Finlandais en Finlande ont tous regardé de près les événements au Royaume-Uni. Certains ont même appelé à des référendums dans leurs pays, dans l’espoir d’un Frexit ou d’un Swexit après le Brexit. D’autres encore ont adapté leur euroscepticisme pour convenir aux idiosyncrasies locales. Prenez le Parti de la liberté aux Pays-Bas et son programme virulent contre les musulmans, par exemple, ou les actions violentes promues par le parti grec Aube dorée. Mais dans tous les cas, nous avons assisté à la recrudescence d’une forme robuste de nationalisme populiste. Il va durer car il surfe sur les lignes de faille sociales existantes tout en les renforçant.

Plus important encore, l’euroscepticisme est lié à l’existence de divisions entre les gagnants et les perdants de la mondialisation au XXIe siècle. Il prospère sur les différences entre les expériences des polyglottes instruits et voyageurs, travaillant dans des professions hautement qualifiées, et les personnes statiques et écrasées, les laissés pour compte des transformations économiques au niveau mondial. Qu’ils travaillent dans des emplois peu rémunérés dans les villes portuaires en Essex ou qu’ils soient demandeurs d’emploi à Lille, ceux qui ne bougent pas partagent un sentiment commun de désespoir et de frustration qui a engendré un rejet viscéral de ce qui est perçu comme un corps étranger. Dans certains pays, comme la Pologne ou les pays nordiques, les divisions sociales et idéologiques recouvrent les divisions géographiques. Les habitants de la campagne qui se vivent comme patriotes voient les urbains comme des décadents, porteurs de valeurs libérales, qu’ils regardent avec suspicion.

Et, en l’absence d’une alternative socialiste crédible pour les protéger, beaucoup se sont tournés vers l’instinct le plus fondamental de la solidarité , celui qui conduit à se lier avec sa famille ethnique autochtone et dominante, les Anglais, les Français, les Allemands. Dans tous les pays, le nationalisme rassemble des personnes ayant des intérêts économiques de gauche et des valeurs culturellement conservatrices, qui divergent fortement de l’opinion dominante. Lorsque ces sentiments sont exploités par des acteurs entreprenants comme l’UKIP, ils se chargent d’une saveur politique qui rappelle les nationalismes du passé. Celle-ci porte une vision de l’histoire d’un pays qui glorifie un contrôle démocratique de la nation accompagné d’un retour réactionnaire au passé, peu importe les coûts économiques.

C’est une vision profondément anti-intellectuelle, qui offre des solutions faciles à des problèmes complexes, et préfère ce que l’on appelle le « franc-parler » à une déclamation bien articulée. Elle assume sans complexe son dédain pour l’« establishment ». La principale différence avec le passé est que la démocratie est désormais l'unique option politique. Les systèmes dans lesquels ces partis nationalistes opèrent sont (assez) stables, et le changement de génération devrait conduire à la prédominance des valeurs libérales. Cette réalité laisse à penser que la recrudescence du nationalisme sera, malgré tout, limitée.

Cependant, même si les institutions elles-mêmes ne sont pas en cause, la démocratie offre la possibilité pour ces partis nationalistes de contaminer les programmes politiques d’autres partis traditionnels. Ils peuvent exercer des pressions lors des élections locales, nationales et européennes, ce qui oblige les grands partis à changer leur offre politique pour éviter de perdre des électeurs. Ainsi, à moins que des réformes économiques et sociales significatives puissent s’attaquer aux divisions de plus en plus aiguës sur lequel ce nationalisme populiste prospère, il persistera à l’avenir. Et à moins que l’UE ne puisse donner à ses institutions une plus grande légitimité démocratique, l’Europe continuera à attiser la colère populiste. Les électeurs doivent être en mesure d’identifier les personnes qui prennent des décisions en leur nom.

Le Royaume-Uni est certes le premier pays à quitter l’UE, mais il pourrait bien ne pas être le dernier. Le nouveau nationalisme en Europe est là pour durer.


Dernière édition par Libellule le Mar 28 Juin 2016, 19:56, édité 1 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mar 28 Juin 2016, 19:52

Nationaliste bon sang c'est bien sur c'est aussi une nouvelle insulte !

C'est sans doute stupide et faut il rééduquer la population mais une majorité de gens se sentent Français, Espagnols encore que parfois ils sont plus Basques ou Catalans, Italiens, Lituaniens... qu'Européens.

Même dans un pays comme les USA il est fréquent que les gens se définissent selon leur état... et ont plus d'intérêt pour les élections qui concernent l'état ou le comté que pour les USA.

Depuis l'origine de l'Europe je n'ai pas encore entendu une personne se présenter comme "je suis citoyen européen"... pourtant je circule pas mal et loin !

Rééduquer on vous dit ! la pédagogie bon sang !

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mar 28 Juin 2016, 19:59

Non, non, nationaliste n'est pas non plus une insulte. C'est la réunion des deux forces, discours populiste, et doctrine nationaliste qui peut devenir préoccupant. Pas besoin de se présenter comme citoyen européen, en effet. Personne ne le demande. Un peu de fédéralisme comme aux USA? Chiche...!
http://www.taurillon.org/Victor-Hugo-au-Congres-de-la-Paix-de-1849-son-discours,02448
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 06:20

Leçon #5: refuser la peur de l’«autre». Versant aussi dans la peur, la campagne du Brexit visait plutôt l’«étranger», les migrants, l’islam, les travailleurs est-européens, etc. S’inscrivant en Occident dans la même montée inquiétante d’une droite et d’une extrême droite outrageusement populistes, les leaders du Brexit ont fait de l’«étranger» le principal bouc émissaire de toutes les craintes, même les plus légitimes.
Élites cachées
Leçon #6: l’argument «anti-élite» est un autre trompe-l’œil populiste classi­que. Que ce soit Donald Trump, Marine Le Pen ou les chantres du Brexit, ils ont tous en commun la prétention de représenter le «vrai peuple» contre les méchantes «élites», alors que, dans les faits, ils trônent eux-mêmes au panthéon des «élites» politiques et/ou financières.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 06:33

On ferme ! on ferme !
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 07:13

Libellule a écrit:
Leçon #5: refuser la peur de l’«autre». Versant aussi dans la peur, la campagne du Brexit visait plutôt l’«étranger», les migrants, l’islam, les travailleurs est-européens, etc. S’inscrivant en Occident dans la même montée inquiétante d’une droite et d’une extrême droite outrageusement populistes, les leaders du Brexit ont fait de l’«étranger» le principal bouc émissaire de toutes les craintes, même les plus légitimes.


Je me suis donné comme règle de ne pas répondre au troll "Fontenay pour tous" mais je ne peux pas laisser passer cette amalgame entre peur de la concurrence des travailleurs est-européens et extrême-droite....


L'union s'est faite sans harmonisation sociale et fiscale et il est aujourd'hui indéniable que les travailleurs des pays de l'est jouissent d'un avantage concurrentiel que nombre de sociétés n'hésitent pas à exploiter au détriment des salariés français, britanniques,... C'est hélas une réalité que personne ne peut nier...

Pour le salarié français, britannique, ...  cela se traduit par partir crever au chômage quand son emploi part à l'est...    

Même si il y a un chèque à la clé il faut l'avoir vécu pour savoir ce que c'est que d'avoir à annoncer à sa femme et à ses enfants que l'on perd son job et que l'on va pointer, maintenant on dit s'actualiser, à Pôle emploi parce que ce job part en Roumanie ou ailleurs...

A partir de là, les attaques incessantes du troll "Fontenay pour tous" sont plutôt mal venues pour ne pas dire indécentes...

Il ferait mieux de s'occuper de ce pourquoi il a été élu plutôt que de passer son temps à nous parler du Canada, de Trump, du Brexit...

Il y aurait tant à dire sur les trottoirs fontenaysiens et sur la propreté de notre ville mais peut être sont-ce là des sujets sur lesquels il n'a pas son mot à dire et sur lesquels on lui a demandé de se taire alors il se rabat sur des sujets "à l'international"....
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 07:23

Anonymous on parle de similitude pas d'amalgame. Le texte est une analyse d'une journaliste canadienne précisément pour que votre argument du troll local soit inopérant. Tout ne part pas de ce forum Smile et chacun choisit ses sujets, et leur traitement, sans diktat de qui que ce soit. Smile

Ni l'un ni l'autre n'avons à accréditer la manière de correspondre du voisin sur ce forum. On l'ouvre, on la ferme sans se laisser influencer. C'est basique. Smile et le webmaster veille.

Ceci dit, c'est clair que le Brexit l'a emporté par l'addition des nons des gens de gauche ayant été aussi seduits par les discours populistes et la tentation de dénoncer l'Europe. Ces voix s'additionnent dans les urnes. Vous oubliez votre propagande passée?

Confondre deux dynamiques politiques aussi différentes l’une de l’autre serait forcément une erreur.  

Leçon #2: une question claire permet une reconnaissance rapide des résultats. Cela ne doit pas dispenser de les analyser en conservant son esprit critique.
Leçon #3: préparer longuement les suites, nombreuses et complexes, d’une possible victoire. Même s’il ne «contrô­le» pas la joute à Westminster, l’état désolant d’improvisation dans lequel s’empêtre le camp du Brexit depuis sa propre victoire le confirme par l’absurde.
Leçon #4: contrer les peurs économiques. Non sans rappeler la même tactique empruntée ici en 1980 et 1995 par les fédéralistes, la campagne pro-Brexit en a tartiné épais sur le sujet. Les marchés financiers finissent pourtant par se stabiliser eux-mêmes.
Leçon #5: refuser la peur de l’«autre». Versant aussi dans la peur, la campagne du Brexit visait plutôt l’«étranger», les migrants, l’islam, les travailleurs est-européens, etc. S’inscrivant en Occident dans la même montée inquiétante d’une droite et d’une extrême droite outrageusement populistes, les leaders du Brexit ont fait de l’«étranger» le principal bouc émissaire de toutes les craintes, même les plus légitimes.
Élites cachées
Leçon #6: l’argument «anti-élite» est un autre trompe-l’œil populiste classi­que. Que ce soit Donald Trump, Marine Le Pen ou les chantres du Brexit, ils ont tous en commun la prétention de représenter le «vrai peuple» contre les méchantes «élites», alors que, dans les faits, ils trônent eux-mêmes au panthéon des «élites» politiques et/ou financières.
Leçon #7: face à des négociations s’annonçant trop longues, complexes ou coûteuses – et surtout du moment où le camp «vainqueur» n’a pas suffisamment préparé la suite des choses –, il peut toutefois arriver que le résultat «reconnu» d’un référendum débouche sur une finalité politique nettement plus diluée que l’objet même de sa question.
Leçon #8: s’il est exempt de tricheries, le référendum est un outil démocratique privilégié. Contrairement à l’étrange mantra repris ici à satiété, autant par les leaders fédéralistes qu’au PQ depuis 1996, ce n’est donc ni un «épouvantail», ni un «boulet», ni un «poison». Et encore moins, une «menace» ou une «catastrophe».
La leçon écossaise
Dernière leçon et non la moindre: en votant à 62 % contre le Brexit et en refusant de quitter l’Union européenne contre leur gré, les Écossais confirment une donne politique incontournable, soit que les «petites» nations peuvent d’autant plus aspirer à leur souveraineté lorsqu’elles font aussi partie d’un plus grand ensemble économique.

Comme quoi, l’Écosse comprend l’essentiel pendant que les leaders du Brexit lui préfèrent la nostalgie d’une gloire impériale aussi illusoire que passée.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 16:41

Lorsque ceux qui ne sont pas censés représenter le peuple' sont majoritaires il conviendrait que ceux qui parlent en son nom et se retrouvent minoritaires se remettent en question.

Pour ce qu'il en est de supposées "petites nations" qui sont confondues volontairement pour les besoins de la cause avec des régions... nous entrons dans la stratégie des instances européennes qui souhaitent voir se désagréger les grand pays en régions que l'on pourrait éventuellement regrouper entre elles sous forme de provinces supra nationales.
On supprime la Belgique la distribuant entre la France en les Pays bas qui formerait une région ni belge ni française.
ON regroupe le pays Basque français avec l'Espagnol et on ampute ces deux pays d'une partie de leur territoire.
Itou pour la Catalogne...
En agissant ainsi on démembre les grands pays on rognerait leurs activités régaliennes (plus de politique étrangère, plus de droit national,.... plus de politique économique propre) tout remonterait dans le giron européen la voie royale pour technocrates non élus mais cooptés.
Tout serait dit si on y ajoute la disparition des langues nationales remplacées par les langues régionales... on réussi de cette manière à "déculturer" tout ce beau monde.

Le fin du fin étant de provoque une immigration massive d'origine très différente capable de noyer ce qui pourrait rester.

Le royaume uni sous nos yeux est entrain de subir son dépeçage... il ne faut pas croire que cela fasse pleurer réellement les institutions européennes. En revanche les USA qui ont des intérêts économique en ayant la Grande Bretagne comme tête de pont économique ne sont pas ravis. Sur la plan militaire l'éclatement anglais serait un drame pour l'Amérique.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 16:58

Depuis le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne, la chancelière allemande multiplie les rencontres et les rendez-vous informels avant de prendre une initiative majeure pour « réparer l’Europe ».

Soit. Mais quel crédit peut-on vraiment apporter à cette démarche dans la mesure où sans les initiatives d’Angela Merkel, la Grande-Bretagne n’aurait jamais eu l’idée de quitter le navire européen. À trois reprises, elle a pris seule des décisions qui ont mis en porte-à-faux les autres membres du club.
◾D’abord avec l’arrêt de ses centrales nucléaires, faisant preuve d’un égoïsme surprenant au moment même où Bruxelles tentait d’organiser une Europe de l’énergie.
◾Ensuite avec la résolution de la crise grecque et la purge infligée aux banques européennes par le couple Merkel-Schaüble.
◾Enfin et surtout en ouvrant la porte de l’Allemagne, et donc de l’Europe, à près de un million et demi de migrants, dont certains sont maintenant en Grande-Bretagne.

Quand on a violé à trois reprises les règles d’un club, il n’est pas certain qu’on soit le mieux placé pour les rédiger à nouveau …

Yves de Kerdrel pour Valeurs actuelles
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 17:06

a.nonymous a écrit:



Je me suis donné comme règle de ne pas répondre au troll "Fontenay pour tous" mais je ne peux pas laisser passer cette amalgame entre peur de la concurrence des travailleurs est-européens et extrême-droite....


L'union s'est faite sans harmonisation sociale et fiscale et il est aujourd'hui indéniable que les travailleurs des pays de l'est jouissent d'un avantage concurrentiel que nombre de sociétés n'hésitent pas à exploiter au détriment des salariés français, britanniques,... C'est hélas une réalité que personne ne peut nier...

Pour le salarié français, britannique, ...  cela se traduit par partir crever au chômage quand son emploi part à l'est...    

Même si il y a un chèque à la clé il faut l'avoir vécu pour savoir ce que c'est que d'avoir à annoncer à sa femme et à ses enfants que l'on perd son job et que l'on va pointer, maintenant on dit s'actualiser, à Pôle emploi parce que ce job part en Roumanie ou ailleurs...

A partir de là, les attaques incessantes du troll "Fontenay pour tous" sont plutôt mal venues pour ne pas dire indécentes...

Il ferait mieux de s'occuper de ce pourquoi il a été élu plutôt que de passer son temps à nous parler du Canada, de Trump, du Brexit...

Il y aurait tant à dire sur les trottoirs fontenaysiens et sur la propreté de notre ville mais peut être sont-ce là des sujets sur lesquels il n'a pas son mot à dire et sur lesquels on lui a demandé de se taire alors il se rabat sur des sujets "à l'international"....

IL y a des doctrinaires se croyant sur le devant d'une tribune politique qui infligent leur discours et pour qui la politique est un exercice intellectuel qui doit répondre aux normes en vigueur... quitte à proférer les pires stupidités et surtout à ne pas voir les conséquences de leurs délires.

Il y a les électeurs impactés par la politique erratique des discoureurs déconnectés des réalités qui bien revenus des doctrines, réfléchissent par eux même en fonction d'éléments concrets...

Lorsque le pays est dirigé par les premiers et que les second n'y trouvent pas leur compte l'affaire se complique !
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 17:14

En gros les britanniques ont majoritairement voté leur dépeçage pour faire la nique aux minoritaires londoniens, écossais et irlandais, les régionaux de l'étape. Ah cet humour anglais... De l'art de se suicider pour pouvoir prétendre qu'on voulait les assassiner.

En plus d'autres nains insulaires les ont viré de l'Euro. C'Est bien là la preuve du complot.

Outre Atlantique, Trump se tire une balle de golf dans le pied, le temps d' un deplacement en Ecosse. Le Pen, quant à ellle, veut reteinter le Channel en bleu marine ... En confondant Donald avec du Canard water closet. So british.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 18:04

Bonjour, il devient de plus en plus difficile de savoir ce qui est de la production personnelle de ce qui sont des citations dans vos textes.
Si vous citez un auteur, respectez les normes si vous voulez être compris.

par exemple écrire : Les citations dans le texte sont toujours en français.
Si l'on veut recourir à un texte en langue étrangère, on met la traduction française dans le
cours du texte et on renvoie l'original en langue étrangère dans les notes.
ne dit pas que c' est un extrait d' un autre auteur alors que
"Les citations dans le texte sont toujours en français.
Si l'on veut recourir à un texte en langue étrangère, on met la traduction française dans le
cours du texte et on renvoie l'original en langue étrangère dans les notes." Extraits de :
B. PATAR, Dictionnaire actuel de l’art d’écrire, Montréal, Éd. Fides, 1995.
est explicite.https://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/bisp/documents/Citation_et_notes_de_bas_de_page.pdf

Enfin vous avez la possibilité de faire une citation qui rend le texte bien plus clair :
https://www.uclouvain.be/cps/ucl/doc/bisp/documents/Citation_et_notes_de_bas_de_page.pdf a écrit:
Une citation assez longue dans le cours du texte est mise en caractères plus petits que le
texte lui-même (elle est généralement de 2 points plus petite) et n'est pas accompagnée de
guillemets. Cette citation est isolée par un double interligne; elle est toujours renfoncée,
généralement d'un centimètre ou d'un centimètre et demi.
Il faut évidemment
1) toujours indiquer la source de cette citation;
2) mettre l'appel de note avant le point qui termine celle-ci (voir APPELS DE NOTE,
pensez aux lecteurs merci pour eux, fin de l' interlude.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 18:05

Les Ecossais ne serait sans doute pas fâchés de quitter la Grande Bretagne
L'Europe bazar se voulant regroupement de régions sans pouvoir serait enchantée de voir l'éclatement du pays
Les Anglais serait les perdants

Le dépeçage des grands pays est une volonté européenne pour renforcer son pouvoir, peut dans certains cas être voulue par les régionalistes et est combattue par les structures nationales dont ce serait la fin.

Si en plus on injecte une immigration massive d'une culture différente et agressive on accélère le démembrement... au bout du compte l'institution europénne sortirait elle de l'affaire bénéficiaire ? j'en doute...

Pas grave et en plus ce ne serait pas la première erreur des tronches d'œuf... les habitants qui commencent à flairer le patate peuvent aussi avoir leur mot à dire...

Ces bon sang de nationalistes populistes sont capables de flanquer par terre cette magnifique idée ! il faut d'urgence neutraliser ces dangereux réfractaires à notre grand projet internationaliste.

Sus aux populistes !


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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 18:31

Pour l'instant ces soit disant dangereux réfractaires le sont surtout à leur propre projet. Ils se refilent la patate chaude qu'ils ont enfermée dans leur cocotte minute portée à ébullition, sans vouloir aller au bout de l'épluchage une fois la cuisson réussie. Cela se voit, cela se passe en direct. La cocotte siffle encore et la vapeur qu'elle dégage leur brûle les doigts.

Donald Trump se met à faire du Michael Jackson en criant it's bad. Il ne parle pas de la situation causée par l'approbation du Brexit, mais de son cas personnel, C'est mauvais pour lui : http://www.lowellsun.com/latestnews/ci_30061804/goldman-how-bad-is-bad-trump-very-very

Boris Johnson se demande comment il a pu faire pour autant mentir. http://www.independent.co.uk/voices/why-are-we-so-surprised-that-boris-johnson-lied-when-he-s-been-sacked-for-lying-twice-before-a7105976.html

Marine Le Pen prend des accents arabisants en nous parlant du printemps des peuples, tout en comparant l'Europe à l'Urss en choisissant d'accréditer le New York Times pour passer sa bafouille. Ah cette dénonciation de la nature Tyrannique de l'Europe... http://www.rtl.fr/actu/politique/brexit-le-destin-de-l-union-europeenne-ressemble-de-plus-en-plus-a-celui-de-l-union-sovietique-selon-marine-le-pen-7783883911

C'est Monnet et Schuman qui doivent regarder cela avec une certaine inquiétude.

@mamiea (quand on fait une synthèse de revue de presse forcément cela devient un article personnel)

Pour la copie c'est maintenant

Déclaration du 9 mai 1950
"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent. La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d'une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre.

L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l'opposition séculaire de la France et de l'Allemagne soit éliminée : l'action entreprise doit toucher au premier chef la France et l'Allemagne.

Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l'action sur un point limité, mais décisif : Le Gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande du charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe. La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera immédiatement l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin des régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes. La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l'Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L'établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu'elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique. Cette production sera offerte à l'ensemble du monde, sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des œuvres de paix. L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d'intérêts indispensable à l'établissement d'une communauté économique et introduit le ferment d'une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes. Par la mise en commun de production de base et l'institution d'une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l'Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assises concrètes d'une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix. Pour poursuivre la réalisation des objectifs ainsi définis, le gouvernement français est prêt à ouvrir des négociations sur les bases suivantes. La mission impartie à la Haute Autorité commune sera d'assurer dans les délais les plus rapides : la modernisation de la production et l'amélioration de sa qualité ; la fourniture à des conditions identiques du charbon et de l'acier sur le marché français et sur le marché allemand, ainsi que sur ceux des pays adhérents ; le développement de l'exportation commune vers les autres pays ; l'égalisation dans les progrès des conditions de vie de la main-d'œuvre de ces industries.

Pour atteindre ces objectifs à partir des conditions très disparates dans lesquelles sont placées actuellement les productions de pays adhérents, à titre transitoire, certaines dispositions devront être mises en œuvre, comportant l'application d'un plan de production et d'investissements, l'institution de mécanismes de péréquation des prix, la création d'un fonds de reconversion facilitant la rationalisation de la production. La circulation du charbon et de l'acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels. Progressivement se dégageront les conditions assurant spontanément la répartition la plus rationnelle de la production au niveau de productivité le plus élevé.

A l'opposé d'un cartel international tendant à la répartition et à l'exploitation des marchés nationaux par des pratiques restrictives et le maintien de profits élevés, l'organisation projetée assurera la fusion des marchés et l'expansion de la production. Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l'objet d'un traité signé entre les Etats. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d'application seront poursuivies avec l'assistance d'un arbitre désigné d'un commun accord : celui-ci aura charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d'opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée. La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les Gouvernements ; un Président sera choisi d'un commun accord par les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité. Un représentant des Nations Unies auprès de cette Autorité sera chargé de faire deux fois par an un rapport public à l'O.N.U. rendant compte du fonctionnement de l'organisme nouveau notamment en ce qui concerne la sauvegarde de ses fins pacifiques.

L'institution de la Haute Autorité ne préjuge en rien du régime de propriété des entreprises. Dans l'exercice de sa mission, la Haute Autorité commune tiendra compte des pouvoirs conférés à l'Autorité internationale de la Ruhr et des obligations de toute nature imposées à l'Allemagne, tant que celles-ci subsisteront."
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 19:04

Si le gouvernement français avait une existence ? ça se saurait !
Comme nous sommes incapables de traiter nos problèmes on donne des leçons aux autres, le monde n'est pas assez vaste pour absorber les discours.

On pourrait commencer par :
En finir avec l'aéroport de Nantes
Tenter de lutter sérieusement contre l'immigration sauvage
Ne pas se faire imposer les procréations PMA et GPA
En finir avec le vote des étrangers on fait ou on fait pas ?
En finir avec la déchéance de nationalité le flanbi nous a fait du Fernand Reynaud
Pacifier les zones de non droit
Réorganiser sérieusement le ministère de l'éducation nationale
Remettre l'armée en ordre de marche
Faire cesser la pagaille au ministère de la justice et dans les prisons
En finir avec la nouvelle législation du travail
Tenter sérieusement et non par des mesures bidon de réduire le chômage
Mettre en place une réforme fiscale qui n'étrangle pas les entreprises et ne ruine pas les classes moyennes
Limiter le déficit et tenter d'équilibrer les comptes...

J'en passe... mais non on nous pompe l'air avec les anglais, trump, les gallois, les écossais, juncker qui ne sait plus où il habite et Angie qui a foutu le bordel et veut encore commander.
Au milieu de tout ça flanbi va au foutre bol, valls se demande à quoi il sert et le gouvernement est à la dérive.

Le reste sera donc sans moi !

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 19:56

@Libellule :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Plagiat a écrit:
Le plagiat est une faute d'ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionnée au pénal, elle consiste à copier un auteur ou accaparer l'œuvre d'un créateur dans le domaine des arts sans le citer ou le dire, ainsi qu'à fortement s'inspirer d'un modèle que l'on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel.

Le « plagiaire » est celui qui s'approprie indûment ou frauduleusement tout ou partie d'une œuvre littéraire, technique ou artistique (et certains étendent ceci - par extension - à un style, des idées, ou des faits). Le plagiat diffère de l'art du pastiche, qui consiste à imiter ou à calquer les codes ou les figures d'expression d'un auteur, dans un but d'ironie, d'humour ou de dérision.

Le plagiat, qui ne fait pas l'objet d'une définition juridique, est une forme de contrefaçon. Certains1 opèrent une distinction entre le plagiat, emprunt grossier, et le « démarquage », où le texte subit des modifications variées pour brouiller les pistes. De même les anglophones rapprochent parfois aussi du plagiat le misquoting (sources manquantes ou insuffisantes), le Self Plagiarism (un auto-plagiat, nullement illégal voire impossible en tant qu'oxymorique, souvent utilisé par les artistes (Warhol en particulier, qui en a fait sa marque), mais parfois assimilé à une sorte de manquement à une nouvelle « norme morale » ou à une sorte de fraude par recyclage quand il n'est pas signalé), de même que pour le slice and dice plagerism (recomposition de ses propres écrits)2. Dans le domaine scientifique, l'auto-plagiat ou publication redondante est prohibé
Fin de l' apparté, revenons au sujet.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 20:39

C'est intéressant que vous fassiez cet aparté alors que précisément le sujet est "faut-il user ou non du pouvoir d'accréditer un correspondant dans le cadre d'un débat politique librement consenti".

Trump, Le Pen, et les populistes de tous bords se copient les uns les autres, font du mimétisme intellectuel et finissent par se convaincre du bien fondé présumé de leur pensée ou de leurs écrits. Ils s'auto -promeuvent. Tout comme Eric Zemmour : Faut-il le citer pour dire qu'on ne pense pas comme lui ou au contraire pour s'éviter d'avoir à dire qu'on est d'accord avec ses analyses, ou s'appuyer sur ses écrits que tout le monde reconnait pour en débattre ? A vous lire il suffirait donc de citer ou d'omettre de citer les uns ou les autres pour être accusé de plagiat. Sans se soucier si les analyses proposées sont erronée ou non.

Alors qu'il faut savoir partir des acquis historiques pour précisément conserver un esprit critique. Cela permet d'opposer plusieurs écoles de pensées, y compris au sein d'un même coeur de cible, ici les populistes nationalistes. C'est ce moyen qui permet de relever les contre-vérités présentées trop souvent comme paroles d'évangile. Je suis convaincu que c'est ainsi que l'on peut remettre en cause certaines vérités mille fois répétées : Un exemple ici http://www.plateaufontenay.net/t1504-la-querelle-de-l-unigenitus-a-fontenay-de-lenain-de-tillemont-a-l-abbe-lebeuf qui devrait vous permettre de mieux comprendre ma démarche en général.

Soit on laisse l'espace à ces contradicteurs pour qu'à la fin, on finisse à répondre favorablement à leur demande insistante de type "on ferme! on ferme!" ; ce n'est plus l'absence de copier coller qui nous guette, mais l'absence de contradiction, afin d'imposer son seul point de vue, comme le seul recevable.  Sauf à accepter de remettre sur le chantier des éléments au débat en les approfondissant pas à pas. C'est mon choix : nous sommes trois à avoir dépasser les 10 000 posts, je ne me considère pas comme un cas isolé.

Beaucoup de sujets sont ouverts sur ce forum, -essentiellement des copier coller d'une seule source- et près de la moitié restent sans suite ; que certains provoquent plus d'échanges me va très bien personnellement. Quand les sources sont multiples, le champ de réflexion peut s'élargir.

J'essaye d'oeuvrer à cela sur ce forum, malgré toutes les invitations que je reçois à me taire. C'est ainsi. Smile
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Mer 29 Juin 2016, 20:58

revenez y mais tout seul ! vous tournez en boucle pour nier les vérités et tenter d'endormir le monde... vos élucubrations on s'en fout... et des miennes aussi .

C'est un débat nul, vérolé par le politiquement convenable dont tout le monde se moque tant il s'est ridiculisé, qui plus est indécent pour les gens qui en Angleterre se sont donnés la peine d'aller voter (plus largement que l'on le fait chez nous)  et que l'on méprise ouvertement .

Nous sommes au cœur du monde technocratique pour qui les vérités de la volonté populaire exprimée dans un vote démocratique ne veulent rien dire et doivent être subordonnées à des guignols irresponsables gesticulant à Bruxelles ou à Strasbourg..

ça ne passe plus et en voulant contre toute logique forcer l'opinion publique à se coucher devant des règles absurdes nous allons déboucher sur une explosion de l'Europe et de certains états.

J'attends face à nos intellos (supposés) bobos, écolos déjantés, gauchos de tout poils et socialos ramollis sans oublier les droitos à la dérive... une réaction qui va les mettre ensemble et sans différence politicienne (tant ils sont semblables) le cul par terre ce qui sera mérité et dont ils auront du mal à se remettre.

Bon courage à ceux qui veulent continuer à débiter leurs sornettes GNANGNAN pour justifier leur passivité et leur lâcheté structurelle. (on ne se refait pas !) la supercherie arrive en bout de course attention au choc en retour. Comme pour les manivelles...

La greffe de coucougnettes pour politicards timorés n'est pas encore au point !

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Jeu 30 Juin 2016, 08:12

La presse en général, le Monde en particulier.

##### extraits

Sans craindre de se mettre une nouvelle fois en porte-à-faux avec la doctrine du parti républicain, traditionnellement versé dans le libre-échange, Donald Trump a livré, mardi 28 juin, l’un de ses discours les plus articulés sur le programme économique protectionniste qu’il mettrait en œuvre s’il était élu à la Maison Blanche.

Promettant à un auditoire rassemblé dans une usine de recyclage d’aluminium en Pennsylvanie de « faire revenir » les emplois aux Etats-Unis, il s’est engagé à renégocier les accords commerciaux internationaux signés par le pays ou à les dénoncer s’il ne les juge pas satisfaisants ; qu’il s’agisse de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena), signé en 1994 avec le Canada et le Mexique – « le pire accord commercial de l’histoire » – ou du partenariat trans-pacifique signé en début d’année avec onze Etats et qui doit encore être mis en application. Plus tard dans la journée, il a enfoncé le clou, estimant que ce traité constituait un « viol de notre pays ». Il a également assuré qu’il utiliserait ses pouvoirs exécutifs pour contrer les pratiques commerciales de la Chine, évoquant notamment la création de nouvelles taxes sur les produits chinois.

Ces annonces lui ont valu des critiques immédiates de la Chambre de commerce des Etats-Unis, un allié traditionnel des républicains : « Avec le programme de Trump, nous aurions des prix plus élevés, moins d’emplois et une économie plus faible. » Et d’insister : « L’Alena n’a pas été un désastre pour l’économie américaine. » Au moment même où M. Trump faisait son discours, l’équipe de campagne d’Hillary Clinton publiait sur Twitter la photo en gros plan d’un T-shirt estampillé Trump, fabriqué au Bangladesh.

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 02:36

En rejoignant les partisans du «out», le maire de Londres visait nous avait-on dit, dans la presse autorisée,  avant tout la tête du parti conservateur. Et le poste de Premier ministre par la suite ; tout comme Cameron se voyait rester audit poste en cas du victoire du in.

Celui que les british surnomment bien volontiers  «le Bouffon» pour ses pitreries répétées, son excentricité et ses pseudo bons mots bien pesés qui agaçaient ou ravissaient à l’envi, disait tener son «Boxit» (l’exit grâce à Boris). Main sur le cœur, Boris Johnson affirmait encore il y a peu que les vues xénophobes ou anti-européennes comme celles de Nigel Farage, chef du parti nationaliste Ukip, ou George Galloway, fondateur du parti anticapitaliste Respect (acronyme de «Respect, égalité, socialisme, paix, écologie, communauté et syndicalisme») n’était pas les siennes. Et pour cause les siennes étaient le 10 downing street. Le filou mettait en garde contre «une certaine incertitude pour le monde des affaires» en cas de Brexit, ce que la presse non suiviste commentait en expliquant qu’il voulait d’un «Out for himself» («Une sortie pour lui-même»)

Pour cela il lui fallait avec la bienveillance d’une presse choisie multiplier les tribunes eurosceptiques et ne plus cesser de balancer des contre-vérités enrobées d’une bonne formule sarcastique. Résultat, il a perdu son courage en chemin, et ne se sent plus les épaules assez larges pour assumer sa victoire. Ainsi se révèle-t-il assez populiste pour foutre la merde, mais pas assez nationaliste pour l'assumer.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 04:24

«le Bouffon» c' est rendu compte que briguer le "10 downing street" impliqué de mettre en oeuvre le Brexit, ce qu' il n' avait pas prévu (comptant sur Cameron pour s' y atteler) et ce qu' il n' a pas anticipé ni préparé. On peut se poser la question de savoir qui en Grande Bretagne avait un programme de sortie, croyant peut-être que l' Europe se prosternerait et accepterait toutes les conditions pour garder le pays au sein de l' Union. C' est raté et le résultat risque fort de ne pas plaire de l' autre coté de la Manche.

Après le Brexit, voila le "Borisout" le "bouffon" déclarant forfait craignant certainement une volée de bois vert dans son parti et surtout refusant de prendre ses responsabilités.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 14:52

Autre piste de réflexion : le successeur de Cameron sera selon les règles britanniques le chef du parti majoritaire.
Chez nos voisins le chef n'est pas auto proclamé mais désigné par le parti.
M. Tatcher qui avait gagné les élections n'a pas été désignée par son parti et n'a pas pris le poste de premier ministre... alors qu'elle pensait repartir pour un tour.
Il est logique de penser que les conservateurs n'avaient pas envie d'avoir le fantaisiste aux manettes.
Deux personnes sont en piste pour le poste de premier ministre : le ministre de la justice et sa collègue de l'intérieur.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 17:05

Dans la presse :

Pour François Hollande, il n'est désormais plus nécessaire de s'attacher aux précautions diplomatiques usuelles pour parler de Donald Trump. Dans une longue interview donnée aux Echos ce jeudi 30 juin, le président français s'autorise un ton assez libre pour évoquer le candidat républicain à la Maison Blanche. Lorsqu'on lui demande s'il considère que l'élection de l'homme d'affaires américain aux plus hautes responsabilités serait un "danger", il répond : "Oui". Et d'ajouter : "Cela compliquerait les rapports entre l'Europe et les Etats-Unis". Le chef de l'Etat considère que "les slogans (de Donald Trump) diffèrent peu de ceux de l'extrême droite en Europe et en France : peur de la déferlante migratoire, stigmatisation de l'islam, mise en cause de la démocratie représentative, dénonciation des élites... alors même que Donald Trump, par sa fortune en est l'incarnation la plus évidente".
Pour l'heure, les sondages donnent la candidate démocrate, Hillary Clinton, largement favorite pour l'élection américaine de novembre. Reste que pour François Hollande - qui semble ne pas accorder trop d'intérêts aux études d'opinion -, rien n'est joué outre-Atlantique : "Ceux qui affirment que Donald Trump ne peut pas être le prochain président des Etats-Unis sont les mêmes qui prétendaient que le Brexit ne serait jamais voté", déclare-t-il

#####

Populisme et nationalisme, voilà le couple infernal. Le populisme seul semblant faire moins parler de lui.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 17:35

Monsieur 12% est si compétent en sa qualité de président de la république que ses avis vont faire autorité !



Sans être fana de Trump il y a de quoi rire !

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 17:45

Revenons au sujet du rapport de Trump avec La presse qui ne veut plus du politiquement correct et qu'' il veut faire taire.

##### sous la responsabilité de son seul auteur...

Il y a peu de temps Robert Kagan, un intellectuel conservateur américain, croyait pouvoir affirmer dans le Washington Post que le fascisme était de retour aux Etats-Unis avec l’audience croissante du candidat Donald Trump, de son discours de haine, dépourvu de véritable contenu idéologique, de son mépris des valeurs démocratiques, de ses postures imprévisibles et de son machisme, du soutien qu’il apporte aux passions incontrôlables des masses.

Je crois qu’il a raison. Certes, les militants de Trump ne défilent pas au pas cadencé et en uniforme dans les rues des villes américaines. Ils s’abstiennent de lever le bras pour saluer leur chef politique; ils n’organisent pas encore des expéditions punitives contre leurs contradicteurs. Ils ne revendiquent pas d’espace vital, ni d’un empire de mille ans ou d’une race mythique. Leur goût pour l’héroïsme des champs de bataille n’est pas manifeste.

Une nation purifiée et toute-puissante

Cependant, ils sont en quête de dirigeants forts, menaçants et simplificateurs. Ils exaltent la force physique, celle conférée par les armes en particulier, et les attributs conventionnels de la virilité. Ils se réclament d’un nationalisme incandescent. Ils rêvent d’une nation purifiée, toute-puissante, capable de faire face à toute forme de contestation extérieure. Ils enflamment la sphère des émotions collectives.

Le fascisme d’aujourd’hui ne se résume pas à la résurgence de ces fadaises pernicieuses du passé. Il s’est adapté aux mentalités modernes qui sous l’emprise de la consommation et des loisirs n’acceptent plus de réprimer les désirs individuels. Il entretient néanmoins, comme par le passé, des liens intimes avec le populisme et trouve un écho dans toutes les couches de la population, pas seulement parmi les milieux socialement et culturellement vulnérables.

L’envergure tout au plus d’un chef de bande

Il est fondamentalement hostile à toute forme de libéralisme, économique et politique. Son essence reste le déchaînement dans la vie publique d’instincts et de pulsions contraires aux rapports ordinaires de la civilité. Il implique l’abandon des règles de comportement qui rendent possible la vie en société. Il valorise les comportements agressifs et méprise toute quête de rationalité. Il se nourrit de la haine entre les groupes, du racisme aussi. Il s’épanouit dans les foules. Il consiste à refuser systématiquement toutes les contraintes de civilisation. Il cultive les sentiments, les idées et les comportements irrationnels. Il donne libre cours aux pensées et aux attitudes grossières et outrageusement agressives.

C’est la posture de Trump. S’il n’avait pas beaucoup d’argent, héritage familial, il serait un petit loubard de quartiers, rayant les voitures, cassant les vitrines et vivant de petits larcins. Reste à comprendre comment ce personnage qui a tout au plus l’envergure d’un chef de bande puisse aujourd’hui prétendre assumer la présidence des Etats-Unis?

La réponse usuelle à cette question est connue. La classe moyenne, la petite bourgeoisie et les pauvres sont les grands perdants des disparités grandissantes au sein de la société américaine, de blocages politiques qui confèrent à une petite minorité de riches des avantages exorbitants. Une bonne partie du système éducatif américain est dans un état lamentable. Les médias n’ont plus guère d’autonomie par rapport aux milieux des affaires et la très grande majorité du public américain est dans un état de désinformation lamentable.

Les «checks and balances» ne fonctionnent plus aux Etats-Unis

Or le fascisme attire des gens dont le bagage culturel est limité. Il séduit plus largement des individus dont la structure psychologique est rigide, ceux qui ont besoin de certitudes massives, qui ont de la peine à symboliser, à reconnaître les aspects équivoques de la réalité. Ayant d’ordinaire une personnalité fragile, ils sont portés à exacerber l’importance de leurs frontières identitaires avec ceux qu’ils perçoivent comme étrangers. Ils sont donc séduits par la stigmatisation des Mexicains, des Musulmans, des Arabes, des réfugiés. Ils affichent, ouvertement ou non, un mépris pour les femmes.

On aurait bien tort de négliger le danger que constituerait l’élection de Trump à la présidence des Etats-Unis ou même la persistance au sein de la vie politique américaine des mouvements hétérogènes hostiles aux valeurs de tolérance, aux exigences des débats démocratiques, aux idéaux de rationalité et de bienséance.

Contrairement à un mythe persistant, les checks and balances ne fonctionnent plus à Washington, notamment en raison du poids tout à fait démesuré des lobbys sur le Congrès, du rôle énorme joué par l’argent dans l’élection des représentants et des sénateurs comme aux dérives populistes du parti républicain.

Démocraties libérales et Etat de droit fragilisés

Cette menace est d’autant plus grande que le fascisme progresse à nouveau en bien d’autres régions du monde. On pense au terrorisme des fondamentalistes religieux, ceux qui se mobilisent sous la bannière des salafismes, à la violence des colons qui avancent dans les territoires occupés de la Palestine, au nationalisme et la démagogie de Poutine et de ses supporters, au comportement insensés des mouvements de hooligans et des casseurs qui accompagnent les manifestations de rue.

Plus largement, la propagande démagogique et les attitudes des partis «souverainistes» à l’encontre des étrangers et des réfugiés, celles de l’UDC et du FN par exemple, comprennent également des traits fascisants, puisqu’elles se nourrissent d’émotions hallucinées et d’inconsistances idéologiques de toutes sortes.

Les démocraties libérales et l’Etat de droit dont elles se réclament sont à nouveau très fragiles. Dans ces circonstances, le spectre d’une Amérique incapable de les soutenir et renouant avec l’isolationnisme devient très inquiétant. Pour l’Union européenne surtout qui n’a pas de politique de défense et de sécurité digne de ce nom, alors que ses institutions et ses politiques incertaines entravent les progrès économiques et sociaux.

Pierre de Senarclens, professeur honoraire à l’Université de Lausanne.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 19:32

Faisant pendant à l’article de Jeannette Bougrab, publié la semaine dernière : « « Connus des services de police » … Toujours la même litanie !« , voici une interview de Malika SOREL-SUTTER qui pointe la responsabilité de nos élites dans la progression du communautarisme en France. Cette interview, conduite par Alexandre Devecchio, a déjà été publiée dans le Figaro Magazine et sur le site web magistro.fr.
Nos élites mettent en péril …
Après le meurtre revendiqué par Daech d’un policier et de son épouse dans leur maison de Magnanville, Malika Sorel remonte aux sources de la décomposition française. Nos hommes politiques ont méprisé l’Histoire, explique-t-elle, mais celle-ci s’est invitée à leur table …
Son dernier livre, Décomposition française. Comment en est-on arrivé là ?, vient de se voir décerner le prix littéraire Honneur et Patrie de la Société des membres de la Légion d’honneur. « Honneur » et « patrie », deux mots qui résument parfaitement le parcours de Malika Sorel. Au Haut Conseil de l’intégration comme à travers ces livres, cette patriote incandescente continue de se battre pour empêcher que la France ne se défasse. Lors de son discours de remerciements, elle a longuement cité l’historien et résistant, Marc Bloch :
« La France, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture. J’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé, à mon tour, de la défendre de mon mieux ».
Soixante-quinze ans après l’auteur de L’Étrange Défaite, Malika Sorel redoute que la cohésion nationale vole en éclats. Comme son père spirituel, l’essayiste impute la responsabilité de cette profonde crise existentielle aux élites. Nos dirigeants politiques ne croient plus en la France et c’est le peuple qui paye le prix de ce renoncement.
Depuis un an, sur fond de tensions culturelles, la France vit au rythme des attentats. Dernier en date, le meurtre, revendiqué par l’État islamique, d’un policier et de sa compagne dans leur maison des Yvelines. Est-ce le symptôme de ce que vous appelez la décomposition française ?
Au fondement de la citoyenneté existe un principe de transcendance par le politique. La République avait su maintenir ce fil qui s’élève au-dessus de chaque citoyen et assure ainsi la cohésion de l’ensemble. Ce lien a été défait. Depuis près de quarante ans, l’État a œuvré, de manière directe ou indirecte, à scinder la France en groupes, en communautés. D’un État garant de la cohésion nationale, nous sommes passés à un État qui parle « diversité », « minorités », « communauté musulmane », « banlieues », « territoires de la politique de la ville ». L’État n’a eu de cesse de répondre aux revendications des uns et des autres, dressant parfois sans l’avoir souhaité les uns contre les autres. Les principes républicains ont été pris comme variables d’ajustement, nous entraînant ainsi vers une décomposition assurée. Qui sème le vent récolte la tempête.
Il aura fallu bien peu de temps à nos élites de commandement pour mettre en péril un édifice que les rois de France et les républiques avaient mis plus de mille ans à bâtir. La cohésion nationale menace désormais de voler en éclats. Nul ne peut prévoir quel sera l’événement déclencheur. Les hommes ont méprisé les leçons de l’Histoire, et comme chaque fois que cela se produit, la voici qui s’invite à table. Il est urgent de retisser le lien de confiance entre le peuple et le politique. Cela ne se pourra tant que les politiques persisteront à refuser de mener les réformes de fond qui s’imposent.
Comment en est-on arrivé là ?
La défense de la France n’a pas toujours servi de boussole. Pire, la France s’est parfois trouvée indirectement désignée comme cible. Ce n’est pas autrement qu’il convient d’analyser les campagnes, y compris de la part d’institutions de la République, qui instruisent depuis le début des années 80 un procès à charge contre les Français, accusés d’être des racistes prompts à discriminer les personnes d’origine étrangère. Ce long procès a semé les graines d’un ressentiment dont notre société n’a pas fini de payer le prix. Il convient également d’évoquer l’évolution des programmes scolaires, dont une des conséquences est d’avoir porté atteinte à la transmission d’un héritage culturel partie intégrante de l’identité des Français. Citons la diminution au fil du temps des heures allouées à l’enseignement de la langue française, ou encore la modification d’un certain nombre d’enseignements au prétexte d’adapter notre société à l’évolution du monde.
C’est ainsi que nos élèves peuvent se retrouver soumis au feu d’un intense matraquage idéologique dans des domaines tels que l’histoire, la mondialisation et les migrations internationales, l’esclavage et la colonisation présentés le plus souvent comme du fait des seuls Occidentaux – le reste étant plutôt occulté -, le développement durable.
Durable, le mot magique ! Tout doit devenir durable, sauf la patrie qui est sommée de s’effacer. Cela concourt à ce que les jeunes générations se construisent une image dépréciée de la France.
Le peuple n’a-t-il pas lui aussi une part de responsabilité ?
Bien sûr ! Mais il existe une hiérarchie dans les responsabilités. C’est au politique qu’incombe la mission de veiller sur le maintien de la cohésion nationale, en un mot sur la paix civile. Même si les individus de notre époque pensent, pour beaucoup, tout savoir – c’est l’une des conséquences de l’égalitarisme -, ils ne détiennent pas toutes les informations utiles à la décision et à l’anticipation. Les politiques et la haute administration, si ! La responsabilité des citoyens réside dans le fait qu’ils ont trop longtemps privilégié la politique de l’autruche et, de ce fait, ceux des hommes et femmes politiques qui leur vendaient des chimères. Ils ont balayé les très rares qui leur tenaient un langage de vérité et de responsabilité. Le système politique est verrouillé de l’intérieur par les personnels en place qui cooptent leurs clones, et de l’extérieur par le peuple lui-même.
Lorsqu’elle leur déplaît, les citoyens des démocraties rechignent à regarder la réalité en face. Comme l’avait prophétisé Alexis de Tocqueville, ils évitent tout ce, et tous ceux, qui pourrait gâcher leurs menus plaisirs. Aussi, tant qu’ils ne sont pas touchés dans leur propre vie, ils préfèrent verser dans le relativisme, voire le déni. Dans nos sociétés devenues individualistes, l’individu tend à primer sur la communauté des citoyens, chacun oubliant que les idéaux dont il tire profit ne peuvent perdurer sans l’engagement quotidien de tous à les porter et à les protéger. Chassez le réel, il revient au galop.
Depuis les attentats de janvier et de novembre 2015, n’assiste-t-on pas malgré tout à une renaissance du patriotisme dans notre pays ?
Nous assistons à la renaissance de l’expression du patriotisme qui a longtemps été muselé, en raison des suspicions qui pesaient sur lui depuis la Seconde Guerre mondiale. La présence du Front national, propulsé sur le devant de la scène par François Mitterrand comme l’avait rappelé Roland Dumas, a ensuite servi d’arme de dissuasion. Tout ce que touchait ce parti devenait aussitôt intouchable et infréquentable. Ainsi en a-t-il été du drapeau et de La Marseillaise. Ce n’est que depuis les attentats que les Français ont pu se les réapproprier sans risquer l’opprobre. Souvenez-vous: en 2007, la candidate à l’élection présidentielle Ségolène Royal après avoir fait entonner l’hymne national lors d’un meeting et formulé le souhait que les Français aient « chez eux le drapeau tricolore », avait précisé que cela marquait « une étape historique pour la gauche ». Édifiant !
Avec les attentats, les Français ont réalisé qu’ils formaient les parties d’un tout, qu’ils appartenaient au même corps, et que c’est leur identité qui était visée. Malgré le matraquage auquel ils sont soumis depuis des décennies, malgré un projet d’Union européenne, qui s’est transformé en machine à broyer les nations considérées comme des obstacles à une intégration plus poussée, le peuple est là, toujours vivant.
L’inconscient collectif a resurgi pour guider les Français. Il n’y a là rien d’étonnant puisqu’une grande part de l’identité se transmet au travers des gestes de la vie courante.
Le continent européen, dans son ensemble, n’a pas connu de trouble majeur depuis la dernière guerre mondiale. C’est pourquoi les citoyens se sont assoupis. Ils ont fini par croire que la paix allait de soi. A présent qu’ils la sentent menacée partout en Europe, ils resserrent les rangs.
Une serveuse musulmane a été giflée à Nice parce qu’elle servait de l’alcool durant le ramadan. Comme en témoigne cette affaire, les musulmans sont parmi les premières cibles des islamistes. Pourtant, beaucoup hésitent à condamner ces derniers. Comment l’expliquez-vous ?
Contrairement à ce qui a été répandu en France, les premières cibles n’ont pas été les musulmans, mais des non-musulmans. Il n’est qu’à lire des ouvrages tels que Les Territoires perdus de la République (2002), d’Emmanuel Brenner, ou encore Banlieue de la République (2012), de Gilles Kepel, pour comprendre pourquoi certains quartiers ont été désertés. Dans ce dernier, on lit par exemple le témoignage de Murielle, ancienne militante communiste : « On ne se sent même plus chez nous. On se sent très gênés […] C’est grave. » Nul n’évoque jamais la souffrance de tous ceux qui se sont résignés à quitter des lieux dans lesquels ils avaient passé une partie de leur vie. Le sentiment d’exil sur ses propres terres est bien plus traumatisant que l’exil en terre étrangère. Il n’est qu’à lire les témoignages de dissidents des régimes totalitaires du XXe siècle pour en saisir la mesure.
De même, la souffrance est vive chez ceux de l’immigration extra-européenne qui ont rejoint l’Europe pour ce qu’elle était, une terre de liberté, et qui sentent à présent cette liberté se dérober sous leurs pieds.
Plus l’État se révèle faible et montre son impuissance, plus les personnes issues de l’immigration extra-européenne se trouvent dans l’obligation de sacrifier la République face à leur groupe d’origine, dont les pressions vont croissant avec la poursuite de l’immigration.
Ces personnes n’ont guère d’autre choix. Les flux migratoires, par leur importance, ont créé les conditions de la formation de répliques des sociétés d’origine sur les terres d’accueil. C’est un phénomène tout à fait naturel et spontané, vrai pour toutes les diasporas, sans arrière-pensée de nuire. Il n’en demeure pas moins que les frictions naissent sitôt que les fondamentaux culturels, qui se traduisent au quotidien en codes de savoir-être et de vivre-ensemble, rencontrent des points d’incompatibilité. Dans le cas qui nous concerne ici, ils sont loin d’être mineurs puisqu’ils touchent à des principes du pacte social et moral qui lie les Français entre eux, comme le respect de l’existence d’une liberté individuelle, donc du droit de choisir sa vie privée ; l’égalité hommes-femmes ; la laïcité, qui est étrangère aux sociétés d’origine, comme l’avait écrit en juin 2003 l’islamologue Mohammed Ibn-Guadi dans une tribune au Figaro, où il exposait que « l’islam a toujours été politique ».
Les êtres humains ne se résument pas à de simples machines. En migrant, ils emportent avec eux leur système de principes et de valeurs, leur regard sur les autres et le monde. Et c’est humain ! Ce qui est arrivé à Nice, ou à Orlando – même s’il n’y a aucune commune mesure – est une illustration du fait que l’intégration se joue sur le registre de l’identité et non sur les questions d’ordre matériel. Dans un cas comme dans l’autre, c’est l’existence d’une liberté individuelle et d’un libre arbitre qui sont perçus comme invivables et qui peuvent déclencher un torrent de haine et de violence. Respecter les règles de la démocratie exige un lourd apprentissage. Il est préoccupant de voir à quel point cette donnée a été négligée par les élites des terres d’accueil.
C’est pourquoi, aussi bien la décision d’Angela Merkel d’accueillir massivement des réfugiés en provenance de terres qui n’ont pas vécu les mêmes pages d’histoire culturelle et politique, et ne possèdent pas de ce fait les codes du vivre-ensemble des sociétés européennes, que les prises de position récurrentes du pape François, qui ne cesse de venir fustiger un prétendu égoïsme des Européens et de les exhorter à accueillir davantage de migrants, sont profondément choquantes. Elles témoignent d’un piètre niveau de sensibilité à ce qui advient: une situation dramatique pour tous, migrants et descendants d’immigrés compris. Si l’erreur est humaine, persévérer est diabolique.
Doit-on craindre un scénario à la Houellebecq ?
Aujourd’hui, tout comme en Algérie dans les années 90, le passage à l’action est encouragé par la perspective d’une victoire qui n’est plus de l’ordre de l’impossible, d’autant que les rouages de l’État et des partis politiques ont d’ores et déjà été investis, de même que des personnalités politiques de tout premier plan.
Votre livre, Décomposition française. Comment en est-on arrivé là ?, s’est vu décerner mercredi 8 juin le prix littéraire « Honneur et Patrie » de la Société des membres de la Légion d’honneur. Lors de votre discours de remerciements, vous avez cité Victor Hugo : « Tôt ou tard, la patrie submergée flotte à la surface et reparaît. » Malgré la noirceur de votre constat, vous conservez l’espoir. Pourquoi ?
Les Français aiment la France même s’ils se sont fait une spécialité de la dénigrer, produit d’un certain snobisme qui s’est répandu dans la société. A présent qu’ils ont compris que leur destin était intimement lié au sien, et qu’ils ne lui survivraient pas en tant que peuple, ils vont s’attacher à réparer l’injustice qu’ils ont commise à son égard. C’est donc un engagement pour la justice, et la justice finit toujours par triompher. Victor Hugo le dit : « le vol d’un peuple ne se prescrit pas« , et « on ne démarque pas une nation comme un mouchoir ». Les exemples abondent dans l’Histoire qui viennent attester de la justesse de son propos.
Interview dirigée par Alexandre Devecchio pour le Figaro Magazine.
Paru dans Le Figaro Magazine, 17 juin 2016
Décomposition française. Comment en est-on arrivé-là ? de Malika Sorel-Sutter. Fayard, 312 p., 18 €.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 20:01

Bon, très bien, repartons de ce constat : Les Français aiment la France même s’ils se sont fait une spécialité de la dénigrer, produit d’un certain snobisme qui s’est répandu dans la société. A présent qu’ils ont compris que leur destin était intimement lié au sien, et qu’ils ne lui survivraient pas en tant que peuple, ils vont s’attacher à réparer l’injustice qu’ils ont commise à son égard. C’est donc un engagement pour la justice, et la justice finit toujours par triompher. Victor Hugo le dit : « le vol d’un peuple ne se prescrit pas« , et « on ne démarque pas une nation comme un mouchoir ». Les exemples abondent dans l’Histoire qui viennent attester de la justesse de son propos.

Cette citation de Victor Hugo est tirée du tome III des Misérables ; déjà cela fixe bien le contexte, celui de la pauvreté montante et de la lutte des classes symbolisée par un certain Gavroche qui finira par tomber sur la barricade en désignant les responsables.

Le Genevois Jean-François Chaponnière (1769-1856) est le premier père du refrain de cette chanson : il se moque du mandement écrit par le clergé le 5 février 1785, qui devait dissuader les fidèles d'écouter les philosophes des Lumières comme Voltaire et Rousseau. C'est en 1832 qu'apparaît la deuxième version de cette chanson écrite par le chansonnier Béranger (qui vécut un temps à Fontenay sous Bois, comme quoi) s'intitulant Mandement des vicaires généraux de Paris. C'est un signe de ralliement entre révolutionnaires, gens du peuple et libéraux. Dans Les Misérables Hugo reprend le refrain « C'est la faute à Voltaire, c'est la faute à Rousseau » lors de la manifestation révolutionnaire des 5 et 6 juin 1832 ; Gavroche sort de la barricade pour récupérer les cartouches des morts tout en chantant le refrain pour narguer les gardes nationaux jusqu'à ce qu'il expire, atteint par les tirs des soldats.

https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/l-expression-qui-accuse-c-est-la-faute-a-voltaire/2230 Avec la part de satire particulièrement bien expliquée ici.

On peut citer Victor Hugo plus largement « Tous les attentats sociaux contemporains dérivent du partage de la Pologne. Le partage de la Pologne est un théorème dont tous les forfaits politiques actuels sont les corollaires. Pas un despote, pas un traître, depuis tout à l’heure un siècle, qui n’ait visé, homologué, contre-signé et paraphé, ne varietur, le partage de la Pologne. Quand on compulse le dossier des trahisons modernes, celle-là apparaît la première.

Le congrès de Vienne a consulté ce crime avant de consommer le sien. 1772 sonne l’hallali,1815 est la curée. Tel était le texte habituel de Feuilly. Ce pauvre ouvrier s’était fait le tuteur de la justice, et elle le récompensait en le faisant grand. C’est qu’en effet il y a de l’éternité dans le droit. https://fr.wikipedia.org/wiki/Partages_de_la_Pologne

Varsovie ne peut pas plus être tartare que Venise ne peut être tudesque. Les rois y perdent leur peine, et leur honneur. Tôt ou tard, la patrie submergée flotte à la surface et reparaît. La Grèce redevient la Grèce, l’Italie redevient l’Italie. La protestation du droit contre le fait persiste à jamais. Le vol d’un peuple ne se prescrit pas. Ces hautes escroqueries n’ont point d’avenir. On ne démarque pas une nation comme un mouchoir.

Courfeyrac avait un père qu’on nommait M. de Courfeyrac. Une des idées fausses de la bourgeoisie de la restauration en fait d’aristocratie et de noblesse, c’était de croire à la particule. La particule, on le sait, n’a aucune signification. Mais les bourgeois du temps de la Minerve estimaient si haut ce pauvre de qu’on se croyait obligé de l’abdiquer."

Maintenant on peut s'intéresser à la décomposition du Royaume uni au nom de ce nationalisme populiste qui a toujours ses adeptes. On peut peut s'intéresser à la décomposition de l'Europe, nouvelle entité qu'appelait de ses voeux Victor Hugo par ailleurs. On peut s'intéresser à la décomposition antérieure des colonies, voir même à la guerre de sécession des USA (autres "Etats Unis"). Et dire qu'en effet il faut conserver l'espoir que certains "français" cessent de dénigrer les autres, les institutions, l'establishment pour que la France à son tour ne se décompose pas.

L'auteure évoque un "scenario à la Houellebecq". Un peut utilement réécouter l'interview de Caroline Fourest.
http://www.franceculture.fr/emissions/le-monde-selon-caroline-fourest/le-scenario-du-livre-soumission-de-michel-houellebecq-est

La trame : L'histoire se déroule dans un futur proche : François, un professeur de littérature parisien spécialiste de Huysmans, sent venir la fin de sa vie sexuelle et sentimentale, avec pour seule perspective la vacuité et la solitude. L'environnement décrit au début du roman des affrontements réguliers entre jeunes identitaires cagoulés et jeunes salafistes : les médias semblent — par crainte d'un embrasement généralisé — ne pas relayer toutes les informations, le pays paraît être au bord de la guerre civile.

Les bouleversements politiques de l'élection présidentielle française de 2022 amènent au pouvoir un leader intelligent et charismatique d'un nouveau parti politique. Après qu'il fut parvenu de justesse à se hisser au second tour de l'élection présidentielle, Mohammed Ben Abbes, président de ce nouveau parti nommé « La Fraternité musulmane », réussit, grâce au soutien au second tour de tous les anciens partis politiques traditionnels face au Front national lui aussi présent au deuxième tour, à être aisément élu.


Dernière édition par Libellule le Ven 01 Juil 2016, 20:54, édité 2 fois
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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 20:23

Je suis pas dans le débat car comme tout intervenant non labellisé "pensée unique" est d'office classé parmi les demeurés (ce qui est un moindre mal) et les fascistes en devenir... la cause est entendue.
Je participe simplement au concours de celui qui met le plus de citations si possible longues pour justifier n'importe quoi.

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mamiea

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 20:38

tonton christobal a écrit:
Je suis pas dans le débat car comme tout intervenant non labellisé "pensée unique" est d'office classé parmi les demeurés (ce qui est un moindre mal) et les fascistes en devenir... la cause est entendue.
Je participe simplement au concours de celui qui met le plus de citations si possible longues pour justifier n'importe quoi.


Et moi je zappe.
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Libellule

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 20:38

Le débat politique est librement consenti ou non dans ce fil, personne n'a de souci avec cela. alien cat Il vaut mieux quelques échanges que près de 20 sujets ouverts en juin restés quasi sans suite de mon point de vue.

Ce n'est pas tout ça, en marge des discours populistes à  la mode, cette dernière saillie de Trump : Le candidat républicain à la Maison-Blanche ironisant sur un avion survolant son rassemblement il a évoqué ... un appareil mexicain «prêt à attaquer».

Le milliardaire américain s'adressait à ses partisans à Manchester, dans le nord-est des États-Unis, lorsqu'un avion a couvert ses paroles justement au moment où il assurait que le pays avait vu de nombreux emplois partir vers le Mexique à cause d'accords commerciaux. Toujours plus léger donc.

Petits rappels : Donald Trump avait fait son entrée en campagne il y a un an avec une salve contre le Mexique, accusant le pays d'envoyer aux États-Unis des «violeurs», «criminels» et «trafiquants de drogue». Sa promesse de construire un mur à la frontière, aux frais du voisin du Sud, pour empêcher l'immigration clandestine rythme depuis ses rassemblements. Ses propos avaient outré au Mexique, au point que le président Enrique Peña Nieto les avait comparés en mars à la «rhétorique stridente» qui avait précédé l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler et Benito Mussolini. Il y a vraiment des indisciplinés partout.


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tonton christobal

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 21:11

mamiea a écrit:


Et moi je zappe.

Je vais en arriver là moi aussi comme d'autres.
Il y a tout de même un problème qui va se poser : si on décide majoritairement de ne plus intervenir sur un fil où l'inconvenant pond... comme il batifole en errance  partout la désertification sera inévitable.

Le forum du plateau disparaitra... déserté par ceux qui sont lassés des diarrhées verbeuses et des échanges sans queue ni tête parasités volontairement en y ajoutant les accusations directes ridicules ou les sous entendus insultants.

Un forum voisin a été mis à mort... si celui ci trépasse certains seront à la fête et la mission sera accomplie.

Un espace de liberté sans contrôle de la nomenklatura et bien tenu c'est intolérable !

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 22:16

Qu'on le veuille ou non ce fil a pour vocation de s'inscrire dans le temps avec les présidentielles aux USA et en France à venir.

Le sujet qui lie toutes ces évolutions tient en une question qu'il faut accepter de se poser sans faux fuyants : le retour des nationalistes plutôt exacerbés et la tentation du repli populiste sont-ils les réponses adéquates aux effets négatifs de la mondialisation? Un sujet que ne cesse de porter autrement anonymous et quelques autres sur ce forum.

On ne se fait pas médecin malgré soi, mais on peut parler de la qualité du remède employé.

Obama dit par exemple : « Dans une économie mondialisée, la solution n'est pas de nous isoler du reste du monde. » Et que le protectionnisme n'est pas la solution.

Plusieurs volets se cachent derrière ce seul mot : Le protectionnisme social, le protectionnisme identitaire, et le protectionnisme économique. Pour beaucoup le mot nationalisme lui est préféré.

Obama et anonymous, franchement, mènent le même combat en dénonçant l'ouverture des marchés, le libre-échange et les pertes d'emplois dans le secteur manufacturier, et le transfert de services loin de chez nous, mais il y a une grande différence entre favoriser les leviers de la relance au risque d'échouer certes (Valls et Hollande s'y essayent et la droite contrairement à ce qu'elle devrait faire ne les y aide pas) et se contenter de mettre en garde contre la nostalgie en faisant croire que l'isolationnisme serait vecteur de croissance (on n'a pas de pétrole mais on a des idées, on n'a pas de mines mais on a des capacités touristiques).

Bien sûr, il faut éviter d'être nostalgique de l'époque des usines qui faisaient travailler des familles entières. Mais, une fois qu'on a dit ça, comment accompagne-t-on les travailleurs qui ont perdu leur emploi? Depuis deux décennies, environ 5 millions d'emplois manufacturiers ont disparu aux États-Unis. Tout autant sinon plus ont été perdus en Europe. L'ouverture des marchés, la délocalisation des emplois vers la Chine, l'Inde, le Mexique sont, en partie, responsables de ces pertes d'emplois.

Ce ne sont pas les rappels à ces états de fait qui manquent sur ce forum qui reste un bon support à des échanges, pour peu qu'ils ne soient pas excessifs dans les propos utilisés.

En attendant, les exclus sont nombreux, les inégalités augmentent et des politiciens sans scrupules en profitent. Les discoureux populistes et nationaliste sont de cuex là ; il faut les isoler, pas les promouvoir pour sauver les meubles de partis qu'ils soient conservateurs ou plus à gauche.

La mondialisation, qui devait permettre d'inclure un plus grand nombre de citoyens, ne livre pas la marchandise pour une quantité de gens. Et des politiciens comme Donald Trump n'hésitent pas à manipuler cette déception pour assouvir leur dessein politique.

Un chiffre, un exemple : 42 %. Donald Trump dit avoir déjà entendu quelque part que le vrai taux de chômage aux États-Unis pourrait atteindre 42 %. Malgré tous les défauts du marché américain, malgré les inégalités importantes, malgré le fait qu'une grande quantité de gens travaillent très fort pour un revenu qui ne dépasse pas le seuil de pauvreté, ce « 42 % » est du grand n'importe quoi.

En fait, le taux de participation au marché du travail est de 58 % aux États-Unis. Ça ne veut pas dire que l'autre part de 42 % est au chômage! Ça veut dire que 42 % des gens ne participent pas au marché du travail, parce qu'ils sont à la retraite, parce qu'ils sont malades ou handicapés, parce qu'ils sont trop jeunes et parce que, oui, certaines personnes ne travaillent pas. Mais, on n'est pas à 42 % de chômage!

Mais des gens l'entendent et le croient. Parce que Donald Trump ne s'enfarge pas dans les détails... surtout quand ils sont utiles à son propos.

La famille Le pen suggère depuis des décennies que derrière un chômeur qui est français d'abord, se cache un immigré qui est d'abord un autre, le roumain, le musulman, le maghrébin, ou que sais-je encore. C'est ce genre de discours qui devient intolérable.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Ven 01 Juil 2016, 22:39

A ceux qui pensent au monde meilleur de demain, cette analyse au second degré lue dans un entre filet du Financial Times. Humour ou pas à vous de juger. : Ouf, enfin, Donald Trump est élu président des États-Unis en 2017 tandis que Marine Le Pen devient présidente en France. Vladimir Poutine en Russie choisit de traiter l'Ukraine comme Trump le Mexique et Le Pen les ressortissants arabes et musulmans. Main dans la main pour gérer la crise, avec des salaires en termes réels stagnants depuis des décennies pour la plupart des citoyens et une mixité culturelle et raciale croissante, tout se passe dans le calme.
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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Sam 02 Juil 2016, 00:06

A l'occasion de ces grands succès à venir, notre belle langue sera revue et corrigée quant au sens des mots : un exemple tiens, puisque que l'on parle par ailleurs de la décision de la cours constitutionnelle en Aurtiche déclarant "ni perdant, ni gagnant" pour la présidence du pays, ce qui somme toute est sage, vue la faiblesse des écarts ; Marine Le pen se lance :

"Triche", "magouilles", "fraude"... Le vocabulaire de l'extrême droite française vise à l'évidence à dénoncer une manipulation des partis de gouvernement autrichiens visant à barrer la route du pouvoir aux "patriotes". Une théorie aux relents conspirationnistes qu'une lecture attentive de la décision de la Cour constitutionnelle remet sérieusement en cause. Un langage qui parfois fleurit dans les mêmes termes sur ce forum, le plus grand spécialiste étant un certain DD quand il quitte un peu trop sa gauche de conviction.

Ni fraude, ni manipulation du scrutin du 22 mai n'ont en effet été diagnostiquées par les juges de la plus haute juridiction du pays mais plutôt une accumulation de négligences dans le dépouillement des urnes et des votes par correspondance qui entachent la validité du résultat.

Après une campagne très serrée, le candidat écologiste Alexandre Van der Bellen ne l'avait emporté que par 30.800 voix d'avance. Or, l'enquête et les auditions de la Cour ont permis de confirmer que plusieurs dizaines de milliers de bulletins provenant du vote par correspondance avaient été dépouillés de façon irrégulière, soit en dehors des heures légales, soit par des personnes non habilitées, une pratique jusque là largement tolérée.

C'est la faiblesse de l'écart entre les deux finalistes de l'élection présidentielle et non la gravité de ces irrégularités qui a manifestement conduit la Cour à annuler le scrutin. "Cette décision est destinée à renforcer la confiance dans notre Etat de droit et dans la démocratie", a estimé le juge constitutionnel Gerhart Holzinger, expliquant que cette annulation ne faisait "ni gagnant, ni perdant".

Bref on va tranquillement revoter. Et stocker la panoplie des petites phrases pour plus tard.
http://www.huffingtonpost.fr/2016/07/01/autriche-front-national-exulte-triche-systeme_n_10769396.html
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Gérard

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MessageSujet: Re: Du pouvoir d’accréditer ou non un correspondant. Du débat politique librement consenti en général.   Sam 02 Juil 2016, 00:52

Carton jaune  à Libellule,  attention!
Sujet verrouillé 01.07.2016 14:56:06

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(Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948)
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